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	<title>famille Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
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		<title>Au fil de l’eau #1</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Dec 2018 05:30:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Vous commencez à me connaître, je suis une vile opportuniste doublée d’une copieuse. J’ai donc décidé, que j’allais pompeusement inaugurer une nouvelle rubrique dans le droit fil des Chroniques, Delirium, Etincelles, Flashback, Ni queue ni tête &#38;Co de mes consœurs,  ce qui me permettra de publier à peu de frais avec des rogatons inutilisables, un peu comme on colle tous les restes de plats dans le gratin du dimanche soir. J&#8217;appellerai cela « Au fil de l&#8217;eau ». Je ne vous fais pas un dessin : eau&#8230; ruisseaux&#8230; rivières&#8230; Vous avez compris. MAIS, mais mais mais… Attention. Évidemment, ce ne sera pas mensuel. Ni le premier du mois. Ni régulier. Ça me prendra, paf ! Comme une mauvaise gastro. Et ce sera aussi l’occasion de vous annoncer toutes sortes de scoops bouleversants ET passionnants. Scoop bouleversant numéro 1 : Je pensais à ouvrir une page supplémentaire sur mon site, dans laquelle je mettrai des recettes, des livres que j’aime, des films qui me font pleurer, des articles qui m&#8217;enthousiasment, des pensées époustouflantes, des trucs et astuces. Quelque chose qui remplacerait un abonnement combiné à Elle, Avantages, Marie-Claire Idées et Télérama. Par exemple, je crois bien que je vais y mettre ma recette de crème au chocolat trop bonne et trop fastoche. Qu’en pensez-vous ? C’est moisi ou c’est inouï ? Scoop bouleversant Numéro 2 : Je me demande s’il serait opportun ou non, d’ouvrir une page Facebook dédiée à ce blog. Je vais donc lister les arguments pour et contre afin d’y voir plus clair (bienvenue dans mon cerveau) : Contre : Tout le monde a déjà des myriades de pages à suivre, Page parmi les pages, je me retrouverai aussi perdue qu’une goutte d’eau en Atlantique. Et puis avec leur algorithme à la noix, qui me verra vraiment apparaître dans son fil d&#8217;actu ? A quoi cela sert d’être, de manière redondante, sur Facebook, Instagram, Pinterest, WordPress, Hellocoton ? Pour : … Ben… Je ne sais pas en fait. Faire comme tout le monde ? En profiter pour harceler vos contacts ? Ramasser des pseudo-followers qui me masqueront dans leur fil d’actualité ? Comme je suis démocrate, je vous laisse la parole :  Scoop bouleversant Numéro 3 : Je vais passer à une fréquence de publication bimensuelle. Pourquoi ? Parce que quand je publie, je passe les trois jours suivants à guetter fébrilement vos réactions; Puis les deux jours d&#8217;après à m&#8217;en remettre. Et les deux derniers jours à me demander en claquant des dents, « Mais que vais-je bien pouvoir leur raconter ! » Afin d&#8217;éviter le burn-out bloguesque, je vais donc ralentir le rythme de mes articles. Oui, je sais. Les boîtes de mouchoirs sont juste là. Je préfère que vous me désiriez, plutôt que vous vous lassiez. Hé oui, je suis comme ça. Scoop bouleversant Numéro 4 :  Ça y est, nous y sommes : si chacun de mes visiteurs mensuels uniques me donnait un euro par mois, je pourrais m&#8217;arrêter de travailler. Ne vous emballez pas : je serais quand même moins payée que Carlos Ghosn, du temps où ce fripon n&#8217;était pas derrière les barreaux. Mais je ferais là, grâce à vous, un acte citoyen et solidaire en libérant un emploi. Alors, ne soyez pas radins.  Métaphysique familiale : Vous avez sans doute remarqué que je parle moins de nos aînés. Non pas parce que je les aime moins que Tic et Tac ; mais ils arrivent à un âge où leurs personnalités s’expriment, leurs questionnements se font plus intimes et je ne peux pas répandre sur la place publique le contenu de leurs âmes. Néanmoins, sachez que l’ère de la métaphysique est ouverte chez nous, avec en vrac, pour les quatre : La réflexion sur l’origine du mal chez Poupette La complexité de la psychologie féminine chez Loulou La prise de conscience de sa finitude chez Chaton ; non, il n’est pas immortel. Le caca boudin pour Lapin. Oedipe, sors de ce corps ! Mon petit Chaton est en ce moment extrêmement câlin, complimenteur, doux, attentionné, charmant, et adorable. Et dire que cela va durer encore un peu, et qu&#8217;ensuite ce sera le tour de Lapin&#8230; Je me pâme. Y’a pas de doute, l’hiver, c’est fatigant. Je m’en suis rendu compte le soir où, cherchant un peu de lecture avant d’aller dormir, j’ai hésité entre « L&#8217;Art de Perdre » d’Alice Zeniter et « Le Lambeau » de Philippe Lançon, pour finalement attraper et lire avidement « Tralalire » (que j&#8217;ai fini dans la soirée). C’est ce qui correspond le mieux à mon état cérébral actuel, proche de la liquéfaction.  