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	<title>vacances Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
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		<title>Au fil de la rentrée #10</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Sep 2021 04:30:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Vous allez me dire que fin septembre, c&#8217;est un peu tard pour parler des vacances, et qu&#8217;on est plus dans une ambiance potiron-Halloween. Mais j&#8217;y tiens, ça me fait un petit revival d&#8217;été et un léger goût de mojito me revient sur les papilles. Et puis, je me suis dit que les plus fidèles d’entre vous, les lectrices de la première heure se réjouiraient d’un article fourre-tout (altruiste que je suis). Qu&#8217;avons-nous fait cette année ? Comme tous nos concitoyens dans une incertitude relative quant à la tournure des événements, nous avons tablé sur le confort de la routine &#8211; car la routine, c&#8217;est la tranquillité : vous pouvez donc vous référer aux vacances 2020 et même, 2019 pour plus d&#8217;informations. Même lieux à peu de choses près. Lapin est un génie Commençons par le plus jeune membre de la famille : notre Lapin a fait de fulgurants progrès durant cette année. Vous vous souvenez certainement de l’arrêt triomphal de la tétine, peu avant Noël. Vous apprendrez que ce génie de précocité (5 ans 3/4) a également cessé de boire au biberon, pulvérisant les records de Poupette (5 ans) et de Loulou (5 ans 1/2 bien tassés). Donc, de tout l’été, Lapin n’a pas réclamé ses biberons, planqués au fond de la valise parentale. Nous avons pensé que nous pouvions nous en débarrasser en douce, comme tout parent adepte de VEO digne de ce nom. Et le 28 août…  « Maman, tu me fais un biberon ? » Houston, nous avons un problème. « Aaaaaah non mon chéri, c’est fini les biberons, d’ailleurs tu n’en as pas demandé un seul de tout l’été. «  Sourire crispé de la mère. « Oui, mais c’est parce qu’il y avait les autres et je voulais pas qu’y me voyent ! ”  Aaaaah, voilà, les autres. Sous-entendez, grands-parents, tantes et oncles, cousines et cousins. C’est que pour un vieux de son âge, ça craignait un peu de se balader un biberon dans le bec. Lapin, il n’assumait pas. Je lui ai donc dit avec bienveillance de continuer à n’assumer avec personne, ses parents compris, et si possible, de ne plus jamais assumer de sa vie. Et les biberons furent expédiés ad patres.  Autre progrès notable : la fin de l’usage du réducteur de toilettes. Ça n&#8217;a l’air de rien, mais ne plus avoir à se trimballer partout ce truc emballé dans un sac poubelle pour parer à tout caca de manière affectivement sécurisante, c&#8217;est un soulagement. “Mamaaaaaaaan tiens-moi je vais tombeeeeeer Aaaah AAAAAAAH j’ai peeeeeurRR reste à côté de moooooooa au secoooours“ et voilà, il s’imaginait parti pour un grand voyage dans la plomberie de notre immeuble, les fesses happées par un crocodile vivant dans les canalisations. Envisager cela sans réducteur de toilettes ? impossible. Et puis, peu à peu, il a pris confiance et cessé de réclamer notre aide durant ces moments d’intimité sur le trône. Il en aura vu du pays, ce réducteur Tossig Ikea à 5,99€. Les toilettes les plus confortables, les porcelaines les plus fines, les pastilles WC désodorisantes les plus exotiques. Mais voilà : même si nous sommes de grands sentimentaux, les meilleures choses ont une fin. Deux étapes supplémentaires, à chaque bout de son tube digestif, qui auront été des occasions de croissance pour notre Lapin. &#160; Les ados. Que vous dire des ados ? On les a vus le matin, et on les a vus le soir. Entre les deux, ils étaient invisibles. Je pense pourtant qu’ils ont passé les vacances avec nous. Du moins il me semble. Nous avons compris que nous avions intérêt à ne pas faire mine de les voir. “Vous comprenez, vous êtes gentils mais quand vous nous avez croisés avec nos potes, vous nous avez fait un petit signe comme ça, c’était gênant”. Ah, pardon mon chéri. Nous veillerons à te snober consciencieusement la prochaine fois. Imposer de la gênance à un ado, c&#8217;est d&#8217;une cruauté sans nom. Crise conjugale En dehors de cela, il y eut bien ce matin pénible où les croissants étaient légèrement trop cuits. Nous avons également vécu un désaccord de couple assez grave, qui portait sur une divergence aigüe lors d&#8217;une session plage : était-il préférable de se mettre à l&#8217;ombre au pied de la falaise &#8212; au risque de se prendre un éboulis sur la tête ? (risque mis en avant par le mari) &#8212; ou sur la plage en plein cagnard, sachant que chaque coup de soleil durant l’enfance multiplie par deux le risque de carcinome cutané et de mélanome malin (risque mis en avant par moi-même) ? Après avoir multiplié le risque par la probabilité, nous avons conclu à l’unanimité de moi-même qu’il valait mieux être sous la falaise. Evidemment, elle ne s&#8217;est pas effondrée, preuve que la nature elle-même veut prouver à mon époux que j’ai (toujours) raison. Nous nous réconciliâmes autour de mojitos ou de verres de chardonnay agrémentés de cacahuètes, dûment boulotées avant que les chancres, pardon, les enfants, ne sortissent du mini-club et ne s&#8217;amenassent pour nous racketter comme à leur habitude. Envol progressif  Lapin et Chaton sont repartis, tels des Indiana Jones de la côte atlantique, vers leur quête de berlarmites. Comme Lapin a fait des progrès (je vous l’ai déjà dit qu’il a fait des progrès, non ?), il ne dit plus berlarmite mais bernard-l’hermite. C’est moins marrant.  Son autonomie, également, a fait des progrès fulgurants. C’est ainsi qu’il s’est volatilisé pour retourner chercher sa pelle jaune au club, tout seul, tandis que nous cavalions derrière lui en soufflant comme des boeufs, tenant tout le bastringue de la plage, tente anti-UV, seaux, serviettes de plages précipitamment ramassées, claquettes sous le bras, nous époumonant à crier « Lapin, Lapin, attends-nous, où es-tu ? Tu le vois toi ? Non et toi ? Est-ce que ce gars qu&#8217;on vient de croiser n&#8217;a pas l&#8217;air d&#8217;un pédophile, avec son maillot moule-bite et son sac de sport suffisamment grand pour y mettre un corps d&#8217;enfant ? » tout en remorquant Chaton qui lui, rechignait à nous suivre. Bref, la démonstration ordinaire du grand écart parental. Il y eut même des repas où nous nous sommes retrouvés, pas exactement comme deux vieux cons mais bon, un peu quand même. Poupette et Loulou étaient… on ne sait où et avec qui et surtout, on ne les regardait pas, Chaton nous avait brièvement notifié son absence pour cause de déjeuner avec un copain, et Lapin lui aussi nous a dit, “je vais déjeuner avec mon copain moi aussi”, avant de se faufiler entre les jambes des adultes pour s’évaporer presto (une habitude chez lui, ce gosse est un fugueur). Quand nous le récupérâmes, les parents dudit copain nous dirent : “il est très poli, très calme, et il mange très proprement.” Sous le choc, je les ai fait répéter. … poli ? … calme ? … proprement ? La dernière fois que je l’avais vu, il avait pourtant dit “Chaton, je te pète sur la figure” avant de touiller avec ardeur le contenu de son assiette avec celui de son verre. Vous êtes sûrs que vous parler du nôtre ? Oui oui, celui-là même. Apparemment, ce petit goret sait se tenir en société. Comme quoi tout ce que nous nous efforçons de lui inculquer avec douceur, bienveillance et décibels n’est pas sans effet. Gardez espoir mes sœurs, le temps de la paix viendra pour vous aussi. rentrée scolaire Pour les ados, en 1e (Poupette) et en 2nde (Loulou), la rentrée est depuis belle lurette un non-événement. Sauf qu&#8217;il faut commencer à bosser pour de vrai. Mais ils ont l&#8217;âge de s&#8217;organiser seuls, avec un petit coup de pouce, ou de pied dans le fondement : coucou, portable qui prend la pause au salon ! En ce moment, Poupette lit le Rouge et le Noir. Elle trouve cela rasoir, et je ne saurais la contredire. J&#8217;avoue ici que je ne me souviens d&#8217;aucune œuvre lue au lycée, sauf Eugénie Grandet. Je me demande même si j&#8217;ai réellement suivi des cours de Français au lycée, finalement. Bien sûr, par devant, je lui dis que si si, il faut lire ces monuments de la littérature française et que je l&#8217;ai toujours fait avec conscience et ponctualité alors que je n&#8217;en sais foutrement rien, mais franchement : est-ce qu&#8217;on pourrait envisager de leur donner des textes un peu moins rébarbatifs ? Sans aller jusqu&#8217;à mettre Virginie Grimaldi au programme du Bac, bien entendu, mais un entre-deux sans doute ? Et vous, vous vous souvenez de quelque chose ? Lapin a fait son entrée en CP. Début juillet, il paradait fièrement, son cartable rouge et bleu sur le dos. En août, sa motivation avait quelque peu chuté : il voulait plutôt rester en vacances et maugréait au sujet de sa scolarité. En fait, il croyait qu’il allait apprendre à lire le premier jour, comme ça, entre 8h30 et 16h15 et il n’en menait pas large parce que quand même, ça faisait un gros programme pour la journée du 2 septembre, et je le comprends.  