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au fil des jours,  Lecture

Le smoothie culturel de Juin : A la mort, à l’amour.

Ces dernières semaines j’ai lu des textes qui m’ont vraiment touchée. Leur point commun : ces romans parlent de la mort et de l’amour. (Non, ne partez pas.)

Je sais, j’aurais plus de succès si je vous parlais de mon dernier achat chez Zara. Mais il remonte à si loin que je ne m’en souviens pas. Faute de mieux, je vous raconterai donc mes lectures.

L’homme qui partage ma vie, aussi sensible qu’un jeune papillon fraîchement sorti de sa chrysalide, me demande à chaque fois avec horreur : « Mais pourquoi lis-tu ce roman si c’est triste ? », l’air vaguement scandalisé, presque comme s’il m’avait découvert des penchants inavouables. Je vous laisse imaginer lesquels, cela vous occupera quelques instants.

Néanmoins, il pose là une question tout à fait pertinente. Pourquoi lis-je ces romans, je vous le demande ? Je ne suis pourtant pas gothique et ne me promène pas la nuit avec délectation dans les cimetières, les soirs de pleine lune.

Quoi que, les cimetières c’est chouette, mouahahaha

Pour la faire courte, depuis que je suis en âge de lire des « vrais » livres de grande personne, j’ai toujours aimé les romans qui analysent la complexité des relations humaines. Et comme nous n’avons pas (fort heureusement) l’occasion de tout connaître au court de notre existence, les romans sont un bon moyen d’approcher le ressenti de situations que nous ne vivrons jamais. Voilà pourquoi je préfère, aux essais ou aux ouvrages historiques, les romans, fussent-ils dramatiques.

Mon livre de chevet, de 5 à 10 ans.

Cela me permet de me préparer virtuellement à affronter des drames, de savoir me comporter avec grâce et distinction si je devais dîner avec la reine d’Angleterre, voire même de pouvoir pratiquer une trachéotomie d’urgence avec un couteau de cuisine et un bic, puisque j’ai lu tout cela, donc je l’ai vécu. Vous comprenez ? Bien. Revenons à nos moutons. Donc, dernièrement, j’ai lu des romans qui traitaient de mort et d’amour.

« Avec toutes mes sympathies », Olivia de Lamberterie, Éditions Stock, 2018.

Alexandre, frère de l’auteure, a mis fin à ses jours en 2015, après des années à lutter contre sa maladie -la dysthymie-, une sorte de dépression chronique difficile à traiter. Olivia se remémore leur vie familiale, leurs souvenirs d’enfance, la personnalité flamboyante mais fragile de son frère, la complicité qui les unissait depuis toujours, et le combat de toute une famille pour garder en vie cet enfant terrible. En arrière-plan, cette question qui flotte : aurait-il été possible de sauver Alexandre, qui a fait plusieurs tentatives de suicide ? On comprend que non, que nul amour, pas même celui de son épouse ni de ses enfants, n’aurait pu le retenir à la vie, cette vie trop angoissante et épuisante pour lui. Et c’est aussi un cheminement vers la paix pour l’auteure, de comprendre que tout le possible a été tenté.

« Avec toutes mes sympathies » n’est pas du tout triste, bien au contraire. Il est un récit drolatique, humble et introspectif de sa vie, d’une famille, écrit avec un regard tendre et ironique. Ironie sur son milieu social, ironie sur elle-même, et sur le milieu professionnel où évolue Olivia – elle est journaliste à Elle avec tout ce que cela comporte, parfois, de futilité et de snobisme. Elle raconte l’hospitalisation en psychiatrie d’Alexandre, le vide et le dénuement qui s’y trouvent et le sécurisent. Il y rencontre le soulagement de ne plus penser et de n’avoir rien à décider, la paix de regarder un mur blanc dans une chambre vide. Elle raconte aussi tous ces petits souvenirs précieux, les derniers rires, les derniers mots échangés, les dernières fêtes, décrits avec acuité, comme si la mort d’Alexandre avait donné une saveur particulière à chaque petit instant de vie. Rien ne dure, tout peut basculer d’un instant à l’autre. C’est un panthéon du bonheur où chaque parcelle de souvenir est puissamment chérie. Trop souvent, on sait que c’est le bonheur quand il nous est ôté. 