Les contre e-Fluents 2018. Vous savez (ou pas) que se tenait, les 27 et 28 novembre à Paris, le salon des Influenceurs : en gros, toutes les blogueuses (car ce sont surtout des femmes) de France et de Navarre dotées d’un public conséquent, sont invitées à se faire draguer par des marques afin de vanter ensuite auprès de leurs abonnés, les produits (inutiles) des exposants. C’est également une bonne occasion de faire une razzia de cochonneries en plastique d’objets promotionnels divers que l’on refourguera avec élégance comme cadeaux de Noël à sa belle-mère. Je n’y étais pas invitée, mais peut me chaut (du verbe chaloir). Nous avons fait mieux ! Après un échange d’environ cinquante-huit mails, des tractations à n’en plus finir, une organisation digne du G20 pour caser nos dix-huit enfants cumulés, nous avons réussi à nous retrouver à sept -nombre parfait et biblique s’il en faut- durant deux heures et demie pour une rencontre IRL : Picou, Maman Lempicka, Cécilia, Maman BCBG, Améliejeanne, moi-même et Agnès du Blog Quatre Enfants. Oui, elle a quatre enfants -je précise, car après tout les Trois Mousquetaires étaient quatre. Et donc, le bouquin d&#8217;Agnès sort en janvier prochain. Nous l’écoutions, la langue sur les genoux, et je pense qu’au moins six d’entre nous rêveraient de l’imiter. Bref, cette rencontre fut l’occasion, d&#8217;expérimenter que les réseaux sociaux peuvent déboucher sur des rencontres et des amitiés réelles, et d’apprendre plein de nouvelles renversantes sur chacune. À ce sujet, je resterai muette telle la carpe aphone, même si vous tentez de me corrompre -à moins que vous n&#8217;y mettiez vraiment le prix. A refaire sans modération ! Petit blagueur. Lapin continue à faire des siennes avec humour et finesse. L’autre jour, alors que nous révisions pour l’école le lendemain « Au feu les pompiers » et que je chantais avec entrain, il m’a regardée avec affection, les yeux rieurs, puis à une vitesse fulgurante, m’a enfourné de son index grassouillet une crotte de nez dans la bouche. Cet enfant m’étonnera toujours. Merci ! Pour l’accueil que vous fîtes à mon article sur l&#8217;épanouissement au travail, j’ai longuement hésité à le publier de peur de vous ennuyer au point que vous vous désabonnassiez. Jésus Marie Joseph, je ne m&#8217;attendais pas à un tel déferlement -que je qualifierais d&#8217;historique- de visiteurs (principalement grâce à ceci et à cela). Merci Agnès 🙂 L&#8217;énigme du Selfie&#8230; Au restaurant avec mon chéri la semaine dernière, nous immortalisions ce mini-événement. Regardant le résultat, je lui dis : « Pfff, vraiment je ne suis pas photogénique », espérant en retour un « Mais non ma chérie, tu es absolument ravissante comme toujours ». Et que me répondit-il ? « Ah oui, c&#8217;est dingue, d&#8217;ailleurs pour avoir une photo potable de toi, il faut que j&#8217;en prenne une bonne dizaine, et encore ». Dois-je le quitter ou attendre mon anniversaire, pour voir s&#8217;il se rattrape de sa muflerie ? Ceci m&#8217;amène à cela : 1/ À l&#8217;heure des réseaux sociaux, est-il plus important d&#8217;être photogénique (réponse A) ou réellement beau (réponse B) ? Ça se discute. 