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	<title>sevrage Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
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		<title>Adieu Tétine !</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Feb 2021 06:43:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ciao, bye-bye, hasta la vista, la tétine c&#8217;est finie ! Ca y est, Lapin a réussi son sevrage de tétine, sa précieuse tétine, son inséparable tétine, celle qui le suivait partout, et qui avait élu domicile dans sa petite bouche, environ 3 semaines après sa naissance, pour n&#8217;en plus ressortir jusqu&#8217;à mi-décembre 2020. NOUS AVONS RÉUSSI ! Comme je sais que le sevrage de sucette est parfois une période compliquée, je vous livre mes (non-)secrets et mes (non-)conseils pour réussir cette étape délicate. Reprenons depuis le début : Lapin naît. Dès ses premiers instants, outre des yeux qui riboulent partout, il se caractérise par un besoin de succion tout à fait dingue. Nous passons un certain temps et un temps certain à lui filer nos petits doigts, qu&#8217;il ventouse littéralement dans sa bouche et tète avec ardeur. Ici, je sens venir la question : ben pourquoi que tu lui a pas donné pas le sein, patate ? Ben parce que figure-toi que j&#8217;ai essayé, et qu&#8217;après avoir donné le sein 23h sur 24h sans qu&#8217;il prenne un gramme, j&#8217;ai décidé de tirer mon lait, plutôt. Tu vois ? Fin de la parenthèse. Donc nous nous disons, avec toute la détermination dont nous sommes capables, « Non, pas de tétine. Non, pas de tétine. La tétine ? Jamais ! Il va la perdre tout le temps, il nous réveillera tout le temps, ça sera infernal. Bon, sur ce, pourquoi tu restes planté là ? Tu vas aller les acheter ces foutues tétines à la pharmacie ? Tu veux ma mort ou quoi ? » et donc, il a eu une tétine. Dès l&#8217;instant où il sentit se poser dans sa minuscule bouche cette précieuse tototte, sa vie devint plus douce. Il faut dire que ce pauvre Lapin a eu des coliques bien cognées. Il a douillé sa race, quelque chose de bien. Le soir, vers 18h, nous préparions le plan anti-coliques : petite bouillotte gel chauffée, insérée entre le body et le pyjama; emballage du Lapin dans sa petite couverture, les pattes bien serrées contre le ventre; insertion de la tétine dans la bouche de Lapin; tapotage de fesses à travers la couverture; dîner à tour de rôle, en se refilant le Lapin emballé, tapoté, bouillotté, tétiné. Je peux vous dire que je n&#8217;ai aucun regret de cette période. Mais la tétine nous a vraiment sauvé la vie. Surtout que vers 4 mois, Lapin se plaignait toujours, et un petit reflux est venu prendre la suite des coliques, comme ça, ni vu ni connu, histoire qu&#8217;on ne s&#8217;ennuie pas trop. Parfois, dans son sommeil, on s&#8217;amusait à tirer sur la tototte, et on rigolait en voyant qu&#8217;il se remettait à téter avec ardeur pour ne jamais la perdre. Et puis Lapin a grandi. Il a marché, il a eu des dents (dans cet ordre), il a commencé à parler, il est rentré à la maternelle, toujours la tétine vissée au bec, comme Popeye avec sa pipe. Bien entendu, il n&#8217;avait plus UNE tétine, il en avait entre 5 et 7 : 3 dans le lit &#8211; une dans la bouche, et une dans chaque main pour se caresser le nez avec-, 2 dans son sac à dos, et plusieurs en réserve pour éviter tout drame vespéral &#8211; il y en eut, pourtant. Et puis, il s&#8217;est réveillé des nuits, parce qu&#8217;il avait réussi à perdre ses tétines dans le lit. Et puis, on