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	<title>vie personnelle Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
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	<description>La vraie vie d&#039;une famille recomposée et nombreuse ! Humeurs, désastres, humour, élucubrations et lectures en vrac.</description>
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		<title>Le principe de réalité</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Aug 2024 17:18:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au fil de l'eau]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quelle idée saugrenue de balancer un article en plein mois d&#8217;août, quand tout le monde a fui les jeux olympiques ou tente de noyer l&#8217;inflation dans un rosé piscine mélancoliquement siroté devant un mobil-home au soleil, n&#8217;est-ce-pas ? Mais c&#8217;est ainsi, l&#8217;inspiration vous saisit sans se préoccuper du calendrier, tant pis pour mes statistiques, que je ne regarde plus d&#8217;ailleurs depuis des siècles, car si le blogging m&#8217;a appris quelque chose, c&#8217;est bien que tout cela est vanité comme le dit d&#8217;ailleurs l&#8217;Ecclésiaste depuis 2300 ans au chapitre 1, verset 2, à l&#8217;époque où les réseaux sociaux n&#8217;existaient pas. Donc, il y a un sujet dont je voulais vous parler depuis un bout de temps, mais les aléas de la vie m&#8217;en ont empêchée. Lesquels ? Le premier s&#8217;appelle Parcoursup. Nous avons eu la version Poupette en 2023 qui n&#8217;était déjà pas une mince affaire tant Parcoursup a le don d&#8217;engendrer des questionnements existentiels, que fais-je (tu bosses), quel sens donner à ma vie (en sortant de l&#8217;immeuble à gauche vers l&#8217;arrêt de bus), comment choisir (à pile ou face, ou laisse l&#8217;algorithme choisir pour toi), est-ce opportun de faire cette fac privée à 10 000 boules par an (non). Nous avons eu la version Loulou en 2024.  C&#8217;est là que j&#8217;ai compris que la version 2023 était aussi insignifiante qu&#8217;un pique-nique saucisson-chips comparé à un dîner assis de 4 plats pour 15 personnes. Notre couple a résisté à Parcoursup 2024, ce n&#8217;est pas rien, car si le baby-clash est bien connu, je pense breveter le concept du parcoursup-clash (et vendre plein de bouquins et formations pour me faire de la thune sur le dos de la détresse parentale). Donc, vous l&#8217;avez compris, je suis toujours mariée à l&#8217;homme de ma vie, qui depuis que son rejeton est fixé sur son avenir, semble avoir retrouvé un peu de sérénité (je vous jure, les mecs, hein, bon). Ensuite, j&#8217;ai écrit un 2e bouquin, sur lequel j&#8217;ai sué sang et eau. Autant le premier était sorti avec une relative facilité, autant j&#8217;ai arraché chaque ligne de celui-ci avec les ongles. Comme il faut bien qu&#8217;il y ait des compensations à la souffrance, je le trouve vraiment très bien (je n&#8217;ai pas consulté mon éditrice pour écrire ces mots, elle aura sans doute un autre avis que moi, mais comme dirait Jean-Claude Dusse, sur un malentendu, ça pourrait marcher). Il vous faudra encore patienter quelques mois avant de vous délecter de cette prose sublime. Tout ceci n&#8217;était qu&#8217;une introduction destinée à vous expliquer 1/ mon silence, 2/ pourquoi je m&#8217;entête à payer mon hébergement et mon nom de domaine pour des clopinettes. Donc, je voulais vous parler d&#8217;un sujet qui me trotte dans la tête :  le sport chez la femme mûre en préménopause. Ne nous leurrons pas, bientôt je ne vous parlerai plus du tout d&#8217;enfants, les miens sont adultes ou trop grands pour que je puisse vraiment vous raconter des trucs marrants ou croustillants, car cela contreviendrait à leur intimité (Pourtant il y en aurait des trucs à raconter, ah ah !) Je parlerai probablement, dans le futur, de peau qui se relâche, de rides installées, d&#8217;alternatives au botox, de fuites urinaires, de sécheresse vaginale, et qui sait ? peut-être que j&#8217;aurai un partenariat avec Téna. Et après tout, vous vieillissez avec moi, donc nous serons raccord. Mais pour l&#8217;instant : place au sport. Vous le savez, j&#8217;ai déjà par le passé fait une tentative de natation avec palmes qui a duré ce qu&#8217;elle a duré. C&#8217;était déjà mieux que rien. En fait, ce qui a fini par me rebuter dans la natation, ce fut le temps requis pour le trajet, déshabillage, douche, séchage, rhabillage. 1h30 au total pour 30 minutes dans l&#8217;eau : pas rentable. Cependant, la découverte que moi aussi, je pouvais parvenir à raffermir mes cuisses, a déclenché quelques velléités dans mon subconscient. Ensuite, j&#8217;ai commencé à courir : là encore, ma motivation a faibli, d&#8217;une part parce que mon mari, avec qui je courrais, a cru bon de se flinguer les genoux en jouant au jeune homme au tennis; d&#8217;autre part, parce que faire des tours de stade est quand même prodigieusement chiant. Je ne sais pas qui sont ces gens pervers qui en retirent du plaisir (du PLAISIR !), mais ils ont sûrement un problème. Et puis, le confinement est venu fort à point, et là, bien à contrecœur, j&#8217;ai du cesser, hélas, toute activité sportive. Quelle tristesse. Mais bon. Je me trouvais quand même face à un dilemme cruel : comment concilier mon amour de l&#8217;apéro, et mon souhait d&#8217;avoir des cuissots d&#8217;une consistance un peu plus ferme que du chamallow ? Vous pouvez pensez que cela fait beaucoup d&#8217;atermoiements pour pas grand &#8216;chose, et que je tente de dissimuler un manque cruel de volonté, voire une paresse toute banale, sous les oripeaux respectables de la réflexion intellectuelle (et vous n&#8217;auriez pas tort). Mais j&#8217;ai une excuse ! Un trauma d&#8217;enfance, en la personne d&#8217;Angela B., qui sévissait comme prof de gym dans mon école, à partir de 1980. Cette prof me détestait, tout comme elle détestait les autres enfants de ma famille et de mon quartier. Je pense qu&#8217;elle me détestait un peu peu plus que les autres, parce que j&#8217;étais la plus jeune, et qu&#8217;elle s&#8217;était déjà enquillé une kyrielle d&#8217;enfants peu ou prou de la même provenance. Quel était notre crime à tous, notre tare particulière, notre insupportable défaut ? Etions-nous insolents, perturbateurs, harceleurs, brise-fer ? Que nenni. Simplement, nos parents n&#8217;étaient pas militants au parti socialiste, vous savez, ce parti politique aujourd&#8217;hui disparu, dont le symbole était une rose rouge, et ils avaient préféré voter pour Giscard que pour Mitterrand, comme 48.24% des électeurs ayant exprimé leur suffrage. Et cela, pour Angela, socialiste de coeur et d&#8217;âme, suffisait pour être désagréable et ostensiblement injuste avec nous. A force de l&#8217;entendre me répéter que j&#8217;étais nulle en saut en longueur, en course, en gym, en corde et en lancer de poids, j&#8217;ai pris de la ferme résolution de toujours mépriser le sport, qui ne visait qu&#8217;à développer le corps, et de me tourner exclusivement vers la lecture qui m&#8217;apportait bien plus de joies. J&#8217;ai tenu parole jusqu&#8217;à l&#8217;âge adulte, c&#8217;est-à-dire, jusqu&#8217;après la naissance de mon 3e enfant. Angela B s&#8217;est pointée des années après dans ma maison d&#8217;enfance, un été, alors que je me trouvais là par hasard en vacances, déjà mère de famille. Elle venait pour le recensement. Je ne sais pas si elle m&#8217;a vraiment reconnue, ça faisait plus de 30 ans que j&#8217;étais passée sous ses fourches caudines. Elle a été tout sucre tout miel, et je me souviens m&#8217;être dit que c&#8217;était quand même une sacrée conne, faux-cul comme pas une par dessus le marché. Comment est-ce qu&#8217;on peut oublier à quel point on a été injuste et gratuitement méchante avec une petite fille timide ? Un peu plus tard, j&#8217;ai farfouillé un peu sur google &#8211; googliser les personnes de mon passé est un de mes péchés véniels, ne venez pas me dire que vous ne faites pas pareil -, et je suis tombée sur une petite vidéo où elle racontait comment elle avait fui l&#8217;Espagne avec ses parents durant la guerre civile. Angela aussi avait ses traumas d&#8217;enfance, mais c&#8217;est quand même dommage quand on est prof de sport, de réussir à susciter une aversion pour le sport chez ses élèves. Voilà donc la raison qui m&#8217;a servi durant des années pour éviter de me bouger les fesses. Cependant, l&#8217;évidence a fini par me rattraper : avec mon travail, essentiellement sédentaire, et mon mode de vie, il est illusoire de croire que mes muscles vont se raffermir par l&#8217;action du Saint-Esprit (ce serait chouette, pourtant, et assurerait à l&#8217;Eglise un nombre conséquent de fidèles). Illusoire également de penser qu&#8217;en me dirigeant inexorablement vers le demi-siècle, mon corps ne subira pas les affres du temps (alors que mon esprit, lui, se renforce chaque jour qui passe, c&#8217;est un peu injuste). Rester fidèle à mon serment d&#8217;enfance, outre qu&#8217;Angela s&#8217;en carrait comme de sa première culotte, aurait pu nuire à ma santé, et mon mari refuse d&#8217;être veuf. Que ferait-il des gosses, je vous le demande ? Et