Chaton rentrait donc en CE1. Ce vieux routard m’a bien fait sentir qu’il était inutile  de rester. Il avait des retrouvailles urgentes avec toute la clique de son anniversaire, Roberto, Paulo, Gilbert et compagnie, qui par un hasard fantastique et totalement improbable, sont tous dans sa classe cette année. D’ailleurs, ils ont eu une idée mirifique à l’occasion du super-loto d’il y a quelques jours.  “Maman, Paulo a joué au loto. Tu connais le loto ? Ah bon, ça existait quand t&#8217;étais petite ? Eh bien s’il gagne (ce qui dans la tête de Chaton ne semblait guère faire de doute),  on achète un château et on cache des boosters pokémon dedans, on met des crocodiles dans les douves remplies, et on devient youtubeurs”. Que de nobles ambitions chez cette nouvelle génération. En dépit de ces perspectives alléchantes, je lui ai conseillé de poursuivre ses études au-delà du CE1, qui me paraissait un peu juste pour son bagage littéraire. Et j&#8217;ai eu raison : Paulo a perdu. Adieu château, boosters, douves et YouTube. On tâchera de s&#8217;en remettre. Et du coup, on va continuer à bosser pour gagner notre croûte.  Vous me direz que je ne vous en ai pas beaucoup appris sur mes vacances, et c&#8217;est vrai. C&#8217;est tout simplement que mes vacances étaient d&#8217;une heureuse et douce banalité, comme les vôtres.  Mais&#8230; je reviendrai ! Et là, mes amies, laissez-moi vous dire que je vais vous annoncer un petit scoop (chut, celles qui savent). Voilà, je l&#8217;ai écrit, comme ça je n&#8217;ai plus le choix. Je vous bise, et à bientôt donc.</p>
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		<title>Retour au charbon</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Aug 2020 04:16:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce blog est toujours vivant, je répète : ce blog est toujours vivant. C&#8217;est vous qui êtes partis en août, moi j&#8217;étais là à fond, comme toujours. Vous savez bien, je ne pars qu&#8217;en juillet. Je vous attendais ici de pied ferme, depuis le 1er août. Et puis raconter mes vacances dans le vide aux deux plumés et trois tondus qui sont ici (ne vous sentez pas visés, c&#8217;est une expression), hein, c&#8217;est bien du travail pour un maigre retour. Me revoici donc, avec mon calepin dans lequel j&#8217;ai noté nos passionnantes aventures : Les vacances ont commencé à merveille, par une panne de Scénic aux alentours de Vierzon, riante cité du Centre-Ouest de la France. On ne voulait pas voir Vierzon, ben on a vu Vierzon quand même. Ça s&#8217;est fini en taxi (parce qu&#8217;on n&#8217;allait pas passer les vacances à Vierzon, naturellement), l&#8217;essentiel étant que l&#8217;on soit arrivés à l&#8217;heure pour l&#8217;apéro. Pour une fois, nous avions réservé tôt -dès janvier- avec beaucoup de flair, deux semaines en club en pension complète, oui, deux semaines messieurs dames. EN PENSION COMPLÈTE. You see what I mean ? Deux semaines à ne pas cuisiner, à ne pas faire la vaisselle. Le suspense a été long puisque nous avons appris fin juin seulement que les séjours étaient maintenus. Partira, partira pas ? Sera remboursé, ou l&#8217;aura dans l&#8217;os ? Finalement, on s&#8217;en sort plutôt bien. Donc nous sommes d&#8217;abord partis en Charente-Maritime. Comme l&#8217;an dernier. Gagnons du temps : je vous mets le lien de l&#8217;article de l&#8217;année passée, vous pouvez reprendre les photos, c&#8217;était aussi beau cette année. Pour la deuxième semaine, nous étions à Volvic. L&#8217;ambiance y était plus déambulateur-tisane que zumba-spritz, mais c&#8217;était bien quand même. Les points positifs On n&#8217;a pas cuisiné, on n&#8217;a pas fait la vaisselle (je crois que je l&#8217;ai déjà dit). Les enfants ont passé un certain temps au mini-club, midi-club, maxi-club. Nous avions un principe : déposer les enfants au club cinq minutes en avance, et venir les chercher un quart d&#8217;heure en retard.  Nous avons essayé de &#8211; et réussi à &#8211; nous y tenir avec fermeté (le temps de prendre l&#8217;apéro tranquillou, avec les cacahuètes pour nous seuls). Pour tout vous dire, nous n&#8217;avons quasiment pas vu les ados pendant deux semaines. Ont-ils seulement dormi, mangé, vécu là ? Je ne sais pas, je ne sais plus, je suppose. Moi, je ne suis pas une mère envahissante. Je lâche la grappe à nos grands. Qu&#8217;est-ce que tu dis ma chérie ? Sauf pour ranger ta chambre, naturellement. Sinon, ça serait le syndrome de Diogène à la maison, je ne tiens pas à retrouver mon mari décédé d&#8217;étouffement sous un écroulement de tas de linge sale. C&#8217;est arrivé à un gars figure-toi, un gardien de zoo qui a été enseveli sous une bouse d&#8217;éléphant : il en est mort, parfaitement. Non, je ne suis pas mytho petite insolente, c&#8217;est comme ça que tu parles à ta mère espèce de mijaurée ?  Cultive-toi, et va donc te renseigner sur le gagnant du Darwin Awards 1998, au lieu de regarder des tutos sur Youtube, tutos de quoi d&#8217;ailleurs, hein ? Cuisine ? Aaaah, je comprends, c&#8217;est pour préparer le dîner à ma place après la rentrée ? Oui, je parlais donc des points positifs. Il faisait beau, il faisait chaud, le ciel était bleu, la mer vert-marron (estuaire de la Gironde oblige) mais très jolie quand même, les pins altiers et parfumés. Les gens semblaient heureux d&#8217;être déconfinés, libérés, délivrés. Nous nous sommes goinfrés de lecture et de soleil. Les points négatifs On a mangé comme des gorets et engraissé comme des canards du Gers. Bonjour Covid, adieu bar à salade en self service : c&#8217;était pas vraiment léger, sans doute pour compenser la frustration liée aux mesures anti-Covid. Eh oui, il a fallu s&#8217;adapter. J&#8217;étais à deux doigts, en rentrant, de devenir végétalienne, de la branche qui ne mange que du pamplemousse et du jus de concombre. Peut-on discuter deux minutes des mesures anti-Covid ? Parce que me demander si je veux du beurre doux ou salé, une petite confiture, un croissant ou un pain, un yaourt ou une faisselle, un sucre ou un canderel, une petite coupe de salade de fruits ou du raisin, pour que je ne touche à rien, c&#8217;est bien, mais cela prend BEAUCOUP de temps. Surtout quand après moi il y a Chéri, Poupette, Loulou, Chaton, Lapin; ces deux derniers ayant certaines difficultés à choisir ce qu&#8217;ils veulent manger, devant cette abondance surnaturelle. Et la foule amassée derrière nous qui ronge son frein pendant que nous choisissons, hésitons, revirons, est-elle réellement protégée, malgré la distanciation sociale ? Je suis dubitative. Autre point (que je n&#8217;ai pas manqué de signaler à la direction d&#8217;un ton acerbe en partant, naturellement), le papier toilette était un peu mince. Mais nous sommes malins ! Nous avons amené notre propre stock de Moltonel épaisseur triple, doux, confortable et absorbant. Sport un jour, sport toujours Cette année nous avons assidument participé aux activités sportives. C&#8217;était l&#8217;année idéale : il y avait fort peu de monde. J&#8217;ai voulu faire bon effet, style femme active qui s&#8217;entretient, ce qui n&#8217;est pas totalement usurpé notez-le bien (j&#8217;ai quand même fait du footing au moins 6 fois depuis janvier) et je suis allée faire emplette avec mon coach sportif (le gars musclé qui m&#8217;a fait deux mouflets au cours d&#8217;une séance d&#8217;entraînement au corps-à-corps dans les draps), d&#8217;un petit short noir avec un motif discret sur la cuisse. Le genre qui fait modeste, dynamique et confortable. Vous voyez ? Alors que je faisais quelques exercices respiratoires en m&#8217;échauffant avant le cours de step, avec un air concerné et des petites rotations de chevilles, la prof m&#8217;a dit : « oh, vous avez laissé une étiquette collée sur votre short !  » avec un grand sourire candide (24 ans, blonde, mince, charmante, en un mot : détestable). Le motif était autocollant, style « taille M, 100% coton respirant », et ce mufle qui partage ma vie est infoutu de le voir. A quoi cela sert d&#8217;être mariée, je vous le demande ? Remarquez, je crois bien qu&#8217;ils le font exprès dans cette famille pour me nuire : j&#8217;ai passé toute une journée avec une chemise à l&#8217;envers, l&#8217;étiquette « la Fiancée du Mékong » bien visible sur ma nuque, les coutures rebiquant sur mes épaules. Et que je me balade à la plage, et que je vais en ville, et que j&#8217;arpente les chemins : personne ne m&#8217;a rien dit. Je suis entourée d&#8217;aveugles.  