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	<title>livres Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
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		<title>« Qui aime bien vaccine peu » : qu&#8217;en penser ? (1)</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Apr 2021 04:21:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En commentant mon article sur la vaccination, une personne sur les réseaux sociaux m’a parlé de « Qui aime bien vaccine peu », écrit collectif préfacé par Michel Georget. J’avais déjà entendu parler de cet ouvrage mais sa question m’a donné envie de me pencher plus en détail sur les arguments qui y sont développés. « Qui aime bien vaccine peu » prône la modération vaccinale, y compris au niveau des vaccins obligatoires. Cet ouvrage, apparemment, est beaucoup lu par certains parents et leur sert de caution scientifique pour refuser certains vaccins. Que raconte-t-il exactement ? Que penser de ces arguments ? Qui sont les auteurs de « Qui aime bien vaccine peu ? » Cet ouvrage est rédigé par un collectif de médecins suisses (OK) homéopathes (aïe). J’avoue que ma confiance est déjà émoussée à l’idée que ces médecins soignent donc en partie leurs patients avec des billes de sucre contenant de l’eau pure. Autant je suis parfaitement d’accord pour dire que l’alimentation est la première médecine, Autant je souscris au rôle du microbiote et à l’impact de la flore intestinale, Autant je milite à fond pour les fruits et légumes, Autant je kiffe toutes les vitamines de la création, Autant je pratique moi-même (avec discernement) l’aromathérapie pour mes enfants, Autant, vous l’aurez compris, je ne suis pas une adepte de l’homéopathie, cela heurte mon sens rationnel. Pour rappel, une dilution 1CH revient à diluer 100 fois. Prenez une demi-feuille, marquez votre nom en haut à droite, calculatrices interdites bien sûr, vous avez 10 minutes. Une dilution 9CH correspond à … ? Cela correspond à diluer un produit 1.000.000.000.000.000.000 fois, soit un milliard de milliards. Une goutte (50 µL) dans 50 milliards de mètres cubes. Une seule goutte, dans un cube de 3,7 km de côté. Donc, je suis déjà un peu chiffonnée. Michel Georget, qui a coordonné l’ouvrage « Qui aime bien vaccine peu » et écrit de nombreux textes contre ce qu’il considère être une vaccination excessive, est un agrégé de Biologie. Décédé en 2019, il a enseigné en lycée et classes prépas jusqu’en 1994. Livrons-nous à un petit calcul (sur l’autre demi-feuille): Michel Georget est né en 1935. Logiquement, il a eu son agrégation vers 1960. Et l’immunologie est une discipline qui a commencé à émerger réellement dans les années 1980, avant de se complexifier notablement à partir des années 1990/2000. Autant dire que Monsieur Georget, enseignant de SVT, n’a pas baigné dans l’immunologie tout du long de sa carrière, et que le concept de la mémoire immunitaire &#8211; principe sous-jacent à la vaccination – n’en était qu’à ses balbutiements lorsqu’il cessa d’enseigner. Qu’est-ce qui me chiffonne (encore) dans « Qui aime bien vaccine peu » ? (je répète le titre, c&#8217;est pour le référencement dans Google) L’absence totale de sources scientifiques. Aucune référence, des arguments assénés sur la tête des parents avec grande autorité, et aucun moyen de vérifier la véracité de leurs dires. Ennuyeux pour un ouvrage qui circule beaucoup de parents à parents par le biais des réseaux sociaux. Le concept rebattu que ce n’est pas la vaccination qui a fait disparaître les maladies infectieuses, mais les progrès de l’hygiène. Je crois que cet argument est gravement mis à mal par la pandémie actuelle à coronavirus : qu’on se lave ou qu’on ne se lave pas, tout le monde attrape ce virus, ce qui illustre bien le fait que les vaccins servent quand même à quelque chose, et que l’hygiène – primordiale – reste toutefois insuffisante. L’épouvantail agité devant les parents qu’ils vont empoisonner leur enfant s’ils le vaccinent et lui causer plus tard diabètes, allergies, cancers, maladies auto-immunes, bad karma, haleine de babouin, etc. Le mélange entre vraies infos, grosses approximations, et mensonges purs et simples, par omission ou non. J’ai donc repris l’ouvrage afin de soulever les points litigieux. C’est parti mon kiki. L&#8217;affirmation : « En combinant les vaccins dans la même inoculation, on ne respecte pas l&#8217;exemple de la nature qui n&#8217;inflige au malade qu&#8217;une seule maladie infectieuse aiguë à la fois. » Le but des vaccinations combinées est, rappelons-le, de limiter le nombre de piqures pour les petits. Les bébés reçoivent donc désormais, dans une seule injection, la vaccination contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, l’haemophilus, et l’hépatite B : c’est le vaccin hexavalent. Est-il exact de dire que l’on « inflige plusieurs maladies en même temps » ? Non. Ce vaccin contient uniquement des protéines immunisantes de microorganismes (Diphtérie, tétanos, Coqueluche, Haemophilus, hépatite B) et les virus INACTIVES (KO, dead, kapout, donc non pathogènes) de la poliomyélite. Aucune « maladie » n’est donc infligée au bébé. Simplement, son système immunitaire va apprendre à reconnaître les protéines des pathogènes dangereux pour les éliminer fissa s’il les rencontre un jour.  Par ailleurs, dire que « la nature n’inflige qu’une seule maladie à la fois », c’est supposer la nature bien plus gentille qu’elle n’est : les co-infections ou les sur-infections, cela existe bien souvent. &#160; L&#8217;affirmation : « Vertiges, maladresse, […] voire certains cas de délinquance et même d&#8217;autisme correspondant à des lésions invisibles pour la médecine pourraient être dûs à des traumatismes, des intoxications ou des vaccinations mal supportées. Dans notre pratique, l&#8217;amélioration fréquente de ces cas grâce au drainage homéopathique est une preuve de l&#8217;origine vaccinale de ces affections. » Po po po… fichtre ! Ce paragraphe me fait peur. « Drainage homéopathique », what the hell is that ?  Où est la preuve de l’origine vaccinale de ces divers pathologies et troubles ? La question du lien éventuel entre autisme et vaccin ROR a été moultes fois analysée, et tout autant moultes fois retoquée : non, il n&#8217;y a pas de lien. Je répète : NON, IL N&#8217;Y A PAS DE LIEN, ni aux Etats-Unis, ni au Danemark, ni ailleurs. Cette fake new médicale vient d&#8217;un médecin anglais qui avait vu en consultation 12 enfants présentant un spectre du trouble de l&#8217;autisme, vers l&#8217;âge de 2 ans, soit quelque temps après la seconde dose de ROR. On a toujours tendance, quand un enfant est malade, à chercher un coupable et c&#8217;est bien naturel. Mais pour compréhensible que soit cette réaction sur le plan émotionnel, elle n&#8217;est pas rationnelle scientifiquement. Sinon, quelqu’un a-t-il déjà fait une étude de causalité entre vaccination et délinquance ? Mais pourquoi Sarkozy n’y a pas pensé, lui qui voulait détecter les délinquants dès la maternelle ? C’aurait quand même été vachement plus simple : t’es vacciné ? hop, sous surveillance, mauvaise graine. Sérieusement, mais qu’ont-ils fumé avant d’écrire ces lignes ? On dirait un discours de mauvais gourou, comme dans le sketch des inconnus. L&#8217;affirmation : « Plus les maladies infectieuses diminuent, plus le nombre de cancers et d’allergies augmente. » …Alors, comment explique-t-on que l’espérance de vie augmente de manière régulière depuis 1945 ? C’est le retour de l’hypothèse hygiéniste : avant, on vivait les pieds dans le fumier et on buvait de l’eau croupie, et on était en bien meilleure santé. Paraît-il. L’augmentation des cancers et des allergies ne serait-elle pas plutôt liée à la pollution de l’air, des aliments, aux mutations induites dans notre ADN par des produits génotoxiques contenus dans nos meubles, parquets, emballages plastiques etc… ? Juste une idée. Et puis, le cancer est une maladie dont l’incidence augmente avec l’âge. Par exemple, le graphique ci-dessous montre l’incidence du cancer du sein en fonction de l’âge (en rose). Plus on vieillit, plus le risque de développer un cancer augmente. Par conséquent, plus on meurt tôt, plus on a de chance de ne pas mourir d’un cancer (mais on est mort quand même). Avec une espérance de vie féminine de 85 ans en 2017, contre 66 ans en 1947, le risque de développer un cancer est plus grand. Mais le lien avec les vaccins est, comment dire… inexistant. &#160; L&#8217;affirmation :  « Les grandes épidémies comme la peste, le choléra, le typhus, la malaria, la lèpre, ont disparu sous nos latitudes sans vaccination. » Il y a du vrai dans cette affirmation, et de la mauvaise foi. Du vrai : La disparition du choléra est avant tout liée à une problématique d’accès à l’eau potable, en effet. Cela dit, des vaccins anti-cholériques efficaces sont actuellement administrés dans les pays à risque (Bangladesh, Inde, Ethiopie). Mais pour un Européen, cette vaccination est sans intérêt. Elle n&#8217;est d&#8217;ailleurs conseillée à personne ici. De la mauvaise foi : mon cher Michel, la peste n’a pas disparu partout. Il y a des flambées épidémiques au Congo (2005), en Chine (2009 et 2020), au Pérou (2010), à Madagascar (2014 et 2017), en Mongolie (2020). Certes, ce n’est pas « sous nos latitudes ». Mais dans un monde où les déplacements d’un continent à l’autre sont de plus en plus fréquents, qu’ils soient commerciaux, touristiques ou migratoires, il est illusoire de tabler sur le fait que la peste reste bien sagement dans ces contrées. L’OMS considère la peste comme une maladie ré-émergente. L&#8217;affirmation : « On n’a