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	<title>vaccin Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
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		<title>« Qui aime bien vaccine peu » : vous savez quoi en penser (3)</title>
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		<pubDate>Mon, 09 May 2022 19:00:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Aujourd&#8217;hui je termine ma lecture critique de « Qui aime bien vaccine peu » de Michel Georget et un collectif de médecins homéopathes. Pour rappel, la première partie (Généralités, Diphtérie, Tétanos) se trouve ici et la deuxième (Coqueluche, Poliomyélite, Haemophilus B) là. C&#8217;est avec un grand soulagement que je termine cette lecture, car « Qui aime bien vaccine peu » est quand même très indigeste et j&#8217;ai des douleurs d&#8217;estomac à chaque fois que je lis leurs arguments moisis. Mais que ne ferai-je pour votre parfaite information, je vous le demande ? Débutons par cette bucolique citation extraite de « Qui aine bien vaccine peu » : « Rougeole, oreillons, rubéole ou encore varicelle, autant de mots qui, pour les plus de trente ans, évoquent le souvenir d&#8217;une semaine passée à la maison avec de la fièvre, des douleurs, des démangeaisons; mais aussi le plaisir de pouvoir rester au lit alors que les copains partent à l&#8217;école, le bonheur d&#8217;être l&#8217;attention de la famille. »  Ah, Michel, quelle vision romantique des maladies infectieuses tu as, espèce de gros nounours ! On voit que ce n&#8217;est pas toi qui restais garder tes enfants durant leur varicelle ou leur rougeole et devais trouver mille subterfuges pour les rendre moins inconfortables, les faire manger ou les empêcher de se gratter et de se faire des cicatrices indélébiles. Sûrement, Michel, tu n&#8217;interrompais pas ton activité professionnelle pour faire le garde-malade, non non, tu laissais ça à ta meuf, car c&#8217;est bien connu, les femmes ont les gènes codant pour les soins durant la varicelle et autres trucs qui grattent, et en plus, elles aiment ça, même si elles disent que non. Sinon, comment pourrais-tu nous débiter d&#8217;aussi énormes conneries ? À te lire, on dirait bien que les maladies infantiles, c&#8217;est la clé du bonheur familial. Je ne garde pas un souvenir spécialement sympa des varicelles de mes enfants : paupières purulentes, boutons plein la bouche, difficultés à avaler&#8230; non, vraiment, j&#8217;ai connu des moments plus agréables, et eux aussi. LA VARICELLE Bon, reprenons : pour commencer la vaccination contre la varicelle existe, mais elle n&#8217;est ni obligatoire ni recommandée, et n&#8217;est envisagée qu&#8217;en absence de varicelle à 6 ans, après un dosage des anticorps. Je sais de quoi je parle, c&#8217;est le cas de mon Chaton : varicelle asymptomatique, on n&#8217;a rien vu mais il est immunisé. En revanche, s&#8217;il ne l&#8217;avait pas été, je l&#8217;aurais fait vacciner car plus on grandit, plus la varicelle est méchante et prend des formes sévères : pulmonaire et neurologique chez l&#8217;adulte, essentiellement. « De récentes recherches semblent montrer que l&#8217;infection naturelle par le virus de la varicelle est un facteur protecteur contre le développement de tumeurs cérébrales. » Là, Michel s&#8217;emballe sacrément. Il n&#8217;a pas été montré un effet protecteur du virus du zona et de la varicelle (VZV) contre le développement de tumeurs cérébrales, il a été constaté une association négative d&#8217;une infection à VZV avec la survenue de gliome, avec une « diminution » du risque de gliome de 21%. Si on considère que les personnes ayant eu la varicelle on un risque de gliome égale à 1, cela signifie que le risque de gliome