Depuis je collectionne les étiquettes de prix pour les replanter en douce dans leurs vêtements à la rentrée. Pour mon mari, je réserve un gros « -50% » à lui coller dans le dos. La vengeance est un plat qui se mange froid. Par ailleurs, j&#8217;ai remis la main sur mes lunettes de vue, remisées au fond d&#8217;un tiroir depuis notre emménagement (4 ans). Au cas-où. Quels faits notables puis-je signaler à votre attention ? Nous avons observé une colonie géante de berlarmites, comme dit Lapin. Les berlarmites, ces petits crustacés qui vivent dans des coquilles tantôt trop grandes, tantôt trop petites ! Les rochers à marée basse en étaient recouverts. Le berlarmite a son caractère, avons-nous observé. Il en est des intrépides, des timides, des craintifs, des audacieux, des curieux. Celui ci-dessous était du style baladeur. Nous avons également vécu un cas de conscience : l&#8217;euthanasie d&#8217;une araignée vraiment très très grosse, très noire, très poilue, aux pattes épaisses. Nonobstant que, durant la pandémie, on a laissé mourir des vieux en EPHAD qui avaient davantage de neurones que l&#8217;araignée, et que mon époux m&#8217;a dit très sérieusement qu&#8217;elle pourrait venir me mordre la nuit et pondre dans mes blessures, nous avons opté pour l&#8217;écraser sous le poids des mots (La Vérité sur l&#8217;Affaire Harry Québert, 672 pages, 0,793 kg). Je profite de cette subtile transition pour vous informer que, si j&#8217;ai beaucoup aimé « La Vérité sur l&#8217;Affaire Harry Québert », je me suis assez emmerdée en lisant « le Livre des Baltimore » du même auteur. Dites-moi si « la Disparition de Stéphanie Mailer » et « l&#8217;Enigme de la Chambre 622 » valent le coup ou si je peux passer mon tour ? Mais revenons à nos vacances. J&#8217;ai un charme fou Durant la semaine que nous passâmes dans le Var (relativement très très calme), j&#8217;ai vécu une rencontre d&#8217;exception : figurez-vous que mon charme magnétique a atteint un tel niveau que j&#8217;attire les animaux. Les moustiques, toujours autant bien sûr, mais également une pie. Oui, une pie est venue me tenir compagnie durant mon café, un matin. Elle m&#8217;a fait un petit massage crânien avec ses petites pattes griffues, pattes qu&#8217;elle avait fort chaudes d&#8217;ailleurs. Du coup, et je suis certaine que cela vous intéresse, je vous informe que la température corporelle d&#8217;un oiseau est nettement plus élevée que la nôtre puisqu&#8217;elle se situe aux alentours de 41°C ! Incroyable mais vrai, et totalement perceptible au premier contact. La pie est restée une heure à mes côtés, est venue me palper les fesses pendant que je faisais ma gym histoire de vérifier ma tonicité musculaire, elle a essayé de me braquer mon alliance, et puis elle est partie. Quand nous avons quitté le Sud, j&#8217;ai trouvé une fiente d&#8217;oiseau sur mon pare-brise, et je me suis dit &#8211; indécrottable romantique que je suis- qu&#8217;elle était sans doute venue me dire adieu. A propos de faune locale, j&#8217;ai pu constater que l&#8217;esthéticien dont j&#8217;avais déjà parlé dans cet article, est également réflexologue plantaire &#8211; en plus de son activité de psychothérapeute  et de sophrologue. J&#8217;imagine les séances. « Rouge ou bordeaux le vernis?  Hmmm&#8230; Oui&#8230;. Parlez-moi un peu de votre relation avec votre mère&#8230; je sens un point de tension sous votre gros orteil gauche. Hmmm&#8230; Imaginez que vous êtes sur une île, une île ou vous vous sentez en sécurité. Il fait bon, la brise vous caresse. Ne bougez pas, j&#8217;extrais un comédon de votre narine. » Quelle galère pour faire la liste de ses tarifs. Il doit se mélanger les pinceaux au bout d&#8217;un moment. Forfait épilation + analyse transactionnelle, 1h30, 90€. Relaxation du maillot, 1h, 65€ Séance de réflexologie semi-permanente, 30 minutes, 65€ &#160; De l&#8217;art du storytelling en charcuterie Qui dit Sud de la France, dit marché local, pittoresque et parfumé au thym et à la lavande. Flânant parmi les étals un peu avant l&#8217;heure de l&#8217;apéro, notre œil fut attiré par un stand de charcuterie corse. Il n&#8217;en fallait pas plus pour nous faire marquer l&#8217;arrêt, comme un chien de chasse à la vue d&#8217;un faisan. Le jeune vendeur, à l&#8217;accent coloré du Sud, nous fit goûter ses produits, tout en nous contant son enfance difficile, et sa revanche par les études (#ascenseursocial). Nous étions complètement sous le charme, nous réjouissant pour lui de sa revanche sur les coups du sorts, puisqu&#8217;il allait partir à l&#8217;automne faire un Master 2 de marketing à Pékin. Bref, tout en papotant habilement avec nous, il nous vendait un petit bout de ceci et un morceau de cela, et ce furent 60€ qui s&#8217;envolèrent de notre carte bleue. Mais nous étions contents, quand même, tellement il était hypnotique. Cela dit, arrivés chez nous, nous avons scruté les étiquettes de nos saucissons qui se révélèrent espagnols. Seule la bannière apposée au fond du stand était corse, en fait. Depuis, nous nous sommes remis. Comme je suis sympa, je vous donne le tuyau (que je tiens de mon beau-père qui le tient du frère du cousin d&#8217;un gars caché dans le maquis de Bonifaccio) : si vraiment toute la charcuterie vendue comme corse l&#8217;était, la Corse ne serait qu&#8217;un élevage  de cochons à perte de vue. Une immense partie est, paraît-il, fabriquée à Marseille. Voilà, de rien. Lapin prend des mesures J&#8217;ai également vécu durant ces vacances, des mesures de rétorsion assez sévères de notre dernier-né. En cause, notre souhait de le voir abandonner progressivement, à l&#8217;occasion de cette rentrée en grande section de maternelle, l&#8217;usage quelque peu excessif...</p>
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		<title>La fameuse semaine de vacances entre copines !</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Mar 2020 05:30:06 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[vacances entre copines]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bon, alors, on en parle de cette FAMEUSE semaine de vacances entre copines avec laquelle je vous bassine depuis des lustres ? Mais si, vous savez bien,  cette semaine durement négociée après de tumultueuses vacances au ski l&#8217;hiver dernier. Nous avions décidé d&#8217;un commun accord (surtout moi), que Chéri retournerait palper la poudreuse avec tous les garçons, pendant que Poupette ferait un stage intensif sous sa couette chez son père, et que moi, je m&#8217;infligerais quelques jours au doux soleil de Nice, entre copines. Sérieusement : je l&#8217;attendais, cette semaine de vacances entre copines, plus qu&#8217;un veilleur n&#8217;attend l&#8217;aurore, plus qu&#8217;un Marseillais n&#8217;attend son pastis, ou qu&#8217;un smicard, sa paye. Je l&#8217;avais presque mise sur ma lettre au Père Noël. Tellement je l&#8217;attendais, avec son parfum de liberté, que j&#8217;ai failli vous mettre en illustration un cheval sauvage galopant crinière au vent, au bord de la mer. C&#8217;est dire.  L’opération avait été dûment balisée en amont : billets d’avion retenus depuis août, non remboursables pour qu’aucun prétexte ne puisse se mettre en travers de notre chemin. Rappels réguliers à l’homme, tous les deux mois d’abord, puis toutes les trois semaines, et tous les cinq jours vers la fin, afin d&#8217;assurer une bonne imprégnation cérébrale en informations : « Chéri, tu te souviens, je ne vais pas au ski avec vous. » Soubresaut effaré, « Ah bon ? Mais pourquoi ? » Suivi d’un éclair de lucidité « Ah mais oui, Nice… tu pars combien de jours déjà ? » Puis, d’un petit air souffreteux avec bouche de poisson « J’espère que ça va bien se passer avec TOUS les enfants » (sous-entendu, la meute de douze qui aboie et tire sur ses chaînes). Mais je demeurai inflexible et inébranlable. Pour tout vous dire : je ne me suis MÊME pas occupée de la valise. Rien. Nada. (sauf le biberon de Lapin) (et le sac de médicaments au cas-où) (et l’huile essentielle de menthe si jamais l’un d’eux avait des nausées pendant le voyage). Et c’est ainsi qu’un matin, alors que l&#8217;aurore aux doigts de rose effleurait les toits de Paris, je déposai mon époux, flanqué du grand ado, d’une grosse valise à roulettes, de Chaton à gauche et Lapin à droite, comiquement chaussés de leurs moon-boots flambant neuves, devant la grande horloge de la Gare de Lyon. Un petit sourire, des baisers à tout le monde, quelques câlins mais pas trop (il ne s’agit pas qu’il y en ait un qui commence à pleurer et se cramponne), et adieu, adieu, bon voyage, amusez-vous bien ! Bisous bisous, mes chéris ! Maman vous aime très fort ! C&#8217;est pour cela qu&#8217;elle sourit si fort de toutes ses dents, au moment de vous laisser là ! J’agitai ma main en direction de la plage arrière, et gooooo ! Hey ! Let’s dance, freedom, freedooooom, freedooooom ! Youhou ! Zamina mina, hé hé, waka waka hé hé hé ! I’d like to move it move it, I’d like to move it move it, I’d like to MOVE IT ! Bon, qu’est-ce que je vais faire, moi, maintenant ? Il n’y a personne dans cet appartement, c’est fou ce qu’il n’y a personne. Y’a quelqu’un ? … quelqu’un ? … qu’un ?&#8230; un ?&#8230; Allez, je me fais un café. Chaud. Je me vautre dans le canapé, TOUTE SEULE, sous une couverture, avec un bouquin : le dernier Goncourt, que j’attendais depuis 3 mois, étant 15e sur la liste d’attente à la médiathèque. . (Mais oui, évidemment que je prends mon café avec un vieux réflex des années 80 artistiquement posé près d&#8217;une guirlande sous globe sur des draps de lin. Vous me prenez pour qui ?) Hmmm, ça fait du bien. Bon. Maintenant, un déjeuner léger : des chips, et je vais m&#8217;enfiler leurs bonbecs. TOUS LEURS BONBECS. Et le reste de saucisson, même leurs préférés, les mini-chorizos. Aaaah, c&#8217;est bon de penser qu&#8217;ils ne les mangeront pas, avec leurs grands estomacs ou leur petites mains chapardeuses. Et maintenant ? Tiens, si je faisais une petite lessive ? AH NON ! VADE RETRO ! PAS de lessive, plus de lessive, je suis en vacances. Bon, ma valise, alors ? Ok, c’est parti pour ma valise. Maillot de bain, slips, soutifs, pulls s’il fait froid, baskets, un jean de rechange. Voilà, c’est fait. 11h34. C&#8217;est tout ? Et si j’envoyais un sms pour savoir si tout va bien ? C’est bizarre quand même, il n’a pas appelé. « Tout se passe bien mon chéri ? 