jamais comparé des populations recevant ou non le quadruple vaccin diphtérie-tétanos-polio-coqueluche pour savoir si le vaccin ne favoriserait pas la mort subite du nouveau-né » Va être détendue, après ça. Comme si les mères ne se sentaient pas assez coupables, on leur rajoute une pointe de doute pour qu&#8217;elles s&#8217;en veuillent d&#8217;avoir fait vacciner leur bébé, si jamais il lui arrive quelque chose après. Je pense qu&#8217;on a le droit de dire qu&#8217;une telle insinuation est quand même bien dégueulasse. Mais en fait, si, cela a été étudié. Sur le principe général du lien entre vaccination et mort subite du nourrisson : Aux Etats-Unis, le vaccin contre l’hépatite B avait été accusé également de causer la mort subite du nouveau-né. Sauf que… comme l’explique le CHU de Philadelphie, « Au moment de l&#8217;introduction du vaccin contre l&#8217;hépatite B pour une utilisation systématique chez tous les nourrissons, environ 5 000 enfants décédaient chaque année du SMSN (Syndrôme de mort subite du nourrisson). Dans les 10 ans suivant l&#8217;introduction du vaccin contre l&#8217;hépatite B, l&#8217;utilisation du vaccin est passée à environ 90% de tous les nourrissons et l&#8217;incidence du SMSN dans ce groupe a considérablement diminué à environ 1 600 cas chaque année.» Si j’étais malhonnête, je vous dirais : Ah, vous voyez, le vaccin contre l’hépatite B protège de la mort-subite du nouveau-né ! Mais je ne le suis pas. « La cause de la diminution des cas de SMSN a été l&#8217;introduction de la recommandation « on dort sur le dos » par l’Académie Américaine de Pédiatrie (AAP) ». Donc, ce vaccin n’a rien à voir avec les morts inexpliquées des nourrissons. « Cependant, étant donné que les vaccinations sont administrées à environ 90% des enfants de moins d&#8217;un an et que près de 1600 cas de SMSN surviennent chaque année, on peut s&#8217;attendre, statistiquement, à ce qu&#8217;environ 50 cas de SMSN surviennent chaque année dans les 24 heures suivant une injection de vaccin. Néanmoins, comme l&#8217;incidence du SMSN est la même chez les enfants qui reçoivent ou non des vaccins, nous savons que le SMSN n&#8217;est pas causé par les vaccins. » Voilà pour le vaccin contre l’hépatite B : il s&#8217;agit de la probabilité que deux événements indépendants arrivent de manière successive, ni plus ni moins. (et voilà ce qui, probablement, pourrait constituer un début d&#8217;explication aux cas de thromboses post-vaccinales chez les personnes ayant reçu l&#8217;injection anti-COVID AstraZeneca. RAPPEL : incidence de la thrombose, 120 cas pour 100.000 personnes, chaque année) Qu’en est-il pour le vaccin combiné Diphtérie Tétanos Polio Coqueluche ? De la même manière, des études italiennes, anglaises, américaines, françaises, ont démontré qu’il n’y avait pas plus de morts subites du nourrisson chez les enfants vaccinés que chez les enfants non vaccinés, dans des études incluant jusqu’à 130.000 enfants. Et de manière intéressante, une étude néozélandaise et une étude anglaise ont même montré que les enfants ayant reçu le vaccin combiné incluant la coqueluche étaient moins à risque de mort subite du nouveau-né. Ils l’expliquent par des coqueluches peu symptomatiques, survenant chez des nourrissons non vaccinés, fragiles, qui pourraient provoquer leur décès. Par conséquent, Michel raconte des bêtises : non, la vaccination ne provoque pas de morts subites du nouveau-né,...</p>
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		<title>Quelques romans pour les vacances</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Petitsruisseauxgrandesrivières]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Aug 2020 04:30:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lecture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a-t&#8217;il des chanceux parmi vous qui commencent leurs vacances ? Parce que moi, je les finis.  Je sais que comme moi vous errerez probablement de maison de la presse en rayon culturel à la recherche d&#8217;un roman pas trop compliqué mais assez captivant. J&#8217;ai débroussaillé l&#8217;affaire pour vous, voici donc ma petite sélection estivale à accompagner d&#8217;un spritz, d&#8217;un mojito ou d&#8217;un petit rosé, au camping, sur la plage ou vautrée dans le canapé : de la lecture facile, mélancolique, ou un peu plus cortiquée. Changer l&#8217;eau des fleurs, Valérie Perrin Violette Toussaint est gardienne de cimetière. Autour d&#8217;elle gravite une petite famille de cœur, composée des fossoyeurs, du curé, des pompes-funèbres et de chats esseulés qui ont suivi le convoi funéraire de leur maître au cimetière, et y sont restés. Violette vit avec ses souvenirs et ses blessures. Depuis sa petite maison, elle observe les vivants qui viennent voir leurs morts, recueille leurs confidences et leurs secrets. C&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;une femme mystérieuse et sensible, riche d&#8217;une vie pas toujours drôle, qui a choisi ce métier incongru et y trouve son bonheur. Au fil des pages, on découvre qui est Violette, comment est-elle arrivée dans ce cimetière, les bonnes surprises et heureux hasards que « ses » morts lui réservent. Ce roman m&#8217;a un peu fait penser à « l&#8217;élégance du hérisson » de Muriel Barbery, en version bord de piscine : l&#8217;histoire d&#8217;une femme qui cache sous une apparence discrète, une grande sensibilité. C&#8217;est une bonne petite lecture sans prise de tête, pleine de personnages attachants, de tranches de vie banales (mais nos vies à tous ne sont-elles pas terriblement banales et pourtant intéressantes ? Vous avez 4 heures) mais touchantes. Avec en prime, la description d&#8217;une femme résiliente et courageuse. « Et puis , il y a notre curé, Cédric Duras. Dieu a du goût, à défaut d&#8217;être toujours juste. Depuis que le père Cédric est arrivé, il parait que beaucoup de femmes ont été frappées par la révélation divine dans la région. Il y aurait de plus en plus de croyantes sur les bancs de l&#8217;église le dimanche matin. »   A la recherche d&#8217;Alice Love, Liane Moriarty Après une commotion cérébrale survenue lors de sa séance hebdomadaire de fitness, Alice Love se réveille amnésique des 10 dernières années. Elle se croit enceinte de son premier enfant et filant le parfait amour avec l&#8217;homme de sa vie, Nick. Manque de bol, Alice Love se rend compte qu&#8217;elle est en instance de divorce, que Nick ne peut plus la blairer, que ses 3 enfants sont de parfaits inconnus et qu&#8217;elle est brouillée avec pas mal de monde.  Et ce qu&#8217;elle découvre d&#8217;elle-même ne l&#8217;enchante pas vraiment : elle est devenue une pimbêche autoritaire. Comment cela est-ce possible ? Que choisirait-on de faire, ou de refaire, si les dix dernières années de notre vie étaient totalement effacées ? Peut-on revenir sur ce que l&#8217;on est ? Comment accepter que l&#8217;amour murisse, s&#8217;érode, voire parfois se détériore ? Quels compromis faire, jusqu&#8217;où aller pour sauver son couple et sa famille ? Ce sont toutes ces questions qu&#8217;aborde Liane Moriarty. Alice se retrouve face à une inconnue : elle-même, dont elle ne comprend plus ni l&#8217;attitude, ni les choix. Il s&#8217;agit d&#8217;un roman sur l&#8217;équilibre, les concessions, le réalisme et l&#8217;affirmation de soi. Un roman aussi sur la vigilance à garder, pour que le bonheur se s&#8217;échappe pas. « Le rêve, ou le souvenir – quelle importance ? –, se dissipa, à l’image d’un reflet sur l’eau, laissant place à des fragments de pensées qui commencèrent à s’insinuer dans son esprit, comme si elle se réveillait d’un long et profond sommeil, tard un dimanche matin. » Dans la Forêt, Jean Hegland. Plus d&#8217;essence. Plus d&#8217;électricité. Plus d&#8217;hôpitaux. Plus de magasins. Plus de moyens de communication. Nell et Eva, deux sœurs, vivent dans une maison perdue dans la forêt et tentent de subsister dans un isolement total, alors qu&#8217;une catastrophe économique et environnementale a causé la perte de la civilisation américaine. Leurs deux parents sont décédés. Elles doivent apprendre à survivre avec le peu qui leur reste dans cette maison, et imaginer la vie à long terme. Partir ou rester ? Comment se projeter, alors qu&#8217;elles ont tout à découvrir de la vie et de l&#8217;amour ? Nell la cérébrale dévore les livres et tente de se projeter dans un futur qui la verrait intégrer Harvard. Eva danse des heures et trouve dans cette discipline de quoi tenir. Malgré leurs relations parfois houleuses, elles ont absolument besoin l&#8217;une de l&#8217;autre pour rester debout et apprendre à amadouer la nature hostile qui les entoure. Ce roman survivaliste m&#8217;a été recommandé par Anna et Picou Bulle. Très fouillé, très bien documenté, il fait quand même froid dans le dos tant on imagine que cela pourrait réellement se produire. « Dans la Forêt » est une réflexion sur l&#8217;écologie et sur la nécessité de revenir à la nature pour subsister. « Pendant longtemps rares étaient les jours durant lesquels le courant n&#8217;était pas coupé au moins une fois. A la fin, rares étaient les jours où le courant revenait. A un moment, nous nous sommes rendus compte que nous avions perdu l&#8217;habitude de chercher à tâtons l&#8217;interrupteur en entrant dans une pièce. » La servante écarlate, Margaret Atwood Autre dystopie, « La Servante Écarlate » est connue de tout le monde, sauf moi car je n&#8217;ai pas Netflix. Dans une Amérique dominée par une dictature à la fois marxiste, nazie et religieuse, les rares femmes fertiles sont données en esclavage reproductif à