pour les personnes n&#8217;ayant pas eu la varicelle est de 1.21 : c&#8217;est pas folichon comme association. Lien de cause à effet ? On n&#8217;en sait rien. Cependant, ce que Michel omet de dire, c&#8217;est que si le VZV est associé négativement à la survenue de gliome, il est associé positivement à d&#8217;autres cancers. Petit fripon, va ! Quoi qu&#8217;il en soit, ça nous fait une belle jambe. La conclusion de l&#8217;article relatif à « l&#8217;effet protecteur » du VZV envers les tumeurs cérébrales mentionne : « The biological mechanism through which chickenpox* may (notez le conditionnel) confer protection against glioma is currently unclear (tu m&#8217;étonnes). One proposed mechanism is that VZV antibodies may (re-conditionnel) demonstrate some cross reactivity to tumor cells (or other oncogenic viruses), and are thus capable of helping mount a protective immune response against existing tumor cells. Conversely, it is also possible that individuals who are more likely to develop cancer may be unable to mount strong immune responses to infections such as VZV. » *chickenpox : nom anglais du VZV Ce qui signifie : on n&#8217;en sait foutrement rien, de la raison de cette corrélation inverse. Peut-être que les anticorps spécifiques du VZV reconnaissent des séquences de la tumeur ou de virus oncogéniques (= qui causent le cancer) et dézinguent tout avant que le cancer s&#8217;installe. Ou peut-être que les individus qui développent ce type de cancers ne sont pas capables, par ailleurs, de faire des réponses immunitaires contre le VZV, et qu&#8217;il n&#8217;y a aucun lien de cause à effet. Mais peut-être pas, et on n&#8217;a pas de crédits pour bosser dessus de toute façon. Ce qui ressortirait de la conclusion des auteurs, c&#8217;est surtout qu&#8217;on a tout intérêt à génerer une réponse immunitaire contre le VZV, donc&#8230; à vacciner les personnes qui ne l&#8217;ont pas contracté durant l&#8217;enfance. Contrairement à ce que raconte Michel. Et dans tous les cas, 90% des adultes sont immunisés contre la varicelle. So what ? Les patients atteints de gliome seraient-ils majoritairement non immunisés contre la varicelle ? Pas très crédible. « Jusqu&#8217;à présent, la vaccination était réservée à des groupes à risques bien spécifiques (personnes atteintes d&#8217;immunodéficience). Actuellement, des voix s&#8217;élèvent, de manière de plus en plus insistante, pour étendre cette vaccination. » Euh&#8230; je tends l&#8217;oreille, mais&#8230; non, rien, je n&#8217;entends rien, et depuis la publication de cet ouvrage en 2007, le vaccin contre la varicelle n&#8217;est toujours pas obligatoire. Michel, aurais-tu eu des voix ? Le calendrier vaccinal 2022 vient de sortir, et la varicelle ne figure pas dans les recommadations obligatoires. Elle est simplement recommandée pour les enfants non immunisés qui sont contacts de patients en attente de greffe, ou pour les adolescents non immunisés.  LA ROUGEOLE « Les complications graves (encéphalites) sont rares et les chiffres avancés par les instances officielles sont, volontairement, alarmistes.[&#8230;] Dans nos pays industrialisés, la mortalité est très rare et touche des enfants dont les défenses sont affaiblies. » Certes, les complications surviennent, fort heureusement, dans une minorité de cas. Certes, les personnes immunodéprimées sont davantage à risque. Et donc, tant pis pour elles ? Quelle drôle de conception de la santé publique et de la solidarité.  Revenons aux chiffres : Entre le 1er janvier et le 30 septembre 2019, 2491 cas de rougeole ont été déclarés en France, dont 724 (29%) hospitalisés, 202 cas sévères (8%) dont 2 décès (encéphalites subaiguës à inclusions chez deux jeunes adultes immunodéprimés) (source CPIAS). 