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	<title>VEO Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
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	<description>La vraie vie d&#039;une famille recomposée et nombreuse ! Humeurs, désastres, humour, élucubrations et lectures en vrac.</description>
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		<title>VEO, stress et cerveau de l&#8217;enfant</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Nov 2019 05:30:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[éducation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Suite à mon article sur les excès de la parentalité positive, j&#8217;ai eu envie d&#8217;aller un peu plus loin sur les bases scientifiques de ce courant éducatif et de vous parler de la littérature scientifique relative à l’effet des VEO sur le stress et le cerveau de l’enfant. Cet article va être assez long mais cela me permettra d’être assez précise sur ce que je veux aborder : prenez un café ou enfermez-vous aux toilettes un bon moment. Vous le savez sûrement si vous vous intéressez à ce sujet : la parentalité positive ou éducation bienveillante est basée sur les neurosciences, qui montrent l’impact négatif du stress sur le cerveau de l’enfant. Le cortisol sécrété au cours d’un stress, via le fameux axe HPA (Hypothalamic Pituitary Adrenal axis in english, ou axe Hypothalamo Hypophyso Surrénalien en français) va à la longue endommager certaines zones cérébrales de l’enfant et avoir des conséquences négatives sur ses capacités ultérieures à ressentir de l’empathie et établir des interactions sociales, et également sur certaines fonctions neurocognitives. Il a été prouvé par de nombreuses études que les adultes ayant subi des violences durant leur enfance, ont des capacités neurocognitives, sociales, psychiques, inférieures à celles d&#8217;adultes n&#8217;ayant pas subi de violences. Or, dans les articles de vulgarisation diffusés auprès du grand public, il est rarement (voire jamais) fait mention des études scientifiques ayant analysé les effets du stress sur ces enfants. Ni de quelles violences, ni de quels enfants. Je suis donc allée, munie de ma loupe et de mon pardessus en tweed, faire ma petite enquête sur le sujet (Appelez-moi Miss Marple). VEO : que regroupe ce terme? Selon les sites consultés, sont considérées comme des violences éducatives ordinaires des comportements divers. Par exemple, sur le site Enfance Epanouie, on trouve un éventail très large de VEO : Les VEO évidentes, comme par exemple : gifles, fessées, faire mal, insultes, s&#8217;adresser toujours à l&#8217;enfant brutalement, froidement, agressivement, en hurlant obliger un enfant à rester nu, l&#8217;humilier, l&#8217;espionner, se moquer de lui, ne pas respecter son intimité le laxisme On y trouve aussi des assertions contestables, à mon avis : Isolement temporaire (parfois indispensable, quand un enfant en frappe un autre par exemple – toute ressemblance avec une situation réelle n’est pas du tout fortuite) Donner des récompenses (les avis sont contrastés sur ce sujet, il me semble que ça ne doit pas être systématique, mais que cela peut venir valoriser un comportement positif) Donner des surnoms&#8230; Comme environ 99.9% des parents (Tant qu’on ne surnomme pas son enfant ma crotte, ou le pisseux) Forcer à rester à table pendant les repas (je vous renvoie à mon article sur la tenue à table) Le forcer à mettre son manteau, ses chaussures Faire du chantage (que j’utilise parfois, parce que passer une heure à argumenter, hein, bon) Notons qu&#8217;ils précisent « Cette liste n’est pas à prendre comme une vérité absolue ou comme une injonction. » Cela fait du bien de le lire, à une époque où le terme VEO fleurit à tout bout de champ comme des petits champignons après la pluie. On trouve aussi des sites qui vont plus loin, comme Famille Epanouie : Presser son enfant (Que ceux qui l’ont déjà fait lèvent la main. Mazette ! Je n’arrive même pas à vous compter) Laver le visage de votre enfant avec un gant d’eau froide, sans le prévenir, par derrière. Vous en connaissez beaucoup, des parents qui arrivent par derrière, à pas de loup, avec un gant glacé, et qui le collent brutalement sur le visage de leur enfant ? Lui attacher la serviette autour du