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	<title>couple-famille Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
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		<title>Retour au charbon</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Aug 2020 04:16:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce blog est toujours vivant, je répète : ce blog est toujours vivant. C&#8217;est vous qui êtes partis en août, moi j&#8217;étais là à fond, comme toujours. Vous savez bien, je ne pars qu&#8217;en juillet. Je vous attendais ici de pied ferme, depuis le 1er août. Et puis raconter mes vacances dans le vide aux deux plumés et trois tondus qui sont ici (ne vous sentez pas visés, c&#8217;est une expression), hein, c&#8217;est bien du travail pour un maigre retour. Me revoici donc, avec mon calepin dans lequel j&#8217;ai noté nos passionnantes aventures : Les vacances ont commencé à merveille, par une panne de Scénic aux alentours de Vierzon, riante cité du Centre-Ouest de la France. On ne voulait pas voir Vierzon, ben on a vu Vierzon quand même. Ça s&#8217;est fini en taxi (parce qu&#8217;on n&#8217;allait pas passer les vacances à Vierzon, naturellement), l&#8217;essentiel étant que l&#8217;on soit arrivés à l&#8217;heure pour l&#8217;apéro. Pour une fois, nous avions réservé tôt -dès janvier- avec beaucoup de flair, deux semaines en club en pension complète, oui, deux semaines messieurs dames. EN PENSION COMPLÈTE. You see what I mean ? Deux semaines à ne pas cuisiner, à ne pas faire la vaisselle. Le suspense a été long puisque nous avons appris fin juin seulement que les séjours étaient maintenus. Partira, partira pas ? Sera remboursé, ou l&#8217;aura dans l&#8217;os ? Finalement, on s&#8217;en sort plutôt bien. Donc nous sommes d&#8217;abord partis en Charente-Maritime. Comme l&#8217;an dernier. Gagnons du temps : je vous mets le lien de l&#8217;article de l&#8217;année passée, vous pouvez reprendre les photos, c&#8217;était aussi beau cette année. Pour la deuxième semaine, nous étions à Volvic. L&#8217;ambiance y était plus déambulateur-tisane que zumba-spritz, mais c&#8217;était bien quand même. Les points positifs On n&#8217;a pas cuisiné, on n&#8217;a pas fait la vaisselle (je crois que je l&#8217;ai déjà dit). Les enfants ont passé un certain temps au mini-club, midi-club, maxi-club. Nous avions un principe : déposer les enfants au club cinq minutes en avance, et venir les chercher un quart d&#8217;heure en retard.  Nous avons essayé de &#8211; et réussi à &#8211; nous y tenir avec fermeté (le temps de prendre l&#8217;apéro tranquillou, avec les cacahuètes pour nous seuls). Pour tout vous dire, nous n&#8217;avons quasiment pas vu les ados pendant deux semaines. Ont-ils seulement dormi, mangé, vécu là ? Je ne sais pas, je ne sais plus, je suppose. Moi, je ne suis pas une mère envahissante. Je lâche la grappe à nos grands. Qu&#8217;est-ce que tu dis ma chérie ? Sauf pour ranger ta chambre, naturellement. Sinon, ça serait le syndrome de Diogène à la maison, je ne tiens pas à retrouver mon mari décédé d&#8217;étouffement sous un écroulement de tas de linge sale. C&#8217;est arrivé à un gars figure-toi, un gardien de zoo qui a été enseveli sous une bouse d&#8217;éléphant : il en est mort, parfaitement. Non, je ne suis pas mytho petite insolente, c&#8217;est comme ça que tu parles à ta mère espèce de mijaurée ?  Cultive-toi, et va donc te renseigner sur le gagnant du Darwin Awards 1998, au lieu de regarder des tutos sur Youtube, tutos de quoi d&#8217;ailleurs, hein ? Cuisine ? Aaaah, je comprends, c&#8217;est pour préparer le dîner à ma place après la rentrée ? Oui, je parlais donc des points positifs. Il faisait beau, il faisait chaud, le ciel était bleu, la mer vert-marron (estuaire de la Gironde oblige) mais très jolie quand même, les pins altiers et parfumés. Les gens semblaient heureux d&#8217;être déconfinés, libérés, délivrés. Nous nous sommes goinfrés de lecture et de soleil. Les points négatifs On a mangé comme des gorets et engraissé comme des canards du Gers. Bonjour Covid, adieu bar à salade en self service : c&#8217;était pas vraiment léger, sans doute pour compenser la frustration liée aux mesures anti-Covid. Eh oui, il a fallu s&#8217;adapter. J&#8217;étais à deux doigts, en rentrant, de devenir végétalienne, de la branche qui ne mange que du pamplemousse et du jus de concombre. Peut-on discuter deux minutes des mesures anti-Covid ? Parce que me demander si je veux du beurre doux ou salé, une petite confiture, un croissant ou un pain, un yaourt ou une faisselle, un sucre ou un canderel, une petite coupe de salade de fruits ou du raisin, pour que je ne touche à rien, c&#8217;est bien, mais cela prend BEAUCOUP de temps. Surtout quand après moi il y a Chéri, Poupette, Loulou, Chaton, Lapin; ces deux derniers ayant certaines difficultés à choisir ce qu&#8217;ils veulent manger, devant cette abondance surnaturelle. Et la foule amassée derrière nous qui ronge son frein pendant que nous choisissons, hésitons, revirons, est-elle réellement protégée, malgré la distanciation sociale ? Je suis dubitative. Autre point (que je n&#8217;ai pas manqué de signaler à la direction d&#8217;un ton acerbe en partant, naturellement), le papier toilette était un peu mince. Mais nous sommes malins ! Nous avons amené notre propre stock de Moltonel épaisseur triple, doux, confortable et absorbant. Sport un jour, sport toujours Cette année nous avons assidument participé aux activités sportives. C&#8217;était l&#8217;année idéale : il y avait fort peu de monde. J&#8217;ai voulu faire bon effet, style femme active qui s&#8217;entretient, ce qui n&#8217;est pas totalement usurpé notez-le bien (j&#8217;ai quand même fait du footing au moins 6 fois depuis janvier) et je suis allée faire emplette avec mon coach sportif (le gars musclé qui m&#8217;a fait deux mouflets au cours d&#8217;une séance d&#8217;entraînement au corps-à-corps dans les draps), d&#8217;un petit short noir avec un motif discret sur la cuisse. Le genre qui fait modeste, dynamique et confortable. Vous voyez ? Alors que je faisais quelques exercices respiratoires en m&#8217;échauffant avant le cours de step, avec un air concerné et des petites rotations de chevilles, la prof m&#8217;a dit : « oh, vous avez laissé une étiquette collée sur votre short !  » avec un grand sourire candide (24 ans, blonde, mince, charmante, en un mot : détestable). Le motif était autocollant, style « taille M, 100% coton respirant », et ce mufle qui partage ma vie est infoutu de le voir. A quoi cela sert d&#8217;être mariée, je vous le demande ? Remarquez, je crois bien qu&#8217;ils le font exprès dans cette famille pour me nuire : j&#8217;ai passé toute une journée avec une chemise à l&#8217;envers, l&#8217;étiquette « la Fiancée du Mékong » bien visible sur ma nuque, les coutures rebiquant sur mes épaules. Et que je me balade à la plage, et que je vais en ville, et que j&#8217;arpente les chemins : personne ne m&#8217;a rien dit. Je suis entourée d&#8217;aveugles.  Depuis je collectionne les étiquettes de prix pour les replanter en douce dans leurs vêtements à la rentrée. Pour mon mari, je réserve un gros « -50% » à lui coller dans le dos. La vengeance est un plat qui se mange froid. Par ailleurs, j&#8217;ai remis la main sur mes lunettes de vue, remisées au fond d&#8217;un tiroir depuis notre emménagement (4 ans). Au cas-où. Quels faits notables puis-je signaler à votre attention ? Nous avons observé une colonie géante de berlarmites, comme dit Lapin. Les berlarmites, ces petits crustacés qui vivent dans des coquilles tantôt trop grandes, tantôt trop petites ! Les rochers à marée basse en étaient recouverts. Le berlarmite a son caractère, avons-nous observé. Il en est des intrépides, des timides, des craintifs, des audacieux, des curieux. Celui ci-dessous était du style baladeur. Nous avons également vécu un cas de conscience : l&#8217;euthanasie d&#8217;une araignée vraiment très très grosse, très noire, très poilue, aux pattes épaisses. Nonobstant que, durant la pandémie, on a laissé mourir des vieux en EPHAD qui avaient davantage de neurones que l&#8217;araignée, et que mon époux m&#8217;a dit très sérieusement qu&#8217;elle pourrait venir me mordre la nuit et pondre dans mes blessures, nous avons opté pour l&#8217;écraser sous le poids des mots (La Vérité sur l&#8217;Affaire Harry Québert, 672 pages, 0,793 kg). Je profite de cette subtile transition pour vous informer que, si j&#8217;ai beaucoup aimé « La Vérité sur l&#8217;Affaire Harry Québert », je me suis assez emmerdée en lisant « le Livre des Baltimore » du même auteur. Dites-moi si « la Disparition de Stéphanie Mailer » et « l&#8217;Enigme de la Chambre 622 » valent le coup ou si je peux passer mon tour ? Mais revenons à nos vacances. J&#8217;ai un charme fou Durant la semaine que nous passâmes dans le Var (relativement très très calme), j&#8217;ai vécu une rencontre d&#8217;exception : figurez-vous que mon charme magnétique a atteint un tel niveau que j&#8217;attire les animaux. Les moustiques, toujours autant bien sûr, mais également une pie. Oui, une pie est venue me tenir compagnie durant mon café, un matin. Elle m&#8217;a fait un petit massage crânien avec ses petites pattes griffues, pattes qu&#8217;elle avait fort chaudes d&#8217;ailleurs. Du coup, et je suis certaine que cela vous intéresse, je vous informe que la température corporelle d&#8217;un oiseau est nettement plus élevée que la nôtre puisqu&#8217;elle se situe aux alentours de 41°C ! Incroyable mais vrai, et totalement perceptible au premier contact. La pie est restée une heure à mes côtés, est venue me palper les fesses pendant que je faisais ma gym histoire de vérifier ma tonicité musculaire, elle a essayé de me braquer mon alliance, et puis elle est partie. Quand nous avons quitté le Sud, j&#8217;ai trouvé une fiente d&#8217;oiseau sur mon pare-brise, et je me suis dit &#8211; indécrottable romantique que je suis- qu&#8217;elle était sans doute venue me dire adieu. A propos de faune locale, j&#8217;ai pu constater que l&#8217;esthéticien dont j&#8217;avais déjà parlé dans cet article, est également réflexologue plantaire &#8211; en plus de son activité de psychothérapeute  et de sophrologue. J&#8217;imagine les séances. « Rouge ou bordeaux le vernis?  Hmmm&#8230; Oui&#8230;. Parlez-moi un peu de votre relation avec votre mère&#8230; je sens un point de tension sous votre gros orteil gauche. Hmmm&#8230; Imaginez que vous êtes sur une île, une île ou vous vous sentez en sécurité. Il fait bon, la brise vous caresse. Ne bougez pas, j&#8217;extrais un comédon de votre narine. » Quelle galère pour faire la liste de ses tarifs. Il doit se mélanger les pinceaux au bout d&#8217;un moment. Forfait épilation + analyse transactionnelle, 1h30, 90€. Relaxation du maillot, 1h, 65€ Séance de réflexologie semi-permanente, 30 minutes, 65€ &#160; De l&#8217;art du storytelling en charcuterie Qui dit Sud de la France, dit marché local, pittoresque et parfumé au thym et à la lavande. Flânant parmi les étals un peu avant l&#8217;heure de l&#8217;apéro, notre œil fut attiré par un stand de charcuterie corse. Il n&#8217;en fallait pas plus pour nous faire marquer l&#8217;arrêt, comme un chien de chasse à la vue d&#8217;un faisan. Le jeune vendeur, à l&#8217;accent coloré du Sud, nous fit goûter ses produits, tout en nous contant son enfance difficile, et sa revanche par les études (#ascenseursocial). Nous étions complètement sous le charme, nous réjouissant pour lui de sa revanche sur les coups du sorts, puisqu&#8217;il allait partir à l&#8217;automne faire un Master 2 de marketing à Pékin. Bref, tout en papotant habilement avec nous, il nous vendait un petit bout de ceci et un morceau de cela, et ce furent 60€ qui s&#8217;envolèrent de notre carte bleue. Mais nous étions contents, quand même, tellement il était hypnotique. Cela dit, arrivés chez nous, nous avons scruté les étiquettes de nos saucissons qui se révélèrent espagnols. Seule la bannière apposée au fond du stand était corse, en fait. Depuis, nous nous sommes remis. Comme je suis sympa, je vous donne le tuyau (que je tiens de mon beau-père qui le tient du frère du cousin d&#8217;un gars caché dans le maquis de Bonifaccio) : si vraiment toute la charcuterie vendue comme corse l&#8217;était, la Corse ne serait qu&#8217;un élevage  de cochons à perte de vue. Une immense partie est, paraît-il, fabriquée à Marseille. Voilà, de rien. Lapin prend des mesures J&#8217;ai également vécu durant ces vacances, des mesures de rétorsion assez sévères de notre dernier-né. En cause, notre souhait de le voir abandonner progressivement, à l&#8217;occasion de cette rentrée en grande section de maternelle, l&#8217;usage quelque peu excessif...</p>