puis, mes attentes envers le sport ont quelque peu évolué. Quand j&#8217;avais 20 ans, mon but aurait été de devenir méga-bonnasse pour être une meuf cool et secrètement jalousée, mais admirée pour son postérieur brésilien et sa capacité à traîner derrière elle une kyrielle de mâles, suspendus à ses talons comme une collection de jolis porte-clés. Quand j&#8217;avais 30 ans, ç&#8217;aurait été d&#8217;être une jeune femme déjà mère sur laquelle la maternité n&#8217;avait pas de prise. Quand j&#8217;avais 40 ans, ç&#8217;aurait été d&#8217;avoir une hygiène de vie saine et tonique, et une routine exigeante et vivifiante comme toutes ces influenceuses qui se lèvent à à l&#8217;aube pour aller courir une heure et rentrent préparer des pancakes maison aux baies sauvages bio pour le petit-déjeuner de leurs 4 enfants, qu&#8217;elles instruisent en famille bien évidemment, parce que tout cela n&#8217;est qu&#8217;une question de mindset. Vous savez que mon mantra dans la vie est de revoir mes ambitions à la baisse : maintenant, ma seule ambition en faisant du sport est de ne pas avoir mal au dos. Petit sans doute, mais réaliste. Je pensais également à ne pas claquer trop de fric dans des abonnements ou équipements qui resteront au placard. Je fus aidée dans ce cheminement par le réalisme qui a fini par me rattraper, et mes lectures féministes qui ont remis en perspective l&#8217;importance de conserver le plus tard possible un corps de jeune fille (je parle du livre de Fiona Schmidt, Vieille Peau, dont je vous recommande chaudement la lecture). PAR CONSEQUENT, (ouf, pensez-vous, elle arrive enfin au but), j&#8217;ai recommencé à courir tout doucement. J&#8217;ai commencé par 10 à 15 minutes, en variant les parcours, car on ne va pas se le cacher : le jogging, ce n&#8217;est pas passionnant, alors autant varier le paysage et ne pas s&#8217;infliger le sol rouge et désespérément morne du stade, ce qui relève du pur masochisme. Je ne me suis jamais fixé aucun objectif de vitesse ou de distance parcourue. Seul compte le temps. Je suis arrivée progressivement à 25, puis 35 minutes. De temps en temps je lisais les articles de ma comparse Lexie Swing, qui poursuivait au-delà de l&#8217;Atlantique le même processus que moi. Cela me rassurait de lire une version réaliste du jogging, loin des récits extatiques de certaines qui courent leur semi-marathon 3 mois après avoir débuté, ce qui vaudrait bien une insulte  et une bonne paire de baffes. Pourquoi le jogging ? Parce que ça ne coûte qu&#8217;une paire de baskets, parce qu&#8217;on place ses séances quand on veut, pour la durée qu&#8217;on veut. Et puis, comme je m&#8217;en rends compte particulièrement en cette chaude période d&#8217;août, c&#8217;est le sport idéal par temps gris, frais, légèrement pluvieux, moche, froid, soit l&#8217;essentiel de la météo de septembre à juin en région parisienne. En septembre dernier, j&#8217;ai également commencé le pilates en cours collectif. Certains aspects du yoga complètement perchés, à base de discours mystico-énergético-holistiques, ne me convenaient pas. L&#8217;écoute des podcasts de Delphine Saltel à ce sujet m&#8217;ont confirmé que ce n&#8217;était pas pour moi. Le pilates était la bonne option. J&#8217;ai la volonté d&#8217;une huître et la persévérance d&#8217;une mouche : franchement, entre lire un bon roman tout en grignotant des cacahuètes, vautrée dans le canapé, et suer en faisant des squats, vous choisiriez quoi ? Je ne vaux pas mieux que vous. Du coup, le cours collectif de pilates du mardi soir est fait pour moi : la prof nous motive, se moque gentiment de nous, et nous promet que nous échapperons à la prothèse de hanche &#8211; ce qui est un argument massue quand on a parcouru comme moi les degrés qui mènent à la résignation de notre finitude corporelle. Je n&#8217;en dirai pas autant du prof du samedi matin, qui est certainement...</p>
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		<title>Toutes mes amies</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Jan 2023 15:46:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au fil de l'eau]]></category>
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		<category><![CDATA[vie personnelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Je pense à toutes mes amies, les présentes, les lointaines, les rieuses et les sérieuses,  celles qui sont là et celles qui se sont évanouies dans les allées brumeuses de la vie, emportées par ses mille courants d&#8217;air et estompées par les ans.  Celle que les malentendus ont éloignée. Celle qui n&#8217;était peut-être pas vraiment une amie et que j&#8217;ai vu partir sans regret, et parfois même avec soulagement. Celle qui s&#8217;imposait et dont je subissais la présence, l&#8217;éxubérance, les manies ou le trop-plein de bavardage. Celle qui ne parlait jamais que d&#8217;elle, toujours, et semblait incapable de s&#8217;intéresser à l&#8217;amie silencieuse qui lui faisait face; celle-ci disait, en général, « et toi ça va ? » quand debout sur les marches du métro, nous nous séparions en fin de soirée. Celle dont l&#8217;amitié n&#8217;aura pas survécu à la fin des études communes, ou du job partagé. Celle qu&#8217;on adorait détester au lycée, petite pimbêche qui en imposait aux timides, aux silencieuses, aux ringardes, aux trop rondes, aux trop vite poussées ou aux pas encore assez femmes; avec sa peau de velours, ses fringues branchées et son sourire arrogant de fille gâtée; celle-ci qui, pourtant, n&#8217;a pas toujours eu la vie la plus douce, et dont on reparle, une fois adulte, en disant : « Et elle, tu te souviens ? figure-toi que&#8230; » Celle à qui la vie s&#8217;est chargée d&#8217;enseigner l&#8217;humilité, et que mon coeur d&#8217;adulte regarde avec compassion et nostalgie, là où mon coeur d&#8217;adolescente savoure une secrète vengeance. Celle qui s&#8217;est éloignée pour une raison que l&#8217;on n&#8217;a jamais comprise, et dont il ne reste plus comme trace qu&#8217;un petit bracelet offert un jour, au fond de ma boîte à bijoux. Celle dont on est tombée en amitié comme on tombe en amour, avec l&#8217;évidence et l&#8217;intensité d&#8217;un coup de foudre, sauf qu&#8217;il dure, encore et encore. Celle à qui on sourit quand son nom s&#8217;affiche sur le téléphone. Celle qu&#8217;on a perdue malgré tous nos serments, parce que l&#8217;amour rencontré ensuite l&#8217;a tenue loin de nous, et qu&#8217;entre cet amour et nous, elle a choisi. Celle dont on garde la trace d&#8217;un visage enfantin sur une vieille photo de classe pâlie par les années, dont le prénom-même nous échappe, et reste pourtant obstinément accrochée dans un coin de notre mémoire, pour une partie d&#8217;élastique disputée dans la cour de récréation.  Celle qu&#8217;on a retrouvée des années après, alourdie, déformée, rongée par les soucis et presque méconnaissable, et à qui on n&#8217;a pas osé parler, avant de s&#8217;enfuir, honteuse et bouleversée. Celle que l&#8217;amertume et la jalousie ont éloignée de nous. Celle que l&#8217;on appelle quand on a le coeur lourd, et dont la voix chaude nous revigore l&#8217;âme. Celle qui aura été intensément notre amie pour quelques semaines ou quelques mois, parce qu&#8217;à ce moment-là, elle seule pouvait nous comprendre ou nous entendre. Celle qui est tenue à distance par sa souffrance, par l&#8217;enfant ou l&#8217;amour qui ne vient pas, et pour laquelle on se sent terriblement impuissante, et presque coupable de notre bonheur. Celle qu&#8217;on a découverte sur le tard, parfois après des années à se cotoyer superficiellement, et qui le jour où l&#8217;on a traîné un peu plus longtemps ensemble devant l&#8217;école, se révèle parfaitement géniale. Celle qui est un roc inébranlable. Celle à qui l&#8217;on pense avec affection, souvent, sans le lui dire ni lui écrire. Celle qu&#8217;on ne connait que par son pseudonyme à travers l&#8217;écran du téléphone, mais avec qui on parle en toute liberté. Celle qu&#8217;on ne voit qu&#8217;une fois par an, comme si on l&#8217;avait quittée hier. Celle qui nous surprend toujours par ses petites attentions parsemées au fil des jours. Celle qui est notre copine de fête, toujours partante pour un verre et des rires ensemble. Celle que l&#8217;on fuit car elle nous rappelle une sale époque de notre vie. Celle qui était superficielle et qui est devenue profonde. Celle qui nous nourrit de ses lectures, ses idées et ses convictions. Celle qui nous tire vers le haut avec enthousiasme. Celle que l&#8217;on adore consoler, car par contraste notre vie nous paraît soudain moins triste. Celle qui était notre amie tant qu&#8217;elle n&#8217;avait personne de mieux pour lui tenir compagnie. Celle avec qui on accepte de ne partager qu&#8217;un aspect de notre vie, et à qui cela convient très bien. Celle qu&#8217;on croise dans un train quelques heures et à qui on confie le plus secret ou le plus douloureux, sans même connaître son nom, avant de ne plus jamais la revoir. Celle auprès de qui on a honte de s&#8217;être épanchée, et qui nous fait nous maudire pour notre manque de discernement. Celle qui écoute, mais n&#8217;aime pas trop se confier. Celle qui est plus âgée, et nous rassure par la main qu&#8217;elle nous tend par delà les années. Celle qui est plus jeune et nous dynamise de sa fraîcheur. Celle que l&#8217;on connaît d&#8217;abord virtuellement, et avec qui on franchit le cap de la rencontre en vrai, le coeur un peu battant, avec parfois la crainte d&#8217;être déçue, et parfois la joie de la connivence qui se tisse. Celle qui est morte trop tôt, laissant l&#8217;amitié inachevée. Celle qui est notre amie tant que nos enfants sont petits, puis avec qui le lien s&#8217;estompe. Et celles que l&#8217;on espère garder toujours auprès de soi, quand les enfants envolés, les carrières finies, nous aurons enfin le temps d&#8217;aller le prendre chaque semaine, ce café, comme on se l&#8217;est promis maintes fois et que nul enfant, nulle contrainte, ne nous empêcheront de passer ensemble cette semaine de vacances prévue il y a des années.</p>