cou en lui baissant la tête. (En lui demandant de baisser la tête ? En lui appuyant sur la tête ? je ne comprends pas très bien. Il me semblait que c’était pour ne pas lui coincer des cheveux dans le noeud)  Racler systématiquement la bouche de votre enfant avec la petite cuillère (on ne racle pas jusqu&#8217;au sang, normalement) Sentir les fesses de votre enfant en lui disant « tu pues ». C’est le fait de sentir les fesses, ou de dire tu pues qui pose problème ? je penche pour la seconde option. Rectifier ou finir un coloriage/bricolage de l’enfant. Gné ? Pour moi de nombreux items sont trop imprécis pour dire si oui ou non, il s’agit de VEO. On peut nouer un bavoir en baissant la tête d’un enfant avec douceur. On peut aussi le faire avec brutalité. On peut racler la petite bouche pleine de purée d’une main légère. On peut aussi le faire comme un gros bourrin. On peut envoyer un enfant se calmer dans sa chambre avec sérénité, en lui expliquant pourquoi. On peut aussi l’envoyer dans sa chambre en hurlant et en claquant la porte derrière lui. Etc… la manière de faire et l’intention, couplées à l’explication, est ce qui constitue ou non, la violence.  VEO : que dit la loi ? Le texte de loi nouvellement voté ne dit pas grand-chose, en réalité : Après le deuxième alinéa de l&#8217;article 371-1 du code civil, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « L&#8217;autorité parentale s&#8217;exerce sans violences physiques ou psychologiques. » Au deuxième alinéa de l&#8217;article L. 421-14 du code de l&#8217;action sociale et des familles, après le mot : « secourisme », sont insérés les mots : «, à la prévention des violences éducatives ordinaires. » Les VEO y sont donc très vaguement définies. Passons maintenant aux études scientifiques sur les effets de la violence sur le développement cérébral de l’enfant. Comment sont quantifiées les violences subies ? Dans la plupart des études que j&#8217;ai trouvées, le stress était quantifié par le biais d&#8217;un questionnaire, nommé Child Trauma Questionnaire (CTQ), mis au point en 1994 par D. Bernstein et al. La version française de ce questionnaire a été validée en 2004 par Daniel Paquette. Des versions abrégées sont parfois utilisées. Ce questionnaire est proposé à partir de 12 ans, il s&#8217;agit donc d&#8217;une auto-évaluation rétrospective. Pour les enfants plus petits, ce sont les parents qui remplissent un questionnaire sur leurs pratiques éducatives. Ce qui introduit forcément un biais de censure : les parents peuvent avouer des gifles ou des fessées, mais n’iront pas se vanter de battre leur enfant au point de l’envoyer aux urgences. Pour cette raison, j’ai préféré me limiter aux études utilisant le CTQ. Quelles sont les violences évaluées dans ces études cliniques ? Elles sont réparties en 5 grandes classes : La négligence émotionnelle : les besoins psychologiques et affectifs ne sont pas pourvus (manque d&#8217;amour et d&#8217;encouragement, manque de contacts rassurants, indifférence) Les abus sexuels (avec ou sans violence/contrainte) Les abus physiques (attaques physiques impliquant des blessures ou des risques de blessures) Les abus émotionnels (attaques verbales relatives à la valeur de l&#8217;enfant : insultes, dévalorisation, humiliation, paroles haineuses) La négligence physique (les besoins physiques fondamentaux &#8211; nourriture, habillement, hygiène, sommeil, sécurité- ne sont pas pourvus) L&#8217;enfant est invité à répondre à 70 questions (relatives à l&#8217;un des cinq items précédemment définis), sur une échelle de 1 à 5, 1 signifiant « jamais vrai » et 5, « toujours vrai ». L&#8217;ensemble des questions est disponible ici, dans les annexes, tout en bas. Cela peut être, par exemple : &#8211; J’ai été frappé(e) et/ou battu(e) par quelqu’un de ma famille &#8211; J’ai dû subvenir à mes propres besoins car il n’y avait personne d’autre pour le faire &#8211; Il y avait beaucoup de disputes et de batailles entre les membres de ma famille &#8211; Un membre de ma famille hurlait ou criait après moi &#8211; J’ai vu ma mère ou l’un de mes frères ou sœurs se faire frapper ou battre &#8211; Mes parents étaient trop ivres ou drogués pour prendre soin des enfants &#8211; J&#8217;ai fait partie d&#8217;un gang &#8211; J’ai eu des relations sexuelles