<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>stress et cerveau Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
	<atom:link href="https://prgr.fr/tag/stress-et-cerveau/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://prgr.fr/tag/stress-et-cerveau/</link>
	<description>La vraie vie d&#039;une famille recomposée et nombreuse ! Humeurs, désastres, humour, élucubrations et lectures en vrac.</description>
	<lastBuildDate>Mon, 18 Nov 2019 21:29:39 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9</generator>

<image>
	<url>https://prgr.fr/wp-content/uploads/2019/04/cropped-PRGR-avatar-32x32.png</url>
	<title>stress et cerveau Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
	<link>https://prgr.fr/tag/stress-et-cerveau/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">149443070</site>	<item>
		<title>VEO, stress et cerveau de l&#8217;enfant</title>
		<link>https://prgr.fr/veo-stress-cerveau-enfant/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=veo-stress-cerveau-enfant</link>
					<comments>https://prgr.fr/veo-stress-cerveau-enfant/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Petitsruisseauxgrandesrivières]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Nov 2019 05:30:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[marmots]]></category>
		<category><![CDATA[éducation bienveillante]]></category>
		<category><![CDATA[parentalité positive]]></category>
		<category><![CDATA[stress et cerveau]]></category>
		<category><![CDATA[VEO]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://prgr.fr/?p=3105</guid>

					<description><![CDATA[<p>Suite à mon article sur les excès de la parentalité positive, j&#8217;ai eu envie d&#8217;aller un peu plus loin sur les bases scientifiques de ce courant éducatif et de vous parler de la littérature scientifique relative à l’effet des VEO sur le stress et le cerveau de l’enfant. Cet article va être assez long mais cela me permettra d’être assez précise sur ce que je veux aborder : prenez un café ou enfermez-vous aux toilettes un bon moment. Vous le savez sûrement si vous vous intéressez à ce sujet : la parentalité positive ou éducation bienveillante est basée sur les neurosciences, qui montrent l’impact négatif du stress sur le cerveau de l’enfant. Le cortisol sécrété au cours d’un stress, via le fameux axe HPA (Hypothalamic Pituitary Adrenal axis in english, ou axe Hypothalamo Hypophyso Surrénalien en français) va à la longue endommager certaines zones cérébrales de l’enfant et avoir des conséquences négatives sur ses capacités ultérieures à ressentir de l’empathie et établir des interactions sociales, et également sur certaines fonctions neurocognitives. Il a été prouvé par de nombreuses études que les adultes ayant subi des violences durant leur enfance, ont des capacités neurocognitives, sociales, psychiques, inférieures à celles d&#8217;adultes n&#8217;ayant pas subi de violences. Or, dans les articles de vulgarisation diffusés auprès du grand public, il est rarement (voire jamais) fait mention des études scientifiques ayant analysé les effets du stress sur ces enfants. Ni de quelles violences, ni de quels enfants. Je suis donc allée, munie de ma loupe et de mon pardessus en tweed, faire ma petite enquête sur le sujet (Appelez-moi Miss Marple). VEO : que regroupe ce terme? Selon les sites consultés, sont considérées comme des violences éducatives ordinaires des comportements divers. Par exemple, sur le site Enfance Epanouie, on trouve un éventail très large de VEO : Les VEO évidentes, comme par exemple : gifles, fessées, faire mal, insultes, s&#8217;adresser toujours à l&#8217;enfant brutalement, froidement, agressivement, en hurlant obliger un enfant à rester nu, l&#8217;humilier, l&#8217;espionner, se moquer de lui, ne pas respecter son intimité le laxisme On y trouve aussi des assertions contestables, à mon avis : Isolement temporaire (parfois indispensable, quand un enfant en frappe un autre par exemple – toute ressemblance avec une situation réelle n’est pas du tout fortuite) Donner des récompenses (les avis sont contrastés sur ce sujet, il me semble que ça ne doit pas être systématique, mais que cela peut venir valoriser un comportement positif) Donner des surnoms&#8230; Comme environ 99.9% des parents (Tant qu’on ne surnomme pas son enfant ma crotte, ou le pisseux) Forcer à rester à table pendant les repas (je vous renvoie à mon article sur la tenue à table) Le forcer à mettre son manteau, ses chaussures Faire du chantage (que j’utilise parfois, parce que passer une heure à argumenter, hein, bon) Notons qu&#8217;ils précisent « Cette liste n’est pas à prendre comme une vérité absolue ou comme une injonction. » Cela fait du bien de le lire, à une époque où le terme VEO fleurit à tout bout de champ comme des petits champignons après la pluie. On trouve aussi des sites qui vont plus loin, comme Famille Epanouie : Presser