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	<title>romans Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
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	<description>La vraie vie d&#039;une famille recomposée et nombreuse ! Humeurs, désastres, humour, élucubrations et lectures en vrac.</description>
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	<title>romans Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
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		<title>Quelques romans pour les vacances</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Aug 2020 04:30:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a-t&#8217;il des chanceux parmi vous qui commencent leurs vacances ? Parce que moi, je les finis.  Je sais que comme moi vous errerez probablement de maison de la presse en rayon culturel à la recherche d&#8217;un roman pas trop compliqué mais assez captivant. J&#8217;ai débroussaillé l&#8217;affaire pour vous, voici donc ma petite sélection estivale à accompagner d&#8217;un spritz, d&#8217;un mojito ou d&#8217;un petit rosé, au camping, sur la plage ou vautrée dans le canapé : de la lecture facile, mélancolique, ou un peu plus cortiquée. Changer l&#8217;eau des fleurs, Valérie Perrin Violette Toussaint est gardienne de cimetière. Autour d&#8217;elle gravite une petite famille de cœur, composée des fossoyeurs, du curé, des pompes-funèbres et de chats esseulés qui ont suivi le convoi funéraire de leur maître au cimetière, et y sont restés. Violette vit avec ses souvenirs et ses blessures. Depuis sa petite maison, elle observe les vivants qui viennent voir leurs morts, recueille leurs confidences et leurs secrets. C&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;une femme mystérieuse et sensible, riche d&#8217;une vie pas toujours drôle, qui a choisi ce métier incongru et y trouve son bonheur. Au fil des pages, on découvre qui est Violette, comment est-elle arrivée dans ce cimetière, les bonnes surprises et heureux hasards que « ses » morts lui réservent. Ce roman m&#8217;a un peu fait penser à « l&#8217;élégance du hérisson » de Muriel Barbery, en version bord de piscine : l&#8217;histoire d&#8217;une femme qui cache sous une apparence discrète, une grande sensibilité. C&#8217;est une bonne petite lecture sans prise de tête, pleine de personnages attachants, de tranches de vie banales (mais nos vies à tous ne sont-elles pas terriblement banales et pourtant intéressantes ? Vous avez 4 heures) mais touchantes. Avec en prime, la description d&#8217;une femme résiliente et courageuse. « Et puis , il y a notre curé, Cédric Duras. Dieu a du goût, à défaut d&#8217;être toujours juste. Depuis que le père Cédric est arrivé, il parait que beaucoup de femmes ont été frappées par la révélation divine dans la région. Il y aurait de plus en plus de croyantes sur les bancs de l&#8217;église le dimanche matin. »   A la recherche d&#8217;Alice Love, Liane Moriarty Après une commotion cérébrale survenue lors de sa séance hebdomadaire de fitness, Alice Love se réveille amnésique des 10 dernières années. Elle se croit enceinte de son premier enfant et filant le parfait amour avec l&#8217;homme de sa vie, Nick. Manque de bol, Alice Love se rend compte qu&#8217;elle est en instance de divorce, que Nick ne peut plus la blairer, que ses 3 enfants sont de parfaits inconnus et qu&#8217;elle est brouillée avec pas mal de monde.  Et ce qu&#8217;elle découvre d&#8217;elle-même ne l&#8217;enchante pas vraiment : elle est devenue une pimbêche autoritaire. Comment cela est-ce possible ? Que choisirait-on de faire, ou de refaire, si les dix dernières années de notre vie étaient totalement effacées ? Peut-on revenir sur ce que l&#8217;on est ? Comment accepter que l&#8217;amour murisse, s&#8217;érode, voire parfois se détériore ? Quels compromis faire, jusqu&#8217;où aller pour sauver son couple et sa famille ? Ce sont toutes ces questions qu&#8217;aborde Liane Moriarty. Alice se retrouve face à une inconnue : elle-même, dont elle ne comprend plus ni l&#8217;attitude, ni les choix. Il s&#8217;agit d&#8217;un roman sur l&#8217;équilibre, les