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	<title>vie quotidienne Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
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		<title>Insomnie</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Sep 2020 04:30:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Je dois penser à mettre le paquet de sandales à renvoyer dans la boîte aux lettres, le livreur passe demain. Et le sel fin, ça fait quinze jours qu’on n’a plus de sel fin. A propos de sel fin, est-ce que j’ai encore de la lessive ? Il fait chaud, j’arrive pas à dormir. Il faut que je dorme pourtant. Allez, dors. Respire. Détends-toi. DÉTENDS-TOI J’TE DIS. C&#8217;est pourtant simple, il suffit que je ne pense à rien. Ah, tablettes lave-vaisselle aussi, j’allais oublier. Et si je le notais ? Non, ça veut dire que je dois me lever, allumer, ça va encore plus me réveiller. Quelle heure est-il ? Minuit quarante-quatre. Pfff, je vais être fraîche demain, avec la journée que j’ai, j’ai intérêt à dormir. MAINTENANT. Est-ce que j’ai bien fait le sac de piscine de Chaton ? C’est le mardi la piscine pour lui. Lapin, c’est le lundi. Ou l’inverse ? … Zut, je ne me souviens plus. Lundi ou mardi ? J’aimerais bien l’accompagner à la piscine, parfois. Mais mardi à 14h30, c’est pas vraiment l’horaire idéal. Peut-être que je pourrais prendre une journée en octobre ? Oui pourquoi pas, après mon concours. Ah mais non, j’ai une formation juste après. Ça va pas être possible. Bon de toute façon, ça ne sera pas vraiment un moment partagé avec eux, mon rôle serait surtout de veiller à ce que personne ne boive la tasse. Je ferai plutôt une sortie nature ou culturelle. Si je peux, je l&#8217;ai déjà dit l&#8217;an dernier, et finalement, je ne l&#8217;ai pas fait. Ça craint. Je suis la mère qui n&#8217;accompagne pas les sorties scolaires. Mais bon&#8230; Ça se saurait si j&#8217;avais le don d&#8217;ubiquité. Dire que je dois avoir bouclé ce projet demain en fin de matinée au plus tard, comment je vais faire avec tout ce que j’ai à planifier l’après-midi ? En plus je suis coincée le soir, je dois aller à la réunion d’information des Seconde. Celle-ci, je n’y ai encore jamais assisté, il ne faut pas que je la rate. Je suppose qu&#8217;ils vont nous annoncer que c&#8217;est cuit pour le voyage scolaire. Est-ce qu’il faut que je me refasse vacciner contre l’hépatite B, au cas-où ? A priori c’est pas la peine, mais on sait jamais, si la médecine du travail me la demandait… il faut que je retrouve ma dernière sérologie, j’ai du en faire une avant ou après la grossesse de Chaton. Avec les échographies peut-être ? Mais j&#8217;avais du télécharger les résultats quelque part, je vais chercher demain. Ça m’éviterait de poireauter derrière tous ceux qui font le test Covid au labo, incroyable cette queue ! Je n&#8217;ai jamais vu ça. Une heure onze. J’en ai marre, ce qu’il fait chaud. Et encore, Chéri n’est pas là, c’est un vrai radiateur, je serais cuite s’il était là. J’espère qu’il dort bien, il était crevé tout à l’heure au téléphone. Enfin, qu&#8217;il dort&#8230; S&#8217;il est rentré. J&#8217;aime pas quand il conduit la nuit, j&#8217;ai toujours peur qu&#8217;un con bourré lui rentre dedans. Plus que deux ans, et normalement ça sera fini tout ça, les semaines chacun de son côté, la vie familiale par whatsapp. Dans un sens, on était déjà bien rodés pour le confinement, en fait. Il faut absolument que je pense à ne pas dire « en fait » pendant ma présentation orale. Je le dis trop, en fait. Tiens, un petit coin de frais au bord du lit. Ça fait du bien, c’est agréable. Mais ça se réchauffe trop vite. Et là aussi, sous l&#8217;oreiller. Pendant les délibérations, le jury dira « ah oui, c&#8217;est la personne qui disait tout le temps « en fait » », et ils vont rigoler. Chaud ou pas chaud, je préfèrerais qu&#8217;il soit là, je pourrais l&#8217;empêcher de dormir. On partagerait la charge mentale familiale à deux. Il est au top pour toutes ces histoires de listes de courses à faire. Pas que, mais aussi. En fait, en fait, en fait. Qu&#8217;est-ce que je peux dire à la place de « en fait » ? Chaton m’a dit un truc marrant tout à l’heure, c’était quoi déjà ? « Maman, as-tu rencontré des imposteurs aujourd’hui au travail ? » Je n’ai pas réussi à comprendre le pourquoi de cette question. Des imposteurs… Qu’est-ce qu’ils sont mignons quand même. Les grands aussi sont chouettes, on a franchement de la chance. Je ne sais pas de quels imposteurs il parlait ? Il faut qu&#8217;on réfléchisse pour le stage de 3ème de Loulou. C&#8217;est pas facile, de trouver un stage qui plaise, à 14 ans. C&#8217;est loin encore pour eux, le monde du travail. Imposteurs&#8230; Entre Chaton et Lapin qui rajoute « qui pue de la fesse » à tout bout de champ, on est gâtés. J’en ai marre de ne pas dormir. Ça m&#8217;énerve. Bon ça va, il faut que je me calme, il n’y a rien d’extraordinaire demain. C’est juste une journée un peu chargée. Ah, du café, il faut que je pense à en racheter. Demain, enfin tout à l’heure plutôt, je vais à peine avoir de quoi m’en faire un. Et une journée qui démarre sans café, c’est une journée qui démarre mal. Bon, ça suffit, je me lève. Je vais aller noter tous ces trucs, ça me videra la tête. MINCE MAIS J’AI OUBLIÉ DE PAYER LE CENTRE DE LOISIRS ! Allez, ce qui est fait n’est plus à faire. Je rallume mon PC et je le fais tout de suite. Hein… Mais c’est quoi ces deux jours facturés avec majoration ? Où est-ce qu’on trouve l’historique des inscriptions dans leur truc ? Ah, voilà. Mais n’importe quoi, il n’était même pas inscrit ces jours-là, il était chez papi et mamie. Hop, un petit mail. Ils vont me prendre pour une dingue à la mairie, la nana insomniaque qui envoie des mails de réclamation à une heure vingt-deux. Bon, qu’est-ce que je peux faire d’autre ? La liste des courses. Sel fin, lessive, produit lave-vaisselle, café. PQ aussi. Glace vanille pécan. C’est Poupette qui va garder les petits pendant la réunion d’information des Seconde, ils vont manger quoi ? Je ne comprends pas pourquoi ce frigo est toujours vide. Le problème, c’est que quand je fais de trop grosses réserves, ils n’ont pas faim et ça périme, et quand il n’y a presque rien, ils ont la dalle. Insoluble. Ils me font le coup souvent avec les bananes. C&#8217;est drôle, le soir parfois, on les entend rentrer discrètement dans le salon et il faut reconnaitre qu&#8217;ils maîtrisent l&#8217;ouverture de la porte qui grince. Par contre, on les détecte toujours quand ils ouvrent le frigo. Et après, on entend le « crountch crountch crountch » des céréales, à 23h15. Et à côté de ça, à 20h : « Non merci, je n&#8217;ai plus faim ». Tu parles ! Je dis « Ils » et « les », mais je sais bien que c&#8217;est UNE enfant qui fait ça. Allez hop, coquillettes jambon concombre. Je lui mettrai un petit whatsapp vocal demain, qu’elle ne se pose pas de questions. Dans tous les cas j&#8217;achèterai la glace plus tard, sinon ils vont tout bouffer en mon absence. MERDE&#8230; La lessive. Je