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		<title>Ze voyage à Nice entre copines</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Apr 2020 04:30:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Je vous avais promis il y a quelques temps un article sur mon voyage à Nice entre copines. Vous savez, à l’époque où il était encore permis de partir en vacances, où l’on pouvait à loisirs prendre le train, l’avion, se promener dans des villes inconnues, aller au restaurant, claquer la bise à ses amies et se regrouper à cinq personnes n&#8217;appartenant pas à une même famille dans une seule pièce, sans risquer 15 jours de réanimation par bouteille de Chablis partagée. Le temps de revenir, d&#8217;apprendre que l&#8217;épidémie de coronavirus avait commencé dans le coin quand nous y étions (gloups) et de reprendre le travail, paf, nous entrions en confinement. Autant dire que durant quelques semaines, j&#8217;ai été un peu chamboulée et que je n&#8217;ai guère eu la tête à faire le récit de mes vacances, bien que je vous aie laissés sur des charbons extrêmement ardents, pauvres de vous. Mais voilà ! il fait beau, le ciel est bleu, et repenser à ce voyage à Nice, c&#8217;est un peu partir de nouveau, voyager dans un poème de Baudelaire, oui parfaitement, dans l&#8217;invitation au voyage par exemple, ou n&#8217;importe quel poème qui parle d&#8217;oiseau, de ciel et d&#8217;ailleurs, partir loin là-bas, ouvrez vos Lagarde et Michard volume 5, page 332, déconfiner psychiquement tout en confinant physiquement. Et comme je suis d&#8217;humeur partageuse et que je me suis fait botter le train par Marine d&#8217;Une Chambre à Moi (Niçoise de référence) pour rédiger cet article, allons-y : voici le récit de La Fameuse Semaine Tant Attendue des Vacances entre Copines. À Nice. (Je pense qu&#8217;on est OK pour le référencement Google, je le remet un coup : voyage à Nice.) Donc, nous sommes parties à Nice. (Je reprécise, des fois que cela vous ait échappé.) Ah, Nice, paradisiaque souvenir d’une époque lointaine et enfuie ! Nice, c&#8217;est d&#8217;abord la mer à perte de vue, son clapotis tranquille et apaisant, ses galets ronds et sonores, un ciel bleu et un air transparent côté face. Une ville italienne adossée aux montagnes, aux façades ocre, sable, brique, parsemée d&#8217;orangers, côté pile. Nous avions réservé un AirBnB dans la vieille ville : très pratique et sympathique, mais hyper bruyant la nuit, car à Nice, les gens sortent quelque peu avinés des bars, vers 2h du matin, toute l&#8217;année. Ce n&#8217;est plus du tout de mon âge (si tant est que cela l&#8217;ait jamais été.) Personnellement j&#8217;ai dormi comme une souche, mais mes compagnes de voyage beaucoup moins : preuve que leurs enfants sont moins épuisants que les miens, sans doute ? Donc si vous allez à Nice, ne réservez pas votre AirBnB dans la vieille ville, mais plutôt de l&#8217;autre côté de la promenade du Paillon. Nous avions un certain nombre de critères pour ce séjour niçois : &#8211; Exclure le tourisme stakhanoviste &#8211; Boire des verres en terrasses sans surveiller des petites choses remuantes, vous savez, ce truc là, vibrionnant, ah, comment ça s&#8217;appelle&#8230; Ah oui ! Les enfants. Et sans se soucier non plus de ces choses longues et molles toujours allongées, non je ne parle pas d&#8217;étrons canins, mais des&#8230; des&#8230; des adolescents, voilà. &#8211; Faire des trucs de filles, entre filles : massage, soins du visage, critiquage léger des maris et des belles-mères (juste un peu) &#8211; Regarder la mer &#8211; Cocher la case « salade niçoise » et « socca ». Parlons de choses sérieuses : la bouffe. Alors à propos de spécialités niçoises, j&#8217;ai une confession. Autant sur la salade niçoise, je n&#8217;ai que des compliments à faire : thon, radis émincé, tomates, anchois, olive, (je ne m&#8217;avancerai pas plus sur la liste des ingrédients qui reste sujette à de houleux débats de spécialistes depuis l&#8217;antiquité au moins; « vraie salade niçoise » = 72200 résultats dans google), autant je me suis délectée de la tourte sucrée aux blettes, véritable révélation papillaire, avec ses pommes et ses petits pignons (le tout, dégusté chez Le Safari, 1 cours Saleya), autant il faut que je vous parle de la socca (galette de pois chiches pour les non-initiés). Niçoises, Niçois, habitantes et habitants des Alpes-Maritimes, je vais sans doute vous vexer, mais franchement : la socca, ce n&#8217;est pas terrible. Je sens le désabonnement sudiste venir en masse, mais il faut que la vérité soit dite, quand bien même elle est cruelle. La socca est assez neutre gustativement, farineuse, alors que je m&#8217;attendais à du croustillant. Vue la situation actuelle, je m&#8217;arrêterai là sur la socca, je m&#8217;en voudrais d&#8217;aggraver par mon influence &#8211; qui est grande à n&#8217;en pas douter &#8211; la saison touristique à Nice, mais voilà. Je tenais à le dire, car sur ce blog, on est honnête, on revendique la sincérité, on n&#8217;est pas sponsorisé par un marchand de socca donc on s&#8217;en fout, on ne perd pas un kopeck à dire la vérité. EN REVANCHE, en revanche&#8230; S&#8217;il y a bien un commerce enchanteur dans Nice, c&#8217;est la confiserie Florian. C&#8217;est un peu la chocolaterie de Charlie, sans tickets d&#8217;or ni gars bizarre et inquiétant. Rentrer dans la confiserie Florian, c&#8217;est prendre un aller-simple pour le paradis du sucre, des fruits confits, des amandes chocolatées, des violettes cristallisées, des confitures au pétales de roses. Ils ne sponsorisent pas mon blog non plus, et croyez bien que je le déplore. Florian fabrique des petites clémentines confites, amoureusement vernissées de sirop de sucre. Elles sont tellement jolies, tellement rondes et douces comme les joues d&#8217;un bébé, qu&#8217;un ne peut qu&#8217;avoir envie de de les croquer. Malheureusement, elles coûtent un rein. Je ne conteste pas le prix de ce met d&#8217;exception, vu le boulot que c&#8217;est de les confire 45 jours d&#8217;affilée, ces petites clémentines. Mais je me contenterai de les contempler en photo. J&#8217;ai opté pour le délicat et féérique confit de pétales de roses. &#160; Voilà pour le rayon bouffe. Passons à la culture, car je sait que c&#8217;est ce que vous désirez, bande d&#8217;estomacs sur pattes. La Cathédrale Sainte-Réparate Nous étions logées juste à côté de la cathédrale Sainte-Réparate, sise sur une petite place carrée et surmontée d&#8217;un joli dôme génois aux tuiles vernissées comme les écailles d&#8217;Arc-en-Ciel le poisson. Pardon mais c&#8217;était la lecture confinée de la semaine dernière, moyenne section. Les églises niçoises sont comme les italiennes : relativement sobres à l&#8217;extérieur, tandis que le baroque, le rococo, l&#8217;or et les colonnes torsadées foisonnent à l&#8217;intérieur. Sainte-Réparate était une innocente jeune fille de 15 ans qui fut suppliciée sous l&#8217;empereur Trajan Dèce en 250. Dans une chapelle, de grands tableaux montrent les différentes étapes de son martyre, jusqu&#8217;à la décapitation, minutieusement représentée avec plein de petits jets de sang, d&#8217;un réalisme saisissant (interdit aux mineurs de moins de 12 ans à mon avis.) Dans la chapelle controlatérale, figure un très beau triptyque contemporain qui pour une fois ressemble à quelque chose, parce que quand même le plus souvent, les tableaux modernes dans les églises sont extrêmement laids, il faut le dire. Ce tryptique donc, installé en 2019, montre la mort et la résurrection du Christ, en trois panneaux : une très belle mise au tombeau vue du ciel, point de vue rarement abordé en peinture, d&#8217;après ma maigre culture artistique mais ma fréquentation assidue des églises; la rencontre de Marie-Madeleine avec le Christ au jardin, le matin de la résurrection, et l&#8217;annonce aux disciples que le Christ a disparu de son tombeau, devant Jérusalem illuminée par le soleil levant. Ce triptyque est l&#8217;oeuvre d&#8217;Hugo Bogo, qui auparavant a signé une bande dessinée sur la sorcellerie au XIIIè siècle. C&#8217;est pas foufou ça ? Le Vieux Nice Évidemment, le plus agréable dans Nice est de déambuler dans les petites rues, de s&#8217;y perdre même, de monter des