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		<title>Ze voyage à Nice entre copines</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Apr 2020 04:30:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Je vous avais promis il y a quelques temps un article sur mon voyage à Nice entre copines. Vous savez, à l’époque où il était encore permis de partir en vacances, où l’on pouvait à loisirs prendre le train, l’avion, se promener dans des villes inconnues, aller au restaurant, claquer la bise à ses amies et se regrouper à cinq personnes n&#8217;appartenant pas à une même famille dans une seule pièce, sans risquer 15 jours de réanimation par bouteille de Chablis partagée. Le temps de revenir, d&#8217;apprendre que l&#8217;épidémie de coronavirus avait commencé dans le coin quand nous y étions (gloups) et de reprendre le travail, paf, nous entrions en confinement. Autant dire que durant quelques semaines, j&#8217;ai été un peu chamboulée et que je n&#8217;ai guère eu la tête à faire le récit de mes vacances, bien que je vous aie laissés sur des charbons extrêmement ardents, pauvres de vous. Mais voilà ! il fait beau, le ciel est bleu, et repenser à ce voyage à Nice, c&#8217;est un peu partir de nouveau, voyager dans un poème de Baudelaire, oui parfaitement, dans l&#8217;invitation au voyage par exemple, ou n&#8217;importe quel poème qui parle d&#8217;oiseau, de ciel et d&#8217;ailleurs, partir loin là-bas, ouvrez vos Lagarde et Michard volume 5, page 332, déconfiner psychiquement tout en confinant physiquement. Et comme je suis d&#8217;humeur partageuse et que je me suis fait botter le train par Marine d&#8217;Une Chambre à Moi (Niçoise de référence) pour rédiger cet article, allons-y : voici le récit de La Fameuse Semaine Tant Attendue des Vacances entre Copines. À Nice. (Je pense qu&#8217;on est OK pour le référencement Google, je le remet un coup : voyage à Nice.) Donc, nous sommes parties à Nice. (Je reprécise, des fois que cela vous ait échappé.) Ah, Nice, paradisiaque souvenir d’une époque lointaine et enfuie ! Nice, c&#8217;est d&#8217;abord la mer à perte de vue, son clapotis tranquille et apaisant, ses galets ronds et sonores, un ciel bleu et un air transparent côté face. Une ville italienne adossée aux montagnes, aux façades ocre, sable, brique, parsemée d&#8217;orangers, côté pile. Nous avions réservé un AirBnB dans la vieille ville : très pratique et sympathique, mais hyper bruyant la nuit, car à Nice, les gens sortent quelque peu avinés des bars, vers 2h du matin, toute l&#8217;année. Ce n&#8217;est plus du tout de mon âge (si tant est que cela l&#8217;ait jamais été.) Personnellement j&#8217;ai dormi comme une souche, mais mes compagnes de voyage beaucoup moins : preuve que leurs enfants sont moins épuisants que les miens, sans doute ? Donc si vous allez à Nice, ne réservez pas votre AirBnB dans la vieille ville, mais plutôt de l&#8217;autre côté de la promenade du Paillon. Nous avions un certain nombre de critères pour ce séjour niçois : &#8211; Exclure le tourisme stakhanoviste &#8211; Boire des verres en terrasses sans surveiller des petites choses remuantes, vous savez, ce truc là, vibrionnant, ah, comment ça s&#8217;appelle&#8230; Ah oui ! Les enfants. Et sans se soucier non plus de ces choses longues et molles toujours allongées, non je ne parle pas d&#8217;étrons canins, mais des&#8230; des&#8230; des adolescents, voilà. &#8211; Faire des trucs de filles, entre filles : massage, soins du visage, critiquage léger des maris et des belles-mères (juste un peu) &#8211; Regarder la mer &#8211; Cocher la case « salade niçoise » et « socca ». Parlons de choses sérieuses : la bouffe. Alors à propos de spécialités niçoises, j&#8217;ai une confession. Autant sur la salade niçoise, je n&#8217;ai que des compliments à faire : thon, radis émincé, tomates, anchois, olive, (je ne m&#8217;avancerai pas plus sur la liste des ingrédients qui reste sujette à de houleux débats de spécialistes depuis l&#8217;antiquité au moins; « vraie salade niçoise » = 72200 résultats dans google), autant je me suis délectée de la tourte sucrée aux blettes, véritable révélation papillaire, avec ses pommes et ses petits pignons (le tout, dégusté chez Le Safari, 1 cours Saleya), autant il faut que je vous parle de la socca (galette de pois chiches pour les non-initiés). Niçoises, Niçois, habitantes