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		<title>Peut-on survivre à des vacances au ski avec 4 enfants ?</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Mar 2019 05:30:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avides de repos, d’air frais, et de combinaisons mouillées entassées dans des studios exigus, nous sommes allés au ski. Nous sommes donc partis en taxi, puis en train, puis en bus, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, avec Chaton et Lapin. Je répète : En taxi. En train. En bus. Avec. Chaton. Et. Lapin. Étonnamment, le voyage s’est bien passé. Je n’ai presque rien à dire dessus. J’avais joué à la mère parfaite, et bourré leurs sacs à dos de compote en gourde (non réutilisables, c’est mal), de pop-corn salé (ça s’écrase moins que les chips) et de sandwichs au jambon (non bio et blindés de gluten ; je ne suis que presque-parfaite, en réalité). Evidemment j’avais soudoyé leur calme en leur achetant des petites saletés en plastique avec lesquelles je me suis bien amusée aussi, finalement. Le bilan de ce voyage en train ? Minutes passées à lire tranquillement : 2. Minutes passées à jouer aux 7 familles : 35 Minutes passées à amener un enfant faire pipi : 15 Minutes passées à écouter de la musique peinarde, avec mon nouveau casque bluetooth : 3 Minutes passées à chercher « au feu les pompiers » sur Deezer : 11 Minutes passées à faire écouter « au feu les pompiers » avec MON nouveau casque bluetooth : 40 Minutes passées à faire des dessins : 32 Nombre de fois où j’ai donné des M&#38;Ms : 26 Nombre de fois où j’ai dit : « tu croques bien le M&#38;Ms, avec les dents » 26 Nombre de fois où j’ai répondu à la question : « Quand est-ce qu’on arriiiive ? » et « On est bientôt arrivééés ? » : 35 Nombre de fois où j’ai dit « Chut ! » : 48 Nombre de fois où j’ai dit « Arrête de gesticuler comme ça », « Ne mets pas tes pieds sur le siège », « Ne donne pas des coups dans le dossier du monsieur », « Ne touche pas la tablette, tu vas te pincer les doigts » : 192 (Remarquez au passage toutes ces injonctions négatives extrêmement peu bienveillantes et très délétères pour la construction neuro-psychique de mes enfants) (c’est bon, si on ne peut même plus rigoler, hein) Et vous pouvez multiplier tout cela par deux, vu que Chéri était de la partie. Rien de très intéressant pour mon blog, donc. J&#8217;étais presque déçue. L&#8217;art du dénuement et de l&#8217;humilité Vous imaginez bien que partir en train avec deux loupiots, nos bagages et ceux des deux grands qui faisaient leur vie séparément et nous rejoignaient de leur côté (je vous la fais brève, car ces plannings de famille recomposée sont rébarbatifs et indigestes au possible mais Loulou avait stage intensif de télé et Poupette apprenait à jouer de la cornemuse avec son père), imposait un allègement certain des bagages. Ce fut donc dans un dénuement extrême que je partis : ni maquillage, ni sèche-cheveux, ni boucles d’oreilles, ni escarpins. À mes pieds, des godillots beige Quechua. Oui, je comprends que vous pleuriez. J&#8217;ai pleuré aussi. C’est là que ça a commencé à se gâter, entre le ski et moi : pas de sèche-cheveux signifie une coiffure anarchique. En plus de cela, je portais un bonnet bleu ciel qui ne va avec rien, mais m’a été offert avec amour l’an dernier par Chaton. Je ne pouvais pas, hélas, ne pas le porter. Or, bonnet signifie coiffure aplatie. Pas de sèche-cheveux + bonnet = ridicule total (sauf si tu es une influenceuse connue qui voyage avec trois valises dont un vanity-case contenant tout le matos nécessaire pour avoir une allure potable sous ton bonnet, lequel bonnet est en angora ou -à la rigueur- en cashmere, mais cela signifie que tu as un boy qui sue pour toi, comme au bon vieux temps des colonies, et moi, je suis contre la colonisation). Bref : au ski, c&#8217;est carrément la Bérézina esthétique. Le ski et moi, et moi, et moi Et puis, comme je ne skie que les années bissextiles, je n’ai jamais investi dans une combinaison de neige ultra-chic. Je suis donc partie à la pêche dans les vestiges du vestiaire de mes beaux-parents : J&#8217;y ai trouvé une superbe combinaison vintage, verte et violette, typiquement eighties. Tout cela pour vous dire que je n’ai pas réellement cherché à me faire immortaliser dans cette tenue improbable. Mais ce n’est pas grave, les plus beaux souvenirs sont dans la tête. Les moches, eux, restent bien fixés sur du papier, mais je veillerai à ne pas y être et n&#8217;hésiterai pas pour cela à réinitialiser le téléphone et l&#8217;ordinateur de l&#8217;homme de ma vie (ou à changer tous ses mots de passe, hu hu hu). Après avoir enfilé mes chaussures de ski, c’est d’une démarche souple et féline que je me suis dirigée avec une tranquille assurance vers les pistes, y retrouvant un petit parfum d&#8217;Asie &#8211; en ce que les croisements des skieurs en bas des pistes, m’évoquent les carrefours d’Hanoï ou de Phnom-Penh- et de Paris &#8211; l’attente au téléski quant à elle me replongeant davantage dans les doux souvenirs de la ligne 13 du métro, le matin à 8h30. Une expérience dépaysante et interculturelle, donc.  Je skie comme une déesse J’avais pensé à me scotcher sur le front mon portable afin de vous régaler de mes descentes fluides et élégantes, et de vous faire frissonner par procuration. Hélas, je n’ai pas réussi à déclencher la fonction caméra de mon téléphone avec le bout de mon nez, et je me suis en plus arraché des poils de sourcil avec l’adhésif. Vous me croirez donc sur parole si je vous dis que je me suis remise en jambes sur les pistes rouges, puis que j’ai enchaîné les pistes noires et que j’ai même sauvé trois moniteurs de l’ESF et deux chasseurs alpins transis de peur et de froid &#8211; l’un pleurant en appelant sa mère et l’autre suçant son pouce. Ah, pardon, mon mari qui relit par-dessus mon épaule me dit qu’il faut que j’arrête de prendre de la drogue et de raconter n’importe quoi. Il précise que j’étais autant à l’aise sur mes skis qu’un éléphant sur un fer à repasser. Il est cruel, c’est facile de se moquer quand on est debout sur des skis avant même de marcher et qu’on a atteint le niveau cham, cham, cham, chamois d’Or. Quel bijou vais-je lui demander pour laver cet affront ? J&#8217;y réfléchis. La question qui vaut 100 balles et un mars Au cours de mes méditations sur les télésièges, j’ai pu observer un phénomène scientifiquement inexpliqué : dans la neige, il y a parfois des traces de pattes de lapin. Et ces traces de lapin commencent brutalement, en plein milieu d’une étendue vierge, et s’arrêtent tout aussi brutalement. Où était le lapin avant et où est-il allé après ? A-t-il sauté depuis le télésiège dans la neige ? A-t-il été embarqué par un choucas serviable ? A-t-il transplané dans un univers parallèle ? Si vous avez un embryon de réponse, je suis preneuse. Sinon, pendant que je cherchais une explication plausible à cette sombre affaire de traces de pattes, Chaton, Loulou et Lapin prenaient des cours de ski. Chaton et Lapin ont brillamment obtenu leur Ourson et leur Piou-Piou, respectivement, sous les vivats de la foule en délire. Loulou a atteint le niveau expert +++, et rien qu&#8217;à le voir dévaler les pentes désormais, je claque des genoux et me démantibule de frayeur aussi sec.  