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	<title>Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
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	<description>La vraie vie d&#039;une famille recomposée et nombreuse ! Humeurs, désastres, humour, élucubrations et lectures en vrac.</description>
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		<title>Endormir son enfant sans s&#8217;épuiser !</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Jan 2026 18:15:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[psychologie comportementale]]></category>
		<category><![CDATA[sommeil]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fidèles lectrices et lecteurs, je repasse le bout du nez par ici pour vous informer de la sortie d&#8217;un livre préfacé par mes soins, qui traite d&#8217;un sujet ô combien important : les troubles du sommeil de l&#8217;enfant. Ce livre porte le titre prometteur de « Endormir son enfant sans s&#8217;épuiser », de Craig Canapari. Je ne compte plus les plaintes de parents qui n&#8217;en peuvent plus des couchers à rallonge et des nuits fragmentées. On les incite souvent à la patience, à base de « ça viendra, le sommeil met longtemps à se mettre en place », « il/elle a besoin de câlins, c&#8217;est normal », « il ne faut surtout pas sevrer la nuit si tu allaites » etc. Bref, souvent, ces pauvres parents ont l&#8217;impression qu&#8217;il n&#8217;y a pas de solution et qu&#8217;ils doivent se résigner à ne plus dormir. La mouvance du maternage proximal a aussi beaucoup contribué à culpabiliser les parents qui souhaitent entraîner leur enfant au sommeil autonome, comme si c&#8217;était la preuve d&#8217;un égoïsme terrible et d&#8217;un coeur aussi sec qu&#8217;une biscotte. Moi, ce qui me fait mal au coeur, c&#8217;est de constater que des parents (souvent des mères, ne nous leurrons pas) s&#8217;épuisent, se dessèchent, s&#8217;anéantissent dans la perte du sommeil, car ON (= des influenceurs non qualifiés qui n&#8217;y connaissent rien) leur serine que leur enfant sera totalement traumatisé, le cerveau carbonisé au cortisol, s&#8217;ils lui apprennent à dormir seul. J&#8217;ai donc cherché, et trouvé, le livre du Docteur Craig Canapari, pédiatre américain spécialisé dans les troubles du sommeil pédiatrique. Il dirige le centre du sommeil de Yale, aux US, et traite quotidiennement des familles qui en sont arrivées au désespoir. Ce livre a été traduit par les soins de ma maison d&#8217;éditions, Solar, et il est paru ce jeudi 22 janvier 2026. Je vous mets ci-dessous ma préface. N&#8217;hésitez pas à l&#8217;offrir aux jeunes parents autour de vous, avant qu&#8217;ils ne tombent dans le matrixage en vogue et ne se détraquent le sommeil. Je suis intéressée par vos retours et vos avis sur ce sujet, également : le sommeil de vos enfants, comment cela se passe-t-il ? à très bientôt ! « Endormir son enfant sans s&#8217;épuiser », Craig Canapari, Editions Solar, 256 pages, 18€90, existe aussi en  e-book. « Cela fait dix-huit mois que je n’ai pas fait une nuit complète, c’est très dur » ; « Tous les soirs, c’est des allers-retours incessants entre la chambre et le salon » ; « Toutes les nuits, il vient dans mon lit alors qu’il a 4 ans ! »… Depuis plusieurs années, je lis les récits de nombreux parents sur les réseaux sociaux. La plainte numéro un concerne les problématiques liées au sommeil : difficultés d’endormissement, réveils nocturnes persistant bien au-delà de la période du nourrisson, rodéo vespéral, tensions familiales, énervement et cris, nuits hachées et réveils blafards, altération de la relation avec l’enfant ou le partenaire, impact sur la vie personnelle et professionnelle, et surtout sur la santé mentale et physique. Si vous êtes au bout de votre vie, que vous oscillez entre désespoir et épuisement, et que la pensée de dormir sept heures pleines et ininterrompues, même une seule nuit, vous fait davantage fantasmer qu’un tour du monde en voilier, alors il se pourrait que cet ouvrage vous intéresse ! L’auteur, le Dr Craig Canapari, pédiatre et spécialiste des troubles du sommeil chez l’enfant, dirige le Centre du sommeil pédiatrique de Yale, aux États-Unis. Il est également père et a été confronté aux mêmes difficultés que vous et moi : concilier le respect des besoins en sommeil de toute la famille et une approche éducative bienveillante. L’essor des courants éducatifs centrés sur les besoins de l’enfant a apporté de nombreux bénéfices. Le rythme de développement des enfants est maintenant mieux compris et mieux respecté. L’importance capitale des câlins et des encouragements est très largement connue par les parents, promue par les experts de la petite enfance, et mise en avant par les médias. Mais certaines exagérations ont généré leur lot d’effets indésirables. Vous avez peut-être déjà lu, au détour de vos déambulations sur Instagram, des affirmations au sujet d’un rythme biologique propre aux enfants qu’il s’agirait de respecter à tout prix. Ce postulat émane de parents comme vous et moi, mais aussi parfois de personnes travaillant dans le domaine de la petite enfance. Il peut vous inciter à attendre, attendre, attendre… que la situation s’améliore naturellement. Le problème, c’est le manque de précision sur l’âge jusqu’auquel s’applique cette exhortation à la patience. Or, le sommeil d’un nouveau-né n’a rien à voir avec celui d’un bambin de 2 ans ou d’un jeune enfant de 5 ans. Et pourtant, la confusion est là : de nombreux parents finissent par penser qu’il faudrait répondre de manière identique aux besoins du plus grand comme du plus petit. Ces contenus contribuent massivement à diffuser auprès des parents la croyance que, pour assurer la sécurité affective de leur enfant, il leur faudrait lui tenir la main et rester auprès de lui aussi longtemps que nécessaire, jusqu’à ce qu’il manifeste, un jour, l’envie de dormir seul. (Ce qui finira forcément par advenir car, comme on vous le fera sans doute remarquer, aucun adolescent ne fait de cododo avec ses parents.) À force, même les parents qui étaient de prime abord plus réticents à accourir au moindre couinement de leur bébé blêmissent devant la perspective menaçante de graves traumatismes psychologiques guettant leurs enfants. Certains parents aiment prolonger la douceur du sommeil partagé en famille, ont la chance de se rendormir vite et bien et s’accommodent de ne pas obliger leur enfant à dormir seul ; dans ce cas tout est pour le mieux ! Mais d’autres parents ont un sommeil plus fragile, une tolérance moins grande à la fatigue, des problèmes de santé ou des conditions de vie plus complexes. Il est douloureux et injuste pour eux d’entendre que l’éducation au sommeil est maltraitante et révélatrice d’un égoïsme scandaleux, et qu’ils doivent accepter une vie de sacrifices, de larmes et de dette de sommeil. En tant que scientifique, je suis en désaccord avec cette vision négative. Je n’ai trouvé aucune preuve dans la littérature qui pourrait appuyer la croyance que l’éducation au sommeil est nocive. Au contraire, des études scientifiques ont démontré que les enfants ayant suivi un entraînement au sommeil autonome dormaient fort bien, étaient moins anxieux et avaient une excellente relation avec leurs parents. Bien entendu, éduquer un enfant au sommeil ne signifie pas qu’on laissera hurler un nourrisson toute une nuit. Ces temps sont, je l’espère, révolus ! Mais on ne peut être un parent efficace et bienveillant qu’à la condition de dormir suffisamment, tant le manque de sommeil entraîne de troubles de l’humeur. Évidemment, devenir parent implique des nuits perturbées et moins de sommeil. Mais cela doit être transitoire, et ne doit pas aller jusqu’au point de mettre votre santé en danger. Une autre donnée curieusement absente de ces débats passionnés autour de l’éducation au sommeil est la fatigue des enfants dont les nuits sont ainsi durablement fragmentées. À quel moment a-t-on réussi à faire croire aux parents qu’il était meilleur pour leur enfant d’avoir un sommeil haché, plutôt que de passer une bonne nuit ininterrompue ? Craig Canapari pointe d’ailleurs l’impact – y compris à long terme – d’un sommeil insuffisant sur la santé d’un enfant : les études scientifiques mettent en évidence l’effet du manque de sommeil sur les troubles socio-émotionnels et le risque accru d’obésité, entre autres pathologies. Et contrairement à une croyance répandue, les petits « dodos volés » dans la poussette ou le siège auto n’apportent pas la même qualité réparatrice de sommeil. Alors, existe-t-il une autre voie que l’alternative entre la position attentiste « Je me résigne à attendre qu’il accepte de dormir car je préfère mourir d’épuisement que de culpabilité » et la position dictatoriale « Qu’il pleure tant qu’il voudra, je ferme la porte de la chambre à 19 h 30 et je reviendrai demain » ? Oui, fort heureusement ! Quoi qu’il s’en dise dans les médias ou sur les réseaux sociaux, il n’est pas question que d’attachement et de sécurité affective dans le sommeil : il est aussi beaucoup question d’habitudes et de rituels. En tant qu’adulte, mon rituel est de boire une tisane et de lire quelques pages, de faire un câlin à mon mari, puis de lui tourner le dos pour m’endormir. Le rituel de mon plus jeune enfant est que je l’accompagne dans son lit pour lui lire une histoire, puis que je dise « Voilà, c’est fini », avant qu’il réclame « Encore un peu, s’il te plaît ! » Je réponds alors d’accord, et je rajoute un chapitre, avant de l’embrasser, de lui caresser les cheveux et d’éteindre la lumière. Nous avons tous nos rituels et nos habitudes. Supprimons la tisane ou l’histoire, et l’endormissement est altéré. Et souvent, nous, parents ne prenons pas toujours conscience que nous pouvons agir, autant pour susciter une bonne habitude que pour en entretenir une pas vraiment géniale, totalement à notre insu. C’est là, l’originalité du livre de Craig Canapari : envisager le sommeil sous l’angle du comportement et des habitudes, tout autre problème de santé physique ou psychologique étant bien sûr dûment pris en compte. Son approche repose sur les concepts explicités par le Pr Alan Kazdin dans ses ouvrages sur la gestion des comportements indésirables des enfants grâce au renforcement positif. Pour faire évoluer le comportement de notre enfant, nous pouvons agir sur les antécédents (les événements qui précèdent son comportement) et sur les