et habitants des Alpes-Maritimes, je vais sans doute vous vexer, mais franchement : la socca, ce n&#8217;est pas terrible. Je sens le désabonnement sudiste venir en masse, mais il faut que la vérité soit dite, quand bien même elle est cruelle. La socca est assez neutre gustativement, farineuse, alors que je m&#8217;attendais à du croustillant. Vue la situation actuelle, je m&#8217;arrêterai là sur la socca, je m&#8217;en voudrais d&#8217;aggraver par mon influence &#8211; qui est grande à n&#8217;en pas douter &#8211; la saison touristique à Nice, mais voilà. Je tenais à le dire, car sur ce blog, on est honnête, on revendique la sincérité, on n&#8217;est pas sponsorisé par un marchand de socca donc on s&#8217;en fout, on ne perd pas un kopeck à dire la vérité. EN REVANCHE, en revanche&#8230; S&#8217;il y a bien un commerce enchanteur dans Nice, c&#8217;est la confiserie Florian. C&#8217;est un peu la chocolaterie de Charlie, sans tickets d&#8217;or ni gars bizarre et inquiétant. Rentrer dans la confiserie Florian, c&#8217;est prendre un aller-simple pour le paradis du sucre, des fruits confits, des amandes chocolatées, des violettes cristallisées, des confitures au pétales de roses. Ils ne sponsorisent pas mon blog non plus, et croyez bien que je le déplore. Florian fabrique des petites clémentines confites, amoureusement vernissées de sirop de sucre. Elles sont tellement jolies, tellement rondes et douces comme les joues d&#8217;un bébé, qu&#8217;un ne peut qu&#8217;avoir envie de de les croquer. Malheureusement, elles coûtent un rein. Je ne conteste pas le prix de ce met d&#8217;exception, vu le boulot que c&#8217;est de les confire 45 jours d&#8217;affilée, ces petites clémentines. Mais je me contenterai de les contempler en photo. J&#8217;ai opté pour le délicat et féérique confit de pétales de roses. &#160; Voilà pour le rayon bouffe. Passons à la culture, car je sait que c&#8217;est ce que vous désirez, bande d&#8217;estomacs sur pattes. La Cathédrale Sainte-Réparate Nous étions logées juste à côté de la cathédrale Sainte-Réparate, sise sur une petite place carrée et surmontée d&#8217;un joli dôme génois aux tuiles vernissées comme les écailles d&#8217;Arc-en-Ciel le poisson. Pardon mais c&#8217;était la lecture confinée de la semaine dernière, moyenne section. Les églises niçoises sont comme les italiennes : relativement sobres à l&#8217;extérieur, tandis que le baroque, le rococo, l&#8217;or et les colonnes torsadées foisonnent à l&#8217;intérieur. Sainte-Réparate était une innocente jeune fille de 15 ans qui fut suppliciée sous l&#8217;empereur Trajan Dèce en 250. Dans une chapelle, de grands tableaux montrent les différentes étapes de son martyre, jusqu&#8217;à la décapitation, minutieusement représentée avec plein de petits jets de sang, d&#8217;un réalisme saisissant (interdit aux mineurs de moins de 12 ans à mon avis.) Dans la chapelle controlatérale, figure un très beau triptyque contemporain qui pour une fois ressemble à quelque chose, parce que quand même le plus souvent, les tableaux modernes dans les églises sont extrêmement laids, il faut le dire. Ce tryptique donc, installé en 2019, montre la mort et la résurrection du Christ, en trois panneaux : une très belle mise au tombeau vue du ciel, point de vue rarement abordé en peinture, d&#8217;après ma maigre culture artistique mais ma fréquentation assidue des églises; la rencontre de Marie-Madeleine avec le Christ au jardin, le matin de la résurrection, et l&#8217;annonce aux disciples que le Christ a disparu de son tombeau, devant Jérusalem illuminée par le soleil levant. Ce triptyque est l&#8217;oeuvre d&#8217;Hugo Bogo, qui auparavant a signé une bande dessinée sur la sorcellerie au XIIIè siècle. C&#8217;est pas foufou ça ? Le Vieux Nice Évidemment, le plus agréable dans Nice est de déambuler dans les petites rues, de s&#8217;y perdre même, de monter des escaliers, déboucher sur les solennelles places carrées bordées de colonnades, faire le tour du port,  flâner dans le marché du cours Saleya (un marché de fleurs, de primeurs et de spécialités alimentaires), parallèle au front de mer. Les immeubles sont lumineux, les balcons en dentelle de fer forgé, et les persiennes de bois me font penser à un tableau de Matisse. Nice a appartenu à la Savoie, comme en témoignent les blasons arborés par certains édifices. La promenade