avec un adulte ou quelqu’un de beaucoup plus vieux que moi (au moins 5 ans de plus que moi) &#8211; Mes parents me disaient des choses blessantes et/ou insultantes &#8211; Les membres de ma famille ne semblaient pas savoir ou se foutaient de ce que je faisais &#8211; J’ai manqué de nourriture Chaque réponse vaut un certain nombre de points, et un score final est ensuite calculé. La population d&#8217;enfants maltraités est ensuite comparée à une population contrôle non maltraitée, appariée sur l&#8217;âge, les origines sociales et ethniques. On constate donc que les violences évaluées dans les études du stress neurotoxique, sont des violences extrêmement lourdes.  On peut en conclure que la maltraitance induit des dommages neurologiques et psychologiques. Les effets à long terme d’envoyer un enfant se calmer parce qu’il a collé un coup de camion sur la tête de son frère (exemple choisi au hasard, naturellement), ou de le traîner à la salle de bains se brosser les dents (moi, faire ça ?), n’ont jamais été étudiés. Pour cause, ces enfants sont ceux considérés comme enfants contrôles non maltraités. Si vous trouvez une référence, par pitié, envoyez-la-moi. Je parle d’une revue scientifique, pas d’une revue féminine ou d’un compte d’influenceuse instagram. VEO, Cortisol, Stress chronique et Stress aigu Les études scientifiques montrent l&#8217;effet délétère d&#8217;un stress chronique : le stress chronique, qui par définition est durable, répétitif, d&#8217;intensité à peu près constante, induit de manière soutenue et prolongée une élévation importante du taux de cortisol au-delà des taux physiologiques, qui va par la suite entraîner des dommages au niveau du cerveau et une atténuation des émotions à long terme. En revanche, un stress aigu, c&#8217;est-à-dire transitoire, va entraîner une augmentation éphémère du cortisol et permettre une réponse adaptée à la situation, qui sera suivie d’un retour à la normale (par exemple, avoir peur lors d&#8217;une prise de risque, ce qui permettra ultérieurement de ne pas se remettre en situation de danger). Concrètement, cela veut dire quoi ? Si le mode éducatif habituel est de battre son enfant à chaque incartade, pendant une longue durée, il s&#8217;agit d&#8217;un stress chronique. Si on ne parle à son enfant qu&#8217;en criant et qu&#8217;en l&#8217;insultant, c&#8217;est un stress chronique. Si on n&#8217;adresse jamais la parole à son enfant, sauf pour l&#8217;humilier, c&#8217;est un stress chronique. Si l&#8217;enfant est privé de contact physique et de démonstrations d&#8217;affection, c&#8217;est un stress chronique. Si on bride son enfant en permanence dans le but de le « mater », c’est un stress chronique. En revanche, une fessée exceptionnelle un jour de dérapage (même si ce n&#8217;est évidemment pas une « technique » éducative recommandable), une période où l&#8217;on crie davantage, un ordre sensé que l’on force l’enfant à exécuter même s&#8217;il le conteste, ne vont pas générer un stress chronique. Cela n&#8217;aura pas de conséquences en terme de dommages neurocognitifs. On voit bien que stress aigu et stress chronique sont souvent confondus (ou même, carrément indifférenciés), alors qu&#8217;ils ne sont absolument pas comparables. Toute situation de stress n&#8217;aura pas un impact négatif sur le cerveau de l&#8217;enfant. Le stress est un mécanisme qui permet à l’organisme de mobiliser des défenses, il a donc aussi un rôle positif, s’il n’est pas constant. Études scientifiques et VEO Sur le site de l&#8217;Observatoire des VEO (OVEO), j&#8217;ai trouvé une page sur les études scientifiques prouvant les dommages des VEO. Je passe sur les études relatives à l&#8217;effet de la fessée routinière sur l&#8217;agressivité des enfants : On est tous d&#8217;accord sur le fait qu&#8217;éduquer ses enfants à coup de torgnoles ne donnera pas de bons résultats. Je me suis donc intéressée aux items suivants, parmi lesquels une thèse de médecine. Elle est ainsi titrée : « Violence éducative ordinaire et troubles psychiatriques à l’âge adulte : État des lieux de nos connaissances actuelles et implications cliniques ». Sauf que la thèse (disponible ici) s&#8217;intéresse à l&#8217;effet des fessées / gifles / coups / brutalités physiques. Pas à l&#8217;effet de « Maintenant va dans ta chambre » ou « Tu regarderas Tchoupi si tu es sage » (Notez l&#8217;atroce combinaison du chantage et de l&#8217;exposition aux écrans : de la VEO au carré) On nous parle ensuite des effets du harcèlement scolaire entre enfants (qui n’est pas une violence éducative puisqu’elle est le fait des pairs) On nous parle également de...</p>