escaliers, déboucher sur les solennelles places carrées bordées de colonnades, faire le tour du port,  flâner dans le marché du cours Saleya (un marché de fleurs, de primeurs et de spécialités alimentaires), parallèle au front de mer. Les immeubles sont lumineux, les balcons en dentelle de fer forgé, et les persiennes de bois me font penser à un tableau de Matisse. Nice a appartenu à la Savoie, comme en témoignent les blasons arborés par certains édifices. La promenade des Anglais qui longe la plage est évidemment un incontournable. Vous pourrez même, si vous êtes prêts à débourser 26€ pour une coupe de champagne, aller la siroter au bar du Negresco. Nous, non. Nous nous sommes contentées d&#8217;admirer le portier, cintré dans un seyant costume constitué d&#8217;un knickers bleu et d&#8217;une petite cape. &#160; &#160; Le cimetière du Château de Nice Les courageux qui n&#8217;ont pas peur de grimper (et courageuses, nous le sommes) sur la colline du château, seront récompensés par une vue panoramique sur la baie des Anges et les toits du Vieux Nice. Derrière la colline du château se trouvent deux magnifiques cimetières romantiques à souhaits. Le cimetière juif et le cimetière chrétien sont adossés l&#8217;un à l&#8217;autre. Devant le cimetière juif se trouve le mur récemment érigé en mémoire des 3602 juifs de Nice déportés durant la seconde guerre mondiale. On trouve dans le cimetière chrétien des monuments funéraires de toute beauté, dont celui, très touchant, de la famille Grosso qui perdit deux jeunes enfants. Je ne peux pas tout développer car cet article ferait 10000 mots, mais il  y a aussi à Nice le Palais Lascaris, joyau baroque qui contient une collection d&#8217;instruments de musique des XVIe et XVIIe siècles tout à fait exceptionnelle à faire pâlir d&#8217;envie Lapin qui me réclame une flûte et un tambour, combinaison ô combien explosive entre ses mains. Nous avons fait l&#8217;impasse sur les musées Matisse et Chagall, parce que dans la vie il faut faire des choix. Au rayon beauté Le massage Kobido Évidemment, notre séjour comportait une séance de hammam avec massage. J&#8217;avais choisi le massage Kobido, qui est une sorte de modelage japonais du visage, avec malaxage et palpé-roulé des bajoues : très agréable et relaxant. Vous ne connaissez pas ? Moi non plus, mais j&#8217;ai des copines qui lisent Elle, et visiblement d&#8217;après Elle, il FAUT connaître le Kobido, c&#8217;est LE truc anti-âge qui évite la chirurgie esthétique, te redensifie le collagène et te remaille l&#8217;épiderme, pratiqué par seulement 50 personnes dans le monde authentiquement formées dans la plus pure tradition nipponne, et heureusement pour les péquenots que nous sommes, par tout un tas de pécores non certifiées. Je vous vois frétiller, derrière votre écran. Vous piaffez d&#8217;impatience et vous dites : est-ce que ça marche, est-ce que ça marche ? Faut-il prendre un rendez-vous Kobido post-confinement ? Eh bien oui, ça marche. Je suis ressortie de là totalement lissée, comme si on m&#8217;avait repassé mes rides. Je n&#8217;aime pas dire que j&#8217;ai des rides, parce que ce ne sont pas vraiment des rides, voyez-vous, ce sont des marques laissées sur mon visage par mes expressions, parce que contrairement à Victoria Beckam, je ne fais pas toujours la gueule. Donc : la bonne nouvelle, c&#8217;est que le massage Kobido détend vraiment les traits. La mauvaise, c&#8217;est qu&#8217;il faut faire une cure intensive pour commencer, puis une séance d&#8217;entretien une fois par mois. À 50€ la séance (tarif non certifié), je me suis dit que finalement, mes rides étaient plutôt jolies, et mettaient mon visage en valeur. Je n&#8217;exclus pas de changer d&#8217;avis si je venais à recevoir un petit héritage pour cause de coronavirus (c&#8217;est affreux et je n&#8217;en pense pas un mot bien entendu). l&#8217;Atelier parfum Deuxième point beauté de notre séjour, nous avons participé à un atelier-parfum à Grasse, la ville des parfumeurs. Fragonard, Molinard, Galimard avec un seul L, nous avions l&#8217;embarras du choix. Animées de basses préoccupations financières, nous allâmes chez Galimard, qui offrait le meilleur rapport temps/prix. C&#8217;était très bien, et nous nous sommes amusées comme des petites folles. Nous avons créé notre parfum, assise chacune à notre orgue à parfums, en choisissant les notes de fond, de coeur et de tête. Ce fût l&#8217;occasion de découvrir, au cours d&#8217;un marathon intensif de sniffage, des fragrances inconnues. Opoponax, je suis sûre que vous n&#8217;aviez jamais...</p>
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		<title>La fameuse semaine de vacances entre copines !</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Mar 2020 05:30:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Bon, alors, on en parle de cette FAMEUSE semaine de vacances entre copines avec laquelle je vous bassine depuis des lustres ? Mais si, vous savez bien,  cette semaine durement négociée après de tumultueuses vacances au ski l&#8217;hiver dernier. Nous avions décidé d&#8217;un commun accord (surtout moi), que Chéri retournerait palper la poudreuse avec tous les garçons, pendant que Poupette ferait un stage intensif sous sa couette chez son père, et que moi, je m&#8217;infligerais quelques jours au doux soleil de Nice, entre copines. Sérieusement : je l&#8217;attendais, cette semaine de vacances entre copines, plus qu&#8217;un veilleur n&#8217;attend l&#8217;aurore, plus qu&#8217;un Marseillais n&#8217;attend son pastis, ou qu&#8217;un smicard, sa paye. Je l&#8217;avais presque mise sur ma lettre au Père Noël. Tellement je l&#8217;attendais, avec son parfum de liberté, que j&#8217;ai failli vous mettre en illustration un cheval sauvage galopant crinière au vent, au bord de la mer. C&#8217;est dire.  L’opération avait été dûment balisée en amont : billets d’avion retenus depuis août, non remboursables pour qu’aucun prétexte ne puisse se mettre en travers de notre chemin. Rappels réguliers à l’homme, tous les deux mois d’abord, puis toutes les trois semaines, et tous les cinq jours vers la fin, afin d&#8217;assurer une bonne imprégnation cérébrale en informations : « Chéri, tu te souviens, je ne vais pas au ski avec vous. » Soubresaut effaré, « Ah bon ? Mais pourquoi ? » Suivi d’un éclair de lucidité « Ah mais oui, Nice… tu pars combien de jours déjà ? » Puis, d’un petit air souffreteux avec bouche de poisson « J’espère que ça va bien se passer avec TOUS les enfants » (sous-entendu, la meute de douze qui aboie et tire sur ses chaînes). Mais je demeurai inflexible et inébranlable. Pour tout vous dire : je ne me suis MÊME pas occupée de la valise. Rien. Nada. (sauf le biberon de Lapin) (et le sac de médicaments au cas-où) (et l’huile essentielle de menthe si jamais l’un d’eux avait des nausées pendant le voyage). Et c’est ainsi qu’un matin, alors que l&#8217;aurore aux doigts de rose effleurait les toits de Paris, je déposai mon époux, flanqué du grand ado, d’une grosse valise à roulettes, de Chaton à gauche et Lapin à droite, comiquement chaussés de leurs moon-boots flambant neuves, devant la grande horloge de la Gare de Lyon. Un petit sourire, des baisers à tout le monde, quelques câlins mais pas trop (il ne s’agit pas qu’il y en ait un qui commence à pleurer et se cramponne), et adieu, adieu, bon voyage, amusez-vous bien ! Bisous bisous, mes chéris ! Maman vous aime très fort ! C&#8217;est pour cela qu&#8217;elle sourit si fort de toutes ses dents, au moment de vous laisser là ! J’agitai ma main en direction de la plage arrière, et gooooo ! Hey ! Let’s dance, freedom, freedooooom, freedooooom ! Youhou ! Zamina mina, hé hé, waka waka hé hé hé ! I’d like to move it move it, I’d like to move it move it, I’d like to MOVE IT ! Bon, qu’est-ce que je vais faire, moi, maintenant ? Il n’y a personne dans cet appartement, c’est fou ce qu’il n’y a personne. Y’a quelqu’un ? … quelqu’un ? … qu’un ?&#8230; un ?&#8230; Allez, je me fais un café. Chaud. Je me vautre dans le canapé, TOUTE SEULE, sous une couverture, avec un bouquin : le dernier Goncourt, que j’attendais depuis 3 mois, étant 15e sur la liste d’attente à la médiathèque. . (Mais oui, évidemment que je prends mon café avec un vieux réflex des années 80 artistiquement posé près d&#8217;une guirlande sous globe sur des draps de lin. Vous me prenez pour qui ?) Hmmm, ça fait du bien. Bon. Maintenant, un déjeuner léger : des chips, et je vais m&#8217;enfiler leurs bonbecs. TOUS LEURS BONBECS. Et le reste de saucisson, même leurs préférés, les mini-chorizos. Aaaah, c&#8217;est bon de penser qu&#8217;ils ne les mangeront pas, avec leurs grands estomacs ou leur petites mains chapardeuses. Et maintenant ? Tiens, si je faisais une petite lessive ? AH NON ! VADE RETRO ! PAS de lessive, plus de lessive, je suis en vacances. Bon, ma valise, alors ? Ok, c’est parti pour ma valise. Maillot de bain, slips, soutifs, pulls s’il fait froid, baskets, un jean de rechange. Voilà, c’est fait. 11h34. C&#8217;est tout ? Et si j’envoyais un sms pour savoir si tout va bien ? C’est bizarre quand même, il n’a pas appelé. « Tout se passe bien mon chéri ? 