conséquences (notre réaction à son comportement). Cette approche, qui relève de la psychologie comportementale, est étayée par d’innombrables publications scientifiques et a fait la preuve de son efficacité. Craig Canapari applique minutieusement cette méthode à la problématique du sommeil. En agissant sur la routine préparatoire du soir, et en modifiant consciemment vos propres réactions, vous êtes en mesure de changer la donne pour les nuits de votre enfant. Vous découvrirez dans ce livre de nombreuses méthodes pour régler progressivement les troubles d’endormissement ou de réveils nocturnes de votre enfant, selon son âge, son comportement et le moment où les difficultés se manifestent. Tous les aspects liés au sommeil sont explorés : les troubles physiologiques, le cododo, l’allaitement, le sevrage nocturne, les doudous et tétines, les siestes, la gestion des écrans et des colères, endormir son enfant en roulant sur le périphérique, passer du lit à barreaux au lit de grand, partager sa chambre avec un frère ou une soeur, prendre en compte une personnalité anxieuse et gérer tout ce grand bazar quand on est parent solo. Craig Canapari fait aussi le point sur la méthode tant décriée du « laisser-pleurer », celle qui brise le coeur des parents. Sans jamais émettre de jugement, il propose de nombreuses alternatives efficaces, progressives, douces ou rigolotes, détaillées pas à pas, afin que vous choisissiez la méthode qui correspond à votre tempérament. Vous le verrez, il a lui aussi vécu des moments d’épuisement et de grands questionnements dans sa parentalité. Cela le rend d’autant plus humble et compréhensif envers les parents lecteurs. Chers parents, à l’issue de cette lecture, je vous souhaite des soirées sereines, des nuits reposantes et des réveils qui ne soient plus une torture. Je souhaite à vos enfants des couchers doux et chaleureux, et de bons et gros dodos qui les aideront à grandir en pleine forme ! Marie Chetrit</p>
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		<title>Merveilleux réseaux sociaux</title>
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		<pubDate>Sat, 03 May 2025 15:08:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Je vous avais promis de revenir vous parler des  à-côtés de l&#8217;exposition médiatique. Déjà, calmons-nous : je n&#8217;ai pas besoin de garde du corps, des gens hystériques ne campent pas sur mon trottoir, je ne suis pas reconnue dans la rue, et ce sans avoir besoin de lunettes de soleil (grâce à un anti-look soigneusement travaillé chaque matin), on ne me supplie pas pour avoir un autographe. Comme vous le savez, le corollaire de l&#8217;exposition sur les réseaux sociaux est son inséparable lot de critiques, commentaires perfides, outrance grotesque, et personnes qui savent mieux que toi-même sur n&#8217;importe quel sujet, même si elles n&#8217;y connaissent rien : experts en géopolitique du Moyen-Orient le lundi, en économie internationale le mardi, en philosophie comparée des religions le mercredi,  en psychologie de l&#8217;enfant le jeudi, en médecine le vendredi, en physique quantique le samedi, et en paléo-ethnologie le dimanche. Ben ouais, ils et elles savent tout sur tout, et ont un avis sur tout, lestés du poids solide des connaissances qu&#8217;ils ont acquises en lisant des résumés de 3 lignes sur une problématique donnée. Ce qu&#8217;ils ne savent pas, ils l&#8217;inventent. Un peu de contexte. J&#8217;ai réalisé dans le cadre de la promo du livre, une pastille vidéo pour Magic Maman. C&#8217;était ma première. La journaliste et le cadreur sont très sympas, me mettent à l&#8217;aise, et c&#8217;est parti pour le tournage. Même si ça n&#8217;a l&#8217;air de rien à première vue, c&#8217;est un exercice très difficile, pour plusieurs raisons : Il faut parler à un téléphone portable en le regardant dans les yeux Les séquences sont très courtes, donc on ne peut pas vraiment développer, nuancer, réfléchir, lever les yeux au ciel. La réponse doit être énoncée en 30 secondes max. Les questions ne sont pas connues à l&#8217;avance, donc c&#8217;est de l&#8217;impro (c&#8217;est le but, il faut sembler naturelle) mais c&#8217;est de l&#8217;impro travaillée. Je n&#8217;ai pas la main sur le montage, et en particulier sur l&#8217;accroche, c&#8217;est le jeu. La petite vidéo a ensuite été diffusée, vous pouvez la voir là. Elle a ensuite été partagée sur les réseaux sociaux, en particulier Facebook, sur lequel traînent tout un ramassis de mangemorts prêts à en découdre avec la terre entière pour se venger de toutes les frustrations de leur vie. Comme vous le voyez, l&#8217;accroche utilisée porte sur le fait qu&#8217;on peut boire occasionnellement une gorgée d&#8217;alcool en allaitant, sans risque pour le bébé. Propos que je réitère ici : oui, vous pouvez boire une gorgée de vin occasionnelle quand vous allaitez, cela n&#8217;aura pas d&#8217;impact sur votre bébé, littérature scientifique à l&#8217;appui.  Cela ne veut pas dire, naturellement, qu&#8217;il faut boire comme un trou, ni tous les jours. (Il va de soi que j&#8217;ai également consacré 2 chapitres au fait qu&#8217;il ne fallait pas boire du tout durant la grossesse, et diminuer drastiquement sa consommation d&#8217;alcool durant la période de conception). Malgré tout, cela a déclenché l&#8217;ire des mères parfaites, toujours promptes à montrer les crocs aux femmes qui n&#8217;entendent point rentrer en maternité comme on entrait autrefois en religion. Je passe sur celles qui ont aboyé tout en vomissant « Nan mais elle est foooolle, c&#8217;est hyper dangereux pour le foetus l&#8217;alcool ! », montrant leur tragique incapacité à se concentrer les quelques secondes nécessaires pour comprendre que je parle explicitement d&#8217;allaitement et non de grossesse. J&#8217;ouvre ici une parenthèse : est-ce que vraiment la population est massivement devenue d&#8217;une paresse intellectuelle crasse, au point qu&#8217;écouter une phrase de 30 secondes en entier devient trop coûteux ? Voici donc un petit florilège des pires commentaires postés sous cette vidéo : C&#8217;est peu de dire que Facebook ne montre pas le visage le plus aimable de l&#8217;humanité, ni le plus nuancé, ni le plus intelligent. C&#8217;est le réseau social qui semble le plus induire une désinhibition totale dans les propos, sur lequel tout le monde se sent légitime à balancer tout ce qui lui sort par la tête, et où beaucoup se transforment en roquets hargneux qui attaquent au mollet et ne lâchent jamais, même quand ils ont tort. En revanche, il y a ces commentaires, qui posent un débat intéressant : faut-il prendre les gens pour des cons ou pas ? Faut-il partir du principe qu&#8217;une masse intellectuellement peu favorisée, se servira de mes propos comme prétexte pour se murger la gueule tout en allaitant ? Cela revient à faire sienne la citation des Inconnus, « Il ne faut jamais prendre les gens pour des cons, mais il ne faut pas oublier qu&#8217;ils le sont. » Mon parti pris est que non. Je conçois la critique : on ne sait jamais comment un message peut être reçu et interprété, et en effet, un courte vidéo est, par définition, courte et non exhaustive. Mais je n&#8217;ai pas encore trouvé la solution pour résumer en 3 mots un chapitre entier en y incluant l&#8217;intégralité de nuances et références. Malgré cela, je ne pense pas que dissimuler des informations exactes aux gens sous prétexte qu&#8217;ils pourraient mal les comprendre soit pertinent. Et c&#8217;est surtout extrêmement méprisant &#8211; classiste comme on dit de nos jours. Faut-il vraiment mentir au gens ou exagérer pour leur bien ? Par ailleurs, pour une personne qui a pour habitude quotidienne de consommer de l&#8217;alcool, grossesse ou non, allaitement ou non, je doute que ma vidéo fasse une grande différence, ni même qu&#8217;elle la regarde. Ce serait me donner beaucoup trop d&#8217;importance que de croire le contraire. Enfin, ce qui m&#8217;épate à chaque fois, c&#8217;est de constater à quel point les contenus sur l&#8217;allaitement génèrent des débats absolument passionnels. Convaincre une croisée de l&#8217;allaitement que ce qu&#8217;elle dit est faux scientifiquement parlant et n&#8217;a aucune base réelle autre que ses croyances, est aussi aisé que de déradicaliser un membre de Daesh. On a beau lui coller sous le nez des données issues d&#8217;études solides, nombreuses, statistiquement fiables, rien n&#8217;y fait : elle n&#8217;en démordra pas. J&#8217;avoue que cela me stupéfie toujours autant, au bout de 8 ans de présence sur les réseaux sociaux. Cela me questionne aussi sur ce que ces femmes ont projeté et investi dans l&#8217;allaitement, qui n&#8217;est après tout qu&#8217;un mode d&#8217;alimentation du nourrisson. Les parents qui nourrissent leur bébé au biberon l&#8217;embrassent, lui font des câlins, le massent, le bercent, se sacrifient pour lui, lui consacrent du temps, bref : ils l&#8217;aiment aussi (si si). Mais quand on les lit&#8230; on a l&#8217;impression que non. L&#8217;hypothèse sur laquelle nous penchons, avec mes acolytes du Collectif A!C, est que, pour les plus hargneuses d&#8217;entre elles, elles en ont tellement bavé qu&#8217;elles ne supportent pas que d&#8217;autres s&#8217;en sortent avec plus de facilité, moins de dette de sommeil, de mastites et de crevasses au sein, et un bébé tout aussi épanoui et en bonne santé. Elles aimeraient bien entraîner les autres dans leur sacrifice -pas forcément très utile &#8211; sans fin, histoire de ne pas être les seules à souffrir. Ou alors, elles ne se sentent exister qu&#8217;en temps que mère, n&#8217;ayant pas vraiment trouvé leur place de femme, de professionnelle, d&#8217;amie, ou que sais-je&#8230; Notez bien que je trouve super d&#8217;allaiter, du moment qu&#8217;on le fait parce que ça convient à la maman autant qu&#8217;au bébé, et qu&#8217;on respecte les choix des autres. Mais pourquoi tant de haine ? Au final, même si ce genre de commentaires est déplaisant et qu&#8217;ils peuvent provoquer un inconfort passager, je m&#8217;en remets facilement parce que je prends assez vite la sage décision de ne plus les lire ni y répondre. Mais plus largement, cela interroge vraiment sur le fait de laisser des adolescents, dont l&#8217;estime de soi est si fragile, avoir libre accès à cette cour des miracles traversée de balles perdues. Voilà pour les réflexions suscitées par cette petite expérience très formatrice, que j&#8217;aborderais sûrement avec davantage de précautions si elle venait à se renouveler. &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160;</p>