des Anglais qui longe la plage est évidemment un incontournable. Vous pourrez même, si vous êtes prêts à débourser 26€ pour une coupe de champagne, aller la siroter au bar du Negresco. Nous, non. Nous nous sommes contentées d&#8217;admirer le portier, cintré dans un seyant costume constitué d&#8217;un knickers bleu et d&#8217;une petite cape. &#160; &#160; Le cimetière du Château de Nice Les courageux qui n&#8217;ont pas peur de grimper (et courageuses, nous le sommes) sur la colline du château, seront récompensés par une vue panoramique sur la baie des Anges et les toits du Vieux Nice. Derrière la colline du château se trouvent deux magnifiques cimetières romantiques à souhaits. Le cimetière juif et le cimetière chrétien sont adossés l&#8217;un à l&#8217;autre. Devant le cimetière juif se trouve le mur récemment érigé en mémoire des 3602 juifs de Nice déportés durant la seconde guerre mondiale. On trouve dans le cimetière chrétien des monuments funéraires de toute beauté, dont celui, très touchant, de la famille Grosso qui perdit deux jeunes enfants. Je ne peux pas tout développer car cet article ferait 10000 mots, mais il  y a aussi à Nice le Palais Lascaris, joyau baroque qui contient une collection d&#8217;instruments de musique des XVIe et XVIIe siècles tout à fait exceptionnelle à faire pâlir d&#8217;envie Lapin qui me réclame une flûte et un tambour, combinaison ô combien explosive entre ses mains. Nous avons fait l&#8217;impasse sur les musées Matisse et Chagall, parce que dans la vie il faut faire des choix. Au rayon beauté Le massage Kobido Évidemment, notre séjour comportait une séance de hammam avec massage. J&#8217;avais choisi le massage Kobido, qui est une sorte de modelage japonais du visage, avec malaxage et palpé-roulé des bajoues : très agréable et relaxant. Vous ne connaissez pas ? Moi non plus, mais j&#8217;ai des copines qui lisent Elle, et visiblement d&#8217;après Elle, il FAUT connaître le Kobido, c&#8217;est LE truc anti-âge qui évite la chirurgie esthétique, te redensifie le collagène et te remaille l&#8217;épiderme, pratiqué par seulement 50 personnes dans le monde authentiquement formées dans la plus pure tradition nipponne, et heureusement pour les péquenots que nous sommes, par tout un tas de pécores non certifiées. Je vous vois frétiller, derrière votre écran. Vous piaffez d&#8217;impatience et vous dites : est-ce que ça marche, est-ce que ça marche ? Faut-il prendre un rendez-vous Kobido post-confinement ? Eh bien oui, ça marche. Je suis ressortie de là totalement lissée, comme si on m&#8217;avait repassé mes rides. Je n&#8217;aime pas dire que j&#8217;ai des rides, parce que ce ne sont pas vraiment des rides, voyez-vous, ce sont des marques laissées sur mon visage par mes expressions, parce que contrairement à Victoria Beckam, je ne fais pas toujours la gueule. Donc : la bonne nouvelle, c&#8217;est que le massage Kobido détend vraiment les traits. La mauvaise, c&#8217;est qu&#8217;il faut faire une cure intensive pour commencer, puis une séance d&#8217;entretien une fois par mois. À 50€ la séance (tarif non certifié), je me suis dit que finalement, mes rides étaient plutôt jolies, et mettaient mon visage en valeur. Je n&#8217;exclus pas de changer d&#8217;avis si je venais à recevoir un petit héritage pour cause de coronavirus (c&#8217;est affreux et je n&#8217;en pense pas un mot bien entendu). l&#8217;Atelier parfum Deuxième point beauté de notre séjour, nous avons participé à un atelier-parfum à Grasse, la ville des parfumeurs. Fragonard, Molinard, Galimard avec un seul L, nous avions l&#8217;embarras du choix. Animées de basses préoccupations financières, nous allâmes chez Galimard, qui offrait le meilleur rapport temps/prix. C&#8217;était très bien, et nous nous sommes amusées comme des petites folles. Nous avons créé notre parfum, assise chacune à notre orgue à parfums, en choisissant les notes de fond, de coeur et de tête. Ce fût l&#8217;occasion de découvrir, au cours d&#8217;un marathon intensif de sniffage, des fragrances inconnues. Opoponax, je suis sûre que vous n&#8217;aviez jamais...</p>
