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	<title>Au fil de l&#039;eau Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
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	<description>La vraie vie d&#039;une famille recomposée et nombreuse ! Humeurs, désastres, humour, élucubrations et lectures en vrac.</description>
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		<title>Merveilleux réseaux sociaux</title>
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		<pubDate>Sat, 03 May 2025 15:08:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Je vous avais promis de revenir vous parler des  à-côtés de l&#8217;exposition médiatique. Déjà, calmons-nous : je n&#8217;ai pas besoin de garde du corps, des gens hystériques ne campent pas sur mon trottoir, je ne suis pas reconnue dans la rue, et ce sans avoir besoin de lunettes de soleil (grâce à un anti-look soigneusement travaillé chaque matin), on ne me supplie pas pour avoir un autographe. Comme vous le savez, le corollaire de l&#8217;exposition sur les réseaux sociaux est son inséparable lot de critiques, commentaires perfides, outrance grotesque, et personnes qui savent mieux que toi-même sur n&#8217;importe quel sujet, même si elles n&#8217;y connaissent rien : experts en géopolitique du Moyen-Orient le lundi, en économie internationale le mardi, en philosophie comparée des religions le mercredi,  en psychologie de l&#8217;enfant le jeudi, en médecine le vendredi, en physique quantique le samedi, et en paléo-ethnologie le dimanche. Ben ouais, ils et elles savent tout sur tout, et ont un avis sur tout, lestés du poids solide des connaissances qu&#8217;ils ont acquises en lisant des résumés de 3 lignes sur une problématique donnée. Ce qu&#8217;ils ne savent pas, ils l&#8217;inventent. Un peu de contexte. J&#8217;ai réalisé dans le cadre de la promo du livre, une pastille vidéo pour Magic Maman. C&#8217;était ma première. La journaliste et le cadreur sont très sympas, me mettent à l&#8217;aise, et c&#8217;est parti pour le tournage. Même si ça n&#8217;a l&#8217;air de rien à première vue, c&#8217;est un exercice très difficile, pour plusieurs raisons : Il faut parler à un téléphone portable en le regardant dans les yeux Les séquences sont très courtes, donc on ne peut pas vraiment développer, nuancer, réfléchir, lever les yeux au ciel. La réponse doit être énoncée en 30 secondes max. Les questions ne sont pas connues à l&#8217;avance, donc c&#8217;est de l&#8217;impro (c&#8217;est le but, il faut sembler naturelle) mais c&#8217;est de l&#8217;impro travaillée. Je n&#8217;ai pas la main sur le montage, et en particulier sur l&#8217;accroche, c&#8217;est le jeu. La petite vidéo a ensuite été diffusée, vous pouvez la voir là. Elle a ensuite été partagée sur les réseaux sociaux, en particulier Facebook, sur lequel traînent tout un ramassis de mangemorts prêts à en découdre avec la terre entière pour se venger de toutes les frustrations de leur vie. Comme vous le voyez, l&#8217;accroche utilisée porte sur le fait qu&#8217;on peut boire occasionnellement une gorgée d&#8217;alcool en allaitant, sans risque pour le bébé. Propos que je réitère ici : oui, vous pouvez boire une gorgée de vin occasionnelle quand vous allaitez, cela n&#8217;aura pas d&#8217;impact sur votre bébé, littérature scientifique à l&#8217;appui.  Cela ne veut pas dire, naturellement, qu&#8217;il faut boire comme un trou, ni tous les jours. (Il va de soi que j&#8217;ai également consacré 2 chapitres au fait qu&#8217;il ne fallait pas boire du tout durant la grossesse, et diminuer drastiquement sa consommation d&#8217;alcool durant la période de conception). Malgré tout, cela a déclenché l&#8217;ire des mères parfaites, toujours promptes à montrer les crocs aux femmes qui n&#8217;entendent point rentrer en maternité comme on entrait autrefois en religion. Je passe sur celles qui ont aboyé tout en vomissant « Nan mais elle est foooolle, c&#8217;est hyper dangereux pour le foetus l&#8217;alcool ! », montrant leur tragique incapacité à se concentrer les quelques secondes nécessaires pour comprendre que je parle explicitement d&#8217;allaitement et non de grossesse. J&#8217;ouvre ici une parenthèse : est-ce que vraiment la population est massivement devenue d&#8217;une paresse intellectuelle crasse, au point qu&#8217;écouter une phrase de 30 secondes en entier devient trop coûteux ? Voici donc un petit florilège des pires commentaires postés sous cette vidéo : C&#8217;est peu de dire que Facebook ne montre pas le visage le plus aimable de l&#8217;humanité, ni le plus nuancé, ni le plus intelligent. C&#8217;est le réseau social qui semble le plus induire une désinhibition totale dans les propos, sur lequel tout le monde se sent légitime à balancer tout ce qui lui sort par la tête, et où beaucoup se transforment en roquets hargneux qui attaquent au mollet et ne lâchent jamais, même quand ils ont tort. En revanche, il y a ces commentaires, qui posent un débat intéressant : faut-il prendre les gens pour des cons ou pas ? Faut-il partir du principe qu&#8217;une masse intellectuellement peu favorisée, se servira de mes propos comme prétexte pour se murger la gueule tout en allaitant ? Cela revient à faire sienne la citation des Inconnus, « Il ne faut jamais prendre les gens pour des cons, mais il ne faut pas oublier qu&#8217;ils le sont. » Mon parti pris est que non. Je conçois la critique : on ne sait jamais comment un message peut être reçu et interprété, et en effet, un courte vidéo est, par définition, courte et non exhaustive. Mais je n&#8217;ai pas encore trouvé la solution pour résumer en 3 mots un chapitre entier en y incluant l&#8217;intégralité de nuances et références. Malgré cela, je ne pense pas que dissimuler des informations exactes aux gens sous prétexte qu&#8217;ils pourraient mal les comprendre soit pertinent. Et c&#8217;est surtout extrêmement méprisant &#8211; classiste comme on dit de nos jours. Faut-il vraiment mentir au gens ou exagérer pour leur bien ? Par ailleurs, pour une personne qui a pour habitude quotidienne de consommer de l&#8217;alcool, grossesse ou non, allaitement ou non, je doute que ma vidéo fasse une grande différence, ni même qu&#8217;elle la regarde. Ce serait me donner beaucoup trop d&#8217;importance que de croire le contraire. Enfin, ce qui m&#8217;épate à chaque fois, c&#8217;est de constater à quel point les contenus sur l&#8217;allaitement génèrent des débats absolument passionnels. Convaincre une croisée de l&#8217;allaitement que ce qu&#8217;elle dit est faux scientifiquement parlant et n&#8217;a aucune base réelle autre que ses croyances, est aussi aisé que de déradicaliser un membre de Daesh. On a beau lui coller sous le nez des données issues d&#8217;études solides, nombreuses, statistiquement fiables, rien n&#8217;y fait : elle n&#8217;en démordra pas. J&#8217;avoue que cela me stupéfie toujours autant, au bout de 8 ans de présence sur les réseaux sociaux. Cela me questionne aussi sur ce que ces femmes ont projeté et investi dans l&#8217;allaitement, qui n&#8217;est après tout qu&#8217;un mode d&#8217;alimentation du nourrisson. Les parents qui nourrissent leur bébé au biberon l&#8217;embrassent, lui font des câlins, le massent, le bercent, se sacrifient pour lui, lui consacrent du temps, bref : ils l&#8217;aiment aussi (si si). Mais quand on les lit&#8230; on a l&#8217;impression que non. L&#8217;hypothèse sur laquelle nous penchons, avec mes acolytes du Collectif A!C, est que, pour les plus hargneuses d&#8217;entre elles, elles en ont tellement bavé qu&#8217;elles ne supportent pas que d&#8217;autres s&#8217;en sortent avec plus de facilité, moins de dette de sommeil, de mastites et de crevasses au sein, et un bébé tout aussi épanoui et en bonne santé. Elles aimeraient bien entraîner les autres dans leur sacrifice -pas forcément très utile &#8211; sans fin, histoire de ne pas être les seules à souffrir. Ou alors, elles ne se sentent exister qu&#8217;en temps que mère, n&#8217;ayant pas vraiment trouvé leur place de femme, de professionnelle, d&#8217;amie, ou que sais-je&#8230; Notez bien que je trouve super d&#8217;allaiter, du moment qu&#8217;on le fait parce que ça convient à la maman autant qu&#8217;au bébé, et qu&#8217;on respecte les choix des autres. Mais pourquoi tant de haine ? Au final, même si ce genre de commentaires est déplaisant et qu&#8217;ils peuvent provoquer un inconfort passager, je m&#8217;en remets facilement parce que je prends assez vite la sage décision de ne plus les lire ni y répondre. Mais plus largement, cela interroge vraiment sur le fait de laisser des adolescents, dont l&#8217;estime de soi est si fragile, avoir libre accès à cette cour des miracles traversée de balles perdues. Voilà pour les réflexions suscitées par cette petite expérience très formatrice, que j&#8217;aborderais sûrement avec davantage de précautions si elle venait à se renouveler. &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160;</p>
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		<title>La Maison des Maternelles</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Mar 2025 10:48:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Attention Mesdames et Messieurs, Comme je sais que vous brûlez depuis longtemps de connaître enfin le visage qui se cache derrière les diverses inepties proférées avec aplomb et constance sur ce blog depuis 2017, c&#8217;est avec gourmandise que je vous annonce que la séquence durant laquelle j&#8217;ai été interviewée par le très charmant Houssem Loussaief (le gars est à la fois hyper sympa, hyper pro, très stylé et bel homme &#8211; mais pourquoi autant de qualités chez la même personne, franchement ?), cette séquence donc, sera diffusée ce vendredi 21 mars, lors de l&#8217;émission de La Maison des Maternelles, sur France 2. Il va sans dire que ces 8 petites minutes furent l&#8217;objet de frayeurs intenses et de questionnements existentiels. Comment m&#8217;habiller ? Clair ou foncé, casual ou chic, moulant ou pas, jupe ou pantalon, talons (au risque de se vautrer en direct sur le plateau) ou baskets (trop décontracté, elle fait sa jeune) ? J&#8217;ai convoqué mes stylistes, à savoir mes copines mamans de l&#8217;école, et nous brainstormâmes durant un petit café matinal pour choisir la tenue adéquate. Il y avait également des impératifs : pas de rouge, pas de rayures ni de pois, pas de marques apparentes, pas le même chemisier que dans des interventions précédentes, non mais ho, je suis pas une pauvresse quand même. Bref, après moultes discussions, il fut décidé unanimement que je porterais un chemisier bleu uni (aimablement prêté par ma voisine du 3e étage), un jean, et des bottines noires, les sous-vêtements appartenant à ma collection personnelle, rassurez-vous. L&#8217;un dans l&#8217;autre, le résultat de toute cette agitation cérébrale fut à peu près aussi remarquable que les changements de logo coûteux des grandes administrations. Faisons la courte : ça c&#8217;est bien passé, j&#8217;avais réussi à dompter approximativement mes cheveux, toute l&#8217;équipe était hyper sympa, c&#8217;est marrant de voir comment ça se passe sur un plateau télé, et j&#8217;espère que je n&#8217;aurais pas dit d&#8217;énormités (on ne sait jamais, avec l&#8217;émotion). Bien entendu c&#8217;est passé très vite, je n&#8217;ai pas eu le temps de dire le quart du dixième de ce que je voulais dire, et c&#8217;est aussi une grande leçon d&#8217;humilité, parce que l&#8217;exercice n&#8217;est pas si simple : donner une idée exacte du contenu d&#8217;un livre de 30 chapitres en répondant à des questions qu&#8217;on ne connaît pas à l&#8217;avance, dans un temps chronométré, sans avoir le temps de réfléchir. Je vous en reparlerai d&#8217;ailleurs, dans un prochain article. Je vous dis donc à vendredi 21 mars sur vos écrans, vers 9h30 sur France 2. Si vous ne pouvez être devant votre poste à cette heure-là pour contempler avec émerveillement ma prestation, séchez vos larmes : vous pourrez me voir en replay. Ne me remerciez pas. Le replay est ici &#160; PS : on me signale qu&#8217;il n&#8217;est pas possible de commenter. En effet, comme j&#8217;étais assaillie de commentaires de robots spammeurs, j&#8217;ai paramétré un antispam qui n&#8217;a visiblement pas fait dans la dentelle. Je l&#8217;ai donc désactivé pour l&#8217;instant. Les commentaires sont possibles ! Bisous mes libellules.</p>