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		<title>La Maison des Maternelles</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Mar 2025 10:48:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Attention Mesdames et Messieurs, Comme je sais que vous brûlez depuis longtemps de connaître enfin le visage qui se cache derrière les diverses inepties proférées avec aplomb et constance sur ce blog depuis 2017, c&#8217;est avec gourmandise que je vous annonce que la séquence durant laquelle j&#8217;ai été interviewée par le très charmant Houssem Loussaief (le gars est à la fois hyper sympa, hyper pro, très stylé et bel homme &#8211; mais pourquoi autant de qualités chez la même personne, franchement ?), cette séquence donc, sera diffusée ce vendredi 21 mars, lors de l&#8217;émission de La Maison des Maternelles, sur France 2. Il va sans dire que ces 8 petites minutes furent l&#8217;objet de frayeurs intenses et de questionnements existentiels. Comment m&#8217;habiller ? Clair ou foncé, casual ou chic, moulant ou pas, jupe ou pantalon, talons (au risque de se vautrer en direct sur le plateau) ou baskets (trop décontracté, elle fait sa jeune) ? J&#8217;ai convoqué mes stylistes, à savoir mes copines mamans de l&#8217;école, et nous brainstormâmes durant un petit café matinal pour choisir la tenue adéquate. Il y avait également des impératifs : pas de rouge, pas de rayures ni de pois, pas de marques apparentes, pas le même chemisier que dans des interventions précédentes, non mais ho, je suis pas une pauvresse quand même. Bref, après moultes discussions, il fut décidé unanimement que je porterais un chemisier bleu uni (aimablement prêté par ma voisine du 3e étage), un jean, et des bottines noires, les sous-vêtements appartenant à ma collection personnelle, rassurez-vous. L&#8217;un dans l&#8217;autre, le résultat de toute cette agitation cérébrale fut à peu près aussi remarquable que les changements de logo coûteux des grandes administrations. Faisons la courte : ça c&#8217;est bien passé, j&#8217;avais réussi à dompter approximativement mes cheveux, toute l&#8217;équipe était hyper sympa, c&#8217;est marrant de voir comment ça se passe sur un plateau télé, et j&#8217;espère que je n&#8217;aurais pas dit d&#8217;énormités (on ne sait jamais, avec l&#8217;émotion). Bien entendu c&#8217;est passé très vite, je n&#8217;ai pas eu le temps de dire le quart du dixième de ce que je voulais dire, et c&#8217;est aussi une grande leçon d&#8217;humilité, parce que l&#8217;exercice n&#8217;est pas si simple : donner une idée exacte du contenu d&#8217;un livre de 30 chapitres en répondant à des questions qu&#8217;on ne connaît pas à l&#8217;avance, dans un temps chronométré, sans avoir le temps de réfléchir. Je vous en reparlerai d&#8217;ailleurs, dans un prochain article. Je vous dis donc à vendredi 21 mars sur vos écrans, vers 9h30 sur France 2. Si vous ne pouvez être devant votre poste à cette heure-là pour contempler avec émerveillement ma prestation, séchez vos larmes : vous pourrez me voir en replay. Ne me remerciez pas. Le replay est ici &#160; PS : on me signale qu&#8217;il n&#8217;est pas possible de commenter. En effet, comme j&#8217;étais assaillie de commentaires de robots spammeurs, j&#8217;ai paramétré un antispam qui n&#8217;a visiblement pas fait dans la dentelle. Je l&#8217;ai donc désactivé pour l&#8217;instant. Les commentaires sont possibles ! Bisous mes libellules.</p>
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		<title>Le temps est bon, le ciel est bleu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Petitsruisseauxgrandesrivières]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Mar 2025 11:13:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au fil de l'eau]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mes petits lapins, Aujourd&#8217;hui en ce 8 mars journée internationale des droits des femmes, le printemps frétille et je suis d&#8217;humeur presque guillerette. Non pas que la situation des droits de la femme en dehors de mon pâté de maisons soit fantastique, non pas que ma charge mentale se soit subitement allégée (Chaton vient de partir jouer au foot en laissant des croûtes de fromage sur la table de la salle à manger, vestiges de son tardif petit-déjeuner), non pas que ce samedi soit un vrai samedi de repos (magie du télétravail, je rebosse cet aprèm pour boucler un ixième dépôt de demande de subvention &#8211; essayons de ramasser la caillasse tant qu&#8217;elle n&#8217;est pas encore partie pour financer le réarmement). Mais, il fait beau, l&#8217;air est doux, les pollens viennent chatouiller mes narines, et le silence règne dans l&#8217;appartement, ce silence si désirable à mes oreilles. Depuis un moment je me demande si ce blog a toujours une raison d&#8217;être, si payer 70€ par an à OVH pour garder mon hébergement et mon nom de domaine a encore un sens, alors que je pourrais à ce tarif me financer deux poses de vernis semi-permanent ou 3,5 bouquins neufs. Mais un petit quelque chose me retient. Probablement parce qu&#8217;au vu des derniers événements outre-Atlantique, je n&#8217;ai pas forcément envie de confier tous mes œufs à Méta en n&#8217;existant que sur Instagram. Peut-être parce que je caresse l&#8217;espoir de maintenir un semblant de relation avec les dinosaures qui lisent encore des articles de plus de 3 lignes. Peut-être aussi parce qu&#8217;ici je ne suis pas contrainte par un quelconque format ou algorithme. Et aussi parce que je lis avec admiration les billets de Caroline Franc, qui réussit l&#8217;exploit d&#8217;écrire régulièrement des textes intéressants, intelligents et drôles, et que j&#8217;aimerais bien y arriver comme elle. Parfois je relis mes textes du début, et j&#8217;ai un peu de nostalgie de cette époque où les enfants étaient petits et tellement marrants, où j&#8217;aurais pu pondre sans effort un billet par jour tellement les anecdotes fusaient. En grandissant, on est certes plus reposés, mais c&#8217;est un peu moins la poilade. Raconter les révisions de partiels ne donne pas spécialement le sourire, par exemple. Pourtant, je suis une maman qui n&#8217;est absolument pas nostalgique de la petite enfance. Je n&#8217;ai pas spécialement kiffé la grossesse (trop long), j&#8217;ai besoin de sommeil (je te fais pas un dessin sur l&#8217;incompatibilité totale avec les réveils nocturnes à rallonge), et je trouve les jeunes enfants infiniment plus intéressants que les bébés (on se calme, pour celles et ceux qui hurleraient au scandale comme si j&#8217;avais égorgé des chatons en direct.) Mais c&#8217;est ainsi : force est de constater que je ne suis plus une jeune maman, et que je dois réfléchir à comment renouveler cet espace si je veux qu&#8217;il continue à vivre. L&#8217;écriture de mes livres m&#8217;a tellement essoré le cerveau que je n&#8217;ai plus grand chose de disponible. Ca va revenir, comme la libido après la grossesse (c&#8217;est-à-dire lentement). Avez-vous des idées à me suggérer ? Sinon, vu que je suis quand même en phase de promo de mon bouquin, je vous la fais courte mais vous trouverez ci-joint un petit listing de mes interventions presse : au choix, vous pourrez me lire, me voir (oui j&#8217;ai refait pousser mes cheveux) et m&#8217;écouter. Soyez indulgentes et indulgents : c&#8217;est toujours une grosse épreuve de voir sa tête et d&#8217;entendre sa voix. J&#8217;ai causé au Figaro, ici J&#8217;ai été interviewée par Le Soir (l&#8217;équivalent du Monde Belgique, je tiens à le préciser) J&#8217;ai discuté avec Emmanuel Davidenkoff sur SqoolTV Je suis passée à NRJ Belgique, la radio qu&#8217;on écoutait quand on était jeunes J&#8217;ai enregistré un podcast avec AirZen Radio Hier j&#8217;étais sur RCF dans l&#8217;émission « je pense donc j&#8217;agis » Bientôt je passerai dans l&#8217;émission des Maternelles, mais je n&#8217;ai pas encore la date. C&#8217;était une chouette expérience d&#8217;aller sur un plateau télé, surtout sur celui de l&#8217;émission que j&#8217;ai regardée chaque matin durant mes congés maternité. Chaque expérience est différente, et m&#8217;apprends comment exprimer au mieux ce que je souhaite dire dans des formats particuliers. Être brève mais pas trop, précise mais concise, rigoureuse sans être chiante, percutante sans être caricaturale&#8230; Je ne sais pas si j&#8217;ai atteint tous ces idéaux, mais j&#8217;y travaille. Je suis plutôt une personne de l&#8217;écrit, alors passer à l&#8217;oral m&#8217;a longtemps terrorisée. C&#8217;est l&#8217;avantage de vieillir : je prends de l&#8217;assurance, et dans tous les cas, ma vie n&#8217;est pas en jeu donc au pire, je m&#8217;en fous. Voilà pour l&#8217;instant. Si vous avez 19€90 au fond de votre poche, n&#8217;hésitez pas à acheter pour vous-même ou vos amis cet ouvrage excellent. Si vous ne l&#8217;avez pas aimé, offrez-le aux personnes que vous détestez. Je vous laisse ainsi sur ce billet profondément nombriliste, et je vous embrasse.</p>