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		<title>La dérive toxique de la parentalité positive</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Sep 2019 04:15:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Je ne vais sans doute pas me faire que des amis en adoptant un tel titre. J’ai découvert l&#8217;autre jour un compte Instagram qui illustre à mes yeux la dérive toxique de la parentalité positive. Évidemment, ce mouvement éducatif part d’excellentes intentions et se base sur de très justes observations du développement de l’enfant. J’y pioche de nombreux outils pour mieux dialoguer avec mes enfants. Il n&#8217;est donc pas question de remettre en cause le besoin de sécurité physique et affective de l&#8217;enfant. Mais certains s&#8217;engouffrent dans une application caricaturale des principes de l&#8217;éducation bienveillante et c&#8217;est extrêmement dommage pour la crédibilité de ce mouvement éducatif. Le pourquoi du comment de ce post : L’autre jour, j’entrevois la story de notre amie Docteur Doudou, médecin à ses heures perdues. Docteur Doudou nous fait un laïus pédagogue et précis, sur le fait que prodiguer des soins n’est pas toujours agréable, mais nécessaire aux enfants. Genre : le médecin doit donner un médicament, ou poser une perfusion à un enfant, car son état le nécessite. Il explique ce qu’il va faire, sans passer trop longtemps à radoter sur le pourquoi du comment pour ne pas faire monter l&#8217;anxiété. Parfois, malgré les explications, l’enfant ne sera pas content, pleurera, protestera. Parfois, il sera même nécessaire de le maintenir pour que pif paf pouf, le soin soit fait le plus vite possible.  Ce n’est pas de la maltraitance : c’est du soin. Bon. Je me disais, mais où veut-elle en venir ? Évidemment que ce n’est pas de la maltraitance.  Elle nous prend pour des benêts ou quoi ? Je lui demande donc si ce sont les hormones de l’allaitement qui lui ramollissent le cortex au point qu&#8217;elle nous explique que soigner un enfant n’est pas le maltraiter. Point du tout, me répond-elle. J’ai fait cette story car une instagrammeuse assimile le non-consentement des enfants lors d’un soin, à de la maltraitance. Un peu estomaquée par sa réponse, je suis allée farfouiller et j’ai effectivement trouvé le compte qui vaut son pesant de cacahuètes. La bienveillance poussée jusqu&#8217;à l&#8217;absurde Cette personne explique donc, dans un post concernant la contrainte physique, que tout geste effectué, quel qu’il soit, comme : un geste médical (le tenir pour une prise de sang, afin qu’il ne se fasse pas mal), ou même l’attraper par le bras pour lui faire éviter un danger, est une violence éducative ordinaire s&#8217;il n&#8217;a pas recueilli le consentement de l’enfant, je cite « Peu importe l&#8217;intention ». Point. Suivaient ensuite des commentaires de mères se posant diverses questions : 1er exemple : une maman s&#8217;interroge car il lui est arrivé de tirer fermement son enfant par le bras dans la rue pour qu’elle ne marche plus sur le bord du trottoir et ne se mange pas un bus. La Pythie des VEO lui répond, après avoir lu les entrailles d’une carotte fraichement égorgée au soleil levant : « tordre le bras de son enfant » (même s&#8217;il n&#8217;a jamais été question de torsion, mais passons), c’est de la violence éducative ordinaire. « Parfois ça peut le sauver mais la question n&#8217;est pas là ».  