n&#8217;entravait rien, que dalle, à ce qu&#8217;il baragouinait, et c&#8217;était un peu relou, même si c&#8217;était trop mignon. Et puis, le pédiatre lors de la visite des 4 ans a décelé un petit retard de langage et de maturité. Pas alarmant, mais présent. Et puis, on en a eu ras-le-bol de toujours se dire « Tu as vu la tétine ? Où est la tétine ? C&#8217;est toi qui as rangé la tétine ? M&#8217;enfin la tétine était LÀ, sur la bibliothèque, qui l&#8217;a prise C&#8217;EST PAS VRAI C&#8217;EST BIEN LE MOMENT ! » juste quand on partait en vacances, au travail, ou à l&#8217;instant où nous nous posions enfin pour souffler. Parallèlement, j&#8217;ai constaté que Lapin, le matin, semblait moins accro à la tototte sur le chemin de l&#8217;école. Et j&#8217;ai compris pourquoi : Il en pinçait un peu pour une de nos petites voisines, plus jeune que lui, et il n&#8217;assumait plus vraiment d&#8217;avoir une tototte, alors qu&#8217;il était en grande section, et elle en moyenne. Donc il la planquait dans sa poche sur le chemin. Je me suis alors engouffrée dans la brèche et j&#8217;ai commencé mon conditionnement. « Lapin, tu sais, tu vas avoir 5 ans bientôt. A 5 ans, tu n&#8217;auras plus de tétine car tu es grand. Tu es capable de t&#8217;endormir et te rassurer avec doudou, sans tétine ». HOU, HOU, la vilaine, VEO !!! Voyons, on se calme : on parle d&#8217;un enfant de presque 5 ans, pas d&#8217;un nouveau-né OK ? « Tu la donneras au père Noël, d&#8217;accord ? Le père Noël l&#8217;emmènera et la donnera aux lutins. » SCANDALE ! ELLE MENT A SON FILS ! C&#8217;EST DE LA MANIPULATION ! CET ENFANT VA ÊTRE DURABLEMENT TRAUMATISÉ ET VA PERDRE TOUTE CONFIANCE DANS SA MÈRE ET MÊME, DANS L&#8217;HUMANITÉ ! Mais non, mais non. Relaxe-toi. C&#8217;est pas avec ça qu&#8217;il va se dessouder le cortex à coup de cortisol, allez respire. Lapin avait donc intégré que les jours avec sa tétine étaient comptés, et il était plutôt d&#8217;accord. (Quel suspense, hein ? ) ET puis un jour, ou plutôt une nuit&#8230; « Maman, elle est où ma tétiiiiiiine ? » pas dans le lit pas sous le lit pas derrière les livres de la bibliothèque pas à la salle de bains pas au dessus de l&#8217;armoire pas à côté de la cuvette des WC JE SAIS PAS OÙ ELLE EST ET J&#8217;EN AI MARRE DE LA CHERCHER !!! Je ne cherche plus et tu dors sans.  Et vlan ! je suis partie, comme ça. Devinez quoi ? il s&#8217;est endormi comme si de rien n&#8217;était. Le Lendemain, Lapin a chuté dans la cour de l&#8217;école et s&#8217;est fait un petit bobo à la lèvre. J&#8217;avais entre temps retrouvé la tétine, et évidemment : il me la demande au moment du coucher. « Ah, non mon Lapin, il faut que ton bobo guérisse. Pas de tétine ».  Une nuit&#8230; Deux nuits&#8230; Trois nuits&#8230; « Maman, mon bobo est guéri, je peux avoir ma tétine ? » C&#8217;est là le moment crucial où il m&#8217;a fallu ne pas flancher. J&#8217;ai pris une grande inspiration, et de ma voix la plus suavement bienveillante, je lui ai dit : « Mon petit Lapin Chéri, cela fait 4 nuits que tu dors sans aucune tétine. Bravo, tu es un grand garçon. Je crois que maintenant, tu n&#8217;en as plus besoin ! Les tétines c&#8217;est fini pour toi. Tu peux être très fier de toi mon chéri. »  Et je lui ai acheté un cadeau. Nous avons annoncé la grande nouvelle urbi et orbi à toute la famille, histoire de racler quelques cadeaux supplémentaires parce que franchement, c&#8217;était mérité. Depuis, finito, il ne les a plus jamais réclamées. Alors certes, il était probablement