concessions, le réalisme et l&#8217;affirmation de soi. Un roman aussi sur la vigilance à garder, pour que le bonheur se s&#8217;échappe pas. « Le rêve, ou le souvenir – quelle importance ? –, se dissipa, à l’image d’un reflet sur l’eau, laissant place à des fragments de pensées qui commencèrent à s’insinuer dans son esprit, comme si elle se réveillait d’un long et profond sommeil, tard un dimanche matin. » Dans la Forêt, Jean Hegland. Plus d&#8217;essence. Plus d&#8217;électricité. Plus d&#8217;hôpitaux. Plus de magasins. Plus de moyens de communication. Nell et Eva, deux sœurs, vivent dans une maison perdue dans la forêt et tentent de subsister dans un isolement total, alors qu&#8217;une catastrophe économique et environnementale a causé la perte de la civilisation américaine. Leurs deux parents sont décédés. Elles doivent apprendre à survivre avec le peu qui leur reste dans cette maison, et imaginer la vie à long terme. Partir ou rester ? Comment se projeter, alors qu&#8217;elles ont tout à découvrir de la vie et de l&#8217;amour ? Nell la cérébrale dévore les livres et tente de se projeter dans un futur qui la verrait intégrer Harvard. Eva danse des heures et trouve dans cette discipline de quoi tenir. Malgré leurs relations parfois houleuses, elles ont absolument besoin l&#8217;une de l&#8217;autre pour rester debout et apprendre à amadouer la nature hostile qui les entoure. Ce roman survivaliste m&#8217;a été recommandé par Anna et Picou Bulle. Très fouillé, très bien documenté, il fait quand même froid dans le dos tant on imagine que cela pourrait réellement se produire. « Dans la Forêt » est une réflexion sur l&#8217;écologie et sur la nécessité de revenir à la nature pour subsister. « Pendant longtemps rares étaient les jours durant lesquels le courant n&#8217;était pas coupé au moins une fois. A la fin, rares étaient les jours où le courant revenait. A un moment, nous nous sommes rendus compte que nous avions perdu l&#8217;habitude de chercher à tâtons l&#8217;interrupteur en entrant dans une pièce. » La servante écarlate, Margaret Atwood Autre dystopie, « La Servante Écarlate » est connue de tout le monde, sauf moi car je n&#8217;ai pas Netflix. Dans une Amérique dominée par une dictature à la fois marxiste, nazie et religieuse, les rares femmes fertiles sont données en esclavage reproductif à des cadres du régime. La pollution a stérilisé la majorité de la population, et avoir un enfant est un privilège réservé aux élites. Les femmes sont toutes affectées à une catégorie : les Servantes Écarlates, qui ont le devoir de procréer, les Marthas ou servantes de maison, les Épouses, les Tantes qui ont mission d&#8217;éduquer les servantes, et les autres qui sont mises au rebut. Toutes n&#8217;ont plus aucune autonomie financière, n&#8217;ont plus le droit de travailler et n&#8217;ont pas d&#8217;identité propre. Defred, servante écarlate, tente de survivre au jour le jour en se remémorant sa vie d&#8217;avant, son mari, son enfant qui lui a été volée. Roman d&#8217;anticipation curieux et malaisant, « La Servante Écarlate » tient à la fois de 1984 et du Meilleur des Mondes. C&#8217;est le roman d&#8217;une résistance intérieure face à l&#8217;oppression des femmes. Defred tente de trouver des alliées dans un monde où tout est dénonciation et espionnage silencieux. Je ne peux pas dire que j&#8217;ai aimé, mais c&#8217;est une lecture intéressante. « Une chaise, une table, une lampe. Au-dessus, sur le plafond blanc, un ornement en relief en forme de couronne, et en son centre un espace vide, replâtré, comme l&#8217;endroit d&#8217;un visage d&#8217;où un œil a été extrait. Il y a dû avoir un lustre, un jour. Ils ont retiré tout ce à quoi on pourrait attacher une corde. » &#160; La  vérité sur l&#8217;affaire Harry Quebert, Joël Dicker Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, doit livrer son 2e manuscrit à son éditeur d&#8217;ici quelques mois. Malheureusement, Marcus n&#8217;a absolument aucune idée. En proie à l&#8217;angoisse de la page blanche, il n&#8217;a pas écrit une ligne depuis la parution de son roman précédent. En désespoir de cause, il