des cadres du régime. La pollution a stérilisé la majorité de la population, et avoir un enfant est un privilège réservé aux élites. Les femmes sont toutes affectées à une catégorie : les Servantes Écarlates, qui ont le devoir de procréer, les Marthas ou servantes de maison, les Épouses, les Tantes qui ont mission d&#8217;éduquer les servantes, et les autres qui sont mises au rebut. Toutes n&#8217;ont plus aucune autonomie financière, n&#8217;ont plus le droit de travailler et n&#8217;ont pas d&#8217;identité propre. Defred, servante écarlate, tente de survivre au jour le jour en se remémorant sa vie d&#8217;avant, son mari, son enfant qui lui a été volée. Roman d&#8217;anticipation curieux et malaisant, « La Servante Écarlate » tient à la fois de 1984 et du Meilleur des Mondes. C&#8217;est le roman d&#8217;une résistance intérieure face à l&#8217;oppression des femmes. Defred tente de trouver des alliées dans un monde où tout est dénonciation et espionnage silencieux. Je ne peux pas dire que j&#8217;ai aimé, mais c&#8217;est une lecture intéressante. « Une chaise, une table, une lampe. Au-dessus, sur le plafond blanc, un ornement en relief en forme de couronne, et en son centre un espace vide, replâtré, comme l&#8217;endroit d&#8217;un visage d&#8217;où un œil a été extrait. Il y a dû avoir un lustre, un jour. Ils ont retiré tout ce à quoi on pourrait attacher une corde. » &#160; La  vérité sur l&#8217;affaire Harry Quebert, Joël Dicker Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, doit livrer son 2e manuscrit à son éditeur d&#8217;ici quelques mois. Malheureusement, Marcus n&#8217;a absolument aucune idée. En proie à l&#8217;angoisse de la page blanche, il n&#8217;a pas écrit une ligne depuis la parution de son roman précédent. En désespoir de cause, il se réfugie dans la petite ville d&#8217;Aurora, chez le célèbre écrivain Harry Quebert qui fut son professeur à l&#8217;université et son mentor. C&#8217;est là qu&#8217;il apprend qu&#8217;Harry Quebert, alors âgé de 34 ans, a passionnément aimé une jeune fille de 15 ans, Nola Kellergan, la fille du pasteur de l&#8217;époque. Cette dernière a disparu sans laisser de traces à la fin de l&#8217;été 1975, laissant le coeur d&#8217;Harry en miettes. Quelques jours après le retour de Marcus à New-York, le corps de Nola Kellergan est découvert dans la propriété d&#8217;Harry Quebert, enterré avec le manuscrit qui fit sa gloire. C&#8217;est le début d&#8217;un scandale énorme : le monstre littéraire est accusé du meurtre de la jeune fille, conspué alors qu&#8217;il était porté aux nues quelques jours plus tôt. Aurora devient le centre de l&#8217;attention. Convaincu de son innocence, Marcus va mener l&#8217;enquête. Ce roman m&#8217;a tenue en haleine du début à la fin. Extrêmement bien construit, mêlé de considérations sur le milieu de l&#8217;édition et sur le dur labeur d&#8217;écrivain, il distille peu à peu ses rebondissements. Qui était vraiment Nola Kellergan ? Les gens d&#8217;Aurora sont-ils vraiment aussi lisses qu&#8217;ils le laissent croire ? Et la patronne de la brasserie locale, Jenny, ne serait-elle pas amoureuse d&#8217;Harry ? Comment trouve-t&#8217;on l&#8217;inspiration ? Qui laisse ces mots mystérieux et menaçants à l&#8217;intention de Marcus ? Le jeune écrivain tente de démêler le vrai du faux, entre deux coups de fils de sa mère, obsédée par l&#8217;avenir sentimental de son fils. « La vérité sur l&#8217;Affaire Harry Quebert » n&#8217;est pas une nouveauté puisqu&#8217;elle a déjà été adaptée en série télé, avec le fameux docteur Mamour alias Patrick Dempsey, dans le rôle de Quebert. Mais bon, comme vous le savez, je n&#8217;ai pas la télé. C&#8217;est en tout cas un excellent polar psychologique, complexe, touffu. Comme très souvent, mon mari n&#8217;a pas aimé. A se demander comment tient notre mariage avec des goûts littéraires si différents ? « Elle dansait sur la plage. Elle jouait avec les vagues et courait sur le sable, les cheveux au vent; elle riait, elle était tellement heureuse de vivre. De la terrasse de l&#8217;hôtel, Harry la contempla un instant, puis il se replongea dans les feuillets qui recouvraient la table où il était installé. Il écrivait vite, et bien. Depuis qu&#8217;ils étaient arrivés ici, il avait déjà écrit plusieurs dizaines de pages, il avançait à un rythme frénétique. C&#8217;était grâce à elle. » &#160; Le poids des secrets, Aki Shimazaki Écrivaine japonaise installée au Canada, Aki Shimazaki écrit en français, à la manière inimitable des écrivains japonais : un style épuré et des phrases si simples mais tellement évocatrices.   « Le poids des secrets » est composé de cinq nouvelles : Tsubaki, Tsubame, Hamaguri, Wasurenagusa, Hotaru, à lire dans n&#8217;importe quel ordre. Chacune dévoile la vie et le point de vue d&#8217;un personnage, lié à ceux des autres nouvelles. « Le poids des secrets » a pour fil conducteur les secrets de famille : l&#8217;amant manipulateur, l&#8217;enfant coréenne qui a changé d&#8217;identité pour survivre dans un Japon raciste, le fils adoptif à qui on n&#8217;a jamais révélé la vérité sur sa naissance, l&#8217;époux et père infidèle responsable de souffrance, la demi-sœur perdue. On découvre les réflexions intimes et les émotions de chacun, alors qu&#8217;il ne fera que traverser une autre nouvelle, en arrière-plan. Cette pentalogie est extrêmement riche sur le plan historique puisqu&#8217;elle relate des faits se déroulant durant la première moitié du XXe siècle au Japon. Elle m&#8217;a beaucoup appris sur le Japon, les usages familiaux et les conventions sociales. Le poids des secrets, c&#8217;est aussi le poids des coutumes, de ce qui est permis et convenable, ou pas, et qui peut infléchir le cours d&#8217;une vie. Les romans d&#8217;Aki Shimazaki sont toujours un délice : j&#8217;avais lu auparavant la série « Azami », qui n&#8217;est pas encore achevée, et la pentalogie « Au coeur du Yamato ». Seule difficulté pour moi dans ces romans : retenir les prénoms japonais et ne pas les confondre. « Je lève les yeux. Couvert de nuages épais, le ciel s&#8217;étend à l&#8217;infini. Il fait anormalement chaud et humide pour une fin d&#8217;été. C&#8217;est encore le matin. Pourtant, je sens ma chemise déjà trempée de sueur. Au-dessus de moi, un couple d&#8217;hirondelles passe rapidement. Elles vont et viennent entre le toit d&#8217;une maison et un fil électrique. Elles partiront bientôt vers un pays chaud. J&#8217;aimerais bien voyager librement comme elles. Ma mère m&#8217;a dit une fois :  » Si on pouvait renaître, j&#8217;aimerais renaître en oiseau. » Je penserai à vous, de retour dans mon petit bureau, tandis que vous vous reposerez de tout le stress accumulé durant le confinement et le déconfinement. Bon mois d&#8217;août !</p>
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		<title>Mille petits riens, de Jodi Picoult</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Petitsruisseauxgrandesrivières]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jan 2020 06:00:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Mille petits riens » de Jodi Picoult, raconte l&#8217;histoire de Ruth, une sage-femme afro-américaine. Expérimentée et appréciée de tous, elle prend en charge Davis, le bébé de Turk et Brittany, un couple suprémaciste blanc. Le couple refuse qu&#8217;une sage-femme de couleur s&#8217;occupe de leur enfant, et en fait part à sa hiérarchie. Trois jours plus tard, Davis meurt, et Ruth se retrouve inculpée pour le meurtre du bébé, par vengeance ou négligence. Elle est défendue par Kennedy, une jeune avocate commise d’office qui voit dans cette affaire un moyen de se faire un nom. Ayant été conquise par « la Couleur des Sentiments », qui abordait le problème du racisme aux États-Unis dans les années 60, j’étais curieuse de lire ce roman que j’avais vu en tête de gondole, d’autant plus qu’il se déroule en 2015, donc très récemment, à la période où les meurtres de jeunes noirs par des policiers américains avaient scandalisé le monde. Je l’ai trouvé très bon, car il évite la caricature. Ruth, bien que victime, n’est pas exempte d’un certain orgueil et d’une forme de responsabilité, par son empressement à se conformer à ce qu&#8217;elle suppose que l’on attend d’elle : renier sa négritude. Turk est raciste et violent, mais capable de réflexion. Kennedy, pleine d’empathie envers sa cliente, prend conscience qu’elle conserve des présupposés racistes et légèrement condescendants. Elle réalise quelle est la vie d’un afro-américain, suspecté en permanence dans les magasins et maltraité lors des contrôles policiers. Jodi Picoult traite donc de deux racismes dans ce livre : le racisme évident, identifiable et politique des groupuscules néonazis (qui sont permis aux États-Unis). Et le racisme « soft », ces mille petits riens qui font changer de trottoir quand un afro-américain arrive en face; qui font dire « regarde le petit garçon noir, comme il est mignon », alors que ce petit garçon est seul sur le trottoir d&#8217;en face, ou qu&#8217;on aurait pu dire « regarde le petit garçon en manteau rouge ». Mais l&#8217;habitude de désigner les personnes par la couleur de leur peau est si fortement ancrée, que cela sort par automatisme. Ce racisme léger, qui suppose que le citoyen afro-américain est soit un délinquant, soit essaye de faire oublier qu&#8217;il est noir en sortant de sa condition; cette discrimination larvée qui fait que l&#8217;on s&#8217;appesantira en félicitations gênantes devant un jeune afro-américain qui est admis dans une brillante université, comme s&#8217;il s&#8217;agissait presque d&#8217;une incongruité et qu&#8217;il avait miraculeusement échappé à son destin tout tracé de dealer. Des personnages secondaires explorent ces différents aspects de manière très éclairante : Adisa, la soeur contestataire; la procureure chargée de la mise en accusation, afro-américaine comme Ruth; et Edison, le fils de cette dernière, étudiant doué et sans histoires jusqu&#8217;à là. Ce roman m&#8217;a refait penser au témoignage de Michelle Obama dans « Devenir » dont j&#8217;avais parlé l&#8217;an dernier. Elle y soulignait la difficulté que vivent les étudiants noirs, tant le présupposé à leur égard est lourdement chargé de suspicion et de mépris. « Mille petits riens » vient également questionner nos propres préjugés, qui historiquement sont chez nous davantage tournés vers les français d&#8217;origine maghrébine. Il livre une illustration des mécanismes presque inconscients, légués par l&#8217;histoire, qui conduisent à ces sociétés où les communautés se côtoient sans se mélanger. &#160; &#160;</p>