prêt. Le fait qu&#8217;il égare perpétuellement sa tétine était sans doute le signe qu&#8217;elle ne lui était plus si indispensable. Mais quand même : si je n&#8217;avais pas secoué le joug de l&#8217;esclavage tétinesque, je serais encore en train de courir après, d&#8217;en retrouver sous les coussins du canapé, dans mon lit, dans les playmobils&#8230; C&#8217;est bon, j&#8217;ai eu ma dose. Certain(e)s considèreront sans doute que j&#8217;ai utilisé une kyrielle de VEO :  forcer mon enfant à se sevrer de la tétine au lieu d&#8217;attendre qu&#8217;il le fasse de son propre chef raconter un gros mensonge sur le père Noël ôter brutalement à mon enfant sa tétine parce que je suis assez égoïste pour vouloir bouquiner plutôt que retourner toute la maison tous les soirs pour retrouver les tétines féliciter cet enfant et lui offrir un cadeau, développant là son goût pour les récompenses au lieu de trouver sa satisfaction dans l&#8217;accomplissement de bonnes actions. Qu&#8217;il pensent. En attendant, Lapin va très bien, parle mieux, a fait plein de progrès, grandit. Et la tétine, si elle le rassurait, le maintenait aussi dans un état de petit bébé trop mignon. Mais moi, c&#8217;est un enfant que j&#8217;ai, pas un lapin nain. PS : j&#8217;ai repensé à l&#8217;allaitement de Lapin. A posteriori, je me dis que heureusement, HEUREUSEMENT que j&#8217;ai du passer au tire-allaitement. Sinon, il téterait encore sa mère 3 fois par nuit à 5 ans. Rien que d&#8217;y penser, j&#8217;ai envie de me défénestrer. Je vous le dis, on l&#8217;a échappé belle.</p>
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		<title>Au fil de l’eau #4</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Petitsruisseauxgrandesrivières]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Apr 2019 04:00:54 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[propreté]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un mois chargé en événements vient de s&#8217;écouler. Vous pensez sans doute que je fais allusion à l’incendie de Notre-Dame. Pas du tout, je parle d’une chose réellement importante (Oh, ça va, je rigole jaune, évidemment) : Le point sur Lapin et ses biberons. Lapin ne prend plus de biberon la nuit ! il est sevré, à 3 ans et 3 mois ! Faites la hola s’il vous plait pour ce génie précoce. L’a-t’il fait de son initiative ? Non point. Il a fallu l’y inciter fortement. Une nuit (une de plus), il s’est réveillé et a accouru de son pas léger d’éléphanteau vers notre couche conjugale, et il a susurré : MON LAAAAAIT ! MON LAAAAAIT ! VEUX MON LAAAIT !!! Et là, je ne sais pas ce qui s’est passé, mais j’ai ressenti comme une sensation bizarre de mon ventre vers mon nez, vous savez, comme si j’avais avalé des piments à la moutarde extra-forte, et je lui ai répondu, glaciale : (attentions, âmes sensibles, ne lisez pas le spoiler ci-après). Terrific, isn’t it ? Bon, certes, il a hurlé, trépigné, protesté, il nous a tabassés, molestés, griffés. Mais il a fini par s&#8217;endormir entre nous deux. Sans lait. Le lendemain, je l’ai repris entre quatre yeux, bien que son regard fût fuyant et qu&#8217;il riboulât vers le tapis puis le plafond puis les coins de la pièce. J&#8217;ai pris la voix douce et charmante de la dame SNCF qui annonce que le train aura une heure et demie de retard, et je lui ai re-expliqué qu’il n’avait plus besoin de manger la nuit à son âge, qu&#8217;il avait franchi les bornes des limites, que c&#8217;était la goutte de lait qui faisait déborder le vase de mon impatience, que