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		<title>Le guide anti-fake news de la parentalité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Petitsruisseauxgrandesrivières]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jan 2025 17:27:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[guide anti-fake news de la parentalité]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le guide anti-fake news de la parentalité est sorti en librairie ce jeudi 16 janvier 2025 ! Je vous l&#8217;avais annoncé il y a quelques jours. Oups, au mois d&#8217;août en fait ! Que le temps passe vite. Et bien voilà, j&#8217;ai commis un 2e ouvrage. Sur lequel j&#8217;ai sué sang et eau, passé des soirées et des nuits blanches, pour lequel j&#8217;ai compulsé des centaines d&#8217;articles scientifiques, à cause duquel j&#8217;ai crié seule dans la nuit, « mais pourquoi ai-je proposé cette idée à mes éditrices, pourquoooooooi ». J&#8217;ai aussi pleurniché, « je n&#8217;y arriverai jamais », « j&#8217;aurai jamais fini dans les temps », « p*t*in j&#8217;ai écrit 10 000 caractères, il m&#8217;en manque encore 290 000 je vais mourir », et toute la comédie habituelle des gens qui écrivent des livres, quoi. Pour finir, j&#8217;ai aussi dit « pfff de toute façon ça va être un échec, est-ce que j&#8217;ai vraiment traité des questions intéressantes, mince j&#8217;ai oublié ça, il faut absolument que je pense à parler de cette publication », lors d&#8217;insomnies dans le plus noir de la nuit, en pestant contre mon mari qui osait, l&#8217;effronté, dormir comme un bienheureux alors que j&#8217;endurais le martyre à côté de lui. Maintenant que je me suis bien plainte, parlons donc du contenu  du bien-nommé « guide anti-fake news de la parentalité ». De quoi ça cause ? Ce livre est conçu pour apporter des réponses sourcées aux nombreuses interrogations qui taraudent les jeunes parents, assaillis par les contenus pullulant des réseaux sociaux, comme la saucisse au barbecue l&#8217;est par un essaim de guêpes: C&#8217;est vrai que&#8230; la péridurale empêche le lien d&#8217;attachement avec le bébé ? il suffit d&#8217;un petit câlin pour déclencher un shoot d&#8217;ocytocine chez mon enfant ? les bébés sont pré-livrés avec un pack empathie fonctionnel ? l&#8217;allaitement au sein rend les enfants plus intelligents ? les écrans rendent les enfants débiles ? il faut apprendre la frustration aux enfants ? certains vaccins sont superflus et ne servent qu&#8217;à engraisser les big pharmas ? et tant d&#8217;autres sujets ébouriffants et captivants. Trente chapitres en tout, oui, TRENTE (30) mesdames et messieurs, viendront répondre à toutes les questions que vous vous posez, ou qui ne vous ont pas encore traversé l&#8217;esprit. Si vous êtes enceinte, si votre meilleure copine ou votre cousine l&#8217;est, si vous l&#8217;avez été mais que vous voulez remettre le couvert en étant moins naïve que la première fois, si vous êtes ménopausée à votre grand soulagement mais que vous voulez éviter le burn-out parental à d&#8217;autres parents, si vous êtes prof, psy, auxiliaire de jeunes enfants ou éduc, bref si vous êtes un être humain vivant sur cette planète intéressé de près ou de loin par la question des enfants (je ratisse large), ce livre est fait pour vous ! Vous allez me dire : mais si tu as décortiqué toutes les études scientifiques nécessaires dans le bouquin, ça doit être supra-chiant et interminable à lire, merci bien mais une bonne série Netflix c&#8217;est mieux. Point du tout ! Il va de soi que j&#8217;ai fait de mon mieux pour que cette lecture soit agréable et fluide. Chaque chapitre débute donc par une petite mise en situation : nous suivons un couple, Gabrielle et Léo, qui mettent en route un bébé et vont être confrontés, dès avant la grossesse et pendant toute l&#8217;enfance de leur fille à des remarques, préjugés, jugements hâtifs, conseils pas toujours sollicités, avis péremptoires et contenus douteux parfois très alarmants. Ils tâtonnent un peu dans leur parentalité. Il arrive que Gabrielle subisse le « mom-shaming » avec leçons de morale sur ce qu&#8217;est une vraie bonne mère, et brandissement d&#8217;études scientifiques irréfutables, paraît-il. Nous nous employons à détricoter tout cela : replacer ces fameuses études dans leur contexte (parfois totalement sans rapport avec la choucroute), vérifier que ces fameuses études font consensus (loin de là le plus souvent), qu&#8217;elles disent vraiment ce qu&#8217;on leur fait dire (hum hum), que le contraire n&#8217;a pas été démontré par la suite de manière plus solide (eh oui). Mais nous faisons tout cela en rigolant toujours un peu, parce que la rigolade, c&#8217;est la vie. Outre des enfants, vous verrez passer dans ce remarquable ouvrage des rats, des souris, des moutons, des chimpanzés, et même des oiseaux. Avouez que vous en aurez pour votre argent ! Où, mais où trouver cette bible de la parentalité, ce must-have des bibliothèques familiales ? Partout, chez votre libraire, dans sa boutique pleine d&#8217;étagères fleurant bon le papier et l&#8217;encre, à la Fnac de votre centre commercial, sur votre plateforme digitale inféodée à l&#8217;ultra-libéralisme américain, absolument partout. Comme j&#8217;aime vous faire gagner du temps &#8211; dont je sais ô combien il est précieux, je vous colle ci-dessous un lien qui vous mènera tout droit à la page adéquate de commande. vite vite commande-moi ! Je vous salue bien bas et vous remercie pour votre attention. Ayant récupéré un peu de temps de cerveau disponible, il se peut que je refasse des apparitions plus régulières sur ce blog. N&#8217;hésitez pas à formuler vos requêtes, protestations, et autres mots doux en commentaire. J&#8217;en profite également pour vous souhaiter une année 2025 bien bonne, et vous informer que 2025 sera pour moi, l&#8217;année de l&#8217;accession à la propriété d&#8217;un Thermomix. Afin d&#8217;amortir cet investissement coûteux, il est nécessaire que je vende au moins 943 exemplaires, je vous laisse donc calculer le montant de mes droits d&#8217;auteurs. Des bisous. &#160; Le guide anti-fake-news de la parentalité, éditions Solar, 19€90. &#160; &#160; &#160;</p>
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		<title>Elever un enfant qui s&#8217;oppose : les vraies solutions</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Petitsruisseauxgrandesrivières]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Aug 2024 10:32:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[alan kazdin]]></category>
		<category><![CDATA[psychologie comportementale]]></category>
		<category><![CDATA[psychologie scientifique]]></category>
		<category><![CDATA[renforcement positif]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vous n&#8217;êtes pas convaincue par le coussin de la colère ? Vous avez épuisé les charmes de la roue des émotions ? Votre enfant vous balance sa bouteille de retour  au calme dans la figure ? Votre ado vous siffle que vous êtes gênante quand vous lui demandez de verbaliser ses émotions ? Les câlins lors des crises de votre enfant ont montré une efficacité tout à fait nulle pour régler le problème ? Ca tombe bien ! Après « Eduquer sans s&#8217;épuiser », paraît « Elever un enfant qui s&#8217;oppose, les vraies solutions« , d&#8217;Alan Kazdin.paru aux Etats-Unis sous le titre « The Kazdin Method for Parenting the Defiant Child ». Vous me direz, quelle est la différence entre les deux ouvrages ? “Eduquer sans s’épuiser” explique les bases théoriques et scientifiques de la méthode “Kazdin”, et les outils principaux. Dans “Elever un enfant qui s’oppose, les vraies solutions”, vous trouverez comment mettre en place, très concrètement, cette méthode, pas à pas, pour diminuer l’intensité des conflits. En détails, le livre contient : La boîte à outils pour faciliter la vie de famille : comment mettre en place un programme à points étape par étape, les tableaux de récompenses, le bon usage des compliments, les limites du time-out&#8230; Des entrées par tranche d’âges : les tout-petits, les 3-6 ans, les 6-12 ans et les adolescents. Des solutions pratiques par type de situations de conflits : pendant les devoirs, à l’école, au sport, en vacances, au supermarché, colères, oppositions, retards systématiques&#8230; La mise en oeuvre de la méthode en groupe (en classe par exemple), la gestion des élèves perturbateurs Le « service après-vente » ou les solutions quand ça ne marche pas : qu’est-ce qui peut être amélioré dans ma mise en oeuvre de la méthode ? La prise en compte des cas atypiques comme les enfants atteints de TDAH Des suggestions de récompenses par âge Des conseils aux parents sur le contexte familial élargi Les questions/réponses les plus fréquentes Et pour vous mes chères lectrices et quelques lecteurs, voici ma préface (puisque oui, j&#8217;ai rempilé avec plaisir pour ce deuxième ouvrage du Professeur Kazdin !) Bonne lecture ! Vous le savez aussi bien que moi : la vie de parent n’est pas un long fleuve tranquille, et ce n’est pas un petit fossé qui se trouve entre nos attentes et la réalité : c’est un abîme. Votre enfant a 4 ans, il fait une colère monumentale dès que vous devez passer à une autre activité. Elle a 6 ans, et vous n’osez plus l’emmener au supermarché car à chaque fois, elle vous harcèle jusqu’à ce que vous cédiez et achetiez ce paquet de bonbons. Il a 8 ans et ne cesse d’injurier ses camarades, et même vous, ses parents. Elle a 10 ans, et les devoirs sont un calvaire : elle ne veut pas s’y mettre, bâcle son travail, et part bouder dans sa chambre. Il a 12 ans et se dispute sans cesse avec son frère, cela vous éreinte et gâche tous vos week-ends. Elle a 13 ans, vous parle de haut et vous montre bien, par chacun de ses silences, que vous ne comprenez rien à rien et ne réagissez jamais comme il le faudrait. Des conflits surviennent avec la prof, l’entraîneur de foot ou des camarades. Vous avez le sentiment d’avoir tout essayé, la situation vous semble sans issue et le découragement vous accable. Vous fileriez volontiers vous cacher dans un trou de souris, et en arrivez presque à regretter d’avoir cédé, un jour de folie, au désir d’avoir une descendance. Le contexte éducatif et social actuel, où beaucoup d’attentes pèsent sur les parents, nous met sous pression : les attentes, ou plutôt les exigences, sont grandes à notre égard. Nous sommes sursaturés de conseils. Les émissions, podcasts et livres sur la parentalité se multiplient. Être parent, en dépit de toutes ces ressources, n’est pourtant pas plus simple qu’autrefois. La conscience de la fragilité de l’enfant, de la nécessité de le soutenir et de l’aimer, de respecter son rythme de développement, de le considérer comme un sujet à part entière – et non comme un prolongement ou une possession des parents – est présente chez la plupart des parents (et chez l’immense majorité de ceux qui se documentent sur l’éducation.) Mais que le tri est difficile à faire dans ce grand supermarché de la littérature parentale ! Nous entendons beaucoup dire que les comportements inadaptés des enfants sont une conséquence de leurs émotions, en général la colère ou la tristesse. En fin de compte, il n’y aurait même pas de comportements inadaptés, mais nous, les parents, serions à côté de la plaque car nous ne comprendrions pas les raisons qui provoquent ces comportements, nous ne serions pas à l’écoute. La parole et l’expression des émotions, seraient donc la solution à privilégier pour désamorcer les conflits et initier les bons comportements. Bien entendu, le dialogue en famille, comme l’amour et l’eau fraîche, est indispensable