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		<title>Trois beaux livres originaux que j&#8217;aime feuilleter avec mes enfants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Petitsruisseauxgrandesrivières]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Mar 2019 05:30:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Figurez-vous que j&#8217;ai subitement eu l&#8217;envie de vous présenter trois beaux livres, dont deux ne sont pas prévus à la base pour les enfants, mais que les miens aiment beaucoup. Au panthéon littéraire de Lapin et Chaton, il y a bien sûr tous les classiques de l&#8217;école des loisirs : « La soupe aux frites », « Les trois brigands » et « Le géant de Zeralda » du regretté Tommy Ungerer, « Manger un loup » de Ramadier et Bourgeau, « Choudoudou » de Dorothée de Monfreid&#8230; qui rencontrent toujours un vif succès.  Mais ces livres là sont moins connus, et sont surtout absolument somptueux, chatoyants, captivants. Ils changent agréablement des lectures habituelles pour enfants :  Catégorie Voyage autour du Monde : « Cartes » de Aleksandra Mizielinska et Daniel Mizielinski, Editions Rue du Monde, 25€80 &#160; Comme son nom l&#8217;indique, ce sont de magnifiques représentations de pays des cinq continents. Sur chaque carte figurent le nom, la capitale, la langue, le nombre d&#8217;habitants et la superficie (pratique pour les exposés de géographie des grands, aussi). C&#8217;est une véritable invitation au voyage ! Ce livre se démarque réellement par la qualité de ses illustrations. Les images fourmillent de détails absolument adorables. On y trouve évidemment une foule d&#8217;animaux, des fleurs et des fruits, des spécialités culinaires et même certaines particularités culturelles et historiques. Chaton adore se plonger dans l&#8217;observation des images, regarder chaque petit personnage, retrouver des animaux qu&#8217;il connaît et en découvrir d&#8217;autres&#8230; Un grand succès ici ! Cela changera agréablement des livres de princesses ou de pompiers, pour un cadeau d&#8217;anniversaire, en introduisant un peu d&#8217;originalité et d&#8217;intérêt. Accessoirement, l&#8217;enfant serait même susceptible de se cultiver... ouh la la, attention ! Catégorie Naturaliste : « Histoire Naturelle » Editions Flammarion, 29€90 Cet ouvrage classifie les minéraux, végétaux et animaux par classes, sous-classes, espèces, sous-espèces et embranchements divers, du caillou le plus banal à la baleine bleue en passant par les orchidées, les algues et les perroquets. Chaton qui ambitionne de devenir voleur, pirate, aventurier ou archéologue selon les jours, a été conquis par ces planches photographiques remplies d&#8217;exotisme et de mystère. De plus comme beaucoup d&#8217;enfants, il est un peu maniaque et aime bien classer, trier, regrouper. Voir sur une même page toutes les espèces de perroquets est donc très excitant pour lui. A la base, je l&#8217;avais acheté pour Poupette, puis le livre a migré de sa chambre à la bibliothèque des petits (ne suscitant, curieusement, pas autant de protestations que la triste affaire du mascara dans le bain). &#160; Par égard pour Maman Lempicka et tous les arachnophobes, et pour tous les serpentophobes, ratophobes et sourissophobes, je n&#8217;ai pas montré ces pages bien que l&#8217;envie ne m&#8217;en ait pas manqué: un superbe spécimen de mygale s&#8217;étalait sur une double page. (pages 266-267 pour ceux qui voudraient acquérir ce livre mais souhaitent qu&#8217;au préalable, une personne compatissante ôte délicatement à l&#8217;aide d&#8217;un cutter aiguisé ces animaux traumatisants). Vous y apprendrez que « Erismature » n&#8217;est pas une injure du capitaine Haddock, mais un canard d&#8217;Amérique du Nord et que parler de « Vieille Coquette » n&#8217;a rien de sexiste quand on est pêcheur, puisqu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un poisson bleu et orange. Ce livre peut convenir à tout âge, puisqu&#8217;il fascine les petits, renseigne utilement les moyens et peut même servir si votre grand décide de faire une licence de biologie. Tout bénéfice, donc. &#160; Le troisième livre n&#8217;est pas du tout prévu pour les enfants (quoique fort correct). Néanmoins, nous avons passé de très bons moments à feuilleter ensemble&#8230; Catégorie Estampes Japonaises : Cent vues d&#8217;Edo par Hiroshige Mikhaïl Ouspenski, Editions Parkstone. N&#8217;est plus édité mais se trouve d&#8217;occasion   Vous en avez marre des tracés subtils et délicats des Lapins Crétins ou de Totally Spies ? J&#8217;ai ce qu&#8217;il vous faut. Hiroshige est un célèbre peintre japonais, né au XVIIIe siècle et contemporain de Hokusaï, qui a représenté le mont Fuji sous toutes les coutures. En particulier, il a peint Cent vues de la ville d&#8217;Edo, ancienne Tokyo. Une exposition lui était consacrée, avec d&#8217;autres artistes japonais, au Musée Guimet il y a 2 ans : une splendeur. J&#8217;aime les estampes japonaises au moins autant que les loukoums à la pistache (quand ils viennent d&#8217;Istanbul. Tiens, d&#8217;ailleurs, il en reste encore trois dans la boîte&#8230; Vais-je les manger en douce ce soir ? C&#8217;est bien possible). J&#8217;ai même une estampe, dans une boîte, bien à plat, qui attend toujours que 1/ nous l&#8217;encadrions, 2/ que nous négocions avec mon époux pour savoir qui sera chargé de la tâche fatidique : percer le trou et potentiellement saloper le mur. Autant dire que cette estampe n&#8217;est pas prête d&#8217;être accrochée, et c&#8217;est bien dommage. Je vous vois venir : non, je ne l&#8217;ai pas volée à l&#8217;exposition. Je n&#8217;ai pas réussi. Je l&#8217;ai payée avec mes économies. Je suis fan des estampes japonaises, et j&#8217;aime beaucoup ce style très épuré et tout en suggestion, qui a été une telle source d&#8217;inspiration pour les auteurs de bande dessinée. Bref, en attendant de contempler un jour mon estampe dans mon salon, je me console comme je peux avec ce livre splendide qui me dépayse au bout de quelques pages. Grâce aux estampes japonaises, le Japon fait partie de mes destinations rêvées, même si (je ne suis pas complètement dans les vappes) le Japon actuel n&#8217;a sans doute plus grand chose à voir avec celui d&#8217;Utawa Hiroshige. Il se dégage tant de poésie et de délicatesse de ces estampes, de ces branchages délicats aux feuilles ajourées, que, que, que&#8230; je ne sais même plus. J&#8217;en profite pour vous signaler en passant que j&#8217;aime également beaucoup les haïkus, petits poèmes japonais en trois vers au fort pouvoir évocateur. Mais rassurez-vous, je n&#8217;en lis pas tous les soirs : comme tout le monde, je scrolle sur instagram. Revenons à nos estampes : Chaton aime beaucoup observer les petits personnages qui voyagent sur les sentiers du Japon, se prennent la pluie, boivent leur thé, tentent de faire avancer leur âne. Venez, je vous emmène au Japon. Tant qu&#8217;à vous faire des confidences, je suis encore plus émerveillée par les estampes japonaises depuis que j&#8217;ai vu comment elles étaient imprimées : pas sur une laser Epson, mais sur des planches de bois gravées et évidées, avec autant de planches (en relief) que de couleurs. Ce n&#8217;est pas très clair dit comme cela, alors si vous avez un peu de temps, allez regarder cette vidéo. L&#8217;étape de l&#8217;impression est autant une performance artistique que la création de l&#8217;estampe elle-même. Je m&#8217;emballe, je m&#8217;emballe, et vous vous dites sans doute : « Oui, tes bouquins, c&#8217;est adapté à un enfant comme un bonnet d&#8217;âne à un évêque, ou l&#8217;inverse ». Je vous répondrai que certains parents ont le courage surhumain, la folie ou l&#8217;inconscience, d&#8217;emmener leurs enfants dans des musées. Moi, je suis flemmarde, et c&#8217;est ma solution zéro-fatigue et non polluante, si l&#8217;on comptabilise le transport, les sandwichs et les bouteilles d&#8217;eau (regardez un peu mon auréole verte qui clignote) pour leur faire connaître l&#8217;art.  Parce que bon, « Tchoupi fait un gâteau », on est d&#8217;accord que l&#8217;on s&#8217;en lasse quand même rapidement, et qu&#8217;on a vite fait d&#8217;en tirer toute la substantifique moëlle, non ? PS : il va sans dire que cet article n&#8217;est pas sponsorisé et que j&#8217;ai acheté moi-même tous ces bouquins. Non mais !</p>