ne l&#8217;ai pas étendue. Je ne sais même plus si je l&#8217;ai lancée hier ou aujourd&#8217;hui. Au secours. J&#8217;ai trop la flemme, je relave tout demain matin. Ah, et Chaton veut passer s’acheter un paquet de cartes Pokemon. Ce n’est pas comme s’il en avait déjà quatre boîtes pleines héritées de son frère, mais bon… Si ça lui fait plaisir… Après tout, c’est son argent de poche. Je suis sûre d&#8217;avoir vu traîner son porte-monnaie dans le coin, où est-il ? Ah, voilà, sous la chaise de Lapin. C&#8217;est quoi ce machin collant ? Je ne préfère pas savoir, poubelle. Je laisse le porte-monnaie sur la table, qu’il ne le cherche pas. Lapin va vouloir acheter un truc aussi. Est-ce que j’ai un euro dans mon porte-monnaie ? Mais quel bol, j’ai un euro ! Un euro pour que mon Lapin s’achète un petit paquet de bonbons. Maintenant qu’il a capté qu’il devait se brosser les dents, je peux lâcher un peu de lest. Penser à dire à Poupette de passer poser les cartables, prendre les sous, et filer au bureau de tabac qu’ils fassent leurs petites emplettes. Bon, j’essaye de me rendormir. Oh là là, Une heure trente-neuf… je vais être fraîche demain. Si je lisais juste un peu ? Mince, je n’ai plus de roman. Je n’accroche pas avec celui-là, je vais le rendre à la bibliothèque. C’est terminé, maintenant je ne me force plus à finir un roman qui ne me plaît que moyennement. Il faut que je passe à la librairie à côté du lycée, si j’ai deux minutes avant la réunion des Seconde, j’essaierai. Elle a l&#8217;air top, cette librairie. Et en plus ils vendent de la PAPETERIE ! J&#8217;adooore la papeterie. J’avais enregistré des posts lecture sur Instagram, tiens je vais regarder… Ah non, si je vais sur Instagram, c’est fichu, je vais y rester trop longtemps. Je passe mon temps à casser les pieds des enfants pour qu&#8217;ils limitent leur conso d&#8217;écran, faudrait voir à leur montrer l&#8217;exemple, quand même. Combien de jours avant mon concours déjà ? Dix jours. Bon ça va, c’est pas l’agrégation non plus, on se calme. Il faut que je répète encore quand même. Ma conclusion n’est pas très au point. Il faut que je trouve le truc qui les accrochera. Je vais m’en occuper ce week-end. Je le note, sinon je vais zapper. Où est-ce que j&#8217;ai mis mon bic ? Ah, là, sur mon agenda. Alors ce week-end, ce week-end… Quoi, « photo individuelle vendredi » ? Il faut absolument que je pense à les peigner le matin avant d’aller à l’école, et que je leur mette une chemisette propre. Qu&#8217;ils n&#8217;aient pas l&#8217;air trop pouilleux. Est-ce que ça existe, dans cette maison, une chemisette propre ? L’avantage d’une chemisette, c’est que les manches ne sont jamais trop courtes, ah ah ! Par contre il faut leur racheter des pantalons, tous leurs jeans sont percés aux genoux et leur arrivent aux chevilles. Ils grandissent trop. Mais ils ne grossissent pas. Je les nourris, pourtant. À ce propos il faut que je voie quand est la prochaine visite chez le pédiatre pour Lapin. Peut-être que je devrais prévoir un plan B pour les enfants le jour de mon concours. Chéri gèrera les petits le matin. Mais s’il ne peut pas venir finalement ? Tant pis, je les mettrai à la garderie du matin. Pas grave. Mais imaginons qu’il ait le Covid ? Ou moi ? Ce serait la merde. We are in a very deep shit, darling. Oui, je dis LE Covid si je veux, franchement, pourquoi féminiser une maladie ? UNE maladie, d’ailleurs, UNE hépatite, UNE peste, UNE vérole, UNE blennorragie, c&#8217;est bon, on a notre dose, nous les femmes. Bon OK, LE choléra, LE Sida, LE cancer, LE traumatisme crânien. Match nul. UNE catastrophe. UN cataclysme. LE bonheur. LA joie. Dans le fond, on s’en fout, la joie n’a pas de sexe. LE sexe, d’ailleurs, et LA frigidité. UN orgasme. Franchement, il y a quand même un biais je trouve. Il faudrait que je regarde si des linguistes n&#8217;ont pas travaillé sur le genre des noms communs et des émotions, rapporté à leur connotation positive ou négative. Ça doit bien exister ? Je disais quoi ? Oui le Covid, et si les gamins l’attrapent à l’école ? C’est râpé pour mon concours, isolement pour toute la famille. Est-ce que j’ai encore de l’huile essentielle de Ravintsara ? Je rajoute sur la liste. HE Ravintsara. On va tous se dopper au Ravintsara pour niquer ce connard de virus, au moins jusqu’après mon oral. Après, OSEF. Faut quand même que je vérifie si on peut vraiment en prendre régulièrement. Allez, dors. Deux heures cinq, il est plus que temps. Quelle importance dans le fond, les trois quarts de ces trucs qui t&#8217;encombrent le cerveau ? Dors, je te dis....</p>
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		<title>Au fil de l&#8217;eau #5</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Dec 2019 05:00:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cela fait un bail que je n’ai pas écrit un petit article au fil de l’eau. Or j’ai quelques petites bribes de trucs et de machins qui traînent dans les coins, et qui pourraient faire un article à peu près aussi joli et cohérent qu’une couverture en patchwork de tricot seventies. Oui, il y a de quoi frémir. (Après, les goûts et les couleurs, hein) #1 Chaton, ce sale mouflet, se permet de me remettre à ma place d’une manière insolemment pertinente &#8211; Chaton, va te brosser les dents s’il te plaît ! &#8211; &#8230; &#8211; Chaton, c’est l’heure de se laver les dents ! &#8211; … &#8211; Chaton, qu’est-ce que j’ai dit ? &#8211; Ouais ouais, j’y vais, répond-il, en agitant nonchalamment les pieds, allongé à plat ventre sur son lit devant le dernier Astérix. 5 minutes passent. &#8211; Bon, ça suffit maintenant ! Tu vas te brosser les dents ! Si ça continue, je vais faire le tableau de comportement dont j’avais parlé, j’en ai assez de devoir répéter ! &#8211; Ben vas-y, fais-le. T’arrête pas de dire que tu vas le faire et tu le fais jamais. Alors fais-le, à la fin ! Voilà. En même temps, je dois reconnaître qu’il a raison. J’en parle beaucoup, mais je ne passe pas à l’action. Tous les pédopsys le disent : le plus important, dans l’éducation, c’est la cohérence parentale. Si vous voulez bien m’aider, à vot’bon cœur. Je recherche un tableau, pas vraiment de comportement dans le sens où il n’y aura pas de récompense à la clé, mais qui leur permettrait de visualiser les choses à faire durant leur journée : entre autres, me préparer mon apéro, me faire mon café le matin, ne pas oublier le beurre sur mes tartines – pas trop chaudes. Comme je suis flemmarde, je suis preneuse de toute bonne idée déjà prête. #2 Lapin aime chanter. Il aime BEAUCOUP chanter. Il aime TROP chanter Après « Il s’est cassé le bout du nez, pirouette, cacahuète », après « Maréchal nous voilà », après « Marchons, marchons, qu’un sang impur », après « Agneau de Dieu prends pitié de nous », il entonne désormais « Petit Papa Noël n’oublie pas mes petits souliers », avec une conviction intacte. Son loisir favori reste de faire du bruit : percussions sur le couvercle de la poubelle, style tambours du Bronx ; parade militaire en frappant