pour le bonheur de nos enfants. Et pourtant, ce postulat n’est que partiellement juste. Le Professeur Kazdin, docteur en psychologie de l’enfant, enseignant-chercheur à l’université de Yale, et clinicien, a reçu des milliers de familles dans son centre de parentalité, dont certaines vivaient des situations conflictuelles excessivement difficiles. Au contact de ces familles, il a élaboré un programme permettant d’ancrer, jour après jour, des comportements positifs chez des enfants réputés terribles. Serait-ce en les faisant s’exprimer sur les raisons de leur comportement, en tapant des coussins ou en tournant une petite roue des émotions ? Pas du tout ! Alan Kazdin le souligne : de nombreuses études scientifiques démontrent que verbaliser sur les émotions ne réduit pas les comportements agressifs. Comme il le dit avec humour, « Toute cette approche se fonde sur des principes psychologiques erronés comparant l’esprit humain à un moteur à vapeur qui aurait besoin de relâcher de la pression pour pouvoir fonctionner sans heurts. » Vos enfants ne sont pas des cocotte-minute sous pression. Bien sûr, l’analogie de la cocotte-minute a son utilité dans certains cas, mais comme toute image, elle est bien insuffisante et trop simpliste pour décrire le fonctionnement de la psychologie enfantine dans sa globalité. Réduire l’éducation à un travail sur les émotions, et s’évertuer à les accueillir, analyser et reformuler, dans la plupart des cas, est insuffisant voire stérile. Contrairement à ce postulat qui voudrait que les mauvais comportements découlent d’émotions bouleversantes, le professeur Kazdin démontre que les émotions positives peuvent résulter d’un bon comportement, que l’espoir est permis et qu’un véritable changement – tant au niveau de votre enfant, que dans la famille plus largement &#8211; peut s’opérer : obtenir que son enfant se comporte bien quand on fait les courses, ou coopère convenablement pour le travail scolaire, est un objectif atteignable, et il est même envisageable que les bons comportements perdurent dans le temps. Dans cet ouvrage, le professeur Kazdin aborde de manière très approfondie la manière de mettre en place de manière efficace un programme de renforcement positif : le renforcement positif est un procédé issu de la psychologie comportementale, qui en gratifiant les bons comportements, permet d’augmenter la probabilité de leur apparition. Dans son ouvrage précédent, « Eduquer sans s’épuiser » (Solar 2023), il exposait les grands principes à la base de sa méthode. Cette fois-ci, vous apprendrez très précisément comment initier un programme à points, étape par étape, âge par âge, situation par situation. Dans quel ordre procéder, quels renforçateurs positifs utiliser, que peut-on raisonnablement attendre d’un enfant (car les parents en demandent parfois beaucoup trop) ? Vous découvrirez comment adapter ce programme, selon que votre enfant a 4 ou 13 ans. Quels leviers utiliser, pourquoi ça n’a pas marché quand vous avez essayé, comment coopérer avec un enseignant, un ex-conjoint. Comment l’utiliser avec des groupes d’enfants, qu’il s’agisse d’une fratrie ou d’une classe. Colère, sommeil, agressivité, insolence, inertie : tous ces problèmes peuvent être abordés sous l’angle du renforcement positif. Cerise sur le gâteau : cette méthode est pleinement compatible avec l’éducation positive, car son but est justement d’exclure les violences physiques, verbales et psychologiques sur nos enfants. Elle apporte des éléments concrets (c’est rare) et efficaces (c’est encore plus rare), bien au-delà des théories vaporeuses qui encombrent le champ de la parentalité. Les parents qui craindraient de brider la personnalité de leur enfant en utilisant des méthodes de psychologie comportementale peuvent être rassurés : ces faux arguments sont examinés un par un, et réfutés. Sur ce, je retourne prendre encore quelques notes, car je viens de terminer la mise en place d’un programme de renforcement positif pour un enfant rétif aux devoirs, et les disputes fraternelles sont mon prochain chantier. Marie Chetrit Elever un enfant qui s&#8217;oppose, les vraies solutions. Alan Kazdin, éditions Solar, 19€90, 29 août 2024</p>
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		<title>Le principe de réalité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Petitsruisseauxgrandesrivières]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Aug 2024 17:18:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au fil de l'eau]]></category>
		<category><![CDATA[vie personnelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quelle idée saugrenue de balancer un article en plein mois d&#8217;août, quand tout le monde a fui les jeux olympiques ou tente de noyer l&#8217;inflation dans un rosé piscine mélancoliquement siroté devant un mobil-home au soleil, n&#8217;est-ce-pas ? Mais c&#8217;est ainsi, l&#8217;inspiration vous saisit sans se préoccuper du calendrier, tant pis pour mes statistiques, que je ne regarde plus d&#8217;ailleurs depuis des siècles, car si le blogging m&#8217;a appris quelque chose, c&#8217;est bien que tout cela est vanité comme le dit d&#8217;ailleurs l&#8217;Ecclésiaste depuis 2300 ans au chapitre 1, verset 2, à l&#8217;époque où les réseaux sociaux n&#8217;existaient pas. Donc, il y a un sujet dont je voulais vous parler depuis un bout de temps, mais les aléas de la vie m&#8217;en ont empêchée. Lesquels ? Le premier s&#8217;appelle Parcoursup. Nous avons eu la version Poupette en 2023 qui n&#8217;était déjà pas une mince affaire tant Parcoursup a le don d&#8217;engendrer des questionnements existentiels, que fais-je (tu bosses), quel sens donner à ma vie (en sortant de l&#8217;immeuble à gauche vers l&#8217;arrêt de bus), comment choisir (à pile ou face, ou laisse l&#8217;algorithme choisir pour toi), est-ce opportun de faire cette fac privée à 10 000 boules par an (non). Nous avons eu la version Loulou en 2024.  C&#8217;est là que j&#8217;ai compris que la version 2023 était aussi insignifiante qu&#8217;un pique-nique saucisson-chips comparé à un dîner assis de 4 plats pour 15 personnes. Notre couple a résisté à Parcoursup 2024, ce n&#8217;est pas rien, car si le baby-clash est bien connu, je pense breveter le concept du parcoursup-clash (et vendre plein de bouquins et formations pour me faire de la thune sur le dos de la détresse parentale). Donc, vous l&#8217;avez compris, je suis toujours mariée à l&#8217;homme de ma vie, qui depuis que son rejeton est fixé sur son avenir, semble avoir retrouvé un peu de sérénité (je vous jure, les mecs, hein, bon). Ensuite, j&#8217;ai écrit un 2e bouquin, sur lequel j&#8217;ai sué sang et eau. Autant le premier était sorti avec une relative facilité, autant j&#8217;ai arraché chaque ligne de celui-ci avec les ongles. Comme il faut bien qu&#8217;il y ait des compensations à la souffrance, je le trouve vraiment très bien (je n&#8217;ai pas consulté mon éditrice pour écrire ces mots, elle aura sans doute un autre avis que moi, mais comme dirait Jean-Claude Dusse, sur un malentendu, ça pourrait marcher). Il vous faudra encore patienter quelques mois avant de vous délecter de cette prose sublime. Tout ceci n&#8217;était qu&#8217;une introduction destinée à vous expliquer 1/ mon silence, 2/ pourquoi je m&#8217;entête à payer mon hébergement et mon nom de domaine pour des clopinettes. Donc, je voulais vous parler d&#8217;un sujet qui me trotte dans la tête :  le sport chez la femme mûre en préménopause. Ne nous leurrons pas, bientôt je ne vous parlerai plus du tout d&#8217;enfants, les miens sont adultes ou trop grands pour que je puisse vraiment vous raconter des trucs marrants ou croustillants, car cela contreviendrait à leur intimité (Pourtant il y en aurait des trucs à raconter, ah ah !) Je parlerai probablement, dans le futur, de peau qui se relâche, de rides installées, d&#8217;alternatives au botox, de fuites urinaires, de sécheresse vaginale, et qui sait ? peut-être que j&#8217;aurai un partenariat avec Téna. Et après tout, vous vieillissez avec moi, donc nous serons raccord. Mais pour l&#8217;instant : place au sport. Vous le savez, j&#8217;ai déjà par le passé fait une tentative de natation avec palmes qui a duré ce qu&#8217;elle a duré. C&#8217;était déjà mieux que rien. En fait, ce qui a fini par me rebuter dans la natation, ce fut le temps requis pour le trajet, déshabillage, douche, séchage, rhabillage. 1h30 au total pour 30 minutes dans l&#8217;eau : pas rentable. Cependant, la découverte que moi aussi, je pouvais parvenir à raffermir mes cuisses, a déclenché quelques velléités dans mon subconscient. Ensuite, j&#8217;ai commencé à courir : là encore, ma motivation a faibli, d&#8217;une part parce que mon mari, avec qui je courrais, a cru bon de se flinguer les genoux en jouant au jeune homme au tennis; d&#8217;autre part, parce que faire des tours de stade est quand même prodigieusement chiant. Je ne sais pas qui sont ces gens pervers qui en retirent du plaisir (du PLAISIR !), mais ils ont sûrement un problème. Et puis, le confinement est venu fort à point, et là, bien à contrecœur, j&#8217;ai du cesser, hélas, toute activité sportive. Quelle tristesse. Mais bon. Je me trouvais quand même face à un dilemme cruel : comment concilier mon amour de l&#8217;apéro, et mon souhait d&#8217;avoir des cuissots d&#8217;une consistance un peu plus ferme que du chamallow ? Vous pouvez pensez que cela fait beaucoup d&#8217;atermoiements pour pas grand &#8216;chose, et que je tente de dissimuler un manque cruel de volonté, voire une paresse toute banale, sous les oripeaux respectables de la réflexion intellectuelle (et vous n&#8217;auriez pas tort). Mais j&#8217;ai une excuse ! Un trauma d&#8217;enfance, en la personne d&#8217;Angela B., qui sévissait comme prof de gym dans mon école, à partir de 1980. Cette prof me détestait, tout comme elle détestait les autres enfants de ma famille et de mon quartier. Je pense qu&#8217;elle me détestait un peu peu plus que les autres, parce que j&#8217;étais la plus jeune, et qu&#8217;elle s&#8217;était déjà enquillé une kyrielle d&#8217;enfants peu ou prou de la même provenance. Quel était notre crime à tous, notre tare particulière, notre insupportable défaut ? Etions-nous insolents, perturbateurs, harceleurs, brise-fer ? Que nenni. Simplement, nos parents n&#8217;étaient pas militants au parti socialiste, vous savez, ce parti politique