j&#8217;étais fatiguée et que ça allait me coûter cher en botox, mais que s’il avait des angoisses métaphysiques nocturnes, j’étais évidemment disponible pour le réconforter, et lui fournir quelques éléments de discernement quant à l&#8217;importance des sus-dites angoisses. J&#8217;ai rajouté qu’il pouvait venir me rejoindre pour dormir avec moi, mais le tout, sans lait. Without milk. Sin latte. Il m’a regardée droit dans les yeux, et m’a dit : « Maman caca-boudin ». Il a même nuancé son propos en ajoutant, « Maman pipi-prout-qui-pue-des-fesses. » Et toc, prends-toi ça dans les dents, sale daronne. Il aurait pu dire Papa caca-boudin, remarquez bien, vu qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;une décision commune discutée et soupesée de manière paritaire avec son géniteur, mais ce dernier était reparti discretos dès potron-minet (pour bosser, pas pour boire son vin blanc du matin, je vous rassure.) Néanmoins j’ai continué à verbaliser à fond, toujours avec bienveillance et douceur et paix et amour et fermeté, et depuis, il ne s’est quasiment plus réveillé. Les rares fois où cela est arrivé, je l’ai rendormi auprès de moi avec quelques tapotis sur les fesses. Ne me lapidez pas : je ne parle pas de fessée, je parle de cette technique magique qui le calme depuis qu’il est nouveau-né. Tapotis, clapotis&#8230; Rien que du doux et du tendre. Je ne brutalise pas mon enfant pour le rendormir la nuit, hein. Bien que j&#8217;en aie eu souvent envie, c&#8217;est vrai. J&#8217;ai le droit d&#8217;en avoir envie. Ce qui compte, c&#8217;est de ne pas le faire. Et bien croyez-moi ou pas : dormir une nuit complète, c’est vachement cool. C&#8217;est fou ce que ça repose. J&#8217;avais presque oublié l&#8217;effet sur le corps et l&#8217;esprit d&#8217;une nuit ininterrompue de sommeil. C’est mieux que de la coke, que je n’ai d’ailleurs pas les moyens de me payer. Pourquoi donc me suis-je fadé toutes ces nuits à obtempérer à ce dictateur miniature en pyjama, franchement ? (J&#8217;ai une théorie là-dessus, mais je la garde pour un prochain article.) Le point sur Lapin et ses couches. Comme on n&#8217;arrête pas le progrès, quelques jours plus tard, il a été décidé de mettre un terme au port de couches la nuit. « Tu comprends Lapin, tu vas ainsi réduire ton empreinte carbone. Tu as déjà beaucoup de choses à te faire pardonner, étant donné que tu es un quatrième enfant et que, écologiquement parlant, tu es une aberration totale. Alors par pitié : fais un effort. » Bon, l&#8217;argument a du porter, il n&#8217;y a pas trop d&#8217;accidents. A peine une nuit sur quatre. On tient le bon bout, donc. Le point sur Lapin et son humour de folie. Il continue à être plaisantin. Par exemple, il arrive l&#8217;autre jour dans ma salle de bains, alors que je me shampouinais vigoureusement la tête avec mon super-shampoing solide qui me fait une crinière de déesse et dont je dois absolument vous donner la recette car je le fais de mes blanches mains, il arrive disais-je, son petit poing serré sur un objet : -« veux bol pour verser l&#8217;eau sitepé Maman », me demande-t-il avec un sourire angélique. -« quelle eau, mon chéri ? » lui réponds-je, attendrie et pleine de mousse.  