Lapin a-t-il fait des bêtises durant les vacances ? Presque rien. Enfin, sûrement, mais nous sommes totalement mithridatisés désormais, et ses inventions nous glissent dessus comme sur les plumes d&#8217;un canard. Tout au plus s&#8217;est-il amusé à faire des paniers de basket avec les petits croûtons de pain dans la fondue savoyarde, avec une certaine adresse, je le reconnais; C&#8217;est à peine s&#8217;il nous a réveillés chaque nuit pour boire du lait, tantôt à 1h55, tantôt à 3h47; Et c&#8217;est tout juste s&#8217;il a vomi abondamment (histoire de rester dans l&#8217;ambiance) dans le car au retour, et encore, même pas dans les virages de la descente, non; mais bel et bien dans la longue ligne droite qui nous ramenait vers Grenoble. Le calme plat, vous dis-je. Quel est le bilan de ces vacances au ski ? Le ski a quand même quelques inconvénients. 1/ il fait froid, 2/ ça mouille, 3/ il faut savoir skier, 4/ il faut aimer skier, 5/ je préfère passer une semaine dans une suite au Ritz que dans un studio de 25m2, allez savoir pourquoi. 6/ ça coûte quand même la peau des fesses, et les deux reins. Rien que le modeste panier rempli à la supérette du coin (74.90€) m’a fait frôler l’infarctus et envisager de rationner la consommation de lait de Poupette (qui à elle seule serait capable de relancer la filière laitière française). Et le prix du forfait de ski m&#8217;a fait voir les grasses matinées de l’ado d’un autre œil. Tu veux rester au lit ma chérie ? Pas de problème ! Dors encore un peu, va. Jusqu’à 17h si possible. 7/ Qui a posé la question stupide de savoir si je m&#8217;étais reposée ? Des avantages, voyons, je cherche&#8230; ah si ! 1/ la tartiflette, c&#8217;est bon 2/ la fondue savoyarde, c&#8217;est trop bon 3/ j&#8217;ai chanté « Quand te reverrai-je, pays merveilleux » sur le téléski 4/ effectivement, les sommets enneigés et acérés se détachant sur ce ciel pur, c&#8217;est beau. C&#8217;est très beau. Bon, allez, on s&#8217;casse ! (vous avez vu un peu la qualité de mes références culturelles ?) 5/ Last but not least, j&#8217;ai réussi à négocier une semaine de vacances entre copines un an sur deux (ou une fois tous les six mois ? J&#8217;ai un doute, mon amour), en faisant à mon chéri mon regard fatal de Chat Potté ! YOU-HOU ! rien que pour ça, ça valait la peine ! Allez hop, je commence le brain-storming pour savoir où, et avec qui, je pars l&#8217;an prochain. Salut !</p>
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		<title>Les vacances idéales</title>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que le mois de Juillet se termine dans la chaleur d’un été langoureux et que mon bureau se vide inexorablement, alors que mon plan machiavélique pour prendre le contrôle de la blogosphère a presque abouti et que les ultimes subtilités en sont totalement esquissées (Un plan lumineux comme un concert de Ray Charles dans un tunnel, une nuit de brouillard sans lune), je peux me permettre de rêvasser sur mes vacances idéales. On ne va pas se le cacher, les vacances idéales, Ce sont celles que l’on passe sans ses enfants (Oooooh ! Aaaaah ! quelle mère dénaturée !). Celles où l’on pourra traîner des heures dans les musées ou dans des rues écrasées de soleil, sans entendre « J’ai chauuuud ! J’ai faiiiiim ! J’suis fatiguéééé ! J’en ai asseeeez ! J&#8217;ai mal aux pieeeeds ! C&#8217;est nuuul ! J&#8217;veux faire cacaaaa ! C’est quand que c’est finiiii ? » Celles où l’on pourra s’asseoir à l’improviste et à n’importe quelle heure, à la terrasse d’un restaurant animé, sans craindre une évasion, un enlèvement, un scandale, un pipi-culotte. Celles où l’on s’autorisera à ne pas compter le nombre de mojitos qu’il sied de boire pour émerger dans les temps le matin, à l’appel du biberon. Les autres vacances idéales, Ce sont celles que l&#8217;on passe sans ses enfants ET sans son mari (Oooooh ! Aaaaah ! l&#8217;épouse ingrate !) MAIS avec ses meilleures copines : Là, c’est le nec plus ultra des vacances de la mère de famille. Le degré zéro de la charge mentale. Le nivellement par le bas des préoccupations, les décisions les plus lourdes à prendre étant la couleur du vernis, le Spritz ou le Gin Tonic à l’apéro, le bikini ou le maillot une pièce, la capeline ou le borsalino. Et puis on peut parler à n&#8217;en plus finir de nos enfants, et de nos maris absents, qui ne nous manquent pas. Du tout. Enfin, je crois. Je n’ai encore jamais passé ce genre de vacances depuis que je suis mère, et cela demeure mon graal, mon inaccessible étoile, ma cerise sur le gâteau. J’y pense, comme les jeunes adolescentes fredonnent « Un jour, mon prince viendra… » (Si toi aussi, tu veux devenir ma meilleure copine et partir en vacances en décapotable avec moi, fais-moi signe !) Bon, voilà, simplement de l’avoir écrit, je me sens déjà mieux et reposée. Je suis donc parée pour passer de merveilleuses vacances avec tous nos enfants et mon tendre et légitime époux ! Que faisons-nous cette année pour les vacances ? Eh bien, nous avions des projets grandioses et magnifiques. Des projets de dépaysement, d’immensité, de nouveauté et de sauvagerie. Des projets de voyage avec des amis, pour explorer une lointaine contrée d’Europe de l&#8217;Est, à la queue-leu-leu en file indienne, Chéri, moi, Poupette, Loulou, Chaton et Lapin, partis sur le sentier de la guerre des touristes. Mais voilà, patatra : les Esprits des calendriers étaient contre nous et il nous fût impossible de trouver une petite semaine commune.  Qu’à cela ne tienne ! Nous nous dîmes, pourquoi ne pas en profiter pour partir nous mettre les pieds sous la table, en club tout inclus, jus de fruits à gogo et activités pour les enfants de 8h le matin à 21h le soir (Oooooh ! Aaaaah ! quels parents indignes!) ? Pourquoi pas ? Allez vas-y, clique sur le bouton réserver&#8230; Ah, mais c&#8217;est quoi tous ces zéros ? le prix ? TOUT CA POUR UNE PAUVRE SEMAINE ? Et si on en laissait un ou deux  ici ? On tire à la courte-paille, et hop : un gros paquet de biscuits, et plusieurs bassines d&#8217;eau, tu ne crois pas que&#8230; ? Non, bien sûr, je plaisante.  