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		<title>Mon avis sur « L&#8217;Education Approximative » d&#8217;Agnès Labbé.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Petitsruisseauxgrandesrivières]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Feb 2019 05:30:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Vous allez vous dire : Oh, non, encore une chronique de livre ! On en a marre ! Remboursez ! Ce blog est une escroquerie ! Bon, alors d&#8217;abord, calmez-vous, ici c&#8217;est chez moi et je fais ce que je veux parce que c&#8217;est gratuit, alors, hein, faut pas pousser mémé dans les orties. Ensuite parce qu&#8217;il m&#8217;est arrivé mille mésaventures au sujet de ce livre, et que j&#8217;ai failli en avoir un ulcère. (Pour ceux qui ne sont intéressés que par la chronique du livre et non par mes malheurs, bande d&#8217;ingrats, scrollez vers le bas). Bon alors celui-là, il m’a donné du fil à retordre. Comprenons-nous : pas par sa lecture, non. Par la difficulté à l’obtenir. Figurez-vous que la Fnac, à qui je l’avais commandé, m’a facétieusement envoyé : « Sous le drapeau noir. Enquête sur Daesh » d’un certain Joby Warrick, certainement très aimable, mais dont je n’avais pas l’intention de découvrir la littérature. Je n&#8217;ai déjà pas beaucoup de temps, alors ce n’est pas pour passer des soirées lugubres à me documenter sur des organisations sinistres. J&#8217;ai donc fait une recherche fouillée sur internet pour trouver le numéro secret de la Fnac, et j&#8217;ai signalé à Jean-Claude de la plateforme téléphonique, l&#8217;objet de mon désappointement. Jean-Claude a eu l&#8217;air également un peu interloqué de cet envoi surprenant, et m&#8217;a indiqué la marche à suivre pour renvoyer Daesh aux oubliettes, et recevoir le Graal d&#8217;Agnès Labbé. Dix jours passent&#8230; ma boîte aux lettres demeurait vide et triste comme un vendredi de Carême. Je rappelle la Fnac, et tombe sur Marie-Christine, qui me signale que le processus prend 15 jours à compter de la date de retour de Daesh au bercail, que oui Madame, c’est la démarche qualité qui veut ça, bla bla bla&#8230;, service logistique, bla bla bla&#8230;, procédure normale, bla bla bla&#8230; etc. Une semaine passe, et là je commence à paniquer sérieusement, à quoi cela sert-il si je reçois le livre d&#8217;Agnès quand Lapin est majeur ? C’est maintenant que j&#8217;en ai besoin, que diantre ! Au téléphone, Huguette me dit que non, tout est normal, que c&#8217;est la plateforme de Wissous qui&#8230; qu&#8217;elle ne peut rien de plus que&#8230; que je vais l&#8217;avoir au plus tard le&#8230; Une autre semaine passe&#8230; Toujours rien. Alors là, le dragon qui sommeille en moi s&#8217;est subitement réveillé, et j&#8217;ai rappelé, furibarde : manque de bol, c&#8217;est le pauvre Anthony qui s&#8217;est pris le feu de mes naseaux dans la figure, Anthony l&#8217;innocent (bien que je sois restée polie, évidemment, et que j&#8217;aie pris soin de lui dire que je ne lui en voulais pas personnellement). Je lui ai dit que leurs processus de m&#8230; à la noix me cassaient les bonbons, que c&#8217;était un scandale de mettre 3 semaines à enregistrer un retour pour un livre coûtant la modique somme de 15€90, que plus jamais je n&#8217;achèterais à la Fnac même si cela me brisait le cœur, que je haïssais les dirigeants de cette société qui mettent des salariés sous-payés en première ligne de front pour essuyer les ires des clients alors qu&#8217;ils n&#8217;y étaient pour rien, que c&#8217;était du niveau de Pétain envoyant les soldats de la première guerre mondiale au casse-pipe, que la France était foutue, que je votais Mélenchon aux prochaines élections et que je descendais sur le rond-point le plus proche avec mon gilet jaune, et je vous souhaite une bonne soirée quand même, croyez-bien que je suis désolée mon cher Anthony, avec mes sentiments les meilleurs, bonsoir. Et bien croyez-le ou non : le lendemain même, mon livre était envoyé comme par magie. C’est pas triste, de devoir à en arriver à de pareilles extrémités pour lire le livre d&#8217;Agnès Labbé ? En même temps, c&#8217;est quand même le livre d&#8217;Agnès Labbé, hein, on ne parle pas d&#8217;un obscur Zola de quatrième zone. Bref, merci Anthony, si tu passes par là, la Fnac a de la chance de te compter dans ses rangs. Sauf qu’entre-temps, Tout le monde a sorti sa chronique sur ce fameux livre, et vas-y que Picou-Bulle écrit sa critique (Picou-Bulle, celle que l&#8217;on surnomme dans le milieu, « la femme qui blogue plus vite que son ombre »), et qu’une Chambre à Moi se fend d’une tartine excellente sur le sujet, etc… Elles ne m&#8217;ont pas laissé un miette. Que me reste-t-il à dire sur ce fameux livre, hein ? Faire une critique des critiques, comme me le suggérait 3kleinegrenouilles ? En dire du mal ? J’y ai pensé, je ne vous le cache pas. Je me suis demandé si pour me démarquer, je n&#8217;allais pas sortir un article féroce sur « l&#8217;Éducation Approximative ». Comme quand un film est encensé par le public, et que paf, Libération, ou Le Monde, ou Télérama, te le descend à grands coups de scuds perfides et condescendants. Mais pour de vrai, non, je ne peux pas faire une chose pareille. Je n’ai rien trouvé à critiquer. Je suis bassement jalouse, même. J’aimerais rayer « Agnès Labbé » sur la couverture et écrire mon nom à sa place. Ou alors usurper son identité, avec une perruque blonde (et un verre de Chardonnay à la main), tout le monde n’y verrait que du feu. Parce que le bouquin d&#8217;Agnès Labbé, c&#8217;est juste ma vie au quotidien. Agnès est en couple, elle a quatre enfants dont des jumeaux, un chat, un boulot, un blog, et elle arrive avec tout ça à sortir ses enfants un peu plus loin que le square surpeuplé et rempli de crottes du bout de sa rue (Je le sais, parce que je l&#8217;espionne sur Instagram). J&#8217;aurais pu l&#8217;écrire, ce bouquin, en fait. Si j&#8217;en avais eu l&#8217;idée. Avant elle. Et si j&#8217;avais commencé à bloguer plus tôt. Si j&#8217;avais eu des jumeaux. Et si&#8230; Bon non, d&#8217;accord, en fait je n&#8217;aurais pas pu écrire le bouquin d&#8217;Agnès, même si je me reconnais à chaque ligne, dans les gueulantes poussées qui font du bien même si on en a un peu honte après, dans les petits lâchages pour avoir la paix (un sachet de fraises tagada à 18h30 n&#8217;a jamais tué personne, mais ça épargne mes tympans, parfois), dans le relativisme (mesuré) qui s&#8217;installe au fur et à mesure des années et des enfants supplémentaires, et dans les apéros salvateurs. J&#8217;ai beaucoup ri quand Agnès parle de ses échanges avec la crèche. Pas plus tard que la semaine dernière, l&#8217;éducatrice du collège m&#8217;a appelée, d&#8217;une voie sépulcrale, à propos de ma fille : « Elle a mal au ventre, elle a des nausées, elle a mal à la tête et de la fièvre, Madame. Il faut venir la chercher, elle ne se sent pas bien du tout ». Après avoir scanné les pathologies les plus probables (péritonite / méningite / tumeur du cerveau ou de l&#8217;intestin grêle / combo des 4, ne soyons pas rat), j&#8217;ai quand même demandé à parler à la mourante. « Ma chérie, il neige, ma voiture est chez le garagiste. Pour de vrai, t&#8217;es super malade, ou tu peux rentrer seule ? » Petit soupir à l&#8217;autre bout du fil, puis « bon, ok, je rentre en bus ». Et voilà ! guérie ! Je me suis souvenue aussi qu&#8217;il y a deux semaines, l&#8217;école m&#8217;a appelée pour récupérer Lapin, fiévreux et à l&#8217;agonie, lequel à peine le pied posé dans l&#8217;appartement, roulait des mécaniques d&#8217;un air conquérant et cherchait du regard ce qu&#8217;il pouvait faire comme co&#8230; comme expérience inattendue. Donc oui en effet, quand on a plusieurs enfants, on ne s&#8217;affole plus pour un petit 38.5°C. On réserve son énergie et les négociations de départ anticipé avec le boss, pour les crises d&#8217;asthme sévère et un vrai bon 39°C qui tient la route. J&#8217;ai beaucoup ri aussi (et j&#8217;ai été soulagée) de constater que je n&#8217;étais pas la seule à nourrir mes enfants, certains soirs, de biscuits apéros, et à compter sur l&#8217;école pour qu&#8217;ils aient leur ration de légumes verts. Et je pousse la confession intime jusqu&#8217;à avouer que je leur donne des cacahuètes entières et des olives non dénoyautées, depuis l&#8217;âge de 2 ans. Ne me flagellez pas : ils adorent cela, et je ne vois pas comment leur reprocher : franchement, c&#8217;est plus sympa que du brocolis vapeur. Ce qui me plaît dans ce livre, c&#8217;est la conceptualisation du foutoir éducatif qui est le lot de beaucoup de parents. En gros l&#8217;éducation approximative selon Agnès Labbé (et moi, et moi, et moi), c&#8217;est le fluctuat nec mergitur (pour les parisiens), la gradualité de la loi (pour les théologiens), le « si ton gosse est vivant et heureux, peu importe que tu aies braillé ce matin, et qu&#8217;il parte à l&#8217;école avec une moustache de chocolat et un épi sur la tête » (pour tout le monde). Le parent approximatif est doté de bon sens, de réalisme, et il exerce la bienveillance envers lui-même comme envers ses enfants, car il sait qu&#8217;il n&#8217;est pas un super-héros et que s&#8217;il craque, tout le monde sera in a very deep shit : Qui veut aller loin ménage sa monture, donc. L&#8217;éducation bienveillante et positive nous montre le droit chemin pour élever nos enfants de manière responsable et respectueuse. Mais avec plusieurs enfants, force est de constater que ce n&#8217;est pas d&#8217;une pratique évidente, surtout quand il faut amener chaque enfant à accepter en conscience de mettre ses chaussures pour aller à l&#8217;école le matin (et qu&#8217;il a deux pieds). L&#8217;éducation approximative nous montre que l&#8217;on peut tourner, virer, revenir en arrière, partir plus à