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	<title>sommeil Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
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	<description>La vraie vie d&#039;une famille recomposée et nombreuse ! Humeurs, désastres, humour, élucubrations et lectures en vrac.</description>
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		<title>Endormir son enfant sans s&#8217;épuiser !</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Jan 2026 18:15:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[psychologie comportementale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fidèles lectrices et lecteurs, je repasse le bout du nez par ici pour vous informer de la sortie d&#8217;un livre préfacé par mes soins, qui traite d&#8217;un sujet ô combien important : les troubles du sommeil de l&#8217;enfant. Ce livre porte le titre prometteur de « Endormir son enfant sans s&#8217;épuiser », de Craig Canapari. Je ne compte plus les plaintes de parents qui n&#8217;en peuvent plus des couchers à rallonge et des nuits fragmentées. On les incite souvent à la patience, à base de « ça viendra, le sommeil met longtemps à se mettre en place », « il/elle a besoin de câlins, c&#8217;est normal », « il ne faut surtout pas sevrer la nuit si tu allaites » etc. Bref, souvent, ces pauvres parents ont l&#8217;impression qu&#8217;il n&#8217;y a pas de solution et qu&#8217;ils doivent se résigner à ne plus dormir. La mouvance du maternage proximal a aussi beaucoup contribué à culpabiliser les parents qui souhaitent entraîner leur enfant au sommeil autonome, comme si c&#8217;était la preuve d&#8217;un égoïsme terrible et d&#8217;un coeur aussi sec qu&#8217;une biscotte. Moi, ce qui me fait mal au coeur, c&#8217;est de constater que des parents (souvent des mères, ne nous leurrons pas) s&#8217;épuisent, se dessèchent, s&#8217;anéantissent dans la perte du sommeil, car ON (= des influenceurs non qualifiés qui n&#8217;y connaissent rien) leur serine que leur enfant sera totalement traumatisé, le cerveau carbonisé au cortisol, s&#8217;ils lui apprennent à dormir seul. J&#8217;ai donc cherché, et trouvé, le livre du Docteur Craig Canapari, pédiatre américain spécialisé dans les troubles du sommeil pédiatrique. Il dirige le centre du sommeil de Yale, aux US, et traite quotidiennement des familles qui en sont arrivées au désespoir. Ce livre a été traduit par les soins de ma maison d&#8217;éditions, Solar, et il est paru ce jeudi 22 janvier 2026. Je vous mets ci-dessous ma préface. N&#8217;hésitez pas à l&#8217;offrir aux jeunes parents autour de vous, avant qu&#8217;ils ne tombent dans le matrixage en vogue et ne se détraquent le sommeil. Je suis intéressée par vos retours et vos avis sur ce sujet, également : le sommeil de vos enfants, comment cela se passe-t-il ? à très bientôt ! « Endormir son enfant sans s&#8217;épuiser », Craig Canapari, Editions Solar, 256 pages, 18€90, existe aussi en  e-book. « Cela fait dix-huit mois que je n’ai pas fait une nuit complète, c’est très dur » ; « Tous les soirs, c’est des allers-retours incessants entre la chambre et le salon » ; « Toutes les nuits, il vient dans mon lit alors qu’il a 4 ans ! »… Depuis plusieurs années, je lis les récits de nombreux parents sur les réseaux sociaux. La plainte numéro un concerne les problématiques liées au sommeil : difficultés d’endormissement, réveils nocturnes persistant bien au-delà de la période du nourrisson, rodéo vespéral, tensions familiales, énervement et cris, nuits hachées et réveils blafards, altération de la relation avec l’enfant ou le partenaire, impact sur la vie personnelle et professionnelle, et surtout sur la santé mentale et physique. Si vous êtes au bout de votre vie, que vous oscillez entre désespoir et épuisement, et que la pensée de dormir sept heures pleines et ininterrompues, même une seule nuit, vous fait davantage fantasmer qu’un tour du monde en voilier, alors il se pourrait que cet ouvrage vous intéresse ! L’auteur, le Dr Craig Canapari, pédiatre et spécialiste des troubles du sommeil chez l’enfant, dirige le Centre du sommeil pédiatrique de Yale, aux États-Unis. Il est également père et a été confronté aux mêmes difficultés que vous et moi : concilier le respect des besoins en sommeil de toute la famille et une approche éducative bienveillante. L’essor des courants éducatifs centrés sur les besoins de l’enfant a apporté de nombreux bénéfices. Le rythme de développement des enfants est maintenant mieux compris et mieux respecté. L’importance capitale des câlins et des encouragements est très largement connue par les parents, promue par les