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La dérive toxique de la parentalité positive

Je ne vais sans doute pas me faire que des amis en adoptant un tel titre. J’ai découvert l’autre jour un compte Instagram qui illustre à mes yeux la dérive toxique de la parentalité positive. Évidemment, ce mouvement éducatif part d’excellentes intentions et se base sur de très justes observations du développement de l’enfant. J’y pioche de nombreux outils pour mieux dialoguer avec mes enfants. Il n’est donc pas question de remettre en cause le besoin de sécurité physique et affective de l’enfant. Mais certains s’engouffrent dans une application caricaturale des principes de l’éducation bienveillante et c’est extrêmement dommage pour la crédibilité de ce mouvement éducatif.

Le pourquoi du comment de ce post :

L’autre jour, j’entrevois la story de notre amie Docteur Doudou, médecin à ses heures perdues. Docteur Doudou nous fait un laïus pédagogue et précis, sur le fait que prodiguer des soins n’est pas toujours agréable, mais nécessaire aux enfants. Genre : le médecin doit donner un médicament, ou poser une perfusion à un enfant, car son état le nécessite. Il explique ce qu’il va faire, sans passer trop longtemps à radoter sur le pourquoi du comment pour ne pas faire monter l’anxiété. Parfois, malgré les explications, l’enfant ne sera pas content, pleurera, protestera. Parfois, il sera même nécessaire de le maintenir pour que pif paf pouf, le soin soit fait le plus vite possible.  Ce n’est pas de la maltraitance : c’est du soin.

Bon.

Je me disais, mais où veut-elle en venir ? Évidemment que ce n’est pas de la maltraitance.  Elle nous prend pour des benêts ou quoi ?

Je lui demande donc si ce sont les hormones de l’allaitement qui lui ramollissent le cortex au point qu’elle nous explique que soigner un enfant n’est pas le maltraiter. Point du tout, me répond-elle. J’ai fait cette story car une instagrammeuse assimile le non-consentement des enfants lors d’un soin, à de la maltraitance.

Un peu estomaquée par sa réponse, je suis allée farfouiller et j’ai effectivement trouvé le compte qui vaut son pesant de cacahuètes.

La bienveillance poussée jusqu’à l’absurde

Cette personne explique donc, dans un post concernant la contrainte physique, que tout geste effectué, quel qu’il soit, comme : un geste médical (le tenir pour une prise de sang, afin qu’il ne se fasse pas mal), ou même l’attraper par le bras pour lui faire éviter un danger, est une violence éducative ordinaire s’il n’a pas recueilli le consentement de l’enfant, je cite « Peu importe l’intention ». Point.

Suivaient ensuite des commentaires de mères se posant diverses questions :

1er exemple : une maman s’interroge car il lui est arrivé de tirer fermement son enfant par le bras dans la rue pour qu’elle ne marche plus sur le bord du trottoir et ne se mange pas un bus. La Pythie des VEO lui répond, après avoir lu les entrailles d’une carotte fraichement égorgée au soleil levant : « tordre le bras de son enfant » (même s’il n’a jamais été question de torsion, mais passons), c’est de la violence éducative ordinaire. « Parfois ça peut le sauver mais la question n’est pas là ». 

Ah bon.

2e exemple : Comment faire quand un enfant refuse de se dépêcher le matin, peut-on lui parler fermement ? Réponse : il ne faut pas l’attraper par le bras pour le faire avancer (cf point précédent), mais il ne faut pas non plus lui parler avec fermeté (car c’est un rapport de force qui induit la violence) et il ne faut pas le manipuler (lui promettre une récompense/punition par exemple s’il se met à /refuse de marcher), il faut… On ne saura pas, finalement, ce qu’il faut faire, mis à part accepter d’être en retard tous les matins. Et « s’efforcer de recueillir le consentement de l’enfant » (avec signature, huissier, cachet de la poste faisant foi, et tout et tout).

Suivaient d’autres commentaires de mamans, qui à la lecture du post, s’interrogeaient sur leur violence éducative, car elles avaient écarté leur enfant d’un chat qui allait griffer, ou devaient lui imposer de soins médicaux, etc…

Sans doute que la personne gérant ce compte a trouvé dans cette application de l’éducation bienveillante, les réponses adaptées aux situations qu’elle vivait avec ses enfants. A ELLE. Mais en faire une religion, ou plutôt un intégrisme, et décréter que tout parent agissant de manière non-conforme à sa doctrine, pratique les VEO à tour de bras, je trouve cela choquant et dangereux. Considérer que contraindre un enfant dans un but de soin ou de protection, est de la même nature violente que le frapper, cela constitue une dérive toxique de la parentalité positive.

1/ Parce qu’un enfant n’est pas un adulte miniature et ne sait pas forcément ce qui est bon pour lui.

Mes enfants sont bien évidemment mes égaux en valeur, en dignité, en importance. Pour autant, ils ne savent pas autant de choses que moi, concernant les dangers qui les entourent et leurs besoins.

Je repensais à cette maman se questionnant sur sa légitimité à attraper sa fille par le bras pour la protéger des véhicules. Imaginons qu’elle se contente de dire d’une douce voix à son enfant « ma chérie, il serait plus adapté que tu marches de l’autre côté du trottoir, serais-tu d’accord pour cela ? Il me semble que tu es trop près du bord et un bus pourrait t’écr… » Ploutch. Certes ! La maman aurait bonne conscience et pourrait garder la tête haute, pure et vierge de toute VEO, devant les zélateurs de l’éducation bienveillante. Cependant, sa fille serait en piteux état.

Les enfants n’ont pas la conscience du risque.

Ils sont tout simplement incapables de les évaluer et de les anticiper s’ils n’apprennent pas de nous la notion de danger, et la notion de réaction urgente face au danger. Si je les laissais faire, Chaton et Lapin danseraient sur le bord de leur fenêtre au 6e étage, en jonglant avec des couteaux de cuisine. Ils ne dormiraient pas non plus avant 23h, et ne mangeraient que des bonbons et des chips. Sans jamais se brosser les dents, bien sûr. C’est normal : ils font leur job d’enfant en expérimentant. Mais c’est également normal : je fais mon job de mère en veillant à ce qu’ils évoluent dans un cadre sécurisé, et en limitant les « bêtises » et expérimentations à celles qui ne compromettent pas leur santé physique et psychique.

enfant fenêtre danger

Qu’est-ce qui est le plus maltraitant ? Forcer comme cela m’est arrivé tant de fois, son enfant à se brosser les dents ? Ou le laisser libre de se les laver ou non, le laisser libre d’avoir des caries, le laisser libre de se les faire soigner chez le dentiste, et lui léguer de manière bienveillante (ouf ! l’honneur est sauf) des vieux chicots pourris à 20 ans ?

Certains ont polémiqué sur les réseaux sociaux concernant le nettoyage de nez au sérum physiologique des bébés enrhumés : parait-il que ce serait une VEO insupportable, que l’enfant est noyé, etc, etc… J’ai toujours choisi, sans aucun état d’âme, le lavage de nez pour mes enfants à chaque rhinite. Car je trouve plus violent d’avoir le nez encombré – même si le lavage de nez n’est pas très agréable – que de peiner à respirer, s’oxygéner, et dormir normalement. Et accessoirement, je préférais éviter la pente savonnée rhinite – bronchite – bronchiolite – hospitalisation avec de méchants médecins (forcément violents, et bourrés de conflits d’intérêt, naturellement).

2/ Parce qu’un enfant n’est pas qu’une petite victime fragile.

Les enfants sont des êtres formidables, plein de ressources, d’énergie, de capacités d’adaptation, de compréhension des situations, de confiance en la vie. Tous ont traversé la naissance, qui est, même quand elle se déroule bien, un passage extrêmement violent. Venir d’un monde tiède, liquide, feutré, restreint et assourdi, à un monde éblouissant, bruyant, froid et immense est traumatisant. Pourtant, la plupart d’entre nous s’en remet sans dommage.

naissance bébé parentalité positive

Avec cette vision totalitaire de l’éducation bienveillante, l’enfant est transformé en frêle créature anéantie par la moindre action parentale qui sortirait un tant soit peu du cadre routinier et rassurant de sa vie. Le parent, lui, se transforme en dieu tout-puissant et menaçant, puisque chaque acte, même le plus anodin, aurait une conséquence énorme et potentiellement dévastatrice sur sa petite marionnette.

Il suffit pourtant de s’intéresser aux adultes, ces ex-enfants, pour constater que ceux ayant vécu de vraies épreuves, des deuils, des maladies, des manques, peuvent devenir des parents normaux, malgré tout. Nous sommes bien plus que la conséquence des difficultés vécues durant notre enfance.

3/ Parce que l’éducation s’inscrit dans un contexte global

Il y a effectivement des données scientifiques sur l’effet délétère induit par le stress sur le développement neuronal des enfants. Le stress induit la sécrétion de cortisol qui a des effets neurotoxiques. C’est un fait. Mais il faut faire la distinction entre stress aigu (la réponse adaptée à une situation de danger) et le stress chronique qui lui, est toxique.

Pour autant, faut-il croire que contrarier – raisonnablement, et pour son bien – la volonté de son enfant générerait un stress neurotoxique ? Personnellement, je suis persuadée que non. User de son pouvoir de manière excessive ou sadique envers un enfant, le maltraiter, lui faire vivre une profonde insécurité physique et psychique, oui, cela est toxique. Faire preuve d’autorité de manière justifiée, le gronder parce qu’il s’est mis ou allait se mettre, gravement en danger ? Certainement non. Si nous sommes tous un peu plus bêtes que les générations précédentes, c’est probablement davantage lié à nos modes de vie qu’au stress neurotoxique induit par le cri de 8h28 que pousse le parent excédé.

Je suis une mère normale. Après avoir parcouru, éberluée, ce compte Instagram, j’ai fait la liste de toutes les VEO commises sur mes propres enfants, seulement sur les dernières 24 heures.

  • J’ai attrapé Lapin par le bras à de multiples reprises, pour l’habiller, le mettre à table, le mettre à la sieste, lui faire se laver les mains, l’empêcher de détruire les constructions de son frère. (Violence physique)
  • J’ai envoyé Chaton dans sa chambre se calmer. (Isolement)
  • Je leur ai dit qu’ils auraient le droit de regarder un épisode de leur dessin animé préféré, une fois qu’ils auraient rangé leurs jouets. (Chantage)
  • J’ai crié, de nombreuses fois. (Cris)
  • etc…

Évidemment, je sais très bien quand cela arrive qu’ils n’ont pas été forcément plus pénibles que d’habitude, mais simplement que j’étais, moi, fatiguée. Triste. Gavée. Préoccupée. Tout cela ne fait pas de moi une mère violente et dangereuse qui passe son temps à terroriser sa progéniture en hurlant. Simplement, je ne suis pas un robot : je suis juste une femme, avec mes limites, et mon impatience. Et ce n’est pas grave.

A côté de cela, je passe bien davantage de temps à les câliner, à dormir avec eux, à jouer, à les emmener faire du vélo, à leur raconter des histoires, à leur dire que je les aime, à leur montrer comment éplucher des légumes, à les laisser trop remplir la baignoire, à installer une cabane à la cuisine alors que je prépare le repas, à construire des châteaux, à faire les fous sur notre lit en jetant des coussins partout.  Et tout ceci ne pèserait pas lourd dans la balance face à un soir ou j’aurais davantage crié ? Je n’en crois pas un mot.

Dans l’éducation, il y a le court terme : être prêts à partir à l’école dans 10 minutes, ce qui demande parfois de faire quelques entorses à ses principes. Et il y a le moyen et long terme : la construction d’une personnalité, que l’on souhaite ouverte, épanouie, équilibrée, sociable, et respectueuse des règles de vie en société – aussi. Personnalité qui sera nourrie par tous les actes d’amour posés jour après jour, lesquels auront compté au moins autant, si ce n’est bien plus, que les cris poussés les soirs de grande fatigue.

4/ Parce que s’interroger en permanence sur sa légitimité à user de l’autorité, c’est un peu un questionnement de privilégiés. Il faut n’avoir que cela à foutre.

Comme les personnes riches qui se questionnent sur leur légitimité à payer l’ISF, vous voyez ? Les réseaux sociaux véhiculent des interrogations qui pour la plupart, ne portent que sur des problèmes cosmétiques et superficiels. Des ersatz de problèmes, somme toute.

Les mères –principalement- qui suivent les comptes éducatifs sur Instagram sont déjà des femmes très investies dans leur rôle parental, et qui n’hésitent pas à se remettre en question. Faut-il vraiment en rajouter une couche et de les culpabiliser ? Quelle est l’utilité d’aller pourrir, même de manière policée, une maman qui en est à se demander si elle n’est pas violente d’inculquer une règle élémentaire de prudence à son enfant ? Quel est l’intérêt de dériver vers une parentalité positive toxique pour les parents ? J’ai été tellement choquée par cette culpabilisation systématique des mères : Non, tu ne fais pas bien. Non, tu ne réagis pas comme il faudrait. Non, ce n’est pas encore assez. Viens encore te faire fouetter, car quoi que tu fasses, tu auras forcément quelque chose à te reprocher.

Nous vivons pourtant une époque où jamais les parents ne se sont autant posé de questions sur leur rôle éducatif. Dans notre société l’enfant est au centre des préoccupations, et il est, globalement heureux, bien traité, et respecté. On peut toujours faire mieux, bien sûr. De là à abandonner tout bon sens…

Presque partout dans le monde, des enfants travaillent. Des enfants sont mariés à peine pubères. Des enfants ne mangent pas à leur faim. Des enfants ne sont pas soignés, ni vaccinés. Des enfants ne sont pas instruits. Là, est la vraie violence.

5/ Parce que la tendance actuelle est aux positions tranchées, mais que la vraie vie est plus complexe que cela.