8% de cas sévères. Je ne trouve pas cela « alarmiste », je trouve cela factuel. Vous imaginez si la population n&#8217;était pas massivement vaccinée ? Le virus de la rougeole est un virus encore plus contagieux (avec un R0 de 15 environ) que le variant Omicron du SARS-CoV-2 qui a contaminé des millions de personnes en quelques semaines en France entre décembre 2021 et février 2022. Imaginons 8% de formes sévères chez des millions de malades. On serait bien dans la merde. D&#8217;après Santé Publique France, le taux d&#8217;encéphalites secondaires à la rougeole serait de 0,5 à 1 pour 1000 cas. Pas très fréquent certes, mais cela ferait beaucoup de monde quand même s&#8217;il y avait des épidémies non maîtrisées. Et c&#8217;est ce qui risque de se passer, car la pandémie de Covid-19 a occasionné un retard massif de vaccination contre la rougeole. L&#8217;OMS estime que 70% seulement des enfants dans le monde ont reçu leur deuxième dose de vaccin anti-rougeoleux, ce qui est largement insuffisant à assurer une couverture vaccinale efficace. « Pour les personnes vaccinées, 5 à 10% d&#8217;entre elles ne développent pas une protection suffisante, ce qui rend illusoire toute volonté d&#8217;éradiquer cette maladie ». Curieux argument. Si on ne peut pas éradiquer une maladie, on laisse tomber ? Laissons tomber alors la lutte contre le cancer, contre le VIH, laissons tomber la lutte contre les maladies mentales, puisqu&#8217;il y aura toujours d&#8217;autres personnes atteintes de maladies mentales, laissons tout tomber ! Ne soignons plus rien, et barrons-nous tous attendre la mort en buvant des mojitos, puisqu&#8217;on n&#8217;arrive pas à l&#8217;éradiquer. Ce n&#8217;est pas une grande nouveauté que certaines personnes ne font pas de réponse immunitaire après une vaccination. Cela arrive avec, globalement, tous les vaccins.  Les auteurs de « Qui aime bien vaccine peu » affirment encore :  « en mars 2001, le très sérieux British Medical Journal relatait que des scientifiques indiens avaient averti que l&#8217;Inde pourrait être le témoin de l&#8217;émergence d&#8217;un mutant de la rougeole, hautement virulent, sur lequel le vaccin est inefficace.[&#8230;] à vouloir éliminer du globe un organisme, on en sélectionne des formes résistantes et l&#8217;histoire des antibiotiques (NDLR, l&#8217;antibiorésistance) pourrait bien se répéter avec les vaccins » Je ricane, vous n&#8217;imaginez même pas comment. Ce ne fut pas facile de retrouver ce fameux article, mais ce fut bon. 1/ parce que ce n&#8217;est pas un article scientifique, mais un communiqué établi par le « très sérieux » BMJ à partir d&#8217;une simple interview, sans données scientifiques, sans preuves, sans rien, juste de la parlote. 2/ parce qu&#8217;il ne s&#8217;agissait pas de mutants de rougeole mais de virus Nipah , comme cela a été découvert plus tard, en 2017 dans cet article. Comme l&#8217;expliquent les auteurs, « Nipah virus encephalitis had occurred once in Siliguri in West Bengal but was at first misdiagnosed as measles* encephalitis » : la cause de ces encéphalites a été attribuée à tort au virus de la rougeole. Tu m&#8217;étonnes que le vaccin de la rougeole n&#8217;est pas efficace dessus !  *measles : petit nom anglais du virus de la rougeole. Dommage, c&#8217;était bien tenté. « Le lien entre le vaccin de la rougeole et des maladies inflammatoires du tube digestif [&#8230;] ainsi que le risque d&#8217;autisme suite au vaccin sont fortement débattus et la question n&#8217;est à ce jour pas résolue. » Il n&#8217;y a absolument aucun débat là-dessus : il n&#8217;y a pas de lien. La lecture de la page consacrée à Andrew Wakefield, auteur de la publication mensongère supputant des liens entre vaccin rougeoleux et autisme ou maladies inflammatoires du tube digestif, parue dans Lancet en 1998 puis prestement rétractée, vaut mieux qu&#8217;un long discours. Tous ses co-auteurs l&#8217;ont désavoué, personne n&#8217;a jamais pu reproduire ses résultats, il a été prouvé qu&#8217;il avait des conflits d&#8217;intérêts majeurs, bref, c&#8217;est vraiment l&#8217;histoire d&#8217;une escroquerie scientifique aux tristes conséquences. LA RUBEOLE En soi, la rubéole est une maladie bénigne. Son seul caractère de gravité est l&#8217;infection d&#8217;une femme enceinte au cours de sa grossesse, avec un taux d&#8217;atteinte de l&#8217;embryon extrêmement élevé (jusqu&#8217;à 90% durant les 11 premières semaines d&#8217;aménorrhée) et un risque de malformation grave atteignant presque 100% les deux premiers mois, moins élevé au second trimestre. Comme on le voit dans le graphique ci-dessous (données Santé Publique France, cliquer sur l&#8217;image pour avoir accès à la page web), le taux d&#8217;interruptions médicales de grossesse, ou d&#8217;enfants nés avec des malformations suite à l&#8217;infection de la mère par la rubéole, étaient élevés jusqu&#8217;à la vaccination obligatoire. Le dépistage de l&#8217;infection à rubéole est obligatoire depuis 1992, par un simple dosage des anticorps, permettant un rattrapage vaccinal des femmes avant la conception. Que nous dit Michel sur ce sujet ? « Faudra-t-il attendre une recrudescence des malformations fotales pour réaliser que la protection offerte par le vaccin est de moindre qualité que l&#8217;immunité conférée par la maladie ? » Ah, toujours ce même dada de la supériorité de l&#8217;immunité naturelle. Mais visiblement, le graphique juste au-dessus ne valide pas la crainte des auteurs de cet ouvrage, puisque les cas diminuent régulièrement. « La protection du foetus est donc la raison de la vaccination. Mais on y a ajouté un deuxième objectif, beauoup plus aléatoire, celui d&#8217;éradiquer la maladie. C&#8217;est ainsi que les autorités sanitaires prétendent justifier la vaccination des garçons. » OOOOOH ! Quel scandale ! On prétendrait donc faire participer les hommes à la protection des femmes et des enfants contre une infection qu&#8217;ils peuvent transmettre, les pauvres choupinous ? C&#8217;est franchement une honte. C&#8217;est comme la contraception et tous ces trucs-là : ça devrait rester une histoire...</p>
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		<title>Provax, Antivax</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Nov 2020 05:30:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Que chacun prenne position autour de la tranchée, aujourd’hui, ça va canarder sec. On va causer vaccins, antivax, antibiotiques et autres sujets hautement polémiques. Je m’attends à des départs d’abonnés outrés, à des menaces, des injures, des acclamations, des huées. Faut-il ou non vacciner nos enfants ? Faut-il imposer ces barbares injections dès leur plus jeune âge à de tendres innocents ? Faut-il engraisser ces immondes capitalistes qui dirigent cupidement les grandes firmes pharmaceutiques inféodées aux vils actionnaires, et tissent leur toile par le biais de tous ces médecins serviles et vérolés de conflits d’intérêt, qui ne pensent qu’à leur prochaine voiture de sport et à la Rolex qui ornera très bientôt leur poignet ? Débattons mes amis, débattons. l&#8217;antibio-résistance : that&#8217;s a fucking problem Figurez-vous qu’il y a quelques temps, j’ai assisté à la présentation d’un projet qui travaillait sur la mise au point de nouveaux médicaments destinés à contourner la problématique des antibio-résistances. Vous savez, le truc horrible : papi rentre à l’hôpital pour se faire poser une prothèse de hanche, vous vous attendez à le voir sortir tout fringant, la canne au rebus, mais en fait, papi ressort entre 4 planches : infection nosocomiale antibio-résistante. Fin de l’histoire pour ce pauvre papi, requiescat in pace, amen. Parlons chiffres, plus précisément. L’antibio-résistance, c’est : Environ 10.000 décès annuels en France (de 5.500 à 15.000, selon les études). 