experts de la petite enfance, et mise en avant par les médias. Mais certaines exagérations ont généré leur lot d’effets indésirables. Vous avez peut-être déjà lu, au détour de vos déambulations sur Instagram, des affirmations au sujet d’un rythme biologique propre aux enfants qu’il s’agirait de respecter à tout prix. Ce postulat émane de parents comme vous et moi, mais aussi parfois de personnes travaillant dans le domaine de la petite enfance. Il peut vous inciter à attendre, attendre, attendre… que la situation s’améliore naturellement. Le problème, c’est le manque de précision sur l’âge jusqu’auquel s’applique cette exhortation à la patience. Or, le sommeil d’un nouveau-né n’a rien à voir avec celui d’un bambin de 2 ans ou d’un jeune enfant de 5 ans. Et pourtant, la confusion est là : de nombreux parents finissent par penser qu’il faudrait répondre de manière identique aux besoins du plus grand comme du plus petit. Ces contenus contribuent massivement à diffuser auprès des parents la croyance que, pour assurer la sécurité affective de leur enfant, il leur faudrait lui tenir la main et rester auprès de lui aussi longtemps que nécessaire, jusqu’à ce qu’il manifeste, un jour, l’envie de dormir seul. (Ce qui finira forcément par advenir car, comme on vous le fera sans doute remarquer, aucun adolescent ne fait de cododo avec ses parents.) À force, même les parents qui étaient de prime abord plus réticents à accourir au moindre couinement de leur bébé blêmissent devant la perspective menaçante de graves traumatismes psychologiques guettant leurs enfants. Certains parents aiment prolonger la douceur du sommeil partagé en famille, ont la chance de se rendormir vite et bien et s’accommodent de ne pas obliger leur enfant à dormir seul ; dans ce cas tout est pour le mieux ! Mais d’autres parents ont un sommeil plus fragile, une tolérance moins grande à la fatigue, des problèmes de santé ou des conditions de vie plus complexes. Il est douloureux et injuste pour eux d’entendre que l’éducation au sommeil est maltraitante et révélatrice d’un égoïsme scandaleux, et qu’ils doivent accepter une vie de sacrifices, de larmes et de dette de sommeil. En tant que scientifique, je suis en désaccord avec cette vision négative. Je n’ai trouvé aucune preuve dans la littérature qui pourrait appuyer la croyance que l’éducation au sommeil est nocive. Au contraire, des études scientifiques ont démontré que les enfants ayant suivi un entraînement au sommeil autonome dormaient fort bien, étaient moins anxieux et avaient une excellente relation avec leurs parents. Bien entendu, éduquer un enfant au sommeil ne signifie pas qu’on laissera hurler un nourrisson toute une nuit. Ces temps sont, je l’espère, révolus ! Mais on ne peut être un parent efficace et bienveillant qu’à la condition de dormir suffisamment, tant le manque de sommeil entraîne de troubles de l’humeur. Évidemment, devenir parent implique des nuits perturbées et moins de sommeil. Mais cela doit être transitoire, et ne doit pas aller jusqu’au point de mettre votre santé en danger. Une autre donnée curieusement absente de ces débats passionnés autour de l’éducation au sommeil est la fatigue des enfants dont les nuits sont ainsi durablement fragmentées. À quel moment a-t-on réussi à faire croire aux parents qu’il était meilleur pour leur enfant d’avoir un sommeil haché, plutôt que de passer une bonne nuit ininterrompue ? Craig Canapari pointe d’ailleurs l’impact – y compris à long terme – d’un sommeil insuffisant sur la santé d’un enfant : les études scientifiques mettent en évidence l’effet du manque de sommeil sur les troubles socio-émotionnels et le risque accru d’obésité, entre autres pathologies. Et contrairement à une croyance répandue, les petits « dodos volés » dans la poussette ou le siège auto n’apportent pas la même qualité réparatrice de sommeil. Alors, existe-t-il une autre voie que l’alternative entre la position attentiste « Je me résigne à attendre qu’il accepte de dormir car je préfère mourir d’épuisement que de culpabilité » et la position dictatoriale « Qu’il pleure tant qu’il voudra, je ferme la porte de la chambre à 19 h 30 et je reviendrai demain » ? Oui, fort heureusement ! Quoi qu’il s’en dise dans les médias ou sur les réseaux sociaux, il n’est pas question que d’attachement et de sécurité affective dans le sommeil : il est aussi beaucoup question d’habitudes et de rituels. En tant qu’adulte, mon rituel est de boire une tisane et de lire quelques pages, de faire un câlin à mon mari, puis de lui tourner le dos pour m’endormir. Le rituel de mon plus jeune enfant est que je l’accompagne dans son lit pour lui