Ce texte est porté par un amour puissant, qui n’élude pas les fragilités familiales, ni la joie qu’il peut y avoir à se retrouver autour de celui qui souffre. La vie et la mort, les larmes et les rires sont intimement liés. Si nous souffrons, c’est parce que nous aimons et que nous restons sensibles et vivants. C’est un magnifique témoignage sur l’amour et la traversée du deuil, de la colère à un certain apaisement.

 « Puisque rien ne dure », Laurence Tardieu, Éditions Stock, 2006. Également en Poche.

Il est question d’amour et d’absence encore, chez Laurence Tardieu. Dans « Puisque rien ne dure », un roman qui a déjà plusieurs années, (mais comme j’étais occupée à changer –déjà ! – des couches, je l’avais raté, et puis je ne connaissais pas l’auteure, étant encore jeune et insouciante), elle raconte le drame qui a fait basculer la vie d’un couple, brisant leur relation sous le poids du chagrin. Geneviève et Vincent s’aiment et sont heureux. Mais un jour, leur fille Clara disparaît sur le chemin de l’école, sans laisser de trace. Comment rester unis dans une pareille épreuve ? Ils s’éloignent inexorablement l’un de l’autre, engloutis par l’immensité de leur souffrance. Pour survivre, Vincent oblitère tout souvenir de sa fille de sa mémoire,  jusqu’aux traits de son visage. Geneviève, elle, écrit chaque jour pour ne pas sombrer dans la folie et rester en vie. Jour après jour, ces mots la sauvent.

Quinze ans plus tard, Vincent est appelé au chevet de Geneviève qui se sait mourante. Elle désire évoquer avec lui Clara, pour la dernière fois. Ces quelques jours de retrouvailles leur permettront de retrouver la paix, enfin. La paix dans la mort, pour elle, et la paix dans la vie pour lui qui était hanté par cette absence, et à qui sera enfin rendu le visage de sa fille.

« Puisque rien ne dure » est un roman qui, de par son thème, prend forcément aux tripes, et d’autant plus que l’on est parent ; L’extrême délicatesse avec laquelle Laurence Tardieu décrit les affres endurées par ses deux personnages, en fait un texte profondément subtil et doux, sans excès de style ni pathos. Peut-on survivre à la disparition d’un enfant ? L’une a choisi d’écrire son chagrin, et de se souvenir pour garder son enfant vivante, mais en se retirant du monde ; l’autre a préféré tout oublier et emmurer la petite disparue au fond de son cœur, pour poursuivre sa vie, même si c’est une vie atténuée désormais. Chacun fait comme il peut, il n’y a pas de fort ni de faible, juste des personnes qui s’efforcent de traverser leur chagrin, et de continuer à vivre en dépit de tout.

Il est difficile de parler de ce livre pour en dire autre chose que cela : il est profondément bouleversant, et c’est un livre qui compte dans une vie. Peu d’écrivains possèdent cette puissance d’évocation, sans sombrer dans le larmoiement. « Puisque rien ne dure » est le roman d’un amour qui ne meurt pas, et qui est plus fort que le chagrin.

Les enfants dans les étoiles

Enfin je voulais évoquer deux beaux articles touchants, celui de Marie du blog « petits pots et mojitos », et celui de EM du blog « un brin de maman ».

Marie a perdu un petit garçon à la naissance il y a huit ans. Elle a eu depuis deux petites filles, et évoque son chemin depuis ces huit années. Je vous laisse lire son beau texte. EM attendait des jumeaux, et son petit garçon est décédé quelques heures avant le terme. Elle a écrit un article pour affirmer son droit à aimer et se souvenir de son fils, et surtout ne pas taire ce drame dans sa vie, ni subir les réflexions de ceux qui incitent à tourner la page. Dernièrement, une autre maman endeuillée, Amande Marty, a raconté son histoire et sa démarche pour trouver un sens à cette épreuve, si cela est possible. Cela a donné naissance au film « Et je choisis de vivre ». Ce film a eu le plus grand mal à trouver des producteurs, et pourtant il rencontre un vif succès. Même Télérama s’est fendu d’une critique élogieuse, ce qui n’est pas peu dire.