😘 » Allez, j’envoie. … Il ne répond pas. Pourquoi il ne répond pas ? Le TGV a du rentrer en collision avec un car scolaire, sûrement, il a un traumatisme crânien, les enfants sont soit amnésiques, soit amputés des bras, ils ne peuvent pas me prévenir. MERDE merde merde, « OK Google, accident TGV Grenoble »… non, pas de résultat. Mais alors… il a sûrement rencontré une blonde qui va au ski, au siège d&#8217;à côté, c’est ça ! Une blonde style Claudia Schiffer dans Love Actually, avec un bonnet en laine ridicule sur moi, mais splendide sur elle. Et puis un homme qui part seul avec ses enfants, c’est forcément trop craquant. Elle doit être en train de l’amadouer en racontant des mignonneries sur MES fils, cette garce, et lui il doit roucouler d&#8217;un air faraud en racontant des histoires de cauchemars nocturnes ou de biberon du soir, tout en caressant le front de Lapin qui est une arme de séduction massive (quand il fait son petit garçon sage – et il sait bien faire). Mais qu’est-ce que j’ai fait, mais qu’est-ce que j’ai fait ! Une naïveté pareille, mais c&#8217;est pas possible. Franchement, je n’aurais jamais cru ça de lui, le salaud, je contacte mon avocat IM-ME-DIA-TE-MENT, quelle décep… Ah, ouf, c’est lui, tout va bien. Chaton a vomi sur son siège. Impeccable. Tout de suite, ça me regonfle le moral. Après avoir tartiné du vomi sur des mouchoirs, il doit bien puer, je suis tranquille, ce n’est pas comme ça qu’il va se faire draguer dans le train. (Merci mon Chaton, je savais que je pouvais compter sur toi. Tu auras tes Legos, comme convenu) Bon ! Bon bon bon. Ce n’est pas tout ça, mais…. C’est quand même qu’on s’emmerde sec, quand on est seule ! Allez, courage, demain je prends l&#8217;avion, et les vacances entre copines vont pouvoir commencer ! Nice, me voici ! (dans un prochain épisode !)</p>
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		<title>A vos marques, prêts, Janvier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Petitsruisseauxgrandesrivières]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jan 2020 05:00:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il ne sera pas dit que j&#8217;aurai laissé Janvier se finir sans un petit article ! Bien qu&#8217;on en soit passé à un poil, pour parler franchement. L’autre jour, Poupette m&#8217;annonça : « Tiens, je vais faire un tour sur ton blog ». « Laisse-tomber » répondis-je, « je n’ai rien écrit depuis décembre. C’est la loose, j’ai l’inspiration d’un vieux pruneau séché oublié au fond d’un placard. » « Tu n’as qu’à écrire sur le fait que tu ne sais pas quoi écrire », me dit-elle, « c’est un bon sujet ». (J&#8217;espère qu&#8217;elle en prendra de la graine pour ses futures dissertations) Alors je me suis mise devant mon ordinateur, et j&#8217;ai tapoté en espérant que l’inspiration naisse au fil des touches. Écrire est un cercle vertueux. Le fait d’écrire donne envie d’écrire. Mais bon&#8230; Rien ne venait vraiment. Je me sentais un peu comme une petite mare asséchée. Et qui dit mare asséchée, dit grenouilles qui se barrent. C’est vous, les grenouilles. Janvier est un mois difficile, je trouve, gris, froid et humide. Je ferme tôt les volets. Nous partons à l’école le matin quand s’échappe tout juste la nuit, et la nuit est de retour quand je marche le soir sur les trottoirs mouillés pour ramener avec moi les deux petites silhouettes encapuchonnées. La joie de Noël est passée, la fatigue de l’hiver revient en boomerang, les cadavres de sapins gisent, desséchés, sur les trottoirs, la crèche retourne dans son papier de soie au fond de la boîte à chaussures enfermée dans le placard. Le Blue Monday arrive : c&#8217;est le jour culminant, paraît-il, de la loose annuelle. Et puis, ce samedi, le soleil a brillé sans crier gare. Nous avons emmené les petits à leur cours de tennis, et pendant ce temps, nous sommes allés, Chéri et moi, courir. COURIR ? QUOI ? Je rembobine un instant le fil du temps. Depuis le mois de septembre, nous nous disons régulièrement, tous les deux, en contemplant d’un œil critique nos corps, de face, de profil et de dos, dans le miroir de la salle de bains : « pfff, il faudrait qu’on fasse du sport ensemble ». (Même si pour de vrai, nous sommes déjà beaux et musclés comme des pompiers tous les deux, mais nous ambitionnons de gagner le titre de Miss &#38; Mister Univers). Le seul créneau favorable étant le samedi matin de 11h à midi, nous avons opté pour la course à pieds : simple, efficace, bon marché. Problème : je n’avais pas de baskets. « Poupette, tu peux me prêter tes baskets ? » Mais zut, Poupette qui a le bon goût de faire ma même pointure que moi, n’est pas là ce week-end. Elle est chez son père, et elle a osé embarquer ses affaires, cette petite peste outrecuidante. Encore une dérive de l’éducation positive : elle fait preuve d’un aplomb stupéfiant, la sale gosse. Résultat : pas de jogging ce samedi de septembre. Ni le 1er d&#8217;octobre, ni le 2e de novembre, ni ce jour-ci ou il pleut des cordes, ni celui-là où j&#8217;avais vraiment trop de trucs hyper-urgents à faire. Quel dommage, mais quel dommage ! J’en pleurais. Pour me consoler, je me calais le postérieur au fond d’un canapé et tentais de relativiser ma déception avec, au choix, quelques carrés de chocolat, un livre et une tisane, Instagram, et la corbeille de linge sec sagement couchée à mes pieds comme un bon chien fidèle qui sentirait le propre. Et puis, mon mari eût l&#8217;idée saugrenue et un brin vicieuse de m&#8217;offrir, pour mon anniversaire, des baskets ET un legging ET un T-Shirt spécial pour avoir ni trop chaud, ni trop froid, ni trop transpirer. Crotte de bique, ma stratégie d’évitement s’effondre. Je n’ai plus pu y couper. Et c’est ainsi qu’il m’a remorquée à sa suite, en s’adaptant charitablement à mon rythme, tout en m’encourageant comme un bon coach sportif. N&#8217;insistez pas, il est déjà pris et a bien trop à faire avec mon propre cas. Il faut bien vous représenter que la course et moi, c’est vendre Charlie Hebdo en Corée du Nord : deux notions totalement incompatibles. Les deux premières séances furent plus de l’initiation au fait de mettre un pied devant l’autre. Nous avons fait 5 tours de stade à petites foulées. Et puis ce samedi-ci, alors que cela faisait des semaines que mon niveau d’énergie peinait à atteindre celui d’une huître anémique, un petit miracle s’est produit : Se déployant comme de tendres feuilles sous ce beau soleil, mes jambes ont pris leur rythme. J’ai fait un tour, puis deux, puis trois, puis cinq. Mon mari s’est arrêté à la fin du sixième pour jouer à la baballe avec notre grand dadais qui piaffait d&#8217;impatience dans les cages de foot. J’ai poursuivi, et à chaque passage devant lui, je voyais son regard incrédule, stupéfait, ébahi puis admiratif quand je me suis arrêtée à la fin du dixième tour, même pas fatiguée. Même moi, je n’en revenais pas. C&#8217;est peut-être un détail pour vous, mais pour moi, ça veut dire beaucoup. Il y a quelques années, j’avais participé à des sessions jogging avec une bande de copains, autour du champ de Mars. Pour de vrai, j&#8217;étais davantage motivée par les solides apéros qui se déroulaient après les tours de course, et aussi par la possibilité de pécho un beau gosse rencontrer du monde, voilà, vous savez tout (j’ai rencontré du monde mais jamais pécho personne, puisque vous vous posez sûrement la question. Comment pécho quelqu&#8217;un quand on est rouge et suante d&#8217;ailleurs ? Mystère. Sans doute parce qu&#8217;il paraît qu&#8217;on tombe plus facilement amoureux quand le rythme cardiaque augmente à l&#8217;unisson). Mais s’il y a bien une chose que je n’avais jamais trouvée au pied de la tour Eiffel, c’est la notion ésotérique du plaisir ressenti après avoir couru. What ? Comment peut-on sécréter des endorphines en courant alors qu’on crache ses poumons, qu’on agonise de douleur et qu’on gémit, « Quand est-ce que ça s’arrête, quand est-ce que ça s’arrête ? » Pour moi, une personne qui prenait plaisir à courir avait une pathologie mentale, ou aimait se faire tenir en laisse et muselière, le soir, dans des cabarets peu recommandables. Il est vrai cependant, que certains parmi mes proches aiment courir, et semblent, pourtant, assez sains d&#8217;esprit. En plus d’aimer avaler des kilomètres et des kilomètres, ils ont moins de graisse dans tout leur corps qu’un pot de yaourt allégé n&#8217;en contient : des gens sympathiques, et un peu agaçants. Donc, tandis que je tentais d’analyser les sensations qui me parcouraient, j’ai ressenti non pas du plaisir, n’exagérons pas non plus, mais une sorte de circulation d’énergie qui me réchauffait. Et puis, chose incroyable, DING ! J’ai eu une idée. Elle est arrivée, comme ça, comme une petite bulle d’oxygène qui montait de mes jambes à mon cerveau, amenant dans son sillage plein d’autres petites idées qui s’éparpillaient dans tous les coins de ma tête. Cette découverte m’a fait le même effet qu’à quelqu’un qui, après avoir doctement lu tout un tas de bouquins sur la physiologie, la sexualité et le désir, découvrirait vingt ans plus tard ce qu’est un orgasme et se dirait « Aaaaaah, mais c’est donc de ÇA qu’ils parlaient tous ! » (Je ne suis absolument pas concernée par ce point bien évidemment) Ce fut une véritable révélation. J&#8217;en retire comme moralité que : 1/ L&#8217;expérience personnelle, dans tous les domaines, est totalement irremplaçable. On m&#8217;avait pourtant dit des dizaines de fois « Mais courir, cela fait tellement du bien, ça donne de l&#8217;énergie » (j&#8217;avais plutôt l&#8217;impression que cela m&#8217;en pompait), et « On se sent tellement bien après » (alors que je n&#8217;étais que douleur et courbatures pendant une semaine). Qu&#8217;est-ce qui motive le passage à l&#8217;acte, le franchissement du Rubicon du jogging ? Un alignement de planètes sans doute. Mais aussi la conviction que ces gens qui courent ne sont sans doute pas totalement stupides et qu&#8217;ils pourraient posséder une part de la vérité, autant que moi : humilité, donc. 2/ Rien ne sert de courir trop vite, il vaut mieux brider son ambition pour arriver loin. 3/ Quand on ressent le vide, la fatigue et le manque d’envie, se botter le train pour mettre son corps en mouvement, a un effet bénéfique immédiat sur la créativité. Mais vraiment. Je l&#8217;ai entendu, plus qu&#8217;écouté, venant de personnes très différentes, mon poing remontant la peau de ma joue en plis sur ma pommette, comme un sharpei dubitatif, et je pensais en moi-même « Mais bien sûûûûûr, cause mon gars, vas-y donc ». Moi, courir et bouger mon corps ? Et pourquoi pas me prostituer, tant qu&#8217;on y est ? Et là, j&#8217;en ai enfin eu l&#8217;illustration, la révélation concrète. De là à dire qu&#8217;il me faut courir aussi souvent que je veux publier un article&#8230; Bon, on dira qu&#8217;une fois par semaine suffira dans un premier temps. 4/ Le temps fait son œuvre. Ce qui me semblait impossible hier est possible aujourd&#8217;hui, et ce qui est impossible maintenant, ne le restera probablement pas. 5/ Dois-je vraiment publier cet article ? C&#8217;est la question que je me pose en le terminant. Peut-être qu&#8217;il n&#8217;est pas excellent. Peut-être qu&#8217;il ne vous évoquera pas grand-chose. Mais pour moi, c&#8217;est une petite révolution, cette prise de conscience du lien étroit entre le mouvement physique et l&#8217;émergence d&#8217;idées, surtout que j&#8217;ai tendance à cloisonner ce qui se passe dans ma tête, et ce qui se passe dans mon corps. Donc à tout hasard, si cela faisait écho chez vous, je vous le pose-là, assorti de mes voeux les meilleurs et les plus beaux, près de la ligne de départ. &#160;</p>
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		<title>Tic tac tic tac dans les bois</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Nov 2019 23:23:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[vie personnelle]]></category>
		<category><![CDATA[concours]]></category>
		<category><![CDATA[écrire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Non, ce n&#8217;est pas un pivert. J&#8217;ai longuement hésité à envoyer cet article &#8211; mais est-ce vraiment un article ? Voilà, j&#8217;ai écrit un texte. Une petite nouvelle. Une nouvellounette. Un p&#8217;tit truc de rien du tout, 3000 signes espaces inclus. Pourquoi te racontai-je cela ? Parce que toutes mes copines blogueuses le font, et que je suis moutonnière de nature : je fais comme elles, il n&#8217;y a pas de raison. Donc &#8211; parce que tout cela n&#8217;est pas très clair-, sauf si tu me suis sur les réseaux sociaux (auquel cas tu es déjà au courant et tu peux retourner à une activité normale), sauf si tu es mon mari (auquel cas tu es déjà au courant et tu peux retourner bosser comme un dingue), tu ne sais pas encore que je participe cette année au Concours de Nouvelles Écrire Au Féminin. Je viens de claquer tout mon stock de majuscules d&#8217;un coup, dis-donc. J&#8217;ai pondu un petit texte, sur la thématique « Écoute les arbres parler ». J&#8217;ai nommé le susdit texte « Cavale ». Parce que c&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;une fille qui cavale dans les bois (rapport aux arbres, tu l&#8217;auras compris). Tu peux le lire ICI. Dans l&#8217;hypothèse où tu aurais le temps de le lire, où tu le trouverais acceptable, où tu serais bien lunée (luné pour les 5 hommes qui me lisent), où le café serait bon et chaud, et où tu aurais un compte Facebook, &#8211; toutes ces conditions devant suffire à mettre Paris en bouteille -, puis-je te demander de bien vouloir évaluer mon travail en me décernant une note ? Cela permettra de faire monter mon texte dans le classement. En même temps ce n&#8217;est pas gravissime car les votes des internautes ne sont pas déterminants pour gagner : si tu n&#8217;as pas envie de voter, tu ne porteras pas le poids de mon échec sur ta conscience. Actuellement, il y a 939 nouvelles déposées. Toutes seront lues par le jury, et 16 seront sélectionnées. 3 seront lauréates d&#8217;un prix. Et le premier prix, c&#8217;est quoi ? C&#8217;est de gagner la publication de son premier roman (qu&#8217;il faut écrire, donc). Comme notre amie Virginie qui a gagné l&#8217;an passé entre la poire et le fromage, et a turbiné grave en 2019 pour que son premier roman soit prêt pour la Saint Valentin 2020. 939 nouvelles, 1 vrai gagnant. Tu le vois, la probabilité est mince. Mais quand même meilleure que de gagner à l&#8217;Euromillions. La clôture des votes est fixée au 28 novembre 2019 à 23h55. D&#8217;autres copines blogueuses talentueuses ont également participé à ce concours : Sarah Marie Johanna Cécile Lorette Lexie J&#8217;en oublie sûrement. N&#8217;hésitez pas à râler si c&#8217;est le cas. Comment voter ? C&#8217;est simple. Il faut avoir bac + 12, et suivre la démarche suivante : 1/ Aller en bas de la nouvelle, choisir une note, cliquer dessus 2/ Cliquer sur « se connecter avec Facebook » (du coup il est plus simple d&#8217;avoir déjà un onglet Facebok ouvert) 3/ Tu reviendras automatiquement sur la page de la nouvelle, et là, attention : 4/ il va falloir REVOTER car le 1er vote n&#8217;a servi qu&#8217;à se connecter à Facebook. 5/ Et là, tu verras apparaître sous tes yeux ébahis, en bas de la nouvelle, « Votre vote a été pris en compte ». 6/ Tu peux ensuite ouvrir une bouteille de champagne et la boire à mon hypothétique succès. C&#8217;est un prétexte comme un autre. Voilà. Bon. Je ne me fais pas d&#8217;illusions, hein. Mais c&#8217;est déjà rigolo de tenter, et si jamais j&#8217;étais dans les 16 finalistes, je serais plus qu&#8217;enthousiasmée. Si tu n&#8217;entends plus parler de cette histoire d&#8217;ici février, c&#8217;est que j&#8217;aurai jeté un voile pudique sur ma tentative littéraire. Mais si c&#8217;est une de mes copines qui gagne, je viendrai te le claironner ici-même, bien entendu. Merci ! Ce n&#8217;est pas tout, mais j&#8217;ai du linge à étendre. Tic tac tic tac tic tac : le compte à rebours est enclenché. Jeudi 28 novembre 23h55. (je te remets mon lien ICI, pour ne pas te fatiguer l&#8217;index à scroller sur la molette) &#160; &#160; &#160;</p>
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		<title>Souvenirs d&#8217;un lointain été (3)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Petitsruisseauxgrandesrivières]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Sep 2019 04:00:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[touriste]]></category>
		<category><![CDATA[vie personnelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chères abonnées de fraîche date arrivées ici suite à mon précédent article, un petit mot pour vous tout d&#8217;abord. Il y a-t-il un homme dans la salle ? Qu&#8217;il se dénonce. Vu votre faible nombre, vous me pardonnerez sans peine d&#8217;écrire au féminin. Donc, merci à vous toutes d&#8217;avoir rejoint cette belle et brillante communauté de lectrices ! J&#8217;ai été prise au dépourvu par l&#8217;écho qu&#8217;a suscité cette petite gueulante chez de si nombreuses personnes. Ayant un peu hésité à le publier, par peur de la polémique, j&#8217;ai été fort soulagée de lire que cela rejoignait le ressenti de la très grande majorité de celles ayant exprimé leur opinion. Je vous remercie mille fois de vos nombreux partages et de vos gentils messages, qui ont failli me propulser au 20h de BFMTV. Il s&#8217;en est fallu de peu. Vous verrez, ici je parle un peu de tout mais surtout de rien. Mais parfois, paf ! je suis comme traversée d&#8217;une microscopique étincelle, et je ponds un article qui a plus de succès que les autres. Je vous livre mon best-of, en dehors de ce dernier article qui a explosé toutes mes statistiques (un peu d&#8217;autosatisfaction n&#8217;a jamais fait de mal à personne) : N°1 : Travail &#8211; Famille &#8211; Épanouissement N°2 : Des avantages et des inconvénients d&#8217;une famille nombreuse (qui de manière rigolote, est surtout lu en Afrique ! ) N°3 : Mon avis sur l’Éducation Approximative d&#8217;Agnès Labbé (un excellent ouvrage sur la parentalité positive dans sa version réaliste) N°4 : Charge mentale et Éducation : comment élever nos garçons Bien sûr, il y en a plein d&#8217;autres très bien. Et je ne dis pas cela parce que c&#8217;est moi qui les écris. En dehors de cela, que vous dire ? Je suis une femme banale, la