du talon au sol, voix de clairon, et depuis peu, siffler ou claquer de la langue pendant la messe ; sans doute pour signifier au prêtre que son homélie est trop longue – ce à quoi je souscris entièrement. #3 Avec eux, on ne s’ennuie jamais Lapin travaille sa motricité fine en découpant en minuscules morceaux un rouleau de papier-toilette. Celui qu’il n’a pas jeté dans la cuvette des WC (avant de faire caca. Et  qui a du faire le triste nécessaire pour éviter de tout boucher ? je vous laisse deviner). Donc, il fait un gros travail de découpage. Il ouvre et ferme les mâchoires en cadence avec les lames des ciseaux. C’est trop mignon. Il coupe et recoupe des fragments minuscules, microscopiques, infinitésimaux, va-t-il aller jusqu’à l’atome ? il en est capable. Puis il dit « Voilà, j&#8217;ai fini ! » et il part, me laissant ramasser ses confettis. Quand il n’est pas occupé à ses travaux manuels, il réclame quelque chose – aller jouer chez les voisins, un dessin animé, un biberon de lait à 18h45. Désappointé de mon opposition incompréhensible, il dit : « Méchante maman ! » et Chaton répond, en roulant des yeux et dodelinant de la tête comme les petits chiens sur les plages arrière des voitures : « Ah ouiiiiii ? Et les bonbons et les chips, hein ? Elle est méchante quand elle donne des bonbons et des chips, sans doute ? » rétablissant ainsi la justice et la vérité, tel Saint Louis sous son chêne. #4 lecture horrifique Il y a quelque temps (comprendre : quelques mois, j’ai du retard à l’allumage), j’ai lu aux enfants l’histoire du Loup et des 7 chevreaux. Si vous aviez vu leur bouille tremblante et effrayée. Mouahahaha ! Lapin faisait sa moue terrorisée. Chaton en avait le caquet rabattu, de cette terrible histoire de chevreaux truandés par un loup et bouffés tout crus tout ronds, bien qu’ils se soient tous carapatés pour se mettre à l’abri. Je voyais bien qu’il se disait : merde alors, si le loup les trouve même sous le lit, même dans l’armoire, il faut que je me trouve une cachette encore plus mieux au cas-où ça m&#8217;arrive ! Grand fut leur soulagement quand les petits chevreaux sortirent tous vivants du ventre du loup (ce qu’on peut leur raconter comme mensonges invraisemblables, à ces pauvres enfants). #5 En Novembre, il fait froid, moche, gris, triste, humide, et sombre La seule chose que j’aime en novembre, c’est de dormir avec de grosses chaussettes. C&#8217;est d&#8217;ailleurs un point majeur de discorde conjugale. Je ne vous en dis pas plus. Bon, comme IL n&#8217;est là que 2 nuits par semaine (moins que dans la chanson), je LUI passe cette petite marotte. C&#8217;est ça, l&#8217;amour et le sacrifice. #6 J’ai plein d’idées d’articles Je manque juste de temps. J’aimerais pouvoir dicter mentalement tout ce qui passe par ma tête pour pouvoir faire des articles très rapidement. Cela me ferait gagner un temps considérable. En attendant cette avancée de la science, j’en suis réduite à devoir m’adapter à la rapidité de mes doigts. En particulier j’ai le TAG de Cécilia sur « Ces brouillons d’articles qui ne verront jamais le jour » à l’état de brouillon. Verra-t-il le jour ? Dieu seul le sait. (Vous avez vu ? C&#8217;est une mise en abyme. Je suis fière d&#8217;avoir pu la caser). #7 l’Esprit de Noël est là Depuis le 15 novembre, je lutte contre les attaques répétées de la progéniture : &#8211; « Maman, on fait le sapin ? Hein, dis, Maman, on fait le sapin ? Dis Maman, et si on faisait le sapin ? Maman, j’ai une super idée : on fait le sapin ? » En alternance avec : &#8211; « Maman, on fait la crèche ? s’il te plaît Maman, on peut faire la crèche ? Maman, où t’as mis les santons ? C’est quand qu’on fait la crèche, Maman ? » Hé dis-donc, toi, c’est d’où que t’as appris à causer la France comme ça ? Bref, un jour, lassé de mon inertie, Chaton a de sa propre initiative déménagé un rayon entier de notre bibliothèque, en rangeant proprement les livres en pile dans notre placard, pour libérer la place. Donc on a fait la crèche. Il a également réussi à m’extorquer la promesse de racheter des santons cette année. Et il a fait la liste. C’est un enfant qui a beaucoup de suite dans les idées. Un calendrier de l’Avent a été offert par Mamie un peu en avance (le 4 novembre. Ou le 5. Enfin tôt, quoi. Très tôt). Je l’ai caché. Ils l’ont trouvé. Lapin a ouvert toutes les fenêtres et a dégusté 19 chocolats sur les 25, un matin avant d’aller à l’école. C’est un enfant qui sait grimper haut et fouiller dans les meubles suspendus. Le bon côté de cet exploit, c’est que désormais le calendrier de l’Avent est à la poubelle et qu’on n’en parle plus. À vous toutes qui préparez des calendriers de l’Avent matériels ou immatériels, je vous admire (et vous jalouse) secrètement. D’ailleurs, si quelqu’un est volontaire pour préparer le calendrier de l’Avent pour mes enfants, et si possible venir à domicile leur faire faire les activités à ma place, ou même chez vous, je vous les prête. Ils sont beaux, propres, adorables, affectueux et –grosso modo- bien élevés. #8 Les grands sont toujours vivants, Je vous rassure, mais c’est plus délicat de parler de leur vie désormais. Je peux néanmoins vous dire que c’est bel et bien de l&#8217;histoire ancienne, le petit menu enfant avec 2 nuggets, une petite frite et 2 boules de glace. Non, désormais, c’est entrecôte XXL à la sauce béarnaise avec ses patates sautées à la graisse de canard, demi-camembert et tarte normande à la crème. Ils bouffent, mais qu&#8217;est-ce qu&#8217;ils bouffent ! Ils engloutissent le PIB du Bangladesh à chaque repas. Dans ces moments-là, j’aimerais qu’ils deviennent respiriens (mouvement découvert grâce à un article posté par un ami), ceux qui se nourrissent d’air pur et de soleil, et d’un peu de bouillon les jours de grosse débauche orgiaque. Loulou a mué, et maintenant j’ai l’impression qu’un inconnu s’est introduit chez nous quand je l’entends parler depuis le couloir. Heureusement il garde toute sa jeunesse d’esprit et continue à se rouler par terre avec ses jeunes frères. On dirait une portée de chiots tous foufous. Je fais quand même attention à ce que je dis, car ma fille me surveille. Elle s’est abonnée à mon blog en douce, alors, vous comprenez, je me tiens à carreau. Mais quand même : jugez un peu le culot de cette enfant. Elle m’offre pour mon anniversaire des boucles d’oreilles (un bon point). Le lendemain même, que se passe-t-il ? Elle se pointe dans ma chambre et me dit d’un air dégagé : &#8211; « Maman, je peux t’emprunter tes boucles d’oreilles ? Tu ne vas pas les mettre aujourd’hui ? » Ben si, juste pour t’embêter, je vais les mettre. Je vais même me faire percer des trous tout le long de l’oreille pour TOUTES les porter et être sûre que tu ne me les piques pas, petite sournoise. (Ce n&#8217;est pas ma fille, mais ce sont CES boucles d&#8217;oreilles qui sont objet du litige) #9 j’ai lu plein de bouquins Parmi lesquels « La Vraie Vie » et « Summer » dont je vous ai déjà parlé. Actuellement, je lis « la civilisation du poisson rouge » de Bruno Patino, qui raconte la manière dont l’industrie du web manipule notre cerveau pour nous rendre dépendants des réseaux sociaux et incapables de fixer notre concentration plus de 9 secondes, et… oups, j’ai oublié ce que je voulais dire. Du coup, je vous en reparlerai une prochaine fois. Sans doute après avoir lu « la fabrique du crétin digital » de Michel Desmurget pour faire d&#8217;une pierre deux coups. Si vous avez récemment lu des livres qui vous ont captivé, n&#8217;hésitez pas à me le dire en commentaire, je suis toujours preneuse de bons titres ! Je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures&#8230; &#160;</p>