😘 » Allez, j’envoie. … Il ne répond pas. Pourquoi il ne répond pas ? Le TGV a du rentrer en collision avec un car scolaire, sûrement, il a un traumatisme crânien, les enfants sont soit amnésiques, soit amputés des bras, ils ne peuvent pas me prévenir. MERDE merde merde, « OK Google, accident TGV Grenoble »… non, pas de résultat. Mais alors… il a sûrement rencontré une blonde qui va au ski, au siège d&#8217;à côté, c’est ça ! Une blonde style Claudia Schiffer dans Love Actually, avec un bonnet en laine ridicule sur moi, mais splendide sur elle. Et puis un homme qui part seul avec ses enfants, c’est forcément trop craquant. Elle doit être en train de l’amadouer en racontant des mignonneries sur MES fils, cette garce, et lui il doit roucouler d&#8217;un air faraud en racontant des histoires de cauchemars nocturnes ou de biberon du soir, tout en caressant le front de Lapin qui est une arme de séduction massive (quand il fait son petit garçon sage – et il sait bien faire). Mais qu’est-ce que j’ai fait, mais qu’est-ce que j’ai fait ! Une naïveté pareille, mais c&#8217;est pas possible. Franchement, je n’aurais jamais cru ça de lui, le salaud, je contacte mon avocat IM-ME-DIA-TE-MENT, quelle décep… Ah, ouf, c’est lui, tout va bien. Chaton a vomi sur son siège. Impeccable. Tout de suite, ça me regonfle le moral. Après avoir tartiné du vomi sur des mouchoirs, il doit bien puer, je suis tranquille, ce n’est pas comme ça qu’il va se faire draguer dans le train. (Merci mon Chaton, je savais que je pouvais compter sur toi. Tu auras tes Legos, comme convenu) Bon ! Bon bon bon. Ce n’est pas tout ça, mais…. C’est quand même qu’on s’emmerde sec, quand on est seule ! Allez, courage, demain je prends l&#8217;avion, et les vacances entre copines vont pouvoir commencer ! Nice, me voici ! (dans un prochain épisode !)</p>
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		<title>Chut&#8230; ce sont les vacances !</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Jul 2019 14:14:18 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[vie personnelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p> </p>
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		<title>Je suis venue vous dire, que je m’en vais…</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Jul 2019 04:11:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Juste pour les vacances, calmez-vous, juste pour les vacances ! Demain, je pars&#8230; Enfin, si j&#8217;ai réussi à finir tout le boulot que j&#8217;ai à faire avant. Mais en théorie : je pars. Je fais partie du camp des juillettistes. C’est trop bien de partir en juillet. D’abord, parce qu’à cause du réchauffement climatique, ou du refroidissement, on ne sait plus trop, il fait beau du 20 juin au 29 juillet uniquement. L’automne commence le premier août désormais. Vous ne saviez pas ? Mince alors, pas de bol. Donc moi, je pars vraiment en été. Mais je vous raconterai comment c’était, promis. Ensuite parce que quand je reviens, Paris est désert, et ce sont encore plus les vacances qu&#8217;en juillet, même si je travaille. À moi le boulevard Saint-Germain, les Parisiens détendus (parce qu&#8217;en fait ce ne sont pas des Parisiens, ce sont des touristes), les terrasses sous les platanes, presque comme en Provence. Comme il faut bien une justice en ce bas monde, la contrepartie de ces vacances, c’est que je vais m&#8217;enquiller 6 heures de route avec 50% des enfants. Ben oui, nous n&#8217;avons pas de grosse voiture familiale, nous avons décrété que c&#8217;était un investissement inutile pour ne servir que quelques fois par an. Nous partons donc à deux voitures. C&#8217;est mal, mais nous ne sommes pas Bill Gates et n&#8217;avons pas les moyens de nous offrir le luxe inouï de billets de train en famille, désormais aussi chers que du caviar. Et puis de toute façon, on se ferait défenestrer par nos voisins de wagon, à cause de qui vous savez et de ses brillantes inventions. Donc, il va falloir occuper l&#8217;énergumène dont je serai chargée. Je pense qu&#8217;on va tirer à la courte paille pour choisir qui ira avec qui. Mais que ce soit Chaton ou Lapin (les grands ayant passé l’âge de demander « quand est-ce-qu’on arriiiive ?» dès la porte du garage franchie), il va falloir les occuper. Je tenterai donc l’exploit digne d’un triathlon de 1/ conduire, tout en 2/ filant des biscuits et des compotes et en 3/ racontant des histoires mais aussi en 4/ faisant des petits câlinous, et en 5/ ramassant les jouets tombés à terre, le coude tordu derrière mon siège, le tout assistée de mon fidèle homme de main, Poupette. Je tenterai également de juguler les pulsions de meurtre et autres tentatives d’abandon sur aire d’autoroute qui ne manqueront pas de me traverser l’esprit. Je penserai à vous, au cours de ces jours de « repos », passés en compagnie des enfants. Jour et nuit. Peut-on vraiment parler de vacances, en fait ? Je vais essayer de les ramener vivants, en espérant que nulle marque au charbon ardent (de barbecue), nul point de suture (à coup de pelle de jardinage), nulle piqûre d’oursin ou de méduse n’ornera leur peau de soie. Souhaitez-moi bonne chance. Que vais-je faire pendant mes vacances ? Lire des piles de romans ? Oui, j’en ai déjà emprunté quelques-uns à la bibliothèque. A ce propos, je vous recommande « la papeterie Tsubaki » de Ito Ogawa (ou Ogawa Ito, mince, je ne sais plus), un très joli roman japonais, qui conte les aventures d’une jeune femme calligraphe et écrivain public, ses rencontres, les amitiés qu’elle lie grâce aux missives qu’elle écrit pour les autres… un roman délicat comme un cerisier du Japon en fleurs, pour rester dans le thème. Et également, Manifesto, de Leonor de Recondo, un adieu au père, dans la chaleur du sud, et une conversation imaginaire avec Hemingway… Beau, vibrant et chaud. L’an dernier à la même époque, je vous avais recommandé une liste de bouquins. Si vous ne les avez pas tous lus, vous pouvez vous en inspirer pour votre play-livres de l’été. Sinon, je vais aussi me mettre les pieds sous la table, et dans l’eau, les deux en même temps si je peux, avec un verre de rosé entre les doigts, voire même un Spritz avec quelques glaçons tintinnabulants. Et un grand chapeau de paille aux larges bords sur la tête. Et une revue futile entre les mains. Je me ressourcerai face aux éléments afin de puiser dans leur beauté sauvage un souffle digne de celui qui inspira Chateaubriand, ou Rousseau. Rien que cela. Contempler la mer, chercher des coquillages, de jolis cailloux, prononcer des phrases qui passeront à la postérité, telles que : « oui mon chéri il est beau ton château » (le « mon chéri » ne désignant pas forcément un enfant), « viens là, que je te remette de la crème solaire », « ne partez pas trop loin », « d’accord mais tu rentres pour 18H », « ne touche pas à ces plantes s’il te plaît », « bière ou rosé pour l&#8217;apéro ? », « ARRÊTEZ de faire des oreilles de lapin à mamie, ça fait quatre fois que je reprends la photo ! », « non, vraiment, on ne montre pas ses fesses à l&#8217;église », « freine, attention, freine, FREINE JE TE DIS », et toutes ces petites choses. Et à dans 3 semaines ! Hagarde ou reposée, l&#8217;avenir le dira. N&#8217;oubliez pas que mon blog reste ouvert jour et nuit. Venez-y entre amis, à la bonne franquette. Je vous bise.</p>
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		<title>Chroniques d&#8217;Aoûtembre (vol. 2)</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Sep 2018 04:30:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>J&#8217;ai été brutalement interrompue par Lapin réclamant avec vigueur sa pitance matinale, alors que j&#8217;étais partie pour vous raconter d&#8217;une traite mes affriolantes aventures d&#8217;été. Reprenons. Chuuuut, là-bas au fond, silence. tss tss tss. Où mon fantasme le plus fou a été assouvi Car oui, j’ai assouvi un fantasme pendant ces vacances : je suis partie. Seule. Sans mari. Ni enfants. Entre femmes. Trois précieux jours. Hiiiiiiiiiiiiiiii ! Je suis partie de bon matin d’un pas preste et agile, refermant sans remords la porte de notre appartement sur mon époux, abandonné (décidément, le pauvre) dans la cage aux fauves et aux petits pois surgelés. Quoi de plus beau que de tirer sa valise sans se retourner tous les trois pas pour géolocaliser ses rejetons, aussi insouciante qu&#8217;une jouvencelle ? Je m&#8217;en fus dans la belle ville de Bordeaux. Par une conjoncture astrale favorable, j’ai rencontré deux blogueuses de grande envergure, Maman Délire et Virginie Ne Le Dites à Personne. Je ne vous cache pas qu&#8217;en tant que blogueuse débutante, j&#8217;étais impressionnée de les rencontrer, elles qui ont commencé au paléolithique. Elles sont restées d&#8217;une grande simplicité et sont venues sans verres fumés, sans limousine, sans garde du corps. Nous sommes allées dans un endroit top-branchouille, style bureau-resto-coworking où ne viennent des gens