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		<title>Souvenirs d&#8217;un lointain été (2)</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Aug 2019 04:30:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Mais où sommes-nous donc partis ?&#8230; Disais-je, à la fin de ce premier épisode de nos souvenirs de vacances d&#8217;été. En Charente-Maritime, une révélation. Océan majestueux, pins splendides, villas cossues, douceur du sable, eau céladon, petites cabanes de pêcheurs sur pilotis. J&#8217;en avais posté quelques photos ici. Une petite promenade, que nous avions évaluée, en randonneurs expérimentés, à environ une heure, nous mena en dix minutes tout au plus à une plage charmante, par un petit chemin qui serpentait sous des chênes verts. Il faut vous l&#8217;avouer : nous devenons presbytes. Un kilomètre ou cinq, on a du mal à évaluer les distances. « Moi, j&#8217;ai très envie de ne pas y aller », nous avait dit Chaton, qui finalement apprécia fort de pouvoir enrichir sa collection de bâtons et de glands (Bien que celle-ci, à l&#8217;instar de la tapisserie de Pénélope, disparaisse mystérieusement chaque nuit en allant toute seule dans la poubelle, bref. Ceci est une autre histoire). C&#8217;est un coin assez bourgeois, et ça tombe bien, car nous, on adore les coins bourgeois, les jolies villas un peu désuètes aux marquises de verre, tourelles miniatures et grilles tarabiscotées. Nous y avons aussi trouvé moults bunkers, puisque se trouve-là une portion du Mur Atlantique construit sous les ordres d&#8217;Hitler à partir du printemps 1942. D&#8217;où la photo de Lapin à côté de Tinky-Winky. Je suis calée en Télétubbies, mais une vraie bille en Histoire : si par un malheureux hasard, vous étiez aussi peu cultivés que moi, je vous partage ma découverte de cet article intéressant de Géo sur la construction du mur Atlantique. Il ne sera pas dit que je n&#8217;aurai pas contribué à élever votre niveau. Nous avons été conquis par le très beau temps, l&#8217;agréable brise et la chaleur qui n&#8217;a pas le côté étouffant de la côte d’Azur. On y voit davantage de familles et moins de grandes blondes en micro-robes, perchées sur d’extravagants talons dans lesquels elles sont aussi à l’aise que moi dans mes pantoufles, le genre de filles énervantes qui me collent un ulcère et des contractures musculaires dans la mâchoire (en même temps, elles sont sûrement stupides – je me rassure comme je peux. Imaginez qu’elles soient intelligentes, en plus, quelle angoisse). Le seul point commun entre Saint-Tropez et la Charente-Maritime, est l&#8217;incompréhensible tendance des gens à rissoler sur la plage sous un soleil au zénith, jusqu’à prendre l’appétissante couleur d’un jambon industriel. Alors que rester bien blanche comme une baguette peu cuite, c&#8217;est quand même plus classe, non ? Mais surtout, surtout, le gros avantage de cette région, est la présence en abondance de coquillages, de bernard-l’hermite (qui ne s’accorde pas au pluriel, apprends-je avec stupéfaction; Jésus Marie Joseph, dire que l&#8217;on peut vivre des émotions aussi excitantes que cela en ouvrant un dictionnaire !), et de crabes verts, au grand ravissement –teinté d’épouvante- des enfants qui ont trouvé là une raison valable de nous ravager les tympans en poussant des cris suraigus ET perçants. Heureusement, je les surveille à bonne distance et du coin de l’œil &#8211; marée basse, motricité libre et tout ça tout ça obligent. Mais je connais des mouettes qui doivent encore, à l&#8217;heure qu&#8217;il est, avoir les oreilles qui sifflent. J’ai aussi fait ma petite récolte, car j’ai eu une idée géniale : Et si j’offrais, pour ses 50 ans, un magnifique cadre photo en coquillages, bois flotté et fil de fer de bouchons de champagne, à mon mari ? Le cher homme, il mérite bien un aussi somptueux cadeau, fait avec amour et ferveur. Un beau cadre, de taille imposante, pour y mettre une photo de famille format poster. N’est-ce-pas une idée géniale et touchante ? J&#8217;imagine déjà son regard humide de reconnaissance et d&#8217;émotion. Je suis sûre qu’il adorera, mais chut, pas un mot : c’est une surprise. Comme nous étions en club, nous avons participé aux activités : une grande première pour moi, car je suis en général assez snob et aime me démarquer de la populace en me promenant avec un livre gros, ennuyeux et inintelligible sous le bras. Mais je me suis laissée tenter par les tournois de Molkky et de fléchettes, et même par la zumba en famille : une semaine de plus, et j’étais prête à faire la chenille qui redémarre. J’ai quand même un problème avec la zumba. Comment