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		<title>Au fil de l’eau #4</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Apr 2019 04:00:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un mois chargé en événements vient de s&#8217;écouler. Vous pensez sans doute que je fais allusion à l’incendie de Notre-Dame. Pas du tout, je parle d’une chose réellement importante (Oh, ça va, je rigole jaune, évidemment) : Le point sur Lapin et ses biberons. Lapin ne prend plus de biberon la nuit ! il est sevré, à 3 ans et 3 mois ! Faites la hola s’il vous plait pour ce génie précoce. L’a-t’il fait de son initiative ? Non point. Il a fallu l’y inciter fortement. Une nuit (une de plus), il s’est réveillé et a accouru de son pas léger d’éléphanteau vers notre couche conjugale, et il a susurré : MON LAAAAAIT ! MON LAAAAAIT ! VEUX MON LAAAIT !!! Et là, je ne sais pas ce qui s’est passé, mais j’ai ressenti comme une sensation bizarre de mon ventre vers mon nez, vous savez, comme si j’avais avalé des piments à la moutarde extra-forte, et je lui ai répondu, glaciale : (attentions, âmes sensibles, ne lisez pas le spoiler ci-après). Terrific, isn’t it ? Bon, certes, il a hurlé, trépigné, protesté, il nous a tabassés, molestés, griffés. Mais il a fini par s&#8217;endormir entre nous deux. Sans lait. Le lendemain, je l’ai repris entre quatre yeux, bien que son regard fût fuyant et qu&#8217;il riboulât vers le tapis puis le plafond puis les coins de la pièce. J&#8217;ai pris la voix douce et charmante de la dame SNCF qui annonce que le train aura une heure et demie de retard, et je lui ai re-expliqué qu’il n’avait plus besoin de manger la nuit à son âge, qu&#8217;il avait franchi les bornes des limites, que c&#8217;était la goutte de lait qui faisait déborder le vase de mon impatience, que j&#8217;étais fatiguée et que ça allait me coûter cher en botox, mais que s’il avait des angoisses métaphysiques nocturnes, j’étais évidemment disponible pour le réconforter, et lui fournir quelques éléments de discernement quant à l&#8217;importance des sus-dites angoisses. J&#8217;ai rajouté qu’il pouvait venir me rejoindre pour dormir avec moi, mais le tout, sans lait. Without milk. Sin latte. Il m’a regardée droit dans les yeux, et m’a dit : « Maman caca-boudin ». Il a même nuancé son propos en ajoutant, « Maman pipi-prout-qui-pue-des-fesses. » Et toc, prends-toi ça dans les dents, sale daronne. Il aurait pu dire Papa caca-boudin, remarquez bien, vu qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;une décision commune discutée et soupesée de manière paritaire avec son géniteur, mais ce dernier était reparti discretos dès potron-minet (pour bosser, pas pour boire son vin blanc du matin, je vous rassure.) Néanmoins j’ai continué à verbaliser à fond, toujours avec bienveillance et douceur et paix et amour et fermeté, et depuis, il ne s’est quasiment plus réveillé. Les rares fois où cela est arrivé, je l’ai rendormi auprès de moi avec quelques tapotis sur les fesses. Ne me lapidez pas : je ne parle pas de fessée, je parle de cette technique magique qui le calme depuis qu’il est nouveau-né. Tapotis, clapotis&#8230; Rien que du doux et du tendre. Je ne brutalise pas mon enfant pour le rendormir la nuit, hein. Bien que j&#8217;en aie eu souvent envie, c&#8217;est vrai. J&#8217;ai le droit d&#8217;en avoir envie. Ce qui compte, c&#8217;est de ne pas le faire. Et bien croyez-moi ou pas : dormir une nuit complète, c’est vachement cool. C&#8217;est fou ce que ça repose. J&#8217;avais presque oublié l&#8217;effet sur le corps et l&#8217;esprit d&#8217;une nuit ininterrompue de sommeil. C’est mieux que de la coke, que je n’ai d’ailleurs pas les moyens de me payer. Pourquoi donc me suis-je fadé toutes ces nuits à obtempérer à ce dictateur miniature en pyjama, franchement ? (J&#8217;ai une théorie là-dessus, mais je la garde pour un prochain article.) Le point sur Lapin et ses couches. Comme on n&#8217;arrête pas le progrès, quelques jours plus tard, il a été décidé de mettre un terme au port de couches la nuit. « Tu comprends Lapin, tu vas ainsi réduire ton empreinte carbone. Tu as déjà beaucoup de choses à te faire pardonner, étant donné que tu es un quatrième enfant et que, écologiquement parlant, tu es une aberration totale. Alors par pitié : fais un effort. » Bon, l&#8217;argument a du porter, il n&#8217;y a pas trop d&#8217;accidents. A peine une nuit sur quatre. On tient le bon bout, donc. Le point sur Lapin et son humour de folie. Il continue à être plaisantin. Par exemple, il arrive l&#8217;autre jour dans ma salle de bains, alors que je me shampouinais vigoureusement la tête avec mon super-shampoing solide qui me fait une crinière de déesse et dont je dois absolument vous donner la recette car je le fais de mes blanches mains, il arrive disais-je, son petit poing serré sur un objet : -« veux bol pour verser l&#8217;eau sitepé Maman », me demande-t-il avec un sourire angélique. -« quelle eau, mon chéri ? » lui réponds-je, attendrie et pleine de mousse.  Et il desserre sa menotte pleine de fossettes. -« Quoi ? MAIS POURQUOI TU TE BALADES AVEC MON FROTTIS CERVICAL ESPÈCE DE VOLEUR ? TU CROIS QUE J&#8217;AI ENVIE QU&#8217;ON Y TROUVE TES MIETTES ET TES CROTTES DE NEZ ? » J&#8217;imaginais la tête du biologiste notant dans son compte-rendu : « Présence d&#8217;éléments suspects de nature inconnue. Prélèvement de contrôle indispensable pour établir un diagnostic ». Non mais franchement, si on ne peut même plus laisser quelques jours dans son sac à main son frottis en milieu liquide, où va-t-on ? Flash info Blog Vous avez sans doute, pour certains, suivi cette passionnante épopée sur ma page Facebook : J&#8217;ai passé mon blog en https, toute seule comme une grande. Pas tout à fait toute seule, en fait, mais en suivant les conseils de No Tuxedo, le blog sur les blogs, puis j&#8217;ai fignolé grâce à Boots and Pepper. J&#8217;ai procédé comme en cuisine : suivre scrupuleusement les étapes. Et cela a marché. Ce qui veut dire qu&#8217;ici, maintenant, c&#8217;est aussi sécurisé que Fort Knox. Vous pouvez donc y entrer votre numéro de carte bleue sans risque (et sans oublier les 3 chiffres au dos, et la date de validité, s&#8217;il vous plaît. Merci.) Ivre de ce succès, j&#8217;ai aussi créé une très belle page d&#8217;erreur 404, suite à une boulette que j&#8217;ai faite l&#8217;autre jour et qui a renvoyé un mail d&#8217;alerte