hype, sérieux, importants, mais fun et cool. Après un point-presse sur l&#8217;actualité blogosphérique, nous avons discuté des tendances que nous allons lancer, et des idées-marketing novatrices de Virginie. J&#8217;ai juste noté que Maman Délire avait l&#8217;air complètement jetlaguée, elle avait un chapeau de cow-boy sur la tête et a insisté pour mettre du ketchup dans sa salade vegan ultra-biologique. Je ne peux vous dévoiler tout le contenu de nos conversations, mais je vais quand même vous en livrer quelques bribes, bande de chanceu(x)ses. On a causé 1/ enfants, 2/ maris, comme toute femme qui vit un week-end de rêve sans enfants ni mari, 3/ reconversion, car la blogueuse est un être qui se cherche et qui cherche un sens à sa vie et 4/ bicarbonate de soude pour faire le ménage. On a aussi un peu médit sur le dos de nos époux, évidemment, quelle question ! Mais juste un peu. Mais pourquoi suis-je partie à Bordeaux ? Pour picoler. Non, hélas, je n&#8217;ai pas bu une goutte de vin durant ce séjour. En réalité, j’ai poursuivi ma route pour rencontrer l’équipe du site des Fabuleuses au Foyer, auquel je collabore. Comment ? Tu ne sais pas qui sont les Fabuleuses au Foyer et tu n&#8217;y es pas encore inscrite ??? Je t&#8217;explique : Si tu es une maman, si tu en baves avec tes sales mouflets, si tu as envie de les passer à la moulinette, ou de les coller à l’assistance publique; si tu as un nourrisson qui braille non-stop, un terrible-two qui se roule par terre ou un ado énergique comme une huître anémique; si des envies de meurtres te prennent quand tu arrives au boulot le matin, si tu cavales toute la journée comme un chat maigre entre le boulot et la garderie; si tu es au bord de la crise de nerfs, ou même si tu as coché une seule de ces cases, alors, tu es une Fabuleuse toi aussi ! Va voir ce site. Son but est de te tapoter dans le dos si tu bois la tasse, et de te donner un mouchoir si tu pleures, puis de te tirer par la main pour te remettre debout : en un mot, de te soutenir et t&#8217;encourager dans ta vie de mère. Car nous le savons bien toutes : en dehors des quelques minutes où nous posons fraîches et pimpantes pour un selfie instagram, nous courons échevelées et hagardes, derrière un marmot hilare en lui hurlant « ENFILE TON SLIIIIIIP PAR PITIÉ, IL EST 8h20 ! » (Dites-moi que je ne suis pas la seule à qui cela arrive). Si tu arrives à enfiler dans les temps le slip de ton enfant, et même le reste de ses vêtements, mais que la belle-soeur de ta cousine court tous les matins après son enfant pour lui enfiler son slip, transmets-lui ce lien.  Si tu es un homme et que tu souhaites comprendre ta femme (et l&#8217;aider à courir après votre enfant pour enfiler le slip), vas-y aussi : tu vivras la troublante expérience d&#8217;être dans l&#8217;esprit d&#8217;une femme. Si tu es plombier-chauffagiste et que tu cherches des tuyaux en cuivre diamètre 18 mm, je suis au regret de t’annoncer que tu es tombé sur la mauvaise page. Néanmoins, tu peux toujours transférer ce lien à une de tes clientes (surtout si cela fait 3 mois que tu la fais poireauter pour remettre en état sa salle de bains; ça la détendra, tu verras). Bref, j&#8217;ai reçu une invitation aux Team Days des Chroniqueuses des Fabuleuses au Foyer. Pourquoi ai-je, moi, reçu une invitation ? Un instant, j&#8217;ai cru qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;une erreur d&#8217;aiguillage mail. Et puis, je me suis souvenue que wesh, j&#8217;y suis chroniqueuse. Chroniqueuse depuis peu, chroniqueuse en carton, mais chroniqueuse quand même. Ça claque, non ? Et en lisant ce mail, j&#8217;eus la sensation d&#8217;avoir trouvé le ticket d&#8217;or dans ma plaque de chocolat Wonka. Et ça, c&#8217;était absolument fabuleux. C&#8217;est pourquoi, après avoir quitté Maman Délire et Virginie NLDAP, je me hâtais, le coeur battant et les joues rosies, dans les petites rues pavées du vieux Bordeaux, à la rencontre d&#8217;Hélène et de sa fabuleuse équipe. Hélène, elle s&#8217;appelle Hélène, et c&#8217;est une fille comme les autres (Je sais, c&#8217;est facile). Nous avons passé un week-end entre filles, à nous brosser les dents entre filles, nous maquiller entre filles, aller à la plage entre filles, faire la cuisine entre filles, parler de trucs de filles entre filles, et élaborer des trucs de filles pour les filles : le Nirvana des vacances. Bref, sur le pourquoi, le comment, le quoi, et le où, je te laisse aller te documenter sur le site, qui raconte tout.  Ces moments idylliques entre filles m&#8217;ont plus reposée que 3 semaines de vacances avec mes nains. C&#8217;est donc flottant sur un petit nuage, reboostée comme si j&#8217;avais avalé un smoothie ACE assaisonné au Redbull et remplie des meilleures intentions du monde que j&#8217;ai retrouvé mon époux. Il m&#8217;a accueillie le sourire au lèvres, détendu et serein, avec tous les enfants, vivants et intacts. Il avait même fait des lessives, c&#8217;est dire à quel point c&#8217;est un homme exceptionnel. Je sais, c&#8217;est une perle. Oui, c&#8217;est trop tard, il est à moi et il a signé. Non, je ne vous donnerai pas son 06.  Pensez-vous qu&#8217;un reproche a franchi la barrière de ses dents ? Non point. Pas même le plus petit soupir de soulagement. Preuve que je peux repartir bientôt, plus souvent, plus longtemps, plus loin. Il est mûr, je le sens. Comme je ne suis pas une ingrate, il a donc gagné le droit de passer un week-end entre garçons, à se brosser les dents entre garçons, à se maq&#8230; enfin, un week-end de garçons, quoi. Libérée, délivréeeeee ! Je n’ai pas échappé non plus au phénomène de la rentrée, mais je n’ai guère de choses à en dire. Enfin, si ! YEEEEEEAH !!!! ENFIN !!!! danse de la joie, claquettes et cheveux aux vents. A moi le doux repos de l’année scolaire, la détente au travail, la bienfaisante séquence sortie d’école – coquillettes – bain – histoire – dents et dodo ! C’est avec enthousiasme (surtout de ma part) que Poupette, Loulou, Chaton et Lapin ont pris le chemin du collège ou de la maternelle, afin d&#8217;étancher leur soif intense de connaissances intellectuelles sur les bancs de l&#8217;école républicaine, laïque, gratuite et obligatoire. (Oui, encore) &#160; Les grands sont rentrés au collège (4e et 5e). Autant dire qu&#8217;à cet âge-là, c&#8217;est trop la honte de se faire accompagner par ses parents. Et puis ce sont des vieux briscards de la scolarité : affaire classée, au suivant. (n&#8217;est-ce pas délicieusement désuet, cette ardoise et ce cartable en cuir ?) Pour Chaton aussi, la moyenne section est passée comme une lettre à la poste. Il est arrivé les bras chargés d&#8217;une boîte contenant de merveilleux trésors, dont un nid de merle, des bourdons morts de taille et espèces diverses, une coquille d’œuf d&#8217;oiseau, des bédégars d&#8217;églantiers (vous vous demandez ce que c&#8217;est ? ha ha !), et une tête de cardère. C&#8217;est qu&#8217;on avait bossé dur pendant les vacances, histoire de se faire bien voir de la maîtresse et de récolter un maximum de smileys rigolards dans son livret d&#8217;évaluation de compétences.  Lapin inaugurait sa rentrée en petite section, extrêmement motivé. Le premier jour, levé dès 4h30 du matin, et déçu que je lui signifie fermement qu’il devait encore dormir, c’est son sac sur le dos, à pieds, qu’il se rendit fièrement à l’école. Il ne pleura même pas quand je partis, trop occupé à écrabouiller de la pâte à modeler. Le deuxième jour, c’est très décidé qu’il signifia à la maîtresse son désir de commencer la journée en donnant libre cours, et sur le champ, à son inspiration artistique. Et le troisième jour, c’est sans aucune ambiguïté qu’il m’annonça, par des cris déchirants, sa décision ferme et définitive de mettre un terme prématuré à ses études. Décision qui, dans le respect de sa sensibilité, de sa personnalité et des principes d’éducation bienveillante (#stopVEO), reçut un veto non moins ferme et non moins définitif. Hier matin était le premier jour où j&#8217;ai du le déposer à la grille de l&#8217;école. Il est parti en vivante personnification du désespoir, mugissant luette et molaires au vent, remorqué par sa gentille maîtresse. Nous en sommes là. En mère de famille nombreuse débordée et dénaturée, et connaissant ses talents de tragédien, j&#8217;avoue que cela ne m&#8217;a pas outre mesure bouleversée. Au pire, il fera comme tout le monde : il se paiera une thérapie quand il sera grand et ira déblatérer sur sa mère et le traumatisme subi en petite section de maternelle. Mais pour de vrai, j&#8217;ai plus de peine pour les oreilles de son institutrice. Et aussi pour moi, car c&#8217;est mon tout petit dernier bébé qui rentre à l&#8217;école : j&#8217;ai fait le premier pas vers la ménopause et les bouffées de chaleur, sans espoir de retour. Je suis en phase avec les saisons, je rentre dans l&#8217;automne de ma vie. Allez, soyez sympas, plaignez-moi un peu. &#160;</p>