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		<title>Le temps est bon, le ciel est bleu</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Mar 2025 11:13:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Mes petits lapins, Aujourd&#8217;hui en ce 8 mars journée internationale des droits des femmes, le printemps frétille et je suis d&#8217;humeur presque guillerette. Non pas que la situation des droits de la femme en dehors de mon pâté de maisons soit fantastique, non pas que ma charge mentale se soit subitement allégée (Chaton vient de partir jouer au foot en laissant des croûtes de fromage sur la table de la salle à manger, vestiges de son tardif petit-déjeuner), non pas que ce samedi soit un vrai samedi de repos (magie du télétravail, je rebosse cet aprèm pour boucler un ixième dépôt de demande de subvention &#8211; essayons de ramasser la caillasse tant qu&#8217;elle n&#8217;est pas encore partie pour financer le réarmement). Mais, il fait beau, l&#8217;air est doux, les pollens viennent chatouiller mes narines, et le silence règne dans l&#8217;appartement, ce silence si désirable à mes oreilles. Depuis un moment je me demande si ce blog a toujours une raison d&#8217;être, si payer 70€ par an à OVH pour garder mon hébergement et mon nom de domaine a encore un sens, alors que je pourrais à ce tarif me financer deux poses de vernis semi-permanent ou 3,5 bouquins neufs. Mais un petit quelque chose me retient. Probablement parce qu&#8217;au vu des derniers événements outre-Atlantique, je n&#8217;ai pas forcément envie de confier tous mes œufs à Méta en n&#8217;existant que sur Instagram. Peut-être parce que je caresse l&#8217;espoir de maintenir un semblant de relation avec les dinosaures qui lisent encore des articles de plus de 3 lignes. Peut-être aussi parce qu&#8217;ici je ne suis pas contrainte par un quelconque format ou algorithme. Et aussi parce que je lis avec admiration les billets de Caroline Franc, qui réussit l&#8217;exploit d&#8217;écrire régulièrement des textes intéressants, intelligents et drôles, et que j&#8217;aimerais bien y arriver comme elle. Parfois je relis mes textes du début, et j&#8217;ai un peu de nostalgie de cette époque où les enfants étaient petits et tellement marrants, où j&#8217;aurais pu pondre sans effort un billet par jour tellement les anecdotes fusaient. En grandissant, on est certes plus reposés, mais c&#8217;est un peu moins la poilade. Raconter les révisions de partiels ne donne pas spécialement le sourire, par exemple. Pourtant, je suis une maman qui n&#8217;est absolument pas nostalgique de la petite enfance. Je n&#8217;ai pas spécialement kiffé la grossesse (trop long), j&#8217;ai besoin de sommeil (je te fais pas un dessin sur l&#8217;incompatibilité totale avec les réveils nocturnes à rallonge), et je trouve les jeunes enfants infiniment plus intéressants que les bébés (on se calme, pour celles et ceux qui hurleraient au scandale comme si j&#8217;avais égorgé des chatons en direct.) Mais c&#8217;est ainsi : force est de constater que je ne suis plus une jeune maman, et que je dois réfléchir à comment renouveler cet espace si je veux qu&#8217;il continue à vivre. L&#8217;écriture de mes livres m&#8217;a tellement essoré le cerveau que je n&#8217;ai plus grand chose de disponible. Ca va revenir, comme la libido après la grossesse (c&#8217;est-à-dire lentement). Avez-vous des idées à me suggérer ? Sinon, vu que je suis quand même en phase de promo de mon bouquin, je vous la fais courte mais vous trouverez ci-joint un petit listing de mes interventions presse : au choix, vous pourrez me lire, me voir (oui j&#8217;ai refait pousser mes cheveux) et m&#8217;écouter. Soyez indulgentes et indulgents : c&#8217;est toujours une grosse épreuve de voir sa tête et d&#8217;entendre sa voix. J&#8217;ai causé au Figaro, ici J&#8217;ai été interviewée par Le Soir (l&#8217;équivalent du Monde Belgique, je tiens à le préciser) J&#8217;ai discuté avec Emmanuel Davidenkoff sur SqoolTV Je suis passée à NRJ Belgique, la radio qu&#8217;on écoutait quand on était jeunes J&#8217;ai enregistré un podcast avec AirZen Radio Hier j&#8217;étais sur RCF dans l&#8217;émission « je pense donc j&#8217;agis » Bientôt je passerai dans l&#8217;émission des Maternelles, mais je n&#8217;ai pas encore la date. C&#8217;était une chouette expérience d&#8217;aller sur un plateau télé, surtout sur celui de l&#8217;émission que j&#8217;ai regardée chaque matin durant mes congés maternité. Chaque expérience est différente, et m&#8217;apprends comment exprimer au mieux ce que je souhaite dire dans des formats particuliers. Être brève mais pas trop, précise mais concise, rigoureuse sans être chiante, percutante sans être caricaturale&#8230; Je ne sais pas si j&#8217;ai atteint tous ces idéaux, mais j&#8217;y travaille. Je suis plutôt une personne de l&#8217;écrit, alors passer à l&#8217;oral m&#8217;a longtemps terrorisée. C&#8217;est l&#8217;avantage de vieillir : je prends de l&#8217;assurance, et dans tous les cas, ma vie n&#8217;est pas en jeu donc au pire, je m&#8217;en fous. Voilà pour l&#8217;instant. Si vous avez 19€90 au fond de votre poche, n&#8217;hésitez pas à acheter pour vous-même ou vos amis cet ouvrage excellent. Si vous ne l&#8217;avez pas aimé, offrez-le aux personnes que vous détestez. Je vous laisse ainsi sur ce billet profondément nombriliste, et je vous embrasse.</p>
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		<title>Le principe de réalité</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Aug 2024 17:18:40 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[vie personnelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quelle idée saugrenue de balancer un article en plein mois d&#8217;août, quand tout le monde a fui les jeux olympiques ou tente de noyer l&#8217;inflation dans un rosé piscine mélancoliquement siroté devant un mobil-home au soleil, n&#8217;est-ce-pas ? Mais c&#8217;est ainsi, l&#8217;inspiration vous saisit sans se préoccuper du calendrier, tant pis pour mes statistiques, que je ne regarde plus d&#8217;ailleurs depuis des siècles, car si le blogging m&#8217;a appris quelque chose, c&#8217;est bien que tout cela est vanité comme le dit d&#8217;ailleurs l&#8217;Ecclésiaste depuis 2300 ans au chapitre 1, verset 2, à l&#8217;époque où les réseaux sociaux n&#8217;existaient pas. Donc, il y a un sujet dont je voulais vous parler depuis un bout de temps, mais les aléas de la vie m&#8217;en ont empêchée. Lesquels ? Le premier s&#8217;appelle Parcoursup. Nous avons eu la version Poupette en 2023 qui n&#8217;était déjà pas une mince affaire tant Parcoursup a le don d&#8217;engendrer des questionnements existentiels, que fais-je (tu bosses), quel sens donner à ma vie (en sortant de l&#8217;immeuble à gauche vers l&#8217;arrêt de bus), comment choisir (à pile ou face, ou laisse l&#8217;algorithme choisir pour toi), est-ce opportun de faire cette fac privée à 10 000 boules par an (non). Nous avons eu la version Loulou en 2024.  C&#8217;est là que j&#8217;ai compris que la version 2023 était aussi insignifiante qu&#8217;un pique-nique saucisson-chips comparé à un dîner assis de 4 plats pour 15 personnes. Notre couple a résisté à Parcoursup 2024, ce n&#8217;est pas rien, car si le baby-clash est bien connu, je pense breveter le concept du parcoursup-clash (et vendre plein de bouquins et formations pour me faire de la thune sur le dos de la détresse parentale). Donc, vous l&#8217;avez compris, je suis toujours mariée à l&#8217;homme de ma vie, qui depuis que son rejeton est fixé sur son avenir, semble avoir retrouvé un peu de sérénité (je vous jure, les mecs, hein, bon). Ensuite, j&#8217;ai écrit un 2e bouquin, sur lequel j&#8217;ai sué sang et eau. Autant le premier était sorti avec une relative facilité, autant j&#8217;ai arraché chaque ligne de celui-ci avec les ongles. Comme il faut bien qu&#8217;il y ait des compensations à la souffrance, je le trouve vraiment très bien (je n&#8217;ai pas consulté mon éditrice pour écrire ces mots, elle aura sans doute un autre avis que moi, mais comme dirait Jean-Claude Dusse, sur un malentendu, ça pourrait marcher). Il vous faudra encore patienter quelques mois avant de vous délecter de cette prose sublime. Tout ceci n&#8217;était qu&#8217;une introduction destinée à vous expliquer 1/ mon silence, 2/ pourquoi je m&#8217;entête à payer mon hébergement et mon nom de domaine pour des clopinettes. Donc, je voulais vous parler d&#8217;un sujet qui me trotte dans la tête :  le sport chez la femme mûre en préménopause. Ne nous leurrons pas, bientôt je ne vous parlerai plus du tout d&#8217;enfants, les miens sont adultes ou trop grands pour que je puisse vraiment vous raconter des trucs marrants ou croustillants, car cela contreviendrait à leur intimité (Pourtant il y en aurait des trucs à raconter, ah ah !) Je parlerai probablement, dans le futur, de peau qui se relâche, de rides installées, d&#8217;alternatives au botox, de fuites urinaires, de sécheresse vaginale, et qui sait ? peut-être que j&#8217;aurai un partenariat avec Téna. Et après tout, vous vieillissez avec moi, donc nous serons raccord. Mais pour l&#8217;instant : place au sport. Vous le savez, j&#8217;ai déjà par le passé fait une tentative de natation avec palmes qui a duré ce qu&#8217;elle a duré. C&#8217;était déjà mieux que rien. En fait, ce qui a fini par me rebuter dans la natation, ce fut le temps requis pour le trajet, déshabillage, douche, séchage, rhabillage. 