Actuellement, il est compliqué d’avoir une position nuancée. Nous sommes plus ou moins tenus d’être pour ou contre, de voter blanc ou noir, de choisir notre camp. Les débats d’idées se simplifient à l’extrême, et une personne émettant des réserves sur certains aspects d’une méthode d’éducation telle que la parentalité positive, sera facilement soupçonnée au mieux de tolérer, au pire de cautionner ou de pratiquer la maltraitance des enfants. Pourtant, on a le droit de piocher dans une méthode éducative, de trouver certains aspects enrichissants et d’autres complètement stupides. Cela permet aussi de garder une distance salutaire et une liberté de pensée.

Alors pour conclure, je dirai à cette maman qui s’interroge sur sa légitimité à attraper le bras de sa fille pour qu’elle n’aille pas sous le bus : ne te prends pas le chou. Tu es une bonne mère. Le simple fait que tu te questionnes le montre. Un parent maltraitant ne formulera jamais un doute sur son mode de fonctionnement. Alors garde ton bon sens et ta place d’adulte, car la vie t’a appris des choses que ton enfant ignore encore. La parentalité positive, c’est comme le Spritz : C’est excellent, mais il ne faut pas en abuser (Pour le Spritz, je ne suis pas tout à fait sûre)*.

*(Bien entendu, l’abus d’alcool est dangereux pour la santé ! Ne donnez pas de Spritz à votre enfant, et s’il veut absolument en boire, faites preuve de fermeté, quelle que soit sa déception)

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Il faut absolument que tout le monde le sache ! je partage :

140 commentaires

  • Viviane

    Je rebondis sur ton article : un cas clinique a été publié le 14 août aux Etats-Unis, à propos d’un enfant de 4 ans hospitalisé pour trouble de la marche. Après moult examens, dont une biopsie osseuse, le diagnostic a été porté suite à l’interrogatoire des parents (il était temps). Cet enfant de 4 ans, depuis l’âge de 18 mois, était « extrêmement difficile » au plan alimentaire. Et donc depuis 4 ans, ses parents, peut être dans un but de parentalité positive poussée à l’extrême, le laissaient se nourrir avec 5 aliments : gaufres, yaourts, pâtes au beurre, biscuits apéritifs au fromage et beurre de cacahuète.

    L’enfant était atteint de scorbut (la vitamine C est exclusivement présente dans les fruits et légumes). Je rappelle que le scorbut, on en meurt. Donc, pour ne pas contrarier le chérubin, il a été mis en danger par ses parents certainement aimants mais totalement défaillant.

    https://www.lemonde.fr/blog/realitesbiomedicales/2019/08/28/un-enfant-de-quatre-ans-atteint-de-scorbut/

    Eduquer, ce n’est pas facile ; il est toujours plus plaisant de dire oui que non, mais c’est indispensable à la construction des enfants.

    • ChloéS

      @Viviane: mon fils a également de grosses difficultés alimentaires et loin d’être dans la parentalite positive à ce niveau là, je suis demunie! Et après des mois de ce que l’on peut appeler VEO (Parce qu’il était descendu en dessous des courbes alors qu’il était initialement au dessus… j’ai eu peur), ben là je baisse un peu les bras, et même si je continues à le « forcer » à manger des fruits et légumes, il m’arrive de le laisser manger que des yaourts et biscottes. J’attends le prochain rdv pediatre pour ma part pour aller voir du côté d’éventuels troubles de l’oralité, Mais je comprends totalement qu’on puisse baisser les bras tellement c’est pas simple. Alors svp là encore cessons de faire culpabiliser les parents. Le problème c’est aussi de savoir si cette famille a bénéficié d’un soutien avec notamment un pédiatre qui vérifie que l’enfant n’a pas un réel problème derrière.

      Sinon merci pour l’article, merci pour toutes les mères qui culpabilisent!

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      @chloé : j’ai mis le lien vers l’article original dont parle Viviane, je crois qu’il s’agit encore d’un cas différent de votre enfant 🙂 Moi aussi à une époque mon dernier était très difficile, mais heureusement de petites quantités de fruits et légumes peuvent apporter une quantité suffisante de vitamine C. Mais effectivement en référer au pédiatre est toujours une bonne chose pour écarter les troubles de l’oralité. Quel pouvoir ils ont sur nous, nos enfants, avec la nourriture !
      Bref, merci de votre retour, et en effet, stop à la culpabilisation !

    • ChloéS

      D’accord, je ne pratique pas assez l’anglais pour lire l’article correctement, je tenais juste à rajouter qu’il faut également tomber sur les bons professionnels qui arrivent à pointer quand ça ne va pas. Clairement chez nous c’est pas vraiment le cas, et après 2 mois sans passage chez le pediatre j’attends le prochain rdv avec impatience pour enfin tout étaler.. il faut également voir que ce cas se passe dans un autre pays, et on ne sait pas vraiment comment se passe la prévention là bas (Et le système de santé n’est pas le même…)

      Je réitère mes remerciements pour l’article, j’arrive moi même à prendre du recul sur certains réseaux sociaux Mais à mon premier enfant c’était dur, j’imagine que ce n’est vraiment pas simple notamment pour les mamans « débutantes »..

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Je vous souhaite de pouvoir trouver une solution pour le comportement alimentaire de votre petit ! parfois, ça passe tout seul (on a eu le cas pour notre grand, ça a commencé à aller mieux vers 8-10 ans)

      en effet pour les mamans qui ont leur premier bébé, mieux vaut s’éloigner des réseaux sociaux parfois !

      merci encore 🙂

    • Viviane

      Bonjour Chloé,
      Vous avez tout à fait raison d’en parler avec votre pédiatre, c’est très déstabilisant d’avoir un enfant qui ne mange pas. Un professionnel de santé devrait pouvoir vous aider à y voir plus clair (est-il toujours difficile, ou seulement (ou davantage) avec vous ?). La parentalité est une grande aventure, à laquelle rien ne prépare … et il n’est pas toujours facile de garder confiance en soi (alors que pourtant bien souvent, la maman a raison !).

  • CéciliAcidulée

    Ton article m’a à la fois sidérée et bien fait marrer. Y en a quand même de sacrés illuminés sur Terre (ou totalement inconscients, au choix). J’espère juste que ce compte n’est pas suivi par trop d’adeptes…. de la connerie 😉

  • Picou

    Tu te doutes bien que je n’ai absolument rien à redire à ton article, pertinent et bien construit comme d’habitude. Si je comprend le principe global de VEO, je trouve qu’il est le tellement souvent monté en épingle que ça en devient ridicule. Est ce pour mieux rassurer certaines mamans?
    Je ne sais pas, mais comme tu le soulignes il n’y a pas de théorie parfaite, mais un ensemble de critères d’intérêt pour soi et son enfant, qu’on pioche à droite à gauche, et qu’on adapte au fil du temps. Croire que l’éducation d’un enfant se résume à une action x ou y – même additionnées – finit par être néfaste car on oublie de prendre du recul et de prendre en compte l’environnement, les spécificités de l’enfant, le caractère évolutif à long terme, et la propre capacité de l’enfant et des parents à gérer leurs valeurs et éducations…
    Faisons nous confiance, comme à nos enfants, et arrêtons de tout dramatiser à outrance – le simple fait de s’intéresser à tout ça montre qu’on veille au bien être de nos enfants, et c’est bien là l’essentiel! (et je suis bien d’accord… Dans une relation saine avec ses parents, je crois qu’on se rappelle bien plus des bons moments que des fois où l’on se fait gronder…car même l’enfant comprend bien que ce n’est pas fait dans le vide, mais pour une raison précise!)

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Mais carrément : tout dramatiser à outrance, c’est exactement cela ! Comme si faire mettre ses chaussures à un enfant le transformait automatiquement en victime toute désignée au premier prédateur sexuel… Enseigner que l’on est maître de son corps, bien évidemment, mais cela passe par plein d’autres choses que le fait de mettre ou non ses chaussures !
      Certains en enfants sont hypersensibles et ont besoin de plus de douceur -mais en général ce ne sont pas forcément ceux qui s’opposent le plus- d’autres aiment se confronter à leurs parents, c’est leur petit plaisir quotidien ! chacun son style, donc des réactions différentes envers chaque enfant et en aucun cas un seul mode d’action.
      Je savais que nous aurions le même point de vue sur ce thème 🙂

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Oh, génial, je n’ai pas vu passer cet article, je m’en vais de ce pas le lire ! tu interviewes des stars 😉

  • Virginie Neleditesapersonne

    Bon, je dois t’avouer que je n’ai pas tout lu (c’est une VBO, je m’excuse pardon pardon pardon) (mais je suis déjà partie dans le tumulte de la rentrée) (mais je ne manquerai pas de me rattraper ce soir). Je te trouve bien modérée dans tes propos auxquels j’adhère ÉVIDEMMENT à 5000%
    L’éducation positive j’en ai ras la casquette, comme toutes les théories éducatives d’ailleurs. Mais où est passé notre put*** de bon sens sans déco*** (je suis vulgaire, en plus d’être une mère à multi-VEO). On oublie que les enfants sont des… enfants, que l’on ne vit pas dans un monde rempli de paillettes de licornes et de bisounours et qu’à force de les traiter comme des rois on risque d’en faire des êtres inaptes à toute vie en communauté, en entreprise… voire des intolérants à la frustration ?! Moi aussi je hurle, j’attrape par le bras, je menace, je punis (appelez la DDASS !)… et surtout si cela concerne leur sécurité !! Quant à l’éducation bienveillante le matin quand il faut se magner pour l’école, le soir quand il faut se coucher ou quand il faut manger autre chose que des crêpes… ça me fait doucement rigoler. Je ne connais pas le compte dont tu parles – je vais de moins en moins sur Insta parce que justement c’est bien sur les réseaux que l’on trouve les témoignages les plus débiles qui soient, et qui réussissent tout de même à te faire culpabiliser dès que tu hausses le ton – Ces comptes là sont bien plus toxiques qu’une bonne engueulade ou que 5 minutes au coin à mon sens !
    J’ai passé les vacances avec des gens « de la vie normale » qui n’ont aucune idée des préceptes stupides qui circulent sur les RS et n’appliquent aucune méthode en dehors de leur bon sens, et, incroyable, leurs enfants sont bien mieux élevés et épanouis que certains qui passent leur temps à se faire photographier pour aller enrichir les arguments des ayatollahs de l’éducation bienveillante. Voilà voilà, sur ce, bonne rentrée bien sûr 😉

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      L’éducation bienveillante, cela marche très bien quand tu as un seul enfant (donc l’aîné, hein, forcément) calme et docile. Et que l’un des deux parents ne bosse pas. Sinon, je ne vois pas. C’est pas faute d’avoir essayé, d’ailleurs. Moi, comme j’ai plus qu’un enfant et que je ne vais pas les jeter, je suis obligée d’être moins bienveillante. Ou alors je change de mec et j’épouse un richissime saoudien comme ça je ne bosse plus. Mais mes enfants seraient-ils mieux traités ? Pas sûr. Tu vois, tu me fais sombrer dans des cas de conscience aigus. Et j’aime ça. Reviens quand tu veux. Je te bise. Coeur avec les doigts. (je ne savais pas que tu étais capable de penser autant de gros mots)

  • Cecile

    C’est aberrant ce qui peut circuler sur Insta ou le net d’ailleurs… et malheureusement, c’est ce genre de réponse sur la VEO qui donne aussi une mauvaise image à la société : le cliché du parent (bobo, of course) hyper permissif avec les enfants et toujours à essayer de discuter (Mes collègues me trouvent « trop permissive » quand je leur dis que je ne mord pas mon enfant quand il me mord…-_-.. Idée d’un prochian article?).

    Oui, les enfants sont nos égaux, mais ils ont également besoin d’apprendre. L’adulte, c’est le parent, point barre. Nous ne sommes pas des copains. Ok, il faut expliquer (selon la situation), mais il faut aussi mettre les points sur les « i » sans grande discussion et d’ailleurs, çà offre un cadre sécurisant. Et oui, on a le droit de péter les plombs, aussi.

    Je trouve que le livre de Guillemette Faure, Le meilleur pour mon enfant, résume très bien tout çà (et arrêtons de culpabiliser les parents, enfin, surtout les mères).

    Bref, super article!!!

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Merci de ton commentaire !
      Ah ah, mordre l’enfant qui mord, c’est l’excès dans l’autre sens.
      Tu as tout à fait raison, beaucoup de personnes confondent égalité de valeur, avec égalité de capacité ou de décision. Mais… non. C’est tellement dommage, car il y a beaucoup d’excellents principes dans la parentalité positive.
      Merci pour la référence du bouquin, je vais regarder cela !

  • 3 enfants en 3ans

    Tu m’as fait éclaté de rire avec le coup du bus… j’y pensais, je ne sais pas si j’aurai osé l’écrire LOL
    Pour le lavage de nez, quiconque a eu un enfant sujet aux bronchiolite en devient spécialiste malgré lui…. on a dû s’y coller quotidiennement pendant 3 ans…
    Cet exemple que tu prends est en effet parfait : mon fils DETESTE (le terme est faible) le lavage de nez. le simple mot ‘pipette’ met des larmes dans les yeux de mon Loulou…
    Pourtant, il se laisse faire (faut quand même l’immobiliser car c’est difficile pour lui) : qu’après l’horrible instant il pourra (enfin) de nouveau respirer normalement.
    .
    Les copines ont déjà dit bien des choses dans les commentaires, pour ajouter mon grain de sel, je dirai qu’à mon sens l’important pour moi est d’expliquer.
    Je pense que la parentalité positive, celle qui laisse l’enfant décider de tout, est une horrible maltraitance pour l’enfant car elle n’est pas rassurante.
    En effet, proposez à votre enfant un choix ouvert et il sera immédiatement en stress. Laissez le décider s’il veut (ou non) aller au bain ce soir et il sera immédiatement en stress.
    Ensuite après quelques années de positivisme bienveillant durant lesquelles vous avez évité toute confrontation directe avec votre enfant, envoyez le à l’école… Mettez cet enfant qui n’a jamais connu de contrainte ou vécu de frustration dans une classe avec 29 autres enfants de 3 ans et regardez comment il va interagir avec les autres….
    Il y a des enfants à besoins particuliers, c’est un fait. Mais il y a aussi des parents qui ne préparent pas leurs enfants à vivre en société et cela à mon avis c’est de la maltraitance, je crains qu’il n’y ait des conséquences lourdes pour certains de ces enfants.