droite ou plus à gauche, en gardant en tête l&#8217;azimut qui nous guide, mais elle ne nous culpabilisera jamais de ne pas être parfaits à tous les coups. Le parent a sa sensibilité, son passé, ses mauvaises journées, sa fatigue et ses limites nerveuses. Car oui ! Le parent n&#8217;est pas un robot au sourire figé et à la voix d&#8217;une douceur exaspérante. Constater que son parent n&#8217;est pas parfait, est une bonne école de vie pour nos enfants. Parent trop parfait = enfant parfaitement névrosé à l&#8217;âge adulte, rentrez-vous bien cela dans le crâne. Ce qui compte, c&#8217;est de dire et de montrer à son enfant qu&#8217;on l&#8217;aime plus que tout, et il pardonnera volontiers les petits cafouillis parentaux. Car, il est écrit : « il lui sera beaucoup pardonné, car elle a beaucoup aimé » (Luc, 7:47). Et toc. Ce matin-même, avec ma moitié, nous regardions Lapin qui poussait des hurlements et se tordait au sol, la bave aux lèvres et les yeux révulsés, des pustules violettes poussant sur son dos et des cornes pointant de manière inquiétante sur son crâne. Il était exaspéré que nous n&#8217;accédions point à son souhait de reconstruire le grand château playmobil dans les dix minutes qui nous restaient avant de partir pour l&#8217;école. « Bon, selon l&#8217;Éducation Approximative, on fait quoi ? » Me dit mon époux d&#8217;un air désabusé. « On le laisse brailler, et on attend qu&#8217;il se calme tout seul », répondis-je après avoir consulté rapidement ce qui est devenu notre ouvrage de référence en matière éducative, moi qui n&#8217;ai jamais ouvert ceux de Laurence Pernoud. Et bien devinez quoi ? en deux minutes, il était calmé, sans argumentations positives et bienveillantes (qu&#8217;il n&#8217;avait aucune intention d&#8217;écouter), et sans VEO (bien évidemment !). On lui a fait un gros câlin, et l&#8217;harmonie est revenue parmi nous tandis que des paillettes scintillantes tombaient du plafond.  Alors, si : Tu ne réussis pas à cuisiner le soir pour tes angelots un curry de légumes bio maison, décoré de violettes fraîches et présenté sur une assiette de faïence japonaise ? Tes enfants ne fleurent pas le savon à l&#8217;églantine sauvage et ne sont pas en pyjama repassé à 19h ? Ils n&#8217;écoutent pas sagement leur histoire à la douce lueur de bougies parfumées, mais courent tout nus en hurlant ? Tu te demandes si cet échec massif est bien normal ? Tu as déjà eu envie de te suicider en t&#8217;immolant par le feu avec tes côtes de porc dans le four ? Plus grave encore, ta vie familiale n&#8217;est pas très instagrammable ? &#160; Ce livre...</p>
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		<title>Les livres du mois de Janvier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Petitsruisseauxgrandesrivières]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Jan 2019 10:59:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lecture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Attention les amis, mon blog est en train de devenir un blog multi-thématique généraliste, y compris un blog culture, je deviens une annexe de France 5 et d&#8217;Arte… Oh, mais qu&#8217;est-ce-que ce gros melon que je vois soudain à la place de ma figure dans le miroir ? Je disais donc, je vais vous parler des bouquins qui, dernièrement, ont suffisamment tenu en éveil mon intérêt pour que je parvienne à ne pas roupiller dessus. Et oui : c&#8217;est que je relis. Ouais ouais ouais. On a passé un cap, ici. Finie, l&#8217;époque des couchers à rallonge : je suis désormais intraitable sur les horaires chatounou-lapinesque, une main de fer dans un gant d&#8217;acier, jointe à un cœur de glace : 20h15, dernier carat, ils ont débarrassé le plancher et nul verre d&#8217;eau, nul pipi, nulle terreur nocturne ne me fera revenir sur mon implacable décision (aheummm). Avant cela, une information de grrrrande importance : j&#8217;ai ouvert ma page facebook, yeah. Vous pouvez donc m&#8217;y retrouver si le cœur vous en dit. Paraît-il que Facebook, maintenant, c&#8217;est pour les vieux. À vous de voir ! L&#8217;avantage, ce sera que parfois je partagerai sur ma page des articles écrits par d&#8217;autres blogueuses. Ça leur fera de la pub (mais surtout, cela me fera un peu moins de boulot). &#160; Bien, entrons dans le vif du sujet. Bienvenue dans mon émission littéraire, au programme aujourd&#8217;hui : Toutes les histoires d’amour du monde, Baptiste Beaulieu, éditions Mazarine On ne présente plus Baptiste Beaulieu. Si ? on le présente ? Bon d’accord. Baptiste Beaulieu est médecin, et durant son internat alimente un blog (Alors Voilà) de ses chroniques médicales toujours humaines et touchantes, parfois tristes, parfois comiques. Le succès de ces chroniques est tel qu’un jour, Baptiste est publié. Et ouais. De quoi donner de l’espoir à tous les blogueurs. Bref, Baptiste n’entend pas en rester là et signe un premier roman (Alors vous ne serez plus jamais triste) puis un deuxième (La balade de l&#8217;enfant gris). Gros gros succès, le Baptiste. Il devient même chroniqueur à France Inter. Rentrez vos langues qui tombent sur vos genoux. Dans ce nouveau roman, Denis, le père de Jean, retrouve dans une vieille malle poussiéreuse, dont la clé est dans un coffre caché au fond d’un puits, des carnets écrits de la main de son père, Moïse, décédé quelques mois plus tôt. Ces carnets contiennent des lettres, jamais envoyées et adressées à une certaine Anne-Lise Schmidt, inconnue de toute la famille. Denis tombe dans une profonde mélancolie suite à cette découverte, blessé par l&#8217;amour manifesté par son père à cette femme, père qui s&#8217;est toujours montré lointain et comme détaché de lui. Il va demander à Jean de l&#8217;aide pour tirer au clair ce mystère familial. Et c’est là que l’histoire commence… N&#8217;insistez pas et ne comptez pas sur moi pour spoiler l’histoire. Vous vous en doutez, la quête de Jean sera de comprendre qui est Anne-Lise et pourquoi Moïse leur a toujours caché l’existence de cette femme. Moïse, le grand-père mutique et distant, s’avère être un homme dont le cœur à vif n’aura jamais cessé d’aimer ni de souffrir. La quête autour de cet homme énigmatique donnera un nouveau souffle à la relation de Jean et Denis. Ce roman raconte, vue de l’intérieur, la vie de Moïse, qui a vécu la première guerre mondiale comme enfant, la deuxième comme prisonnier de guerre, et qui, entre les deux, a connu la pauvreté et une vie familiale aride, à une époque où le bonheur et l’épanouissement étaient bien loin dans la liste des préoccupations. Moïse fait partie de cette génération sacrifiée qui a payé un si lourd tribut aux politiques sanguinaires des dirigeants des pays européens. Chacun pourra y retrouver la vie de ses (arrière-)grands-parents. J&#8217;ai été au départ un peu déroutée par la structure du roman, puis très vite je me suis laissée prendre. Par-delà le contexte historique, c’est surtout la beauté et la fidélité de ce cœur que je retiendrai. C&#8217;est aussi une belle réflexion sur la mémoire, le souvenir, et la manière dont ils s&#8217;incarnent (ou non) dans les lieux&#8230; Ensuite Baptiste Beaulieu livre beaucoup de lui-même dans cette histoire (même s’il s’agit d’un roman, le socle en est très largement autobiographique). Il nous montre les bonheurs et malheurs qui agitent une famille, et la toxicité d’un secret sur les générations suivantes. C’est un roman touchant et addictif, que l’on lit en quelques heures, un livre qui fait se coucher tard et regretter que la dernière page arrive, déjà. Alors, prêts à aider Baptiste à retrouver Anne-Lise&#8230; et à écrire, je l&#8217;espère, une belle suite à cette histoire ? #LookingForAnneLise Tu seras un homme féministe, mon fils &#8211; Manuel d’éducation anti-sexiste pour des garçons libres et heureux. Aurélia Blanc, éditions Marabout Changement d&#8217;ambiance ! Je remercie WorkingMutti qui m’a soufflé ce titre de livre suite à mon article sur la charge mentale et l’éducation des petits gars. Aurélia Blanc, journaliste féministe alors enceinte de son premier enfant, se demande comment elle va élever son petit garçon en homme respectueux des femmes, en pleine affaire Weinstein et mouvement #metoo (À ce propos et pour faire une subtile transition, allez lire la chronique de Baptiste Beaulieu sur le comportement des patients masculins avec le personnel soignant féminin : édifiant). Au-delà des constats que nous pouvons tous faire autour de nous – injonction pour les garçons à être courageux, à ne pas exprimer leurs émotions, à renoncer à tout ce qui pourrait être « féminisant », elle met en lumière plusieurs choses qui me semblent importantes. 1/ Autant la société semble prête à accepter qu’une femme acquière des compétences « masculines » (sport, prise de responsabilités, investissement dans le travail), autant elle rechigne à ce qu’un homme acquière des compétences « féminines » (soin aux enfants, intérêt pour le travail domestique, etc…). Le constat est le suivant : la femme s’élève en se mettant au niveau de l’homme. L’homme déchoit en se mettant au niveau de la femme. C’est pour cela qu’on tolère qu’une femme parte  « tôt » du travail pour chercher ses enfants à l’école, mais qu’on ne l’accepte pas d’un homme. C’est pour cela que les hommes prenant un congé parental font face à l’incompréhension ou même au mépris de leur entourage. 