son enfant (Que ceux qui l’ont déjà fait lèvent la main. Mazette ! Je n’arrive même pas à vous compter) Laver le visage de votre enfant avec un gant d’eau froide, sans le prévenir, par derrière. Vous en connaissez beaucoup, des parents qui arrivent par derrière, à pas de loup, avec un gant glacé, et qui le collent brutalement sur le visage de leur enfant ? Lui attacher la serviette autour du cou en lui baissant la tête. (En lui demandant de baisser la tête ? En lui appuyant sur la tête ? je ne comprends pas très bien. Il me semblait que c’était pour ne pas lui coincer des cheveux dans le noeud)  Racler systématiquement la bouche de votre enfant avec la petite cuillère (on ne racle pas jusqu&#8217;au sang, normalement) Sentir les fesses de votre enfant en lui disant « tu pues ». C’est le fait de sentir les fesses, ou de dire tu pues qui pose problème ? je penche pour la seconde option. Rectifier ou finir un coloriage/bricolage de l’enfant. Gné ? Pour moi de nombreux items sont trop imprécis pour dire si oui ou non, il s’agit de VEO. On peut nouer un bavoir en baissant la tête d’un enfant avec douceur. On peut aussi le faire avec brutalité. On peut racler la petite bouche pleine de purée d’une main légère. On peut aussi le faire comme un gros bourrin. On peut envoyer un enfant se calmer dans sa chambre avec sérénité, en lui expliquant pourquoi. On peut aussi l’envoyer dans sa chambre en hurlant et en claquant la porte derrière lui. Etc… la manière de faire et l’intention, couplées à l’explication, est ce qui constitue ou non, la violence.  VEO : que dit la loi ? Le texte de loi nouvellement voté ne dit pas grand-chose, en réalité : Après le deuxième alinéa de l&#8217;article 371-1 du code civil, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « L&#8217;autorité parentale s&#8217;exerce sans violences physiques ou psychologiques. » Au deuxième alinéa de l&#8217;article L. 421-14 du code de l&#8217;action sociale et des familles, après le mot : « secourisme », sont insérés les mots : «, à la prévention des violences éducatives ordinaires. » Les VEO y sont donc très vaguement définies. Passons maintenant aux études scientifiques sur les effets de la violence sur le développement cérébral de l’enfant. Comment sont quantifiées les violences subies ? Dans la plupart des études que j&#8217;ai trouvées, le stress était quantifié par le biais d&#8217;un questionnaire, nommé Child Trauma Questionnaire (CTQ), mis au point en 1994 par D. Bernstein et al. La version française de ce questionnaire a été validée en 2004 par Daniel Paquette. Des versions abrégées sont parfois utilisées. Ce questionnaire est proposé à partir de 12 ans, il s&#8217;agit donc d&#8217;une auto-évaluation rétrospective. Pour les enfants plus petits, ce sont les parents qui remplissent un questionnaire sur leurs pratiques éducatives. Ce qui introduit forcément un biais de censure : les parents peuvent avouer des gifles ou des fessées, mais n’iront pas se vanter de battre leur enfant au point de l’envoyer aux urgences. Pour cette raison, j’ai préféré me limiter aux études utilisant le CTQ. Quelles sont les violences évaluées dans ces études cliniques ? Elles sont réparties en 5 grandes classes : La négligence émotionnelle : les besoins psychologiques et affectifs ne sont pas pourvus (manque d&#8217;amour et d&#8217;encouragement, manque de contacts rassurants, indifférence) Les abus sexuels (avec ou sans violence/contrainte) Les abus physiques (attaques physiques impliquant des blessures ou des risques de blessures) Les abus émotionnels (attaques verbales relatives à la valeur de l&#8217;enfant : insultes, dévalorisation, humiliation, paroles haineuses) La négligence physique (les besoins physiques fondamentaux &#8211; nourriture, habillement, hygiène, sommeil, sécurité- ne sont pas pourvus) L&#8217;enfant est invité à répondre à 70 questions (relatives à l&#8217;un des cinq items précédemment définis), sur une échelle de 1 à 5, 1 signifiant « jamais vrai » et 5, « toujours vrai ». L&#8217;ensemble des questions est disponible ici, dans les annexes, tout en bas. Cela peut être, par exemple : &#8211; J’ai été frappé(e) et/ou battu(e) par quelqu’un de ma famille &#8211; J’ai dû subvenir à mes propres besoins car il n’y avait personne d’autre pour le faire &#8211; Il y avait beaucoup de disputes et de batailles entre les membres de ma famille &#8211; Un membre de ma famille hurlait ou criait après moi &#8211; J’ai vu ma mère ou l’un de mes frères ou sœurs se faire frapper ou battre &#8211; Mes parents étaient trop ivres ou drogués pour prendre soin des enfants &#8211; J&#8217;ai fait partie d&#8217;un gang &#8211; J’ai eu des relations sexuelles avec un adulte ou quelqu’un de beaucoup plus vieux que moi (au moins 5 ans de plus que moi) &#8211; Mes parents me disaient des choses blessantes et/ou insultantes &#8211; Les membres de ma famille ne semblaient pas savoir ou se foutaient de ce que je faisais &#8211; J’ai manqué de nourriture Chaque réponse vaut un certain nombre de points, et un score final est ensuite calculé. La population d&#8217;enfants maltraités est ensuite comparée à une population contrôle non maltraitée, appariée sur l&#8217;âge, les origines sociales et ethniques. On constate donc que les violences évaluées dans les études du stress neurotoxique, sont des violences extrêmement lourdes.  