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Merci de ton commentaire ! J’avais écrit des trucs pires que le bus, puis j’ai nettoyé pour faire un article sérieux 😀
      J’ai vécu la même chose que toi pour les bronchiolites, jusqu’à passer des nuits aux urgences, alors qu’on ne me parle pas de laisser un nez bouché ! Être parent n’est pas toujours agréable ni gratifiant et suppose une part de « sale » boulot. C’est ainsi. Si on n’est pas prêt, mieux vaut s’abstenir.
      Et je plussoie totalement la problématique des enfants non préparés à la confrontation, à la frustration, à la contrainte…

  • Charlotte - Enfance Joyeuse

    Je ne peux qu’être d’accord avec toi ! La bienveillance, le mouvement anti-VEO etc sont, bien sur, des concepts auxquels j’adhère à 200%. En revanche je suis intimement persuadée que la bienveillance part de soi. Comment peut-on moraliser ainsi les autres ? On fait de son mieux et c’est suffisant. Et on ne peut pas tout passer sous le prétexte de la bienveillance. Et parfois, la définition de ce terme est complètement déformée. Certes le consentement est une chose. Mais à côté de ça, il y a plein de choses qu’on ne fait pas adultes et je ne vois pas pourquoi on le ferait avec les enfants. Les enfants ont besoin de nous pour grandir. De repères. De guides. C’est un non sens absolu parfois ces concepts bienveillants… Car ils n’ont rien de bienveillants ! Ils mettent encore plus l’enfant en difficulté et ne lui donnent pas de bases solides sur lesquelles il peut s’appuyer. Un enfant ne doit pas être seul. Et parfois, liberté de l’enfant = enfant seul. Et ce n’est pas ça que veut dire liberté, bienveillance, éducation positive… Bref, je pars loin. Mais tout ça pour dire : je suis d’accord avec toi !

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Merci beaucoup Charlotte ! Là où j’ai été abasourdie, c’est devant ses réponses. Que l’on prône le dialogue apaisé avant tout, oui, OK. Mais face à des situations de danger immédiat, d’apprentissage du danger, ou de santé, je ne comprends pas que l’on puisse diffuser ce genre de messages dangereux s’il est pris pour argent comptant par des parents qui doutent d’eux-mêmes. C’est surtout cela qui est condamnable, je trouve.

  • Workingmutti

    J’en suis encore sur les fesses du coup du bus. Mais …. Mais … C’est sur que la problématique des VEO sera réglée après les obsèques du gamin.

    Je trouve ton article tellement plein de bon sens. Je m’inquiète de l’influence de tels discours sur des parents qui cherchent le meilleur pour leur enfant et sont susceptibles de prendre ces conseils très au sérieux. J’aurais donc du laisser mon fils de 18 mois refuser une prise de sang alors, même s’il était peu probable, qu’il présente une pathologie très très sérieuse ? Qu’il n’aille pas chez le médecin alors qu’il est asthmatique car ça le fait pleurer ?

    Oui, au quotidien, j’use un peu du chantage pour que mes aînés veuillent bien ranger le salon, je leur dis « on rentre » au parc lorsqu’il se fait tard. Oui, lorsqu’ils hurlent au moins de vouloir taper tout le monde, ou qu’ils balance un livre sur leur petite soeur, ils vont dans la chambre pour se calmer.

    Il y a un monde entre les vraies VEO (du genre dire à un enfant qui en réussit pas quelque chose qu’il est un bon à rien) et les contraintes du quotidien.

    Si on ne veut pas accepter un minimum les règles de vie en société, alors il faut aller vivre au fond des bois. Et s’il n’a pas envie de faire ses devoirs, il glande toute la soirée et se retrouve à pointer en tant qu’ouvrir non qualifié 15 ans plus tard ? >

    Ca me hérisse le poil, et ça me dépasse;

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Tu as tout dit : l y a un monde entre les vraies VEO et les contraintes du quotidien. C’est exactement sur cette confusion que jouent ces personnes, et c’est vraiment dangereux. Comment rester bienveillant avec son enfant si l’on est soi-même une cocotte-minute prête à exploser tellement on a emmagasiné de frustrations ?

  • maman délire

    Je suppose que tu te doutes que je suis bien d’accord avec toi. Finalement, en y réfléchissant, les hommes fonctionnent toujours un peu dans le même manière, quelque soit le domaine : religion, politique, environnement.. il y a toujours des extrémistes, qui poussent le volume à fond, d’un bord ou de l’autre. et puis ceux qui restent plus ou moins au milieu. l’éducation ne fait pas exception à la règle. Ces extrêmes poussés à leur paroxysme ont l’avantage si je puis dire, de nous montrer ce que donne une idéologie si elle est appliquée à 200 %. Je suis de celles qui pensent qu’il faut toujours nuancer, et garder son libre arbitre. je suis plutôt pour le juste milieu. ( d’ailleurs mon profil principal de personnalité s’appelle le médiateur ! :-)) ) C’est vrai qu’on devient parent et qu’il n’y a pas de mode d’emploi. on devient adulte et il n’y a pas non plus de mode d’emploi… A nous de trouver les ressources pour nous aider à u voir plus clair. certains ne vont jamais en chercher et ne font que reproduire ce qu’ils ont vu et expérimenté, ce qui a été bien longtemps le cas en matière d’éducation. Mais ça fait maintenant quelques décennies que la psychologie et maintenant les neurosciences sont venus bousculer les idées reçues. Et là, on part donc dans l’autre extrême. Comme tu l’écris si bien, je pense que malheureusement les parents qui auraient bien besoin de mettre un peu de bienveillance dans l’éducation qu’ils prodiguent à leurs enfants, ne vont pas chercher de ressources extérieures.. et ce sont des parents qui sont déjà perdus ou se posent des questions qui surfent sur les réseaux à la recherche d’exemples ou de solutions qui se retrouvent parfois jugé durement. Le libre arbitre et le bon sens mes amis ! Faites-vous confiance. Certes un enfant doit être écouté, mais il a besoin de cadre et de limites, il est là pour constamment tester ces limites… autant on peut avoir une discussion éclairé avec un ado de 15 ans sur les risque de l’alcool ou de la cigarette, autant un enfant de 4 ans doit être protégé aux abords d’une route, sans lancer un débat de 45 minutes !!! Il est vraiment essentiel que les parents, et en particulier les femmes, apprennent à se faire confiance. se pardonner des erreurs ou des cris, et ne pas hésiter à partager à son enfant quand on pense qu’on a crié trop fort.. c’est ce que je fais maintenant que mes enfants sont en age de le comprendre. J’espère que ces parents ( mamans ?) perdues sur instagram vont aussi voir d’autres comptes que celui là… mais plus nous seront nombreuses à parler de ces dérives de l’éducation positive, plus il y a une chance que cela arrive aux oreilles et aux yeux de mamans en proie aux doutes et aux questionnements. Ton article est donc très utile ma chère, tout comme le livre d’Agnes, qui est venu décontracter un certaines nombres de parents je crois…

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      tu te doutes que j’approuve à 1000% ton commentaire ! Je ne vais pas te paraphraser tellement je pense ce que tu dis (d’ailleurs, veux-tu m’épouser ? Ah mais oui, nous sommes mariées toutes les deux, zut, une prochaine fois) Tu as cent fois raison : discuter avec un ado, oui. Avec un tout petit, ça a ses limites. De la confiance en soi, voilà ce qu’il manque aux mères ! Zut à la fin, vous êtes fortes, vous êtes géniales, ne doutez plus de vous !

  • Maman Lempicka

    Nan, moi ce qui m’a troué le f…(pardon, je deviens vulgaire), c’est le coup du sérum phy. Tout ça est d’une débilité sans nom, ça me navre, ça m’inquiète, j’espère vraiment que tous ces intégrismes restent cantonnés à la sphère des réseaux sociaux, sans quoi il y aurait vraiment du souci à se faire pour la santé (mentale) de la génération future. Sortez-nous de là, bordel.

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      M’en parle pas. Le coup du sérum phy (ne parlons même pas de vaccins ! hu hu hu), c’est le top. ça vaut aussi pour le dentiste (tu as vu la dentiste qui a commenté sur ma page FB ?), et le pédiatre (je te raconte pas comme j’ai maltraité Lapin qui a enchaîné les otites et beuglait chaque fois qu’on lui regardait les oreilles – malheureusement, c’est dur de diagnostiquer une otite en tirant les cartes). Bref : je suis vraiment très curieuse de savoir les adultes que deviendront ces enfants très peu contrariés. Je réclame une étude sociologique.

    • Maman Lempicka

      En réalité c’est tellement extrémiste comme position que je me demande si les réseaux sociaux ne nous donne pas exagérément l’impression que ce mode de pensée est répandu. Je pense aussi aux instits qui vont bien trinquer leur race. Reste de solidarité professionnelle.

  • jaipasdemail

    Bonjour,
    J’avoue avoir été intrigué par le nom de l’article, je ne connais pas votre blog, et je suis resté estomaqué . Le coup de la marche est très drôle, si cet enfant marche dangereusement, c’est justement parce qu’on ne lui a pas appris le danger, car à chaque fois qu’il a dut le faire on lui a tirer bêtement le bras au lieu de lui expliquer le danger. L’enfant est loin d’être un être débile dont les parents savent ce qui est le mieux pour eux et leur imposent ( entre nous c’est de la déresponsabilisation). Il saura ce qui est bon pour lui si tu lui explique. Et puis gronder un enfant parce qu’il s’est mis en danger.. c’est une blague ? J’explique même pas pourquoi tellement ça me paraît d’une logique. Enfin pour l’exemple qui m’as le plus choqué, l’idée d’être en retard le matin, c’est à l’enfant de s’adapter à notre rythme ou nous au sien en le levant plus tôt si il a besoin de plus de temps pour se réveiller et se préparer… J’avoue ne pas avoir compris l’intérêt de cet article, mis à part critiquer des méthodes qui ne sont visiblement pas les vôtres (et générer des commentaires à coup de « une bonne fessée n’as jamais fait de mal »), mais je pense qu’il n’y a pas de bon ou mauvais parents on fait de son mieux tout simplement.

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Bonsoir, merci de votre commentaire.
      Vous voyez, vous tomber dans le travers de la caricature: avez-vous vu un seul commentaire ici qui dise « une bonne fessée ne fait pas de mal » ? non, aucun. Ce n’est pas parce que j’émets des réserves sur une manière d’aborder la parentalité positive, que je frappe mes enfants.

      Concernant vos remarques :
      1/ l’apprentissage du danger se fait très progressivement. Retenir un enfant qui apprend à marcher, n’est pas la même chose que retenir un enfant qui galope. Certains enfants sont plutôt réceptifs aux « attention, ne va pas près du bord ». D’autres s’en fichent totalement. Vous pouvez leur répéter tous les matins : ils recommenceront. Pour comprendre le concept de risque, il faut déjà comprendre le concept de mort, ce qui demande une certaine maturité et une capacité d’élaboration avancée. Par ailleurs, expliquer n’est pas incompatible avec le fait de tirer sur le bras 😉 en général, cela va même de pair !

      2/ l’adaptation de l’enfant au rythme parental : je pense qu’à notre époque, on ne mesure pas bien à quel point ce sont les parents qui ont fait des efforts pour s’adapter aux enfants. Les enfants autrefois étaient de petits esclaves à partir du moment où ils pouvaient se rendre utiles, et des quantités négligeables tant qu’ils ne marchaient pas, parfois attachés dans leur lit pour y rester. Le concept d’enfant aimé et choyé est, en fin de compte, un concept assez bourgeois puisqu’il supposait des mères disponibles donc ni ouvrières, ni paysannes. Admettez qu’il y a quand même eu un sacré changement -et tant mieux ! Après, je suis désolée mais on ne peut pas s’affranchir du principe de réalité : la majorité des couples sont obligés de nos jours de travailler à deux pour subvenir à leurs besoins. On fait comment ? On arrive chaque matin en retard à l’école, au travail ? Bien sûr, l’enfant doit s’adapter. Pour ma part j’ai fait le choix de les lever plus tôt pour qu’ils aient un temps calme le matin. Il n’empêche que quand c’est l’heure de partir, c’est l’heure ! et qu’il soit debout depuis 30 minutes ou une heure, un enfant le plus souvent n’est jamais pressé de laisser son jeu 🙂

      3/ enfin l’intérêt de cet article est de déculpabiliser des parents, principalement des mères, qui n’en peuvent plus des injonctions « toujours plus ». C’est de leur dire, oui, vous avez le droit de vous énerver parfois, le droit de ne pas être parfaite, et n’ayez crainte : votre enfant s’en remettra ! Si vous en avez la curiosité, allez faire un tour sous le post instagram de cet article et lisez les commentaires, cela vous éclairera sur ce que les mères peuvent vivre.

      bien à vous.

