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	<title>voyage Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
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		<title>Ze voyage à Nice entre copines</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Apr 2020 04:30:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Je vous avais promis il y a quelques temps un article sur mon voyage à Nice entre copines. Vous savez, à l’époque où il était encore permis de partir en vacances, où l’on pouvait à loisirs prendre le train, l’avion, se promener dans des villes inconnues, aller au restaurant, claquer la bise à ses amies et se regrouper à cinq personnes n&#8217;appartenant pas à une même famille dans une seule pièce, sans risquer 15 jours de réanimation par bouteille de Chablis partagée. Le temps de revenir, d&#8217;apprendre que l&#8217;épidémie de coronavirus avait commencé dans le coin quand nous y étions (gloups) et de reprendre le travail, paf, nous entrions en confinement. Autant dire que durant quelques semaines, j&#8217;ai été un peu chamboulée et que je n&#8217;ai guère eu la tête à faire le récit de mes vacances, bien que je vous aie laissés sur des charbons extrêmement ardents, pauvres de vous. Mais voilà ! il fait beau, le ciel est bleu, et repenser à ce voyage à Nice, c&#8217;est un peu partir de nouveau, voyager dans un poème de Baudelaire, oui parfaitement, dans l&#8217;invitation au voyage par exemple, ou n&#8217;importe quel poème qui parle d&#8217;oiseau, de ciel et d&#8217;ailleurs, partir loin là-bas, ouvrez vos Lagarde et Michard volume 5, page 332, déconfiner psychiquement tout en confinant physiquement. Et comme je suis d&#8217;humeur partageuse et que je me suis fait botter le train par Marine d&#8217;Une Chambre à Moi (Niçoise de référence) pour rédiger cet article, allons-y : voici le récit de La Fameuse Semaine Tant Attendue des Vacances entre Copines. À Nice. (Je pense qu&#8217;on est OK pour le référencement Google, je le remet un coup : voyage à Nice.) Donc, nous sommes parties à Nice. (Je reprécise, des fois que cela vous ait échappé.) Ah, Nice, paradisiaque souvenir d’une époque lointaine et enfuie ! Nice, c&#8217;est d&#8217;abord la mer à perte de vue, son clapotis tranquille et apaisant, ses galets ronds et sonores, un ciel bleu et un air transparent côté face. Une ville italienne adossée aux montagnes, aux façades ocre, sable, brique, parsemée d&#8217;orangers, côté pile. Nous avions réservé un AirBnB dans la vieille ville : très pratique et sympathique, mais hyper bruyant la nuit, car à Nice, les gens sortent quelque peu avinés des bars, vers 2h du matin, toute l&#8217;année. Ce n&#8217;est plus du tout de mon âge (si tant est que cela l&#8217;ait jamais été.) Personnellement j&#8217;ai dormi comme une souche, mais mes compagnes de voyage beaucoup moins : preuve que leurs enfants sont moins épuisants que les miens, sans doute ? Donc si vous allez à Nice, ne réservez pas votre AirBnB dans la vieille ville, mais plutôt de l&#8217;autre côté de la promenade du Paillon. Nous avions un certain nombre de critères pour ce séjour niçois : &#8211; Exclure le tourisme stakhanoviste &#8211; Boire des verres en terrasses sans surveiller des petites choses remuantes, vous savez, ce truc là, vibrionnant, ah, comment ça s&#8217;appelle&#8230; Ah oui ! Les enfants. Et sans se soucier non plus de ces choses longues et molles toujours allongées, non je ne parle pas d&#8217;étrons canins, mais des&#8230; des&#8230; des adolescents, voilà. &#8211; Faire des trucs de filles, entre filles : massage, soins du visage, critiquage léger des maris et des belles-mères (juste un peu) &#8211; Regarder la mer &#8211; Cocher la case « salade niçoise » et « socca ». Parlons de choses sérieuses : la