 

Toutes ces textes évoquent, chacun à leur manière et dans des circonstances diverses, la puissance infinie de l’amour. Par leur amour ces femmes sauvent de l’oubli un frère ou un enfant. Aimer, c’est toujours prendre le risque de souffrir. Mais aimer et être aimé, c’est aussi la seule manière de survivre à la mort. Parler d’un être aimé disparu, ce n’est pas triste finalement : c’est aimer par-delà l’absence. Et puis redonner sa place au deuil et au chagrin dans les relations sociales, c’est permettre d’accélérer le processus de guérison.

Vous allez me dire : Oui, tu nous déprimes avec tes bouquins sur la mort, on vient ici pour s’amuser, pas pour pleurer. Peut-être même que vous pensez à vous désabonner de ce blog. Je vous signale donc, à toutes fins utiles, qu’appuyer sur le bouton « se désabonner » entraînera la mort de trois bébés phoques quelque part dans le monde et provoquera une éruption de boutons sur votre nez. À chaque fois, parfaitement. N’essayez pas, je vous aurais prévenus.

Ce serait dommage quand même, non ?

Et puis si vous réfléchissez un peu, après avoir lu ces textes, vous vous sentirez heureux d’être en vie, (si vous me lisez, c’est déjà que vous n’êtes pas morts ! ha ha !), heureux d’avoir compris vos amis qui traversent un deuil, et heureux d’avoir évité un claquage neuronal par abus de vidéo de chatons.

Je vous souhaite donc une bonne lecture !

Smoothie précédent : c’est ici

PS : Après moults atermoiements, j’ai enfin tranché. Sur mon blog, j’écrirai auteure et non pas autrice. Autrice me fait saigner les yeux. Et sur mon blog, je n’écrirai pas « heureu-x-s-es », pour les mêmes raisons, et parce que dans mon référentiel grammatical, le neutre et le masculin se confondent. Je resterai donc sur « heureux », non pour des positions patriarcho-rétrogrades, mais parce que je trouve ça moche de coller trois tirets dans un seul mot, juste au cas-où un lecteur n’aurait pas compris que je m’adresse à toutes les gonades. Je fais pleine confiance à votre intelligence, et plutôt que d’esquinter la langue française, je préfère mettre des polos roses à mes fils.

Il faut absolument que tout le monde le sache ! je partage :

38 commentaires

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Merci de votre commentaire ! Je vais aller lire votre article qui a l’air très intéressant, j’espère que ma collègue Maman Lempicka ira aussi le lire car nous avons eu une discussion il y a peu de temps sur « nénuphar » justement…
      En fait je suis bien convaincue de la pertinence grammaticale de « autrice », puisqu’institutrice existe. Mais je trouve qu’autrice sonne mal. Probablement uniquement parce que je n’en ai pas l’habitude. Benoîte Groult dans une interview disait que certains mots n’étaient pas usités au féminin uniquement par machisme, comme « écrivaine », alors qu’on utilise châtelaine… Mon rejet d’autrice n’est sans doute pas du tout rationnel, j’en conviens !

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Merci Ornella ! Quelque part, ça me rassure de constater que la lecture intéresse encore 🙂

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Je le note et je ferai remonter l’info à l’organisation internationale de sauvegarde des bébés phoques en Antarctique ! Bonne lecture alors, allez, au boulot 😉

  • Aude

    Merci beaucoup de partager ces lectures avec nous. Je ne suis pas sûre d’avoir le courage de lire le 2ème (ou plutôt je suis sûre de ne pas avoir le courage de le lire). Mais c’est très enrichissant de lire vos réflexions. » Aimer, c’est toujours prendre le risque de souffrir. Mais aimer et être aimé, c’est aussi la seule manière de survivre à la mort » Merci beaucoup pour cette belle phrase. Cela me fait penser à ce verset de la Bible, dans une épitre de Saint Paul : »Maintenant donc, ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance et l’amour. mais la plus grande de ces choses, c’est l’amour » (1corinthiens 13, v13).