    • 3 enfants en 3ans

      Oh chouette une vraie mère positive comme il faut… (bravo pour le référencement de PRGR Marie 😉 )
      J’avais commencé une longue réponse, mais Marie a déjà répondu sur l’essentiel (c’est chez elle ici). Non la fessée n’est pas une solution, et votre commentaire réducteur montre que vous partez de trop loin pour nous comprendre sincèrement.
      Ce que je reproche à la parentalité poitive, ce n’est pas ses principes qui sont excellents (et ici tout le monde est d’accord pour le dire), mais leurs application systématique sans aucun recul.
      Aimer son enfant, le valoriser sont de bonnes choses (je pense) qui vont l’aider à grandir pour devenir une belle personne.
      Tout aussi important, je pense qu’un parent doit aussi poser un cadre précis qui va rassurer son enfant : un enfant a besoin de limite. Certes, ne pas pouvoir franchir une certaine ligne peut être très frustrant (que l’on soit enfant ou adulte d’ailleurs). Mais la frustration est un apprentissage primordial parce que, comme je l’ai lu (dans les commentaires de cet article ? ) la vie entraîne des frustrations, c’est ainsi…

    • Babelphegor

      Pour le coup, c’est dans ce commentaire que je vois beaucoup de choses étonnantes. Déjà un ton pas spécialement bienveillant : comment enseigne-t-on la vraie bienveillance aux enfants quand on s’adresse avec une relative condescendance aux adultes ? « C’est une blague ? », « Je n’explique même pas tellement ça me parait logique » : autant de remarques qui laissent entendre que la pédagogie et le dialogue, cela vaut pour les enfants, mais pas pour les adultes ?
      Ensuite, il y a quelques affirmations avec lesquelles je ne peux pas être d’accord. « L’enfant saura ce qui est bon pour lui si tu lui expliques » : dans l’absolu, cette phrase n’a pas de sens. De quel enfant parle-t-on ? De l’enfant de 18 mois ? 3 ans ? 10 ans ? Parce que ce n’est pas du tout la même chose.
      Non, l’enfant n’est pas un débile, mais il est immature. Au sens où nous sommes l’espèce chez laquelle le petit vient au monde en étant très, très loin d’avoir fini son développement, notamment cérébral. Et cette « maturation » est très longue, demandes des expériences répétées, et qui dépassent la simple « explication ». Et elle demande a être accompagnée par un être humain « mature' », c’est à dire qui a passé les principales étapes du processus.
      Elles impliquent aussi, qu’on le veuille ou non, les émotions, positives, ou négatives, qui ont toutes leur rôle à jouer. Prenons l’exemple du bus. Oui, on peut expliquer régulièrement à un enfant de 3 ans que la route est dangereuse, pourquoi elle est dangereuse, et qu’il faut faire attention, regarder avant de traverser, etc… Mais on lui présuppose des capacités d’abstraction, de symbolisation et de généralisation dont il n’est en fait pas encore capable. Il faut à la fois qu’il identifie les différents véhicules, qu’il généralise (ce n’est pas seulement cette voiture là qui est dangereuse, toutes les sont, ce n’est pas seulement cette rue qui pose problème mais tous les espaces où je rencontre des véhicules, etc…) ,et soit en mesure de réappliquer systématiquement les modes de fonctionnement expérimentés lors d’une situation vécue à toutes les situations plus ou moins équivalentes, sans se laisser distraire par des éléments nouveaux, qui prendraient le dessus. Typiquement, le ballon après lequel on court, le copain qui fait coucou de l’autre côté de la rue, le pigeon qu’on veut attraper…
      Donc, même en expliquant, l’enfant va se remettre très souvent en danger avec que son développement cognitif ne lui permette de traiter toutes ces données de façon automatique et pertinente.
      Et quand je dis que les émotions, positives et négatives, jouent leur rôle, pour moi le négatif aussi. La nature est bien faite, le stress est utile, le cortisol aussi : c’est un puissant signal d’alarme, qui inscrit effectivement dans le fonctionnement cérébral des spécificités, qui dépassent le raisonnement, mais ont un rôle salvateur dans le déclenchement d’une réaction immédiate. Toujours le coup du bus : oui, si on rattrape un enfant par le bras, peut-être en criant, voire en sa fâchant, il va stresser. Oui, ce sera une puissante émotion négative aussi… Mais cette émotion négative a précisément ce rôle : imprimer chez lui un vrai gros signal d’alerte automatique : cette situation = danger. L’explication vient renforcer et éclairer le pourquoi du comment. Mais l’émotion a déjà fait une partie du travail. Et d’ailleurs pourquoi l’adulte a ce réflexe devant le danger imminent qui guette son enfant de crier et d’avoir un mouvement réflexe fort. Parce que lui-même stresse violemment. Et la communication de ce stress à l’enfant est en fait profondément inscrite dans notre fonctionnement, parce que c’est le premier moyen de protection immédiat,rapide, adapté à la situation d’urgence, du petit, vulnérable, par l’adulte, en situation de protection. C’est primaire, et basique, oui. Mais nos réflexes les plus archaïques ont encore aujourd’hui un rôle à jouer dans notre capacité à nous protéger. Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain.Et c’est ce qui fait toute la différences entre la maltraitance, continue, délibérée, froidement opérée, et la présence des émotions, positives et négatives, dans le rapport entre enfants et parents, qui génèrent naturellement des situations de tension, qui ont leur rôle à jouer dans le développement harmonieux du petit d’homme.
      Comme j’ai déjà fait une belle tartine, je laisse tomber le rôle d’apprentissage de la socialisation et du vivre ensemble dans l’acceptation progressive par l’enfant du respect de contraintes qui viennent des besoins d’autres personnes, au hasard ses parents, ou le respect des horaires de l’école… Mais ne l’oublions pas non plus, l’homme est un animal social : il ne peut survivre seul, et a fondamentalement besoin des autres. Apprendre à vivre avec les autres, donc à renoncer parfois à faire passer avant son propre désir, n’est pas une question secondaire, c’est une question vitale.

  • elisamarnet

    Bon j’avais bien compris à lire de nombreux posts qu’il y avait eu un compte en jeu mais je sais pas de qui il s’agit. Tout ce que je sais c’est que même si je suis très attentive à tout ce qui traite de bienveillance depuis quelques temps, je vois trop de dérives…trop de « trop ». Comme si un gourou avait sorti la vérité vraie d’un coup. Déjà si on pouvait faire évoluer la société sur les vraies violences physiques et physchologiques violentes ça serait pas mal alors aller à ce point…et finalement arriver à l’effet inverse (désolée mais ne pas latrapper par le bras si un bus passe relève pour le coup de la négligence et peut être vraiment préjudiciable…alors moi je lis tout et je pioche ce qui me va. Servons nous aussi de notre logique et de notre bon sens pour ne pas arriver aux extrêmes. Bel article en tt cas

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Je me suis basée sur un compte en effet mais ce n’est sûrement pas le seul. J’aime beaucoup les comptes de parentalité positive et j’en suis plusieurs. Mais là c’est vraiment trop, comme tu dis. Je crois surtout qu’il y a un vrai business là-dessous, de mères voulant bien faire, culpabilisées, et prêtes à tout pour réussir « à fond » l’éducation de ses enfants. C’est plus facile que de s’attaquer à la vraie violence, comme tu le soulignes. Y compris à s’oublier et se négliger totalement. Merci de ton commentaire !

  • Verone

    Ce qui me semble évident c’est qu’un enfant a besoin de savoir que le parent « gère » pour pouvoir le tester. Et qu’il faut rappeler le cadre, indispensable à la construction de l’enfant et à son sentiment de sécurité.

    Et parlementer n’est pas toujours la bonne solution car il n’y a pas toujours de « choix » puisque nous vivons en société donc contraints.

    Je suis bien contente de ne pas être soumise à cette injonction (très violente) de l’anti veo d’avoir de grands enfants qui d’ailleurs,malgré les toxines qu’elles ont du developper, semblent quand même aller bien. Par exemple, les filles (les miennes hein, pas les filles en général) ont toujours tiré profit d’un isolement dans leur chambre et peut être était ce une veo mais p… qu’est ce que ça permettait d’aller mieux.

    Est ce parce que j’oblige, j’interdis, je suis une mauvaise mère? Sans doute alors mais je m’en fous parce que mes filles vont bien et qu’a priori, elles n’ont pas été traumatisées vu qu’elles rentrent encore à la maison le weekend (ok, c’est peut-être davantage pour leur linge sale!)

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Oui, palabrer sans fin avec des enfants, je pense vraiment que c’est stérile. Tout simplement parce que quand ils ont décidé de ne pas comprendre, ils ne bougeront pas d’un iota. Expliquer clairement oui, négocier sans fin, non. Contrairement à cette personne, je crois que les enfants comprennent très bien la raison de la sanction, et savent très bien quand ils sont allés trop loin. Je suis rassurée de me dire que mes enfants, comme les vôtres, ne seront probablement pas de grands traumatisés !

  • 3kleinegrenouilles

    Je te l’ai dit, je suis tout à fait d’accord avec toi. C’est vrai que c’est dur quand on doit se mettre à deux adultes pour maintenir un bébé afin de lui faire une prise de sang ou même un examen qui ne fait pas mal (électroencéphalogramme par exemple) mais qui fait peur à l’enfant. Mais on fait quoi ? On laisse son gamin sans le soigner ? C’est mieux de le laisser souffrir de sa pathologie, tant qu’il n’a pas donné son consentement devant notaire ?
    Ces soi-disant coachs m’exaspèrent au plus haut, elles n’ont aucune idée de la vraie vie et culpabilisent les mères.

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      J’ai beaucoup de mal à imaginer ce qui peut les amener à des raisonnements aussi excessifs, en effet. En plus cette personne a des enfants. Je ne sais pas comment elle fait pour gérer des enfants avec des principes pareils… j’espère pour elle qu’ils n’auront jamais un gros pépin de santé, sinon ça sera la tragédie et ça peut avoir des conséquences graves pour les enfants.

  • Grm

    Je ne connaissais pas et heureusement !!
    Cette VEO veut-elle des enfants sans foi ni loi? Je plains ces futurs jeunes, la société sera une expérience traumatisante pour eux (sans VEO)… 🥵👎😖

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Oui c’est bien ce qui me fait peur, les capacités de tolérance à la frustration, inévitable, de ces futurs adultes.

  • AlexG

    Bravo ! Belle prise de parole, juste et – comme d’hab – magnifiquement écrite 🙂
    Je ne veux pas plomber l’ambiance …. mais si j’avais laissé mon fils décider de ses soins à l’hôpital … il serait mort de sa leucémie !!
    Merci pour l’article ! Nous sommes toutes de bonnes mères qui faisons de notre mieux avec un maximum de bon sens 🙂 Bravo les filles

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Évidemment j’ai pensé à toi et à d’autres mamans dans ton cas… « La chimio si tu veux bien mon chéri », hélas ça ne marche pas. Il faut être une guerrière pour être une mère, et parfois même contre ses propres enfants. bises !

  • 3kleinegrenouilles

    Elles sont tellement certaines de détenir la bonne parole, d’avoir elles seules raison. Je me demande comment seront ces enfants, à qui on n’aura jamais rien imposé, une fois devenus ados puis adultes ?

  • FredoMercury

    Bonsoir,

    Je m’intéressais également beaucoup à la bienveillance, au mouvement NVEO etc.. mais ces derniers temps, j’ai constaté tellement de dérives! Les « extrémistes » flirtent de plus en plus avec la mouvance anti-vaccins, anti-école voire même anti-enseignement! Tout se mélange!
    Je suis membre de quelques groupes Facebook (que je pense quitter sous peu), et j’ai également remarqué que les gourous de ces groupes incitaient les parents à couper les liens avec leurs familles qui pratiquent ce qu’ils considèrent comme des VEO.
    Par exemple: « Ta mère force ta fille à finir son assiette? Coupe les ponts avec elle, elle est toxique ». C’est terrifiant!

    Merci pour cet article, très juste et mesuré.

  • Ade

    J’aurais été fortement tentée de jouer la provoc ‘. La première violence infligée à un enfant actuellement n’est elle pas de décider égoïstement d’en avoir un dans un monde qui court a sa perte, où il souffrira des conséquences des désastres écologiques, météorologiques; où il subira peut être des guerres, où il verra que l’humain est capable de laisser des réfugiés mourir au milieu de l’ocean pour préserver son confort etc… a un moment,il faut être cohérent jusqu’au bout dans son extrémisme, parce qu’une bousculade par Le Bras n’est pas grand chose à côté de cela 😬

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      C’est vrai, il y a aussi le fait que ces questionnements cosmétiques et autres pinaillages éducatifs sont quand même très nombrilistes. Ça aussi, ça m’énerve un peu 🙂 merci !

  • Maman Nouille

    Mais quel formidable article de rentrée madame! Tout à fait pertinent!
    Pur ma part, beaucoup de concepts de l’éducation bienveillante me dépassent et je les trouve même parfois maltraitants pour les parents voire indirectement pour l’enfant.
    Ah l’adultisme par exemple qui dirait que comme on est des grands , on se la pète et on veut tout décider pour nos enfants, alors qu’un enfant sait très bien ce qui est bon pour lui…Je crois que de ce côté là, j’ai les même gosses que toi : bonbons, télé, sommeil quand on s’écroule et jamais de brossage de dents…. j’imagine que e contre argument est que nous vivons dans une société qui surstimule mais en milieu naturel, un enfant sait très bien ce qi est bon pour lui…hum, sauf qu’on est pas en milieu naturel!
    Éduquer pour moi c’est apprendre à l’enfant à vivre dans le monde qui est plein de frustrations et de contraintes mais surtout pleins d’autres gens avec leurs façons de vivre (u de conduire).

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      maltraitante pour les parents : c’est bien là qu’est l’os ma chère !
      On voit beaucoup en effet cette tendance de retour au naturel. Autant je trouve certains aspects supers (dont cododo, portage, allaitmeent long quand c’est possible et choisi), autant d’autres aspects sont irréalistes. Sinon, c’est clair que mes gamins adoreraient vivre à poil dans les bois. Et moi aussi.
      😀
      Sinon en effet, je fais partie des vilains réactionnaires pensant que la frustration (à dose raisonnable, évidemment) est indispensable pour pouvoir plus tard vivre en société (sous peine de passer notre temps à nous maraver la gueule).

  • Maman à dada !

    Bravo pour ces mots justes !
    Malheureusement nous sommes à une époque où tout doit être expliqué par la science et l’éducation ne fait pas exception… Sous couvert de recherches scientifiques, certains parents perdent complètement leur authenticité et c’est à long terme, sans doute bien plus dommageable qu’un bras attrapé en urgence pour éloigner son enfant de la route.
    Dernièrement je lisais mots d’une maman qui sous prétexte de ne pas freiner l’autonomie de son enfant, l’a laissé vider le lave-vaisselle salle et ranger toute la vaisselle sale dans les placards. Elle avait dû ensuite tout ressortir et tour laver placard compris… Parce que évidemment 1 : »attends mon chéri le lave-vaisselle n’a pas encore tourné nous allons de faire tourner ensemble ! » Aurait sans doute était bien trop violent pour un enfant…. 🤷

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Merci beaucoup ! Quel exemple éloquent 🙂
      Tous les concepts, quand ils vont dans le jusqu’au-boutisme, deviennent absurdes. Tous. Je pense aussi que ces mamans sont sans doute terrorisées à l’idée de mal faire.