bouffe. Alors à propos de spécialités niçoises, j&#8217;ai une confession. Autant sur la salade niçoise, je n&#8217;ai que des compliments à faire : thon, radis émincé, tomates, anchois, olive, (je ne m&#8217;avancerai pas plus sur la liste des ingrédients qui reste sujette à de houleux débats de spécialistes depuis l&#8217;antiquité au moins; « vraie salade niçoise » = 72200 résultats dans google), autant je me suis délectée de la tourte sucrée aux blettes, véritable révélation papillaire, avec ses pommes et ses petits pignons (le tout, dégusté chez Le Safari, 1 cours Saleya), autant il faut que je vous parle de la socca (galette de pois chiches pour les non-initiés). Niçoises, Niçois, habitantes et habitants des Alpes-Maritimes, je vais sans doute vous vexer, mais franchement : la socca, ce n&#8217;est pas terrible. Je sens le désabonnement sudiste venir en masse, mais il faut que la vérité soit dite, quand bien même elle est cruelle. La socca est assez neutre gustativement, farineuse, alors que je m&#8217;attendais à du croustillant. Vue la situation actuelle, je m&#8217;arrêterai là sur la socca, je m&#8217;en voudrais d&#8217;aggraver par mon influence &#8211; qui est grande à n&#8217;en pas douter &#8211; la saison touristique à Nice, mais voilà. Je tenais à le dire, car sur ce blog, on est honnête, on revendique la sincérité, on n&#8217;est pas sponsorisé par un marchand de socca donc on s&#8217;en fout, on ne perd pas un kopeck à dire la vérité. EN REVANCHE, en revanche&#8230; S&#8217;il y a bien un commerce enchanteur dans Nice, c&#8217;est la confiserie Florian. C&#8217;est un peu la chocolaterie de Charlie, sans tickets d&#8217;or ni gars bizarre et inquiétant. Rentrer dans la confiserie Florian, c&#8217;est prendre un aller-simple pour le paradis du sucre, des fruits confits, des amandes chocolatées, des violettes cristallisées, des confitures au pétales de roses. Ils ne sponsorisent pas mon blog non plus, et croyez bien que je le déplore. Florian fabrique des petites clémentines confites, amoureusement vernissées de sirop de sucre. Elles sont tellement jolies, tellement rondes et douces comme les joues d&#8217;un bébé, qu&#8217;un ne peut qu&#8217;avoir envie de de les croquer. Malheureusement, elles coûtent un rein. Je ne conteste pas le prix de ce met d&#8217;exception, vu le boulot que c&#8217;est de les confire 45 jours d&#8217;affilée, ces petites clémentines. Mais je me contenterai de les contempler en photo. J&#8217;ai opté pour le délicat et féérique confit de pétales de roses. &#160; Voilà pour le rayon bouffe. Passons à la culture, car je sait que c&#8217;est ce que vous désirez, bande d&#8217;estomacs sur pattes. La Cathédrale Sainte-Réparate Nous étions logées juste à côté de la cathédrale Sainte-Réparate, sise sur une petite place carrée et surmontée d&#8217;un joli dôme génois aux tuiles vernissées comme les écailles d&#8217;Arc-en-Ciel le poisson. Pardon mais c&#8217;était la lecture confinée de la semaine dernière, moyenne section. Les églises niçoises sont comme les italiennes : relativement sobres à l&#8217;extérieur, tandis que le baroque, le rococo, l&#8217;or et les colonnes torsadées foisonnent à l&#8217;intérieur. Sainte-Réparate était une innocente jeune fille de 15 ans qui fut suppliciée sous l&#8217;empereur Trajan Dèce en 250. Dans une chapelle, de grands tableaux montrent les différentes étapes de son martyre, jusqu&#8217;à la décapitation, minutieusement représentée avec plein de petits jets de sang, d&#8217;un réalisme saisissant (interdit aux mineurs de moins de 12 ans à mon avis.) Dans la chapelle controlatérale, figure un très beau triptyque contemporain qui pour une fois ressemble à quelque chose, parce que quand même le plus souvent, les tableaux modernes dans