lire une histoire, puis que je dise « Voilà, c’est fini », avant qu’il réclame « Encore un peu, s’il te plaît ! » Je réponds alors d’accord, et je rajoute un chapitre, avant de l’embrasser, de lui caresser les cheveux et d’éteindre la lumière. Nous avons tous nos rituels et nos habitudes. Supprimons la tisane ou l’histoire, et l’endormissement est altéré. Et souvent, nous, parents ne prenons pas toujours conscience que nous pouvons agir, autant pour susciter une bonne habitude que pour en entretenir une pas vraiment géniale, totalement à notre insu. C’est là, l’originalité du livre de Craig Canapari : envisager le sommeil sous l’angle du comportement et des habitudes, tout autre problème de santé physique ou psychologique étant bien sûr dûment pris en compte. Son approche repose sur les concepts explicités par le Pr Alan Kazdin dans ses ouvrages sur la gestion des comportements indésirables des enfants grâce au renforcement positif. Pour faire évoluer le comportement de notre enfant, nous pouvons agir sur les antécédents (les événements qui précèdent son comportement) et sur les conséquences (notre réaction à son comportement). Cette approche, qui relève de la psychologie comportementale, est étayée par d’innombrables publications scientifiques et a fait la preuve de son efficacité. Craig Canapari applique minutieusement cette méthode à la problématique du sommeil. En agissant sur la routine préparatoire du soir, et en modifiant consciemment vos propres réactions, vous êtes en mesure de changer la donne pour les nuits de votre enfant. Vous découvrirez dans ce livre de nombreuses méthodes pour régler progressivement les troubles d’endormissement ou de réveils nocturnes de votre enfant, selon son âge, son comportement et le moment où les difficultés se manifestent. Tous les aspects liés au sommeil sont explorés : les troubles physiologiques, le cododo, l’allaitement, le sevrage nocturne, les doudous et tétines, les siestes, la gestion des écrans et des colères, endormir son enfant en roulant sur le périphérique, passer du lit à barreaux au lit de grand, partager sa chambre avec un frère ou une soeur, prendre en compte une personnalité anxieuse et gérer tout ce grand bazar quand on est parent solo. Craig Canapari fait aussi le point sur la méthode tant décriée du « laisser-pleurer », celle qui brise le coeur des parents. Sans jamais émettre de jugement, il propose de nombreuses alternatives efficaces, progressives, douces ou rigolotes, détaillées pas à pas, afin que vous choisissiez la méthode qui correspond à votre tempérament. Vous le verrez, il a lui aussi vécu des moments d’épuisement et de grands questionnements dans sa parentalité. Cela le rend d’autant plus humble et compréhensif envers les parents lecteurs. Chers parents, à l’issue de cette lecture, je vous souhaite des soirées sereines, des nuits reposantes et des réveils qui ne soient plus une torture. Je souhaite à vos enfants des couchers doux et chaleureux, et de bons et gros dodos qui les aideront à grandir en pleine forme ! Marie Chetrit</p>
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		<title>Le terrible drame de la tototte</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Jan 2019 05:30:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nous avons vécu un véritable drame. Hier soir, par un tour de passe-passe digne de Dany Lary, Lapin a fait disparaître d’un seul coup (s’il vous plait) toutes ses totottes. Pas une, pas deux, pas trois ; mais quatre, Mesdames et Messieurs, quatre totottes dont deux flambant neuves. Il me poursuivait, collé à mes mollets comme un chaton affamé, en pleurnichant « Mes totottes, mes totottes, hi hi hiiii ». « Lapin, » lui dis-je, « veux-tu bien cesser ces jérémiades qui m’irritent le tympan ? Ne vois-tu pas que Maman est très occupée à discuter avec ses copines sur Instagram, et que c’est fichtrement plus important que tes futilités ? Demande donc à Papa ! » « Papa pas là, mes totottes, mes totottes, hu hu huuuu » me répondit cet impudent. « Ah oui c&#8217;est vrai. Et bien tant pis ! Allez allez, » lui dis-je en agitant la main, « psst, file au lit, espèce d&#8217;écervelé. Assume la conséquence de tes actes, si tu ne veux pas devenir un futur homme immature et irresponsable. Pense à ma charge mentale, s’il te plaît, petit macho en herbe ! » « Ouin-in-in, mes totottes », dit-il en s’éloignant d’un air lamentable, se retournant pour me regarder avec une moue culpabilisante. Prise de pitié (je suis faible parfois), je me levai pour le suivre et l’aider à remettre la main sur ces fichues totottes. Dans le livre « Tchoupi est en colère mais il est bien