faire pour coordonner en même temps et dans différentes directions tous ces bras et toutes ces jambes ? Je ne suis pas un poulpe, moi. Ce n’est pas là où j’excelle. En revanche, j’ai atteint le summum de la grâce, un soir où nous assistions avec les enfants à un spectacle de ballons sculptés. Je scrollais mon fil Instagram distraitement, parce que c’était quand même un truc pour les gosses, hein, et je pense que ce fut en raison de cela que le gugusse officiant sur scène (au torse sculpté et aux abdominaux travaillés, notai-je incidemment au passage), dans un esprit de revanche assez mesquin, me choisit comme victime, sous les applaudissements de la foule, et sous les yeux hilares ou consternés, je ne sais trop, de mon mari et des enfants. Et c’est ainsi que je me suis retrouvée à devoir danser, déguisée en Maya l’Abeille, coiffée d’antennes en ballon et affublée d’une paire d’ailes gonflables dans le dos. Comme quoi, la roche tarpéienne n&#8217;est pas loin du Capitole, et le ridicule jamais loin de la célébrité. Bien entendu, le premier qui osera diffuser ces images de moi sera menacé de divorce ou de spoliation d’héritage. Cela va de soi (mais cela va mieux en le disant). Voilà pour cet épisode, chères lectrices et quelques rares lecteurs. Je vous souhaite une belle rentrée, en douceur et sous le soleil, et m&#8217;en vais réfléchir à la suite de mon feuilleton (qu&#8217;est-ce qu&#8217;on bosse, par ici).</p>
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		<title>Chut&#8230; ce sont les vacances !</title>
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		<title>Voyage au bout du monde : La pointe des Poulains.</title>
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		<pubDate>Tue, 29 May 2018 16:46:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Je vous ai laissés frémissants d&#8217;impatience et scandant mon nom, debout sur vos sièges et tapant des mains en cadence pour me supplier de vous raconter la suite de nos aventures à Belle-Île-en-Mer. Voilà, chut, je ne vais pas vous laisser mariner plus avant. Asseyez-vous et ouvrez grand vos petites esgourdes. Comme vous me le demandez, sachez que j&#8217;ai gagné la partie de scrabble que j&#8217;évoquais à la fin de l&#8217;article précédent (398 à 184, un massacre). La pointe des Poulains En repartant du Palais (lire ici et là les épisodes précédents de nos tribulations armoricaines), une côte bien raide nous attendait. Belle-Île est un haut plateau. C&#8217;est là que nous appréciâmes l&#8217;assistance électrique de nos vélos. Mon fourbe de mari (on peut être généreux, mais fourbe), l&#8217;ayant enclenchée au maximum, me dépassa, mains dans les poches, et sifflotant tranquillement. Pour ma part, ma musculature récemment acquise en piscine m&#8217;a permis de me contenter de l&#8217;assistance minimum. Voilà, je me suis vantée et j&#8217;ai critiqué un peu mon cher et tendre, je peux continuer à vous instruire. Nous repartîmes donc au milieu de la lande dorée par les ajoncs, pour gagner les falaises de schiste qui surplombent l&#8217;océan. Notre destination était la pointe des Poulains. Non pas que l&#8217;on y élève de mignons bébés chevaux, non, pas du tout. Les Poulains, en Breton Beg-er-Bolenn, (oui, j&#8217;ai fait breton deuxième langue) signifie « la pointe des roches isolées » et désigne les rochers aigus contre lesquels les flots se brisent. Il existait au Moyen-Âge un îlot supplémentaire qui tel l&#8217;Atlantide a été englouti par les flots, signe de l&#8217;érosion très active subie par ce paysage. Les Poulains ne sont d&#8217;ailleurs reliés à l&#8217;île, à marée basse, que par une petite bande de sable qui porte le joli nom de tombolo (je vous fais profiter de ma culture tant qu&#8217;elle est encore fraîche). Comment ne pas succomber à la beauté des Poulains ? La brise fait frissonner les milliers de petites têtes mauves d&#8217;arméries qui recouvrent la lande sur laquelle est érigé le phare. Les Poulains sont encore plus spectaculaires par temps de vent, mais bien que nous y soyons allés par marée de faible coefficient, c&#8217;était déjà très impressionnant. Nous sommes restés longtemps assis à contempler le spectacle hypnotisant du roulis et des ressacs des vagues venant s&#8217;écraser sur les falaises. Aux Poulains, j&#8217;ai pris conscience de manière aiguë de mon insignifiance face à la