1h30 au total pour 30 minutes dans l&#8217;eau : pas rentable. Cependant, la découverte que moi aussi, je pouvais parvenir à raffermir mes cuisses, a déclenché quelques velléités dans mon subconscient. Ensuite, j&#8217;ai commencé à courir : là encore, ma motivation a faibli, d&#8217;une part parce que mon mari, avec qui je courrais, a cru bon de se flinguer les genoux en jouant au jeune homme au tennis; d&#8217;autre part, parce que faire des tours de stade est quand même prodigieusement chiant. Je ne sais pas qui sont ces gens pervers qui en retirent du plaisir (du PLAISIR !), mais ils ont sûrement un problème. Et puis, le confinement est venu fort à point, et là, bien à contrecœur, j&#8217;ai du cesser, hélas, toute activité sportive. Quelle tristesse. Mais bon. Je me trouvais quand même face à un dilemme cruel : comment concilier mon amour de l&#8217;apéro, et mon souhait d&#8217;avoir des cuissots d&#8217;une consistance un peu plus ferme que du chamallow ? Vous pouvez pensez que cela fait beaucoup d&#8217;atermoiements pour pas grand &#8216;chose, et que je tente de dissimuler un manque cruel de volonté, voire une paresse toute banale, sous les oripeaux respectables de la réflexion intellectuelle (et vous n&#8217;auriez pas tort). Mais j&#8217;ai une excuse ! Un trauma d&#8217;enfance, en la personne d&#8217;Angela B., qui sévissait comme prof de gym dans mon école, à partir de 1980. Cette prof me détestait, tout comme elle détestait les autres enfants de ma famille et de mon quartier. Je pense qu&#8217;elle me détestait un peu peu plus que les autres, parce que j&#8217;étais la plus jeune, et qu&#8217;elle s&#8217;était déjà enquillé une kyrielle d&#8217;enfants peu ou prou de la même provenance. Quel était notre crime à tous, notre tare particulière, notre insupportable défaut ? Etions-nous insolents, perturbateurs, harceleurs, brise-fer ? Que nenni. Simplement, nos parents n&#8217;étaient pas militants au parti socialiste, vous savez, ce parti politique aujourd&#8217;hui disparu, dont le symbole était une rose rouge, et ils avaient préféré voter pour Giscard que pour Mitterrand, comme 48.24% des électeurs ayant exprimé leur suffrage. Et cela, pour Angela, socialiste de coeur et d&#8217;âme, suffisait pour être désagréable et ostensiblement injuste avec nous. A force de l&#8217;entendre me répéter que j&#8217;étais nulle en saut en longueur, en course, en gym, en corde et en lancer de poids, j&#8217;ai pris de la ferme résolution de toujours mépriser le sport, qui ne visait qu&#8217;à développer le corps, et de me tourner exclusivement vers la lecture qui m&#8217;apportait bien plus de joies. J&#8217;ai tenu parole jusqu&#8217;à l&#8217;âge adulte, c&#8217;est-à-dire, jusqu&#8217;après la naissance de mon 3e enfant. Angela B s&#8217;est pointée des années après dans ma maison d&#8217;enfance, un été, alors que je me trouvais là par hasard en vacances, déjà mère de famille. Elle venait pour le recensement. Je ne sais pas si elle m&#8217;a vraiment reconnue, ça faisait plus de 30 ans que j&#8217;étais passée sous ses fourches caudines. Elle a été tout sucre tout miel, et je me souviens m&#8217;être dit que c&#8217;était quand même une sacrée conne, faux-cul comme pas une par dessus le marché. Comment est-ce qu&#8217;on peut oublier à quel point on a été injuste et gratuitement méchante avec une petite fille timide ? Un peu plus tard, j&#8217;ai farfouillé un peu sur google &#8211; googliser les personnes de mon passé est un de mes péchés véniels, ne venez pas me dire que vous ne faites pas pareil -, et je suis tombée sur une petite vidéo où elle racontait comment elle avait fui l&#8217;Espagne avec ses parents durant la guerre civile. Angela aussi avait ses traumas d&#8217;enfance, mais c&#8217;est quand même dommage quand on est prof de sport, de réussir à susciter une aversion pour le sport chez ses élèves. Voilà donc la raison qui m&#8217;a servi durant des années pour éviter de me bouger les fesses. Cependant, l&#8217;évidence a fini par me rattraper : avec mon travail, essentiellement sédentaire, et mon mode de vie, il est illusoire de croire que mes muscles vont se raffermir par l&#8217;action du Saint-Esprit (ce serait chouette, pourtant, et assurerait à l&#8217;Eglise un nombre conséquent de fidèles). Illusoire également de penser qu&#8217;en me dirigeant inexorablement vers le demi-siècle, mon corps ne subira pas les affres du temps (alors que mon esprit, lui, se renforce chaque jour qui passe, c&#8217;est un peu injuste). Rester fidèle à mon serment d&#8217;enfance, outre qu&#8217;Angela s&#8217;en carrait comme de sa première culotte, aurait pu nuire à ma santé, et mon mari refuse d&#8217;être veuf. Que ferait-il des gosses, je vous le demande ? Et puis, mes attentes envers le sport ont quelque peu évolué. Quand j&#8217;avais 20 ans, mon but aurait été de devenir méga-bonnasse pour être une meuf cool et secrètement jalousée, mais admirée pour son postérieur brésilien et sa capacité à traîner derrière elle une kyrielle de mâles, suspendus à ses talons comme une collection de jolis porte-clés. Quand j&#8217;avais 30 ans, ç&#8217;aurait été d&#8217;être une jeune femme déjà mère sur laquelle la maternité n&#8217;avait pas de prise. Quand j&#8217;avais 40 ans, ç&#8217;aurait été d&#8217;avoir une hygiène de vie saine et tonique, et une routine exigeante et vivifiante comme toutes ces influenceuses qui se lèvent à à l&#8217;aube pour aller courir une heure et rentrent préparer des pancakes maison aux baies sauvages bio pour le petit-déjeuner de leurs 4 enfants, qu&#8217;elles instruisent en famille bien évidemment, parce que tout cela n&#8217;est qu&#8217;une question de mindset. Vous savez que mon mantra dans la vie est de revoir mes ambitions à la baisse : maintenant, ma seule ambition en faisant du sport est de ne pas avoir mal au dos. Petit sans doute, mais réaliste. Je pensais également à ne pas claquer trop de fric dans des abonnements ou équipements qui resteront au placard. Je fus aidée dans ce cheminement par le réalisme qui a fini par me rattraper, et mes lectures féministes qui ont remis en perspective l&#8217;importance de conserver le plus tard possible un corps de jeune fille (je parle du livre de Fiona Schmidt, Vieille Peau, dont je vous recommande chaudement la lecture). PAR CONSEQUENT, (ouf, pensez-vous, elle arrive enfin au but), j&#8217;ai recommencé à courir tout doucement. J&#8217;ai commencé par 10 à 15 minutes, en variant les parcours, car on ne va pas se le cacher : le jogging, ce n&#8217;est pas passionnant, alors autant varier le paysage et ne pas s&#8217;infliger le sol rouge et désespérément morne du stade, ce qui relève du pur masochisme. Je ne me suis jamais fixé aucun objectif de vitesse ou de distance parcourue. Seul compte le temps. Je suis arrivée progressivement à 25, puis 35 minutes. De temps en temps je lisais les articles de ma comparse Lexie Swing, qui poursuivait au-delà de l&#8217;Atlantique le même processus que moi. Cela me rassurait de lire une version réaliste du jogging, loin des récits extatiques de certaines qui courent leur semi-marathon 3 mois après avoir débuté, ce qui vaudrait bien une insulte  et une bonne paire de baffes. Pourquoi le jogging ? Parce que ça ne coûte qu&#8217;une paire de baskets, parce qu&#8217;on place ses séances quand on veut, pour la durée qu&#8217;on veut. Et puis, comme je m&#8217;en rends compte particulièrement en cette chaude période d&#8217;août, c&#8217;est le sport idéal par temps gris, frais, légèrement pluvieux, moche, froid, soit l&#8217;essentiel de la météo de septembre à juin en région parisienne. En septembre dernier, j&#8217;ai également commencé le pilates en cours collectif. Certains aspects du yoga complètement perchés, à base de discours mystico-énergético-holistiques, ne me convenaient pas. L&#8217;écoute des podcasts de Delphine Saltel à ce sujet m&#8217;ont confirmé que ce n&#8217;était pas pour moi. Le pilates était la bonne option. J&#8217;ai la volonté d&#8217;une huître et la persévérance d&#8217;une mouche : franchement, entre lire un bon roman tout en grignotant des cacahuètes, vautrée dans le canapé, et suer en faisant des squats, vous choisiriez quoi ? Je ne vaux pas mieux que vous. Du coup, le cours collectif de pilates du mardi soir est fait pour moi : la prof nous motive, se moque gentiment de nous, et nous promet que nous échapperons à la prothèse de hanche &#8211; ce qui est un argument massue quand on a parcouru comme moi les degrés qui mènent à la résignation de notre finitude corporelle. Je n&#8217;en dirai pas autant du prof du samedi matin, qui est certainement...</p>
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		<title>Au fil de l&#8217;eau #12</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Aug 2023 18:51:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il est bien audacieux d&#8217;imaginer que quelqu&#8217;un viendra me lire, lors de la quinzaine la plus creuse de l&#8217;année, j&#8217;ai nommé : l&#8217;abime du 1er au 15 août. Certes. Mais voyez-vous, je fus débordée de travail et d&#8217;occupations diverses depuis mon dernier article il y a 15 jours, non pardon, il y a 6 mois. Vous avez entendu parler de Parcoursup ? Pas encore, vos enfants sont trop petits ? Moi je pense qu&#8217;à partir du CE2, c&#8217;est le bon timing pour commencer à compulser le site de l&#8217;ONISEP, letudiant.fr et autres. Après, vous risquez d&#8217;être un peu juste pour faire le bon choix des options entre la seconde et la première. Conseil d&#8217;amie : ne tardez pas trop à faire construire son projet professionnel à votre mouflet. Oui, voilà, Charles-Amédée, c&#8217;est de toi qu&#8217;on cause. Pose ta tétine et ton doudou, et viens brainstormer deux secondes sur ton avenir, au lieu de gaspiller ton temps sottement. As-tu pensé à ton avenir ? Non, je ne parle pas de ce qu&#8217;on va manger au goûter. Non, pas les cadeaux de Noël, non plus.  Je parle de Parcoursup. L&#8217;algorithme qui fera divorcer tes parents si ce n&#8217;est déjà fait, alors un peu de bonne volonté que diable ! Ton avenir, celui de ta famille et la santé mentale de tes parents, par-dessus le marché, sont en jeu. Ouiiii, j&#8217;en rajoute un peu. Mais franchement, je ne connais pas un seul parent qui soit relax face à Parcoursup. Ou alors, c&#8217;est un psychopathe qui kiffe les algorithmes. Ou un parent qui élève une bête à concours depuis la petite section. Ou à l&#8217;autre extrémité du spectre, un parent d&#8217;un cancre fini qui sait que Parcoursup ne fera rien pour lui. Ou un parent blindé de thunes qui payera une université privée à 20 k€ par an, et peut siroter des mojitos tranquillement de janvier à août, au lieu de se ronger les ongles comme tout le monde en entretenant son ulcère. (Je n&#8217;ai rien personnellement contre toi si tu as choisi cette option, sache-le. Je suis juste bassement jalouse.) Moi-même, il y a seulement un an, je ricanais bêtement en voyant une de mes collègues angoisser comme si elle devait se faire amputer d&#8217;une jambe dans l&#8217;heure, parce qu&#8217;elle était en pleins affres de Parcoursup. Croyez-moi, je l&#8217;ai comprise depuis. Je peux désormais poser une main compatissante sur son épaule et lui dire, « moi aussi. Je sais ce que tu as vécu. Pardon pour ma suffisance. » Je ne lui ai pas dit comme ça bien sûr, j&#8217;ai ma fierté, mais quand même. Bref, ma fille a passé et eu le bac. Parcoursup lui a trouvé une affectation honorable (ouf) et publique donc gratuite (re-ouf), car l&#8217;inflation est passée par là et donc, bien que ma carrière sémillante de fonctionnaire suive sa fulgurante progression, l&#8217;inflation est toujours plus fulgurante que mon salaire. Aaaah, ça va mieux, j&#8217;avais ça sur le coeur, il fallait que je le crache à quelqu&#8217;un et vos centaines d&#8217;oreilles ont enfin une utilité ! Bon, quoi de neuf sinon ? 