les églises sont extrêmement laids, il faut le dire. Ce tryptique donc, installé en 2019, montre la mort et la résurrection du Christ, en trois panneaux : une très belle mise au tombeau vue du ciel, point de vue rarement abordé en peinture, d&#8217;après ma maigre culture artistique mais ma fréquentation assidue des églises; la rencontre de Marie-Madeleine avec le Christ au jardin, le matin de la résurrection, et l&#8217;annonce aux disciples que le Christ a disparu de son tombeau, devant Jérusalem illuminée par le soleil levant. Ce triptyque est l&#8217;oeuvre d&#8217;Hugo Bogo, qui auparavant a signé une bande dessinée sur la sorcellerie au XIIIè siècle. C&#8217;est pas foufou ça ? Le Vieux Nice Évidemment, le plus agréable dans Nice est de déambuler dans les petites rues, de s&#8217;y perdre même, de monter des escaliers, déboucher sur les solennelles places carrées bordées de colonnades, faire le tour du port,  flâner dans le marché du cours Saleya (un marché de fleurs, de primeurs et de spécialités alimentaires), parallèle au front de mer. Les immeubles sont lumineux, les balcons en dentelle de fer forgé, et les persiennes de bois me font penser à un tableau de Matisse. Nice a appartenu à la Savoie, comme en témoignent les blasons arborés par certains édifices. La promenade des Anglais qui longe la plage est évidemment un incontournable. Vous pourrez même, si vous êtes prêts à débourser 26€ pour une coupe de champagne, aller la siroter au bar du Negresco. Nous, non. Nous nous sommes contentées d&#8217;admirer le portier, cintré dans un seyant costume constitué d&#8217;un knickers bleu et d&#8217;une petite cape. &#160; &#160; Le cimetière du Château de Nice Les courageux qui n&#8217;ont pas peur de grimper (et courageuses, nous le sommes) sur la colline du château, seront récompensés par une vue panoramique sur la baie des Anges et les toits du Vieux Nice. Derrière la colline du château se trouvent deux magnifiques cimetières romantiques à souhaits. Le cimetière juif et le cimetière chrétien sont adossés l&#8217;un à l&#8217;autre. Devant le cimetière juif se trouve le mur récemment érigé en mémoire des 3602 juifs de Nice déportés durant la seconde guerre mondiale. On trouve dans le cimetière chrétien des monuments funéraires de toute beauté, dont celui, très touchant, de la famille Grosso qui perdit deux jeunes enfants. Je ne peux pas tout développer car cet article ferait 10000 mots, mais il  y a aussi à Nice le Palais Lascaris, joyau baroque qui contient une collection d&#8217;instruments de musique des XVIe et XVIIe siècles tout à fait exceptionnelle à faire pâlir d&#8217;envie Lapin qui me réclame une flûte et un tambour, combinaison ô combien explosive entre ses mains. Nous avons fait l&#8217;impasse sur les musées Matisse et Chagall, parce que dans la vie il faut faire des choix. Au rayon beauté Le massage Kobido Évidemment, notre séjour comportait une séance de hammam avec massage. J&#8217;avais choisi le massage Kobido, qui est une sorte de modelage japonais du visage, avec malaxage et palpé-roulé des bajoues : très agréable et relaxant. Vous ne connaissez pas ? Moi non plus, mais j&#8217;ai des copines qui lisent Elle, et visiblement d&#8217;après Elle, il FAUT connaître le Kobido, c&#8217;est LE truc anti-âge qui évite la chirurgie esthétique, te redensifie le collagène et te remaille l&#8217;épiderme, pratiqué par seulement 50 personnes dans le monde authentiquement formées dans la plus pure tradition nipponne, et heureusement pour les péquenots que nous sommes, par tout un tas de pécores non certifiées. Je vous vois frétiller, derrière votre écran. Vous piaffez d&#8217;impatience et vous dites : est-ce que ça marche, est-ce que ça marche ? Faut-il prendre un rendez-vous Kobido post-confinement ? Eh bien oui, ça marche. Je suis ressortie de là totalement lissée, comme si on m&#8217;avait repassé mes rides. Je n&#8217;aime pas dire que j&#8217;ai des rides, parce que ce ne sont pas vraiment des rides, voyez-vous, ce sont des marques laissées sur mon visage par mes expressions, parce que contrairement à Victoria Beckam, je ne fais pas toujours la gueule. Donc : la bonne nouvelle, c&#8217;est que le massage Kobido détend vraiment les traits. La mauvaise, c&#8217;est qu&#8217;il faut faire une cure intensive pour commencer, puis une séance d&#8217;entretien une fois par mois. À 50€ la séance (tarif non certifié), je me suis dit que finalement, mes rides étaient plutôt jolies, et mettaient mon visage en valeur. Je n&#8217;exclus pas de changer d&#8217;avis si je venais à recevoir un petit héritage pour cause de coronavirus (c&#8217;est affreux et je n&#8217;en pense pas un mot bien entendu). l&#8217;Atelier parfum Deuxième point beauté de notre séjour, nous avons participé à un atelier-parfum à Grasse, la ville des parfumeurs. Fragonard, Molinard, Galimard avec un seul L, nous avions l&#8217;embarras du choix. Animées de basses préoccupations financières, nous allâmes chez Galimard, qui offrait le meilleur rapport temps/prix. C&#8217;était très bien, et nous nous sommes amusées comme des petites folles. Nous avons créé notre parfum, assise chacune à notre orgue à parfums, en choisissant les notes de fond, de coeur et de tête. Ce fût l&#8217;occasion de découvrir, au cours d&#8217;un marathon intensif de sniffage, des fragrances inconnues. Opoponax, je suis sûre que vous n&#8217;aviez jamais...</p>
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		<title>Peut-on survivre à des vacances au ski avec 4 enfants ?</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Mar 2019 05:30:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avides de repos, d’air frais, et de combinaisons mouillées entassées dans des studios exigus, nous sommes allés au ski. Nous sommes donc partis en taxi, puis en train, puis en bus, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, avec Chaton et Lapin. Je répète : En taxi. En train. En bus. Avec. Chaton. Et. Lapin. Étonnamment, le voyage s’est bien passé. Je n’ai presque rien à dire dessus. J’avais joué à la mère parfaite, et bourré leurs sacs à dos de compote en gourde (non réutilisables, c’est mal), de pop-corn salé (ça s’écrase moins que les chips) et de sandwichs au jambon (non bio et blindés de gluten ; je ne suis que presque-parfaite, en réalité). Evidemment j’avais soudoyé leur calme en leur achetant des petites saletés en plastique avec lesquelles je me suis bien amusée aussi, finalement. Le bilan de ce voyage en train ? Minutes passées à lire tranquillement : 2. Minutes passées à jouer aux 7 familles : 35 Minutes passées à amener un enfant faire pipi : 15 Minutes passées à écouter de la musique peinarde, avec mon nouveau casque bluetooth : 3 Minutes passées à chercher « au feu les pompiers » sur Deezer : 11 Minutes passées à faire écouter « au feu les pompiers » avec MON nouveau casque bluetooth : 40 Minutes passées à faire des dessins : 32 Nombre de fois où j’ai donné des M&#38;Ms : 26 Nombre de fois où j’ai dit : « tu croques bien le M&#38;Ms, avec les dents » 26 Nombre de fois où j’ai répondu à la question : « Quand est-ce qu’on arriiiive ? » et « On est bientôt arrivééés ? » : 35 Nombre de fois où j’ai dit « Chut ! » : 48 Nombre de fois où j’ai dit « Arrête de gesticuler comme ça », « Ne mets pas tes pieds sur le siège », « Ne donne pas des coups dans le dossier du monsieur », « Ne touche pas la tablette, tu vas te pincer les doigts » : 192 (Remarquez au passage toutes ces injonctions négatives extrêmement peu bienveillantes et très délétères pour la construction