à tous mes abonnés. Là encore, j&#8217;ai scrupuleusement suivi un tuto très bien fait. C&#8217;est que ça devient du sérieux, ce blog ! Voilà, c&#8217;est fini pour la minute #autosatisfaction. J&#8217;ai donné mon sang Cela faisait belle lurette que je ne l&#8217;avais point fait ! Entre les grossesses, les allaitements, la fatigue, ma vie dissolue, mes multiples tatouages qui me cernent jusqu&#8217;au menton, mes piercings secrets et le manque de temps&#8230; En revanche j&#8217;ai été frappée de constater à quel point le personnel avait l&#8217;air fatigué et à cran. D&#8217;habitude, l&#8217;EFS chouchoute ses donateurs. Je m&#8217;attendais à ce que le médecin et le technicien-préleveur soient un peu sympas avec moi, sans aller jusqu&#8217;à me baiser les pieds, mais bon, quand même. Eh bien non ! Ils avaient juste l&#8217;air au bout de leur vie. De là à y voir un lien avec la dégradation croissante des conditions de travail dans les hôpitaux, il n&#8217;y a qu&#8217;un pas, que je franchis allègrement. Il n&#8217;empêche, allez donner votre sang. Juste une petite fois par an. Vous gagnerez une briquette de jus de fruit, des petites viennoiseries et un bon café, et la satisfaction d&#8217;avoir accompli votre devoir de solidarité.  La dictée de la commune Avec Poupette nous avons fait la dictée de notre patelin. Le principe :180 personnes, de 9 ans à n&#8217;importe quel âge, réunies dans une grande salle, grattent le papier. Un paragraphe pour les petits, deux paragraphes pour les adolescents pré- et post-pubères, trois paragraphes pour les seniors. Plus on avance dans la dictée, plus c&#8217;est difficile, bien entendu. Je n&#8217;ai pas gagné. En fait, j&#8217;ai rajouté des fautes en corrigeant ma dictée, ce qui m&#8217;a bien énervée. Si je ne l&#8217;avais pas fait, je serais arrivée ex-aequo avec la gagnante. Donc je suis partie en hurlant et en insultant tout le monde. J&#8217;ai renversé les tables, j&#8217;ai collé une mandale au maire, et j&#8217;ai bousculé toutes les mamies qui se trouvaient sur mon passage. J&#8217;ai aussi cassé deux ou trois rétroviseurs sur mon chemin, comme toujours quand je suis un peu agacée. Mais je n&#8217;ai pas tout raté puisque Poupette est arrivée troisième de sa catégorie. Et comme c&#8217;est ma fille, comme je la fais lire, comme j&#8217;ai insisté sur l&#8217;orthographe depuis le CP, je considère que sa troisième place me revient. Allez, pousse-toi de là, sale gamine. &#160; J&#8217;ai trouvé le sac à main de mes rêves ! Voilà une info qu&#8217;elle est importante. J&#8217;ai en effet trouvé LE sac qui serait complètement en accord avec ma personnalité, et mes besoins, Yay Inside Out GIF from Yay GIFs mais pas du tout avec mes moyens. Il coûte la bagatelle de 11000 euros. En anciens francs, 7.215.527 FF.  Crying Sad GIF from Crying GIFs Arrêtons-nous un instant sur cette tragique information : un sac à mains. 11000 euros. Cela fait comme un bug dans mon cerveau. Existe-t-il réellement des personnes qui payent un sac à main 11000 euros ? Sans déc. Même en étant très gentille, je ne suis pas certaine que mon mari me l&#8217;offrirait. Alors vu que je ne peux pas me le payer, j&#8217;ai un plan : 1/ Je mets le feu à mon sac à main; 2/ Je réponds à Donald que je ne pouvais pas utiliser un Canadair, pour ne pas détremper mon carnet de notes de blog. 3/ J&#8217;ouvre une souscription nationale tout en aidant mon prochain à défiscaliser un poil. J&#8217;ai l&#8217;intention de surfer sur la vague.  Oui, je sais, c&#8217;est nul, et je mérite la volée de tomates pourries qui s&#8217;abat sur ma tête. Pour me faire pardonner, je vous invite à aller lire le magnifique texte écrit par Maman BCBG sur Notre-Dame, qu&#8217;elle a ressorti de ses cartons. J&#8217;aime Notre-Dame d&#8217;amour, et je ne compte plus les soirs où je suis restée à son chevet, contemplant ses longues jambes de sauterelle gothique, quand je rentrais à pieds ou à vélo vers mon petit appartement parisien. Je ne doute pas que je la verrai aussi belle qu&#8217;avant, et même si elle devait rester un peu amochée, je ne l&#8217;en aimerais que davantage. &#160; Les histoires du Soir de Chaton. L&#8217;autre jour je regardais avec Chaton le livres « Cartes » dont j&#8217;ai parlé ici. Nous étions en Egypte, plus précisément. Au milieu de la page, il y avait une vipère à cornes. Je lui explique donc que c&#8217;est un serpent venimeux, et pour mieux illustrer mon propos, je me saisis du livre « Histoire Naturelle » et lui montre la page des serpents. Puis, emportée par mon enthousiasme naturaliste, je lui montre le cobra, l&#8217;anaconda, le scorpion, la mygale, le scolopendre géant, toutes ces bêtes qui piquent et mordent. A ce moment-là j&#8217;ai subitement remarqué un rictus inquiet sur son visage et ses petites mains qui se tordaient. Il me dit alors d&#8217;une voix un peu tremblotante : « Et chez nous maman, il y a ces bêtes-là ? » Bien entendu, je rétro-pédale à toute allure et réponds « bien sûr que non mon chéri, ça n&#8217;existe pas chez nous » avec un grand sourire (qui se voulait) rassurant. Il reprend d&#8217;une petite voix « et chez nous, les animaux les plus dangereux, c&#8217;est les abeilles et les bourdons ? » avec un regard plein d&#8217;espoir vers moi. « Oui bien sûr mon chéri, ici il n&#8217;y a rien de plus dangereux que les abeilles et les bourdons » (c&#8217;est qu&#8217;il était 20h30 et que je voulais abréger, quand même.) Bref, il est allé se coucher un peu à reculons, sous le fallacieux prétexte qu&#8217;il redoutait la présence d&#8217;un serpent sous son lit. Ah, les gosses, vous vous décarcassez à leur raconter des histoires le soir, et voilà comment ils vous remercient ! Autosatisfaction bis Tout le monde s&#8217;en fout mais je le dis quand même : l&#8217;autre jour, j&#8217;ai fait 167 points au Scrabble en un seul coup. En. Un. Seul. Coup. J&#8217;ai...</p>
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		<title>Au fil de l’eau #1</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Dec 2018 05:30:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Vous commencez à me connaître, je suis une vile opportuniste doublée d’une copieuse. J’ai donc décidé, que j’allais pompeusement inaugurer une nouvelle rubrique dans le droit fil des Chroniques, Delirium, Etincelles, Flashback, Ni queue ni tête &#38;Co de mes consœurs,  ce qui me permettra de publier à peu de frais avec des rogatons inutilisables, un peu comme on colle tous les restes de plats dans le gratin du dimanche soir. J&#8217;appellerai cela « Au fil de l&#8217;eau ». Je ne vous fais pas un dessin : eau&#8230; ruisseaux&#8230; rivières&#8230; Vous avez compris. MAIS, mais mais mais… Attention. Évidemment, ce ne sera pas mensuel. Ni le premier du mois. Ni régulier. Ça me prendra, paf ! Comme une mauvaise gastro. Et ce sera aussi l’occasion de vous annoncer toutes sortes de scoops bouleversants ET passionnants. Scoop bouleversant numéro 1 : Je pensais à ouvrir une page supplémentaire sur mon site, dans