aujourd&#8217;hui disparu, dont le symbole était une rose rouge, et ils avaient préféré voter pour Giscard que pour Mitterrand, comme 48.24% des électeurs ayant exprimé leur suffrage. Et cela, pour Angela, socialiste de coeur et d&#8217;âme, suffisait pour être désagréable et ostensiblement injuste avec nous. A force de l&#8217;entendre me répéter que j&#8217;étais nulle en saut en longueur, en course, en gym, en corde et en lancer de poids, j&#8217;ai pris de la ferme résolution de toujours mépriser le sport, qui ne visait qu&#8217;à développer le corps, et de me tourner exclusivement vers la lecture qui m&#8217;apportait bien plus de joies. J&#8217;ai tenu parole jusqu&#8217;à l&#8217;âge adulte, c&#8217;est-à-dire, jusqu&#8217;après la naissance de mon 3e enfant. Angela B s&#8217;est pointée des années après dans ma maison d&#8217;enfance, un été, alors que je me trouvais là par hasard en vacances, déjà mère de famille. Elle venait pour le recensement. Je ne sais pas si elle m&#8217;a vraiment reconnue, ça faisait plus de 30 ans que j&#8217;étais passée sous ses fourches caudines. Elle a été tout sucre tout miel, et je me souviens m&#8217;être dit que c&#8217;était quand même une sacrée conne, faux-cul comme pas une par dessus le marché. Comment est-ce qu&#8217;on peut oublier à quel point on a été injuste et gratuitement méchante avec une petite fille timide ? Un peu plus tard, j&#8217;ai farfouillé un peu sur google &#8211; googliser les personnes de mon passé est un de mes péchés véniels, ne venez pas me dire que vous ne faites pas pareil -, et je suis tombée sur une petite vidéo où elle racontait comment elle avait fui l&#8217;Espagne avec ses parents durant la guerre civile. Angela aussi avait ses traumas d&#8217;enfance, mais c&#8217;est quand même dommage quand on est prof de sport, de réussir à susciter une aversion pour le sport chez ses élèves. Voilà donc la raison qui m&#8217;a servi durant des années pour éviter de me bouger les fesses. Cependant, l&#8217;évidence a fini par me rattraper : avec mon travail, essentiellement sédentaire, et mon mode de vie, il est illusoire de croire que mes muscles vont se raffermir par l&#8217;action du Saint-Esprit (ce serait chouette, pourtant, et assurerait à l&#8217;Eglise un nombre conséquent de fidèles). Illusoire également de penser qu&#8217;en me dirigeant inexorablement vers le demi-siècle, mon corps ne subira pas les affres du temps (alors que mon esprit, lui, se renforce chaque jour qui passe, c&#8217;est un peu injuste). Rester fidèle à mon serment d&#8217;enfance, outre qu&#8217;Angela s&#8217;en carrait comme de sa première culotte, aurait pu nuire à ma santé, et mon mari refuse d&#8217;être veuf. Que ferait-il des gosses, je vous le demande ? Et puis, mes attentes envers le sport ont quelque peu évolué. Quand j&#8217;avais 20 ans, mon but aurait été de devenir méga-bonnasse pour être une meuf cool et secrètement jalousée, mais admirée pour son postérieur brésilien et sa capacité à traîner derrière elle une kyrielle de mâles, suspendus à ses talons comme une collection de jolis porte-clés. Quand j&#8217;avais 30 ans, ç&#8217;aurait été d&#8217;être une jeune femme déjà mère sur laquelle la maternité n&#8217;avait pas de prise. Quand j&#8217;avais 40 ans, ç&#8217;aurait été d&#8217;avoir une hygiène de vie saine et tonique, et une routine exigeante et vivifiante comme toutes ces influenceuses qui se lèvent à à l&#8217;aube pour aller courir une heure et rentrent préparer des pancakes maison aux baies sauvages bio pour le petit-déjeuner de leurs 4 enfants, qu&#8217;elles instruisent en famille bien évidemment, parce que tout cela n&#8217;est qu&#8217;une question de mindset. Vous savez que mon mantra dans la vie est de revoir mes ambitions à la baisse : maintenant, ma seule ambition en faisant du sport est de ne pas avoir mal au dos. Petit sans doute, mais réaliste. Je pensais également à ne pas claquer trop de fric dans des abonnements ou équipements qui resteront au placard. Je fus aidée dans ce cheminement par le réalisme qui a fini par me rattraper, et mes lectures féministes qui ont remis en perspective l&#8217;importance de conserver le plus tard possible un corps de jeune fille (je parle du livre de Fiona Schmidt, Vieille Peau, dont je vous recommande chaudement la lecture). PAR CONSEQUENT, (ouf, pensez-vous, elle arrive enfin au but), j&#8217;ai recommencé à courir tout doucement. J&#8217;ai commencé par 10 à 15 minutes, en variant les parcours, car on ne va pas se le cacher : le jogging, ce n&#8217;est pas passionnant, alors autant varier le paysage et ne pas s&#8217;infliger le sol rouge et désespérément morne du stade, ce qui relève du pur masochisme. Je ne me suis jamais fixé aucun objectif de vitesse ou de distance parcourue. Seul compte le temps. Je suis arrivée progressivement à 25, puis 35 minutes. De temps en temps je lisais les articles de ma comparse Lexie Swing, qui poursuivait au-delà de l&#8217;Atlantique le même processus que moi. Cela me rassurait de lire une version réaliste du jogging, loin des récits extatiques de certaines qui courent leur semi-marathon 3 mois après avoir débuté, ce qui vaudrait bien une insulte  et une bonne paire de baffes. Pourquoi le jogging ? Parce que ça ne coûte qu&#8217;une paire de baskets, parce qu&#8217;on place ses séances quand on veut, pour la durée qu&#8217;on veut. Et puis, comme je m&#8217;en rends compte particulièrement en cette chaude période d&#8217;août, c&#8217;est le sport idéal par temps gris, frais, légèrement pluvieux, moche, froid, soit l&#8217;essentiel de la météo de septembre à juin en région parisienne. En septembre dernier, j&#8217;ai également commencé le pilates en cours collectif. Certains aspects du yoga complètement perchés, à base de discours mystico-énergético-holistiques, ne me convenaient pas. L&#8217;écoute des podcasts de Delphine Saltel à ce sujet m&#8217;ont confirmé que ce n&#8217;était pas pour moi. Le pilates était la bonne option. J&#8217;ai la volonté d&#8217;une huître et la persévérance d&#8217;une mouche : franchement, entre lire un bon roman tout en grignotant des cacahuètes, vautrée dans le canapé, et suer en faisant des squats, vous choisiriez quoi ? Je ne vaux pas mieux que vous. Du coup, le cours collectif de pilates du mardi soir est fait pour moi : la prof nous motive, se moque gentiment de nous, et nous promet que nous échapperons à la prothèse de hanche &#8211; ce qui est un argument massue quand on a parcouru comme moi les degrés qui mènent à la résignation de notre finitude corporelle. Je n&#8217;en dirai pas autant du prof du samedi matin, qui est certainement...</p>
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		<title>Eduquer sans s&#8217;épuiser ! la méthode Kazdin enfin traduite en français.</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Aug 2023 08:45:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Lecture]]></category>
		<category><![CDATA[éducation positive]]></category>
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		<category><![CDATA[renforcement positif]]></category>
		<category><![CDATA[the everyday parenting toolkit]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>J&#8217;ai le grand plaisir de vous annoncer la parution de la méthode Kazdin, « The Everyday Parenting Toolkit », en français, sous le titre « Eduquer sans s&#8217;épuiser ! Les outils pour une éducation positive qui pose des limites ». Pour celles et ceux qui ne le connaîtraient pas encore, Alan Kazdin est professeur de psychologie à l&#8217;Université de Yale, aux Etats-Unis. Spécialisé en thérapie comportementale et cognitive, il a fondé le « Yale Parenting Center », au sein duquel il aide des parents à résoudre des problématiques de comportement tout à fait banales que vous avez, j&#8217;en suis certaine, déjà rencontrées : Marius, se roule par terre de colère car vous avez osé lui demander d&#8217;aller au bain pour la huitième fois. Leïla et Kamel passent leur temps à faire les clowns à table, ce qui rend l&#8217;ambiance des repas éminement électrique. Manon, qui traverse la phase critique de l&#8217;adolescence, ne parle à ses parents que par des borborygmes dédaigneux. Ethan rechigne chaque jour à faire ses devoirs, ce qui aboutit inévitablement à de sombres prédictions quant à son avenir, assénées par ses parents exaspérés et révoltés par tant d&#8217;ingratitude. Vous vous dites :  » La méthode d&#8217;Alan Kazdin peut-elle réellement faire quelque chose pour moi, qui vis peu ou prou (ou pas encore mais bientôt) ces diverses situations ?  » Eh bien oui, elle le peut. Pourquoi je vous en parle ? Parce que je co-préface cet ouvrage avec le Docteur Franck Ramus, directeur de recherches au CNRS et chercheur en sciences cognitives, et que je suis très heureuse d&#8217;avoir proposé ce projet de traduction à Solar, ma maison d&#8217;édition. Je suis convaincue que ce livre sera réellement utile aux parents qui se sentent démunis et ont l&#8217;impression d&#8217;avoir tout tenté sans que rien ne marche vraiment longtemps. Des preuves, vous me demandez des preuves ? Sachez que grâce à la méthode Kazdin, j&#8217;ai pu obtenir de Lapin qu&#8217;il arrête de roter à table, entre autres, ce qui le faisait beaucoup rire (nous, beaucoup moins car il n&#8217;a pas encore compris que les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures). Afin de vous donner un avant-goût de cette méthode, vous pouvez découvrir ci-dessous ma préface, et celle de Franck Ramus sur son propre blog, en cliquant sur ce lien. « Eduquer sans s&#8217;épuiser » d&#8217;Alan Kazdin est disponible en vente chez votre libraire habituel ou en ligne, ce jeudi 31 août 2023. Bonne lecture ! « Comme toute maman soucieuse du bien-être de ses enfants, je m’efforce d’éduquer les miens en privilégiant la douceur et la coopération. Et comme toute maman, je me rends bien compte que parfois, il n’y a rien à faire : j’arrive au bout de toutes les solutions diplomatiques. Malgré mes demandes, malgré mon désir profond de laisser une grande latitude à mes enfants, malgré ma raisonnable flexibilité, je ne rencontre pas toujours le succès escompté. Pour parler vrai : je ne le rencontre que rarement. Et c’est alors que bien malgré moi, et bien trop souvent à mon goût, il m’arrive de hurler des phrases du type « ça suffit maintenant, tu vas au bain tout de suite ! » ou « combien de fois je