2/J&#8217;ai la consolation de me dire qu&#8217;on ne peut qu&#8217;avoir une bonne surprise en me rencontrant dans la vraie vie; Ce n&#8217;est pas le cas de tout le monde; 3/ Si quelqu&#8217;un a une méthode pour grossir sélectivement des joues, je suis preneuse (tout cela est la faute de mes joues creuses). Jour de deuil et jour de joie. Ce week-end, c’était mon anniversaire. J’ai donc… euh, j’ai donc… un an de plus. Pour l’occasion, Lapin le terrible m’a gratifiée d’un câlin extra-long de trois minutes et demie, ses prunelles sombres et son petit nez doux comme un museau de faon tout contre ma joue. Chaton m’a offert toutes sortes de minuscules découpages de papier dans des enveloppes, et même une baudruche rose Leader Price donnée par l’hôtesse de caisse. Il m&#8217;a également acheté un gros paquet de bonbons, mais arrivé à la maison il a commencé à les manger car, m’a-t-il dit, « ceux-là tu ne les aimes pas, tant pis ». Poupette et Loulou m’ont offert leur affection et leurs bons souhaits, le reste sera retenu sur leur argent de poche. L’homme de ma vie m’a emmenée passer une luxueuse après-midi détente et une soirée gastronomique rien qu’avec lui. J’ai donc réfléchi : je ne le quitte pas et lui pardonne l’histoire du selfie. Les enfants étaient gardés par Papi, celui du frigo pourri. Tout le monde était vivant  et indemne à notre retour : j’appelle cela une preuve de l’existence de Dieu.  Le marathon de Noël : Pinterest, vends-moi du rêve. Motivée à bloc afin de préparer Noël dans la joie et la créativité avec mes enfants, je me suis inspirée des trouvailles de mon compte Pinterest.  Résultat : J&#8217;imaginais une déco fantaisiste et poétique, d&#8217;étoiles et de sapins blancs délicatement ornés de quelques touches d&#8217;or. Je me retrouve avec des formes mal foutues et vaguement peinturlurées, que je me sentirai obligée d&#8217;accrocher quand même au sapin par égard pour le temps passé dessus, et parce qu’il faut bien faire plaisir aux nains, mais bon… Je crois bien que je vais plutôt aller faire un tour (seule) chez Truffaut. Les gens sont aux taquets, dans la blogosphère. J&#8217;ai vu défiler une bonne vingtaine de sapins de Noël, prêts le premier décembre à quatorze heures pétantes. La compétition est féroce pour gagner la palme du plus beau calendrier de l&#8217;Avent. Alors si vous vous posez la question : non, je n&#8217;ai pas encore fait le sapin. Ni acheté le calendrier de l’Avent. Ni acheté aucun cadeau de Noël. Ni même réfléchi à en acheter. Ni même envisagé de me pencher sur la question. C&#8217;est beaucoup trop tôt, j&#8217;attends le 23 au soir, comme tous les ans. On est large. Murmurations. Vous savez, j&#8217;avais parlé de ces nuages d&#8217;étourneaux qui oscillent dans le ciel. Il se trouve que cette question n&#8217;est pas si débile que cela, car j&#8217;ai appris que les nuages d&#8217;étourneaux (et les bancs de poissons) étaient étudiés en intelligence artificielle afin de modéliser les interactions sociales aléatoires. Et deux jours après : je tombe sur cette belle vidéo de murmurations d&#8217;étourneaux (car oui, cela s&#8217;appelle des murmurations). C&#8217;était le paragraphe culture et placement de produit. À propos de placement de produits, j&#8217;opère une subtile transition : Ma fille grandit. L&#8217;autre jour, alors que je lui annonçais d&#8217;un air dégagé avoir été contactée pour faire des articles sponsorisés, elle me répond « Ah oui, du placement de produits ? » Placement de produits&#8230; Mais comment connais-tu ce terme, petite dévergondée ? « Ben, je le connais depuis la sixième, maman, m&#8217;enfin » me répond-elle avec aplomb, ni honteuse ni déconfite. Mais comment est-ce possible ? Moi-même je ne connais ce mot que depuis quarante-huit heures, insolente. Bref : je dois me rendre à l’évidence, c’est une adolescente. Sur ses photos, on la confond avec moi. Nous avons fait un test d&#8217;âge mental ensemble : elle a 42 ans, et moi 35. Fini les robes à smocks, le rose et le violet. Elle s’habille au rayon femme. Aussi, je m&#8217;étonnais de voir disparaître de ma trousse certains produits de maquillage, et j&#8217;avais accusé Chaton et Lapin de les avoir subtilisés pour leurs expérimentations en arts plastiques (ils ont pour cela passé une semaine enfermés dans le garage, mais chut #stopVEO). En fait, non : c&#8217;est ELLE la coupable. La concurrence est là. Il va falloir défendre mon bifteck.  Par contre, elle a toujours des poux ! MOU-A-A-A-AH ! &#160; Et voilà, c&#8217;est terminé pour ce premier numéro au fil de l&#8217;eau. Si vous avez des questions, des récriminations, des demandes, des idées d&#8217;articles pour me faciliter la tâche, je suis toute ouïe. Je vous claque des...</p>