nature sauvage. En même temps, méditer face aux flots déchaînés me fait toujours me sentir plus intelligente, je ne sais pourquoi. Sans doute par une sorte d&#8217;imprégnation romantique, j&#8217;ai le sentiment que les bourrasques de vent ramènent en moi les esprits de Shakespeare et Chateaubriand. Bref. &#160; Les Poulains de Sarah Bernhardt Il se trouve que d&#8217;autres sont avant nous tombés amoureux des Poulains, parmi lesquels Sarah Bernhardt. Elle y racheta un petit fort abandonné, et y bâtit 2 habitations supplémentaires pour sa famille et ses proches amis (sympa la copine). Elle n&#8217;avait pas mauvais goût la bougresse, et sa salle à manger donnait directement sur le phare que vous voyez sur la photo ci-dessous. C&#8217;est mieux que la vue depuis la Courneuve. Sarah (nous sommes désormais intimes, elle et moi) y passa tous ses étés durant 30 ans, pêchant la palourde et taquinant le maquereau en compagnie de ses deux petites-filles, et faisant profiter de ses largesses les Bellilois, entre deux tournées internationales et trois coups d&#8217;éclat dans la presse. Car elle s&#8217;y entendait comme personne, Sarah, pour faire le buzz et revenir sous la lumière des projecteurs, en se faisant photographier endormie dans un cercueil douillet, ou en entretenant le suspense sur l&#8217;identité de son amant du moment. Comme c&#8217;était un diva un brin mégalo, elle avait émis le souhait de se faire enterrer dans un sarcophage au sommet d&#8217;un des rochers des Poulains (celui sur la photo en dessous) mais voilà : elle avait claqué tout son fric, il ne lui restait pas un radis, et elle a du vendre sa propriété. Les propriétaires suivants n&#8217;ont pas souhaité avoir sa tombe sous les yeux pendant le petit-déjeuner dès qu&#8217;ils ouvraient leur volets le matin. Les sales chiens galeux. Bref, Sarah est au Père-Lachaise comme tout le monde, et c&#8217;est bien mieux comme cela, sinon la pointe des Poulains deviendrait un lieu de pèlerinage comme Saint-Barth avec la tombe de Johnny, et au lieu des vagues et des goélands, nous verrions des bougies, des coeurs et des fleurs artificielles par monceaux. De quoi en recracher son chouchen. Un jour, je reviendrai aux Poulains durant une grande marée d&#8217;hiver, pour apercevoir les vagues furieuses qui jaillissent plus haut que les falaises. Belle-Île-en-Mer la sauvage, Rome la douce et Bruges la fière, sont les Trois Grâces des destinations romantiques, qui toutes trois méritent la pomme d&#8217;or de la beauté. Photo d&#8217;en-tête : Le remplissage de l&#8217;en-tête est « Tempête sur le phare des Poulains », par Philip Plisson www.plisson.com</p>
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		<title>Belle-Île-en-Mer la Bien-Nommée</title>
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		<pubDate>Wed, 23 May 2018 03:32:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors, que vous dire de Belle-Île-en-Mer, à vous tous qui cherchez une destination exotique pour une escapade amoureuse ? In love with Belle-Île-en-Mer A Belle-Île-en-Mer, vous trouverez des palmiers et des plages de sable fin. Mais aussi des rochers aiguisés et déchiquetés et des vagues furieuses. Des petits ports paisibles, des chemins fleuris et parfumés, des biscuits bretons et des conserveries de poisson. Des prés remplis de Prim&#8217;Holstein et de Normandes placides, des pis desquelles coulent à flots le beurre salé et le caramel. Des goélands qui planent sur les flots mais ne dédaignent pas picorer dans les prés (contrairement aux vaches, qui ne pêchent pas sur les vagues). Nous sommes arrivés sous un soleil resplendissant, la preuve en image ; et repartis de même, non sans avoir été vivifiés entre temps par une pluie tonifiante (je n&#8217;ai pas fait de photo de la pluie tonifiante, tout le monde voit ce que je veux dire). Arrivés à l&#8217;hôtel, nous avons loué des vélos afin de parcourir l&#8217;île dans tous les sens ; Peu adeptes du masochisme en couple, nous avons avec prudence choisi des vélos électriques. Ce fut une bonne idée. Car à Belle-Île, que l&#8217;on aille au Nord, au Sud, à l&#8217;Est ou à l&#8217;Ouest, on a toujours le vent de face. Et nous partîmes à l&#8217;aventure. Se promener à Belle-Île, c&#8217;est suivre des fossés remplis des grandes ombrelles blanches des carottes sauvages, de marguerites oscillantes, de boutons