33.000 décès en Europe. 35.000 décès aux USA. La plupart des patients décédés sont des enfants de moins d’un an, et des personnes de plus de 65 ans. L&#8217;antibiorésistance est élue première cause de décès en 2050 (si on n&#8217;est pas déjà tous morts à cause du réchauffement climatique). Gloups. Vous aimer l’Inde et son exotisme ? Dommage pour vous. 100% des touristes revenant d’Inde sont porteurs d’une souche multi-résistante. L’un d’eux, appelons-le Jean-Michel, est tout bronzé et heureux, il pète la forme après avoir mangé du curcuma pendant 3 semaines.  Tout ira bien pour lui : le nombre immense de « gentilles » bactéries colonisant son tube digestif (le microbiote) sera suffisant pour empêcher la multiplication de la bactérie dangereuse. Mais voilà : Jean-Michel va voir sa mamie, au retour de son voyage, pour lui montrer ses jolies photos et lui offrir de l’encens ramené spécialement de Goa. Mamie, elle, est un peu fatiguée, elle a eu une grosse bronchite et sort d’une bonne semaine d’antibiothérapie. Jean-Michel s’excuse, file aux toilettes (tu comprends mamie, la nourriture là-bas, pas toujours très clean !), et pressé de continuer ses explications, il en oublie de se laver les mains. Mamie a le tube digestif bien décapé par les antibiotiques. Elle va se contaminer avec la souche indienne déposée par Jean-Michel sur la poignée de la porte des toilettes. Et là, crac, Mamie fait une sale infection. Ou Tata qui sort de chimio. Ou l’adorable petit bébé un peu prématuré de la meilleure copine, qui suçote ses petits poings, qu’on lui caresse souvent car ils sont si mignons. Etc… Voilà, vous comprenez le principe. J’avais un jour assisté à une conférence sur le thème des bactéries multi-résistantes, justement. Le gars qui parlait, un spécialiste du sujet – cernes grises, yeux rouges, rictus amer, cheveux en bataille- ne respirait pas franchement la joie de vivre. Il nous montre ses données : « Alors là, la souche x, vous voyez qu’elle n’est plus sensible qu’à un seul antibiotique, qui n’est pas très efficace. Et la souche z, qui a acquis la totalité des gènes de résistance. » Silence de mort dans la salle. Au bout de quelques instants, quelqu’un toussote et ose demander : « Et alors… que peut-on proposer aux patients pour les soigner ? » « Rien. » Fin de l’exposé. Rien, voilà ce que l’on peut proposer actuellement pour les infections à souches multi-résistantes. Tout cela pour dire que quand on va consulter son médecin parce qu’on tousse un peu gras, et qu’on sort déçu car « le médecin ne m’a même pas prescrit d’antibiotiques, tu te rends compte ! Il est vraiment nul ce médecin, il le fait pour que je retourne la consulter dans quelques jours, pour s’en mettre plein les poches (rapport au golf et à la Rolex) », eh bien non : le médecin fait son job, et il le fait bien. « Oui mais moi j’m’en fous, je ne suis pas immunodéprimé », oui mais non : les traitements aux antibiotiques s’envisagent sous un angle collectif, car les souches bactériennes circulent, de l’école, à la maison, au travail, au bus, à la poignée du caddie de supermarché. Ma bactérie multi-résistante sera très probablement la tienne et donc celle de ta mamie, d’ici quelques jours. CE QUI NOUS AMÈNE AU POINT SUIVANT : les vaccins. Il y aura donc de moins en moins de traitements contre les bactéries. Et rappelons qu&#8217;il n&#8217;existe pas