t’ai dit de ne pas manger avec tes doigts ! » L’efficacité de cette technique ? Evidemment, elle est nulle sur le long terme. Même si j’observe sur le coup un petit effet booster, les habitudes reviennent au grand galop, et quelques jours plus tard, rebelote : mes enfants semblent de nouveau atteints de surdité. La tentation est grande de monter le volume à nouveau. Quel soulagement ce serait de pouvoir ancrer en eux ces habitudes que je considère comme importantes ! Chaque famille a ses propres standards éducatifs, en fonction de sa structure, sa culture familiale, son milieu social et son origine géographique. Au-delà de l’amour et du respect partagé qui forment le socle de toute éducation, chaque famille est unique et considérera qu’il est important de respecter certaines règles. Apprendre à ranger ses affaires, participer aux tâches ménagères, bien se tenir à table, converser paisiblement avec ses frères et sœurs… Nous avons tous notre top 3 des incontournables valeurs éducatives. Comment parvenir à y faire adhérer nos enfants ? Il y a bientôt deux ans, je discutais avec mon amie Camille, psychologue spécialisée en thérapie comportementale et cognitive. Elle me parlait des outils qu’elle utilise quotidiennement dans sa pratique clinique, auprès d’enfants atteints de troubles du comportement. Ces mêmes outils sont entièrement applicables à des enfants sans problème particulier : ce sont ceux explicités dans la méthode Kazdin, qui était alors publiée dans à peu près toutes les langues, sauf le français. Toutes les deux très actives sur les réseaux sociaux et en particulier dans le domaine de la parentalité, nous recevions de nombreux messages de femmes découragées, vivant de grandes difficultés avec leur enfant, et en recherche de solutions réellement efficaces. Une bonne part d’entre elles avaient scrupuleusement suivi les préceptes de l’éducation positive. Malheureusement, elles peinaient à trouver dans leurs lectures des solutions concrètes pour faire disparaître des comportements inadaptés, en dehors de vagues « ça passera, son cerveau est immature » et autres « il extériorise ses émotions, c’est normal ».  Au quotidien, ces explications n’étaient d’aucune aide pour rendre l’atmosphère familiale plus paisible; l’épuisement et l’exaspération de ces femmes grandissaient, avec à la clé, l’altération de leur relation avec leur enfant. En voyant à quel point ces parents se trouvaient démunis, nous avons regretté, encore une fois, que la méthode Kazdin ne soit toujours pas traduite en français. Car vraiment, ce livre recèle des trésors pour guider les enfants et enraciner en eux des comportements bénéfiques à leur insertion dans la société. C’est alors que j’ai envoyé un petit message à Bérénice, mon éditrice, pour lui proposer de travailler à ce projet, avec le secret espoir que peut-être… Et voilà ! Nous y sommes. La boîte à outils du Docteur Alan Kazdin est enfin à disposition des parents francophones. J’ai relu cet ouvrage avec toujours autant d’intérêt, et apprécié ses outils très concrets. Des outils que j’utilise, occasionnellement, quand je note que certains comportements peu souhaitables reviennent subrepticement chez mes enfants. Certains s’offusqueront du fait que les outils d’Alan Kazdin, issus de la psychologie comportementale, sont du conditionnement, voire du « dressage » comme le prétendent les plus indignés. C’est oublier qu’un enfant ne grandit pas tout seul. Que nous, parents, en soyons conscients ou non, chacun de nos gestes, chacune de nos paroles et de nos attitudes, va conditionner le comportement de nos enfants. La différence est que les outils proposés par le Docteur Kazdin vont permettre aux parents d’utiliser à bon escient ces leviers de conditionnement, dans le but d’encourager les comportements prosociaux de nos enfants, afin d’instaurer un climat familial serein.  Renforcement positif et retrait de renforcement positif, tels sont les deux balanciers explorés dans la méthode Kazdin et déclinés en plusieurs outils. L’un est à visée de prévention et d’encouragement (le renforcement positif), l’autre est à visée de sanction et d&#8217;extinction des comportements non souhaitables (le retrait de renforcement positif). Utiliser l’un sans l’autre n’a pas de sens. Tout comme, compter uniquement sur les panneaux de limitation de vitesse et l’appel au sens civique; ou au contraire, se contenter de fleurir les routes de radars et assommer les conducteurs d‘amendes, ne règlera pas la question de la sécurité sur les routes : les deux sont nécessaires. Vous trouverez donc dans ce livre des conseils concrets pour favoriser la survenue de comportements souhaités chez votre enfant, et pour diminuer la probabilité de survenue de comportements indésirables. Comment vous y prendre, comment le dire, pendant combien de temps… à vous de choisir dans votre boîte à outils celui qui vous semble le plus adapté, pour passer d’une atmosphère électrique remplie de décibels, à une ambiance familiale sereine propice aux câlins et aux doux moments partagés, beaucoup plus intéressants et gratifiants que des ordres cent fois répétés ! Merci à Camille Masegosa pour sa relecture attentive du manuscrit final et son soutien lors des différentes étapes de ce projet. Merci à Bérénice Taveau d’y avoir cru et de l’avoir défendu ! » Marie Chetrit « Eduquer sans s&#8217;épuiser ! Les outils pour une éducation positive qui pose des limites », d&#8217;Alan Kazdin, préfaces de Franck Ramus et Marie Chetrit, éditions Solar, 2023. 18€90.</p>
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		<title>Au fil de l&#8217;eau #12</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Petitsruisseauxgrandesrivières]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Aug 2023 18:51:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il est bien audacieux d&#8217;imaginer que quelqu&#8217;un viendra me lire, lors de la quinzaine la plus creuse de l&#8217;année, j&#8217;ai nommé : l&#8217;abime du 1er au 15 août. Certes. Mais voyez-vous, je fus débordée de travail et d&#8217;occupations diverses depuis mon dernier article il y a 15 jours, non pardon, il y a 6 mois. Vous avez entendu parler de Parcoursup ? Pas encore, vos enfants sont trop petits ? Moi je pense qu&#8217;à partir du CE2, c&#8217;est le bon timing pour commencer à compulser le site de l&#8217;ONISEP, letudiant.fr et autres. Après, vous risquez d&#8217;être un peu juste pour faire le bon choix des options entre la seconde et la première. Conseil d&#8217;amie : ne tardez pas trop à faire construire son projet professionnel à votre mouflet. Oui, voilà, Charles-Amédée, c&#8217;est de toi qu&#8217;on cause. Pose ta tétine et ton doudou, et viens brainstormer deux secondes sur ton avenir, au lieu de gaspiller ton temps sottement. As-tu pensé à ton avenir ? Non, je ne parle pas de ce qu&#8217;on va manger au goûter. Non, pas les cadeaux de Noël, non plus.  Je parle de Parcoursup. L&#8217;algorithme qui fera divorcer tes parents si ce n&#8217;est déjà fait, alors un peu de bonne volonté que diable ! Ton avenir, celui de ta famille et la santé mentale de tes parents, par-dessus le marché, sont en jeu. Ouiiii, j&#8217;en rajoute un peu. Mais franchement, je ne connais pas un seul parent qui soit relax face à Parcoursup. Ou alors, c&#8217;est un psychopathe qui kiffe les algorithmes. Ou un parent qui élève une bête à concours depuis la petite section. Ou à l&#8217;autre extrémité du spectre, un parent d&#8217;un cancre fini qui sait que Parcoursup ne fera rien pour lui. Ou un parent blindé de thunes qui payera une université privée à 20 k€ par an, et peut siroter des mojitos tranquillement de janvier à août, au lieu de se ronger les ongles comme tout le monde en entretenant son ulcère. (Je n&#8217;ai rien personnellement contre toi si tu as choisi cette option, sache-le. Je suis juste bassement jalouse.) Moi-même, il y a seulement un an, je ricanais bêtement en voyant une de mes collègues angoisser comme si elle devait se faire amputer d&#8217;une jambe dans l&#8217;heure, parce qu&#8217;elle était en pleins affres de Parcoursup. Croyez-moi, je l&#8217;ai comprise depuis. Je peux désormais poser une main compatissante sur son épaule et lui dire, « moi aussi. Je sais ce que tu as vécu. Pardon pour ma suffisance. » Je ne lui ai pas dit comme ça bien sûr, j&#8217;ai ma fierté, mais quand même. Bref, ma fille a passé et eu le bac. Parcoursup lui a trouvé une affectation honorable (ouf) et publique donc gratuite (re-ouf), car l&#8217;inflation est passée par là et donc, bien que ma carrière sémillante de fonctionnaire suive sa fulgurante progression, l&#8217;inflation est toujours plus fulgurante que mon salaire. Aaaah, ça va mieux, j&#8217;avais ça sur le coeur, il fallait que je le crache à quelqu&#8217;un et vos centaines d&#8217;oreilles ont enfin une utilité ! Bon, quoi de neuf sinon ? 1/ J&#8217;ai beaucoup travaillé, car on a des projets hyper exciting et top secrets au boulot, qui devraient sous peu me rendre millionnaire. Mon mari caresse de grands espoirs et entrevoit enfin, avec beaucoup d&#8217;imagination, la possibilité de l&#8217;éventualité de l&#8217;hypothèse qu&#8217;il n&#8217;aurait pas forcément misé sur la mauvaise jument, dans une prochaine vie. Rien que du solide et du concret, comme vous voyez. 2/ J&#8217;ai beaucoup travaillé, et j&#8217;ai un truc à vous annoncer très bientôt. 3/ J&#8217;ai beaucoup travaillé, ou disons je vais bientôt beaucoup travailler, et j&#8217;aurais un autre truc à vous annoncer un peu moins bientôt, mais quand même dans pas trop trop longtemps. 