quarantaine banale, habitant une banlieue banale, les cheveux banalement bruns, avec des enfants merveilleux et un époux exceptionnel. Je nourris nos rejetons de jambon et de coquillettes, et je les éduque à la perfection, du moins dans la définition que j&#8217;ai de la perfection. Sachez que ma devise favorite, dans le domaine de la parentalité, est « il faut revoir ses ambitions à la baisse ». En fait, avant de dévier sur le périlleux sujet de la parentalité positive, je racontais benoîtement mes vacances, et j&#8217;en arrivais à l&#8217;épisode trois. Rassurez-vous, rien n&#8217;est perdu : vous pouvez retrouver les épisodes un et deux. Permettez que je reprenne, mon lectorat habituel étant douloureusement resté sur sa faim : vous savez ce que c&#8217;est, il faut soigner ses fidèles clients. ****************** Nous avons appris à nos grands les joies du tarot, avec un peu plus de suspense que les 7 familles. Chaton participait à sa manière, en dévoilant à haute voix le contenu du jeu de chacun. Assis à côté de moi, il me demande : « Et ça, c’est un roi de trèfle ? Non, c’est un roi de cœur ! » « Chut ! » réponds-je. « Non, je m’ai trompé, elle a un cavalier » reprend-il en me faisant un gros clin d’œil. On repassera pour les effets de surprise. Lapin, à son habitude, s’est occupé avec des cailloux, bâtons, coquilles d’escargot, vers de terre décédés, et pommes de pin (lesquelles sont les fruits du pommier, comme l’a déduit Chaton, fort logiquement). Il a jeté des quilles Molkky dans tous les sens, arrosé les plantes de sa mère-grand, quoique « inondé » serait un terme plus exact. Et au lieu de plantes, il faudrait lire « murs et fenêtres ». Il s&#8217;est adonné avec passion à la libre expression vocale et gymnique, sous forme de hurlements poussés en courant presque nu jusqu’au crépuscule : cet enfant n’est que créativité et spontanéité. Il me fait parfois penser à un petit chien pataud : il a absolument besoin de se dégourdir les pattes et de courir après des bâtons. « Vous l’élevez très mal » nous disent, la bouche pincée, ces grands spécialistes de l’éducation que sont Poupette Dolto et Loulou Rufo, oubliant les sales gosses qu’ils étaient il y a peu de temps encore. « Pffff, ce qu’il est capricieux ! » dit Loulou, amnésique de ces années où, pour une pochette de cartes Pokemon, il se roulait par terre en hurlant comme si on lui avait coupé une jambe à la tronçonneuse sans anesthésie. « Il va falloir qu’il arrête avec sa tétine, quand même », rajoute Poupette, qui a bu des biberons et sucé ses doigts jusqu’à plus de 5 ans. Comme quoi, Alzeihmer attaque tôt. Le 14 juillet fut l&#8217;occasion de constater que nos impôts partent, effectivement, en fumée. Nous en avons eu pour notre argent : on se serait cru en Normandie, sous les bombes en juillet 1944. Cette habile transition n&#8217;a pour objet que de vous conseiller l&#8217;excellent dessin animé « les Grandes Grandes Vacances », qui raconte la deuxième guerre mondiale vue par des enfants. J&#8217;ai découvert ce dessin animé par le compte Instagram de Une chambre à moi, et c&#8217;est réellement une excellente réalisation (française, cocorico) avec de jolis dessins et un scénario très juste, touchant, réaliste et adapté aux enfants. Il a plu à toute la famille. Il présente toutes les facettes des français à cette époque : les collabos, les indécis, les maquisards, l&#8217;instituteur résistant qui prend les apparences du fidèle au maréchal pour détourner les soupçons. Nous sommes donc confrontés à un petit dommage collatéral : il arrive que Chaton et Lapin entonnent « Maréchal nous voilà », ce qui me met un peu dans l&#8217;embarras car j&#8217;ai peur que les maîtresses nous prennent pour d&#8217;odieux fascistes. Un clou chassant l&#8217;autre, ils ont subi un petit lavage de cerveau à coup de Goldorak ce week-end.  La fin des vacances fut l&#8217;occasion d&#8217;aller visiter, pour la première fois pour moi, la galerie de paléontologie du Jardin des Plantes. Les enfants ont été ravis de cette passionnante visite &#8211; quoique Lapin ait montré plus d&#8217;intérêt pour sa banane que pour les fossiles. Les dinosaures et les mammouths ont évidemment eu beaucoup de succès. Il faut  reconnaître que les tyrannosaures, même à l&#8217;état de squelette, ont vraiment une sale gueule. Et pour finir, les charmants mots d&#8217;enfants qui ont ensoleillé mon cœur ces derniers jours : Chaton, déçu par ma piètre prestation parentale (je cherche encore quoi) : « Notre famille elle est super-nulle, et toi Maman, t&#8217;es la plus nulle de tous. » Lapin, scandalisé que je l&#8217;envoie au lit à 20H30 : « Maman t&#8217;es moche et je t&#8217;aime. » (Quand même. Ouf) N&#8217;est-ce pas délicieux ? Moi aussi mes chéris, je vous aime. Allez, au lit. &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160;</p>
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		<title>Souvenirs d&#8217;un lointain été (2)</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Aug 2019 04:30:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Mais où sommes-nous donc partis ?&#8230; Disais-je, à la fin de ce premier épisode de nos souvenirs de vacances d&#8217;été. En Charente-Maritime, une révélation. Océan majestueux, pins splendides, villas cossues, douceur du sable, eau céladon, petites cabanes de pêcheurs sur pilotis. J&#8217;en avais posté quelques photos ici. Une petite promenade, que nous avions évaluée, en randonneurs expérimentés, à environ une heure, nous mena en dix minutes tout au plus à une plage charmante, par un petit chemin qui serpentait sous des chênes verts. Il faut vous l&#8217;avouer : nous devenons presbytes. Un kilomètre ou cinq, on a du mal à évaluer les distances. « Moi, j&#8217;ai très envie de ne pas y aller », nous avait dit Chaton, qui finalement apprécia fort de pouvoir enrichir sa collection de bâtons et de glands (Bien que celle-ci, à l&#8217;instar de la tapisserie de Pénélope, disparaisse mystérieusement chaque nuit en allant toute seule dans la poubelle, bref. Ceci est une autre histoire). C&#8217;est un coin assez bourgeois, et ça tombe bien, car nous, on adore les coins bourgeois, les jolies villas un peu désuètes aux marquises de verre, tourelles miniatures et grilles tarabiscotées. Nous y avons aussi trouvé moults bunkers, puisque se trouve-là une portion du Mur Atlantique construit sous les ordres d&#8217;Hitler à partir du printemps 1942. D&#8217;où la photo de Lapin à côté de Tinky-Winky. Je suis calée en Télétubbies, mais une vraie bille en Histoire : si par un malheureux hasard, vous étiez aussi peu cultivés que moi, je vous partage ma découverte de cet article intéressant de Géo sur la construction du mur Atlantique. Il ne sera pas dit que je n&#8217;aurai pas contribué à élever votre niveau. Nous avons été conquis par le très beau temps, l&#8217;agréable brise et la chaleur qui n&#8217;a pas le côté étouffant de la côte d’Azur. On y voit davantage de familles et moins de grandes blondes en micro-robes, perchées sur d’extravagants talons dans lesquels elles sont aussi à l’aise que moi dans mes pantoufles, le genre de filles énervantes qui me collent un ulcère et des contractures musculaires dans la mâchoire (en même temps, elles sont sûrement stupides – je me rassure comme je peux. Imaginez qu’elles soient intelligentes, en plus, quelle angoisse). Le seul point commun entre Saint-Tropez et la Charente-Maritime, est l&#8217;incompréhensible tendance des gens à rissoler sur la plage sous un soleil au zénith, jusqu’à prendre l’appétissante couleur d’un jambon industriel. Alors que rester bien blanche comme une baguette peu cuite, c&#8217;est quand même plus classe, non ? Mais surtout, surtout, le gros avantage de cette région, est la présence en abondance de coquillages, de bernard-l’hermite (qui ne s’accorde pas au pluriel, apprends-je avec stupéfaction; Jésus Marie Joseph, dire que l&#8217;on peut vivre des émotions aussi excitantes que cela en ouvrant un dictionnaire !), et de crabes verts, au grand ravissement –teinté d’épouvante- des enfants qui ont trouvé là une raison valable de nous ravager les tympans en poussant des cris suraigus ET perçants. Heureusement, je les surveille à bonne distance et du coin de l’œil &#8211; marée basse, motricité libre et tout ça tout ça obligent. Mais je connais des mouettes qui doivent encore, à l&#8217;heure qu&#8217;il est, avoir les oreilles qui sifflent. J’ai aussi fait ma petite récolte, car j’ai eu une idée géniale : Et si j’offrais, pour ses 50 ans, un magnifique cadre photo en coquillages, bois flotté et fil de fer de bouchons de champagne, à mon mari ? Le cher homme, il mérite bien un aussi somptueux cadeau, fait avec amour et ferveur. Un beau cadre, de taille imposante, pour y mettre une photo de famille format poster. N’est-ce-pas une idée géniale et touchante ? J&#8217;imagine déjà son regard humide de reconnaissance et d&#8217;émotion. Je suis sûre qu’il adorera, mais chut, pas un mot : c’est une surprise. Comme nous étions en club, nous avons participé aux activités : une grande première pour moi, car je suis en général assez snob et aime me démarquer de la populace en me promenant