neuro-psychique de mes enfants) (c’est bon, si on ne peut même plus rigoler, hein) Et vous pouvez multiplier tout cela par deux, vu que Chéri était de la partie. Rien de très intéressant pour mon blog, donc. J&#8217;étais presque déçue. L&#8217;art du dénuement et de l&#8217;humilité Vous imaginez bien que partir en train avec deux loupiots, nos bagages et ceux des deux grands qui faisaient leur vie séparément et nous rejoignaient de leur côté (je vous la fais brève, car ces plannings de famille recomposée sont rébarbatifs et indigestes au possible mais Loulou avait stage intensif de télé et Poupette apprenait à jouer de la cornemuse avec son père), imposait un allègement certain des bagages. Ce fut donc dans un dénuement extrême que je partis : ni maquillage, ni sèche-cheveux, ni boucles d’oreilles, ni escarpins. À mes pieds, des godillots beige Quechua. Oui, je comprends que vous pleuriez. J&#8217;ai pleuré aussi. C’est là que ça a commencé à se gâter, entre le ski et moi : pas de sèche-cheveux signifie une coiffure anarchique. En plus de cela, je portais un bonnet bleu ciel qui ne va avec rien, mais m’a été offert avec amour l’an dernier par Chaton. Je ne pouvais pas, hélas, ne pas le porter. Or, bonnet signifie coiffure aplatie. Pas de sèche-cheveux + bonnet = ridicule total (sauf si tu es une influenceuse connue qui voyage avec trois valises dont un vanity-case contenant tout le matos nécessaire pour avoir une allure potable sous ton bonnet, lequel bonnet est en angora ou -à la rigueur- en cashmere, mais cela signifie que tu as un boy qui sue pour toi, comme au bon vieux temps des colonies, et moi, je suis contre la colonisation). Bref : au ski, c&#8217;est carrément la Bérézina esthétique. Le ski et moi, et moi, et moi Et puis, comme je ne skie que les années bissextiles, je n’ai jamais investi dans une combinaison de neige ultra-chic. Je suis donc partie à la pêche dans les vestiges du vestiaire de mes beaux-parents : J&#8217;y ai trouvé une superbe combinaison vintage, verte et violette, typiquement eighties. Tout cela pour vous dire que je n’ai pas réellement cherché à me faire immortaliser dans cette tenue improbable. Mais ce n’est pas grave, les plus beaux souvenirs sont dans la tête. Les moches, eux, restent bien fixés sur du papier, mais je veillerai à ne pas y être et n&#8217;hésiterai pas pour cela à réinitialiser le téléphone et l&#8217;ordinateur de l&#8217;homme de ma vie (ou à changer tous ses mots de passe, hu hu hu). Après avoir enfilé mes chaussures de ski, c’est d’une démarche souple et féline que je me suis dirigée avec une tranquille assurance vers les pistes, y retrouvant un petit parfum d&#8217;Asie &#8211; en ce que les croisements des skieurs en bas des pistes, m’évoquent les carrefours d’Hanoï ou de Phnom-Penh- et de Paris &#8211; l’attente au téléski quant à elle me replongeant davantage dans les doux souvenirs de la ligne 13 du métro, le matin à 8h30. Une expérience dépaysante et interculturelle, donc.  Je skie comme une déesse J’avais pensé à me scotcher sur le front mon portable afin de vous régaler de mes descentes fluides et élégantes, et de vous faire frissonner par procuration. Hélas, je n’ai pas réussi à déclencher la fonction caméra de mon téléphone avec le bout de mon nez, et je me suis en plus arraché des poils de sourcil avec l’adhésif. Vous me croirez donc sur parole si je vous dis que je me suis remise en jambes sur les pistes rouges, puis que j’ai enchaîné les pistes noires et que j’ai même sauvé trois moniteurs de l’ESF et deux chasseurs alpins transis de peur et de froid &#8211; l’un pleurant en appelant sa mère et l’autre suçant son pouce. Ah, pardon, mon mari qui relit par-dessus mon épaule me dit qu’il faut que j’arrête de prendre de la drogue et de raconter