laquelle je mettrai des recettes, des livres que j’aime, des films qui me font pleurer, des articles qui m&#8217;enthousiasment, des pensées époustouflantes, des trucs et astuces. Quelque chose qui remplacerait un abonnement combiné à Elle, Avantages, Marie-Claire Idées et Télérama. Par exemple, je crois bien que je vais y mettre ma recette de crème au chocolat trop bonne et trop fastoche. Qu’en pensez-vous ? C’est moisi ou c’est inouï ? Scoop bouleversant Numéro 2 : Je me demande s’il serait opportun ou non, d’ouvrir une page Facebook dédiée à ce blog. Je vais donc lister les arguments pour et contre afin d’y voir plus clair (bienvenue dans mon cerveau) : Contre : Tout le monde a déjà des myriades de pages à suivre, Page parmi les pages, je me retrouverai aussi perdue qu’une goutte d’eau en Atlantique. Et puis avec leur algorithme à la noix, qui me verra vraiment apparaître dans son fil d&#8217;actu ? A quoi cela sert d’être, de manière redondante, sur Facebook, Instagram, Pinterest, WordPress, Hellocoton ? Pour : … Ben… Je ne sais pas en fait. Faire comme tout le monde ? En profiter pour harceler vos contacts ? Ramasser des pseudo-followers qui me masqueront dans leur fil d’actualité ? Comme je suis démocrate, je vous laisse la parole :  Scoop bouleversant Numéro 3 : Je vais passer à une fréquence de publication bimensuelle. Pourquoi ? Parce que quand je publie, je passe les trois jours suivants à guetter fébrilement vos réactions; Puis les deux jours d&#8217;après à m&#8217;en remettre. Et les deux derniers jours à me demander en claquant des dents, « Mais que vais-je bien pouvoir leur raconter ! » Afin d&#8217;éviter le burn-out bloguesque, je vais donc ralentir le rythme de mes articles. Oui, je sais. Les boîtes de mouchoirs sont juste là. Je préfère que vous me désiriez, plutôt que vous vous lassiez. Hé oui, je suis comme ça. Scoop bouleversant Numéro 4 :  Ça y est, nous y sommes : si chacun de mes visiteurs mensuels uniques me donnait un euro par mois, je pourrais m&#8217;arrêter de travailler. Ne vous emballez pas : je serais quand même moins payée que Carlos Ghosn, du temps où ce fripon n&#8217;était pas derrière les barreaux. Mais je ferais là, grâce à vous, un acte citoyen et solidaire en libérant un emploi. Alors, ne soyez pas radins.  Métaphysique familiale : Vous avez sans doute remarqué que je parle moins de nos aînés. Non pas parce que je les aime moins que Tic et Tac ; mais ils arrivent à un âge où leurs personnalités s’expriment, leurs questionnements se font plus intimes et je ne peux pas répandre sur la place publique le contenu de leurs âmes. Néanmoins, sachez que l’ère de la métaphysique est ouverte chez nous, avec en vrac, pour les quatre : La réflexion sur l’origine du mal chez Poupette La complexité de la psychologie féminine chez Loulou La prise de conscience de sa finitude chez Chaton ; non, il n’est pas immortel. Le caca boudin pour Lapin. Oedipe, sors de ce corps ! Mon petit Chaton est en ce moment extrêmement câlin, complimenteur, doux, attentionné, charmant, et adorable. Et dire que cela va durer encore un peu, et qu&#8217;ensuite ce sera le tour de Lapin&#8230; Je me pâme. Y’a pas de doute, l’hiver, c’est fatigant. Je m’en suis rendu compte le soir où, cherchant un peu de lecture avant d’aller dormir, j’ai hésité entre « L&#8217;Art de Perdre » d’Alice Zeniter et « Le Lambeau » de Philippe Lançon, pour finalement attraper et lire avidement « Tralalire » (que j&#8217;ai fini dans la soirée). C’est ce qui correspond le mieux à mon état cérébral actuel, proche de la liquéfaction.  Les contre e-Fluents 2018. Vous savez (ou pas) que se tenait, les 27 et 28 novembre à Paris, le salon des Influenceurs : en gros, toutes les blogueuses (car ce sont surtout des femmes) de France et de Navarre dotées d’un public conséquent, sont invitées à se faire draguer par des marques afin de vanter ensuite auprès de leurs abonnés, les produits (inutiles) des exposants. C’est également une bonne occasion de faire une razzia de cochonneries en plastique d’objets promotionnels divers que l’on refourguera avec élégance comme cadeaux de Noël à sa belle-mère. Je n’y étais pas invitée, mais peut me chaut (du verbe chaloir). Nous avons fait mieux ! Après un échange d’environ cinquante-huit mails, des tractations à n’en plus finir, une organisation digne du G20 pour caser nos dix-huit enfants cumulés, nous avons réussi à nous retrouver à sept -nombre parfait et biblique s’il en faut- durant deux heures et demie pour une rencontre IRL : Picou, Maman Lempicka, Cécilia, Maman BCBG, Améliejeanne, moi-même et Agnès du Blog Quatre Enfants. Oui, elle a quatre enfants -je précise, car après tout les Trois Mousquetaires étaient quatre. Et donc, le bouquin d&#8217;Agnès sort en janvier prochain. Nous l’écoutions, la langue sur les genoux, et je pense qu’au moins six d’entre nous rêveraient de l’imiter. Bref, cette rencontre fut l’occasion, d&#8217;expérimenter que les réseaux sociaux peuvent déboucher sur des rencontres et des amitiés réelles, et d’apprendre plein de nouvelles renversantes sur chacune. À ce sujet, je resterai muette telle la carpe aphone, même si vous tentez de me corrompre -à moins que vous n&#8217;y mettiez vraiment le prix. A refaire sans modération ! Petit blagueur. Lapin continue à faire des siennes avec humour et finesse. L’autre jour, alors que nous révisions pour l’école le lendemain « Au feu les pompiers » et que je chantais avec entrain, il m’a regardée avec affection, les yeux rieurs, puis à une vitesse fulgurante, m’a enfourné de son index grassouillet une crotte de nez dans la bouche. Cet enfant m’étonnera toujours. Merci ! Pour l’accueil que vous fîtes à mon article sur l&#8217;épanouissement au travail, j’ai longuement hésité à le publier de peur de vous ennuyer au point que vous vous désabonnassiez. Jésus Marie Joseph, je ne m&#8217;attendais pas à un tel déferlement -que je qualifierais d&#8217;historique- de visiteurs (principalement grâce à ceci et à cela). Merci Agnès 🙂 L&#8217;énigme du Selfie&#8230; Au restaurant avec mon chéri la semaine dernière, nous immortalisions ce mini-événement. Regardant le résultat, je lui dis : « Pfff, vraiment je ne suis pas photogénique », espérant en retour un « Mais non ma chérie, tu es absolument ravissante comme toujours ». Et que me répondit-il ? « Ah oui, c&#8217;est dingue, d&#8217;ailleurs pour avoir une photo potable de toi, il faut que j&#8217;en prenne une bonne dizaine, et encore ». Dois-je le quitter ou attendre mon anniversaire, pour voir s&#8217;il se rattrape de sa muflerie ? Ceci m&#8217;amène à cela : 1/ À l&#8217;heure des réseaux sociaux, est-il plus important d&#8217;être photogénique (réponse A) ou réellement beau (réponse B) ? Ça se discute. 