Naturellement, je plaisante ! Bref, poursuivons : on va prendre 1/2 pension seulement. Ah&#8230; Quand même ? Bon, alors au lieu d&#8217;un hôtel, on prend un bungalow. Non, toujours pas&#8230; Un marabout en toile alors ? Un sac de couchage sur le gazon ? Soupir&#8230;  Qu&#8217;à cela ne tienne ! On va donc étendre un peu les temps d&#8217;incrustation chez nos parents chéris respectifs. Les vacances, ça sert aussi à rapprocher les familles, sinon, on ne se voit jamais. Ils vont donc nous supporter un peu plus, tant pis pour eux, quand on a des enfants il faut s&#8217;attendre à ce genre de désagréments. Voilà, plan de vacances arrêté, tout est bien carré, nous sommes archi-prêts. Crac, quoi, crac ? Crac ton genou ? Depuis&#8230; 2 mois ? Et tu as mal, donc, depuis&#8230; 2 mois ? Quel courage, d&#8217;habitude les hommes sont plus douillets et hurlent à la mort quand ils ont une poussière dans l’œil. MOUAHAHAH ! Non, je ne me moque pas, tu es mon Héros. Allons de ce pas voir notre ami le toubib, son copain le radiologue, son pote l&#8217;orthopédiste. Donc, tu me dis que la conclusion de tout ceci, est qu&#8217;il faut t&#8217;opérer du genou, la veille de notre ex-supposé départ en vacances. Bien. Très bien. Parfait, même ! Et bien tu sais quoi ? Nous allons passer de merveilleuses vacances. On va lire tranquillement, ensemble, Discuter en faisant la vaisselle, ensemble, Aller au cinéma, ensemble, Mettre un palmier en pot sur la terrasse, ensemble,  Coucher les enfants le soir, ensemble, On va jouer au scrabble, ensemble, et je t&#8217;écraserai comme&#8230; enfin, on va jouer au scrabble, Et peut-être même, que l&#8217;on ira faire les touristes dans Paris, ensemble. Parce que Paris sans parisiens au mois d&#8217;août, c&#8217;est le rêve ! Quel besoin ont donc toujours les gens de partir en vacances, hein ? Flinguer du kérosène, s&#8217;entasser avec d&#8217;autres touristes moutonniers, se faire piquer par des méduses et pigeonner par des commerçants peu scrupuleux&#8230; Franchement, on n&#8217;est pas bien chez nous, avec un parasol sur la terrasse et la baignoire à deux pas pour y faire quelques brasses ? Mes vacances, mon amour, c&#8217;est d&#8217;être avec toi. &#160;</p>
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		<title>Monsieur cuisine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[petitsruisseauxgrandesrivieres]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Apr 2018 04:50:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[couple-famille]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[cuisine]]></category>
		<category><![CDATA[mari]]></category>
		<category><![CDATA[répartition des tâches]]></category>
		<category><![CDATA[vie quotidienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tous aux abris ! La semaine dernière, mon bien-aimé a pris quelques jours de repos et nous avons donc eu la joie de goûter à sa délicieuse compagnie. Il est allé montrer sa fraise à la maîtresse de Chaton, aux copains de crèche de Lapin, le matin ET le soir : top luxe ! Et, conséquence logique, c&#8217;est lui qui a commencé la préparation du dîner. Aïe. Aïe aïe aïe. Sa compagnie est délicieuse, sa bouffe en revanche, moins. Mais bon. Soixante dix-sept fois sept fois, c&#8217;est le nombre d&#8217;essais que je lui accorde. Plein d&#8217;énergie et de confiance en lui, il m&#8217;appelle donc, à 18h37, et m&#8217;annonce, un brin fiérot, qu&#8217;il va cuisiner le petit rôti de porc qui était au frigo. &#8211; « Comment je fais ma chérie ? » &#8211; « Tu vas sur Marmiton mon amour ? Je conduis », pensais-je. « Sinon je vais encore croiser une voiture de flics, je vais avoir une prune, qui va s&#8217;ajouter aux précédentes, mon découvert va encore augmenter, je vais être en interdit bancaire, la banque va saisir notre appartement et j&#8217;en serai réduite à aller mendier dans les rues avec les enfants, parce qu&#8217;en plus tu m&#8217;auras quittée, et j&#8217;agoniserai de froid sur l&#8217;asphalte glacial, une sinistre nuit de novembre, tout ça à cause d&#8217;un rôti, alors débrouille-toi ! » Bon, en fait, je réponds pédagogiquement, dans le souci de faire progresser celui qui partage ma vie, autant qu&#8217;il me fait progresser : &#8211; « Tu prends la cocotte-minute, tu mets un peu d&#8217;huile dedans, tu&#8230; » &#8211; « Un peu comment ? » &#8211; « Un petit fond, quoi. Tu mets des oignons, que tu fais rissoler (le dictionnaire est sur la 4e étagère de la bibliothèque, pour chercher la définition de « rissoler »), tu fais dorer le rôti de tous les côtés, tu rajoutes un verre d&#8217;eau&#8230; » &#8211; « HEIN ? QUOI ? UN VERRE D&#8217;EAU ? MAIS C&#8217;EST SUPER DANGEREUX ! T&#8217;ES FOLLE ? JAMAIS D&#8217;EAU DANS DE L&#8217;HUILE BOUILLANTE ! EXPLOSION BLABLABLA INCONSCIENTE BLABLABLA BRÛLURE 10ème DEGRÉ BLABLABLA TOUS MOURIR BLABLABLA » Houla ! Mais qui a parlé de frire le rôti mon chéri ? Pas moi en tout cas, je pense qu&#8217;il y a méprise. As-tu regardé la définition de « rissoler » dans le dictionnaire avant de t&#8217;emballer ? (Il faut dire que le rapport que cet homme &#8211; assez exceptionnel par ailleurs sur bien des plans &#8211; entretient avec les outils de cuisson, est assez conflictuel. Quand je lui demande de sortir un plat du four, il s&#8217;équipe comme pour rentrer dans le réacteur n°4 de Tchernobyl juste après l&#8217;explosion, ou presque.) Bon bref, une fois les instructions données et assimilées, la situation en passe d&#8217;être maîtrisée, la cocotte-minute fermée, je raccroche et rentre paisiblement dans mon foyer, émoustillée à l&#8217;idée de mon homme en cuisine. Il  est en effet assez rare qu&#8217;il se mette aux fourneaux. Le soir, quand nous nous appelons, je lui demande : « Tu manges quoi ? » Le plus souvent, il me répond : « des chéréales, et toi ? » et je lui réponds, assez souvent : « des chéréales, auchi ». Autant dire qu&#8217;un rôti, un soir de semaine, prend figure d&#8217;événement exceptionnel. Réjouie à l&#8217;idée de ce rôti (il m&#8217;en faut peu), j&#8217;arrive, pose mon attaché-case dans le couloir, attends qu&#8217;il m&#8217;enlève mon manteau, mes chaussures et me serve un bon scotch, puis je m&#8217;installe confortablement dans le canapé, allume un cigare et ouvre mon journal. Non, pour de vrai, j&#8217;arrive, pose mon sac à main et mon manteau, le vois venir à ma rencontre, une couche dans une main, un torchon dans l&#8217;autre, et je sens&#8230; un agréable fumet de rôti en voie de carbonisation. Je le regarde, il me regarde telle une biche affolée, et me dit en clignant des yeux d&#8217;un air à la fois consterné et angoissé (il est