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		<title>Travail – Famille – Épanouissement – La quadrature du cercle</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Nov 2018 05:30:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Aujourd&#8217;hui attention, nous allons (essayer de) réfléchir et non plus rigoler. Vous êtes prêts ? Question d’âge ou pas, à moins que ce ne soit la crise de la quarantaine, je m&#8217;aperçois qu’autour de moi, la majorité de mes proches comptent de moins en moins sur leur travail pour s’épanouir et être heureux dans leur vie. Il me semble que nous sommes une génération (les 35-50 ans) à laquelle on a vendu le concept du bonheur au travail, et je ne peux pas m’empêcher d’y voir, quand même, une sacrée escroquerie, surtout quand cela se fait au détriment de la vie de famille. Tout le monde n’a pas la chance, et même le privilège d’avoir un travail stimulant, intéressant, oxygénant : des millions de personnes préparent des colis, emballent des escalopes dans des usines, nettoient des bureaux à l’aube, font le piquet devant des magasins, et n’ont pas matière à y trouver un quelconque épanouissement. C’est comme si notre génération avait oublié que son travail, en définitive, lui sert à la même chose que durant la préhistoire : se nourrir, lutter contre le froid et protéger sa tribu. Les hommes préhistoriques n’allaient pas chasser le bison pour s’épanouir ou ramasser du bois pour s’amuser, mais pour ramener de la viande à la caverne, alimenter le feu et rester en vie. Ceux de la génération suivante (après nous, pas après les hommes préhistoriques), les fameux « Y », ont un rapport plus distancié et moins dévoué au travail, en partie parce qu&#8217;ils ont vu le plantage royal de leurs aînés, soumis à l’injonction « fais des études si tu veux avoir un boulot intéressant » et « si tu fais tes preuves tu vas réussir » dont on sait bien maintenant que non, justement, pas forcément. Bien sûr, c’est tant mieux si ce rapport au travail a pu évoluer. Mais le concept de « l’épanouissement au travail » demeure une invention très récente. S’épanouir au travail est la petite cerise sur le gâteau de la vie professionnelle, qui reste réservée à une petite fraction de la population, oserai-je dire une petite caste privilégiée, qui n’occupe pas forcément les emplois les plus utiles au fonctionnement de la société. Tout le monde ne peut pas être journaliste, artiste ou astronaute. La plupart des salariés n’ont pas les moyens d’entrer dans ce genre de considérations cosmétiques, et il est important d’en rester conscient. Ceux qui ont la chance (dont moi) d’avoir une profession intéressante, peuvent aussi se retrouver pris au piège de l’épanouissement professionnel obligatoire et du sacrifice horaire que cela représente. La société française n’a pas encore intégré le fait qu’on pouvait travailler efficacement sans présentéisme, et il est encore très majoritairement mal vu de partir à 17h30 pour aller chercher soi-même ses enfants à la garderie. Même ceux qui commencent très tôt afin de compenser leur ignominieusement précoce heure de départ ne sont pas réellement pardonnés de ce léger décalage. Ce qui compte, dans le monde professionnel français, c’est d’être vu, et le plus longtemps possible, sur son lieu de travail. Tant pis si ce temps n’est pas réellement consacré à des tâches productives : se montrer et brasser de l’air dans des réunions inutiles à 80%, est au moins aussi important que de travailler vraiment. Quand on aime son travail, quand on aime les « challenges professionnels », quand on veut évoluer, il faut s’investir, c’est-à-dire : négliger tout le reste pour que le travail soit la première priorité. Combien de personnes se laissent avoir par ce discours, pour se rendre compte finalement qu’elles ont été pressées comme des citrons pendant des années, pour finir par se faire remplacer par des plus jeunes, moins usés, plus ambitieux, moins coûteux ? Cet arbitrage permanent entre l’investissement au travail et la présence au sein de sa famille est un crève-cœur pour l’immense majorité