n’importe quoi. Il précise que j’étais autant à l’aise sur mes skis qu’un éléphant sur un fer à repasser. Il est cruel, c’est facile de se moquer quand on est debout sur des skis avant même de marcher et qu’on a atteint le niveau cham, cham, cham, chamois d’Or. Quel bijou vais-je lui demander pour laver cet affront ? J&#8217;y réfléchis. La question qui vaut 100 balles et un mars Au cours de mes méditations sur les télésièges, j’ai pu observer un phénomène scientifiquement inexpliqué : dans la neige, il y a parfois des traces de pattes de lapin. Et ces traces de lapin commencent brutalement, en plein milieu d’une étendue vierge, et s’arrêtent tout aussi brutalement. Où était le lapin avant et où est-il allé après ? A-t-il sauté depuis le télésiège dans la neige ? A-t-il été embarqué par un choucas serviable ? A-t-il transplané dans un univers parallèle ? Si vous avez un embryon de réponse, je suis preneuse. Sinon, pendant que je cherchais une explication plausible à cette sombre affaire de traces de pattes, Chaton, Loulou et Lapin prenaient des cours de ski. Chaton et Lapin ont brillamment obtenu leur Ourson et leur Piou-Piou, respectivement, sous les vivats de la foule en délire. Loulou a atteint le niveau expert +++, et rien qu&#8217;à le voir dévaler les pentes désormais, je claque des genoux et me démantibule de frayeur aussi sec.  Lapin a-t-il fait des bêtises durant les vacances ? Presque rien. Enfin, sûrement, mais nous sommes totalement mithridatisés désormais, et ses inventions nous glissent dessus comme sur les plumes d&#8217;un canard. Tout au plus s&#8217;est-il amusé à faire des paniers de basket avec les petits croûtons de pain dans la fondue savoyarde, avec une certaine adresse, je le reconnais; C&#8217;est à peine s&#8217;il nous a réveillés chaque nuit pour boire du lait, tantôt à 1h55, tantôt à 3h47; Et c&#8217;est tout juste s&#8217;il a vomi abondamment (histoire de rester dans l&#8217;ambiance) dans le car au retour, et encore, même pas dans les virages de la descente, non; mais bel et bien dans la longue ligne droite qui nous ramenait vers Grenoble. Le calme plat, vous dis-je. Quel est le bilan de ces vacances au ski ? Le ski a quand même quelques inconvénients. 1/ il fait froid, 2/ ça mouille, 3/ il faut savoir skier, 4/ il faut aimer skier, 5/ je préfère passer une semaine dans une suite au Ritz que dans un studio de 25m2, allez savoir pourquoi. 6/ ça coûte quand même la peau des fesses, et les deux reins. Rien que le modeste panier rempli à la supérette du coin (74.90€) m’a fait frôler l’infarctus et envisager de rationner la consommation de lait de Poupette (qui à elle seule serait capable de relancer la filière laitière française). Et le prix du forfait de ski m&#8217;a fait voir les grasses matinées de l’ado d’un autre œil. Tu veux rester au lit ma chérie ? Pas de problème ! Dors encore un peu, va. Jusqu’à 17h si possible. 7/ Qui a posé la question stupide de savoir si je m&#8217;étais reposée ? Des avantages, voyons, je cherche&#8230; ah si ! 1/ la tartiflette, c&#8217;est bon 2/ la fondue savoyarde, c&#8217;est trop bon 3/ j&#8217;ai chanté « Quand te reverrai-je, pays merveilleux » sur le téléski 4/ effectivement, les sommets enneigés et acérés se détachant sur ce ciel pur, c&#8217;est beau. C&#8217;est très beau. Bon, allez, on s&#8217;casse ! (vous avez vu un peu la qualité de mes références culturelles ?) 5/ Last but not least, j&#8217;ai réussi à négocier une semaine de vacances entre copines un an sur deux (ou une fois tous les six mois ? J&#8217;ai un doute, mon amour), en faisant à mon chéri mon regard fatal de Chat Potté ! YOU-HOU ! rien que pour ça, ça valait la peine ! Allez hop, je commence le brain-storming pour savoir où, et avec qui, je pars l&#8217;an prochain. Salut !</p>