1/ J&#8217;ai beaucoup travaillé, car on a des projets hyper exciting et top secrets au boulot, qui devraient sous peu me rendre millionnaire. Mon mari caresse de grands espoirs et entrevoit enfin, avec beaucoup d&#8217;imagination, la possibilité de l&#8217;éventualité de l&#8217;hypothèse qu&#8217;il n&#8217;aurait pas forcément misé sur la mauvaise jument, dans une prochaine vie. Rien que du solide et du concret, comme vous voyez. 2/ J&#8217;ai beaucoup travaillé, et j&#8217;ai un truc à vous annoncer très bientôt. 3/ J&#8217;ai beaucoup travaillé, ou disons je vais bientôt beaucoup travailler, et j&#8217;aurais un autre truc à vous annoncer un peu moins bientôt, mais quand même dans pas trop trop longtemps. 4/ J&#8217;ai beaucoup travaillé, avec d&#8217;autres copines, et j&#8217;ai un vrai truc à vous annoncer tout de suite : NOUS AVONS CRÉÉ UN COLLECTIF ! Lasses de voir circuler tant d&#8217;inepties dans le domaine de la parentalité, d&#8217;y voir proliférer des experts chelous (également experts en psycho, experts en géopolitique, experts en nutrition, experts en neurosciences, experts en Covid et surtout experts pour dire qui est expert et si tel ou tel psy avec 50 ans d&#8217;expérience est légitime à s&#8217;exprimer, Dunning-Kruger bonjour) qui intoxiquent de leurs interprétations débiles les parents en détresse, nous avons, des instapotes et moi-même, créé le Collectif Assez ! (ou A!C, c&#8217;est son petit nom) dont le but est de fournir des informations fiables, sourcées scientifiquement, nuancées, tenant compte du contexte familial de chacun &#8211; chacune. Je vous invite donc à aller très vite visiter notre site en cliquant sur ce lien ! Et surtout, allez bien lire notre Manifeste qui explique nos valeurs et notre positionnement. Vous pouvez nous suivre sur notre page Facebook, et notre compte Instagram. Vous y trouverez déjà plusieurs articles fort intéressants : sur le maternage proximal sur le dernier ouvrage de Didier Pleux, « L&#8217;éducation bienveillante, ça suffit ! » sur les différences entre éducation positive et parentalité bienveillante sur les liens entre éducation bienveillante et burn-out parental. C&#8217;est quoi la différence entre le blog du Collectif A!C et le mien ? eh bien, ce n&#8217;est pas pareil. Là-bas, la parentalité sera exclusivement abordée sous l&#8217;angle de l&#8217;instrumentalisation de la science. Ici, je continuerai à vous raconter de temps en temps mes déboires parentaux et personnels. Chez les Fabuleuses au Foyer, je continuerai mes chroniques avec comme objectif de booster les mamans. Ca fait beaucoup pour un seul cerveau, me direz-vous : vous avez raison. J&#8217;use mes neurones à grande vitesse, et qui sait si la ménopause qui s&#8217;annonce, menaçante au loin telle les cavaliers de l&#8217;Apocalypse, ne m&#8217;en cramera pas une bonne portion de plus. Pour tout vous dire, je trouve compliqué de continuer à bloguer quand les enfants grandissent. Par respect pour leur intimité et leur vie, j&#8217;hésite de plus en plus à parler de ce qui les concerne. Pour les grands, c&#8217;est une affaire réglée : je ne dis presque rien. Pour les petits, ils ont aussi leurs copains, leurs histoires, leurs (petits) soucis de jeunes enfants, et je me vois mal m&#8217;en servir comme d&#8217;une matière pour mon blog. Je me contenterai de vous dire que cette année, Chaton a invité 13 copains pour son anniversaire, qui sont malheureusement tous venus. Nous comptions bien sur quelques défections à la veille des vacances : que dalle. Je vous jure, on aurait cru une sortie scolaire. En rang par deux, avec mon époux à la tête de la colonne d&#8217;assaut, une-deux, une-deux, direction le parc, le petit doigt sur la couture du pantalon. « Mais t&#8217;es folle, t&#8217;as quand même pas invité 13 gamins ! ils seront 15 dans l&#8217;appart s&#8217;il pleut, tu te rends compte ? » J&#8217;ai cru qu&#8217;il allait me faire un infarctus, là, sur le tapis du salon, tellement il avait les yeux exorbités. Ce qu&#8217;il est sensible, cet homme. Moi, je n&#8217;en démordais pas, il ne POUVAIT pas pleuvoir un 2 juillet, sinon je perdais la foi, j&#8217;avais passé un marché avec Dieu. Bien sûr, il a fait beau, (à partir de 12h13, l&#8217;anniversaire débutant à 12h30 &#8211; Dieu est sympa mais aime jouer avec mes nerfs) et tout s&#8217;est passé comme sur des roulettes. J&#8217;ai juste perdu 5 années d&#8217;espérance de vie à surveiller les 15 gamins, surtout les 13 qui ne m&#8217;appartenaient pas, dans ce parc. Mais tout le monde a été rendu vivant et en bonne santé, au bon parent &#8211; ce n&#8217;est pas une mince affaire. Même Gilbert, qui s&#8217;était fait un trauma crânien il y a deux ans, et s&#8217;était bousillé les deux tibias l&#8217;an passé, est reparti miraculeusement intact. C&#8217;est louche. On n&#8217;a toujours pas fini de déballer les cadeaux, je me demande même si on ne vas pas en garder quelques uns pour les offrir en douce aux anniversaires auxquels ils seront invités. Suivez-moi pour d&#8217;autres bons plans spécial inflation. Mon grand drame actuel est l&#8217;absorption du crédit du nord par la société générale, qui fait que je suis à l&#8217;insu de mon plein gré devenue cliente de cette banque dont le service client est aussi avenant qu&#8217;un gardien de Guantanamo (j&#8217;exagère, bis). Si vous avez besoin de vous épancher sur la société Générale, faites-le en commentaire que nous puissions éliminer ensemble notre fiel. Bon, voilà, il me semble que j&#8217;ai fait le tour des nouvelles. Et vous ? Je suis la seule à bosser ou non ? Dites-moi que vous êtes là, seule derrière votre petit ordinateur. Sinon, dites-moi que vous avez vu 3 chamois nager dans les eaux turquoise du Pacifique ou 5 poulpes escalader les pentes alpines, et faites-moi un peu rêver. Et surtout, abonnez-vous au Collectif A!C !</p>
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		<title>Toutes mes amies</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Jan 2023 15:46:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Je pense à toutes mes amies, les présentes, les lointaines, les rieuses et les sérieuses,  celles qui sont là et celles qui se sont évanouies dans les allées brumeuses de la vie, emportées par ses mille courants d&#8217;air et estompées par les ans.  Celle que les malentendus ont éloignée. Celle qui n&#8217;était peut-être pas vraiment une amie et que j&#8217;ai vu partir sans regret, et parfois même avec soulagement. Celle qui s&#8217;imposait et dont je subissais la présence, l&#8217;éxubérance, les manies ou le trop-plein de bavardage. Celle qui ne parlait jamais que d&#8217;elle, toujours, et semblait incapable de s&#8217;intéresser à l&#8217;amie silencieuse qui lui faisait face; celle-ci disait, en général, « et toi ça va ? » quand debout sur les marches du métro, nous nous séparions en fin de soirée. Celle dont l&#8217;amitié n&#8217;aura pas survécu à la fin des études communes, ou du job partagé. Celle qu&#8217;on adorait détester au lycée, petite pimbêche qui en imposait aux timides, aux silencieuses, aux ringardes, aux trop rondes, aux trop vite poussées ou aux pas encore assez femmes; avec sa peau de velours, ses fringues branchées et son sourire arrogant de fille gâtée; celle-ci qui, pourtant, n&#8217;a pas toujours eu la vie la plus douce, et dont on reparle, une fois adulte, en disant : « Et elle, tu te souviens ? figure-toi que&#8230; » Celle à qui la vie s&#8217;est chargée d&#8217;enseigner l&#8217;humilité, et que mon coeur d&#8217;adulte regarde avec compassion et nostalgie, là où mon coeur d&#8217;adolescente savoure une secrète vengeance. Celle qui s&#8217;est éloignée pour une raison que l&#8217;on n&#8217;a jamais comprise, et dont il ne reste plus comme trace qu&#8217;un petit bracelet offert un jour, au fond de ma boîte à bijoux. Celle dont on est tombée en amitié comme on tombe en amour, avec l&#8217;évidence et l&#8217;intensité d&#8217;un coup de foudre, sauf qu&#8217;il dure, encore et encore. Celle à qui on sourit quand son nom s&#8217;affiche sur le téléphone. Celle qu&#8217;on a perdue malgré tous nos serments, parce que l&#8217;amour rencontré ensuite l&#8217;a tenue loin de nous, et qu&#8217;entre cet amour et nous, elle a choisi. Celle dont on garde la trace d&#8217;un visage enfantin sur une vieille photo de classe pâlie par les années, dont le prénom-même nous échappe, et reste pourtant obstinément accrochée dans un coin de notre mémoire, pour une partie d&#8217;élastique disputée dans la cour de récréation.  Celle qu&#8217;on a retrouvée des années après, alourdie, déformée, rongée par les soucis et presque méconnaissable, et à qui on n&#8217;a pas osé parler, avant de s&#8217;enfuir, honteuse et bouleversée. Celle que l&#8217;amertume et la jalousie ont éloignée de nous. Celle que l&#8217;on appelle quand on a le coeur lourd, et dont la voix chaude nous revigore l&#8217;âme. Celle qui aura été intensément notre amie pour quelques semaines ou quelques mois, parce qu&#8217;à ce moment-là, elle seule pouvait nous comprendre ou nous entendre. Celle qui est tenue à distance par sa souffrance, par l&#8217;enfant ou l&#8217;amour qui ne vient pas, et pour laquelle on se sent terriblement impuissante, et presque coupable de notre bonheur. Celle qu&#8217;on a découverte sur le tard, parfois après des années à se cotoyer superficiellement, et qui le jour où l&#8217;on a traîné un peu plus longtemps ensemble devant l&#8217;école, se révèle parfaitement géniale. Celle qui est un roc inébranlable. Celle à qui l&#8217;on pense avec affection, souvent, sans le lui dire ni lui écrire. Celle qu&#8217;on ne connait que par son pseudonyme à travers l&#8217;écran du téléphone, mais avec qui on parle en toute liberté. Celle qu&#8217;on ne voit qu&#8217;une fois par an, comme si on l&#8217;avait quittée hier. Celle qui nous surprend toujours par ses petites attentions parsemées au fil des jours. Celle qui est notre copine de fête, toujours partante pour un verre et des rires ensemble. Celle que l&#8217;on fuit car elle nous rappelle une sale époque de notre vie. Celle qui était superficielle et qui est devenue profonde. Celle qui nous nourrit de ses lectures, ses idées et ses convictions. Celle qui nous tire vers le haut avec enthousiasme. Celle que l&#8217;on adore consoler, car par contraste notre vie nous paraît soudain moins triste. Celle qui était notre amie tant qu&#8217;elle n&#8217;avait personne de mieux pour lui tenir compagnie. Celle avec qui on accepte de ne partager qu&#8217;un aspect de notre vie, et à qui cela convient très bien. Celle qu&#8217;on croise dans un train quelques heures et à qui on confie le plus secret ou le plus douloureux, sans même connaître son nom, avant de ne plus jamais la revoir. Celle auprès de qui on a honte de s&#8217;être épanchée, et qui nous fait nous maudire pour notre manque de discernement. Celle qui écoute, mais n&#8217;aime pas trop se confier. Celle qui est plus âgée, et nous rassure par la main qu&#8217;elle nous tend par delà les années. Celle qui est plus jeune et nous dynamise de sa fraîcheur. Celle que l&#8217;on connaît d&#8217;abord virtuellement, et avec qui on franchit le cap de la rencontre en vrai, le coeur un peu battant, avec parfois la crainte d&#8217;être déçue, et parfois la joie de la connivence qui se tisse. Celle qui est morte trop tôt, laissant l&#8217;amitié inachevée. Celle qui est notre amie tant que nos enfants sont petits, puis avec qui le lien s&#8217;estompe. Et celles que l&#8217;on espère garder toujours auprès de soi, quand les enfants envolés, les carrières finies, nous aurons enfin le temps d&#8217;aller le prendre chaque semaine, ce café, comme on se l&#8217;est promis maintes fois et que nul enfant, nulle contrainte, ne nous empêcheront de passer ensemble cette semaine de vacances prévue il y a des années.</p>