Ah bon. 2e exemple : Comment faire quand un enfant refuse de se dépêcher le matin, peut-on lui parler fermement ? Réponse : il ne faut pas l&#8217;attraper par le bras pour le faire avancer (cf point précédent), mais il ne faut pas non plus lui parler avec fermeté (car c&#8217;est un rapport de force qui induit la violence) et il ne faut pas le manipuler (lui promettre une récompense/punition par exemple s&#8217;il se met à /refuse de marcher), il faut&#8230; On ne saura pas, finalement, ce qu&#8217;il faut faire, mis à part accepter d&#8217;être en retard tous les matins. Et « s&#8217;efforcer de recueillir le consentement de l&#8217;enfant » (avec signature, huissier, cachet de la poste faisant foi, et tout et tout). Suivaient d&#8217;autres commentaires de mamans, qui à la lecture du post, s&#8217;interrogeaient sur leur violence éducative, car elles avaient écarté leur enfant d&#8217;un chat qui allait griffer, ou devaient lui imposer de soins médicaux, etc&#8230; Sans doute que la personne gérant ce compte a trouvé dans cette application de l&#8217;éducation bienveillante, les réponses adaptées aux situations qu’elle vivait avec ses enfants. A ELLE. Mais en faire une religion, ou plutôt un intégrisme, et décréter que tout parent agissant de manière non-conforme à sa doctrine, pratique les VEO à tour de bras, je trouve cela choquant et dangereux. Considérer que contraindre un enfant dans un but de soin ou de protection, est de la même nature violente que le frapper, cela constitue une dérive toxique de la parentalité positive. Pour une analyse rationnelle des vraies données scientifiques relatives aux VEO, allez lire mon article sur l&#8217;effet des VEO sur le stress et le cerveau de l&#8217;enfant qui complète utilement celui-ci. 1/ Parce qu’un enfant n’est pas un adulte miniature et ne sait pas forcément ce qui est bon pour lui. Mes enfants sont bien évidemment mes égaux en valeur, en dignité, en importance. Pour autant, ils ne savent pas autant de choses que moi, concernant les dangers qui les entourent et leurs besoins. Je repensais à cette maman se questionnant sur sa légitimité à attraper sa fille par le bras pour la protéger des véhicules. Imaginons qu’elle se contente de dire d’une douce voix à son enfant « ma chérie, il serait plus adapté que tu marches de l’autre côté du trottoir, serais-tu d’accord pour cela ? Il me semble que tu es trop près du bord et un bus pourrait t’écr… » Ploutch. Certes ! La maman aurait bonne conscience et pourrait garder la tête haute, pure et vierge de toute VEO, devant les zélateurs de l’éducation bienveillante. Cependant, sa fille serait en piteux état. Les enfants n’ont pas la conscience du risque. Ils sont tout simplement incapables de les évaluer et de les anticiper s&#8217;ils n&#8217;apprennent pas de nous la notion de danger, et la notion de réaction urgente face au danger. Si je les laissais faire, Chaton et Lapin danseraient sur le bord de leur fenêtre au 6e étage, en jonglant avec des couteaux de cuisine. Ils ne dormiraient pas non plus avant 23h, et ne mangeraient que des bonbons et des chips. Sans jamais se brosser les dents, bien sûr. C’est normal : ils font leur job d’enfant en expérimentant. Mais c’est également normal : je fais mon job de mère en veillant à ce qu’ils évoluent dans un cadre sécurisé, et en limitant les « bêtises » et expérimentations à celles qui ne compromettent pas leur santé physique et psychique. Qu’est-ce qui est le plus maltraitant ? Forcer comme cela m’est arrivé tant de fois, son enfant à se brosser les dents ? Ou le laisser libre de se les laver ou non, le laisser libre d’avoir des caries, le laisser libre de se les faire soigner chez le dentiste, et lui léguer de manière bienveillante (ouf ! l’honneur est sauf) des vieux chicots pourris à 20 ans ? Certains ont polémiqué sur les réseaux sociaux concernant le nettoyage de nez au sérum physiologique des bébés enrhumés : parait-il que ce serait une VEO insupportable, que l’enfant est noyé, etc, etc… J’ai toujours choisi, sans aucun état d’âme, le lavage de nez pour mes enfants à chaque rhinite. Car je trouve plus violent d’avoir le nez encombré – même si le lavage de nez n’est pas très agréable &#8211; que de peiner à respirer, s’oxygéner, et dormir normalement. Et accessoirement, je préférais éviter la pente savonnée rhinite &#8211; bronchite – bronchiolite – hospitalisation avec de méchants médecins (forcément violents, et bourrés de conflits d&#8217;intérêt, naturellement). 