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Merci beaucoup Aude 🙂
      Je pense qu’il y a quelque temps je n’aurais pas eu le courage. En même temps, le livre n’insiste pas sur la disparition. Il s’intéresse davantage au ressenti actuel des deux personnages. Mais cela reste très fort émotionnellement, c’est sûr !
      Figurez-vous que j’ai failli clore mon article par le verset du Cantique des Cantiques, « Mets-moi comme un sceau sur ton coeur, comme un sceau sur ton bras; car l’amour est fort comme la mort […] » C’est certain, rien n’est plus grand que l’amour. 🙂

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Merci beaucoup Annie ! Ce sont des textes magnifiques. Si l’on accepte d’être émue à leur lecture, ils ont beaucoup à apporter.

  • Laure

    Merci pour ce joli billet, un tantinet plus émouvant que le récit d’achats chez Zara…! 😉 Moi aussi j’aime vivre « d’autres vies que la mienne » à travers la lecture, même si, moi aussi, les périodes de changements de couches (toujours d’actualité dans mon cas !) ont mis un certain frein (pour ne pas dire un arrêt quasi complet) à cette activité. Mais j’avoue que le deuil d’enfant est un thème qui me bouleverse trop pour me plonger volontairement dans le cœur de cette émotion ; je crois que je me contenterai des (très belles) conclusions que tu tires de ces lectures sur la puissance infinie de l’amour… et sur l’importance de parler de l’absence pour apaiser la souffrance. Merci ! 🙂

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Quoi que la quête de la robe parfaite chez Zara puisse être émotionnellement très forte 😉
      Je te comprends pour la lecture, les bébés en provoquent en général l’arrêt brutal. Mais ça revient, la preuve chez moi ! cela fait assez peu de temps que je relis raisonnablement.
      Le deuil d’enfant a longtemps été un sujet trop douloureux pour moi, même si je n’ai jamais connu cela, mais c’était une telle peur que je ne me sentais pas capable de l’affronter, même en lecture; Maintenant je me sens plus solide face à cette angoisse. En même temps, je ne savais pas du tout que c’était la thématique du roman avant d’être entrée dans sa lecture, et j’étais prise à un tel point que je n’ai pas pu m’arrêter. Cela dit, je pense que cette auteure t’intéresserait beaucoup car elle a une approche très psychanalytique des relations, elle est dans une analyse extrêmement fine du ressenti, c’est splendide.
      Merci à toi de ton commentaire 🙂

  • Miss Zen

    Sans vouloir me faire passer pour un membre de la famille Addams : ces sujets ne me rebutent pas du tout. Because la vie n’est pas qu’une vallée de roses et j’aime les livres qui m’aident à réfléchir, à appréhender certaines émotions difficiles. Ca fait du bien dans une société qui flanque sous le tapis tout ce qui n’est pas jeune/beau/succesful/ etc. La mort, le chagrin, la maladie, la vieillesse sont souvent écartés et pourtant on y passera tous (du moins pour la mort, quand à la case vieillesse, je souhaite personnellement y arriver…)

    donc aucun risque pour moi de me choper des boutons ou d’avoir Brigitte B. sur le dos….

    Je valide ta conclusion sur les nouvelles règles du français – il me semble avoir entendu ce matin dans une pub Barbie « exploreuse » : je ne sais pas si c’est la nouvelle orthographe ou mon approche rapide de la case vieillesse

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      je suis entièrement d’accord avec toi. Flanquer sous le tapis les vieux, les handicapés, les moches…c’est tout à fait cela. Le cinéma je trouve, commence à montrer un peu des situations où tout n’est pas fleuri de licornes pailletées. Dans le roman, c’est parfois plus complexe car le roman a une emprunte émotionnelle que je trouve plus forte qu’un film, on peut donc avoir tendance à l’éviter ou à le refermer. Mais bon, je ne suis pas très axée films, je me sens plus bridée alors que la lecture ouvre de tels espaces…
      exploreuse, ils ont fumé ? exploratrice existe, non ?