avec un livre gros, ennuyeux et inintelligible sous le bras. Mais je me suis laissée tenter par les tournois de Molkky et de fléchettes, et même par la zumba en famille : une semaine de plus, et j’étais prête à faire la chenille qui redémarre. J’ai quand même un problème avec la zumba. Comment faire pour coordonner en même temps et dans différentes directions tous ces bras et toutes ces jambes ? Je ne suis pas un poulpe, moi. Ce n’est pas là où j’excelle. En revanche, j’ai atteint le summum de la grâce, un soir où nous assistions avec les enfants à un spectacle de ballons sculptés. Je scrollais mon fil Instagram distraitement, parce que c’était quand même un truc pour les gosses, hein, et je pense que ce fut en raison de cela que le gugusse officiant sur scène (au torse sculpté et aux abdominaux travaillés, notai-je incidemment au passage), dans un esprit de revanche assez mesquin, me choisit comme victime, sous les applaudissements de la foule, et sous les yeux hilares ou consternés, je ne sais trop, de mon mari et des enfants. Et c’est ainsi que je me suis retrouvée à devoir danser, déguisée en Maya l’Abeille, coiffée d’antennes en ballon et affublée d’une paire d’ailes gonflables dans le dos. Comme quoi, la roche tarpéienne n&#8217;est pas loin du Capitole, et le ridicule jamais loin de la célébrité. Bien entendu, le premier qui osera diffuser ces images de moi sera menacé de divorce ou de spoliation d’héritage. Cela va de soi (mais cela va mieux en le disant). Voilà pour cet épisode, chères lectrices et quelques rares lecteurs. Je vous souhaite une belle rentrée, en douceur et sous le soleil, et m&#8217;en vais réfléchir à la suite de mon feuilleton (qu&#8217;est-ce qu&#8217;on bosse, par ici).</p>
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		<title>Souvenirs d&#8217;un lointain été (1)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Petitsruisseauxgrandesrivières]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Aug 2019 04:31:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[touriste]]></category>
		<category><![CDATA[vie personnelle]]></category>
		<category><![CDATA[coquillages et crustacés]]></category>
		<category><![CDATA[georges clooney]]></category>
		<category><![CDATA[vacances en famille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quelle émotion de vous retrouver tous, là, fidèles au poste ! Vos petits clics, vos petits likes, vos petits commentaires, cela m&#8217;avait manqué. L&#8217;été, c&#8217;est vraiment le cauchemar de la blogueuse : tout le monde se barre photographier ses orteils ou ses mômes sur toutes les plages du monde, deux mois durant. Mais bonté divine, qu&#8217;attendent-ils, à l’Éducation Nationale, pour raccourcir les vacances scolaires ? Les enfants ne font plus les moissons ni les vendanges, il me semble, non ? Enfin. Nous sommes là pour que je vous parle de ce que je fis durant ces semaines passées sans vous. Ah, les vacances ! Lointain souvenir d&#8217;un mois de juillet chaud, torride, ensoleillé, qui s&#8217;efface peu à peu sous les frimas d&#8217;octobre (Nous les nordistes sommes en avance sur notre temps). Hier, par miracle, les petits ont fait la sieste ! J&#8217;ai pris bien garde de chuchoter et de me déplacer en pantoufles, afin de ne pas les réveiller, sinon, CLAC ! Ils ouvrent leurs grrrrands yeux et hurlent avec leurs grrrrandes bouches pleines de dents ! J&#8217;ai enfin pu avancer un peu sur cette série d&#8217;articles d&#8217;été. Série, car afin de distiller le suspense et de ne pas vous assommer (puisqu&#8217;il parait que mes articles sont trop longs, n&#8217;est-ce-pas Cécilia ;-D), je vais feuilletonner un peu. Il fallut faire les valises. Décider si on emmenait deux ou trois shorts par enfant, y inclure une surcote due aux accidents pipi, aux éclaboussures de sauce tomate, aux chutes dans la boue, aux circonstances non identifiées ; Dire aux grands « Débrouillez-vous, mais vos affaires doivent tenir dans ÇA » ; Penser aux indispensables, doudou, tétines, réducteur de toilette, seau, pelle, râteau, ballon, serviettes de plages, tentes anti-UV, crème solaire, chapeaux, tongs, biberon, bouquins, quelques jouets, QUELQUES, hein on a dit quelques ! Qui ont fini par occuper un énorme sac, C’est bon on a tout ? Oui, je crois, on a tout, et c’est la première année, je dis bien la première année, que les bagages ne se sont pas finis sur une engueulade. (Veuillez appuyer sur le bouton ci-dessous, je vous prie) La veille, nous avions soigneusement préparé notre trajet. « C’est par où ? » demandai-je à mon bien-aimé. « Par-là, je crois », me répondit-il, en faisant de la main un vague geste circulaire comme s’il essuyait un carreau. Et c’est ainsi qu’à 5h30 du matin, munis de petites têtes ébouriffées et de petits yeux ensommeillés (et d&#8217;un GPS, finalement), nous sommes partis. Je tiens à le dire : Lapin, qui était avec moi, a été d&#8217;une sagesse absolument remarquable. Il m&#8217;a fait mentir, moi qui prévoyais un voyage apocalyptique pour mes nerfs. Je ne sais pas qui, parmi vous, l&#8217;a prévenu qu&#8217;il fallait se tenir à carreaux, mais cela a été efficace : merci. Nous avons vu le soleil se lever sur les champs de blé d’abord argentés, puis blonds pâles, dorés et enfin incandescents. Avec parfois les épis frissonnants, parfois déjà les chaumes ras, les rouleaux de foins et leur merveilleux parfum. Des renards partaient se coucher, des chevreuils broutaient paisiblement, des buses s’éveillaient en s’ébrouant. C’était magnifique, bucolique, apaisant. Cette année, nous nous sommes offert, pour la première fois depuis 4 ans, une semaine en pension complète dans un club. Rien à faire. Zéro cuisine. Une seule lessive pendant la semaine. La dernière fois que cela m’était arrivé, c’était… c’était… non, je ne sais pas, en fait. Ça remonte à la Genèse. Nous collâmes sans aucun scrupule les petits au mini-club, autant que possible. Les grands menaient leur vie indépendante de jeunes rebelles; Les parents, leur vie de parents rincés, vidés et épuisés, c’est-à-dire : Dormir. Manger. Glander. Manger. Sieste. Lézarder. Apéro. Manger. Écouter les grillons. On pourrait penser qu’à laisser ainsi nos enfants, un soupçon de remords nous aurait saisis, étant donné que… travaillons tous les deux… grosses journées pour ces pauvres petits… cantine, garderie, centre de loisirs… peu de temps passé avec eux… conditions de la vie moderne… besoin de leurs parents… Mais en fait, le temps passé avec eux compte triple, voire quintuple, tant il est dense ! C’est de l’extrait de concentré de vie familiale. Par amour pour eux et afin que leurs parents durent le plus longtemps possible, nous les avons donc expédiés hors de nos pattes. Et ma foi, à les voir traverser le club en hurlant et courant, escortés par des animateurs plus jeunes et plus véloces que nous, ils n’avaient pas l’air de nous regretter. Ce furent des vacances sauvages : Sans sèche-cheveux, sans maquillage et même, sans déodorant !  (pour moi – nul décès par intoxication n&#8217;est à déplorer), sans mousse à raser ni rasoir (pour lui – je vous vois venir). J&#8217;opère, en effet, une tentative d&#8217;acceptation de mon enveloppe physique, sans la dénaturer par de grossiers artifices, destinés à maintenir la soumission des femmes au machisme patriarcal d&#8217;une part, et à engraisser les vils actionnaires des lobbies pharmaceutiques d&#8217;autre part. Enfin, je l&#8217;ai fait dans les bornes de certaines limites, quand même. De son côté, mon chéri a décidé de se faire pousser la barbe pour ressembler à Georges Clooney. Tous les matins, il se plantait devant le miroir et lui  demandait : « Miroir, mon beau miroir, ne suis-je pas le plus beau des hommes barbus ? » et le miroir lui répondait : « Certes tu es très beau, mais Georges, de l’autre côté de l’océan, est encore plus beau que toi &#8211; pour l&#8217;instant. » Comme il était un peu dépité, je lui ai dit « Laisse tomber, il raconte n’importe quoi, je doute que Georges Clooney soit venu dans ce club de vacances se contempler face à ce looser de miroir bigleux. Tu es infiniment beau, d’ailleurs j’ai bien vu ce matin que la jeune fille du buffet viennoiseries à volonté te reluquait.» (Photo prise lors de mon dernier dîner avec Georges, à Paris (-Match) Et voilà comment je maintiens notre amour toujours aussi vif, malgré le temps qui passe, la vie familiale qui agace, la fatigue qui lasse, la vaisselle qui casse. Si vous m’envoyez 50€, j’ai encore d’autres conseils pour vous, et la personne que vous aimez reviendra vers vous comme un chien qui court derrière son maître. (J’ai un petit cabinet de consultation vers Barbès) (C’est un peu parisien comme blague, pardonnez-moi si vous n’avez pas saisi la subtile allusion).Vous aussi, faites le vôtre sur http://www.megabambou.com/pmg/index.html Mais où sommes-nous donc partis ? Vous le saurez dans un prochain numéro de votre feuilleton d&#8217;été ! A suivre très vite (enfin, assez vite), sur votre blog favori !</p>
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		<pubDate>Tue, 16 Jul 2019 14:14:18 +0000</pubDate>
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