se réfugie dans la petite ville d&#8217;Aurora, chez le célèbre écrivain Harry Quebert qui fut son professeur à l&#8217;université et son mentor. C&#8217;est là qu&#8217;il apprend qu&#8217;Harry Quebert, alors âgé de 34 ans, a passionnément aimé une jeune fille de 15 ans, Nola Kellergan, la fille du pasteur de l&#8217;époque. Cette dernière a disparu sans laisser de traces à la fin de l&#8217;été 1975, laissant le coeur d&#8217;Harry en miettes. Quelques jours après le retour de Marcus à New-York, le corps de Nola Kellergan est découvert dans la propriété d&#8217;Harry Quebert, enterré avec le manuscrit qui fit sa gloire. C&#8217;est le début d&#8217;un scandale énorme : le monstre littéraire est accusé du meurtre de la jeune fille, conspué alors qu&#8217;il était porté aux nues quelques jours plus tôt. Aurora devient le centre de l&#8217;attention. Convaincu de son innocence, Marcus va mener l&#8217;enquête. Ce roman m&#8217;a tenue en haleine du début à la fin. Extrêmement bien construit, mêlé de considérations sur le milieu de l&#8217;édition et sur le dur labeur d&#8217;écrivain, il distille peu à peu ses rebondissements. Qui était vraiment Nola Kellergan ? Les gens d&#8217;Aurora sont-ils vraiment aussi lisses qu&#8217;ils le laissent croire ? Et la patronne de la brasserie locale, Jenny, ne serait-elle pas amoureuse d&#8217;Harry ? Comment trouve-t&#8217;on l&#8217;inspiration ? Qui laisse ces mots mystérieux et menaçants à l&#8217;intention de Marcus ? Le jeune écrivain tente de démêler le vrai du faux, entre deux coups de fils de sa mère, obsédée par l&#8217;avenir sentimental de son fils. « La vérité sur l&#8217;Affaire Harry Quebert » n&#8217;est pas une nouveauté puisqu&#8217;elle a déjà été adaptée en série télé, avec le fameux docteur Mamour alias Patrick Dempsey, dans le rôle de Quebert. Mais bon, comme vous le savez, je n&#8217;ai pas la télé. C&#8217;est en tout cas un excellent polar psychologique, complexe, touffu. Comme très souvent, mon mari n&#8217;a pas aimé. A se demander comment tient notre mariage avec des goûts littéraires si différents ? « Elle dansait sur la plage. Elle jouait avec les vagues et courait sur le sable, les cheveux au vent; elle riait, elle était tellement heureuse de vivre. De la terrasse de l&#8217;hôtel, Harry la contempla un instant, puis il se replongea dans les feuillets qui recouvraient la table où il était installé. Il écrivait vite, et bien. Depuis qu&#8217;ils étaient arrivés ici, il avait déjà écrit plusieurs dizaines de pages, il avançait à un rythme frénétique. C&#8217;était grâce à elle. » &#160; Le poids des secrets, Aki Shimazaki Écrivaine japonaise installée au Canada, Aki Shimazaki écrit en français, à la manière inimitable des écrivains japonais : un style épuré et des phrases si simples mais tellement évocatrices.   « Le poids des secrets » est composé de cinq nouvelles : Tsubaki, Tsubame, Hamaguri, Wasurenagusa, Hotaru, à lire dans n&#8217;importe quel ordre. Chacune dévoile la vie et le point de vue d&#8217;un personnage, lié à ceux des autres nouvelles. « Le poids des secrets » a pour fil conducteur les secrets de famille : l&#8217;amant manipulateur, l&#8217;enfant coréenne qui a changé d&#8217;identité pour survivre dans un Japon raciste, le fils adoptif à qui on n&#8217;a jamais révélé la vérité sur sa naissance, l&#8217;époux et père infidèle responsable de souffrance, la demi-sœur perdue. On découvre les réflexions intimes et les émotions de chacun, alors qu&#8217;il ne fera que traverser une autre nouvelle, en arrière-plan. Cette pentalogie est extrêmement riche sur le plan historique puisqu&#8217;elle relate des faits se déroulant durant la première moitié du XXe siècle au Japon. Elle m&#8217;a beaucoup appris sur le Japon, les usages familiaux et les conventions sociales. Le poids des secrets, c&#8217;est aussi le poids des coutumes, de ce qui est permis et convenable, ou pas, et qui peut infléchir le cours d&#8217;une vie. Les romans d&#8217;Aki Shimazaki sont toujours un délice : j&#8217;avais lu auparavant la série « Azami », qui n&#8217;est pas encore achevée, et la pentalogie « Au coeur