tellement mignon quand il fait ça, on dirait le Chat Potté) « Je comprends pas, pourtant j&#8217;ai tout fait comme tu m&#8217;as dit, j&#8217;ai même mis deux verres d&#8217;eau, je crois bien que ça a cramé, pfff, j&#8217;en ai marre, la cuisine c&#8217;est vraiment pas mon truc, pffff » et tout dépité, il jette le torchon sur le plan de travail (désespoir XXL, vous dis-je). Je reprends donc le contrôle de la situation : sécurisation de la zone de crime, approche prudente des protagonistes, désamorçage de la cocotte-minute, autopsie du rôti : Ben oui mon amour, si tu fermes mal la cocotte-minute, l&#8217;eau s&#8217;évapore par les côtés du couvercle, vois-tu ? A quoi cela sert-il d&#8217;entretenir ton corps d&#8217;athlète par des séries quotidiennes d&#8217;haltères, si tu n&#8217;as pas la force de fermer la cocotte-minute, fragile petite chose ? Ne sois pas déçu mon cœur : c&#8217;est l&#8217;intention qui compte. Un rôti brûlé avec amour, vaut mieux qu&#8217;un rôti cuit à point dans l&#8217;indifférence. Allez, un p&#8217;tit bol de céréales ? &#160; Cet article a également été publié sur le site Les Fabuleuses au Foyer &#160; &#160; &#160; &#160; &#160;</p>
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		<title>Le fil à linge de la discorde conjugale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[petitsruisseauxgrandesrivieres]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Mar 2018 05:00:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[couple-famille]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[désordre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mon mari proteste. Il trouve qu&#8217;il n&#8217;est pas assez présent dans ces articles. Il aimerait revenir au milieu du centre du cœur de ma vie. J&#8217;ai donc décidé de lui consacrer ce petit billet, qui, je n&#8217;en doute pas parlera à moults couples. Mon mari n&#8217;est pas loin de la perfection (sans toutefois m&#8217;égaler). Attentionné, jeune (dans sa tête), svelte, musclé, beau, sensible, communicatif, j&#8217;en passe et des meilleures. Oui je sais, vous êtes tous jaloux et toutes jalouses, je le conçois aisément. Prenez une camomille, ça va passer. Cependant cet homme exceptionnel, cette perle rare au pays des maris, a un gros défaut, qui se voit comme un vilain bouton sur le bout d&#8217;un pif : il étend le linge comme un pied(-bot). Il en a aussi un deuxième, qui est d&#8217;être allergique aux chats, ce qui m&#8217;a coûté un divorce d&#8217;avec ma ronronnante peluche, que j&#8217;ai du abandonner sur une aire d&#8217;autoroute pour pouvoir convoler en justes noces (LOL, je rigole, ne me frappez pas : je l&#8217;ai fait piquer). Et sans doute aussi quelques autres, mais ce n’est pas le sujet. Donc, son plus gros défaut est d&#8217;être incapable d&#8217;étendre le linge correctement. Moi, quand j&#8217;étends le linge, cela ressemble à ça : Lui, quand il étend le linge, cela ressemble à ça : Un bon gros bordel de soirée avec DSK, l&#8217;abomination de la désolation. Ce n&#8217;est pourtant pas faute de lui avoir appris avec patience, amour et pédagogie, comment défroisser un polo et retourner une chaussette dans le bon sens. Après avoir travailler plusieurs années sur son éducation lingère, j&#8217;ai du me rendre à l&#8217;évidence : Rien n&#8217;y fait. Ni l&#8217;amour, ni les réprimandes, ni les disputes, ni les tirages de gueule, ni le chantage, ni les promesses coquines. Il étend toujours le linge comme un pied. Quand j&#8217;ouvre la porte et vois l&#8217;étendoir à linge défiguré par ces manches fripées et ces serviettes tordues, j&#8217;ai la même sensation que si Jacquouille la Fripouille me souriait en me montrant sa dentition gâtée : un mouvement de répulsion et de recul. En désespoir de cause, j&#8217;ai épanché mon cœur meurtri et aussi froissé que le linge étendu par ses soins, auprès de mes collègues et amies. Et il est apparu à mon vif soulagement que je n&#8217;étais pas la seule à vivre ce conflit conjugal larvé qui émerge à chaque lessive !  J&#8217;en arrive à formuler l&#8217;hypothèse que le gène de l&#8217;étendage est récessif et codé sur l&#8217;X, la capacité à étendre le linge étant visiblement inversement corrélée au taux de testostérone (Bien que corrélation ne soit pas lien de cause à effet, tout le monde le sait). Si j&#8217;osais, je dirais bien qu&#8217;il étend le linge comme une burne. Mais ce serait un peu grossier. Pourtant, je suis loin d&#8217;être maniaque. J&#8217;ai vécu une jeunesse désordonnée (sur le plan du rangement, j&#8217;entends). Parfois, comme les anciens alcooliques qui rechutent en période de stress, je me relâche un peu quand je suis fatiguée, avant d’escamoter prestement mes bouteilles mes petites affaires éparpillées avant le retour du guerrier dans son doux foyer. Foyer qu&#8217;il scanne d&#8217;un regard aiguisé, dès le pas de la porte franchi. Car le plus grand mystère que recèle cet homme, c&#8217;est qu&#8217;il est trop incroyablement ordonné. Mais ordonné à un point que vous ne pouvez pas imaginer. Du genre, si je pose ma tasse à café à la cuisine car un enfant m&#8217;appelle, 2 minutes plus tard, pfuiiiit : elle a disparu dans le lave-vaisselle. Vous voyez le sketch de Muriel Robin ? Et bien lui, c&#8217;est pareil : il range très bien, mais il range trop. Comment réconcilier ces deux aspects de sa personnalité, le Docteur Jekyll du rangement, et le Mister Hyde des lessives, je ne le sais. Quand on dit que dans le mariage, l&#8217;autre demeure toujours un mystère, je crois que je le touche désormais du doigt. Je n&#8217;ai plus qu&#8217;à mettre mon mouchoir (bien repassé) par dessus. &#160; Edit du 31/03/2018 : Amis des animaux, je précise : Pour le chat, C&#8217;EST UNE BLAGUE, je ne l&#8217;ai pas fait piquer. Il coule des jours heureux auprès de sa mère adoptive 😀.  &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160;</p>
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		<title>Faut-il partager les tâches exactement de la même manière dans un couple ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[petitsruisseauxgrandesrivieres]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Feb 2018 06:00:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[couple-famille]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[égalité]]></category>
		<category><![CDATA[parité]]></category>
		<category><![CDATA[partager]]></category>