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		<title>Au fil de l&#8217;eau ho ho ho #11</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Jan 2022 05:11:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au fil de l'eau]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Toujours en retard pour les voeux, spécialiste du réchauffé pour les chants de Noël et les listes de résolutions jamais tenues, toc toc badaboum bonsoir me voici me voilà ! Avoue, tu te demandais ce que j&#8217;étais devenue, hein ?  Tu imaginais que j&#8217;étais partie vivre à Dubaï et mener la grande vie en claquant tout le pognon que j&#8217;ai gagné grâce à mes droits d&#8217;auteur faramineux, et que ma vie se résumait désormais à siroter des cocktails au bord de piscines immenses, sanglée dans de minuscules bikinis cloutés, tout en caressant des sacs Vuitton de mes mains désormais abondamment embagouzées ? Et que si tu me croisais, tu ne m&#8217;aurais pas reconnue car je serais aussi silicobotoxée que les frères Bogdanov (Paix à leurs âmes) ? Ben pas du tout. Tout d&#8217;abord, j&#8217;ai beaucoup travaillé. Pour mon vrai travail je veux dire, celui qui me rapporte un salaire chaque mois et me permet d&#8217;acheter des coquillettes à mes enfants. Les coquillettes qui mettent des étoiles dans leurs yeux, car quand ils voient arriver leurs assiettes fumantes, ils me lancent un sourire céleste et me disent « Oh, quel bon dîner, merci Maman ! «  Comme quoi, j&#8217;ai vraiment raison de doser mes effort en cuisine. Donc, j&#8217;ai bossé dur, car je n&#8217;oublie jamais que ce sont tes impôts qui me payent, et j&#8217;ai à coeur de ne pas gaspiller tes deniers. Ensuite, j&#8217;ai décompressé. Du boulot, de la sortie du bouquin, de la violence présente ces derniers temps sur les réseaux sociaux, du coronavirus et de la candidature de Zemmour. Le livre J&#8217;ai eu plein de retours enthousiastes, motivants, touchants, émouvants et adorables sur mon livre. C&#8217;est fantastique de recevoir des petits messages comme « vous lire m&#8217;a fait tellement de bien, ça m&#8217;a aidée à moins me mettre la pression », « j&#8217;aurais voulu lire ce livre avant ma grossesse, ça m&#8217;aurait évité une dépression post-partum » ou « je vais conseiller votre livre à mes patientes » et cela vaut largement le travail qu&#8217;il m&#8217;a demandé, le bougre. Et puis, j&#8217;ai droit aussi à quelques commentaires outrés qui me disaient, je t&#8217;en synthétise la substantifique moelle : « vous êtes une nazie perverse et obtuse, et faites la promotion de l&#8217;éducation par les violences éducatives ordinaires, je suis sûre que vous cachez un fouet dans votre placard « . (Oui, j&#8217;exagère un brin). Grrrr, coquine, tu m&#8217;as percée à jour ! Sans surprise, les commentaires les plus acerbes venaient d&#8217;une coach en parentalité positiiiiiive et d&#8217;une conseillère en lactation et maternage proximal !!! What a surprise, Beverley. I can&#8217;t believe it ! Bon, en fait, elles n&#8217;ont pas lu mon livre, mais ont quand même déjà un avis sur ce qu&#8217;il y a dedans. Il y a des gens comme ça, ils ont le talent de savoir sans voir. C&#8217;était mon anniversaire, wesh Après cela, mon mari m&#8217;a emmenée en week-end prolongé pour mon anniversaire. Cela faisait un bail que nous n&#8217;étions pas partis à deux, à cause de la pandémie. Nous sommes partis vers Strasbourg, et je te prie de me croire : il a fallu laisser nos enfants à leur grand-mère, et c&#8217;était très dur pour moi, je te promets, snif, j&#8217;en pleurais en partant. Nan, j&#8217;déconne. Je faisais des claquettes après les avoir déposés à l&#8217;école, c&#8217;était la kiffance absolue d&#8217;être juste Chéri et moi dans le RER, lieu romantique et champêtre par excellence, avant de prendre le TGV. À peine arrivés à l&#8217;hôtel, après avoir poussé des « Oh » et des « Ah !  » admiratifs sur la déco classe, chic, chaleureuse et intimiste, nous avons découvert nos appartements, la vue, le confort du matelas. Puis mon mari s&#8217;est enfermé aux toilettes pour une petite pause pipi. Il y est resté assez longtemps. Puis j&#8217;ai entendu des bruits bizarres, des « pssssshhhh », des « bzzzzz », des « floutch floutch »&#8230; un peu inquiète, je vins toquer à la porte. Qui sait, et si c&#8217;était un AVC ou une crise cardiaque ? Pas du tout : il était en train de tester les toilettes japonaises, avec les différents jets d&#8217;eau, plus ou moins toniques, tièdes, chauds, en avant, en arrière, séchoir à postérieur, et tout et tout. Je l&#8217;ai expulsé rapidement pour pouvoir, moi aussi, profiter de ce luxe inouï. Je t&#8217;informe de notre conclusion : ouais, les toilettes japonaises, c&#8217;est ludique, mais ça ne remplace pas un bon rouleau de Lotus. Après ce début placé sous le signe du romantisme, nous avons enfilé notre peignoir et nos claquettes et sommes partis gaiement, notre petit panier sous le bras, pour aller au spa, parce qu&#8217;on n&#8217;allait pas passer 3 jours dans les toilettes, qu&#8217;en terme de jets tièdes, le spa était un cran au-dessus, et que notre souhait était quand même que l&#8217;entièreté de notre anatomie en profitât.  Eh bien je peux te dire, qu&#8217;être en maillot de bain dans une piscine extérieure chauffée à jets massants, la nuit, pendant que la neige tombe et que les flocons virevoltent comme une myriade de lucioles prises dans la lueur des lampadaires, c&#8217;est une expérience plutôt sympa. Ensuite on a couru pour occuper l&#8217;autre bassin, celui qui faisait des bulles et était fort convoité. Enfin, courir : façon de parler, disons marcher très vite, le plus vite possible sans perdre notre dignité, suffisamment vite pour passer devant ce couple-là, qui semblait s&#8217;y diriger, tout en n&#8217;ayant pas l&#8217;air de ploucs. Le dosage est délicat à trouver et je suis sûre que tu vois ce que je veux dire. Ensuite, on s&#8217;est bien étalés en écartant les bras et les jambes, un peu comme on faisait tous dans le bus quand on était ados, style « la place est prise j&#8217;ai une copine qui arrive ». Bref, nous avons testé les hammams, les saunas, les bassins, et les jets, et avons célébré cette année supplémentaire en buvant une coupe de champagne au jus de sapin pressé.  Juste après, c&#8217;était Noël, qu&#8217;on a passé à se rôtir les fesses devant la cheminée tout en buvant l&#8217;apéro : best programme ever. Comme d&#8217;habitude, on avait dit « 2 cadeaux par enfant, ce sera largement suffisant », et comme d&#8217;habitude, ils en ont eu une quantité indécente. Ne jamais oublier : il faut avoir des principes éducatifs suffisamment solides pour s&#8217;asseoir dessus. Le point Covid Actuellement, nous résistons encore et toujours à l&#8217;envahisseur Coronavirus. Pour combien de temps ? Je ne le sais. L&#8217;ennemi tourne autour de nous, comme un vautour au-dessus d&#8217;un troupeau de jeunes agneaux. Collègues, amis, copains des enfants&#8230; ça tombe comme des mouches qui se seraient pris une giclée de Raid insecticide. Chéri et moi-même avons pu recevoir notre 3e injection de thérapie génique, comme disent les antivax. En dehors d&#8217;une queue de cochon pour moi, et de cornes sur la tête pour lui, rien à signaler (Roooh, ça va, je plaisante). Ensuite, nous avons cherché des créneaux pour les petits. Mais pour l&#8217;instant, ça a l&#8217;air plus facile de trouver une dose d&#8217;héroïne qu&#8217;un rendez-vous vaccination pour enfants de 5-11 ans. Après moultes recherches, j&#8217;ai finalement dégoté un créneau et me suis ruée dessus, comme un Française sautant sur une toute petite pomme de terre durant l&#8217;hiver 1943-1944. Oui, ma vie est passionnante. J&#8217;ai expliqué à Chaton l&#8217;objectif de l&#8217;opération. Comme c&#8217;est un malin il a commencé par pousser des hauts cris et des gémissements (histoire d&#8217;installer le rapport de force) puis a négocié une compensation en boosters Pokemon, payable à la livraison de la prestation vaccinale. Lapin, en revanche, malgré la gentillesse des infirmières, a semblé peu réceptif à notre communication positive et non violente. J&#8217;ai donc laissé tomber pour l&#8217;instant. Il a quand même empoché 2 sucettes dans cette affaire, ce qui n&#8217;est pas si mal pour zéro piqûre. Et hier matin, j&#8217;ai donc accompagné Chaton le courageux, véritable Rahan des temps modernes, au bureau de tabac à 8 heures pétantes, avant la classe, pour empocher son dû. On a doublé la loooooooooogue file de gens devant le labo d&#8217;analyses médicales, qui venaient se faire curer le nez. J&#8217;ai laissé 25€ au buraliste pour la récompense promise, gloups, et c&#8217;est même pas remboursé par la sécu. Je suis presque contente que Lapin ait refusé le vaccin. Je n&#8217;ai pas manqué de lui faire remarquer d&#8217;ailleurs, quand il a dit de sa petite voix « Et moi je peux avoir aussi des cartes Pokemon ? » AH AH PAF DANS TA GUEULE, NON T&#8217;AURAS RIEN ! Pas de vaccin, pas de carte pokemon, eh ouais mon gars ! Estime-toi heureux que je ne t&#8217;ai pas confisqué les sucettes que la gentille infirmière t&#8217;avait données. Non mais. Après discussion avec lui, j&#8217;ai compris la raison de son appréhension : « Moi je croyais que l&#8217;aiguille elle allait se planter dans l&#8217;os de mon bras. » Non mon chéri : certes tu as des petits bras, mais ce ne sont pas des trocards qu&#8217;ils utilisent, quand même. Nous retentons notre chance avec lui lors de la 2nde injection de Chaton (si vous vous posez la question : aucun effet secondaire, rien, nada.) Nous attendons ensuite que le gouvernement ait l&#8217;intelligence de proposer le rappel vaccinal aux adolescents, afin qu&#8217;ils puissent vivre un peu et faire des activités de leur âge. Mais visiblement, personne au gouvernement n&#8217;a d&#8217;adolescent vivant sous cloche comme un petit vieux en EHPAD depuis deux ans. J&#8217;ai fait un atelier d&#8217;immunologie en CE1 En début d&#8217;année scolaire, la maîtresse de Chaton nous avait demandé si des parents voulaient bien venir parler de leur métier en classe. Je me suis dit, pourquoi pas moi, après tout je le vaux bien ? Chaton a consenti à ce que je vienne. La thématique était donc « Comment le corps se défend contre les microbes ».  