  • mamanchambouletout

    Tu m’as bien faite rire, comme d’habitude cela dit.
    Tu connais ma position sur le sujet, mais force est de constater que ce genre de discours dessert grandement l’éducation bienveillante. Pour conclure, j’ai envie de dire qu’il y des c***ns partout, dans tous les courants de pensées, et visiblement certains sont gratinés !

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Oui bien sûre je connais ta position mais permets-moi de te dire que je ne t’ai jamais vu proférer des absurdités ! Tu as choisi un mode de maternage proximal qui vous convient très bien, pour autant tu ne donnes pas de leçons à celles qui font des choix différents. C’est pour cela que j’aime te suivre !

  • Anne Jacquin

    Juste un immense merci pour cet article!! Merci pour ces mots justes et d’oser les écrire!! Je partage entièrement ces pensées! Bravo!!! Une très belle journée!

  • alinetterunnette

    1jour de publication et déjà plus de 50 commentaires, il était temps que j’ajoute mon grain de sel 😉 Qui sera simple mais efficace: le bon sens ma bonne dame, le bon sens.
    J’ai dévoré ton article et opiné du chef toutes les 3 lignes, tout comme je l’avais fait pour « l’éducation approximative ». Il y a du bon et même du très bon à prendre du côté de la parentalité positive (même si ce terme me hérisse le poil en supposant que tout le reste n’est que nullité et négatif), mais le principe de réalité, le bon sens et la santé mentale de l’ensemble de la famille doivent être les seuls juges de paix! Ta conclusion est la meilleure qui soit, quand on se demande si on fait bien c’est déjà bien faire en soi.
    et j’ai bien aimé le commentaire qui parle « des gens dans la vraie vie ». Ça me fait ça parfois, où je fais ou dit quelque chose à mon enfant qui me vaudrait le pilori sur l’insta-bisounours-bienpensant, et que personne ne relève autour de moi.

    Big up et merci!

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      C’est notre Virginie nationale qui parle des gens de la vraie vie 🙂
      Merci de ton commentaire !
      Je prends aussi le bon dans la parentalité positive. Mais il y a quand même une tendance à la gouroutisation de certaines influenceuses et ça me dérange vraiment.

  • Latmospherique

    J’avoue je suis sidérée par ce genre d’idées. Mais comment pouvions nous penser que l’éducation échapperait à ces extrêmes?

    Ce qui est moche, terrible même, c’est pour les enfants. Comment un enfant peut s’y retrouver la dedans. Un enfant a besoin d’un cadre, de règles. Dire qu’il n’a pas conscience du danger ne fait pas de lui un imbécile. Juste un enfant, qui n’a pas encore toutes les données nécessaires pour prendre des décisions sur telle ou telle chose.

    Tu as raison, à travers le monde, il y a des enfants qui vivent de la vraie violence. Pour moi nourrir son enfant, l’emmener chez le médecin, le faire vacciner, le protéger c’est l’aimer et le respecter. Ne pas respecter son enfant par contre, là c’est une violence. C’est l’entretenir dans un « idéal » qui n’existe pas.

    Je trouve que les parents aujourd’hui sont plutôt à l’écoute de leurs enfants. Chacun fait ce qu’il peut. C’est déjà pas mal. Il faudrait que certains parents arrêtent de penser qu’ils font tout mieux que les autres. Il n’y a pas un chemin parental comme il n’y a pas un seul modèle d’enfant.

    Heureusement il y a encore du bon sens, ton article et la majorité des commentaires en sont la preuve!!!

    • Sorrynotsorry NalimentezpaslesVEOsvp

      Je pense qu’il y a interprétation de votre part, et que la façon dont vous racontez ce que vous avez lu est tout aussi toxique, pour preuve les commentaires se ventant de VEO car « on est humain bordel », en s’appuyant sur cas de laxisme extrême pour se justifier. Pas de remise en question, pas de juste milieu…

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Bonsoir,
      personne ici ne se vante de VEO. En revanche, je vois dans les réactions ici et sur instagram, des mamans culpabilisées à outrance car elles ne font jamais bien, que ce soit vis-à-vis de leur boss, de l’écologie, des anti-VEO etc etc… Je n’ai pas pris des exemples d’un laxisme extrême mais les réponses qu’une personne « spécialisée dans la parentalité » assène à des mères. Lesquelles réponses les embrouillent, les déstabilisent, et les angoissent. Lisez les commentaires, vous verrez.
      Je crois pour ma part que l’éducation n’est bienveillante que si elle respecte les enfants ET les parents. Là est le juste milieu. Par ailleurs, si tout les enfants étaient aussi maltraités que ceux des personnes commentant ici, ce serait le paradis. C’est vous qui sombrez dans l’excès et c’est très dommage : cela dessert vos propos. Ne vous trompez pas d’adversaires. Les vrais violents ne sont ni sur les blogs, ni sur Instagram, tout se passe dans l’intimité de leurs foyers.

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Merci Marie.
      Je partage ton avis sur le fait que les enfants sont respectés et écoutés de nos jours, globalement. Et la diversité des familles, des héritages familiaux, des cultures fait qu’il ne peut y avoir une seule méthode d’éducation.
      bises !

  • Emma

    Ohlalala mais merci merci merci ! Que ça fait du bien de lire cela ! J’en peux plus de ce totalitarisme à coup de comparaisons ahurissantes (j’ai lu des choses similaires à ce que vous décrivez sur le bisou à un enfant assimilé au viol !) qui ont pour conséquence de banaliser la véritable violence contre les enfants.

    Et cela n’aide pas du tout les parents qui ont des enfants avec lesquels c’est parfois difficile (impossibilité de dormir sans ses parents à 2,5 ans, comportements excessifs et difficiles à gérer, colères etc.) et qui du coup laissent faire, rentrent dans un engrenage mortifère qui peut mener au burn out parental, se disant que c’est normal qu’il faut juste l’accepter, que leur enfant est un cas à part (un BABI…), plutôt que d’essayer de rétablir la place de chacun et une certaine autorité parentale (ouh le gros mot !) en se faisant aider. Je vous conseille de lire les délire sur l’aldutisme, ça laisse pantois.

    Pour ma part je recommande en revanche la lecture de j’ai tout essayé de Filiozat. Elle donne des clefs pour le quotidien, et ce n’est pas la parentalité positive poussée à cet extrême. Les situations sont peut être un peu trop idéalisées parfois mais ça peut vraiment aider.

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Merci Emma 🙂
      je crois aussi que c’est plus facile de « s’attaquer » à des mamans concernées qu’à des parents réellement indifférents au bien-être de leurs enfants.
      Pour le coup des BABI, je ne connais pas assez bien la problématique. Sinon, je pourrais dire moi aussi que mon dernier était un BABI, qui a beaucoup réclamé les bras, a dormi tard avec nous et…, ou un enfant hyperactif. Et puis on s’est rendus compte qu’en fait, il était simplement turbulent et avait besoin d’être cadré différemment (et plus) de nos autres enfants. Peut-être que « poser un diagnostic » est un acte rassurant en soi, car on est ensuite pris en charge ?
      Merci pour la référence de Fillozat, j’en ai entendu beaucoup de bien en effet !

  • Emma

    Ce qui me chiffonne le plus dans tout ça, c’est que cet oubli des parents et de leur bien-être, c’est cela qui nuit aux enfants. Cette pression mise parfois dès le début sur les parents, notamment sur la mère, pour appliquer les préceptes de ce qui constitue un modèle crée des situations où les parents qui n’arrivent pas à assumer, à tout faire « bien » (fatigue, ou simplement choix de vie) mais essaient de s’y conformer malgré tout sont en frustration, en tension, ne se font pas confiance. C’est cela qui est véritablement toxique pour les enfants.

    Pour ma part le « modèle » que j’ai vécu comme une pression est celui de l’allaitement exclusif à la demande le plus longtemps possible, portage, dodo dans la chambre etc., mais cela peut être bien sûr autre chose, voire l’inverse, pour d’autres parents.
    J’ai frôlé très vite le burn out (j’étais encore à la maternité, j’y suis restée deux semaines) avec une répercussion très fortement négative sur le lien parental. J’ai tout de suite réussi (avec l’aide psy) à identifier cette charge mentale comme étant à l’origine de mon mal être et du lien dégradé avec mon bébé.
    J’ai réalisé que j’étais en train de m’oublier complètement à cause de totems maternants auxquels je n’étais même pas attachée au départ et que je n’assumais pas. J’ai dit stop. Il a fallu que j’impose à certains professionnels de santé le fait de ne plus vouloir allaiter.
    Quand on nous a conseillé à la sortie de la mater de dormir dans la même chambre que nos enfants (jumeaux) nous avons fait autrement, tout en restant bien entendu dans la vigilance et la sécurité due à la prévention de la MSN.
    Quand on m’a fortement conseillé le portage long en journée pour éviter la plagiocephalie et les coliques, j’ai gentiment expliqué que l’on avait essayé mais que ce n’était pas trop notre truc. Et comme on ne ne nous donnait pas d’autres solutions même quand elles existaient, ben on a cherché tout seul. Bref il a fallu se justifier souvent et camper un peu sur nos positions.

    Mais nous écouter, ça a tout changé. Être dans un modèle éducatif et familial choisi et non subi a libéré énormément de tensions et m’a au final rendue bien plus disponible émotionnellement pour mes enfants que quand j’essayais de me contraindre à un type de maternage qui ne me convenait pas.
    Alors bien sûr que le bien être de l’enfant est primordial. Mais il faut tout autant s’écouter nous parents, ne pas préjuger de nos forces, savoir où on met le curseur, où on place l’objectif. Se mettre la barre à un niveau inateignable, quel intérêt ? Il faut faire ce que l’on peut et se dire que l’on est pas pour cela de moins bons parents que les autres.

    Il faut donc se connaître et s’accepter.
    Un parent rassuré c’est déjà un bon point de départ pour avoir des enfants apaisés (même si ça ne fait pas tout, oh que non bien sûr).
    J’aurais donc tendance à dire que le plus important c’est pas le mode d’éducation choisi. C’est le fait d’être en accord avec soi même en tant que parent et d’être aussi un tant soit peu rationnel.

    Car tous ces préceptes culpabilisateurs me semblent bcp plus guidés par les affects et l’émotionnel que par la raison (malgré leurs références souvent appuyées aux neurosciences) pour au final mettre les familles dans des situations tout à fait incompatibles avec le réel.
    Il y a un exemple qui je trouve illustre bcp cela. La question de la propreté. Je vois des parents autour de moi qui ne veulent pas imposer le pot, avec le même référentiel argumentaire que ce que vous dites (la VEO). Et au final, la rentrée arrive et la propreté se fait en catastrophe. Est ce mieux pour l’enfant ? Est ce moins violent ? Car c’est bien là la limite du système. Au bout du compte, il nous faut vivre en société, en collectif. Il y a des choses qui s’imposent à nous. Il y a le réel contre lequel on se cogne comme disait l’autre. Il y a des échéances. Il vaut mieux s’y préparer avec anticipation, que dans l’urgence et le stress de la dernière minute. Deja que quand on anticipe, c’est pas gagné…
    Alors à l’école c’est la propreté. C’est vrai que c’est peut-être une norme arbitraire de décréter que l’enfant doit être propre à 3 ans. Mais comment vivre ensemble sans règles communes ? Grandir n’est ce pas justement confronter son individualité au collectif ?

    J’ai l’impression que tout cela c’est aussi une conséquence d’une montée en puissance de l’individualisme. Le consentement oui. Évidemment. Mais il ne faut pas confondre, il me semble, consentement et affranchissement de toute règle sociale. Et quand il s’agit de sécurité de l’enfant n’en parlons pas.

    • 3 enfants en 3ans

       » Grandir n’est ce pas justement confronter son individualité au collectif ? » cette phrase me parle beaucoup, je vais la garder merci pour cette formulation pleine de bon sens

  • Evelyne MESTER

    Pfffiou, dur de te répondre, tellement il faudrait reprendre quasiment ligne après ligne pour avoir une discussion constructive et riche ensemble sur ce sujet. Tu sembles avoir écrit sous le coup de la colère. Je ne connais pas ce compte IG et je n’ai rien lu de tout ça. Mais je connais bien les réseaux sociaux et la parentalité dite « positive », et je vois donc très bien de quoi tu parles. Je suis d’ailleurs sur le point de faire une vidéo sur ce même sujet : comment mettre trop de pression sur les parents.

    La parentalité dite « positive » entraîne chez certains des dérives, notamment sur le soucis de perfection. Et j’ai l’impression qu’on reste en superficie des choses, avec des méthodes et recettes pour éduquer avec bienveillance son enfant, mais on a oublié de se poser les questions essentielles, qui ne viennent pas vraiment à l’idée des parents, habitués à fonctionner quasiment de la même manière depuis bien des générations : comment prendre soin de soi au point de ne plus jamais avoir la pulsion de crier sur son enfant, comment prendre soin de l’être humain qu’est l’enfant au point d’avoir totalement confiance en lui, comment être présent sans imposer des choses à l’autre, comment fonctionner autrement qu’en mode dominant-dominé sans pour autant que ce soit le chaos dans la famille et dans la société ?