du Yamato ». Seule difficulté pour moi dans ces romans : retenir les prénoms japonais et ne pas les confondre. « Je lève les yeux. Couvert de nuages épais, le ciel s&#8217;étend à l&#8217;infini. Il fait anormalement chaud et humide pour une fin d&#8217;été. C&#8217;est encore le matin. Pourtant, je sens ma chemise déjà trempée de sueur. Au-dessus de moi, un couple d&#8217;hirondelles passe rapidement. Elles vont et viennent entre le toit d&#8217;une maison et un fil électrique. Elles partiront bientôt vers un pays chaud. J&#8217;aimerais bien voyager librement comme elles. Ma mère m&#8217;a dit une fois :  » Si on pouvait renaître, j&#8217;aimerais renaître en oiseau. » Je penserai à vous, de retour dans mon petit bureau, tandis que vous vous reposerez de tout le stress accumulé durant le confinement et le déconfinement. Bon mois d&#8217;août !</p>
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		<title>Mille petits riens, de Jodi Picoult</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Jan 2020 06:00:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Mille petits riens » de Jodi Picoult, raconte l&#8217;histoire de Ruth, une sage-femme afro-américaine. Expérimentée et appréciée de tous, elle prend en charge Davis, le bébé de Turk et Brittany, un couple suprémaciste blanc. Le couple refuse qu&#8217;une sage-femme de couleur s&#8217;occupe de leur enfant, et en fait part à sa hiérarchie. Trois jours plus tard, Davis meurt, et Ruth se retrouve inculpée pour le meurtre du bébé, par vengeance ou négligence. Elle est défendue par Kennedy, une jeune avocate commise d’office qui voit dans cette affaire un moyen de se faire un nom. Ayant été conquise par « la Couleur des Sentiments », qui abordait le problème du racisme aux États-Unis dans les années 60, j’étais curieuse de lire ce roman que j’avais vu en tête de gondole, d’autant plus qu’il se déroule en 2015, donc très récemment, à la période où les meurtres de jeunes noirs par des policiers américains avaient scandalisé le monde. Je l’ai trouvé très bon, car il évite la caricature. Ruth, bien que victime, n’est pas exempte d’un certain orgueil et d’une forme de responsabilité, par son empressement à se conformer à ce qu&#8217;elle suppose que l’on attend d’elle : renier sa négritude. Turk est raciste et violent, mais capable de réflexion. Kennedy, pleine d’empathie envers sa cliente, prend conscience qu’elle conserve des présupposés racistes et légèrement condescendants. Elle réalise quelle est la vie d’un afro-américain, suspecté en permanence dans les magasins et maltraité lors des contrôles policiers. Jodi Picoult traite donc de deux racismes dans ce livre : le racisme évident, identifiable et politique des groupuscules néonazis (qui sont permis aux États-Unis). Et le racisme « soft », ces mille petits riens qui font changer de trottoir quand un afro-américain arrive en face; qui font dire « regarde le petit garçon noir, comme il est mignon », alors que ce petit garçon est seul sur le trottoir d&#8217;en face, ou qu&#8217;on aurait pu dire « regarde le petit garçon en manteau rouge ». Mais l&#8217;habitude de désigner les personnes par la couleur de leur peau est si fortement ancrée, que cela sort par automatisme. Ce racisme léger, qui suppose que le citoyen afro-américain est soit un délinquant, soit essaye de faire oublier qu&#8217;il est noir en sortant de sa condition; cette discrimination larvée qui fait que l&#8217;on s&#8217;appesantira en félicitations gênantes devant un jeune afro-américain qui est admis dans une brillante université, comme s&#8217;il s&#8217;agissait presque d&#8217;une incongruité et qu&#8217;il avait miraculeusement échappé à son destin tout tracé de dealer. Des personnages secondaires explorent ces différents aspects de manière très éclairante : Adisa, la soeur contestataire; la procureure chargée de la mise en accusation, afro-américaine comme Ruth; et Edison, le fils de cette dernière, étudiant doué et sans histoires jusqu&#8217;à là. Ce roman m&#8217;a refait penser au témoignage de Michelle Obama dans « Devenir » dont j&#8217;avais parlé l&#8217;an dernier. Elle y soulignait la difficulté que vivent les étudiants noirs, tant le présupposé à leur égard est lourdement chargé de suspicion et de mépris. « Mille petits riens » vient également questionner nos propres préjugés, qui historiquement sont chez nous davantage tournés vers les français d&#8217;origine maghrébine. Il livre une illustration des mécanismes presque inconscients, légués par l&#8217;histoire, qui conduisent à ces sociétés où les communautés se côtoient sans se mélanger. &#160; &#160;</p>