2/ Les hommes sont, depuis leur toute petite enfance, conditionnés à devenir des séducteurs. Vous avez tous entendu autour de vous, je suppose, ces réflexions idiotes du style « oh, regarde, il est avec sa petite amoureuse, ils sont trop mignons, ça sera un sacré tombeur plus tard celui-là » accompagné d’un gros clin d’œil et d’un rire entendu, le tout adressé à un enfant de 2 ou 3 ans qui joue avec une petite fille. Or à cet âge, l’enfant n’éprouve pas de sentiment amoureux. Il a des camarades, garçons ou filles, et joue indifféremment avec eux. La conscience de la sexuation vient plus tard. Les petits garçons, depuis leur toute petite enfance, entendent ce style de remarques, et sont, peu à peu, conditionnés à séduire les femmes puisque la société implicitement leur dit que c’est la voie de la masculinité à laquelle ils doivent se conformer. Cette habitude sociale est profondément nuisible puisqu&#8217;elle génère des hommes tourmentés par leur capacité à séduire avec tout ce que cela suppose (attitude compulsive envers le sexe, difficulté &#8211; pour beaucoup &#8211; à entretenir des rapports dénués de séduction avec des femmes, préoccupation excessive pour la performance sexuelle supposément attendue par les femmes, etc&#8230;). Il n&#8217;y a qu&#8217;à voir ce que les urologues peuvent raconter sur le « complexe du vestiaire », qui occupe une place de choix sur le podium des angoisses masculines. Comment s&#8217;en étonner, dans une société où l&#8217;accent est mis, depuis tout petit, sur la capacité et l&#8217;injonction à séduire ? L&#8217;auteur cite une phrase qui me paraît d&#8217;une très grande justesse : « la virginité des garçons est un fardeau dont il faut se défaire, et celle des filles un trésor à protéger ».  3/ Les garçons sont aussi, généralement, invités à rentrer en contact au travers de la confrontation physique (celui qui court le plus vite, saute le plus haut, gagne la bagarre) alors que les filles sont invitées à rentrer en relation par la parole. Ceci implique que les sentiments &#8211; dont l’amour &#8211; sont une histoire de filles, alors que le garçon intégrera que la relation est un rapport de force, y compris au sein de la relation amoureuse – avec toutes les conséquences catastrophiques que l’on connaît : violence sexuelle, violence sociale etc… qui concernent massivement les hommes. D’ailleurs les codes sociaux se mettent en place très tôt : les symboles de l’amour (cœurs, « love », « bisous ») sont présents en masse sur les vêtements… uniquement féminins, bien sûr. 4/ Le marketing s&#8217;est enfoncé à fond dans la brèche des jouets genrés, parce que c&#8217;est beaucoup plus lucratif de faire racheter à des parents munis d&#8217;une fille, des jouets pour leur garçon, que d&#8217;avoir des jouets mixtes. D&#8217;où les écœurants étalages rose bonbon ou bleu ciel qui colonisent les magasins de jouets, les vélos à fleurs et à chaton et ceux avec éclairs et super-héros, etc&#8230; qui renforcent les différences de comportement entre les garçons et les filles. Cette tendance n&#8217;existait pas dans les années 1970-1980 (la préhistoire), puis a connu une véritable explosion dans les années 2000, et il me semble que ça se calme un peu ces dernières années. À ce sujet, voici une série d&#8217;articles parus sur le Huffington Post: Sur l&#8217;évolution du marketing entre 1970 et aujourd&#8217;hui : Jouets garçons / filles : Comment en est-on arrivé à ces stéréotypes? Les bons et mauvais élèves du marketing genré : Cadeaux de Noël : les catalogues de jouets continuent de faire la part belle aux stéréotypes La preuve scientifique que les garçons ne naissent pas en aimant les Porsche : Jouets filles et garçons: tous les bébés préfèrent les poupées! Qu&#8217;est-ce-que je fais avec mon garçon alors ? Je n&#8217;ai pas trouvé de grandes nouveautés éducatives dans ce manuel, mais des conseils de bon sens que j&#8217;applique déjà pour la plupart. Il ne s&#8217;agit pas de « castrer » les garçons, ni les empêcher de jouer au foot et aux petites voitures, mais de les encourager à explorer un terrain habituellement réservé aux filles. Cela passe par : Les jeux traditionnellement perçus comme féminins (poupée, dînette) (et même, c&#8217;est pas grave si ton garçon joue avec les Lego Friends ou les Playmobils princesses de sa soeur, j&#8217;ai testé pour toi) (Réciproquement, c&#8217;est pas grave non plus si ta fille joue aux voitures ou fait du bricolage, car tu as l&#8217;intention de lui faire passer le permis un jour, n&#8217;est-ce-pas ? Et même qu&#8217;elle ira chez Ikea et montera son étagère PAX dans son appart d&#8217;étudiante ? Bon, tu vois bien) La verbalisation, dès tout-petits, des émotions, et l’encouragement à s&#8217;exprimer plutôt qu&#8217;à évacuer physiquement une colère; Mieux vaut apprendre à dire, « Mère, je suis fort désappointé que tu refuses cette expérimentation à base de yaourt sur le canapé », ça lui évitera plus tard de donner des coups de boule à la moindre contrariété. Une éducation à la sexualité, en intégrant la notion de respect de l&#8217;autre et du respect du consentement, la plus précoce possible, et SANS calquer des attitudes adultes sur des comportements d&#8217;enfants (genre, ne pas lui dire « ta meuf elle est bonne » en parlant de sa petite copine de classe) Le respect de la singularité de chaque enfant, y compris dans les vêtements, la coiffure, etc. Alors j&#8217;avoue, de mon côté j&#8217;ai calé sur la demande de bottes de pluie roses pour Chaton. C&#8217;est la faiblesse. J&#8217;ai conscience que ce sont des conventions sociales, relativement récentes qui plus est, mais elles sont tellement prégnantes que c&#8217;est difficile de s&#8217;en affranchir.  Pour m&#8217;amuser, j&#8217;ai regardé l&#8217;évolution du costume masculin depuis la renaissance. Voilà ce que cela donne : Et voilà, à partir de là, fini le rose, le damas, les tissus moirés, les bijoux. Du noir, du noir, du noir. Mais les gars, qu&#8217;est-ce qui s&#8217;est passé ? C&#8217;est l&#8217;industrialisation, c&#8217;était moins salissant pour pelleter le charbon, c&#8217;est ça...</p>
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		<title>Le fourre-tout de l&#8217;été, avec des considérations philosophiques et de vrais morceaux de livres dedans.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Petitsruisseauxgrandesrivières]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Jul 2018 21:00:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Juillet, mon mois préféré, est déjà bien entamé. Le soir j’entends les grillons qui chantent, de manière plus chic et discrète que les cigales. Le matin, les étourneaux rassemblés sur la grue surplombant le chantier contigu crient, couinent, caquettent et croassent, avant de s’envoler une fois le soleil levé. Juillet, c’est le parfum des vacances qui arrivent bientôt, avec l’impatience et l’attente joyeuse de ces moments de repos, de lecture, de flemme, de sable qui gratte, de rosé et de barbecue. Juillet c’est le moment juste avant d’ouvrir son cadeau, quand on commence à défaire le ruban et à déchirer le papier… C’est encore plus agréable que le cadeau lui-même. Hier soir, Chaton est rentré de huit jours de vacances chez sa mamie, bronzé, heureux, avec dans ses poches de superbes coquilles d&#8217;escargot peintes au vernis à ongles (une activité ludique pour les enfants, pour finir intelligemment vos flacons de vernis un peu rancis ou dont la couleur ne vous plait plus : astuce zéro déchet que ne renierait pas Maman Délire). Fin de l&#8217;entracte pour Lapin, néanmoins ravi de retrouver son tortionnaire favori. Fin de l&#8217;entracte pour Maman également. Quinze minutes après avoir franchi le seuil de la maison, ils escaladaient les murs de la salle de bains en se tenant au bord de la baignoire, un peu comme dans l&#8217;Exorciste, mais en plus drôle. Cela m&#8217;a rafraîchi la mémoire quant à la véracité de l&#8217;adage suivant : Trêve de balivernes, entrons maintenant dans le vif du sujet. Une lectrice, que nous nommerons Jean-Pierre afin de brouiller les pistes, me demande : « Continueras-tu à bloguer cet été ou pas ? » (Les prénoms, sexe, formulation, ont été volontairement modifiés afin de préserver son anonymat car sa question est quand même compromettante). Ce à quoi je lui ai répondu, peut-être que oui, peut-être que non, cela dépend, chère Jean-Pierre. Les blogueuses de premier ordre interrompent leurs publications l’été, afin d’exhiber leurs orteils aux ongles écarlate et leurs bikinis soigneusement choisis sur les plages les plus réputées d’Instagram. Je pourrais envisager de me hisser au niveau des blogueuses de premier ordre, mais cela nécessiterait que j’investisse a/ dans un bikini présentable, b/ dans un paréo coordonné, c/ dans un borsalino en paille (indispensable), d/ que je retrouve mes flacons de vernis partis peinturlurer je ne sais quel vestige animal, bref, tout cela me fatigue d’avance. En revanche, grâce à la question de Jean-Pierre, j’ai ourdi un plan machiavélique et probablement foireux : et si je profitais de l’absence médiatique de toutes ces étoiles qui m&#8217;éclipsent sans cesse de leur fulgurance, moi la modeste étoile polaire (modeste, mais qui ne perd pas le Nord) pour monter au créneau de la blogosphère, comme les hommes politiques qui se font mousser la dernière quinzaine d’août en l’absence du président et de son gouvernement ? J’occuperais le terrain, je balancerais des articles à tout va, on ne verrait que moi et je deviendrais célèbre. Pif, paf pouf, hop. La deuxième raison pour continuer à publier pendant les vacances, c’est que je ne partirai ni au fond de la jungle birmane, ni dans la savane kenyane, ni en croisière antarctique &#8211; encore que je sois certaine qu’il y a aussi le wifi là-bas. Mes vacances les plus exotiques sont encore