Et il desserre sa menotte pleine de fossettes. -« Quoi ? MAIS POURQUOI TU TE BALADES AVEC MON FROTTIS CERVICAL ESPÈCE DE VOLEUR ? TU CROIS QUE J&#8217;AI ENVIE QU&#8217;ON Y TROUVE TES MIETTES ET TES CROTTES DE NEZ ? » J&#8217;imaginais la tête du biologiste notant dans son compte-rendu : « Présence d&#8217;éléments suspects de nature inconnue. Prélèvement de contrôle indispensable pour établir un diagnostic ». Non mais franchement, si on ne peut même plus laisser quelques jours dans son sac à main son frottis en milieu liquide, où va-t-on ? Flash info Blog Vous avez sans doute, pour certains, suivi cette passionnante épopée sur ma page Facebook : J&#8217;ai passé mon blog en https, toute seule comme une grande. Pas tout à fait toute seule, en fait, mais en suivant les conseils de No Tuxedo, le blog sur les blogs, puis j&#8217;ai fignolé grâce à Boots and Pepper. J&#8217;ai procédé comme en cuisine : suivre scrupuleusement les étapes. Et cela a marché. Ce qui veut dire qu&#8217;ici, maintenant, c&#8217;est aussi sécurisé que Fort Knox. Vous pouvez donc y entrer votre numéro de carte bleue sans risque (et sans oublier les 3 chiffres au dos, et la date de validité, s&#8217;il vous plaît. Merci.) Ivre de ce succès, j&#8217;ai aussi créé une très belle page d&#8217;erreur 404, suite à une boulette que j&#8217;ai faite l&#8217;autre jour et qui a renvoyé un mail d&#8217;alerte à tous mes abonnés. Là encore, j&#8217;ai scrupuleusement suivi un tuto très bien fait. C&#8217;est que ça devient du sérieux, ce blog ! Voilà, c&#8217;est fini pour la minute #autosatisfaction. J&#8217;ai donné mon sang Cela faisait belle lurette que je ne l&#8217;avais point fait ! Entre les grossesses, les allaitements, la fatigue, ma vie dissolue, mes multiples tatouages qui me cernent jusqu&#8217;au menton, mes piercings secrets et le manque de temps&#8230; En revanche j&#8217;ai été frappée de constater à quel point le personnel avait l&#8217;air fatigué et à cran. D&#8217;habitude, l&#8217;EFS chouchoute ses donateurs. Je m&#8217;attendais à ce que le médecin et le technicien-préleveur soient un peu sympas avec moi, sans aller jusqu&#8217;à me baiser les pieds, mais bon, quand même. Eh bien non ! Ils avaient juste l&#8217;air au bout de leur vie. De là à y voir un lien avec la dégradation croissante des conditions de travail dans les hôpitaux, il n&#8217;y a qu&#8217;un pas, que je franchis allègrement. Il n&#8217;empêche, allez donner votre sang. Juste une petite fois par an. Vous gagnerez une briquette de jus de fruit, des petites viennoiseries et un bon café, et la satisfaction d&#8217;avoir accompli votre devoir de solidarité.  La dictée de la commune Avec Poupette nous avons fait la dictée de notre patelin. Le principe :180 personnes, de 9 ans à n&#8217;importe quel âge, réunies dans une grande salle, grattent le papier. Un paragraphe pour les petits, deux paragraphes pour les adolescents pré- et post-pubères, trois paragraphes pour les seniors. Plus on avance dans la dictée, plus c&#8217;est difficile, bien entendu. Je n&#8217;ai pas gagné. En fait, j&#8217;ai rajouté des fautes en corrigeant ma dictée, ce qui m&#8217;a bien énervée. Si je ne l&#8217;avais pas fait, je serais arrivée ex-aequo avec la gagnante. Donc je suis partie en hurlant et en insultant tout le monde. J&#8217;ai renversé les tables, j&#8217;ai collé une mandale au maire, et j&#8217;ai bousculé toutes les mamies qui se trouvaient sur mon passage. J&#8217;ai aussi cassé deux ou trois rétroviseurs sur mon chemin, comme toujours quand je suis un peu agacée. Mais je n&#8217;ai pas tout raté puisque Poupette est arrivée troisième de sa catégorie. Et comme c&#8217;est ma fille, comme je la fais lire, comme j&#8217;ai insisté sur l&#8217;orthographe depuis le CP, je considère que sa troisième place me revient. Allez, pousse-toi de là, sale gamine. &#160; J&#8217;ai trouvé le sac à main de mes rêves ! Voilà une info qu&#8217;elle est importante. J&#8217;ai en effet trouvé LE sac qui serait complètement en accord avec ma personnalité, et mes besoins, Yay Inside Out GIF from Yay GIFs mais pas du tout avec mes moyens. Il coûte la bagatelle de 11000 euros. En anciens francs, 7.215.527 FF.  