On peut en conclure que la maltraitance induit des dommages neurologiques et psychologiques. Les effets à long terme d’envoyer un enfant se calmer parce qu’il a collé un coup de camion sur la tête de son frère (exemple choisi au hasard, naturellement), ou de le traîner à la salle de bains se brosser les dents (moi, faire ça ?), n’ont jamais été étudiés. Pour cause, ces enfants sont ceux considérés comme enfants contrôles non maltraités. Si vous trouvez une référence, par pitié, envoyez-la-moi. Je parle d’une revue scientifique, pas d’une revue féminine ou d’un compte d’influenceuse instagram. VEO, Cortisol, Stress chronique et Stress aigu Les études scientifiques montrent l&#8217;effet délétère d&#8217;un stress chronique : le stress chronique, qui par définition est durable, répétitif, d&#8217;intensité à peu près constante, induit de manière soutenue et prolongée une élévation importante du taux de cortisol au-delà des taux physiologiques, qui va par la suite entraîner des dommages au niveau du cerveau et une atténuation des émotions à long terme. En revanche, un stress aigu, c&#8217;est-à-dire transitoire, va entraîner une augmentation éphémère du cortisol et permettre une réponse adaptée à la situation, qui sera suivie d’un retour à la normale (par exemple, avoir peur lors d&#8217;une prise de risque, ce qui permettra ultérieurement de ne pas se remettre en situation de danger). Concrètement, cela veut dire quoi ? Si le mode éducatif habituel est de battre son enfant à chaque incartade, pendant une longue durée, il s&#8217;agit d&#8217;un stress chronique. Si on ne parle à son enfant qu&#8217;en criant et qu&#8217;en l&#8217;insultant, c&#8217;est un stress chronique. Si on n&#8217;adresse jamais la parole à son enfant, sauf pour l&#8217;humilier, c&#8217;est un stress chronique. Si l&#8217;enfant est privé de contact physique et de démonstrations d&#8217;affection, c&#8217;est un stress chronique. Si on bride son enfant en permanence dans le but de le « mater », c’est un stress chronique. En revanche, une fessée exceptionnelle un jour de dérapage (même si ce n&#8217;est évidemment pas une « technique » éducative recommandable), une période où l&#8217;on crie davantage, un ordre sensé que l’on force l’enfant à exécuter même s&#8217;il le conteste, ne vont pas générer un stress chronique. Cela n&#8217;aura pas de conséquences en terme de dommages neurocognitifs. On voit bien que stress aigu et stress chronique sont souvent confondus (ou même, carrément indifférenciés), alors qu&#8217;ils ne sont absolument pas comparables. Toute situation de stress n&#8217;aura pas un impact négatif sur le cerveau de l&#8217;enfant. Le stress est un mécanisme qui permet à l’organisme de mobiliser des défenses, il a donc aussi un rôle positif, s’il n’est pas constant. Études scientifiques et VEO Sur le site de l&#8217;Observatoire des VEO (OVEO), j&#8217;ai trouvé une page sur les études scientifiques prouvant les dommages des VEO. Je passe sur les études relatives à l&#8217;effet de la fessée routinière sur l&#8217;agressivité des enfants : On est tous d&#8217;accord sur le fait qu&#8217;éduquer ses enfants à coup de torgnoles ne donnera pas de bons résultats. Je me suis donc intéressée aux items suivants, parmi lesquels une thèse de médecine. Elle est ainsi titrée : « Violence éducative ordinaire et troubles psychiatriques à l’âge adulte : État des lieux de nos connaissances actuelles et implications cliniques ». Sauf que la thèse (disponible ici) s&#8217;intéresse à l&#8217;effet des fessées / gifles / coups / brutalités physiques. Pas à l&#8217;effet de « Maintenant va dans ta chambre » ou « Tu regarderas Tchoupi si tu es sage » (Notez l&#8217;atroce combinaison du chantage et de l&#8217;exposition aux écrans : de la VEO au carré) On nous parle ensuite des effets du harcèlement scolaire entre enfants (qui n’est pas une violence éducative puisqu’elle est le fait des pairs) On nous parle également de...</p>
<p>L’article <a href="https://prgr.fr/veo-stress-cerveau-enfant/">VEO, stress et cerveau de l&rsquo;enfant</a> est apparu en premier sur <a href="https://prgr.fr">Les petits ruisseaux font les grandes rivières</a>.</p>
]]></description>
		
					<wfw:commentRss>https://prgr.fr/veo-stress-cerveau-enfant/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>56</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">3105</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