  • 3kleinegrenouilles

    Alors, honnêtement, tes achats chez Zara… je m’en tamponne légèrement le coquillard. Je sais, c’est une expression qui ne convient pas à un commentaire sur un très digne article de critique littéraire… mais j’adore les expressions surannées.
    Bref ! Merci pour ce partage de livres dont je n’avais pas entendu parler et qui m’ont donné envie de les lire.

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Oh, Catherine, shocking ! Pour tout t’avouer, j’achète mes vêtements (quand les autres sont troués) sur le marché en bas de chez moi, je déteste les centres commerciaux et j’y vais très exceptionnellement, quand ma fille m’a vraiment beaucoup suppliée par exemple. (C’était la parenthèse Confessions Intimes)
      Je pense que tu ne seras pas déçue de tes lectures, si tu t’autorises à verser une larmichette. Moi, j’aime bien pleurer devant un livre.

    • 3kleinegrenouilles

      Désolée ! Ça faisait partie de mes petits objectifs… Le prochain, placer « dès potron-minet » pour rester dans la thématique… Bref ! Je déteste faire les magasins, j’ai toujours détesté, ça se voit notamment à mon style aléatoire… J’irai voir en librairie quand on sera en France si je trouve les bouquins dont tu as parlé.

  • Maman Lempicka

    Mais que t’arrive-t-il?? Tu es en train de sombrer, je le sens, ça doit être la morosité ambiante de la blogo, tu t’enfonces, tu te complais dans des trucs macabres et tristes à mourir! Je déconne. Moi aussi j’aime les romans tragiques avec tout plein de gens qui souffrent et qui meurent dedans. Parce que s’il y a bien une chose que j’ai retenu de mes deux ans chez la psy (outre l’argent que j’y ai dépensé), c’est que: quand on souffre, on est vivant. Et que la souffrance est souvent, si ce n’est toujours plus riche à raconter que le bonheur. Merci pour ces références, la première m’a particulièrement tapé dans l’oeil, je trouve toujours émouvant de voir la photo d’un enfant alors qu’il est mort adulte (Gné?), cette innocence alors que la trajectoire n’était pas encore tracée…et puis j’avais déjà lu le magnifique article de Marie. Nous avons les mêmes références, comme toujours 🙂

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Je sais bien que tu déconnes ! J’aime bien rire, mais j’aime bien pleurer aussi. Tu vois la gravure de Chateaubriand, sur un rocher, la main dans son gilet, les cheveux au vent et l’air farouche ? C’est mon moi intérieur, assez souvent.
      Sinon je suis tout à fait d’accord avec toi. Les tourments engendrent la créativité. Van Gogh aurait été heureux, on n’aurait pas tous ces tableaux. La question est, demeure-ton créatif quand on va bien ? Hé bien, ce n’est pas sûr. Dans le premier livre, c’est drôle, j’ai reconnu des comportements qui existent dans ma famille, incroyable ! C’est un très beau livre d’une grande sincérité 🙂

    • Maman Lempicka

      Je vois parfaitement Chateaubriand, et je trouve qu’effectivement ça te correspond assez bien! Tu me donnes encore plus envie de lire le numéro 1, je vais voir s’ils l’ont dans mon réseau de bibliothèques! (Parce que tu sais que j’ai recommencé à lire? 3 De Vigan en 3 semaines…du mal à définir ce que j’en pense…en tout cas j’y retourne!)

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      hé hé, dans ma bibliothèque ils en avaient une pleine pile car il était candidat au prix littéraire annuel !
      Je comprends, moi aussi je recommence à lire depuis assez peu de temps, et franchement : quel BONHEUR.
      au fait tu as lu l’article du Lutin d’Ecouves, sur l’évolution de l’orthographe (le blogueur qui a commenté en 1er – avant toi, quoi ?) toi qui vitupérais sur les devoirs de ta fille 🙂

    • Maman Lempicka

      Oui, moi aussi je retrouve des moments et des sensations perdues, ça contribue à mon bonheur de ces dernières semaines, je me sens tellement bien 🙂
      Et nooooon, je n’ai pas lu cet article et je vais le faire de ce pas!