Je crois que j&#8217;ai plus bossé pour préparer ces deux séances de 45 minutes que pour une présentation de labo. C&#8217;était la grosse pression pour moi, de me retrouver devant un public aussi intimidant, dont Alberto, Gilbert et Paulo. C&#8217;était le matin, au début de la classe. Je les voyais tous passer leur petite tête par l&#8217;encadrement de la porte et chuchoter : « Vous avez vu, y&#8217;a quelqu&#8217;un dans la classe ! Oh, c&#8217;est qui ? Oh, c&#8217;est la maman de Chaton ! Chaton, y&#8217;a ta maman qui est là ! » et c&#8217;était trop mignon. J&#8217;ai pu voir ce que voudraient voir tous les parents, comment se déroule le début de la classe quand on a tourné les talons et qu&#8217;on part travailler : la litanie des « Bonjour Maîtresse, aujourd&#8217;hui je vais à la cantine et à l&#8217;étude », les « Sortez votre cahier vert », le « Miranda et Gilles, emmenez la liste des présents à la cantine chez Madame Tartenpion ». Et ensuite, ben, il a fallu me lancer, et c&#8217;était hyper impressionnant, avec ces 23 paires d&#8217;yeux au-dessus des minois masqués, et Chaton qui me faisait des petits clins d&#8217;oeil d&#8217;encouragement. Je crois pouvoir dire que j&#8217;ai fait mon petit effet en leur montrant des vidéos trop cool de macrophages qui courent après des bactéries. On a causé microbes (qui sont-ils ?), réponse immunitaire (gros dossier), différentes catégories de cellules, hygiène, prévention et vaccination.  Chaton était hyper soulagé, car, m&#8217;a t&#8217;il dit, « Je savais que ça serait intéressant mais j&#8217;avais peur que mes copains ils s&#8217;ennuient, mais en fait ils ont adoré ce que tu leur as raconté et Alberto veut faire comme toi plus tard. » Alors Alberto, si j&#8217;ai un conseil : fais médecine avant de faire une thèse de sciences, et ensuite casse-toi aux Etats-Unis ou en Suisse, parce qu&#8217;en France, la recherche et la santé, si tu vois ce que je veut dire, c&#8217;est pas franchement la joie. Ceci me fait une transition toute trouvée pour vous dire que je vais terminer ma critique de « Qui aime bien vaccine peu » dès que possible (je suis pas folle, je ne m&#8217;avance pas trop pour la date) histoire de clore ce chapitre ! D&#8217;ici là, prenez soin de vous et à bientôt pour de nouvelles aventures. &#160; &#160;</p>
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		<title>Au fil de la rentrée #10</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Petitsruisseauxgrandesrivières]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Sep 2021 04:30:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au fil de l'eau]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vous allez me dire que fin septembre, c&#8217;est un peu tard pour parler des vacances, et qu&#8217;on est plus dans une ambiance potiron-Halloween. Mais j&#8217;y tiens, ça me fait un petit revival d&#8217;été et un léger goût de mojito me revient sur les papilles. Et puis, je me suis dit que les plus fidèles d’entre vous, les lectrices de la première heure se réjouiraient d’un article fourre-tout (altruiste que je suis). Qu&#8217;avons-nous fait cette année ? Comme tous nos concitoyens dans une incertitude relative quant à la tournure des événements, nous avons tablé sur le confort de la routine &#8211; car la routine, c&#8217;est la tranquillité : vous pouvez donc vous référer aux vacances 2020 et même, 2019 pour plus d&#8217;informations. Même lieux à peu de choses près. Lapin est un génie Commençons par le plus jeune membre de la famille : notre Lapin a fait de fulgurants progrès durant cette année. Vous vous souvenez certainement de l’arrêt triomphal de la tétine, peu avant Noël. Vous apprendrez que ce génie de précocité (5 ans 3/4) a également cessé de boire au biberon, pulvérisant les records de Poupette (5 ans) et de Loulou (5 ans 1/2 bien tassés). Donc, de tout l’été, Lapin n’a pas réclamé ses biberons, planqués au fond de la valise parentale. Nous avons pensé que nous pouvions nous en débarrasser en douce, comme tout parent adepte de VEO digne de ce nom. Et le 28 août…  « Maman, tu me fais un biberon ? » Houston, nous avons un problème. « Aaaaaah non mon chéri, c’est fini les biberons, d’ailleurs tu n’en as pas demandé un seul de tout l’été. «  Sourire crispé de la mère. « Oui, mais c’est parce qu’il y avait les autres et je voulais pas qu’y me voyent ! ”  Aaaaah, voilà, les autres. Sous-entendez, grands-parents, tantes et oncles, cousines et cousins. C’est que pour un vieux de son âge, ça craignait un peu de se balader un biberon dans le bec. Lapin, il n’assumait pas. Je lui ai donc dit avec bienveillance de continuer à n’assumer avec personne, ses parents compris, et si possible, de ne plus jamais assumer de sa vie. Et les biberons furent expédiés ad patres.  Autre progrès notable : la fin de l’usage du réducteur de toilettes. Ça n&#8217;a l’air de rien, mais ne plus avoir à se trimballer partout ce truc emballé dans un sac poubelle pour parer à tout caca de manière affectivement sécurisante, c&#8217;est un soulagement. “Mamaaaaaaaan tiens-moi je vais tombeeeeeer Aaaah AAAAAAAH j’ai peeeeeurRR reste à côté de moooooooa au secoooours“ et voilà, il s’imaginait parti pour un grand voyage dans la plomberie de notre immeuble, les fesses happées par un crocodile vivant dans les canalisations. Envisager cela sans réducteur de toilettes ? impossible. Et puis, peu à peu, il a pris confiance et cessé de réclamer notre aide durant ces moments d’intimité sur le trône. Il en aura vu du pays, ce réducteur Tossig Ikea à 5,99€. Les toilettes les plus confortables, les porcelaines les plus fines, les pastilles WC désodorisantes les plus exotiques. Mais voilà : même si nous sommes de grands sentimentaux, les meilleures choses ont une fin. Deux étapes supplémentaires, à chaque bout de son tube digestif, qui auront été des occasions de croissance pour notre Lapin. &#160; Les ados. Que vous dire des ados ? On les a vus le matin, et on les a vus le soir. Entre les deux, ils étaient invisibles. Je pense pourtant qu’ils ont passé les vacances avec nous. Du moins il me semble. Nous avons compris que nous avions intérêt à ne pas faire mine de les voir. “Vous comprenez, vous êtes gentils mais quand vous nous avez croisés avec nos potes, vous nous avez fait un petit signe comme ça, c’était gênant”. Ah, pardon mon chéri. Nous veillerons à te snober consciencieusement la prochaine fois. Imposer de la gênance à un ado, c&#8217;est d&#8217;une cruauté sans nom. Crise conjugale En dehors de cela, il y eut bien ce matin pénible où les croissants étaient légèrement trop cuits. Nous avons également vécu un désaccord de couple assez grave, qui portait sur une divergence aigüe lors d&#8217;une session plage : était-il préférable de se mettre à l&#8217;ombre au pied de la falaise &#8212; au risque de se prendre un éboulis sur la tête ? (risque mis en avant par le mari) &#8212; ou sur la plage en plein cagnard, sachant que chaque coup de soleil durant l’enfance multiplie par deux le risque de carcinome cutané et de mélanome malin (risque mis en avant par moi-même) ? Après avoir multiplié le risque par la probabilité, nous avons conclu à l’unanimité de moi-même qu’il valait mieux être sous la falaise. Evidemment, elle ne s&#8217;est pas effondrée, preuve que la nature elle-même veut prouver à mon époux que j’ai (toujours) raison. Nous nous réconciliâmes autour de mojitos ou de verres de chardonnay agrémentés de cacahuètes, dûment boulotées avant que les chancres, pardon, les enfants, ne sortissent du mini-club et ne s&#8217;amenassent pour nous racketter comme à leur habitude. Envol progressif  Lapin et Chaton sont repartis, tels des Indiana Jones de la côte atlantique, vers leur quête de berlarmites. Comme Lapin a fait des progrès (je vous l’ai déjà dit qu’il a fait des progrès, non ?), il ne dit plus berlarmite mais bernard-l’hermite. C’est moins marrant.  Son autonomie, également, a fait des progrès fulgurants. C’est ainsi qu’il s’est volatilisé pour retourner chercher sa pelle jaune au club, tout seul, tandis que nous cavalions derrière lui en soufflant comme des boeufs, tenant tout le bastringue de la plage, tente anti-UV, seaux, serviettes de plages précipitamment ramassées, claquettes sous le bras, nous époumonant à crier « Lapin, Lapin, attends-nous, où es-tu ? Tu le vois toi ? Non et toi ? Est-ce que ce gars qu&#8217;on vient de croiser n&#8217;a pas l&#8217;air d&#8217;un pédophile, avec son maillot moule-bite et son sac de sport suffisamment grand pour y mettre un corps d&#8217;enfant ? » tout en remorquant Chaton qui lui, rechignait à nous suivre. Bref, la démonstration ordinaire du grand écart parental. Il y eut même des repas où nous nous sommes retrouvés, pas exactement comme deux vieux cons mais bon, un peu quand même. Poupette et Loulou étaient… on ne sait où et avec qui et surtout, on ne les regardait pas, Chaton nous avait brièvement notifié son absence pour cause de déjeuner avec un copain, et Lapin lui aussi nous a dit, “je vais déjeuner avec mon copain moi aussi”, avant de se faufiler entre les jambes des adultes pour s’évaporer presto (une habitude chez lui, ce gosse est un fugueur). Quand nous le récupérâmes, les parents dudit copain nous dirent : “il est très poli, très calme, et il mange très proprement.” Sous le choc, je les ai fait répéter. … poli ? … calme ? … proprement ? La dernière fois que je l’avais vu, il avait pourtant dit “Chaton, je te pète sur la figure” avant de touiller avec ardeur le contenu de son assiette avec celui de son verre. Vous êtes sûrs que vous parler du nôtre ? Oui oui, celui-là même. Apparemment, ce petit goret sait se tenir en société. Comme quoi tout ce que nous nous efforçons de lui inculquer avec douceur, bienveillance et décibels n’est pas sans effet. Gardez espoir mes sœurs, le temps de la paix viendra pour vous aussi. rentrée scolaire Pour les ados, en 1e (Poupette) et en 2nde (Loulou), la rentrée est depuis belle lurette un non-événement. Sauf qu&#8217;il faut commencer à bosser pour de vrai. Mais ils ont l&#8217;âge de s&#8217;organiser seuls, avec un petit coup de pouce, ou de pied dans le fondement : coucou, portable qui prend la pause au salon ! En ce moment, Poupette lit le Rouge et le Noir. Elle trouve cela rasoir, et je ne saurais la contredire. J&#8217;avoue ici que je ne me souviens d&#8217;aucune œuvre lue au lycée, sauf Eugénie Grandet. Je me demande même si j&#8217;ai réellement suivi des cours de Français au lycée, finalement. Bien sûr, par devant, je lui dis que si si, il faut lire ces monuments de la littérature française et que je l&#8217;ai toujours fait avec conscience et ponctualité alors que je n&#8217;en sais foutrement rien, mais franchement : est-ce qu&#8217;on pourrait envisager de leur donner des textes un peu moins rébarbatifs ? Sans aller jusqu&#8217;à mettre Virginie Grimaldi au programme du Bac, bien entendu, mais un entre-deux sans doute ? Et vous, vous vous souvenez de quelque chose ? Lapin a fait son entrée en CP. Début juillet, il paradait fièrement, son cartable rouge et bleu sur le dos. En août, sa motivation avait quelque peu chuté : il voulait plutôt rester en vacances et maugréait au sujet de sa scolarité. En fait, il croyait qu’il allait apprendre à lire le premier jour, comme ça, entre 8h30 et 16h15 et il n’en menait pas large parce que quand même, ça faisait un gros programme pour la journée du 2 septembre, et je le comprends.  