des parents. Quand je vois ces témoignages de femmes pressurisées qui cavalent, angoissées par le rhume de leur enfant qui pourrait mettre en l’air toute leur organisation millimétrée, d’hommes qui n’osent pas partir plus tôt &#8211; entendons-nous ; qui n’osent pas partir avant 19h &#8211; pour profiter une petite heure de leurs enfants, j’ai un peu l’impression que nos chers employeurs nous prennent tous pour les dindons de la farce. Je suis ravie de travailler, et (au sortir de deux jours à soigner mon dernier chérubin d&#8217;une petite bronchiolite) je crois que je m’ennuierais mortellement si je n’avais pas d’activité professionnelle à côté de mon job de mère de famille. Malgré cela, je sais que mon bonheur véritable vient de la qualité de mes relations avec mon mari et nos enfants. Un dossier bien ficelé, un financement de projet accepté, aussi gratifiant que ce soit, ne m’apportera jamais le dixième du bonheur que celui que je reçois de ma famille. Je n’envisage pas d’arrêter de travailler. Mon métier m&#8217;intéresse et je ne le pourrais pas de toute façon car mon salaire est indispensable à l’équilibre financier de notre famille, comme beaucoup (peut-être aurais-je du envisager d&#8217;aller draguer un émir qatari à Ibiza cet été afin de régler ce problème). Mais pour autant je crois que les années à m’investir affectivement dans mon activité professionnelle sont définitivement derrière moi. À la place de cette relation affective avec mon travail, j’ai développé d’autres capacités : la rapidité d’analyse, l’anticipation des problèmes, l’optimisation des projets, le recul et la réflexion à froid, le discernement de ce qui est important, et de ce qui ne l’est pas. Sans compter ces compétences développées par l’exercice même de la maternité. Finalement, je crois que l’investissement massif de certains au travail, pourrait être davantage dicté par un besoin de reconnaissance qu’ils ne trouveraient pas, ou pas encore, dans leur vie affective. Le système économique actuel exploite à merveille cette fragilité qui existe chez beaucoup, en leur faisant miroiter une reconnaissance qui serait donnée par l’entreprise, en pouvoir ou en argent. La désillusion doit être sévère quand on y a consacré ses années de jeune adulte au détriment de sa vie personnelle, surtout pour les femmes qui ont vu leur stock ovarien fondre comme neige au soleil. Certains arguments du féminisme « à l’ancienne » ont sans doute une part de responsabilité là-dedans, car la fonction maternelle biologique a parfois été rabaissée au niveau d’un esclavage dont il fallait absolument s’émanciper. Je ne plaide pas pour un retour de la femme à la maison – l’indépendance financière des femmes est essentielle &#8211; mais plutôt pour un recentrage de la vie sur ce qui, en définitive, est réellement la chose la plus importante : l’amour que l’on donne et celui qu’on reçoit. Car non, le travail n&#8217;est pas forcément épanouissant. Ce n&#8217;est pas son but premier. La trace que nous laisserons dans le monde du travail, à moins d&#8217;être prix Nobel de Médecine ou Kim Kardashian (et encore) sera fugace. Quand nous quittons notre vie professionnelle, nous sommes remplacés (ou pas) par un autre, et notre nom et notre visage sont, la plupart du temps, rapidement effacés des mémoires. Tout ce temps et toute cette énergie auront été donnés en vain, et nous disparaissons comme l’onde du caillou jeté à l’eau s’efface doucement sans y laisser de traces. Jamais votre boss ne vous fera un gros câlin pour vous remercier du temps passé avec lui (si oui, c&#8217;est qu&#8217;il y a un problème), ni ne viendra vous porter des chocolats quand vous partirez à la retraite (il sera décédé de crise cardiaque bien avant, voyons). Peut-être qu&#8217;il faut admettre que notre travail est avant tout un moyen de subsistance, un service rendu à la société, qui peut se dérouler dans des conditions de convivialité et d&#8217;émulation positive, mais que ce n’est, finalement, rien de plus pour la plupart d&#8217;entre nous, et que ce n’est pas honteux de le concevoir ainsi. Parce que subir l&#8217;injonction de l&#8217;épanouissement professionnel, en plus de l&#8217;injonction à être une mère parfaite, sexy et bien dans sa peau, et de l&#8217;injonction à trier ses déchets et à ne mange que bio, vegan et sans gluten, cela commence à faire vraiment beaucoup à noter sur la do-to list.  