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		<title>« La Vraie Vie », Adeline Dieudonné</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Oct 2019 22:39:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cette semaine, j&#8217;ai lu « La Vraie Vie » d&#8217;Adeline Dieudonné. Comme j&#8217;en ai parlé sur Instagram et Facebook, je n&#8217;ai pas voulu priver mes fidèles padawans qui me suivent par mail de cette -brillante- analyse. Adeline Dieudonné, qui est Belge (personne n&#8217;est parfait) (ne vous désabonnez pas, par pitié) (je retire ce que j&#8217;ai dit), Adeline Dieudonné, donc, a reçu pour ce roman autant de décorations qu&#8217;un vétéran de 14-18, ce qui n&#8217;est pas peu dire : Prix des Lecteurs des Ecrivains du Sud 2019 Festival du premier roman de Chambéry 2019 Grand prix des Lectrices de Elle 2019 Prix du Roman FNAC 2018 Prix des lycéens Renaudot 2018 Prix Victor Rossel 2018 C&#8217;est déjà pas mal, non ? Mais comment m&#8217;est venue cette idée cocasse, moi qui passe le plus clair de mon temps à trier des slips et marier des chaussettes, quand je ne sépare pas des belligérants ou fais des essais plus ou moins réussis de batch-cooking ? Parce que je tentais de soutirer des infos top secrètes auprès de Virginie, blogueuse et écrivaine de vocation et bénéficiant actuellement d&#8217;un petit CDD d&#8217;épouilleuse pour boucler ses fins de mois (ses fils l&#8217;ont engagée, mais chut, ne le dites à personne), sur ses goûts littéraires, afin d&#8217;essayer de me hisser à son niveau, et peut-être, de négocier une petite commission sur les ventes de son futur roman. Il me semble que la bougresse lâche du lest. Je me frotte les mains, si elle a le Goncourt, ma fortune est faite. Et donc, Virginie me dit, « As-tu lu La Vraie Vie d&#8217;Adeline Dieudonné ? » Diantre, non, je n&#8217;en ai jamais entendu parler. En ce moment, mes lectures portent plutôt sur la sexualité et les dinosaures (pas la sexualité des dinosaures, hein) selon la taille des enfants qui me préoccupent (±1m10). Alors je me saisis de mon calepin et je note scrupuleusement « Emprunter à la médiathèque La vraie vie d&#8217;Adeline Dieudonné parce que Virginie elle a dit que c&#8217;était bien et que j&#8217;aurai l&#8217;air intelligent si je dis que je l&#8217;ai lu, mouah ah ah, quel plan diabolique » (Eh oui, mes pensées m&#8217;entraînent parfois fort loin). Ni une, ni deux, je filai dès le lendemain à la médiathèque, escortée de mes fidèles acolytes Chaton et Lapin pour emprunter le susdit bouquin, entre un DVD de Peppa Pig et le 153ème épisode des Mystérieuses Cités d’Or. Une fois les ennemis neutralisés, pardon, je veux dire, une fois les enfants mis au lit, je me suis allongée sur mon lit pour entamer cette lecture. Mazette. Je l’ai fini dans la foulée. Impossible de décrocher de cette lecture. Vivant dans un cabanon au fond des bois sans télévision ni poste TSF, et ayant résilié mes abonnements aux journaux papiers pour ne pas surcharger mon pigeon voyageur des PTT, je ne suis au courant des nouveautés littéraires que deux ans après environ. Je remercie donc Virginie de m’avoir signalé ce roman à temps pour avoir l&#8217;air un peu dans le vent quand j&#8217;en parle. Je ne la remercie pas, en revanche, d’être responsable de ma nuit écourtée et de mes cernes ce matin. De quoi que ça cause, La vraie vie d&#8217;Adeline Dieudonné ? Une petite fille vit avec ses parents (le père, une brute qui chasse et collectionne les trophées, adepte des VEO version XXL, la mère, terrorisée, insipide et transparente) et son tendre petit frère adoré dans un lotissement banal et terne. Tous