Chaton rentrait donc en CE1. Ce vieux routard m’a bien fait sentir qu’il était inutile  de rester. Il avait des retrouvailles urgentes avec toute la clique de son anniversaire, Roberto, Paulo, Gilbert et compagnie, qui par un hasard fantastique et totalement improbable, sont tous dans sa classe cette année. D’ailleurs, ils ont eu une idée mirifique à l’occasion du super-loto d’il y a quelques jours.  “Maman, Paulo a joué au loto. Tu connais le loto ? Ah bon, ça existait quand t&#8217;étais petite ? Eh bien s’il gagne (ce qui dans la tête de Chaton ne semblait guère faire de doute),  on achète un château et on cache des boosters pokémon dedans, on met des crocodiles dans les douves remplies, et on devient youtubeurs”. Que de nobles ambitions chez cette nouvelle génération. En dépit de ces perspectives alléchantes, je lui ai conseillé de poursuivre ses études au-delà du CE1, qui me paraissait un peu juste pour son bagage littéraire. Et j&#8217;ai eu raison : Paulo a perdu. Adieu château, boosters, douves et YouTube. On tâchera de s&#8217;en remettre. Et du coup, on va continuer à bosser pour gagner notre croûte.  Vous me direz que je ne vous en ai pas beaucoup appris sur mes vacances, et c&#8217;est vrai. C&#8217;est tout simplement que mes vacances étaient d&#8217;une heureuse et douce banalité, comme les vôtres.  Mais&#8230; je reviendrai ! Et là, mes amies, laissez-moi vous dire que je vais vous annoncer un petit scoop (chut, celles qui savent). Voilà, je l&#8217;ai écrit, comme ça je n&#8217;ai plus le choix. Je vous bise, et à bientôt donc.</p>
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		<title>Au fil de l&#8217;eau #9</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Jun 2021 04:33:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au fil de l'eau]]></category>
		<category><![CDATA[concours]]></category>
		<category><![CDATA[time filler filorga]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Salut la compagnie, Mais pourquoi donc ce blog délaissé, abandonné, répudié presque ? Mais parce que je bosse les amis, je bosse. Paraît-il qu&#8217;en mai, fais ce qu&#8217;il te plaît : autant vous dire que ce n&#8217;était pas totalement mon cas. Pourtant, j&#8217;ai pensé à vous. Oui, parfaitement, j&#8217;ai pensé à vous tendrement, car vous me manquez. Vos petits mots gentils, vos minois chafouins (je rêvais de caser ce mot dans un article un jour, voici une des lignes de ma dream-list cochée), me manquent. J&#8217;ai griffonné ici et là des petites notes, afin de ne pas oublier que je dois vous parler de ça, ça, ceci, et cela. Comme souvent donc, cet article n&#8217;aura ni queue ni tête, mais que voulez-vous, structurer ma pensée me bouffe une énergie considérable alors parfois, je me relâche comme un vieux loukoum. Je commence par un engagement ferme : oui, je vais écrire la suite de mon article sur ce torchon oups, ce livre au sujet des vaccins. J&#8217;ai décidé de me cantonner aux vaccins obligatoires, cela me permettra d&#8217;éviter de décéder sous la bibliographie et d&#8217;avoir la sensation déplaisante de re-éecrire ma thèse (faut pas déconner non plus, hein). Ensuite, vous vous souvenez que j&#8217;avais passé un concours ? J&#8217;en avais parlé ici. Et je l&#8217;avais raté. Et bien cette fois-ci, je l&#8217;ai réussi, et toc. Forcément, on ne réussit pas un concours en scrollant sur Instagram, ce qui explique (entre autres) mon activité réduite. Bref, voilà une bonne chose de faite, à moi la vie de luxe, les yachts, les mojitos format piscine, les hommes très jeunes et musclés, les Lamborghini décapotables et les virées en boîte, vu que mon salaire va tripler. Enfin je crois. Sinon, l&#8217;autre jour, sur Instagram, j&#8217;ai émis une idée qui a été plébiscitée à 93% : un vrai score de l&#8217;ex-Union Soviétique. Je vais faire un concours afin de fêter mon concours (ah ah ah) et mes (ici insérez le nombre que vous voulez) abonnés. Un concours sur Instagram, et je me suis dit, un concours ici sur le blog, réservé aux lecteurs du blog, les fidèles d&#8217;entre les fidèles, les vétérans de la première heure quand j&#8217;avais trois lecteurs, moi incluse. Un concours où je tirerai au sort une personne innocente de manière totalement et brutalement arbitraire (ex-Union Soviétique on a dit) par le truchement d&#8217;une main enfantine que j&#8217;espère pas trop pleine de crottes de nez, et lui attribuerai sous réserve qu&#8217;elle me file son adresse, une petite boîte contenant des cadeaux amoureusement choisis et assortis par mes soins. Comme ça, gratuitement, sans demander à personne de faveur sexuelle pour cela (sauf si c&#8217;est mon mari qui gagne). Je vous préviendrai, ne vous en faites pas. Il y aura quelques conditions : être sympa, être déjà abonné (car on les connait, ces concouristes pique-assiette qui s&#8217;abonnent et se désabonnent sans vergogne, hein, point de cela chez nous) et me laisser un petit mot gentil. À part cela, il s&#8217;est passé des choses importantes dans ma vie. J&#8217;ai testé le sérum Time Filler de Filorga. ça m&#8217;a pris comme ça, à l&#8217;idée que je m&#8217;acheminais doucement vers mes 45 ans. Bien sûr, je fais très jeune, et puis vous êtes bien obligés de me croire sur parole de toute façon. Mais bon : quand même, le vigile de la fac m&#8217;a dit pas plus tard que vendredi « Hé Mad&#8217;moiselle ! Faut mettre le gel hydroalcoolique » puis, quand il s&#8217;est rendu compte que je bossais ici, il m&#8217;a dit « Ah pardon, je vous avais prise pour une étudiante », et j&#8217;ai mis du gel hydroalcoolique quand même, avec un petit rire de greluche qui va bien. Donc en dépit de ma jeunesse évidente, il ne m&#8217;a pas échappé que les selfies par exemple, ne rendent pas hommage à ce que je suis pour de vrai, et le doute s&#8217;insinue dans mon esprit : est-ce le début de la friperie ? J&#8217;ai donc saoulé tout le monde avec des histoires de yoga du visage, est-ce que ça marche, donnez-moi votre avis, oui c&#8217;est urgent, combien de temps par jour, ah ouais ça a l&#8217;air super vraiment, génial je m&#8217;y mets, nous étions samedi matin et lundi je sentais déjà un petit manque de motivation. En plus, la nana du cours de yoga du visage que je regardais sur Youtube me faisait un peu peur, tellement elle avait l&#8217;air d&#8217;être toute en plastique. Pas ridée à un point que c&#8217;en était chelou, Du coup, j&#8217;ai préféré confier la jeunesse de mon visage à la pétrochimie, j&#8217;ai nommé : le sérum Time Filler de Filorga. Alors ce sérum, il est cher. Tellement que ce fut ma principale motivation pour que je me réinscrive sur un coup de tête à ce fameux concours (car j&#8217;étais un peu vexée quand même, et je me disais « Ah ! et bien puisque c&#8217;est comme ça, je ne vais pas me représenter à leur concours pourri, bien fait pour eux !  » attitude complètement stupide évidemment, car je doute que le jury en ait chouiné de dépit le soir) pour tenter d&#8217;avoir le budget : 60€ le flacon, environ. Heureusement que je l&#8217;ai trouvé à 45€ dans une parapharmacie de province, un week-end où nous étions allés rejoindre l&#8217;époux sur son lieu de travail. J&#8217;en ai profité, logiquement, pour claquer tout plein de fric histoire de ne pas rester sur cette substantielle économie. Bon, en dehors d&#8217;être cher, est-ce que ça marche ? Ben écoute Lucette, déjà, ça a le gros avantage sur le yoga du visage que ça se met vite et bien. Une goutte de chaque côté du visage, une sur le front, on masse, et voilà. Je ne te cache pas qu&#8217;en plus de ce sérum, j&#8217;ai également acheté un contour des yeux, une crème antirides, une mousse nettoyante, un masque hydratant et une huile nourrissante. Depuis deux mois, je me tartine la face consciencieusement. Et donc, me diras-tu ? Et donc, il me semble, je crois bien, c&#8217;est pas impossible que, mes sillons naso-géniens soient un peu moins marqués. Mais sans doute que je suis la seule à le voir. Lapin et Chaton me disent « Maman t&#8217;es trop belle » mais je les suspecte de vouloir une rallonge de dessins animés. Mon mari ne dit rien qui puisse me contrarier, et souhaite passer un week-end dans les meilleurs conditions possibles.  Il est donc d&#8217;accord avec moi. Et les ados, ce sont des ados donc ils me disent de racheter des chocapics. Bref, d&#8217;un point de vue dermatologie esthétique, au lieu de faire 44,5 ans, j&#8217;ai l&#8217;air d&#8217;avoir 43,8 ans comme ils disent dans les pubs. « Au terme de 12 ans de traitement, dans une étude incluant 17 femmes s&#8217;autoévaluant, le rajeunissement perçu était de 7 mois environ ». Comme je n&#8217;ai pas d&#8217;étude contre placebo, et vu tout le mal que j&#8217;ai dit de l&#8217;ivermectine, l&#8217;homéopathie et Didier Raoult, je ne vais pas annoncer pompeusement une quelconque efficacité. Mais je constate que le vigile m&#8217;a dit « Mad&#8217;moiselle« , et je ne suis pas loin de penser que ça vaut toutes les études cliniques. Par ailleurs, peut-être que dans deux ans je ferai toujours 43,8 ans ? Peut-être que je stagnerai toute ma vie à 43,8 ans ? Ce qui me paraît insignifiant à 44 ans sera sans doute priceless à 70 ans. Donc, je continue (je vous promets que ce post n&#8217;est pas sponsorisé). &#160; Je me questionne au sujet du no-bra. J&#8217;ai vu il y a peu sur instagram le post d&#8217;une honnête mère de famille qui disait aller bosser sans soutif. Apparemment, le no-bra permet de retonifier la poitrine atrophiée par le port longue durée du soutif. Nos seins dans leur soutif, sont comme Thomas Pesquet au retour de 6 mois dans l&#8217;espace : les muscles et les ligaments faiblards ont perdu leur tonus. Sans doute que vous y verrez encore un souhait de rester éternellement belle et jeune (Mylène Farmer, sors de ce corps), mais vu que c&#8217;est scientifiquement prouvé par un médecin du sport, le Docteur Jean-Denis Rouillon, je m&#8217;interroge, forcément. Et vous, no-bra or not no-bra ? &#160; Je me lance dans le bu-jo, c&#8217;est décidé. Le Bu-jo, ou bullet journal pour les intimes. Soit un agenda personnalisé que l&#8217;on dessine soi-même sur des carnets vierges. Le Bu-jo est totalement adaptable. Pour ma part, il me faut : un planning mensuel, des pages de notes pour mes idées