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		<title>Chroniques d&#8217;Aoûtembre (vol.1)</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Sep 2018 04:30:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>J&#8217;ai décidé de laisser passer le flot de récits de vacances fin août, puis de rentrée début septembre. La pertinence de ce pari audacieux est sans doute contestable. Car qui s&#8217;intéresse aux récits de vacances et de petite section de maternelle, lors des premiers frimas, une fois les tongs remisées au vestiaire, les derniers grains de sable époussetés et la doudoune ressortie du placard ? Tant pis, je prends le risque. Voilà donc un article qui s&#8217;adresse à un public hautement select et dénué de tendances panurgéennes, comme toi, toi, toi, toi, toi, et toi aussi qui fais ta pause-pipi du matin en scrollant sur ton portable, la culotte aux chevilles. Le bilan du complot  Mi-juillet, j&#8217;avais ourdi un plan machiavélique : prendre le contrôle de la blogosphère durant l&#8217;absence du dessus du panier, c&#8217;est-à-dire de celles qui sont suffisamment sûres de leur audience pour se permettre de coller un post-it sur leur blog : « Je suis en congés, laissez-moi un message, bises, biiiip ». Ce n&#8217;est pas notre cas à nous, petits commerçants de la blogosphère qui vivotons chichement d&#8217;expédients et de rapines. Bref, après avoir publié quelques articles afin d&#8217;appâter lectrices et lecteurs qui se faisaient aussi rares en ce mois d&#8217;août que merlu en Atlantique Nord-Est, je me suis résolue, la mort dans l&#8217;âme, à partir en vacances. Oui, parfaitement : la mort dans l&#8217;âme. Mais je n’ai pas perdu totalement espoir ! Colbert planta des chênes pour bâtir des navires de guerre deux siècles plus tard, et sans doute que mes arrière-petits enfants verront, eux, le fruit de mon labeur estival. Le départ en vacances Je remplis donc ma cahotante guimbarde des turbulents Chaton et Lapin dûment pourvus de totottes, doudous, feutres, livres, cahiers, compotes, biscuits, playmobils, lunettes de soleil, petites voitures, bâtons, cailloux, bouteilles d&#8217;eau, legos et autres indispensables. Mon mari éclopé du genou gisait, seul, abandonné, dans notre appartement torride, un sac de petits pois surgelés sur la jambe. Seul, mais au calme ! Attendant d’avoir récupéré de son opération, et d’une semaine avec ses plus jeunes fils. On ne saurait dire laquelle des deux fut la plus éprouvante. Donc nous partîmes, trois. Car chez nous, avec Poupette et Loulou, les plannings de vacances tiennent de la haute voltige, et que je te le pose ici, et que je te la récupère là. Nous partîmes pour une contrée sauvage, où les flancs des volcans sont verdoyants et les autochtones accueillants, chaussés de curieux souliers en bois au bout pointu. Bali pensez-vous ? L&#8217;Islande ? Pas du tout, l&#8217;Auvergne. Après la cure thermale à Belle-Île, ce fut la cure de Saint-Nectaire. Saint-Nectaire à midi, à l&#8217;apéro, au dîner, car le Saint-Nectaire, c&#8217;est bien connu, est fait avec du lait de vaches qui broutent les bonnes petites fleurs des prairies auvergnates, donc manger du Saint-Nectaire revient à se soigner par aromathérapie.  Là, entre deux lichettes de ce délicieux fromage, Lapin et Chaton purent s’initier à la chasse aux escargots, au tir à l’arc (fabriqué à l&#8217;ancienne par mes soins), et au jardinage approximatif -traduire : au massacre de plates-bandes sous l’œil stoïque de leur bienveillante aïeule. Avec sa créativité sans limite, Lapin développa une technique destinée, certainement, je le subodore, à faire rougir les roses et les géraniums, en les fouettant vivement avec un bâton afin de leur faire monter le sang aux joues. Enfin je crois. Il n’a pas été très clair sur son cheminement intellectuel. Bref, mi-août, par un prompt renfort, nous étions six : Poupette récupérée au vol, Loulou arrivé avec son père et les petits pois surgelés. Le re-départ en vacances Après un long voyage, dans une voiture sans climatisation, sous un soleil radieux, nous arrivâmes à bon port dans un charmant petit village du sud de la France, fleuri de bougainvillées, d’agapanthes, de laurier-roses et de cactus. Baignés de soleil, et envoûtés par le chant des cigales cachées dans les micocouliers, nous ouvrîmes la lourde grille verte de la maison de Papi. Le sourire aux lèvres, poussant un soupir de soulagement, nous nous apprêtions à prendre nos quartiers d&#8217;été, accueillis par un parfum, des effluves, … un relent… Mais qu’est-ce donc ? Une puanteur immonde, digne d’un cadavre de coyote nourri de vautours charognards s’exhalait du réfrigérateur, rempli de bouffe pourrie, de jus de fruits fermentés et de pâtés avariés. Une nuée de grosses mouches vertes s’empressa de venir nous aider à réparer les dégâts, consécutifs à un orage qui avait tout fait disjoncter. S’ensuivirent de longues heures d’autopsie d’extraction du contenu avarié, de nettoyage, désinfection, javellisation avec les pastilles low-cost de Papi qui ne se dissolvent jamais (ou si lentement que j’aurais eu le temps d’emmener le frigo à la déchetterie et d’en racheter un autre), désodorisation, rinçage, deuxième tournée avant de pouvoir enfin, fourbus et hébétés, nous poser sur notre lit, non sans nous être nous-mêmes consciencieusement nettoyés, désinfectés, désodorisés, rincés, etc, etc. Après cette arrivée idyllique, nous avons flemmardé, et fait… pas grand-chose, ma plus grande balade étant le tour du village pour vous poster des images alléchantes. La particularité la plus saillante de ce village, à mon sens, est la présence d&#8217;UN esthéticien, qui exerce également la profession de sophrologue et de psychothérapeute. Je ne vous cache pas qu&#8217;imaginer me faire poser du vernis semi-permanent sur les orteils tout en lui confiant les tourments de mon âme, me fait frétiller d&#8217;aise. Bien que les enfants aient manifesté leur souhait d&#8217;étancher leur soif intellectuelle intense en consacrant de longues heures à l&#8217;étude poussée de Gulli et des Zouzous, nous les avons quand même sortis un peu, histoire de justifier tout le gasoil par nos soins vaporisé dans l&#8217;atmosphère. Nous les avons menés à Saint-Tropez pour leur montrer que s&#8217;ils travaillaient bien à l&#8217;école (il fallait bien les motiver pour la rentrée), ils pourraient s&#8217;offrir un yacht quand ils seraient grands : pas comme leurs ratés de parents qui n&#8217;avaient qu&#8217;une pauvre liasse de billets de 5€ en poche. Nous avons également cavalé pour satisfaire les grands, trotté pour contenter les petits, affronté des plages bondées de touristes cuits comme des homards (chose inhabituelle pour nous qui partons d’habitude en juillet), cherché des places de parking aussi rares que celles du boulevard Haussmann une veille de Noël, passé le balai, mis le couvert, fait des lessives, et lutté contre des moustiques à la voracité de piranhas. Le pauvre Lapin nous servit fort efficacement de paratonnerre et termina les vacances aussi marqué que s’il avait contracté la variole. C’est donc sur les rotules (je parle pour moi, mon époux n’étant pas encore en capacité de poser son genou à terre) que nous remontâmes vers le Nord le 29 août, croisant des vols de cigognes qui partaient au Sud (Cela faisait belle lurette que je n&#8217;avais pas vu de vols de cigognes, d&#8217;ailleurs. Comme quoi on voit des choses merveilleuses une fois franchi le périphérique. J&#8217;adore l&#8217;idée que des oiseaux migrateurs partent au soleil en hiver, comme les retraités ou les tuberculeux au XIXe siècle, ou Sissi. So chic !). Mais en ce qui me concerne, ce n’était que pour mieux repartir… En effet, je&#8230; Ah zut, le petit vient d&#8217;arriver et réclame son biberon. Bon, ben salut, je vous dis à la semaine prochaine pour la suite de mes aventures estivales ! &#160;</p>
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		<title>Vacances en conditions extrêmes</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Aug 2018 13:07:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Non, je n&#8217;ai pas été attaquée par un essaim de frelons ; Non, je n&#8217;ai pas été emportée par les 40e rugissants de la Méditerranée ; Je n&#8217;ai pas péri étouffée dans un trou creusé par mes enfants sur la plage, ou noyée dans une piscine de rosé, mais je suis encore en vacances et dans un coin où il n&#8217;y a pas la 4G, imaginez-vous cette précarité rudimentaire ? Sur la Côte d&#8217;Azur, plus précisément, dans le Golfe de Saint-Tropez, à Grimaud. Charmant petit village médiéval quelques kilomètres à l&#8217;intérieur des terres. Grimaud, comme dans la chanson de Laurent Voulzy. Bref, je vous laisse avec quelques photos laborieusement téléchargées dans cet article approximatif, juste pour dire que je suis toujours de ce monde et que je reviendrai. Des fois que vous soyez inquiets.</p>