de traitement contre de nombreux virus. Les virus, on vit avec. Plus ou moins bien, mais on vit avec : EBV (mononucléose infectieuse), CMV, herpès, VIH&#8230; une fois qu&#8217;ils ont élu domicile dans notre organisme, ils y restent très souvent. Comme vous le savez, nous avons la chance immense de vivre dans le pays de Pasteur. Et par une entourloupe assez dingue, dans notre pays, les gens ne veulent plus trop se faire vacciner. Ailleurs, ils font la queue pour se faire vacciner, mais chez nous, non, bof, c’est trop nul les vaccins, j’aime pas les piqures, mon enfant est traumatisé et je ne peux pas lui imposer ça, c’est une VEO, ça fait gagner de l’argent aux big pharmas et moi je ne suis pas d’accord, je conteste, c&#8217;est ma liberté, et puis les vaccins ça sert à rien, la preuve, personne n’a jamais eu les oreillons ou le tétanos autour de moi. On l’a bien vu lors de l’épisode de délire collectif, fin août 2020, où des pétitions circulaient pour protester contre un hypothétique vaccin anti-covid qu’on aurait administré de force à la porte des écoles à des enfants hurlants, plaqués au sol par des CRS armés jusqu’aux dents, tandis que des snipers ricanants, postés sur les toits environnants (mais portant une blouse blanche), leur auraient envoyé des doses de vaccins dans les fesses, PIF PIF PIF ! grâce à des fusils équipés de lunettes infrarouges. D’ailleurs, sur le site d’un de ces groupes extrêmement clairvoyants, on lit les phrases suivantes, dont j’apprécie la saveur (sans le nommer, il s&#8217;agit du site leslignesbougent): « D’après le Pr Jean-François Toussaint, la pandémie de coronavirus est TERMINÉE depuis le mois de juin 2020. » « L’épidémie est terminée et la 2e vague n’a pas eu lieu. » Toi, on peut dire que tu as eu le nez creux, mon gars. C’est toujours rigolo de lire cela, quelques mois plus tard. Contre le vaccin, il cite des sources fiables et sérieuses, comme youtube et RTL. Aaaah, mais à quoi bon se casser le cul à faire de la recherche, je vous le demande ? Les vaccins, inutiles ? Allez voir cette ravissante jeune femme : Pernelle Marcon. Grande sportive, elle a été amputée des 2 jambes et de presque tous les doigts suite à une méningite foudroyante. (Je vous laisse aller taper «purpura fulminans» dans google image, pour voir ce à quoi ça peut ressembler) (c&#8217;est assez affreux, je vous préviens). Il s’agit d’une infection gravissime causée par plusieurs souches bactériennes, dont le méningocoque C qui est couvert par le nouveau vaccin devenu obligatoire depuis le 1er janvier 2018, ce qui avait suscité des réactions courroucées des antivax. Chez certaines personnes, et on ne sait pas pourquoi, le méningocoque C cause une méningite ou un purpura, alors qu&#8217;il est porté de manière asymptomatique chez d&#8217;autres personnes. « Depuis le 1er janvier 2018, huit vaccinations, auparavant recommandées sont devenues obligatoires : il s’agit des vaccinations contre la coqueluche, les infections invasives à Haemophilus influenzae de type b, l’hépatite B, les infections à pneumocoque, les infections invasives à méningocoque de sérogroupe C, la rougeole, les oreillons et la rubéole ; soit un total de 11 vaccinations obligatoires (en plus de la diphtérie, du tétanos, et de la poliomyélite). » Que n’a-t-on pas entendu à cette occasion ! Atteinte à la liberté, Buzyn qui veut empoisonner de nos enfants et favoriser ses potes de l’industrie pharma, et j’en passe. Moi mon opinion, c’est surtout que nous vivons dans un pays dont certains habitants ignorent leur chance de ne pas mourir de maladies infectieuses durant l’enfance. Et l’aluminium dans les vaccins ? Un des arguments des antivax est « oui mais les adjuvants c’est hyper dangereux, il y a de