		<category><![CDATA[tâches ménagères]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Épineuse question. Si je dis non, je me ferai traiter de réactionnaire néofasciste. Si je dis oui, de féministe enragée. Comme c&#8217;est la Saint-Valentin, et que je ne veux pas que vous vous étripiez tous ce soir à la lecture de cet article, je vais y aller de manière mesurée. Tout d’abord, qu’entend-on par «partager de la même manière» ? En termes de temps consacré aux tâches (or moi je suis multitâche, lui séquentiel) ? De quantité (tout le monde n’a pas le même rendement) ? D’utilité (époussetage des bibelots vs lessives) ? D’adéquation entre l’heure et l’activité (cirer les chaussures, ou préparer le dîner à 18h30) ? De répartition (l’un joue avec les gamins, l’autre fait le dîner / l’un descend les poubelles, l’autre donne le bain) ? De charismes propres à chacun ? Parce si au nom du principe d’égalité, il faut bouffer des pâtes dégueulasses trop cuites, et sans sel, clairement mon féminisme a des limites. Je me suis dit que j’allais donc faire un tableau pour récapituler nos dons réciproques et décider ainsi, en pleine conscience, de manière sereine, éclairée ET rationnelle, de la répartition  optimale des tâches dans notre foyer. Vous aussi, vous pouvez-le faire à la maison. Je vous en prie, ne me remerciez pas. C’est noté de 0 à 5, indiquant, comme dans les sondages, pour une activité donnée que nous ne l’aimons pas / y sommes nuls (0) ou l&#8217;aimons énormément / y sommes top-moumoutes (5)  : Dans la catégorie MÉNAGE :   Dans la catégorie CUISINE : &#160; Dans la catégorie ENFANTS : &#160; Attention, rrrrrrrrroulements de tambours… Et voilà, les féministes ont encore raison, qui se tape la majorité du boulot à la maison ? Moi ! et avec moi, toutes les femmes !  ÇA NE PEUT PLUS DURER !  Quoi mon chéri, tu dis… ? Ah ?  Aaaah… Hmmm&#8230; En hôtel 5 étoiles alors ? D&#8217;accord. Mois de mai ? OK. Veuillez m&#8217;excuser, je reprends mon calcul, je crois que je me suis trompée : Bon, voilà, qu’est-ce que je vous disais ! Nous sommes un couple paritaire ♥♥♥♥ NOUS, alors fichez-nous la paix maintenant. Moi, je vais faire ma valise. articles connexes : charge mentale et éducation des garçons http://T&#8217;as pensé à&#8230; ?</p>
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		<title>Congé parental : la grande hypocrisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[petitsruisseauxgrandesrivieres]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Nov 2017 11:58:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[couple-famille]]></category>
		<category><![CDATA[congé parental]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[indemnisation]]></category>
		<category><![CDATA[parents]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ces dernières années il a beaucoup été question du partage du congé parental entre les 2 parents. Pour un premier enfant, pas de grand changement : auparavant le congé était de 6 mois, il peut désormais aller jusqu’à 12 mois à condition que ce soit le 2e parent qui prenne le second semestre. En revanche, pour les parents d’au moins deux enfants, le changement est bien réel : le congé pouvait auparavant aller jusqu’à 3 ans. Désormais, il sera de 3 ans MAIS 24 mois au maximum pour le premier parent (en général la mère), et 12 mois au minimum pour le deuxième parent (en général le père). Que veut-ce dire, mes chers amis ? Naturellement, que l’Etat va économiser 1/3 des indemnités des congés parentaux, ce qui est un budget considérable. En effet, à moins de ne pas savoir compter (mais les hauts fonctionnaires savent-ils compter ?) ou de vivre sur la lune (on se le demande), nul ne peut ignorer que, pour tout un tas de raisons plus ou moins valables mais bien réelles, que l’on ne développera pas dans cet article, c’est dans la très grande majorité des cas le père qui est le pourvoyeur du plus gros revenu du foyer. Prenons un cas pratique : Monsieur gagne 2200€. Madame gagne 1400€. Ils viennent d’avoir leur 2e enfant. Ils perçoivent 129.86€ d’allocations familiales, soit un revenu familial de 3730 € (j’ai arrondi). Madame prend un congé parental de 24 mois. Ils serrent les dents et les fesses, Monsieur gagne toujours 2200€ par mois, et Madame reçoit l’indemnité PRePaRe d’un montant royal de … 392.09€, soit une perte de 1400-392.09 = 1007.91€ tout de même (27 % de perte du revenu familial). Mais bon ! Entre le tarif de la nounou ou de la crèche, les impôts, les frais de déplacement pour aller au travail… Ce n’est pas facile mais on fait l’effort (surtout si on n’a pas trouvé de nounou). 24 mois plus tard, Madame doit reprendre le travail (si elle avait la chance d’être en CDI), bambin 2 ne va pas encore à l’école, et Monsieur se dit : Yes we can ! Pourquoi pas moi ? Un an avec mon petitou, ça serait chouette. Recalcul : 2200€-392.09€ = 1807.91€ de perte de revenu ! Soit une modique diminution du revenu familial de 48 % (faut suivre, hein). Comment ça bande de clowns, vous n’êtes pas capables d’encaisser une perte de revenus de 48 % ? Ah ben zut, je crois bien que ça ne va pas être possible, même en serrant les fesses à fond. A moins que mon propriétaire/ma banque, sympa, me fasse une ch’tite ristourne sur mon loyer/mon crédit ? Ah non ? Bon ben zut alors, tant pis, je ne vais pas pouvoir prendre mon congé parental. Zut de zut, l’Etat était pourtant trop sympa de me le proposer à des conditions aussi mirobolantes. On va s’arrêter à 24 mois de congé parental, au lieu de 3 ans avant. C’est bien dommage, c’est bien galère, mais on n’a pas le choix. Mais au moins, l’Etat, magnanime et veillant à l’égalité entre les femmes et les hommes, aura la conscience tranquille et la tête haute, et vous, vous vous serez bien faits entuber, comme souvent. Aussi, vous n’avez qu’à gagner plus. C’est de votre faute. Sérieusement, que veut vraiment notre société ? Favoriser réellement l’égalité hommes-femmes ? J’en doute. Si cela était une réelle ambition politique, le congé parental serait décemment indemnisé –comme cela se fait en Norvège que l’on nous sert à toutes les sauces (1)- afin que chaque parent puisse en profiter et que ce choix soit viable financièrement pour la famille.  