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		<title>Les vacances idéales</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jul 2018 04:00:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que le mois de Juillet se termine dans la chaleur d’un été langoureux et que mon bureau se vide inexorablement, alors que mon plan machiavélique pour prendre le contrôle de la blogosphère a presque abouti et que les ultimes subtilités en sont totalement esquissées (Un plan lumineux comme un concert de Ray Charles dans un tunnel, une nuit de brouillard sans lune), je peux me permettre de rêvasser sur mes vacances idéales. On ne va pas se le cacher, les vacances idéales, Ce sont celles que l’on passe sans ses enfants (Oooooh ! Aaaaah ! quelle mère dénaturée !). Celles où l’on pourra traîner des heures dans les musées ou dans des rues écrasées de soleil, sans entendre « J’ai chauuuud ! J’ai faiiiiim ! J’suis fatiguéééé ! J’en ai asseeeez ! J&#8217;ai mal aux pieeeeds ! C&#8217;est nuuul ! J&#8217;veux faire cacaaaa ! C’est quand que c’est finiiii ? » Celles où l’on pourra s’asseoir à l’improviste et à n’importe quelle heure, à la terrasse d’un restaurant animé, sans craindre une évasion, un enlèvement, un scandale, un pipi-culotte. Celles où l’on s’autorisera à ne pas compter le nombre de mojitos qu’il sied de boire pour émerger dans les temps le matin, à l’appel du biberon. Les autres vacances idéales, Ce sont celles que l&#8217;on passe sans ses enfants ET sans son mari (Oooooh ! Aaaaah ! l&#8217;épouse ingrate !) MAIS avec ses meilleures copines : Là, c’est le nec plus ultra des vacances de la mère de famille. Le degré zéro de la charge mentale. Le nivellement par le bas des préoccupations, les décisions les plus lourdes à prendre étant la couleur du vernis, le Spritz ou le Gin Tonic à l’apéro, le bikini ou le maillot une pièce, la capeline ou le borsalino. Et puis on peut parler à n&#8217;en plus finir de nos enfants, et de nos maris absents, qui ne nous manquent pas. Du tout. Enfin, je crois. Je n’ai encore jamais passé ce genre de vacances depuis que je suis mère, et cela demeure mon graal, mon inaccessible étoile, ma cerise sur le gâteau. J’y pense, comme les jeunes adolescentes fredonnent « Un jour, mon prince viendra… » (Si toi aussi, tu veux devenir ma meilleure copine et partir en vacances en décapotable avec moi, fais-moi signe !) Bon, voilà, simplement de l’avoir écrit, je me sens déjà mieux et reposée. Je suis donc parée pour passer de merveilleuses vacances avec tous nos enfants et mon tendre et légitime époux ! Que faisons-nous cette année pour les vacances ? Eh bien, nous avions des projets grandioses et magnifiques. Des projets de dépaysement, d’immensité, de nouveauté et de sauvagerie. Des projets de voyage avec des amis, pour explorer une lointaine contrée d’Europe de l&#8217;Est, à la queue-leu-leu en file indienne, Chéri, moi, Poupette, Loulou, Chaton et Lapin, partis sur le sentier de la guerre des touristes. Mais voilà, patatra : les Esprits des calendriers étaient contre nous et il nous fût impossible de trouver une petite semaine commune.  Qu’à cela ne tienne ! Nous nous dîmes, pourquoi ne pas en profiter pour partir nous mettre les pieds sous la table, en club tout inclus, jus de fruits à gogo et activités pour les enfants de 8h le matin à 21h le soir (Oooooh ! Aaaaah ! quels parents indignes!) ? Pourquoi pas ? Allez vas-y, clique sur le bouton réserver&#8230; Ah, mais c&#8217;est quoi tous ces zéros ? le prix ? TOUT CA POUR UNE PAUVRE SEMAINE ? Et si on en laissait un ou deux  ici ? On tire à la courte-paille, et hop : un gros paquet de biscuits, et plusieurs bassines d&#8217;eau, tu ne crois pas que&#8230; ? Non, bien sûr, je plaisante.  Naturellement, je plaisante ! Bref, poursuivons : on va prendre 1/2 pension seulement. Ah&#8230; Quand même ? Bon, alors au lieu d&#8217;un hôtel, on prend un bungalow. Non, toujours pas&#8230; Un marabout en toile alors ? Un sac de couchage sur le gazon ? Soupir&#8230;  Qu&#8217;à cela ne tienne ! On va donc étendre un peu les temps d&#8217;incrustation chez nos parents chéris respectifs. Les vacances, ça sert aussi à rapprocher les familles, sinon, on ne se voit jamais. Ils vont donc nous supporter un peu plus, tant pis pour eux, quand on a des enfants il faut s&#8217;attendre à ce genre de désagréments. Voilà, plan de vacances arrêté, tout est bien carré, nous sommes archi-prêts. Crac, quoi, crac ? Crac ton genou ? Depuis&#8230; 2 mois ? Et tu as mal, donc, depuis&#8230; 2 mois ? Quel courage, d&#8217;habitude les hommes sont plus douillets et hurlent à la mort quand ils ont une poussière dans l’œil. MOUAHAHAH ! Non, je ne me moque pas, tu es mon Héros. Allons de ce pas voir notre ami le toubib, son copain le radiologue, son pote l&#8217;orthopédiste. Donc, tu me dis que la conclusion de tout ceci, est qu&#8217;il faut t&#8217;opérer du genou, la veille de notre ex-supposé départ en vacances. Bien. Très bien. Parfait, même ! Et bien tu sais quoi ? Nous allons passer de merveilleuses vacances. On va lire tranquillement, ensemble, Discuter en faisant la vaisselle, ensemble, Aller au cinéma, ensemble, Mettre un palmier en pot sur la terrasse, ensemble,  Coucher les enfants le soir, ensemble, On va jouer au scrabble, ensemble, et je t&#8217;écraserai comme&#8230; enfin, on va jouer au scrabble, Et peut-être même, que l&#8217;on ira faire les touristes dans Paris, ensemble. Parce que Paris sans parisiens au mois d&#8217;août, c&#8217;est le rêve ! Quel besoin ont donc toujours les gens de partir en vacances, hein ? Flinguer du kérosène, s&#8217;entasser avec d&#8217;autres touristes moutonniers, se faire piquer par des méduses et pigeonner par des commerçants peu scrupuleux&#8230; Franchement, on n&#8217;est pas bien chez nous, avec un parasol sur la terrasse et la baignoire à deux pas pour y faire quelques brasses ? Mes vacances, mon amour, c&#8217;est d&#8217;être avec toi. &#160;</p>
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		<title>Le fourre-tout de l&#8217;été, avec des considérations philosophiques et de vrais morceaux de livres dedans.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Petitsruisseauxgrandesrivières]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Jul 2018 21:00:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lecture]]></category>
		<category><![CDATA[blabla]]></category>
		<category><![CDATA[été]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Juillet, mon mois préféré, est déjà bien entamé. Le soir j’entends les grillons qui chantent, de manière plus chic et discrète que les cigales. Le matin, les étourneaux rassemblés sur la grue surplombant le chantier contigu crient, couinent, caquettent et croassent, avant de s’envoler une fois le soleil levé. Juillet, c’est le parfum des vacances qui arrivent bientôt, avec l’impatience et l’attente joyeuse de ces moments de repos, de lecture, de flemme, de sable qui gratte, de rosé et de barbecue. Juillet c’est le moment juste avant d’ouvrir son cadeau, quand on commence à défaire le ruban et à déchirer le papier… C’est encore plus agréable que le cadeau lui-même. Hier soir, Chaton est rentré de huit jours de vacances chez sa mamie, bronzé, heureux, avec dans ses poches de superbes coquilles d&#8217;escargot peintes au vernis à ongles (une activité ludique pour les enfants, pour finir intelligemment vos flacons de vernis un peu rancis ou dont la couleur ne vous plait plus : astuce zéro déchet que ne renierait pas Maman Délire). Fin de l&#8217;entracte pour Lapin, néanmoins ravi de retrouver son tortionnaire favori. Fin de l&#8217;entracte pour Maman également. Quinze minutes après avoir franchi le seuil de la maison, ils escaladaient les murs de la salle de bains en se tenant au bord de la baignoire, un peu comme dans l&#8217;Exorciste, mais en plus drôle. Cela m&#8217;a rafraîchi la mémoire quant à la véracité de l&#8217;adage suivant : Trêve de balivernes, entrons maintenant dans le vif du sujet. Une lectrice, que nous nommerons Jean-Pierre afin de brouiller les pistes, me demande : « Continueras-tu à bloguer cet été ou pas ? » (Les prénoms, sexe, formulation, ont été volontairement modifiés afin de préserver son anonymat car sa question est quand même compromettante). Ce à quoi je lui ai répondu, peut-être que oui, peut-être que non, cela dépend, chère Jean-Pierre. Les blogueuses de premier ordre interrompent leurs publications l’été, afin d’exhiber leurs orteils aux ongles écarlate et leurs bikinis soigneusement choisis sur les plages les plus réputées d’Instagram. Je pourrais envisager de me hisser au niveau des blogueuses de premier ordre, mais cela nécessiterait que j’investisse a/ dans un bikini présentable, b/ dans un paréo coordonné, c/ dans un borsalino en paille (indispensable), d/ que je retrouve mes flacons de vernis partis peinturlurer je ne sais quel vestige animal, bref, tout cela me fatigue d’avance. En revanche, grâce à la question de Jean-Pierre, j’ai ourdi un plan machiavélique et probablement foireux : et si je profitais de l’absence médiatique de toutes ces étoiles qui m&#8217;éclipsent sans cesse de leur fulgurance, moi la modeste étoile polaire (modeste, mais qui ne perd pas le Nord) pour monter au créneau de la blogosphère, comme les hommes politiques qui se font mousser la dernière quinzaine d’août en l’absence du président et de son gouvernement ? J’occuperais le terrain, je balancerais des articles à tout va, on ne verrait que moi et je deviendrais célèbre. Pif, paf pouf, hop. La deuxième raison pour continuer à publier pendant les vacances, c’est que je ne partirai ni au fond de la jungle birmane, ni dans la savane kenyane, ni en croisière antarctique &#8211; encore que je sois certaine qu’il y a aussi le wifi là-bas. Mes vacances les plus exotiques sont encore dans ma tête, c’est là