d&#8217;articles, des pages pour les to-do-list passionnantes du style payer les impôts, réserver le centre de loisirs, envoyer cette feuille à la mutuelle, des pages pour les livres à lire et les films à voir, bref, de la place. Je passe mon tour pour les décorations faites main ou les stickers, parce que faut pas déconner non plus et en plus ils sont presque tous en anglais et ça m&#8217;énerve. Mais sinon, j&#8217;ai adopté ce système en amateur depuis 2 ans et j&#8217;avoue que je trouve cela assez pratique. Donc maintenant, je m&#8217;attaque au niveau expert. Cela a surtout été prétexte à acheter un alléchant carnet Rhodia d&#8217;une magnifique couleur portant le nom évocateur et orientaliste de « Tangerine », des feutres fin ou un peu plus épais noirs, des mini-feutres de couleur, un feutre métallisé cuivré, des rollers à pointe de plusieurs couleurs, des trombones, et voilà, je ne me sens plus, je suis la reine du Bu-Jo. Je redescendrai certainement de mon petit nuage au premier trait qui bavera. Ah et oui, je recherche un mini-tampon avec un gâteau d&#8217;anniversaire pour éviter d&#8217;oublier les dates de mes copines, neveux et nièces, filleuls, qui reçoivent souvent leur cadeau 6 bons mois après la date (s&#8217;ils le reçoivent&#8230;). &#160; J&#8217;oubliais le plus important ! Eh oui, je suis vaccinée : je suis le parfait exemple des bonds et rebonds du ministère de la santé. Après moultes péripéties, j&#8217;ai reçu le vaccin Astrazeneca, la veille de sa suspension pour ma tranche d&#8217;âge par l&#8217;HAS. Je fais donc partie de la génération de cobayes qui a eu en seconde injection le Pfizer. Bon, alors, je vais casser le suspense illico : rien, aucun effet secondaire remarquable. Petits frissons la soirée après le premier vaccin, et un petit bleu pour la seconde (je vais sans doute quand même péter un scandale  et réclamer des indemnités pour préjudice esthétique à l&#8217;époque des manches courtes). Depuis, j&#8217;embrasse tout le monde sur la bouche dans la rue. La vie est belle. il fait beau. Et pour fêter ça, je vais aller reprendre un peu de champagne rosé (j&#8217;aime pas gâcher). Restez donc connectés pour la grrrrrande annonce de ce concours qui sera, à n&#8217;en pas douter, l&#8217;événement de la blogosphère en 2021 ! Je vous bisouille (sur la bouche, donc)</p>
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		<title>Au fil de l&#8217;eau #8</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Jan 2021 09:17:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au fil de l'eau]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bien le bonjour les amies ! Pardon, j&#8217;époussette un peu et j&#8217;ouvre les rideaux, hou là, ça se voit que la bicoque a été désertée quelque temps ! Allez, j&#8217;aère un peu. Tout va bien, vous êtes toujours là ? Point trop de Covid  dans vos poumons et ceux de votre entourage ? Noël à 6, masqués et à 1m d&#8217;écart, papi et mamie derrière un plexi dans la cuisine, c&#8217;était chouette ? C&#8217;est qu&#8217;il faut avoir le bras long pour trinquer désormais.  Evidemment, je vous souhaite une heu&#8230; bonne ? pas trop mauvaise ? correcte année 2021, avec tout le package habituel : bonheur, santé, réussite, etc. Les vœux, ce n&#8217;est guère mon truc, j&#8217;ai du mal à être créative à ce sujet. Ah, voilà : je vous souhaite de trouver une dose de vaccin en 2021. Vous avez sans doute plus de chance de gagner à l&#8217;Euromillions, mais sait-on jamais ? Alors, que s&#8217;est-il passé depuis mon dernier article ici, le 13 novembre 2020 ? J&#8217;ai eu beaucoup de travail, et moins de temps à consacrer par ici. J&#8217;ai beaucoup, beaucoup, beaucoup lu. Et j&#8217;ai fait beaucoup, beaucoup, beaucoup de lessives. Parasito-psycho Figurez-vous que depuis quelques semaines, les deux petits se réveillaient quasiment toutes les nuits, l&#8217;un pour des cauchemars (il venait alors en douce me rejoindre dans mon lit), l&#8217;autre en raison de pipi au lit.  Je vous dis cauchemar, je vous dis pipi au lit, je vous dis sommeil perturbé, vous pensez&#8230; enfant angoissé, n&#8217;est-ce-pas ? Enfant traumatisé, mère pas assez bienveillante, violence éducative, dégât psychique etc. Eh bien j&#8217;ai pensé la même chose que vous. Je me suis dis qu&#8217;il y avait une couille dans le potage, que l&#8217;école les traumatisait, qu&#8217;ils subissaient sans doute un harcèlement scolaire, ou que je devais pratiquer un examen de conscience scrupuleux et exhaustif, qu&#8217;il me fallait redoubler d&#8217;attention, de vigilance, de CNV, de sollicitude et d&#8217;empathie. Donc pendant plusieurs semaines, en plus de brasser des draps sales et de faire tenir mes yeux ouverts avec des allumettes, j&#8217;ai redoublé d&#8217;efforts pour sécuriser mes enfants lors de leur coucher. Plus bienveillante que moi, tu meurs. Puis comme ça ne s&#8217;arrangeait pas, j&#8217;ai pensé que sans doute, il me faudrait consulter. Voilà, consulter, ce serait bien. Parce que Lapin traversait en même temps une crise de chiantite aigue, pardon, manifestait son mal-être émotionnel par un comportement d&#8217;intense rébellion. J&#8217;avais noté ça dans un petit coin de ma tête, pour la rentrée. D&#8217;autant plus que la nuit, il grinçait des dents. Pour en arriver à serrer les mâchoires à ce point, il faut forcément être angoissé, non ? Bref, nous sommes partis en vacances quelques jours nous réfugier dans une location en Bourgogne, nous rôtir les côtes devant un bon feu, en buvant un bon vin et en lisant un bon livre. J&#8217;en ai profité pour faire descendre un peu la hauteur de ma pile à lire qui atteignait une altitude dangereuse. Nous avons visité Sémur-en-Auxois, fort jolie ville médiévale, pourvue d&#8217;une charmante librairie; et Epoisses, un 30 décembre, en semi-confinement : durée de la visite, 3 minutes 30. Ah, on ne s&#8217;est pas fatigués, et nous sommes vite rentrés jouer avec notre nouveau jeu « Qui est-ce » offert aux enfants à Noël. C&#8217;est Cécilia qui m&#8217;a donné l&#8217;idée, et a activé ma fibre nostalgique, d&#8217;autant plus que comme elle, je n&#8217;avais jamais eu ce jeu durant mon enfance. Et puis la vidéo parodique et politiquement incorrecte qui en a été faite m&#8217;avait beaucoup amusée. Et là, alors que nous atteignions enfin la sérénité en contemplant les flammes &#8211; sérénité accélérée par un très bon Chablis -, un drame survint : Chaton se réveilla en hurlant, non pas de terreur, mais de douleur. Que celle qui n&#8217;a jamais eu de mycose vaginale dans la salle lève le doigt. Personne ? C&#8217;est bien ce qui me semblait. Donc, Chaton, qui n&#8217;est pas équipé de vagin pourtant, semblait en proie à une indicible douleur, aux fesses me dit-il entre deux sanglots. Ca me gratte, ça me brûle, gémissait-il. C&#8217;est là que j&#8217;ai vu, de mes yeux vu, le fascinant spectacle des femelles oxyures s&#8217;échapper du tube digestif de mon adorable petit garçon pour pondre leurs oeufs. J&#8217;eus l&#8217;impression de revivre mes cours répugnants de parasitologie de la fac. Et visiblement, il douillait grave sa race, le pauvre enfant. Les salopes ! Bref, après un petit lavement au sérum phy, un bain pour calmer la douleur et noyer les vers, une désinfection de baignoire par égard pour les occupants suivants de la location (ce que je suis bien élevée quand même), un coucher à deux heures du matin avec Chaton qui éperdu de reconnaissance, voulait absolument dormir tout serré contre moi (il partage tout avec moi, même ses oeufs d&#8217;oxyures) nous sommes rentrés chez nous, avec un plan d&#8217;attaque contre les bestioles :  traiter toute la famille au fluvermal changer les draps de tout le monde laver tout le linge, slips inclus, à 60°C. La première étape fut faite illico. Loi de Murphy Pour les deuxième et troisième, manque de bol, notre machine rendit partiellement l&#8217;âme puisqu&#8217;elle ne lave plus qu&#8217;à froid désormais. La fonction séchante est HS également. Pour couronner le tout, le chauffage et l&#8217;eau chaude sont tombés en rade. Est-ce un indice que 2021 sera une pire année que 2020 ? Ou éclusons-nous notre quotat de plans pourris dans la première quinzaine de janvier ? Toujours est-il que le lendemain, après un nouveau pipi au lit qui se soldait par une élévation de la pile de linge sale, nous décelions la présence, dans le petit cadeau déposé par Lapin aux toilettes, de ces animaux domestiques si charmants. Depuis, tout le monde est sous haute surveillance et chaque étron est fliqué. C&#8217;est moche parfois, la vie de famille.  Restait donc à faire réparer presto la machine à laver car les draps, linge de toilette, slips et pyjamas s&#8217;empilaient et menaçaient de dépasser l&#8217;altitude de la Tour Eiffel. Un Tour Eiffel remplis d&#8217;oeufs d&#8217;oxyures, une vraie bombe biologique. Je pris rendez-vous avec Electrolux : &#8211; « Bonjour, ma machine à laver ne lave plus qu&#8217;à froid, je pense que la résistance est en panne. &#8211; Très bien madame, on commande la pièce, rendez-vous le 6 janvier pour la changer. » Après deux sms de confirmation reçus, le gars se pointe le mercredi 6 janvier. &#8211; « Alors Madame, qu&#8217;est-ce qui se passe ? &#8211; Eh bien comme je l&#8217;ai déjà dit, la machine ne lave plus qu&#8217;à froid. &#8211; Ah, ça, c&#8217;est la résistance ! Ben ouais mon pote, je suis au courant, c&#8217;est ce que j&#8217;ai dit à la dame du SAV. Et donc ? &#8211; Ben je ne vais pas pouvoir vous la changer, je n&#8217;ai pas la pièce. » QUUUUOAAAAAA qu&#8217;est-ce que tu dis Kevin ? T&#8217;as pas cette fuc$ de b* de m# de pièce de mes deux alors que ça a été commandé au téléphone en ma présence ? Tu veux que je te défenestre ou quoi ? Je te signale qu&#8217;on est au 6e étage ici. Est-ce que tu sais dans quel état de nerfs est une mère dont la machine à laver est en panne alors que ses gosses ont des vers et font pipi au lit ?  Ah mais madame c&#8217;est l&#8217;informatique, désolé. Ch&#8217;comprends pas. Et Raoul au téléphone, il comprend pas non plus. Et Josette de la plateforme téléphonique, elle comprend pas non plus. Vendredi 15 janvier ? Allez, c&#8217;est la semaine prochaine, c&#8217;est pas loin. Personne ne comprend donc, en tout cas moi ce que je comprends c&#8217;est que de vendredi 15 à vendredi 22 janvier (au moins), j&#8217;aurai lessive. Ne comptez pas trop sur moi. Restons positive : depuis le traitement, comme par hasard, plus de cauchemars, plus de pipi au lit, plus de grincement de dents. Adieu, veo, traumatisme, angoisse supposée, thérapie familiale ! Conclusion : si votre gamin se met à mal dormir, à cauchemarder et à faire pipi au lit, non il n&#8217;est pas forcément angoissé et non, il ne se fait pas forcément maltraiter par sa méchante instit. Non, vous n&#8217;êtes pas forcément une mauvaise mère et ce n&#8217;est très probablement votre faute. Un bon coup d&#8217;antiparasitaire, et hop ! à 3€71 le flacon de thérapie familiale, ce serait bête de s&#8217;en priver. &#160;</p>
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