2/J&#8217;ai la consolation de me dire qu&#8217;on ne peut qu&#8217;avoir une bonne surprise en me rencontrant dans la vraie vie; Ce n&#8217;est pas le cas de tout le monde; 3/ Si quelqu&#8217;un a une méthode pour grossir sélectivement des joues, je suis preneuse (tout cela est la faute de mes joues creuses). Jour de deuil et jour de joie. Ce week-end, c’était mon anniversaire. J’ai donc… euh, j’ai donc… un an de plus. Pour l’occasion, Lapin le terrible m’a gratifiée d’un câlin extra-long de trois minutes et demie, ses prunelles sombres et son petit nez doux comme un museau de faon tout contre ma joue. Chaton m’a offert toutes sortes de minuscules découpages de papier dans des enveloppes, et même une baudruche rose Leader Price donnée par l’hôtesse de caisse. Il m&#8217;a également acheté un gros paquet de bonbons, mais arrivé à la maison il a commencé à les manger car, m’a-t-il dit, « ceux-là tu ne les aimes pas, tant pis ». Poupette et Loulou m’ont offert leur affection et leurs bons souhaits, le reste sera retenu sur leur argent de poche. L’homme de ma vie m’a emmenée passer une luxueuse après-midi détente et une soirée gastronomique rien qu’avec lui. J’ai donc réfléchi : je ne le quitte pas et lui pardonne l’histoire du selfie. Les enfants étaient gardés par Papi, celui du frigo pourri. Tout le monde était vivant  et indemne à notre retour : j’appelle cela une preuve de l’existence de Dieu.  Le marathon de Noël : Pinterest, vends-moi du rêve. Motivée à bloc afin de préparer Noël dans la joie et la créativité avec mes enfants, je me suis inspirée des trouvailles de mon compte Pinterest.  Résultat : J&#8217;imaginais une déco fantaisiste et poétique, d&#8217;étoiles et de sapins blancs délicatement ornés de quelques touches d&#8217;or. Je me retrouve avec des formes mal foutues et vaguement peinturlurées, que je me sentirai obligée d&#8217;accrocher quand même au sapin par égard pour le temps passé dessus, et parce qu’il faut bien faire plaisir aux nains, mais bon… Je crois bien que je vais plutôt aller faire un tour (seule) chez Truffaut. Les gens sont aux taquets, dans la blogosphère. J&#8217;ai vu défiler une bonne vingtaine de sapins de Noël, prêts le premier décembre à quatorze heures pétantes. La compétition est féroce pour gagner la palme du plus beau calendrier de l&#8217;Avent. Alors si vous vous posez la question : non, je n&#8217;ai pas encore fait le sapin. Ni acheté le calendrier de l’Avent. Ni acheté aucun cadeau de Noël. Ni même réfléchi à en acheter. Ni même envisagé de me pencher sur la question. C&#8217;est beaucoup trop tôt, j&#8217;attends le 23 au soir, comme tous les ans. On est large. Murmurations. Vous savez, j&#8217;avais parlé de ces nuages d&#8217;étourneaux qui oscillent dans le ciel. Il se trouve que cette question n&#8217;est pas si débile que cela, car j&#8217;ai appris que les nuages d&#8217;étourneaux (et les bancs de poissons) étaient étudiés en intelligence artificielle afin de modéliser les interactions sociales aléatoires. Et deux jours après : je tombe sur cette belle vidéo de murmurations d&#8217;étourneaux (car oui, cela s&#8217;appelle des murmurations). C&#8217;était le paragraphe culture et placement de produit. À propos de placement de produits, j&#8217;opère une subtile transition : Ma fille grandit. L&#8217;autre jour, alors que je lui annonçais d&#8217;un air dégagé avoir été contactée pour faire des articles sponsorisés, elle me répond « Ah oui, du placement de produits ? » Placement de produits&#8230; Mais comment connais-tu ce terme, petite dévergondée ? « Ben, je le connais depuis la sixième, maman, m&#8217;enfin » me répond-elle avec aplomb, ni honteuse ni déconfite. Mais comment est-ce possible ? Moi-même je ne connais ce mot que depuis quarante-huit heures, insolente. Bref : je dois me rendre à l’évidence, c’est une adolescente. Sur ses photos, on la confond avec moi. Nous avons fait un test d&#8217;âge mental ensemble : elle a 42 ans, et moi 35. Fini les robes à smocks, le rose et le violet. Elle s’habille au rayon femme. Aussi, je m&#8217;étonnais de voir disparaître de ma trousse certains produits de maquillage, et j&#8217;avais accusé Chaton et Lapin de les avoir subtilisés pour leurs expérimentations en arts plastiques (ils ont pour cela passé une semaine enfermés dans le garage, mais chut #stopVEO). En fait, non : c&#8217;est ELLE la coupable. La concurrence est là. Il va falloir défendre mon bifteck.  Par contre, elle a toujours des poux ! MOU-A-A-A-AH ! &#160; Et voilà, c&#8217;est terminé pour ce premier numéro au fil de l&#8217;eau. Si vous avez des questions, des récriminations, des demandes, des idées d&#8217;articles pour me faciliter la tâche, je suis toute ouïe. Je vous claque des...</p>
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		<title>Monsieur cuisine</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Apr 2018 04:50:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tous aux abris ! La semaine dernière, mon bien-aimé a pris quelques jours de repos et nous avons donc eu la joie de goûter à sa délicieuse compagnie. Il est allé montrer sa fraise à la maîtresse de Chaton, aux copains de crèche de Lapin, le matin ET le soir : top luxe ! Et, conséquence logique, c&#8217;est lui qui a commencé la préparation du dîner. Aïe. Aïe aïe aïe. Sa compagnie est délicieuse, sa bouffe en revanche, moins. Mais bon. Soixante dix-sept fois sept fois, c&#8217;est le nombre d&#8217;essais que je lui accorde. Plein d&#8217;énergie et de confiance en lui, il m&#8217;appelle donc, à 18h37, et m&#8217;annonce, un brin fiérot, qu&#8217;il va cuisiner le petit rôti de porc qui était au frigo. &#8211; « Comment je fais ma chérie ? » &#8211; « Tu vas sur Marmiton mon amour ? Je conduis », pensais-je. « Sinon je vais encore croiser une voiture de flics, je vais avoir une prune, qui va s&#8217;ajouter aux précédentes, mon découvert va encore augmenter, je vais être en interdit bancaire, la banque va saisir notre appartement et j&#8217;en serai réduite à aller mendier dans les rues avec les enfants, parce qu&#8217;en plus tu m&#8217;auras quittée, et j&#8217;agoniserai de froid sur l&#8217;asphalte glacial, une sinistre nuit de novembre, tout ça à cause d&#8217;un rôti, alors débrouille-toi ! » Bon, en fait, je réponds pédagogiquement, dans le souci de faire progresser celui qui partage ma vie, autant qu&#8217;il me fait progresser : &#8211; « Tu prends la cocotte-minute, tu mets un peu d&#8217;huile dedans, tu&#8230; » &#8211; « Un peu comment ? » &#8211; « Un petit fond, quoi. Tu mets des oignons, que tu fais rissoler (le dictionnaire est sur la 4e étagère de la bibliothèque, pour chercher la définition de « rissoler »), tu fais dorer le rôti de tous les côtés, tu rajoutes un verre d&#8217;eau&#8230; » &#8211; « HEIN ? QUOI ? UN VERRE D&#8217;EAU ? MAIS C&#8217;EST SUPER DANGEREUX ! T&#8217;ES FOLLE ? JAMAIS D&#8217;EAU DANS DE L&#8217;HUILE BOUILLANTE ! EXPLOSION BLABLABLA INCONSCIENTE BLABLABLA BRÛLURE 10ème DEGRÉ BLABLABLA TOUS MOURIR BLABLABLA » Houla ! Mais qui a parlé de frire le rôti mon chéri ? Pas moi en tout cas, je pense qu&#8217;il y a méprise. As-tu regardé la définition de « rissoler » dans le dictionnaire avant de t&#8217;emballer ? (Il faut dire que le rapport que cet homme &#8211; assez exceptionnel par ailleurs sur bien des