les deux ensemble, ils parviennent à trouver de la douceur et du rêve dans leur vie. Jusqu’au jour où ils sont témoins d’un accident qui les fait basculer dans la sidération. Pour arracher son petit frère à ce vide qui l’aspire, la petite fille va faire des pieds et des mains pour remonter le passé, avec acharnement, et revenir à ces jours de relative insouciance d’avant. Pendant ce temps, elle grandit, le regard de son père sur elle devient de plus en plus hostile, le fossé se creuse entre les membres de cette famille ou ne règnent plus que le silence et la peur. C’est un roman qui parle de survie. Survivre psychiquement quand on vit dans la solitude et l’hostilité. Survivre physiquement quand on devient une proie, par son corps de femme devenu désirable et donc, haïssable. Survivre en trouvant des raisons de vivre dans le désir, l’amour, la soif de connaissance. Survivre en cultivant sa pulsion de vie, au lieu de s’abandonner à la mort de l’âme et à l’indifférence. J’ai aimé l’écriture particulièrement incarnée d’Aline Dieudonné, son immersion dans les sentiments de cette enfant si mûre et qui pourtant ne renonce pas à ses idéaux en dépit de la réalité brutale, crue et apparemment sans espoir de sa vie. J’ai suivi ses péripéties avec avidité, espoir, intérêt. Je n’ai pas pu m’endormir car il me fallait absolument savoir si le désir qui l’habitait allait sauver notre héroïne. Alors seulement, j’ai pu sombrer dans un sommeil réparateur (et néanmoins insuffisant, Lapin étant venu beugler pour réclamer sa pitance à 5h54). Certains ont décrit ce roman comme drôle et piquant. Je l’ai plutôt trouvé bouleversant et émouvant, car il s’agit avant tout d’un drame vécu par des enfants, à leur hauteur. Bref, un roman frappant, dur, touchant, plein d’humanité. Pas forcément l’humanité la plus jolie, mais l’humanité quand même.</p>
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		<title>Le smoothie culturel de Juin : A la mort, à l’amour.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Petitsruisseauxgrandesrivières]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Jun 2019 04:10:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lecture]]></category>
		<category><![CDATA[amour et mort]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ces dernières semaines j’ai lu des textes qui m’ont vraiment touchée. Leur point commun : ces romans parlent de la mort et de l’amour. (Non, ne partez pas.) Je sais, j&#8217;aurais plus de succès si je vous parlais de mon dernier achat chez Zara. Mais il remonte à si loin que je ne m&#8217;en souviens pas. Faute de mieux, je vous raconterai donc mes lectures. L’homme qui partage ma vie, aussi sensible qu’un jeune papillon fraîchement sorti de sa chrysalide, me demande à chaque fois avec horreur : « Mais pourquoi lis-tu ce roman si c’est triste ? », l&#8217;air vaguement scandalisé, presque comme s&#8217;il m&#8217;avait découvert des penchants inavouables. Je vous laisse imaginer lesquels, cela vous occupera quelques instants. Néanmoins, il pose là une question tout à fait pertinente. Pourquoi lis-je ces romans, je vous le demande ? Je ne suis pourtant pas gothique et ne me promène pas la nuit avec délectation dans les cimetières, les soirs de pleine lune. Pour la faire courte, depuis que je suis en âge de lire des « vrais » livres de grande personne, j’ai toujours aimé les romans qui analysent la complexité des relations humaines. Et comme nous n&#8217;avons pas (fort heureusement) l’occasion de tout connaître au court de notre existence, les romans sont un bon moyen d’approcher le ressenti de situations que nous ne vivrons jamais. Voilà pourquoi je préfère, aux essais ou aux ouvrages historiques, les romans, fussent-ils dramatiques. Cela me permet de me préparer virtuellement à affronter des drames, de savoir me comporter avec grâce et distinction si je devais dîner avec la reine d’Angleterre, voire même de pouvoir pratiquer une trachéotomie d’urgence avec un couteau de cuisine et un bic, puisque j’ai lu tout cela, donc je l’ai vécu. Vous comprenez ? Bien. Revenons à nos moutons. Donc, dernièrement, j’ai lu des romans qui