d&#8217;or ; l&#8217;air était parfumé d&#8217;effluves de pins et d&#8217;aubépines. Les fougères aigles déroulaient leurs crosses rousses et les asphodèles mêlaient leurs épis d&#8217;étoiles blanches aux fleurs jaune vif des ajoncs. Belle-Île ressemble à une page de Marcel Proust délicatement mise en image par Hiroshige. On y retrouve la tendresse des paysages normands, alliée à de grands pins courbés par le vent, et des fleurs à la fragile douceur d&#8217;estampe japonaise. Nous avons également croisé un nombre tout à fait époustouflant de faisans. Pour les parisiens, le faisan est à l&#8217;état sauvage un oiseau à tête noire et rouge, qui ressemble à une poule mais en plus classe, et à l&#8217;état domestique, cuisiné en cocotte avec des champignons et du vin blanc. Sans être marseillaise, j&#8217;ai en quatre jours croisé plus de faisans que durant les quarante années de ma vie écoulées, et celle de tous mes lecteurs réunis. Le faisan est à Belle-Île ce que la souris est au métro ou le pigeon au trottoir. Je n&#8217;ai malheureusement pas de photo pour vous apporter une preuve de mes dires, car le faisan est pudique: dès que je m&#8217;arrêtais pour immortaliser une de ces charmantes bestioles, elle se cachait en s&#8217;aplatissant au sol. Sauzon Nous avons découvert Sauzon, un charmant port de pêche (autrefois), de plaisance (aujourd&#8217;hui), dominé par un petit phare vert aux dimensions de poupées et aux adorables maisons couleur bonbon. Nous nous sommes imprégnés de cette vue idyllique en nous attablant pour déguster une petite galette de blé noir à l&#8217;andouille, suivie d&#8217;une petite crêpe beurre-sucre pour finir sur une note légère, le tout accompagné d&#8217;une bolinette de cidre rosé. A Belle-Île-en-Mer, une foultitude de génies illustres, de Sarah Bernhardt à Claude Monet nous ont précédés. Nous avons solennellement mis nos pas dans leur pas, et senti quelques parcelles de leur génie infuser dans nos plantes de pieds. Monet posa ses chevalets et ses palettes à Port-Coton, et réalisa plusieurs toiles de différents points de vue. Pour ma part, rechignant à trimbaler sur mon dos mes pots de térébenthine et mes tubes de couleurs, j&#8217;ai préféré me contenter de mon Huawei, nettement moins encombrant. Pour un résultat, somme toute, satisfaisant. N&#8217;est-il pas ? Le Palais Au Palais, le port principal de Belle-Île, nous avons visité la citadelle Vauban, une bâtisse impressionnante qui a été des siècles durant un enjeu considérable entre nous et nos ennemis voisins anglais. La position de l&#8217;île en a d&#8217;ailleurs fait une base stratégique pour les Allemands durant la deuxième guerre mondiale, comme en témoignent les nombreux bunkers (presque aussi nombreux que les faisans). Si les bunkers restent d&#8217;un confort spartiate, la Citadelle Vauban a quant à elle été aménagée en hôtellerie. Suite au traité de 1763 entre Français et Anglais (attention, ça commence à être du haut niveau), la France échangea ses possessions canadiennes et Minorque contre la restitution de Belle-Île-en-Mer, occupée depuis deux ans par les Anglais. Les Acadiens (Ne faites pas semblant de savoir, je sais très bien que comme moi avant la visite de l&#8217;expo, vous ne savez pas ce qu&#8217;est un Acadien : un habitant d&#8217;une province du Canada), catholiques et fidèles au Roi de France, furent expulsés et, après moultes péripéties, débarquèrent en nombre à Belle-Île, dans le port du Palais, où ils ne furent pas très bien accueillis, preuve que l&#8217;histoire est un perpétuel recommencement. Néanmoins ils firent souche, contribuèrent à la reconstruction de Belle-Île dévastée par les Brittons, et on estime qu&#8217;aujourd&#8217;hui un tiers des habitants de Belle-Île a des origines acadiennes. L&#8217;histoire des Acadiens de Belle-Île est racontée de manière très intéressante ici. Lisez la, vous vous sentirez plus intelligents. Cela peut faire son petit effet lors d&#8217;un dîner. &#160; Je papote, je papote, mais l’heure tourne. Je n&#8217;en ai pas fini avec nos aventures belliloises. Mais il est l&#8217;heure de vaquer à mon devoir conjugal : le scrabble. Edit du 30/05/2018 : Merci à l&#8217;office de Tourisme de Belle-Île-en-Mer qui a gentiment relayé cet article sur sa page Facebook.</p>
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		<title>Un grand week-end en amoureux</title>