En dehors des familles à très haut revenu où la perte d’un salaire peut être relativement indolore, ou les familles à très faible revenu, où la différence entre l’indemnité et le salaire est moindre, je ne vois pas qui peut prendre un congé parental. Mais c’est sans doute parce que je n’ai pas fait l’ENA. Si cela était une réelle ambition politique, on s’attaquerait d’abord à établir une vraie égalité salariale entre les femmes et les hommes ; on s’attacherait à valoriser les compétences développées par les mères de famille, au lieu de considérer le congé maternité comme une catastrophique sortie de route de carrière (Pensez-vous ! pour une femme avec 2 enfants, on parle quand même d’une durée faramineuse de 32 semaines, soit 0.615 an de congé maternité, pour une vie professionnelle de 43 ans (2) ! ce qui fait 1.43% de leur carrière ! C’est con-si-dé-rable) ; On faciliterait la vie aux pères, pour qu’ils puissent davantage prendre leur place dans la vie de famille ; On sortirait de la culture du présentéisme au travail, qui n’est aucunement un gage d’efficacité, parfois bien au contraire. Et ce jour-là, les pères pourront, sereinement, davantage s’occuper avec bonheur de leurs enfants. Les deux parents pourront faire un choix, qui ne sera pas dicté uniquement par des raisons pécuniaires mais par une réflexion globale sur le bien-être de chaque membre de la famille. (1) http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/10/05/97001-20121005FILWWW00362-14-semaines-de-conges-pour-les-peres.php http://www.leparisien.fr/laparisienne/actualites/societe/le-conge-paternite-obligatoire-ce-qui-se-fait-en-europe-31-10-2017-7365501.php (2) pour les personnes nées après 1973 &#160; Elles en disent quoi les copines ? Virginie de Ne le dites à personne : Ce que le congé parental m&#8217;a fait perdre</p>
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		<title>Je suis une marâtre (ma famille recomposée de rêve)</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Nov 2017 13:24:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[couple-famille]]></category>
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		<category><![CDATA[Famille recomposée]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après la rencontre avec mon chéri, le soleil a commencé à briller, les oiseaux à faire cui-cui, les licornes à gambader joyeusement dans un pays de rêve rempli d’arc-en ciel et de chamallows. Mais voilà : mon chéri avait dans ses bagages, un petit gnome hérité du couple précédent ! (Certes, moi aussi, mais moi ce n’est pas pareil). Et si au début, l’on est le plus souvent remplie de bienveillance envers le bambin de son nouvel amour, la vie quotidienne se charge de nous rappeler que vivre avec son enfant bien-aimé, et se coltiner le morveux vivre avec l’enfant d’un autre, sont deux réalités très distinctes. Et pourtant quand on survole la presse, tout a l’air tellement idyllique dans les familles recomposées pipole ! Certes, on ne se sait strictement rien de leur vécu intra-familial, de leurs difficultés ni de leurs conflits, mais ça a l’air vachement plus bien et vachement plus cool que nos pauvres petites vies simplettes. Quelle déception fut la mienne quand je m’aperçus que je ne vivais pas la vie de rêve de tous ceux dont je lis avec avidité les péripéties dans les grands journaux (Closer, Public et Gala) qui s’empilent sur ma table de nuit et dont je ne rate pas un numéro ! Mais qu’est-ce que j’ai de moins qu’eux, hein, qu’est-ce que j’ai de moins, en dehors des paparazzis aux fesses ? Parce qu’en fait, ma réalité vraie à moi, c’est qu’il m’a fallu (attention je baisse le ton) du temps pour accepter mon ressenti pas toujours très joli de belle-mère et pour réussir à surmonter certains obstacles dans ma relation avec le rejeton de mon bien-aimé. L’enfant de l’autre peut rapidement devenir une (voire LA) source de conflits dans un couple recomposé. Commençons par une lapalissade : ce bel-enfant, ce n’est pas le mien ! Au sens où je ne l’ai pas désiré, je ne l’ai pas porté pendant neuf mois ; je ne l’ai pas bercé ni nourri ; je ne me suis pas inquiété pour ses coliques et ses fesses rouges ; je n’ai pas admiré ses longs cils tout fins sur ses joues douces et rebondies pendant son sommeil ; je n’ai pas guetté ses premiers pas ni ses premiers mots. Tout cela, il l’a reçu d’une autre femme, et jamais je ne pourrai rattraper ce vécu-là. Ce n’est pas si simple de créer ex nihilo ce lien d’amour qui se tisse dès la grossesse, surtout quand l’enfant en question rappelle, quand même, que votre moitié a auparavant été la moitié de quelqu’un d’autre. Bon, alors comment fait-on pour (re)composer avec le petit gnome inamovible ? Après avoir tournicoté tout cela dans ma tête moultes fois, je vous livre la recette magique pour ne pas (trop) virer à la vilaine sorcière : &#8211; Ne pas tenter la méthode Couet « Je l’aime à fond, je DOIS l’aimer à fond, il le FAUT, c’est O-BLI-GÉ », ça ne marche pas. &#8211; Accepter que non, en fait, tout bien réfléchi : on ne peut pas aimer l’enfant de son conjoint autant que les siens. Regardez déjà avec vos copains : Vous aimez bien leurs enfants, mais vous êtes contents de les voir partir, non ? franchement ! Si vous prétendez aimer votre bel-enfant autant que votre enfant, c&#8217;est que&#8230; &#160; &#8211; Une fois que ceci est bien intégré : Accepter que lui non plus, n’est pas obligé de vous aimer ! Même si vous êtes belle, géniale, incroyable et adorable, il a le droit de trouver que vous êtes relou, autoritaire, pénible et que vous cuisinez moins bien que sa mère. &#8211; Point un peu plus délicat : être consciente que vous ne lui laisserez rien passer, alors que vous vous extasierez sur les sottises de votre gnome à vous. Ce qui n’est pas très juste, vous en conviendrez, donc AT-TEN-TION ! &#8211; Fermer votre gueule. Souvent. Beaucoup. &#8211; Lui lâcher la grappe. Beaucoup aussi. &#8211; Ne pas ramener votre fraise à tout propos dans les conflits conjoint-gnome. &#8211; Passer votre énervement sur le dos de votre psy et lui vomir tous les serpents, crapauds et cancrelats que vous souhaiteriez déverser sur le gnome. &#8211; Se rappeler que l’adulte, c’est vous ; que l’enfant c’est lui, et que non, il n’est pas forcément une créature démoniaque qui fait tout pour vous nuire perversement. Il est juste un enfant. &#8211; Se rappeler que vous avez déjà eu envie d’étrangler votre propre enfant, qui se comporte également, parfois, comme une créature démoniaque. &#8211; Revoir vos ambitions à la baisse : la vraie vie n’est pas un magazine de papier glacé. Vous ne l’avez pas choisi, il ne vous a pas choisie. Restez cool. Ce qui compte, c&#8217;est le respect des règles de vie communes. &#8211; Balancer cette pile déprimante de Closer, Public et Gala, oublier la vie de rêve de Brad-Vanessa ou Johnny-Angelina (ou l&#8217;inverse, je ne sais plus) et faire un gâteau en forme de coeur avec votre bel-enfant. Allez hop, aux fourneaux !</p>
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