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		<title>Maman se fait la belle</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Feb 2018 06:00:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Bon, ça suffit maintenant ! Il y en a marre de toute cette guimauve, de cet émerveillement béat devant les niaiseries infantiles quotidiennes de mes rejetons ! Je lève l’étendard de la révolte maternelle, j’envoie tout péter et JE ME CASSE, comme Thelma et Louise (note pour moi-même : penser à regarder ce film, un jour), en laissant toute la clique de marmots avec leur parent 2, je veux dire, leur père et beau-père ! Ciao, à moi la virée en Italie, peut-être même avec des copines qui comme moi en ont ras la casquette, cheveux au vent dans une décapotable sur des routes bordées de cyprès dans le doux soleil de fin d’après-midi, et le verre de chianti accompagné de prosciutto en fines tranches, sur la place bruissante à la tombée de la nuit. Ah Ah ! on fait moins les malins maintenant, hein ? Plus personne à vampiriser, bandes de chauves-souris assoiffées de sang maternel ! Si vous avez besoin de quoi que ce soit, demandez à Nestor, tenez, allez-y ! Nestor ? Nestoooooor ? Une tototte sur un plateau d&#8217;argent, s&#8217;il vous plaît mon brave ! &#8230; Non, rien. Dommage, il n’y a pas de domestique mes chéris ! Il va donc falloir retrouver ta tototte tout seul comme un grand, mon petit lapin. Non, inutile de me regarder avec tes grands yeux pleins d’eau levés vers moi et les coins de ta petite bouche qui retombent. Je reste de marbre. Demande à ton père. Moi, je pars en Italie. 🎵🎶🎵🎶 Mes chers enfants, je pars, je vous aime, mais je paaaaars, Vous n’aurez plus de mèèèèère, ce soir…🎵🎶🎵🎶 Non, pas le temps pour un dessin, pas le temps pour un devoir, ni pour cuire les pâtes, je me casse, je me casse, je me casse vous dis-je ! Débrouillez-vous sans moi ! Ces jours-ci, ce sera sevrage intégral de maman et stage commando d’autonomie. Non mais, si je ne suis pas mère célibataire, il y a bien une raison, non ? Je vous donne un indice : en changeant quelques lettres à « Maman », ça fait… « Papa ». Tenez : pour que ce soit plus clair, je vous fais un petit schéma explicatif : Voilà. Mes chéris, à la semaine prochaine ! Aaaaaaah, enfin seule. Via, via, vieni via con me&#8230; Que mettrai-je sur ma to-do liste, pardon, ma lista-a-fare ? Acheter des chaussures en cuir à Florence, Y contempler David le sublime,  Assister au Palio à Sienne, Manger une bruschetta devant le Panthéon à Rome, et aussi des artichauts à la romaine, Flâner dans le musée du Vatican, Visiter la chapelle Sixtine seule, Faire le tour du Colisée à fond la caisse en Vespa rouge, Me tordre le cou pour admirer la voûte de la chiesa del Gesù, Manger une glace rococo sur les escaliers de la Trinita dei Monti, Appeler mon chéri et lui dire de me rejoindre, finalement, Quoi les enfants ? Ça va, ils se débrouilleront seuls pendant 48h, non ? Allez, soyons fous ! Un petit week-end à Rome, tous les deux sans personne&#8230; … &#8211; Quoi ? Comment ça, je parle seule ? Attends, je me lave les mains et je sors. Hé ho les mouflets, si je ne peux même plus rêvasser cinq minutes à voix haute dans les toilettes ! Non ma chérie, je ne suis plus énervée. Qu’est-ce-que je disais ? Rien, rien du tout. Je me reposais. Je suis partie en voyage. Oui, dans les toilettes. Ne lève pas tes sourcils comme ça, ma chérie. Je ne suis pas folle, je t&#8217;assure. Les mamans ont des super-pouvoirs, tu sais, dont celui de voyager dans les toilettes, l&#8217;espace d&#8217;un instant. Les plus beaux voyages sont parfois intérieurs. &#160; Cet article a également été publié sur le site Les Fabuleuses au Foyer &#160; &#160;</p>
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