l’aluminium dedans et ça a été montré que ça cause des maladies ». Hou là. HOU LA LA. On respire un coup et on se calme. Une (et une seule) équipe française, celle du Professeur Romain Gherardi,  a fait l’hypothèse (et ils le disent bien : c&#8217;est une hypothèse) que l’aluminium contenu dans les vaccins serait responsable d’une maladie, la myofasciite à macrophages. Personne, nulle part dans le monde, n’a jamais retrouvé ces résultats. Notons bien d’ailleurs que de l’aluminium, nous en mangeons tous (95% de l’aluminium présent dans le corps humain provient d’une ingestion), nos bébés en avalent dans le lait de leur biberon, nous nous en tartinons la peau avec nos déodorants, et nous en respirons également. Or la quantité d’aluminium contenue dans une dose de vaccin contre l’hépatite B par exemple, est très faible : 250 µg. Quand bien même on multiplierait cette micro-dose par le nombre d’injections vaccinales reçues au cours d’une vie, ça ne pèse pas lourd. Et justement, les adversaires de la vaccination devraient se réjouir de voir regrouper plusieurs vaccinations dans une seule injection, puisque cela réduit la quantité d’adjuvant administrée. Au sujet de la myofasciite à macrophages : une cinquantaine de cas donc, vaccinés 11 mois en moyenne auparavant, ce qui est assez long et ne permet pas de prouver un quelconque lien. 11 mois plus tôt, ils ont également bu de l’eau, mangé au resto, pris le bus. Personne n’est mort, d’ailleurs. Une cinquantaine de cas DANS LE MONDE, parce qu’aucune autre équipe n’a jamais pu mettre en évidence ce même mécanisme ailleurs sur la planète. Ce qui est actuellement reconnu par l’OMS, c’est qu’en effet, de l’aluminium demeure dans le muscle au point d’injection. Ce qui est logique. En revanche, personne n’a jamais prouvé que cela était responsable d’une maladie. Et puis bon… 50 cas dans le monde, c’est un peu léger, non ? Mais cela montre bien à quel point la logique individuelle prime, en France, sur la logique collective. Oui, mais tous ces vaccins combinés, c&#8217;est dangereux ça fait un choc pour le corps de nos enfants, ils sont petits faibles fragiles c’est criminel tous des vendus ces médecins corrompus bla bla bla… Sur le plan immunologique, ces arguments n’ont absolument aucun sens : parce que ces vaccins en général ne comportent que les protéines les plus immunogènes qui vont activer quelques cellules immunitaires. Schématiquement, il faut savoir que la fréquence des cellules naïves d’un antigène donné (c’est-à-dire une cellule qui n’a jamais vu le pathogène de sa life), est de UNE sur un million de lymphocytes environ. C’est-à-dire très peu. Même si avec 10 vaccins combinés, on active 10 cellules par million, cela reste très peu : pas de quoi générer un choc immunologique. Le système immunitaire est conçu pour pouvoir doubler  (environ) son nombre total de cellules, pour arriver à plusieurs milliards de lymphocytes. Ce n’est donc pas une augmentation de quelques dizaines ou centaines, voire même milliers de cellules en tenant compte de leur prolifération, qui va le bouleverser énormément. Bien au contraire, le système immunitaire des enfants réagit moins fortement aux stimulations antigéniques, ce qui est assez protecteur pour eux. On le voit bien d&#8217;ailleurs avec le coronavirus : les enfants tolèrent mieux le virus, et font des formes plus légères, alors que le système immunitaire des adultes réagit très fortement ce qui provoque des effets toxiques, liés au système immunitaire et non au virus. Il en est de même pour la varicelle : les formes pédiatriques sont généralement légères, les formes adultes sont plus compliquées. Pourquoi donc penser qu&#8217;un vaccin...</p>
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