2/ Parce qu’un enfant n’est pas qu&#8217;une petite victime fragile. Les enfants sont des êtres formidables, plein de ressources, d’énergie, de capacités d’adaptation, de compréhension des situations, de confiance en la vie. Tous ont traversé la naissance, qui est, même quand elle se déroule bien, un passage extrêmement violent. Venir d’un monde tiède, liquide, feutré, restreint et assourdi, à un monde éblouissant, bruyant, froid et immense est traumatisant. Pourtant, la plupart d&#8217;entre nous s&#8217;en remet sans dommage. Avec cette vision totalitaire de l’éducation bienveillante, l’enfant est transformé en frêle créature anéantie par la moindre action parentale qui sortirait un tant soit peu du cadre routinier et rassurant de sa vie. Le parent, lui, se transforme en dieu tout-puissant et menaçant, puisque chaque acte, même le plus anodin, aurait une conséquence énorme et potentiellement dévastatrice sur sa petite marionnette. Il suffit pourtant de s’intéresser aux adultes, ces ex-enfants, pour constater que ceux ayant vécu de vraies épreuves, des deuils, des maladies, des manques, peuvent devenir des parents normaux, malgré tout. Nous sommes bien plus que la conséquence des difficultés vécues durant notre enfance. 3/ Parce que l’éducation s’inscrit dans un contexte global Il y a effectivement des données scientifiques sur l’effet délétère induit par le stress sur le développement neuronal des enfants. Le stress induit la sécrétion de cortisol qui a des effets neurotoxiques. C’est un fait. Mais il faut faire la distinction entre stress aigu (la réponse adaptée à une situation de danger) et le stress chronique qui lui, est toxique. Pour autant, faut-il croire que contrarier – raisonnablement, et pour son bien &#8211; la volonté de son enfant générerait un stress neurotoxique ? Personnellement, je suis persuadée que non. User de son pouvoir de manière excessive ou sadique envers un enfant, le maltraiter, lui faire vivre une profonde insécurité physique et psychique, oui, cela est toxique. Faire preuve d’autorité de manière justifiée, le gronder parce qu’il s’est mis ou allait se mettre, gravement en danger ? Certainement non. Si nous sommes tous un peu plus bêtes que les générations précédentes, c’est probablement davantage lié à nos modes de vie qu’au stress neurotoxique induit par le cri de 8h28 que pousse le parent excédé. Je suis une mère normale. Après avoir parcouru, éberluée, ce compte Instagram, j&#8217;ai fait la liste de toutes les VEO commises sur mes propres enfants, seulement sur les dernières 24 heures. J&#8217;ai attrapé Lapin par le bras à de multiples reprises, pour l&#8217;habiller, le mettre à table, le mettre à la sieste, lui faire se laver les mains, l&#8217;empêcher de détruire les constructions de son frère. (Violence physique) J&#8217;ai envoyé Chaton dans sa chambre se calmer. (Isolement) Je leur ai dit qu&#8217;ils auraient le droit de regarder un épisode de leur dessin animé préféré, une fois qu&#8217;ils auraient rangé leurs jouets. (Chantage) J&#8217;ai crié, de nombreuses fois. (Cris) etc&#8230; Évidemment, je sais très bien quand cela arrive qu’ils n’ont pas été forcément plus pénibles que d’habitude, mais simplement que j’étais, moi, fatiguée. Triste. Gavée. Préoccupée. Tout cela ne fait pas de moi une mère violente et dangereuse qui passe son temps à terroriser sa progéniture en hurlant. Simplement, je ne suis pas un robot : je suis juste une femme, avec mes limites, et mon impatience. Et ce n’est pas grave. A côté de cela, je passe bien davantage de temps à les câliner, à dormir avec eux, à jouer, à les emmener faire du vélo, à leur raconter des histoires, à leur dire que je les aime, à leur montrer comment éplucher des légumes, à les laisser trop remplir la baignoire, à installer une cabane à la cuisine alors que je prépare le repas, à construire des châteaux, à faire les fous sur notre lit en jetant des coussins partout.  Et tout ceci ne pèserait pas lourd dans la balance face à un soir ou j’aurais davantage crié ? Je n’en crois pas un mot. Dans l’éducation, il y a le court terme : être prêts à partir à l’école dans 10 minutes, ce qui demande parfois de faire quelques entorses à ses principes. Et il y a le moyen et long terme : la construction d’une personnalité, que l’on souhaite ouverte, épanouie, équilibrée, sociable, et respectueuse des règles de vie en société – aussi. Personnalité qui sera nourrie par tous les actes d’amour posés jour après jour, lesquels auront compté au moins autant, si ce n’est bien plus, que les cris poussés les soirs de grande...</p>
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