traitaient de mort et d’amour. « Avec toutes mes sympathies », Olivia de Lamberterie, Éditions Stock, 2018. Alexandre, frère de l&#8217;auteure, a mis fin à ses jours en 2015, après des années à lutter contre sa maladie -la dysthymie-, une sorte de dépression chronique difficile à traiter. Olivia se remémore leur vie familiale, leurs souvenirs d’enfance, la personnalité flamboyante mais fragile de son frère, la complicité qui les unissait depuis toujours, et le combat de toute une famille pour garder en vie cet enfant terrible. En arrière-plan, cette question qui flotte : aurait-il été possible de sauver Alexandre, qui a fait plusieurs tentatives de suicide ? On comprend que non, que nul amour, pas même celui de son épouse ni de ses enfants, n’aurait pu le retenir à la vie, cette vie trop angoissante et épuisante pour lui. Et c’est aussi un cheminement vers la paix pour l’auteure, de comprendre que tout le possible a été tenté. « Avec toutes mes sympathies » n’est pas du tout triste, bien au contraire. Il est un récit drolatique, humble et introspectif de sa vie, d’une famille, écrit avec un regard tendre et ironique. Ironie sur son milieu social, ironie sur elle-même, et sur le milieu professionnel où évolue Olivia – elle est journaliste à Elle avec tout ce que cela comporte, parfois, de futilité et de snobisme. Elle raconte l’hospitalisation en psychiatrie d’Alexandre, le vide et le dénuement qui s’y trouvent et le sécurisent. Il y rencontre le soulagement de ne plus penser et de n’avoir rien à décider, la paix de regarder un mur blanc dans une chambre vide. Elle raconte aussi tous ces petits souvenirs précieux, les derniers rires, les derniers mots échangés, les dernières fêtes, décrits avec acuité, comme si la mort d’Alexandre avait donné une saveur particulière à chaque petit instant de vie. Rien ne dure, tout peut basculer d’un instant à l’autre. C’est un panthéon du bonheur où chaque parcelle de souvenir est puissamment chérie. Trop souvent, on sait que c’est le bonheur quand il nous est ôté.  Ce texte est porté par un amour puissant, qui n’élude pas les fragilités familiales, ni la joie qu’il peut y avoir à se retrouver autour de celui qui souffre. La vie et la mort, les larmes et les rires sont intimement liés. Si nous souffrons, c’est parce que nous aimons et que nous restons sensibles et vivants. C’est un magnifique témoignage sur l’amour et la traversée du deuil, de la colère à un certain apaisement.  « Puisque rien ne dure », Laurence Tardieu, Éditions Stock, 2006. Également en Poche. Il est question d’amour et d’absence encore, chez Laurence Tardieu. Dans « Puisque rien ne dure », un roman qui a déjà plusieurs années, (mais comme j’étais occupée à changer –déjà ! &#8211; des couches, je l’avais raté, et puis je ne connaissais pas l’auteure, étant encore jeune et insouciante), elle raconte le drame qui a fait basculer la vie d’un couple, brisant leur relation sous le poids du chagrin. Geneviève et Vincent s’aiment et sont heureux. Mais un jour, leur fille Clara disparaît sur le chemin de l’école, sans laisser de trace. Comment rester unis dans une pareille épreuve ? Ils s’éloignent inexorablement l’un de l’autre, engloutis par l’immensité de leur souffrance. Pour survivre, Vincent oblitère tout souvenir de sa fille de sa mémoire,  jusqu’aux traits de son visage. Geneviève, elle, écrit chaque jour pour ne pas sombrer dans la folie et rester en vie. Jour après jour, ces mots la sauvent. Quinze ans plus tard, Vincent est appelé au chevet de Geneviève qui se sait mourante. Elle désire évoquer avec lui Clara, pour la dernière fois. Ces quelques jours de retrouvailles leur permettront de retrouver la paix, enfin. La paix dans la mort, pour elle, et la paix dans la vie pour lui qui était hanté par cette absence, et à qui sera enfin rendu le visage de sa fille. « Puisque rien ne dure » est un roman qui, de par son thème, prend forcément aux tripes, et d’autant plus que l’on est parent ; L’extrême délicatesse avec laquelle Laurence Tardieu décrit les affres endurées par ses deux personnages, en fait un texte profondément subtil et doux, sans excès de style ni