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Merci Estefania 🙂 je ne peux m’attacher qu’à des livres qui me touchent, et j’ai forcément envie de partager cette émotion. A bientôt

  • Latmospherique

    Je les lirais, c’est une certitude. Peut-être pas à la suite. Les sujets sont délicats.
    Mais je les lirais. La vie ce sont ces chemins aussi, aussi douloureux soient-ils. Les oublier dans un coin ne changera rien à leur réalité.
    Ce matin j’ai appris qu’un ancien collègue se battait pour récupérer sa fille enlevée par sa belle famille.
    L’amour, la vie, le deuil, la mort. Tout est lié.
    Quant à autrice, mon Dieu, cela m’écorche les oreilles. Auteure, voilà qui sonne bien!!
    Très belle journée à toi.

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Exactement, la lecture permet aussi de se plonger dans une réalité que l’on préfère, parfois, oublier.
      je vois que sur autrice les avis divergent, mais comme toi, je n’en aime pas la sonorité !

  • maman délire

    merci à toi, tu as un tel don d’écriture, n’as tu jamais pensé à être critique littéraire ? (à défaut d’être écrivaine !) j’avais déjà avec toutes mes sympathies quelque part en tête, mais je pense que ça n’est pas le moment pour moi de le lire. j’essaye de rester la tête hors de l’eau, ce qui est, ces derniers temps, mon questionnement quotidien. je lis des chose plus douces.

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      merci ma bichette, tu es trop gentille ! le souci est que je n’écris que sur les livres que j’aime, et surtout, je suis incapable de finir un livre qui me gonfle. tu vois le souci pour être critique 😀
      non, mais un jour, je ferai comme tout le monde, j’écrirai un roman !
      je pense fort à toi, je sais que tu traverses une période pas facile. Prends soin de toi. <3

  • mamanchambouletout

    Je n’arrive pas à trouver autant de temps que ce que je souhaiterais pour lire, mais comme toit j’aime les livres qui font naitre des émotions puissantes et authentiques. Ta comparaison est très juste, ils nous permettent de vivre ce dont on a pas fait l’expérience. Grâce à toi je sais quoi glisser dans ma valise pour cet été ! Les lectures tristes seront peut-être adoucies par le soleil…

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Je peux aussi te conseiller « les rêveurs » d’Isabelle Carré, un très beau témoignage sur sa vie et celle de ses parents. Il donne à voir la femme fragile derrière l’actrice connue. c’est vraiment un bon livre. On idéalise toujours la vie des actrices, et pourtant la sienne a été bousculée.

  • Estelle

    Alors moi qui suis une vraie fontaine je ne sais pas si je vais me lancer dans ces lectures, quoique super bien défendues dans ton article. Je retrouve surtout mon mari dans la remarque du tien : quand il commence à m’entendre renifler et soupirer pendant ma lecture, il ne peut s’empêcher de me dire « C’est triste ce que tu lis ?  » mais non…. je m’éclate !! (le pire c’est que je pleure aussi quand c’est juste un dénouement heureux, c’est pourquoi que je pleure à la fin de chaque Disney !).
    Bref un grand merci pour ces avis littéraires qui m’attirent tout de même… je suis contradictoire, non?
    Quant à l’orthographe et ses discussions sans fin, je conseille à tout le monde un spectacle de deux belges, professeurs de français, et le livre qu’ils en ont tiré : « La convivialité ». C’est super drôle et on apprend plein de trucs sur les folies de notre langue !

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      La contradiction n’est-elle pas ce qui nous rend intéressants ? 😉 (j’avoue, j’ai souvent la larme à l’œil à la fin des Disney) Merci de ton commentaire et je note ta suggestion de titre !

Je suis sûre que tu as plein de choses à me dire :

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