dans ma tête, c’est là que je voyage le plus. Car comment pourrais-je voyager davantage qu’en regardant la carte du monde de mes lecteurs ? Sans doute que je m’illusionne, que tous ces pays lointains qui apparaissent sur mon planisphère ne sont dus qu’à l’activité des robots google locaux ; Auquel cas ne soyez pas cruels et ne me détrompez pas, s’il vous plaît. Mais quand même. A l’heure où je me couche, des personnes lisent mes textes, aux Etats-Unis ou au Canada. Il y a même un Chilien et un Brésilien qui se sont perdus sur mes pages, un jour. Quand je m&#8217;endors, le Japon, l&#8217;Australie, la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud viennent silencieusement feuilleter mon blog. Lorsque je rêve, le Vietnam, la Thaïlande, Singapour, l&#8217;Inde et Ceylan se promènent sur mes pages. Un peu plus avant dans la nuit, Madagascar et la Réunion, Israël et la Turquie, Oman et l&#8217;Arabie Saoudite, pianotent sur leurs écrans pour suivre les aventures de Lapin et Chaton. Au petit-déjeuner, l’Afrique est présente en force, de la Tanzanie au Maroc en passant par le Nigéria, le Zimbabwe, le Congo; L&#8217;Europe aussi bien sûr, en bus ou en métro, la Suisse, la Belgique (s&#8217;ils reviennent me lire malgré la demi-finale), la Grèce et la Norvège, L&#8217;Italie et l&#8217;Angleterre; Même Albert II de Monaco est venu me rendre visite, sans doute pour chercher un tuyau pour rendre propres ses petits jumeaux (Ne boudez pas si je n&#8217;ai pas cité votre pays; promis, la prochaine fois ce sera votre tour). Et devinez quoi : ce jour même, l&#8217;éternelle Russie vient de tomber dans mes filets. Parfois, je subodore l&#8217;identité de ces visiteurs planétaires (avant d&#8217;en avoir, peut-être, d&#8217;exo-planétaires ?), parfois, je n&#8217;ai aucune idée de qui il sont, ni de comment ils ont atterri ici. Pas même pour celui qui a tapé, un jour « famille recomposée vie de merde » dans sa barre de recherche. Petit coquinou, va. Avec un verre de trop dans le nez, je me vanterais presque que le soleil ne se couche jamais sur mon empire. Je suis le Charles Quint de la blogosphère. Toute la blogosphère ? Non ! Le Groënland, la Chine et l&#8217;Asie Centrale résistent, encore et toujours, à l&#8217;irrésistible percée de mon blog. Mais je garde espoir, les petits ruisseaux parviennent toujours à s&#8217;insinuer partout. ♥♥♥ Tout ce baratin pour vous dire un très grand MERCI à tous ! Qui que vous soyez, cela me fait un immense plaisir de constatez que je n&#8217;écris pas dans le vide mais que j&#8217;ai mon petit public, fidèle, varié et globe-trotter. J&#8217;aime bien vous imaginer devant votre écran, dans d&#8217;autres villes, sous d&#8217;autres cieux, dans le désert ou sous la mousson, en haut d&#8217;un gratte-ciel ou sur la terrasse d&#8217;un petit bungalow, à dos d&#8217;âne ou dans le RER B ♥♥♥ Question subsidiaire dont j&#8217;ignore la réponse: Savez-vous pourquoi certains pays portent des noms féminins, et d&#8217;autres des noms masculins ? LA France, LE Chili, LE Nigéria, LA Nouvelle-Zélande. Cela me turlupine. Dites-moi en commentaire, si vous savez. ♦♦♦♦♦♦♦♦♦ Vous êtes toujours là ? Sans transition et avec un train de retard, Je vous conseille une pile de livres à lire pour cet été, dans la moite torpeur du mois d&#8217;août. Aussi loin que je me souvienne d’août, je l&#8217;ai toujours trouvé d&#8217;un ennui mortel et écrasant.  Août, ce sont les volets fermés sous une chaleur de plomb, une mouche qui vole et m&#8217;exaspère, les rideaux qui ondulent sous les oscillations du ventilateur, le bruit des pots d&#8217;échappement des mobylettes qui pétaradent dans le silence de l&#8217;après-midi. Je n&#8217;aime pas trop le concept du mois d&#8217;août. C’est pourquoi je vous conseille de l&#8217;occuper par la lecture des livres suivants, auxquels j&#8217;ai pensé en raison de votre diversité géographique : Les vrais livres avec rien que des mots dedans : « Les chroniques de l&#8217;oiseau à ressort », de Haruki Murakami J&#8217;ai un petit faible pour la littérature nippone. Pour faire bref et efficace, je vous conseille ce livre de Haruki Murakami. C&#8217;est un ovni, difficilement descriptible, à la fois ancré dans le réel &#8211; car Murakami est un écrivain de la description minutieuse du quotidien- et un peu foutraque &#8211; car Murakami mélange sans cesse le rêve, la réalité, le passé et le présent. Toru est au chômage, et subitement il lui arrive des choses bizarres. Son chat disparaît. Il part à sa recherche, fait des rencontres, descend au fond d&#8217;un puits pour y méditer&#8230; Ce livre fut un enchantement et je le relirais avec plaisir. « Le portail », de François Bizot raconte la captivité du narrateur, puis le départ des Français de Phnom-Penh lors de la prise de la ville par les Khmers rouges. Je l&#8217;ai lu il y a longtemps et ce roman autobiographique m&#8217;avait captivée. Il retrace en particulier la relation complexe entre Bizot et son geôlier Khmer rouge, un idéologue cultivé, qui sera plus tard jugé pour crime contre l&#8217;humanité. Si vous êtes un peu flemmard(e), vous pouvez regarder le film « Le temps des aveux« , qui en est une  adaptation fidèle, sensible et émouvante, avec Raphaël Personaz (plutôt beau gosse : autant joindre le plaisir des yeux à la culture). Pour le même prix, je vous rajoute le lien pour un podcast remarquable de France Inter sur la chute de Phnom-Penh : c&#8217;est ici « Bakhita », de Véronique Olmi Ce roman basé sur une histoire vraie raconte l&#8217;histoire d&#8217;une enfant soudanaise vendue en esclavage, et du parcours exceptionnel de la femme qu&#8217;elle est devenue. Exceptionnel non par sa réussite, mais par sa capacité toujours intacte à aimer et à s&#8217;émerveiller. Un roman, et une écriture, splendides. « Beloved », de Toni Morrison conseillé par Maman Lempicka, que je viens de refermer (le livre, hein). C&#8217;est un roman complexe, poétique et touchant, sur le terrible secret d&#8217;une ancienne esclave et de sa famille, et sur l&#8217;amour maternel. J&#8217;ai du m&#8217;accrocher un peu au début, le style est parfois déroutant mais je me suis laissée prendre par cette histoire tragique, qui montre jusqu&#8217;où peut mener le processus de déshumanisation de l&#8217;esclavage. &#160; &#160; &#160; « Marx et la poupée », de Maryam Madjidi Conseillé par ma copine qui se vante que son bébé soit propre tout seul et très tôt, une fille énervante donc, mais adorable et qui a de bonnes lectures donc je lui pardonne tout. Maryam Madjidi a fui l&#8217;Iran, petite fille, avec ses parents pour la France. Elle raconte la difficulté à s&#8217;intégrer sans renoncer à sa culture et son héritage familial, et la difficulté à être perçue comme quelqu&#8217;un d&#8217;autre qu&#8217;une étrangère exotique venue du pays des mille et une nuits. Elle y raconte son souhait d&#8217;être elle, tout simplement. En plus de son style poétique, charmant et décousu, cet ouvrage permet de comprendre à quel point la société renvoie sans cesse à la personne immigrée, même sans méchanceté, le fait qu&#8217;elle n&#8217;est pas « d&#8217;ici ». Instructif et indispensable. &#160; Comme nous restons de grands enfants, des livres avec des images cette fois : « Les 1001 vies des urgences », de Baptiste Beaulieu Le célèbre médecin blogueur romancier que je lis depuis plusieurs années vient d&#8217;être adapté en BD, et le rendu est très réussi. Des histoires émouvantes, cocasses, tristes, de ses rencontres avec des patients en tant qu&#8217;urgentiste. En plus, il est la preuve qu&#8217;être blogueur peut ouvrir de grandes perspectives (même s&#8217;il était déjà médecin avant, ça aide). « Les deux vies de Baudoin » de Fabien Toulmé Baudoin mène une vie terne et monotone. Son grand frère, baroudeur expatrié qui travaille pour une ONG, va tout faire pour le sortir de cette routine abrutissante, au prix d&#8217;un gros mensonge&#8230; Une jolie BD sensible sur ce qu&#8217;est réussir sa vie, et sur le fait d&#8217;oser le changement, par l&#8217;auteur du très beau « Ce n&#8217;est pas toi que j&#8217;attendais« . « La Lionne, un portrait de Karen Blixen » de Pandolfo et Risbjerg Une très belle oeuvre sur la vie de la baronne Blixen, depuis sa naissance au Danemark, jusqu&#8217;à ses années africaines puis sa mort en 1962, mise en aquarelles délicates et lumineuses. En plus de ses images superbes et dépaysantes,  j&#8217;ai beaucoup appris en le lisant. Si je ne vous ai pas déjà tous perdus, question finale, et cruciale : Puisque je les ai déjà lus, qu&#8217;emmenai-je dans ma valise ? Sur les recommandations de blogueuses, ou suite à mes propres errements dans les revues et sur les blogs de lecture, j&#8217;ai dressé la petite liste suivante : « My Absolute Darling », de Gabriel Tallent, dont a parlé Sarah de Boots and Pepper. « La petite fille sur la banquise », d&#8217;Adélaïde Bon, un récit de résilience et de guérison. « L&#8217;enfant », de Maria Montessori, pour revenir aux sources de cette pédagogie. « Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu&#8217;ils entreprennent » de Stephen Covey (Il est noté sur la couverture que ce livre va changer...</p>
<p>L’article <a href="https://prgr.fr/le-fourre-tout-de-lete-avec-des-considerations-philosophiques-et-de-vrais-morceaux-de-livres-dedans/">Le fourre-tout de l&rsquo;été, avec des considérations philosophiques et de vrais morceaux de livres dedans.</a> est apparu en premier sur <a href="https://prgr.fr">Les petits ruisseaux font les grandes rivières</a>.</p>
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