Ceci était mon cri à pousser du jour. Et vous, comment envisagez-vous votre rapport au travail ? &#160; Et les copines, elles en disent quoi ? Working Mutti, Conciliation vie pro et vie perso Hélène Bonhomme des Fabuleuses au Foyer : Travail et Foyer, la fin de la schizophrénie et aussi Femme au travail ou femme au foyer : la peste ou le choléra ? Maman BCBG : C&#8217;est « juste » un rhume ! Maman Nouille : Bio, Fait Maison, Zéro Déchet…. et ma charge mentale dans tout ça? Sophie Pourny, coach : Garder son métier et tout reconstruire autour. Agnès, du blog Quatre enfants : Equilibre vie pro / vie perso : mes astuces pour s’en sortir Urbanie, du blog La Marmotteuse : Les cases à cocher (ou pas) Si vous avez un article intéressant sur la thématique à proposer, qu&#8217;il soit le vôtre ou non, n’hésitez pas à me le communiquer ! &#160;</p>
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		<title>Des avantages et des inconvénients d’une famille nombreuse.</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Jan 2018 13:13:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Munie de 4 enfants, dont 2 en garde alternée plus ou moins équitablement répartie, ce qui nous amène grosso modo à 2.8 ETP (équivalent temps plein)-enfants, j’ai eu le temps de réfléchir aux avantages et aux inconvénients d’une famille nombreuse (plus de 2 enfants, en français moderne ; ]2-∞] en maths). Rappelons d’abord, dans un souci de paix sociale, que parfois certains parents aimeraient avoir plus d’enfants mais ne le peuvent pas, pour des raisons très diverses. Ou qu’ils ne le veulent pas, et qu’ils en ont bien le droit. Il y a des précédents fameux, comme Isaac, ou Jésus. Une fois ce préambule politiquement correct fait, listons ensemble les moins bons, et les bons côtés, de la famille nombreuse. Balayons rapidement les inconvénients mineurs : 1/ Charybde la lessive et Scylla les repas. Il suffit de moins changer de vêtements (mais toujours la culotte ! ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit !), et de faire de la bonne grosse soupe bien épaisse, ou des coquillettes, ou de la purée. Si on paye la cantine à midi, c’est bien pour qu’ils aient au moins un repas équilibré avec des légumes dans la journée, non ? bon. 2/ D’après certains, avoir beaucoup d’enfants est un super moyen de se faire plein de pognon grâce aux allocations familiales, et de rouler en Rolls par la suite. En fait c’est faux : tout un mythe qui s’écroule. Je n’ai toujours pas de Rolls, ni de Rolex d’ailleurs, ça craint pour moi car lentement mais sûrement j&#8217;atteindrai l&#8217;âge critique où l&#8217;on pourra considérer que j&#8217;ai raté ma vie. 3/ Non, la fratrie n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Il faut parfois se les farcir, les autres beuglards qui beuglent plus fort que toi, monopolisent les parents, te piquent tes affaires préférées, te chiffonnent tes vêtements favoris et mettent le boxon dans ta boîte à trésors. Mais n’est-ce pas l’école de la vie, remplie elle aussi de beuglards qui beuglent plus fort que toi, qui monopolisent l’attention de ton boss, te piquent ton job convoité, chiffonnent ta susceptibilité et mettent le boxon dans ce que tu as de plus précieux en se mêlant de ce qui ne les regarde pas ? Passons aux bons côtés, innombrables et merveilleux, sans aucun parti pris et en toute objectivité : 1/ Plus on est de fous, plus on rit, c’est bien connu. Avec plusieurs frères et sœurs, on a plus de chance d’en avoir au moins un que l’on supportera. On en trouvera toujours un avec qui jouer, ou à qui flanquer une peignée, selon l’humeur. Quand on est enfant unique, parfois, il faut bien l’avouer : on s’emmerde. Et puis va-t’en décevoir des parents qui ont misé toutes leurs billes sur ta tête : bon courage. 