Crying Sad GIF from Crying GIFs Arrêtons-nous un instant sur cette tragique information : un sac à mains. 11000 euros. Cela fait comme un bug dans mon cerveau. Existe-t-il réellement des personnes qui payent un sac à main 11000 euros ? Sans déc. Même en étant très gentille, je ne suis pas certaine que mon mari me l&#8217;offrirait. Alors vu que je ne peux pas me le payer, j&#8217;ai un plan : 1/ Je mets le feu à mon sac à main; 2/ Je réponds à Donald que je ne pouvais pas utiliser un Canadair, pour ne pas détremper mon carnet de notes de blog. 3/ J&#8217;ouvre une souscription nationale tout en aidant mon prochain à défiscaliser un poil. J&#8217;ai l&#8217;intention de surfer sur la vague.  Oui, je sais, c&#8217;est nul, et je mérite la volée de tomates pourries qui s&#8217;abat sur ma tête. Pour me faire pardonner, je vous invite à aller lire le magnifique texte écrit par Maman BCBG sur Notre-Dame, qu&#8217;elle a ressorti de ses cartons. J&#8217;aime Notre-Dame d&#8217;amour, et je ne compte plus les soirs où je suis restée à son chevet, contemplant ses longues jambes de sauterelle gothique, quand je rentrais à pieds ou à vélo vers mon petit appartement parisien. Je ne doute pas que je la verrai aussi belle qu&#8217;avant, et même si elle devait rester un peu amochée, je ne l&#8217;en aimerais que davantage. &#160; Les histoires du Soir de Chaton. L&#8217;autre jour je regardais avec Chaton le livres « Cartes » dont j&#8217;ai parlé ici. Nous étions en Egypte, plus précisément. Au milieu de la page, il y avait une vipère à cornes. Je lui explique donc que c&#8217;est un serpent venimeux, et pour mieux illustrer mon propos, je me saisis du livre « Histoire Naturelle » et lui montre la page des serpents. Puis, emportée par mon enthousiasme naturaliste, je lui montre le cobra, l&#8217;anaconda, le scorpion, la mygale, le scolopendre géant, toutes ces bêtes qui piquent et mordent. A ce moment-là j&#8217;ai subitement remarqué un rictus inquiet sur son visage et ses petites mains qui se tordaient. Il me dit alors d&#8217;une voix un peu tremblotante : « Et chez nous maman, il y a ces bêtes-là ? » Bien entendu, je rétro-pédale à toute allure et réponds « bien sûr que non mon chéri, ça n&#8217;existe pas chez nous » avec un grand sourire (qui se voulait) rassurant. Il reprend d&#8217;une petite voix « et chez nous, les animaux les plus dangereux, c&#8217;est les abeilles et les bourdons ? » avec un regard plein d&#8217;espoir vers moi. « Oui bien sûr mon chéri, ici il n&#8217;y a rien de plus dangereux que les abeilles et les bourdons » (c&#8217;est qu&#8217;il était 20h30 et que je voulais abréger, quand même.) Bref, il est allé se coucher un peu à reculons, sous le fallacieux prétexte qu&#8217;il redoutait la présence d&#8217;un serpent sous son lit. Ah, les gosses, vous vous décarcassez à leur raconter des histoires le soir, et voilà comment ils vous remercient ! Autosatisfaction bis Tout le monde s&#8217;en fout mais je le dis quand même : l&#8217;autre jour, j&#8217;ai fait 167 points au Scrabble en un seul coup. En. Un. Seul. Coup. J&#8217;ai...</p>
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