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		<pubDate>Fri, 18 May 2018 03:17:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Mercredi dernier, l&#8217;être exceptionnel qui partage avec moi sa vie et son compte en banque, m&#8217;a emmenée, sur une île, passer un grand week-end en amoureux. Certes, il cuisine comme un pied, et étendre le linge n&#8217;est pas son charisme le plus vibrant. Mais assurément, pour organiser des week-end sexy haut la main, je lui décerne la Palme, avec un grand P (Et ce n&#8217;est qu&#8217;une de ses nombreuses qualités, je ne vous dis que cela). Ce week-end était mon cadeau d&#8217;anniversaire, de Noël, et de fête des mères réunis. Presque six mois que je l&#8217;attendais, que dis-je, que je trépignais. La pensée de ce week-end fut le soleil de mon hiver, le phare dans mes tempêtes, la chaumière doucement éclairée que l&#8217;on aperçoit la nuit, loin sur la lande glaciale battue par la pluie. Bref : je n&#8217;en pouvais plus, d&#8217;attendre ce week-end, notre premier moment rien qu&#8217;à deux depuis presque dix-huit mois. Auparavant il fallut organiser la garde des quatre nains, surtout des deux petits, les plus coriaces. Ce fut chose faite avec la bienveillante complicité des mères-grands, qui prirent en charge l&#8217;une Chaton, l&#8217;autre Lapin (oui, deux pour une seule, ce n’était humainement pas possible, nous avions trop peur de retrouver les deux gnomes hurlant de faim, faisant la danse des sioux autour de leur aïeule exsangue et inanimée). Et nous partîmes donc, le cœur léger et en paix, pour non pas un, non pas deux, non pas trois, mais quatre, oui, messieurs-dames ! Quatre jours de looooong week-end en amoureux. Nous partîmes à l&#8217;aventure, chaussures de marche aux pieds et carte bleue en poche (surtout la sienne) découvrir une île sauvage, grandiose, au bout du monde : nous partîmes à Belle-Île-en-Mer. Du tourisme local, made in France, estampillé NF et Armor Lux, s&#8217;il vous plaît. Pourquoi Belle-Île-en-Mer ? Parce que c&#8217;était sur la liste de mes envies depuis longtemps, et parce que la Côte d&#8217;Azur est faite pour les blondes d&#8217;un mètre quatre-vingts et quarante-cinq kilos, nullipares et vêtues de tout petits petits bikinis. Donc, ce fut Belle-Île-en-Mer. A Belle-Île en-Mer, mes pensées les plus complexes ont été de choisir la crêpe, le pancake, ou la brioche au petit-déjeuner; Décider si j&#8217;allais généreusement étaler dessus du sirop d&#8217;érable, du caramel au beurre salé ou de la confiture de fraises; Savoir si j&#8217;allais présenter au soleil plutôt ma joue gauche, ou ma joue droite. Parfois, l&#8217;image fugace d&#8217;une grand-mère courant éperdue après Lapin ou Chaton vociférant, m&#8217;a traversé l&#8217;esprit. Mais j&#8217;ai repoussé avec résolution et sérénité ces hallucinations maternelles pour profiter de ces délicieux instants en couple. Comme mon bien-aimé est douillet, nous n&#8217;avons pas passé ces quatre jours au camping (même élu tong d&#8217;or de l&#8217;année), non. Il avait choisi un  hôtel chic et confortable, comme lui, flanqué de surcroît d&#8217;un restaurant qui nous a permis de découvrir des saveurs plus subtiles que celles du jambon-coquillettes. Il a aussi fallu s&#8217;accoutumer à la vue divine que nous avions dès que nous levions négligemment le menton de notre lit, et ce ne fut pas chose aisée, je vous prie de le croire. Et bien mes bons amis, pour vous livrer un résumé bref, concis et succinct au cas-où vous seriez fâchés avec la lecture : Belle-Île-en-Mer, c&#8217;est hyper-cool, c&#8217;est trop de la balle, on a kiffé grave. Pour ceux qui ne sont pas contre un peu de délayage, je vais développer. Mais une prochaine fois, car 1/ je me dois de rentabiliser ce séjour avec plusieurs articles, 2/ j&#8217;étends ma troisième lessive, et j&#8217;en ai encore deux autres à mettre en route, et 3/ j&#8217;ai  envie de dormir. Si vous n&#8217;entendez pas parler de moi d&#8217;ici quelques semaines, c&#8217;est sans doute que je suis partie m&#8217;installer définitivement là-bas pour y devenir créatrice de bijoux en coquillages et plumes de goélands. A bientôt, alors&#8230; ou pas ! &#160; La suite, ici, ici, et là ! Envie de partir à Belle-Île-en-Mer ? C&#8217;est par là !</p>
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