2/ Avoir des frères et sœurs permet de défocaliser l’attention parentale de soi. En gros, les parents te lâchent plus la grappe, car ils se sont pas Kali (6 bras) ni Vishnu (4 bras). Les petites entorses au règlement, les légères infractions et autres broutilles, peuvent passer comme une lettre à la poste, avec un peu de chance et un minimum de solidarité fraternelle. Sans quoi, les parents sont un peu comme les petits fruits griffus transportés par les chats dans leur fourrure, vous savez, ce truc qu’on n’arrive jamais à détacher et qui a donné naissance au velcro. 3/ Côté adultes, on est quand même de meilleurs parents au deuxième voire au troisième qu’au premier. Car honnêtement, le premier, on se fait quand même un peu la main dessus, non ? On est jeunes, inexpérimentés, hyper-anxieux, remplis de principes rigides, encombrants et inutiles. Pardon ma fille bien-aimée, je me rends compte maintenant que je n’ai pas toujours été à la hauteur pour toi. Oui, j’adhérai alors au sot précepte qu’il faut faire coucher, vaille que vaille, un tout petit bébé seul dans un grand lit carré et froid dans une chambre loin de ses parents ; c’est ma faute, c’est ma faute, c’est ma très grande faute, je bats ma coulpe et je m’en repens. Tes frères ont eu plus de bol que toi, sur ce coup-là.  4/ Pour la tranquillité parentale toujours, c’est quand même rassérénant de se dire qu’une petite partie du temps, au lieu d’entendre la litanie « Mamaaaaan, mamaaaan, mamaaaan » et sa variante « Papaaaaa, papaaaa, papaaaa », on n’entendra… rien, quelques brefs instants, qui paraîtront durer une éternité. A cet instant, un jour est comme mille ans (2e épitre de Pierre) alors que d’habitude, c’est plutôt mille ans qui sont comme un jour (idem). 5/ La famille nombreuse est davantage axée sur le développement durable : c’est là que l’on a l’occasion d’optimiser l’utilisation des jouets et des vêtements, que l’on effectue des achats en conscience et non des achats impulsifs, et que l&#8217;on apprend aux enfants à résister aux sirènes de la consommation. A-t-on réellement besoin de tous ces trucs et ces machins inutiles ? Non, et ça tombe bien, car Papa et Maman ne peuvent pas te les payer. Si tu peux résister à la tentation d’être un mouton qui suit le troupeau de moutons et bêle qu’il a besoin d’un nouveau smartphone, alors tu seras un homme, mon fils. 6/ Cerise sur le gâteau, ou plutôt gâteau sous la cerise, une famille nombreuse, c’est beaucoup plus de bisous et de câlins et de petits bras autour du cou, de joues rondes et douces et de petites cuisses potelées, plus longtemps. Et ça, ça n&#8217;a pas de prix. De ma modeste expérience, je retire que plus il y a d’enfants, plus c’est fastoche, et plus on a la paix. Alors globalement, moi je dis : Famille nombreuse, famille heureuse. Elles en disent quoi les copines ? La Mite Orange : Avantages et inconvénients d&#8217;une famille nombreuse Les Fabuleuses au Foyer, par Hélène Dumont : Mais pourquoi faites-vous donc autant d&#8217;enfants ?</p>
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		<title>Congé parental : la grande hypocrisie</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Nov 2017 11:58:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[couple-famille]]></category>
		<category><![CDATA[congé parental]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ces dernières années il a beaucoup été question du partage du congé parental entre les 2 parents. Pour un premier enfant, pas de grand changement : auparavant le congé était de 6 mois, il peut désormais aller jusqu’à 12 mois à condition que ce soit le 2e parent qui prenne le second semestre. En revanche, pour les parents d’au moins deux enfants, le changement est bien réel : le congé pouvait auparavant aller jusqu’à 3 ans. Désormais, il sera de 3 ans MAIS 24 mois au maximum pour le premier parent (en général la mère), et 12 mois au minimum pour le deuxième parent (en général le père). Que veut-ce dire, mes chers amis ? Naturellement, que l’Etat va économiser 1/3 des indemnités des congés parentaux, ce qui est un budget considérable. En effet, à moins de ne pas savoir compter (mais les hauts fonctionnaires savent-ils compter ?) ou de vivre sur la lune (on se le demande), nul ne peut ignorer que, pour tout un tas de raisons plus ou moins valables mais bien réelles, que l’on ne développera pas dans cet article, c’est dans la très grande majorité des cas le père qui est le