que je voyage le plus. Car comment pourrais-je voyager davantage qu’en regardant la carte du monde de mes lecteurs ? Sans doute que je m’illusionne, que tous ces pays lointains qui apparaissent sur mon planisphère ne sont dus qu’à l’activité des robots google locaux ; Auquel cas ne soyez pas cruels et ne me détrompez pas, s’il vous plaît. Mais quand même. A l’heure où je me couche, des personnes lisent mes textes, aux Etats-Unis ou au Canada. Il y a même un Chilien et un Brésilien qui se sont perdus sur mes pages, un jour. Quand je m&#8217;endors, le Japon, l&#8217;Australie, la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud viennent silencieusement feuilleter mon blog. Lorsque je rêve, le Vietnam, la Thaïlande, Singapour, l&#8217;Inde et Ceylan se promènent sur mes pages. Un peu plus avant dans la nuit, Madagascar et la Réunion, Israël et la Turquie, Oman et l&#8217;Arabie Saoudite, pianotent sur leurs écrans pour suivre les aventures de Lapin et Chaton. Au petit-déjeuner, l’Afrique est présente en force, de la Tanzanie au Maroc en passant par le Nigéria, le Zimbabwe, le Congo; L&#8217;Europe aussi bien sûr, en bus ou en métro, la Suisse, la Belgique (s&#8217;ils reviennent me lire malgré la demi-finale), la Grèce et la Norvège, L&#8217;Italie et l&#8217;Angleterre; Même Albert II de Monaco est venu me rendre visite, sans doute pour chercher un tuyau pour rendre propres ses petits jumeaux (Ne boudez pas si je n&#8217;ai pas cité votre pays; promis, la prochaine fois ce sera votre tour). Et devinez quoi : ce jour même, l&#8217;éternelle Russie vient de tomber dans mes filets. Parfois, je subodore l&#8217;identité de ces visiteurs planétaires (avant d&#8217;en avoir, peut-être, d&#8217;exo-planétaires ?), parfois, je n&#8217;ai aucune idée de qui il sont, ni de comment ils ont atterri ici. Pas même pour celui qui a tapé, un jour « famille recomposée vie de merde » dans sa barre de recherche. Petit coquinou, va. Avec un verre de trop dans le nez, je me vanterais presque que le soleil ne se couche jamais sur mon empire. Je suis le Charles Quint de la blogosphère. Toute la blogosphère ? Non ! Le Groënland, la Chine et l&#8217;Asie Centrale résistent, encore et toujours, à l&#8217;irrésistible percée de mon blog. Mais je garde espoir, les petits ruisseaux parviennent toujours à s&#8217;insinuer partout. ♥♥♥ Tout ce baratin pour vous dire un très grand MERCI à tous ! Qui que vous soyez, cela me fait un immense plaisir de constatez que je n&#8217;écris pas dans le vide mais que j&#8217;ai mon petit public, fidèle, varié et globe-trotter. J&#8217;aime bien vous imaginer devant votre écran, dans d&#8217;autres villes, sous d&#8217;autres cieux, dans le désert ou sous la mousson, en haut d&#8217;un gratte-ciel ou sur la terrasse d&#8217;un petit bungalow, à dos d&#8217;âne ou dans le RER B ♥♥♥ Question subsidiaire dont j&#8217;ignore la réponse: Savez-vous pourquoi certains pays portent des noms féminins, et d&#8217;autres des noms masculins ? LA France, LE Chili, LE Nigéria, LA Nouvelle-Zélande. Cela me turlupine. Dites-moi en commentaire, si vous savez. ♦♦♦♦♦♦♦♦♦ Vous êtes toujours là ? Sans transition et avec un train de retard, Je vous conseille une pile de livres à lire pour cet été, dans la moite torpeur du mois d&#8217;août. Aussi loin que je me souvienne d’août, je l&#8217;ai toujours trouvé d&#8217;un ennui mortel et écrasant.  Août, ce sont les volets fermés sous une chaleur de plomb, une mouche qui vole et m&#8217;exaspère, les rideaux qui ondulent sous les oscillations du ventilateur, le bruit des pots d&#8217;échappement des mobylettes qui pétaradent dans le silence de l&#8217;après-midi. Je n&#8217;aime pas trop le concept du mois d&#8217;août. C’est pourquoi je vous conseille de l&#8217;occuper par la lecture des livres suivants, auxquels j&#8217;ai pensé en raison de votre diversité géographique : Les vrais livres avec rien que des mots dedans : « Les chroniques de l&#8217;oiseau à ressort », de Haruki Murakami J&#8217;ai un petit faible pour la littérature nippone. Pour faire bref et efficace, je vous conseille ce livre de Haruki Murakami. C&#8217;est un ovni, difficilement descriptible, à la fois ancré dans le réel &#8211; car Murakami est un écrivain de la description minutieuse du quotidien- et un peu foutraque &#8211; car Murakami mélange sans cesse le rêve, la réalité, le passé et le présent. Toru est au chômage, et subitement il lui arrive des choses bizarres. Son chat disparaît. Il part à sa recherche, fait des rencontres, descend au fond d&#8217;un puits pour y méditer&#8230; Ce livre fut un enchantement et je le relirais avec plaisir. « Le portail », de François Bizot raconte la captivité du narrateur, puis le départ des Français de Phnom-Penh lors de la prise de la ville par les Khmers rouges. Je l&#8217;ai lu il y a longtemps et ce roman autobiographique m&#8217;avait captivée. Il retrace en particulier la relation complexe entre Bizot et son geôlier Khmer rouge, un idéologue cultivé, qui sera plus tard jugé pour crime contre l&#8217;humanité. Si vous êtes un peu flemmard(e), vous pouvez regarder le film « Le temps des aveux« , qui en est une  adaptation fidèle, sensible et émouvante, avec Raphaël Personaz (plutôt beau gosse : autant joindre le plaisir des yeux à la culture). Pour le même prix, je vous rajoute le lien pour un podcast remarquable de France Inter sur la chute de Phnom-Penh : c&#8217;est ici « Bakhita », de Véronique Olmi Ce roman basé sur une histoire vraie raconte l&#8217;histoire d&#8217;une enfant soudanaise vendue en esclavage, et du parcours exceptionnel de la femme qu&#8217;elle est devenue. Exceptionnel non par sa réussite, mais par sa capacité toujours intacte à aimer et à s&#8217;émerveiller. Un roman, et une écriture, splendides. « Beloved », de Toni Morrison conseillé par Maman Lempicka, que je viens de refermer (le livre, hein). C&#8217;est un roman complexe, poétique et touchant, sur le terrible secret d&#8217;une ancienne esclave et de sa famille, et sur l&#8217;amour maternel. J&#8217;ai du m&#8217;accrocher un peu au début, le style est parfois déroutant mais je me suis laissée prendre par cette histoire tragique, qui montre jusqu&#8217;où peut mener le processus de déshumanisation de l&#8217;esclavage. &#160; &#160; &#160; « Marx et la poupée », de Maryam Madjidi Conseillé par ma copine qui se vante que son bébé soit propre tout seul et très tôt, une fille énervante donc, mais adorable et qui a de bonnes lectures donc je lui pardonne tout. Maryam Madjidi a fui l&#8217;Iran, petite fille, avec ses parents pour la France. Elle raconte la difficulté à s&#8217;intégrer sans renoncer à sa culture et son héritage familial, et la difficulté à être perçue comme quelqu&#8217;un d&#8217;autre qu&#8217;une étrangère exotique venue du pays des mille et une nuits. Elle y raconte son souhait d&#8217;être elle, tout simplement. En plus de son style poétique, charmant et décousu, cet ouvrage permet de comprendre à quel point la société renvoie sans cesse à la personne immigrée, même sans méchanceté, le fait qu&#8217;elle n&#8217;est pas « d&#8217;ici ». Instructif et indispensable. &#160; Comme nous restons de grands enfants, des livres avec des images cette fois : « Les 1001 vies des urgences », de Baptiste Beaulieu Le célèbre médecin blogueur romancier que je lis depuis plusieurs années vient d&#8217;être adapté en BD, et le rendu est très réussi. Des histoires émouvantes, cocasses, tristes, de ses rencontres avec des patients en tant qu&#8217;urgentiste. En plus, il est la preuve qu&#8217;être blogueur peut ouvrir de grandes perspectives (même s&#8217;il était déjà médecin avant, ça aide). « Les deux vies de Baudoin » de Fabien Toulmé Baudoin mène une vie terne et monotone. Son grand frère, baroudeur expatrié qui travaille pour une ONG, va tout faire pour le sortir de cette routine abrutissante, au prix d&#8217;un gros mensonge&#8230; Une jolie BD sensible sur ce qu&#8217;est réussir sa vie, et sur le fait d&#8217;oser le changement, par l&#8217;auteur du très beau « Ce n&#8217;est pas toi que j&#8217;attendais« . « La Lionne, un portrait de Karen Blixen » de Pandolfo et Risbjerg Une très belle oeuvre sur la vie de la baronne Blixen, depuis sa naissance au Danemark, jusqu&#8217;à ses années africaines puis sa mort en 1962, mise en aquarelles délicates et lumineuses. En plus de ses images superbes et dépaysantes,  j&#8217;ai beaucoup appris en le lisant. Si je ne vous ai pas déjà tous perdus, question finale, et cruciale : Puisque je les ai déjà lus, qu&#8217;emmenai-je dans ma valise ? Sur les recommandations de blogueuses, ou suite à mes propres errements dans les revues et sur les blogs de lecture, j&#8217;ai dressé la petite liste suivante : « My Absolute Darling », de Gabriel Tallent, dont a parlé Sarah de Boots and Pepper. « La petite fille sur la banquise », d&#8217;Adélaïde Bon, un récit de résilience et de guérison. « L&#8217;enfant », de Maria Montessori, pour revenir aux sources de cette pédagogie. « Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu&#8217;ils entreprennent » de Stephen Covey (Il est noté sur la couverture que ce livre va changer...</p>
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