    Tu dis « s’interroger en permanence sur sa légitimité à user de l’autorité […] il faut n’avoir que cela à foutre ». Si on n’a pas que ça à foutre, ça peut valoir néanmoins le coup de se poser la question une seule fois dans sa vie de parent. Moi oui je n’ai que ça à foutre, car j’y consacre ma vie professionnelle et personnelle : c’est une avancée que je souhaite de tout cœur, que tous les parents se questionnent sur la légitimité à user de l’autorité, comme les hommes ont fini par se questionner sur leur légitimé à user de l’autorité sur leur femme, comme les colons se sont questionnés sur la légitimité à user de l’autorité sur leurs esclaves.
    Se questionner sur le droit ou non à imposer sa propre vision du monde sous le label « éduquer » est un premier pas sain, d’après moi, qui amène à voir les choses sous un autre angle et à découvrir à quel point on peut vivre ensemble dans tellement plus de respect de chacun, parents et enfants. Pour peu qu’on prenne la peine de découvrir qu’il est possible de vivre en famille sans domination, sans l’autorité, en collaboration et soin mutuel entre chaque membre de la famille.
    Si le sujet te semble intéressant à creuser, je te propose de visiter mon site qui te présentera mon livre « Mon enfant mon égal » (éditions le Hêtre Myriadis) sorti en juillet, et sur lequel tu pourras trouver des articles de blog qui sont totalement l’inverse de culpabilisants. Je suis à ta disposition pour discuter si tu veux.
    http://www.mon-enfant-mon-egal.com/
    Evelyne.

    • Emma

      Je trouve tout ce que vous dites intéressant et je n’ai pas du tout l’impression que vous parlez de qqch d’ésotérique (le respect mutuel, le fait de s’écouter, de ne pas être dans le cri, de prendre soin de soi pour relâcher la pression et ainsi améliorer le lien que l’on a avec son enfant etc.)
      En fait c’est tout à fait ce que je ressens… depuis que je me fais totalement confiance dans ma vision de la parentalité…
      Mais voilà, pour ma part, je pense justement tout l’inverse. Et ne croyez pas que je n’y ai pas réfléchi Bien au contraire.
      L’enfant n’est pas l’égal de l’adulte. Et ce n’est pas parce que je dis cela que je mets en esclavage mes enfants (quelle comparaison insupportable ! Le problème du colonialisme et du patriarcat c’est justement qu’ils infantilisent des individus autonomes en niant leur droit à disposer d’eux-mêmes et la liberté dont ils devraient jouir en tant justement qu’adultes. En revanche renverser la logique en disant que l’enfant est comme un esclave ou une femme dominée est un pur sophisme. Par ailleurs un esclave appartient à son maître tel un meuble dans le droit colonial. Personne ici ne prêtend posséder ses enfants et avoir droit de vie et de mort sur eux. Car c’est ça l’esclavage ! Alors il faut prendre garde on comparaison que l’on fait ! Dans le cas présent vous illustrez totalement l’extrémisme idéologique que dénonce cet article)
      Oui il y a une autorité de l’adulte sur l’enfant. Car c’est bien l’adulte qui fixe un cadre, d’abord simplement sécuritaire nécessaire à la survie, et ensuite social. Bien sûr que l’on discute, on explique voire on débat même au sein de la famille, mais quand il y a la nécessité parfois de trancher, c’est l’adulte qui arbitre. Et qui peut imposer sa décision.
      Faire de l’enfant un adulte comme les autres, c’est ce qu’on faisait jusqu’au XVIIIème siècle. Quand on considérait que les enfants étaient des adultes miniatures. À une époque justement où l’on niait les « droits de l’enfant » puisque la notion même d’enfant n’existait pas juridiquement.
      C’est bien cette place particulière qu’occupe l’enfant, notamment dans le droit, qui le protège et confère à l’adulte une responsabilité vis à vis de lui, qui s’exerce parfois contre le désir de l’enfant. C’est ça l’autorité.
      Pourquoi considérer que l’autorité s’exerce forcément par la violence ? Là est le problème. C’est comme ce qualificatif de « bienveillant » ou de « positif » que l’on colle pour en fait taxer, en creux, de maltraitant et de toxique tous les autres parents.

    • madeleineetcupoftea

      Les gens confondent autorité et autoritarisme… 😉 l’autorité n’empêche pas le respect, ni l’amour. Je fais autorité, avec bienveillance, parce que j’ai le savoir et l’expérience, et que je transmets ce que je sais dans le but de faire grandir l’autre. J’élève.

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Je me rends compte que j’ai répondu à peu près la même chose que toi à Evelyne 🙂

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Bonsoir Evelyne, merci pour ton commentaire développé ! j’irai voir ton site avec plaisir.
      Alors je n’ai pas écrit sous le coup de la colère, mais plutôt de l’agacement. Car je vois plein de mamans culpabilisées, rabaissées, avec l’estime de soi dans les chaussettes, à cause de ce type de discours. Et je trouve que ce n’est pas supportable.

      Tu dis « comment prendre soin de soi au point de ne plus jamais avoir la pulsion de crier sur son enfant » et je suis entièrement d’accord : prendre suffisamment soin de soi, c’est la clé pour être capable de rester zen avec un enfant qui sera turbulent, ne fera pas ce que l’on souhaite au moment où on le souhaite, etc…. C’est pour ça que chez les Fabuleuses au Foyer nous travaillons à rebooster l’estime de soi des mères qui est mise à rude épreuve.

      Quand je parlais de s’interroger sans cesse sur sa légitimité à user de l’autorité, je clarifie : je parle d’un usage raisonné de l’autorité. Pas d’une autorité implacable qui nie les besoins de l’autre, donc pas du tout de l’autorité maître/esclave ni mari à l’ancienne/épouse. Je parle de l’autorité qui fait que, comme ce soir, quand mon fils en sautant dans le bain 10 fois d’affilée manque de se blesser en tombant, je finis par le sortir de l’eau même contre sa volonté, pour le calmer dans mes bras, en le contenant, mais de manière affectueuse. Pas en le plaquant au sol façon manif gilets jaunes 😉

      La question est, que met-on derrière le mot autorité ? est-ce forcément négatif ? l’autorité n’est-elle que liée à un désir de domination, ou à une nécessité qu’une personne décide pour le groupe / la famille ? On voit ce que ça donne quand on se déplace en groupe pour aller au resto par exemple : tant que qq1 ne prend pas une décision, le groupe ne sait pas trop ou aller entre ceux qui veulent des pizzas ou un tandoori. Qu’un leader décide, et tout de suite ça simplifie les choses. Dans une famille, on se retrouve un peu dans la configuration d’un mini-groupe dont les membres ont parfois des souhaits discordants. La présence d’un leader parental, apaise souvent les choses.
      Au plaisir de te lire !

  • juliette

    bonsoir!
    merci pour ce billet
    parfait pour ce soir, moi qui pète un cable
    car trop de pression de toute part, du coup mes VEO deviennent encore plsu présentent
    ton article m’a soulagée, j’ai pu respirer…
    et comme le dit le site des fabuleuses: nous sommes justes « assez » et ça fait toute la différence!
    non, je ne suis pas parfaite
    oui, le plus important c’est assurer un cadre sécuritaire et affectif…
    regardez, comme moi, j’ai été éduquée, d’où je viens, et qui je suis, ce que je suis devenue en tant que parent…(!!!!) comme quoi rien est raté!
    sur cette barre de rires, je vous dis bonne nuit!!!!

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Merci beaucoup Juliette, si cela t’a fait cet effet, alors mon but est atteint ! ici aussi ce soir ce n’était pas triste 🙂
      On respire, on prend un temps pour soi, et demain, ça repart ! 😉

  • madeleineetcupoftea

    Formidable article. Bravo. Merci de le dire. Le défaut d’éducation est une violence. Et ces personnes qui exagèrent décrédibilisent une éducation positive effectivement bienveillante et formidable, parce que dans éducation positive… il y a surtout le mot éducation !

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Merci 🙂
      oui, je trouve cela tellement dommage d’aller dans ces extrêmes, car la base est vraiment intéressante et bien intentionnée. Qui ne veut pas être positif et bienveillant envers ses enfants ?

  • turbuletteougigoteuse

    Merci pour cet article plein de bon sens et qui fait tellement du bien à lire. L’éducation positive à tout va et à l’extrême est fatigante et dangereuse. Je pense aussi que c’est une des causes des difficultés maternelles, notamment burn-out maternel (le sujet de mon blog). A ajouter une telle pression (en plus du reste) sur les parents (souvent les mamans) pour qu’elles soient « de bonnes mères » (qu’elles sont en général déja si elle s’intéresse au sujet), ça les pousse encore plus sur la pente du « je n’en fais pas assez, je n’aurais pas du faire ça, je devrais être patiente/plus douce/plus compréhensive/… ». Mais non, nous ne sommes pas wonderwoman.
    je vais m’empresser de lire le reste du blog !

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Je ne peux qu’approuver chaque mot de ton commentaire ! c’est très exactement cela.
      Ton blog est très chouette ! Jolie découverte 🙂

  • doublerose

    Merci, merci, merci
    Oui à l’éducation positive et oui à la bienveillance envers les enfants et envers nous-même. Mais malgré tout l’enfant reste un être en construction et par moment il ne sait pas ce qui est bien pour lui.
    J’ai vu récemment une collègue pédiatre en grande difficulté car les parents d’un de ses jeunes patients atteint d’un cancer avaient décidé d’arrêté les traitements parce que leur fils « ne veut pas, il n’a pas envie d’avoir des piqures » (alors que sur sa pathologie, statistiquement, le traitement marche à 90%). Enfin zut quoi…on le laisse mourir dans les 6 mois parce qu’il ne veut pas de piqure??? Il a 12 ans!!

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Merci à vous !
      L’exemple que vous donnez est terrible. Une personne sur FB a témoigné du fait que ses parents n’ont pas voulu l’obliger à se faire soigner un oeil quand elle était enfant car cela lui faisait mal, elle se débattait etc… Aujourd’hui elle a perdu la vue de cet oeil. Et elle raconte à quel point elle leur en veut de ne pas l’avoir obligée à subir les soins. Alors certes, il s’agit sans doute d’une interprétation erronée de la bienveillance, mais le problème est que les messages dispatchés à tout va sur les réseaux sociaux peuvent être dangereux pour les parents qui doutent d’eux, sont plus fragiles, et vont prendre pour argent comptant ces préceptes sans forcément les approfondir.

  • Marcounet

    Merci à Sorrynotsorry NalimentezpaslesVEOsvp, je commençais à me dire qu’il n’y avait que des gens normaux, ici 😀

    Je ne me souviens pas ressenti comme violent le fait de devoir manger des épinards ou du poisson, même si je n’ai jamais été très fan, ni de marcher sur le bord de la route plutôt qu’en plein milieu (les exemples sont innombrables). Obliger son gamin, à enfiler un manteau quand il fait froid relève du simple bon sens et non de la violence psychologique.

    Marie, si tu veux en parler à quelqu’un qui s’y connait en éducation, puis-je te suggérer ta mère ? Elle a eu quatre enfants, et d’après ce que j’en ai vu, elle s’en est bien tiré !!!

    Chères Mamans, si vous voulez savoir ce qu’il ne faut pas faire, je vous recommande « Quel amour d’enfant » de la comtesse de Ségur. Vous n’y trouverez aucune trace de VOE, juste les mésaventures d’une gamine dont les parents exaucent tous les désirs. (Vous avez le droit de tricher : le résumé sur Wikipédia est excellent et très fidèle.)

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      En fait je n’ai eu que très peu de réactions négatives : 2 en tout et pour tout. Quelques réactions mitigées, ou modérant mes propos, et d’innombrables réactions de soulagement, ici, sur FB, Instagram, par messages privés, de mères qui en ont marre d’être culpabilisées, qui parlent de dérive sectaire de certains spécialistes autoproclamés. Comme quoi… J’avais hésité à le publier, mais finalement cela a l’air de soulager pas mal de monde !

    • 3 enfants en 3ans

      C’est amusant, parmi mes nombreux articles non finis, il y en a un sur Sophie et la comtesse de Ségur… Pour l’anecdote, même les petites filles modèles subissent de la VEO au sens ou certaines l’entendent.
      Plus généralement cet auteur a permit une vraie avancée dans les méthodes éducatives…. Pourtant, quand on voit ce qui se passe dans ces livres, on a parfois froid dans le dos

  • Ludi

    Maman psy de 4 enfants, je suis effarée de ce « mouvement » d’éducation dite bienveillante. Car on oublie tout simplement que l’enfant comme l’adulte est constitué d’émotions positives et négatives, d’amour mais aussi d’agressivité. Le conflit dans l’éducation ne doit pas être évité car il reste structurant (toute puissance de l’enfant, recherche RASSURANTE de limites contenantes et cohérentes). L’adulte accompagne l’enfant dans la mise en sens de ce qu’il ressent et le socialise, lui permet de vivre en lien avec les autres de manière adaptée. Devoir limiter l’enfant n’est pas maltraitant mais une responsabilité de parent. Le conflit relationnel n’est jamais agréable mais il reste vecteur d’élaboration. Et oui les parents sont humains et les enfants ne sont pas traumatisés de voir qu’ils ont des failles et surtout qu’ils ne sont pas parfaits…

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Merci de votre prise de parole !
      Je suis totalement d’accord avec vous, évidemment. Il y a une dramatisation complète des conflits, et contrairement à ce que prétendent certaines « influenceuses », je pense totalement faux de dire qu’élever la voix aura forcément des conséquences dévastatrices sur le cerveau d’un enfant (étant entendu que l’on parle ici de cris dans un contexte aimant). Mes enfants savent parfaitement quand ils vont trop loin, même s’ils sont petits. Et je considère que voir mes émotions négatives, peut aussi leur apprendre à se décentrer d’eux pour prendre en considération mes propres besoins : c’est un apprentissage de l’empathie.

  • Stéphanie Dufour

    Je te découvre sur Instagram et ici, avec cet article. J’ai vu les dérives, je les vois régulièrement à travers des groupes ou des communautés. Comme tu le dis, c’est devenu une véritable secte qui oublie une chose importante : le parent se doit d’apporter sécurité à son enfant, cela passe par les soins, l’hygiène alimentaire etc … Alors un moment, qu’il soit ok ou non, il y a pour moi, maltraitance en manquant à ces soins .. (Ne pas le laver pendant 1 mois parce qu’il ne veut pas être en contact avec de l’eau est bien plus maltraitant que la parent qui va le laver ‘de force » en lui ayant expliquer avant les tenant et aboutissants)

    Bref, un très bon article que tu as fais là !