pourvoyeur du plus gros revenu du foyer. Prenons un cas pratique : Monsieur gagne 2200€. Madame gagne 1400€. Ils viennent d’avoir leur 2e enfant. Ils perçoivent 129.86€ d’allocations familiales, soit un revenu familial de 3730 € (j’ai arrondi). Madame prend un congé parental de 24 mois. Ils serrent les dents et les fesses, Monsieur gagne toujours 2200€ par mois, et Madame reçoit l’indemnité PRePaRe d’un montant royal de … 392.09€, soit une perte de 1400-392.09 = 1007.91€ tout de même (27 % de perte du revenu familial). Mais bon ! Entre le tarif de la nounou ou de la crèche, les impôts, les frais de déplacement pour aller au travail… Ce n’est pas facile mais on fait l’effort (surtout si on n’a pas trouvé de nounou). 24 mois plus tard, Madame doit reprendre le travail (si elle avait la chance d’être en CDI), bambin 2 ne va pas encore à l’école, et Monsieur se dit : Yes we can ! Pourquoi pas moi ? Un an avec mon petitou, ça serait chouette. Recalcul : 2200€-392.09€ = 1807.91€ de perte de revenu ! Soit une modique diminution du revenu familial de 48 % (faut suivre, hein). Comment ça bande de clowns, vous n’êtes pas capables d’encaisser une perte de revenus de 48 % ? Ah ben zut, je crois bien que ça ne va pas être possible, même en serrant les fesses à fond. A moins que mon propriétaire/ma banque, sympa, me fasse une ch’tite ristourne sur mon loyer/mon crédit ? Ah non ? Bon ben zut alors, tant pis, je ne vais pas pouvoir prendre mon congé parental. Zut de zut, l’Etat était pourtant trop sympa de me le proposer à des conditions aussi mirobolantes. On va s’arrêter à 24 mois de congé parental, au lieu de 3 ans avant. C’est bien dommage, c’est bien galère, mais on n’a pas le choix. Mais au moins, l’Etat, magnanime et veillant à l’égalité entre les femmes et les hommes, aura la conscience tranquille et la tête haute, et vous, vous vous serez bien faits entuber, comme souvent. Aussi, vous n’avez qu’à gagner plus. C’est de votre faute. Sérieusement, que veut vraiment notre société ? Favoriser réellement l’égalité hommes-femmes ? J’en doute. Si cela était une réelle ambition politique, le congé parental serait décemment indemnisé –comme cela se fait en Norvège que l’on nous sert à toutes les sauces (1)- afin que chaque parent puisse en profiter et que ce choix soit viable financièrement pour la famille.  En dehors des familles à très haut revenu où la perte d’un salaire peut être relativement indolore, ou les familles à très faible revenu, où la différence entre l’indemnité et le salaire est moindre, je ne vois pas qui peut prendre un congé parental. Mais c’est sans doute parce que je n’ai pas fait l’ENA. Si cela était une réelle ambition politique, on s’attaquerait d’abord à établir une vraie égalité salariale entre les femmes et les hommes ; on s’attacherait à valoriser les compétences développées par les mères de famille, au lieu de considérer le congé maternité comme une catastrophique sortie de route de carrière (Pensez-vous ! pour une femme avec 2 enfants, on parle quand même d’une durée faramineuse de 32 semaines, soit 0.615 an de congé maternité, pour une vie professionnelle de 43 ans (2) ! ce qui fait 1.43% de leur carrière ! C’est con-si-dé-rable) ; On faciliterait la vie aux pères, pour qu’ils puissent davantage prendre leur place dans la vie de famille ; On sortirait de la culture du présentéisme au travail, qui n’est aucunement un gage d’efficacité, parfois bien au contraire. Et ce jour-là, les pères pourront, sereinement, davantage s’occuper avec bonheur de leurs enfants. Les deux parents pourront faire un choix, qui ne sera pas dicté uniquement par des raisons pécuniaires mais par une réflexion globale sur le bien-être de chaque membre de la famille. (1) http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/10/05/97001-20121005FILWWW00362-14-semaines-de-conges-pour-les-peres.php http://www.leparisien.fr/laparisienne/actualites/societe/le-conge-paternite-obligatoire-ce-qui-se-fait-en-europe-31-10-2017-7365501.php (2) pour les personnes nées après 1973 &#160; Elles en disent quoi les copines ? Virginie de Ne le dites à personne : Ce que le congé parental m&#8217;a fait perdre</p>
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