4/ J&#8217;ai beaucoup travaillé, avec d&#8217;autres copines, et j&#8217;ai un vrai truc à vous annoncer tout de suite : NOUS AVONS CRÉÉ UN COLLECTIF ! Lasses de voir circuler tant d&#8217;inepties dans le domaine de la parentalité, d&#8217;y voir proliférer des experts chelous (également experts en psycho, experts en géopolitique, experts en nutrition, experts en neurosciences, experts en Covid et surtout experts pour dire qui est expert et si tel ou tel psy avec 50 ans d&#8217;expérience est légitime à s&#8217;exprimer, Dunning-Kruger bonjour) qui intoxiquent de leurs interprétations débiles les parents en détresse, nous avons, des instapotes et moi-même, créé le Collectif Assez ! (ou A!C, c&#8217;est son petit nom) dont le but est de fournir des informations fiables, sourcées scientifiquement, nuancées, tenant compte du contexte familial de chacun &#8211; chacune. Je vous invite donc à aller très vite visiter notre site en cliquant sur ce lien ! Et surtout, allez bien lire notre Manifeste qui explique nos valeurs et notre positionnement. Vous pouvez nous suivre sur notre page Facebook, et notre compte Instagram. Vous y trouverez déjà plusieurs articles fort intéressants : sur le maternage proximal sur le dernier ouvrage de Didier Pleux, « L&#8217;éducation bienveillante, ça suffit ! » sur les différences entre éducation positive et parentalité bienveillante sur les liens entre éducation bienveillante et burn-out parental. C&#8217;est quoi la différence entre le blog du Collectif A!C et le mien ? eh bien, ce n&#8217;est pas pareil. Là-bas, la parentalité sera exclusivement abordée sous l&#8217;angle de l&#8217;instrumentalisation de la science. Ici, je continuerai à vous raconter de temps en temps mes déboires parentaux et personnels. Chez les Fabuleuses au Foyer, je continuerai mes chroniques avec comme objectif de booster les mamans. Ca fait beaucoup pour un seul cerveau, me direz-vous : vous avez raison. J&#8217;use mes neurones à grande vitesse, et qui sait si la ménopause qui s&#8217;annonce, menaçante au loin telle les cavaliers de l&#8217;Apocalypse, ne m&#8217;en cramera pas une bonne portion de plus. Pour tout vous dire, je trouve compliqué de continuer à bloguer quand les enfants grandissent. Par respect pour leur intimité et leur vie, j&#8217;hésite de plus en plus à parler de ce qui les concerne. Pour les grands, c&#8217;est une affaire réglée : je ne dis presque rien. Pour les petits, ils ont aussi leurs copains, leurs histoires, leurs (petits) soucis de jeunes enfants, et je me vois mal m&#8217;en servir comme d&#8217;une matière pour mon blog. Je me contenterai de vous dire que cette année, Chaton a invité 13 copains pour son anniversaire, qui sont malheureusement tous venus. Nous comptions bien sur quelques défections à la veille des vacances : que dalle. Je vous jure, on aurait cru une sortie scolaire. En rang par deux, avec mon époux à la tête de la colonne d&#8217;assaut, une-deux, une-deux, direction le parc, le petit doigt sur la couture du pantalon. « Mais t&#8217;es folle, t&#8217;as quand même pas invité 13 gamins ! ils seront 15 dans l&#8217;appart s&#8217;il pleut, tu te rends compte ? » J&#8217;ai cru qu&#8217;il allait me faire un infarctus, là, sur le tapis du salon, tellement il avait les yeux exorbités. Ce qu&#8217;il est sensible, cet homme. Moi, je n&#8217;en démordais pas, il ne POUVAIT pas pleuvoir un 2 juillet, sinon je perdais la foi, j&#8217;avais passé un marché avec Dieu. Bien sûr, il a fait beau, (à partir de 12h13, l&#8217;anniversaire débutant à 12h30 &#8211; Dieu est sympa mais aime jouer avec mes nerfs) et tout s&#8217;est passé comme sur des roulettes. J&#8217;ai juste perdu 5 années d&#8217;espérance de vie à surveiller les 15 gamins, surtout les 13 qui ne m&#8217;appartenaient pas, dans ce parc. Mais tout le monde a été rendu vivant et en bonne santé, au bon parent &#8211; ce n&#8217;est pas une mince affaire. Même Gilbert, qui s&#8217;était fait un trauma crânien il y a deux ans, et s&#8217;était bousillé les deux tibias l&#8217;an passé, est reparti miraculeusement intact. C&#8217;est louche. On n&#8217;a toujours pas fini de déballer les cadeaux, je me demande même si on ne vas pas en garder quelques uns pour les offrir en douce aux anniversaires auxquels ils seront invités. Suivez-moi pour d&#8217;autres bons plans spécial inflation. Mon grand drame actuel est l&#8217;absorption du crédit du nord par la société générale, qui fait que je suis à l&#8217;insu de mon plein gré devenue cliente de cette banque dont le service client est aussi avenant qu&#8217;un gardien de Guantanamo (j&#8217;exagère, bis). Si vous avez besoin de vous épancher sur la société Générale, faites-le en commentaire que nous puissions éliminer ensemble notre fiel. Bon, voilà, il me semble que j&#8217;ai fait le tour des nouvelles. Et vous ? Je suis la seule à bosser ou non ? Dites-moi que vous êtes là, seule derrière votre petit ordinateur. Sinon, dites-moi que vous avez vu 3 chamois nager dans les eaux turquoise du Pacifique ou 5 poulpes escalader les pentes alpines, et faites-moi un peu rêver. Et surtout, abonnez-vous au Collectif A!C !</p>
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		<title>Toutes mes amies</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Jan 2023 15:46:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Je pense à toutes mes amies, les présentes, les lointaines, les rieuses et les sérieuses,  celles qui sont là et celles qui se sont évanouies dans les allées brumeuses de la vie, emportées par ses mille courants d&#8217;air et estompées par les ans.  Celle que les malentendus ont éloignée. Celle qui n&#8217;était peut-être pas vraiment une amie et que j&#8217;ai vu partir sans regret, et parfois même avec soulagement. Celle qui s&#8217;imposait et dont je subissais la présence, l&#8217;éxubérance, les manies ou le trop-plein de bavardage. Celle qui ne parlait jamais que d&#8217;elle, toujours, et semblait incapable de s&#8217;intéresser à l&#8217;amie silencieuse qui lui faisait face; celle-ci disait, en général, « et toi ça va ? » quand debout sur les marches du métro, nous nous séparions en fin de soirée. Celle dont l&#8217;amitié n&#8217;aura pas survécu à la fin des études communes, ou du job partagé. Celle qu&#8217;on adorait détester au lycée, petite pimbêche qui en imposait aux timides, aux silencieuses, aux ringardes, aux trop rondes, aux trop vite poussées ou aux pas encore assez femmes; avec sa peau de velours, ses fringues branchées et son sourire arrogant de fille gâtée; celle-ci qui, pourtant, n&#8217;a pas toujours eu la vie la plus douce, et dont on reparle, une fois adulte, en disant : « Et elle, tu te souviens ? figure-toi que&#8230; » Celle à qui la vie s&#8217;est chargée d&#8217;enseigner l&#8217;humilité, et que mon coeur d&#8217;adulte regarde avec compassion et nostalgie, là où mon coeur d&#8217;adolescente savoure une secrète vengeance. Celle qui s&#8217;est éloignée pour une raison que l&#8217;on n&#8217;a jamais comprise, et dont il ne reste plus comme trace qu&#8217;un petit bracelet offert un jour, au fond de ma boîte à bijoux. Celle dont on est tombée en amitié comme on tombe en amour, avec l&#8217;évidence et l&#8217;intensité d&#8217;un coup de foudre, sauf qu&#8217;il dure, encore et encore. Celle à qui on sourit quand son nom s&#8217;affiche sur le téléphone. Celle qu&#8217;on a perdue malgré tous nos serments, parce que l&#8217;amour rencontré ensuite l&#8217;a tenue loin de nous, et qu&#8217;entre cet amour et nous, elle a choisi. Celle dont on garde la trace d&#8217;un visage enfantin sur une vieille photo de classe pâlie par les années, dont le prénom-même nous échappe, et reste pourtant obstinément accrochée dans un coin de notre mémoire, pour une partie d&#8217;élastique disputée dans la cour de récréation.  Celle qu&#8217;on a retrouvée des années après, alourdie, déformée, rongée par les soucis et presque méconnaissable, et à qui on n&#8217;a pas osé parler, avant de s&#8217;enfuir, honteuse et bouleversée. Celle que l&#8217;amertume et la jalousie ont éloignée de nous. Celle que l&#8217;on appelle quand on a le coeur lourd, et dont la voix chaude nous revigore l&#8217;âme. Celle qui aura été intensément notre amie pour quelques semaines ou quelques mois, parce qu&#8217;à ce moment-là, elle seule pouvait nous comprendre ou nous entendre. Celle qui est tenue à distance par sa souffrance, par l&#8217;enfant ou l&#8217;amour qui ne vient pas, et pour laquelle on se sent terriblement impuissante, et presque coupable de notre bonheur. Celle qu&#8217;on a découverte sur le tard, parfois après des années à se cotoyer superficiellement, et qui le jour où l&#8217;on a traîné un peu plus longtemps ensemble devant l&#8217;école, se révèle parfaitement géniale. Celle qui est un roc inébranlable. Celle à qui l&#8217;on pense avec affection, souvent, sans le lui dire ni lui écrire. Celle qu&#8217;on ne connait que par son pseudonyme à travers l&#8217;écran du téléphone, mais avec qui on parle en toute liberté. Celle qu&#8217;on ne voit qu&#8217;une fois par an, comme si on l&#8217;avait quittée hier. Celle qui nous surprend toujours par ses petites attentions parsemées au fil des jours. Celle qui est notre copine de fête, toujours partante pour un verre et des rires ensemble. Celle que l&#8217;on fuit car elle nous rappelle une sale époque de notre vie. Celle qui était superficielle et qui est devenue profonde. Celle qui nous nourrit de ses lectures, ses idées et ses convictions. Celle qui nous tire vers le haut avec enthousiasme. Celle que l&#8217;on adore consoler, car par contraste notre vie nous paraît soudain moins triste. Celle qui était notre amie tant qu&#8217;elle n&#8217;avait personne de mieux pour lui tenir compagnie. Celle avec qui on accepte de ne partager qu&#8217;un aspect de notre vie, et à qui cela convient très bien. Celle qu&#8217;on croise dans un train quelques heures et à qui on confie le plus secret ou le plus douloureux, sans même connaître son nom, avant de ne plus jamais la revoir. Celle auprès de qui on a honte de s&#8217;être épanchée, et qui nous fait nous maudire pour notre manque de discernement. Celle qui écoute, mais n&#8217;aime pas trop se confier. Celle qui est plus âgée, et nous rassure par la main qu&#8217;elle nous tend par delà les années. Celle qui est plus jeune et nous dynamise de sa fraîcheur. Celle que l&#8217;on connaît d&#8217;abord virtuellement, et avec qui on franchit le cap de la rencontre en vrai, le coeur un peu battant, avec parfois la crainte d&#8217;être déçue, et parfois la joie de la connivence qui se tisse. Celle qui est morte trop tôt, laissant l&#8217;amitié inachevée. Celle qui est notre amie tant que nos enfants sont petits, puis avec qui le lien s&#8217;estompe. Et celles que l&#8217;on espère garder toujours auprès de soi, quand les enfants envolés, les carrières finies, nous aurons enfin le temps d&#8217;aller le prendre chaque semaine, ce café, comme on se l&#8217;est promis maintes fois et que nul enfant, nulle contrainte, ne nous empêcheront de passer ensemble cette semaine de vacances prévue il y a des années.</p>
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