plans &#8211; entretient avec les outils de cuisson, est assez conflictuel. Quand je lui demande de sortir un plat du four, il s&#8217;équipe comme pour rentrer dans le réacteur n°4 de Tchernobyl juste après l&#8217;explosion, ou presque.) Bon bref, une fois les instructions données et assimilées, la situation en passe d&#8217;être maîtrisée, la cocotte-minute fermée, je raccroche et rentre paisiblement dans mon foyer, émoustillée à l&#8217;idée de mon homme en cuisine. Il  est en effet assez rare qu&#8217;il se mette aux fourneaux. Le soir, quand nous nous appelons, je lui demande : « Tu manges quoi ? » Le plus souvent, il me répond : « des chéréales, et toi ? » et je lui réponds, assez souvent : « des chéréales, auchi ». Autant dire qu&#8217;un rôti, un soir de semaine, prend figure d&#8217;événement exceptionnel. Réjouie à l&#8217;idée de ce rôti (il m&#8217;en faut peu), j&#8217;arrive, pose mon attaché-case dans le couloir, attends qu&#8217;il m&#8217;enlève mon manteau, mes chaussures et me serve un bon scotch, puis je m&#8217;installe confortablement dans le canapé, allume un cigare et ouvre mon journal. Non, pour de vrai, j&#8217;arrive, pose mon sac à main et mon manteau, le vois venir à ma rencontre, une couche dans une main, un torchon dans l&#8217;autre, et je sens&#8230; un agréable fumet de rôti en voie de carbonisation. Je le regarde, il me regarde telle une biche affolée, et me dit en clignant des yeux d&#8217;un air à la fois consterné et angoissé (il est tellement mignon quand il fait ça, on dirait le Chat Potté) « Je comprends pas, pourtant j&#8217;ai tout fait comme tu m&#8217;as dit, j&#8217;ai même mis deux verres d&#8217;eau, je crois bien que ça a cramé, pfff, j&#8217;en ai marre, la cuisine c&#8217;est vraiment pas mon truc, pffff » et tout dépité, il jette le torchon sur le plan de travail (désespoir XXL, vous dis-je). Je reprends donc le contrôle de la situation : sécurisation de la zone de crime, approche prudente des protagonistes, désamorçage de la cocotte-minute, autopsie du rôti : Ben oui mon amour, si tu fermes mal la cocotte-minute, l&#8217;eau s&#8217;évapore par les côtés du couvercle, vois-tu ? A quoi cela sert-il d&#8217;entretenir ton corps d&#8217;athlète par des séries quotidiennes d&#8217;haltères, si tu n&#8217;as pas la force de fermer la cocotte-minute, fragile petite chose ? Ne sois pas déçu mon cœur : c&#8217;est l&#8217;intention qui compte. Un rôti brûlé avec amour, vaut mieux qu&#8217;un rôti cuit à point dans l&#8217;indifférence. Allez, un p&#8217;tit bol de céréales ? &#160; Cet article a également été publié sur le site Les Fabuleuses au Foyer &#160; &#160; &#160; &#160; &#160;</p>
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		<title>La lessive transcendentale &#8211; Voyage à Gastroland</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Feb 2018 06:00:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Moi j’ai les mains sales. Jusqu’aux coudes. Je les ai plongées dans la merde et dans le sang. » C’est par cette citation de Sartre, célèbre spécialiste de la petite enfance et auteur de cet ouvrage remarquable de puériculture (Les mains sales), que je débuterai. Janvier et Février, les mois de la galette des rois, des crêpes de la Chandeleur, du vomi et de la diarrhée. Toutes choses dont le résultat est, en général, un rond de couleur jaune aux bords irréguliers. Oui, je sais, c’est dégueu. Mais la vie n’est-elle pas dégueu ? Non, non et non, être parent n’est pas que sourire tendrement à un poupon joufflu et rosé, fleurant bon le lait de toilette, dans un rayon de soleil joliment flouté à la David Hamilton. C’est aussi moucher des nez morveux, essuyer des fesses sales, et marcher dans la diarrhée de votre petit chéri, la nuit, quand il n’a pas eu le temps d’atteindre les toilettes à temps. C’est désinfecter la baignoire quatre fois de suite car une explosion fessière impromptue a tout repeint (et GRDF – urgence gaz n’intervient pas dans ce type de situation). C’est enchaîner les lessives spécial-vomi, car le magret de canard n’a visiblement pas réussi à l’estomac chichiteux du petit (le sale ingrat). Quand cela m’arrive, je tente de me consoler en me disant que ces cadeaux colorés laissés par mes enfants ne sont, après tout, que des aliments transformés. Comme tous ceux qui sont vendus en barquettes dans les supermarchés.  Donc ce n’est pas vraiment sale. Sans doute même vaut-il mieux nettoyer le mignon caca de son petit chéri, que manger des plats cuisinés à la Tricatel. Et puis, comme toute les relations, celle avec son enfant comporte ses voyages au septième ciel parental plein de guilis et de bisous, et ses retours brutaux sur terre. C&#8217;est  comme la vie de couple : de l&#8217;amour, de l&#8217;amour, certes, mais aussi des cheveux dans la douche, et des chaussettes sur le parquet. C&#8217;est aussi comme l&#8217;accouchement, qui (sauf dans les vidéos de grosses menteuses qui accouchent en nuisette tout en chantonnant sans péridurale) n&#8217;est pas que romantique et esthétique. Car un bisou, c&#8217;est adorable, mais un bisou tartiné de compote baveuse, moins. Des caresses de petites mains dans vos cheveux, c&#8217;est charmant, mais quand elles viennent de s&#8217;extraire un lombric des narines, moins. Et oui ! c&#8217;est le lot de l&#8217;humanité, la bonne humanité tranquille, bien droite dans ses bottes glaiseuses. (Je fais une parenthèse pseudo-théologique, histoire de me la péter un peu : en hébreu, Adam signifie « fait de terre rouge », il est parfois traduit par « le glébeux » chez Chouraqui, des termes qui évoquent une substance collante, grasse, compacte : tous ce que nos enfants nous tartinent sur la figure à longueur d&#8217;année. D&#8217;ici à ce que les crottes de nez aient un fondement théologique&#8230; fin de la parenthèse) Bref, où en étais-je ? Parfois, j&#8217;aimerais un peu plus de glamour dans ma vie familiale. Une brochette de petits Le Quesnoy bien proprets et bien peignés, en robe de chambre écossaise croisée avec soin sur leur poitrine. Mais non ! Hier soir encore, ils ont postillonné des grains de riz partout autour d&#8217;eux. Ils se sont assis dedans et sont ensuite repartis dans leur chambre avec, sur leur postérieur, des constellations entières incrustées dans le pyjama. Ne reste qu&#8217;à accepter que ce soit cela, la vie : ce mélange de crado et de merveilleux, de pégueux et d&#8217;affectueux. Mes enfants sont de petits êtres humains bien ancrés dans le sol, pas des séraphins éthérés, grâce à Dieu ! C’est ainsi que je les aime : même dans leur caca et leur vomi, pas jusqu’aux coudes mais presque. Quand je râle de les voir bien sales et bien morveux, je me souviens de l&#8217;immense chance que j&#8217;ai de les avoir tous, grands et petits,  en bonne santé, terriblement vivants, et cela me donne du coeur à la lessive. Je vous laisse, mon lave-linge vient de bipper et m&#8217;invite à transcender mon amour maternel. &#60;3 &#160; &#160;</p>
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