pathos. Peut-on survivre à la disparition d’un enfant ? L’une a choisi d’écrire son chagrin, et de se souvenir pour garder son enfant vivante, mais en se retirant du monde ; l’autre a préféré tout oublier et emmurer la petite disparue au fond de son cœur, pour poursuivre sa vie, même si c&#8217;est une vie atténuée désormais. Chacun fait comme il peut, il n&#8217;y a pas de fort ni de faible, juste des personnes qui s’efforcent de traverser leur chagrin, et de continuer à vivre en dépit de tout. Il est difficile de parler de ce livre pour en dire autre chose que cela : il est profondément bouleversant, et c’est un livre qui compte dans une vie. Peu d’écrivains possèdent cette puissance d’évocation, sans sombrer dans le larmoiement. « Puisque rien ne dure » est le roman d’un amour qui ne meurt pas, et qui est plus fort que le chagrin. Les enfants dans les étoiles Enfin je voulais évoquer deux beaux articles touchants, celui de Marie du blog « petits pots et mojitos », et celui de EM du blog « un brin de maman ». Marie a perdu un petit garçon à la naissance il y a huit ans. Elle a eu depuis deux petites filles, et évoque son chemin depuis ces huit années. Je vous laisse lire son beau texte. EM attendait des jumeaux, et son petit garçon est décédé quelques heures avant le terme. Elle a écrit un article pour affirmer son droit à aimer et se souvenir de son fils, et surtout ne pas taire ce drame dans sa vie, ni subir les réflexions de ceux qui incitent à tourner la page. Dernièrement, une autre maman endeuillée, Amande Marty, a raconté son histoire et sa démarche pour trouver un sens à cette épreuve, si cela est possible. Cela a donné naissance au film « Et je choisis de vivre ». Ce film a eu le plus grand mal à trouver des producteurs, et pourtant il rencontre un vif succès. Même Télérama s&#8217;est fendu d&#8217;une critique élogieuse, ce qui n&#8217;est pas peu dire. &#160; Toutes ces textes évoquent, chacun à leur manière et dans des circonstances diverses, la puissance infinie de l’amour. Par leur amour ces femmes sauvent de l’oubli un frère ou un enfant. Aimer, c&#8217;est toujours prendre le risque de souffrir. Mais aimer et être aimé, c&#8217;est aussi la seule manière de survivre à la mort. Parler d’un être aimé disparu, ce n’est pas triste finalement : c’est aimer par-delà l’absence. Et puis redonner sa place au deuil et au chagrin dans les relations sociales, c&#8217;est permettre d&#8217;accélérer le processus de guérison. Vous allez me dire : Oui, tu nous déprimes avec tes bouquins sur la mort, on vient ici pour s’amuser, pas pour pleurer. Peut-être même que vous pensez à vous désabonner de ce blog. Je vous signale donc, à toutes fins utiles, qu&#8217;appuyer sur le bouton « se désabonner » entraînera la mort de trois bébés phoques quelque part dans le monde et provoquera une éruption de boutons sur votre nez. À chaque fois, parfaitement. N&#8217;essayez pas, je vous aurais prévenus. Et puis si vous réfléchissez un peu, après avoir lu ces textes, vous vous sentirez heureux d&#8217;être en vie, (si vous me lisez, c&#8217;est déjà que vous n&#8217;êtes pas morts ! ha ha !), heureux d&#8217;avoir compris vos amis qui traversent un deuil, et heureux d&#8217;avoir évité un claquage neuronal par abus de vidéo de chatons. Je vous souhaite donc une bonne lecture ! Smoothie précédent : c&#8217;est ici PS : Après moults atermoiements, j&#8217;ai enfin tranché. Sur mon blog, j&#8217;écrirai auteure et non pas autrice. Autrice me fait saigner les yeux. Et sur mon blog, je n&#8217;écrirai pas « heureu-x-s-es », pour les mêmes raisons, et parce que dans mon référentiel grammatical, le neutre et le masculin se confondent. Je resterai donc sur « heureux », non pour des positions patriarcho-rétrogrades, mais parce que je trouve ça moche de coller trois tirets dans un seul mot, juste au cas-où un lecteur n&#8217;aurait pas compris que je m&#8217;adresse à toutes les gonades. Je fais pleine confiance à votre intelligence, et plutôt que d&#8217;esquinter la langue française, je préfère mettre des polos roses à mes fils.</p>
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