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Merci beaucoup 🙂
      de nombreuses mamans m’ont dit que la manière dont est présenté ce mouvement éducatif par beaucoup, les culpabilise, annihile leur confiance en elles, et artificialise leur relation avec leur enfant puisque tout est soupesé, évalué, anticipé. Il n’y a plus de place pour la spontanéité.

  • Léa

    Non mais juste une chose, merci ! Un grand merci ! Je pense savoir de quel compte il s’agit, ou en tout cas, je suis un compte du genre et je me suis tellement remise en question pour RIEN !! Du genre limiter la consommation de sucre ou la quantité de tv sont des VEO ?! Pour ma part, je trouve que cette éducation positive à l’extrême est en fait une forme de VEO parce qu’elle demande aux enfants de prendre tellement de décisions et de responsabilité qu’ils ne devraient pas avoir à prendre… enfin bref, nous revenons de New Delhi et sommes clairement des privilégiés ! 🙂

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Merci Léa ! C’est clair que quand on connaît la misère que vivent certains enfants dans d’autres pays, on relativise les « violences éducatives ordinaires » tel que le lavage de nez ou le bain 🙂 Votre phrase sur les responsabilités excessives que cela ferait peser sur les enfants est tout à fait exacte.

  • julyiet

    Ce qui est lourd dans la parentalité de manière générale c’est cette façon qu’on a de se juger les uns des autres. L’humain n’est pas un être mesuré, c’est une évidence.

    Il y a certaines comparaisons indirectes qui me gênent dans l’article comme la partie sur les enfants travailleurs, pauvres, souffrants etc… difficile de comparer deux civilisations dont une privilégiée par définition. Ou bien celle sur les parents ayant subi des violences enfants qui deviennent malgré tout de bons parents. Et rien n’est dit sur les séquelles ! Oui ce sont de bons parents ou plutôt des parents « normaux » comme s’il y avait une normalité d’ailleurs… mais QUID des séquelles que personne ne voit ? Les TOCS, le manque de confiance, l’auto-flagellation mentale, les doutes ou pire, les maladies comme l’anorexie… Une enfance violence (on ne parle pas uniquement du physique) laisse des séquelles que la société ne peut pas voir car intégrées dans les comportements dits « ordinaires ». Pour autant, cela a le mérite d’être soulevé car un bon parent n’est pas forcément un parent sans séquelles pour sa propre vie à lui, d’adulte.

    Ce titre m’interpelle aussi « 4/ Parce que s’interroger en permanence sur sa légitimité à user de l’autorité, c’est un peu un questionnement de privilégiés. Il faut n’avoir que cela à foutre. »
    Je le trouve terriblement injuste pour les parents qui essaient de bien faire sans pour autant être considérés comme des privilégiés.Parce que la parentalité positive part d’une envie commune : celle de bien faire. C’est dommage de pointer du doigt de cette façon que je trouve un peu violente également dans les commentaires, une bonne intention. Il y a tellement d’horreurs dans ce monde, de combats malsains et d’intolérance de manière générale, pourquoi pointer du doigt les bonnes initiatives ? Comme dans toute démarche positive, il y a et il y aura des erreurs évidement. Je pense que le fond de l’article est fondé, que certains exemples sont extrêmes et j’espère que ces parents apprendront de leurs échecs. Mais pour les aider, faut-il pour autant les juger ?

    Allez, comme tout le monde j’en reviens à moi ! On pourrait croire avec tout ce qui a été écrit plus haut, que je suis une maman « extrême » qui laisse tout faire. Alors non. J’en ai 3, je suis littéralement épuisée en cette période de rentrée. Je pratique ce que j’appelle la « bonne partie » de la VEO c’est à dire : pas de violences physiques. Aucun d’eux n’a reçu ne serait-ce qu’une seule fessée, une seule gifle, pas même un bras tiré sauf en cas de danger je suppose. (On se rejoint là-dessus) Est-ce que ce sont des enfants rois ? Non. Est-ce qu’ils sont malpolis, exigeants, irrespectueux, capricieux… non. Est-ce que je suis une super maman ? Oh non. Ils leur arrivent d’être punis, ils réparent leurs erreurs, je crie aussi parfois et pas plus tard qu’hier soir, j’ai refusé de les accompagner au lit parce que j’étais le-ssi-vée. Par contre oui, je prends le temps de me poser des questions sur mon autorité. Et constamment. Pourtant je travaille 5/5 js, avec quasi 2h de trajet matin + soir, de la fatigue intense et non, je ne suis pas une privilégiée pour autant et surtout, bordel de bordel, je n’ai pas que ça à foutre ! Si je pouvais me poser moins de questions… mais je sais qu’on en chie pour quelques années car là, on est en train de leur filer les bases. C’est sur ce qu’ils vivent maintenant avec nous, qu’ils vont pouvoir s’appuyer une fois dans leur vie d’adulte.

    Alors je prends le temps de les écouter même quand je suis claquée. Je les calme, j’apaise leurs peurs, je conseille à tout va, mes oreilles bourdonnent constamment mais je sais pourquoi je le fais parce qu’un jour ouais, ils seront partis. Et si de temps en temps j’aurais bien besoin d’un week-end de repos (parent c’est le seul métier sans RTT), ils vont terriblement me manquer. Tous ces trucs qu’on vit là entre nous, notre dynamique à 5, nos voyages, nos rires, nos moments câlins, un jour ça ne sera plus. Alors je prends le temps que je n’ai pas pour essayer de faire passer les peurs et les crises. Ils refusent de mettre leurs chaussures ? « OK on va faire un jeu ! Le premier qui met ses chaussures gagne. Hey je parie que tu ne peux pas les mettre en 1 minute, on essaie ? Oh tes chaussures sont plus belles que les miennes je suis jalouse. OK je les prends aujourd’hui ! Quoi tu ne veux pas ? Bon ok je te les laisse mais juste aujourd’hui hein ! »
    Hurler pour qu’ils se préparent ne mène à rien si ce n’est quelques minutes (et encore) de plus. Au final l’enfant part à l’école triste, frustré et le parent avec une sensation d’échec parce qu’il a crié.

    C’est en ça que les discours contre la parentalité bienveillante me soûle : on fait subir à l’enfant des choses qu’entre adultes, on se refuse. (Hors sécurité attention !) Prendre le bras de son enfant pour lui éviter un front contre front avec un bus, comment vous dire… je crois que là, même mon mari je lui tire le bras. ^^ Mais si ce dernier traîne des pieds pour partir faire les courses par exemple, je ne vais pas le tirer par le bras et lui gueuler dessus pour qu’il avance. Nos enfants ont tous un truc, une faille facile à exploiter. Faire passer les blocages par le jeu c’est du boulot, ça prend du temps mais une fois le truc acquis, c’est rodé. Et oui, ça demande de la réflexion et des moments sur un planning déjà surchargé mais je considère que ce n’est pas de leur faute si la société nous gave de stress au quotidien. Partir tôt, arriver à l’heure sinon être collé devant la porte de l’école, les bouchons, le travail, les transports… on vit dans une société ultra stressante (et moi en région parisienne, c’est for-mi-dable !). Nos enfants ressentent les mêmes choses que nous, on a tendance à l’oublier. Un matin vous êtes plus fatigués qu’un autre ? Idem pour eux. Parfois vous vous levez avec un petit moral ? CQFD. Alors oui, nous sommes aussi l’adulte garant du respect du planning. Mais l’éducation bienveillante m’a appris des trucs, des astuces pour parvenir à gérer tout ça (au mieux, je ne suis pas infaillible) en évitant les cris et les pleurs autant que possible. Et ces trucs oui, ça demande du questionnement sur soi en permanence.

    Je sais que l’article n’est pas anti VEO mais j’ai peur (comme je l’ai vu déjà passer sur fessebouc) que ce soit repris par des anti VEO qui n’attendent que ça pour justifier l’injustifiable. Néanmoins, il a le mérite de faire débattre et j’espère j’espère j’espère, que chacun tirera sa conclusion avec bonne intelligence. 🙂

    • Laura

      quoique il arrive on est RESPONSABLE de la sécurité physique et psychologique de l enfant, c est des MINEURS, ils n ont aucune capacité pour décider seul ce qui est bon pour eux …apres avec l âge ça s arrange, on peut les raisonner…
      mes 3 enfants ont eu des soucis médicaux assez lourd, opération, scanner ect ils ont tous pleuré et ça m a pas enchanté…j essaye d adoucir au mieux leurs quotidiens, j adore leur faire plaisir mais des fois c est pas marrant et ils ont pas le choix..la vie c est aussi des frustrations

      ya un gamin dans le quartier laissé complètement à l abandon car c est la philosophie de sa mère qui lui interdit rien pour pas le traumatiser il se met en danger depuis tout-petit…(dernière en date s accrocher en vélo derrière une voiture…) je sais pas s il va faire long feu comme le mec qui a tenu absolument a tester sa trottinette sur autoroute…

      de toute façon, si tu t occupes mal de ton gosse, la justice va te rattraper pour maltraitance, faut que pas que ces extrémistes l oublient…là c est la juriste qui cause

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      @Laura
      Faire soigner un enfant n’est en effet jamais une partie de plaisir, pour lui bien sûr mais également (surtout ?) pour les parents. Par ailleurs certains parents confondent bienveillance et laisser-faire, bien que les vrais principes de l’éducation bienveillante ne soient absolument pas cela. C’est triste pour leurs enfants qui ne sont pas bien préparés à affronter le monde et s’insérer dans la société comme adulte.

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      @Julyiet
      Merci pour votre commentaire très intéressant.
      Effectivement je n’ai pas tout abordé, cet article était déjà trop long 🙂 Pour vous répondre succintement :
      – Concernant la comparaison avec des enfants pauvres etc : en fait ce que je voulais dire, c’est que la société dans laquelle nous vivons, où règnent globalement la paix et l’abondance, nous a fait perdre de vue les priorités qui sont celles de tant d’autres êtres humains. Il se trouve que j’ai fait du volontariat dans un des pays les plus pauvres du monde : c’est une expérience qui transforme à tout jamais, et oui, clairement, je relativise nettement le « traumatisme » vécu par un enfant envoyé dans sa chambre, ayant vu des petits de 5 ans sniffer de la colle dans les rues le soir ou se prostituer.
      – Pour les séquelles des adultes ayant vécus des traumatismes enfants : bien sûr, il y en a. Mais ce n’était pas le sujet en soi. Si on peut devenir un parent compétent après un traumatisme, je pense qu’on ne devient pas un adulte violent parce qu’on a été forcé de mettre ses chaussures le matin.
      – Pour l’initiative positive de ceux qui pratiquent la parentalité bienveillante : je ne nie évidemment pas la bonne intention. Mais je pense qu’il y a aussi, chez certaines personnes dans ces courants, quelque chose qui peut tourner (sans doute vais-je vous choquer) au nombrilisme profond : MON enfant, MON éducation parfaite, MA réussite. C’est plutôt cela qui me met un peu mal à l’aise parfois. Cela me paraît aller dans le sens d’un individualisme assez poussé, plutôt que vers une conscience sociale très développée. Comment se tourner vers les autres quand on a été habitué à tout recevoir, tout le temps, de ses parents, quand toute réaction de l’enfant est analysée, quand on donne du poids à chaque petite émotion ? Sincèrement je ne suis pas convaincue du bénéfice. La communication non violente (avec expression de son ressenti de parent, en partant de soi), est intéressante avec des enfants plus grands et des adolescents. Avec des touts-petits, je n’y crois pas car le tout-petit est égocentrique, au sens premier du terme : centré sur lui, pour sa survie.
      -Sur votre vécu de mère : j’ai exactement le même 🙂
      – Non clairement l’article n’est pas anti-VEO, je ne suis pas très inquiète sur le fait qu’il serve aux « pro-VEO » car je suis un petit blog modeste et mon influence est donc limitée 😀 , et puis j’ai quand même pris la peine de tartiner en introduction qu’il y avait de très bonnes choses dans cette méthode éducative. J’en demande juste une application réaliste !

  • Urbanie

    Merci pour cet article, qui m’a de plus bien fait rire. 🙂

    Je fais partie d’un groupe de soutien pour personnes endeuillées; l’une des membres a perdu sa fille de 2 ans, écrasée par une voiture. Je pense qu’on a vite fait de trancher entre la « VEO » (j’appelle ça « mise en sécurité », personnellement) et la mort.
    Internet est une pépite pour les parents en détresse, mais on trouve également de nombreux parents qui comprennent tout de travers et imposent leur vision très normative des choses… j’ai personnellement arrêté de lire les blogs et comptes de parents « bienveillants » à cause de leur manque de bienveillance, parfois. Mieux vaut lire directement les textes des spécialistes et aller à la source!

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Merci Urbanie,
      je ne les suis pas non plus, tellement c’est, le plus souvent, caricatural. Je me demande si ces personnes ont affronté, dans leur vie de parents, de vraies épreuves. très probablement non, sinon elles ne pourraient pas écrire des énormités pareilles.

  • Ninoute

    Bonjour, je viens de tomber par hasard sur ton blog et sur cet article! Je suis totalement d’accord avec toi. Merci de dire tout haut ce que bcp de personnes pensent et n’osent pas exprimer tout haut de peur effectivement d’être jugées et d’être traitées de mauvaises mères (ou pères)…
    L’éducation bienveillante ou positive, j’essaye d’en appliquer quelques principes avec ma fille, mais il ne faut pas tomber dans l’extrême (c’est comme tout).

    Nous éduquons nos enfants afin qu’ils soient des personnes et des citoyens accomplis, respectés et respectables, nous devons les préparer à ce monde qui n’est pas toujours bienveillant…

    Leur inculquer ce qui est bon pour eux ou pas passe parfois par la contrainte, la punition, un ton ferme… Nos parents ne se posaient pas ces questions et nous ne sommes pas de « mauvais » adultes pour autant.

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Merci Ninoute,
      En effet je crois que nous sommes dans une époque ou les parents sont passés de se questionner à se questionner trop… On n’élève pas un enfant que pour lui, mais aussi pour la société qui l’attend. En fin de contre il s’agit dans cette application excessive de l’éducation bienveillante, d’un raisonnement extrêmement autocentré qui construit des adultes très individualistes.

  • Mums Flo

    Bonjour, votre article me fait penser aux écrits du psychiatre et psychanalyste Donald. W. Winnicott … Ceux-ci datés des années 50, 60 … et restent toujours autant d’actualité. Lire ou relire l’ouvrage intitulé La famille suffisamment bonne dans lequel je cite « L’enfant a besoin de parents à bousculer, à aimer, de qui être aimé, à haïr et à craindre, car c’est dans ces interactions qu’il fait l’apprentissage de la vie en société. »

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Je vous remercie pour cette référence, je viens de voir qu’il a écrit sur la mère « suffisamment bonne » qui me paraît être en effet être d’actualité ! tant de parents cherchent à être parfaits – je suis sûre que c’est la névrose assurée pour les enfants une fois adultes.

  • PERDIGAO Mary-Laure

    Bonjour, article intéressant. Très intéressée par l’idée qu’on doit toujours, en tant que parent, être conscient de la conséquence de nos mots et de nos actes sur nos enfants je me suis dirigée vers l’éducation bienveillante (je déteste ce mot, méprisant à mon sens pour les autres). Je n’ai pas de regrets … car je l’ai utilisée avec raison. Quand ça me parlait je me nourrissais de mes lectures et alors ça se faisait naturellement. Ou alors je le faisais déjà et les lectures me confortaient. Ce qui est important pour moi est de rester naturelle avec mes enfants tout en m’améliorant au quotidien (plus facile avec 1 enfant qu’avec 2 je trouve parfois!).
    Belle soirée!

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Bonjour Marie-Laure, vous avez tout à fait raison : il est toujours bon de se remettre en cause en tant que parents, sur notre manière de nous comporter avec nos enfants et on a le droit de piocher à gauche et à droite dans les diverses approches éducatives. Le problème est quand cela devient trop dogmatique et culpabilisant pour ceux et celles qui n’y parviennent pas. Quant à dire que c’est déjà moins facile avec deux, je l’ai aussi remarqué 🙂 avec un seul enfant, on peut en effet passer du temps à expliquer, argumenter, etc… c’est plus difficile avec plusieurs enfants. Et ce n’est pas bien grave, à mon avis ! Merci de votre commentaire et bonne soirée

  • Cécé from Aix

    Merci pour cet article. J’adhère totalement. Et quand j’ai hurlé dans la voiture parce ma cadette avait enlevé le harnais du siège auto (roulant à 90 km bien sûre), je n’ai pas regretté, ni culpabilisé. C’était une question de sécurité. Elle a peut-être eu peur, mais elle s’en souvient et n’a plus recommencé.

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Merci ! la question que soulève votre témoignage est, un enfant peut-il avoir conscience du danger s’il ne vit pas une sorte d’électrochoc ? je n’en suis pas certaine. Si on lui explique bien calmement, je ne sais pas s’il perçoit le danger.

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Un grand merci ! Et bon courage à vous dans votre quotidien difficile de personnel soignant 🙂

  • Shenlong Mike

    Mon dieu vous avez osé critiquer la sacro sainte pensée de l’éducation positive, je pense que selon certains extrémistes de ce mode d’éducation, vous devez finir au bucher.

    Vous l’aurez surement compris, je ne suis pas du tout partisan de ce mode d’éducation, je trouve que ça ne rends absolument pas service à un enfant, je juge du haut de mon statut d’adulte qu’un enfant n’est pas capable de comprendre les dangers du quotidien et ce qu’il ne fait pas correctement.

    Après si certains trouvent leur bonheur dans ce mode d’éducation, grand bien leur fasse… mais c’est sur que s’entendre dire à plusieurs reprises que nous sommes des bourreaux parce que nous avons écarté notre enfant d’un potentiel danger en lui prenant le bras rapidement est véritablement stupide.

    Bravo pour cette prise de position, il faut du courage pour faire face à ces extrémistes.

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Merci beaucoup 😀
      Fort heureusement, les réactions ont dans leur immense majorité été de soulagement et d’approbation ! Comme quoi, la majorité habituellement silencieuse n’en pense pas moins !

  • Julie Baudry

    Le traitement fait de l’éducation positive via les réseaux sociaux augmente la dérive sur le sujet (qui, comme vous le dites a pourtant toute sa légitimité lorsqu’il est traité avec nuance). De la même manière que l’on va mettre la photo de soi sous son plus bel angle, certains parents vont donner l’impression à d’autres qu’ils ont une vie parfaitement harmonieuse, détendue, avec des enfants hyper sereins…une vie de publicité en somme, lisse et qui ne ressemble en rien à la vie avec « de vrais morceaux dedans » où tristesse, conflits, mélancolie, excitation…construisent aussi de belles personnes ! Julie 😉

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Votre commentaire me fait penser au dessin animé vice-versa, où on comprend que la tristesse et la colère jouent un grand rôle dans la maturation et qu’il ne faut pas toujours les éviter 🙂

  • Juliette

    Je réagis une seconde fois!
    Je remercie chacune pour toutes vos réponses qui sont aussi très riche .ça la tellement apporté .je le sens moins nulle et plus juste…
    J’ai pu me replacer…
    Bon weekend !
    Jeu, amour et frustration!!

  • Ben

    Bien, bien, très bien. Super article, merci, ça fait du bien à lire, un peu de bon sens et d’honnêteté. J’ai pas grand chose à ajouter, je suis d’accord avec tout. Vous avez un compte twitter ou bien un instagram où je peux vous suivre ?

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Bonjour Ben, merci beaucoup ! Ravie d’être inconditionnellement approuvée 😀 l’instagram est en lien sur la page d’accueil.

  • GToch

    Mon commentaire n’est jamais arrivé à destination… ressens-tu ma détresse psychologique ???
    Peu importe je vais résumer par manque de temps… Réprimer ma progéniture et abrutir celle des autres m’en prend déjà bien trop 😀

    1_Vive Le bon sens
    2_les extrêmes ne sont jamais bons sauf dans une relation sexuellement consentante
    3_Vive le bon sens

    ♡♡♡

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Avale donc cette boîte de tranxène, ma pauvre enfant. Ou de bromure. Ou les deux, je ne sais plus. Bon, en tout cas, tu as raison.

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Tout à fait, les 99% de personnes qui ne fréquentent pas Instagram sont aussi capables d’être heureuses et d’élever correctement leurs enfants !

  • Charlotte

    Ni-ni

    La Parentalité positive n’est ni le post qui vous a fait réagir, ni ce que vous pratiquez.
    Ni l’une, ni l’autre.

    L’intérêt supérieur de l’enfant (et de tout humain) est évidemment de le protéger d’un danger. Le rattraper s’il risque de se faire renverser, lui changer sa couche même s’il ne le veut pas.

    Mais ce n’est pas, à tout bout de champ et sous prétexte d’efficacité, se priver de lui expliquer ce que nous allons faire avec son corps, ni se priver de faire un petit choix « tu viens en marchant ou tu veux que je te porte jusqu’a la table à langer ».
    Ce n’est pas lui manquer de respect ou agir avec lui comme on détesterait que l’on agisse avec nous-mêmes.

    Au fond, il s’agit d’une Parentalité relationnelle.
    On ne fait pas d’autoritarisme mais avons une certaine forme d’autorité pour prendre des choix raisonnés … et en laisser d’autres à l’enfant.

    Je trouve dommage d’être ainsi tirée d’un côté à l’autre avec des propos du type « la Parentalité positive ce n’est possible qu’avec un enfant ».

    Pour moi il s’agit là d’une manière expéditive de se débarrasser de toute forme de culpabilité, cette culpabilité pourtant si précieuse pour simplement progresser.

    Pour finir, j’ai toujours un petit problème avec les personnes qui parlent d’un sujet comme si elles en étaient expertes alors qu’elles n’ont pas suivi les formations requises. On voit alors apparaître des croyances populaires qui n’ont rien à voir avec la réalité des approches proposées.

    Car la Parentalité positive dont vous avez parlé ici est seulement celle que les gens se refilent au supermarché. Ce n’est absolument pas celle que je connais.

    Personnellement, il ne me viendrait pas à l’esprit de donner une leçon de construction en bâtiment… simplement car je n’ai aucune formation dans ce domaine.
    Et le fait que j’habite dans une construction avec 4 murs et un toit ne légitime pas de ma part de proposer mes enseignements dans ce domaine.

    Ce n’est donc pas parce que l’on est parent et vivons avec des enfants que l’on peut donner des leçons sur un domaine qui requiert quand même quelques formations sérieuses. Tout au plus pouvons-nous partager alors notre expérience de parent.

    Dans votre article vous faites cette petite faute malheureuse. Vous parlez de ce que vous imaginez être la Parentalité positive. Et non de ce qu’elle est. Vous annoncez cette ambition dans votre titre. Mais au fond vous ne parlez que de votre experience Et de vos croyances.

    En suivant vos dires il y a autant de chances que je me loupe que si je construisais ma maison sur la base de l’expérience d’une personne qui a simplement vécu sous un toit…

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Bonjour,

      Merci pour votre commentaire intéressant. Je pense que nous sommes d’accord sur le fond, car effectivement, je critique ce que vous nommez « parentalité positive de supermarché », et c’est exactement ce qui circule sur les réseaux sociaux, et ce que voient des mères à la recherche de conseils. Cela n’a plus grand-chose à voir avec les préceptes de base, puisque ce qui a subi une inflation, c’est la culpabilité parentale, devenue énorme et envahissante. Je ne sais plus si je l’ai mis dans l’article, je vous le recolle là : l’émission de France Culture sur la parentalité positive, diffusée juste après cet article, comme quoi c’est une question qui interroge beaucoup de monde et qui constitue un problème sérieux.
      https://www.franceculture.fr/emissions/etre-et-savoir/parentalite-positive-nouvelle-injonction-educative

      Est-ce que je pratique la parentalité positive ? Oui, je pense, la plupart du temps. Est-ce que je me remets en question, est-ce que je m’interroge sur la manière d’exercer mon autorité ? Oui, évidemment. Est-ce que je refuse toute culpabilité ? Non, il m’arrive de m’excuser auprès de mes enfants, et de réajuster fréquemment ma manière de faire. Mais je n’éprouve pas le besoin de le clamer sur tous les toits ni d’en profiter pour faire des leçons à tout le monde.

      Mon article n’avait pas vocation à donner des leçons éducatives sur un sujet que je ne maîtriserais que comme pratiquante de la parentalité et non comme professionnelle. Je voulais juste dégonfler un peu l’illusion liée aux réseaux sociaux qu’une mère qui crie parfois ou impose des décisions à son enfant, est une mauvaise mère qui compromet l’avenir psychique de son enfant (car c’est cela, le message sous-entendu par tous ces comptes IG d’expertes auto-proclamées).
      Je sais à quel point il est difficile d’être parent. Et je sais, quoi que vous en disiez, qu’on est bien plus disponible pour un enfant (en terme de négociation, d’énergie, etc…) que pour trois. Que c’est bien plus facile d’être zen quand le deuxième parent est présent toute la semaine, qu’on a un soutien familial ou un relais disponible de temps en temps. Je ne suis pas la seule à le dire, loin de là. Enfin, je pense bénéfique aussi que l’enfant soit confronté à certaines limites et défauts parentaux, tant qu’il reçoit ce dont il a besoin en affection, tendresse, sécurisation. Et je suis persuadée que la perfection parentale n’est pas sécurisante, mais profondément flippante, en particulier à partir de l’adolescence.

    • Viviane

      Votre commentaire est rempli de remarques pertinentes, mais l’analogie avec la maison est mal choisie. Quels que soient les façons de faire, chaque parent exerce la parentalité ; effectivement, élever et éduquer un enfant, c’est participer à sa construction. En ce sens, les injonctions parfois paradoxales de la parentalité positives peuvent être tout à fait négatives pour les parents, et plus singulièrement les mères. Je pense que c’est le sens de cet article.

  • labigsouris

    Meeeeeeeeeerci pour cet article au top! Cest exactement ce que je vis en ce moment ! À me demander si la moindre crotte de nez mouchée comme cela c’est bon pour mon enfant… JEN AI TELLEMENT MARRE ! Ça fait 4 ans que je suis tombée dans l’éducation positive. Aubourdhui, je tente de m’en sortir. Ça veut dire remettre clairement des limites fermes et non discutables, et s’il faut en passer par l’isolement et des cris, jen passe par là. Ma fille a parfaitement compris que chacun de ses gestes et des miens entraînent dans ma tete des réflexions infinie. Pendant que je réfléchis, ellecontinue à faire le bordel et à prendre le pouvoir. Maintenant ça me demande deux fois plus d’effort pour lui faire comprendre l’importance de respecter les règles pour vivre en société, mais Cest ce dont elle a besoin et ce qu’elle me réclame réellement. Cest tellement agréable de savoir que quelqu’un prend des décisions importantes à notre place et nous dit quoi faire quand on a 5 ans! Cest petit à petit que l’autonomie de pensées se fait. Pas à 5ans. Il faut d’abord maîtriser les regles à la perfection pour savoir quand les remettre en question. Et un enfant ne comprend pas ces regles par des explications dignes d’une conférence à l’ONU. Il les comprend par des gestes courts, simples et directs. Je garde la bienveillance et la considération totale pour les enfants, je laisse le Bordel et le manque de cadre. Merci merci pour tes mots. Et ton style que jadore !

    • Petitsruisseauxgrandesrivières

      Merci pour ton commentaire, et pour ton témoignage ô combien éloquent !
      Je pense en effet qu’on ne peut pas tout faire admettre à un enfant. Parfois, il comprendra et acceptera rapidement; parfois, toute la bonne volonté du monde n’y suffira pas. Cela dépend de chaque enfant, et clairement, certains sont hermétiques aux explications (j’en ai un comme ça :-D). C’est bien dommage car ce serait bien plus simple pour les parents ! Et puis discutailler et argumenter sans fin pour tout, y compris pour se laver les mains quand on a fait caca ou pour ne pas jeter de la choucroute dans le salon, je ne vois pas en quoi cela sécurise l’enfant.

Je suis sûre que tu as plein de choses à me dire :

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