content de trouver sa mère», la maman de Tchoupi cherche le doudou à trois endroits et le retrouve, paf ! Direct, comme ça. J’avais donc bon espoir de faire aussi bien, voire mieux, qu’un manchot. « Est-ce que les totottes sont dans le coffre des playmobils ? Non, elles ne sont pas là. Est-ce que les totottes sont dans le petit meuble à dînette ? Non, elles ne sont pas là. Ça sent le roussi. Est-ce que les totottes sont cachées dans les déguisements ? Non elles ne sont pas là. Ça craint grave. Est-ce que les totottes sont dans le lit de Chaton ? Sous le lit de Lapin ? Dans le lit de Papa et Maman ? Est-ce que tu les as cachées dans les lampes de chevet ? (Ouais, il fait ça parfois. Il trouve ça drôle. Quel humour. Il tient ça de son père). Derrière les coussins du canapé ? Au congélateur ? Dans les culottes de ta sœur ? Est-ce que tu les as jetées dans la gouttière ? Attends je vais voir, reste-là, on est au sixième étage quand même ? En haut de la bibliothèque ? Dans la poubelle ? Dans le linge sale ? Sous les armoires ? Au fond du lave-vaisselle ? DTC ? NON MAIS OÙ LES AS-TU MISES CES P…ETITES tétines de malheur qui sont quand même au nombre de quatre, hein, quatre, BORDEL ? » (pardon) « Hi hi hiiiiii » me répondit-il, avant de s’asseoir en tailleur et de pleurer à chaudes larmes, « hiiiiiiii, mes totottes ». Et de désespoir, il enfourna son poing dans sa bouche et se frappa la tête contre le carrelage. Soudain, je regardai l’heure : 21h54. Six minutes avant la fermeture de la pharmacie. Ni une ni deux, je saisis mes clés, confiais à ma grande la surveillance de l’éploré, et partis en trombe, sans même me remaquiller ni me filer un coup de peigne, grillant les feux rouges, braillant courtoisement « hé vas-y pousse-toi d’là l&#8217;keuf » à la voiture de police municipale qui patrouillait, pour me garer avec un crissement de pneus devant la pharmacie, laquelle venait tout juste de baisser son rideau de fer. Les salauds. 21h59. Un drame familial se profile, et eux, tranquilles ! Ils vont se coucher en sifflotant. Bande de bons-à-rien. Il a bien raison, Macron, quand il dit que les gens sont des glandeurs. Ah ça ! Ceux-là, ils traversent la rue, mais c’est pas pour bosser, non ! C’est pour aller se gratter les aisselles, et plus si affinités, devant BFMTV, de 22h à minuit. Et voilà, je rentrai donc la queue entre les jambes, bredouille (Brocouille, comme on dit dans le Bouchonnois). Le cœur battant, j’ouvris la porte, me faufilai comme une souris et demandai à Poupette : « Alors, il s’est calmé ? » « Il s’est endormi », me dit-elle, « dans ton lit. » Bonne nouvelle : il s’est endormi. Mauvaise nouvelle : dans mon lit, et à ma place, bien sûr. Au moment de me coucher, je le poussais délicatement pour le décaler un peu, et là… et là… un petit gémissement, puis quelques gesticulations, et enfin un hurlement terrible s’échappa de sa bouche grande ouverte, et j’eus l’impression d’avoir libéré le Kraken, le Léviathan et Cerbère du fond de l’Enfer.  La suite, je ne vous en parle même pas : ce fut terrible, ce fut atroce, ce furent des petits pieds qui me martelèrent le ventre et les côtes, des bras qui me collèrent des grandes mandales dans la tronche, des clameurs lugubres à faire trembler les fantômes et débarquer les voisins, l’ASE et les flics. Heureusement, les voisins ont l’habitude des simagrées de Lapin. Je n’ai pas assommé Lapin pour le faire taire, bien que ce ne soit pas l&#8217;envie qui m&#8217;ait manqué, je n’ai pas fini la nuit en garde à vue pour outrage aux forces de l&#8217;ordre ET maltraitance infantile, je lui ai juste passé un peu d’eau fraîche sur le visage pour lui remettre les yeux en face des trous. Et c’est en tenant sa petite menotte que nous nous sommes endormis vers 1h, épuisés, réconciliés, sans tototte, dans la paix et la joie de Jésus. Amen. &#160; ÉPILOGUE DE CETTE TERRIBLE HISTOIRE : Moi qui pensais pouvoir profiter de l&#8217;occasion pour le sevrer en douceur de la tototte, c&#8217;est raté. Je crois qu&#8217;il se rasera la moustache avant d&#8217;arrêter. Le lendemain, percluse de douleurs et mon œil au beurre noir caché par mes lunettes de soleil (les Monoprix, toujours), c’est donc dès l’ouverture que j’étais à la pharmacie pour refaire mon stock de totottes (Pas la pharmacie des glandeurs, une autre tenue par des gens très bien. J&#8217;ai quelques contacts en Corse, l&#8217;oncle d&#8217;un beau-frère d&#8217;un ami d&#8217;une cousine par alliance, ils vont me régler ce petit différent). Totottes que je rationnerai parcimonieusement. Désormais, c&#8217;est MOI qui les cacherai. Ça lui fera les pieds. &#160; Et les copines, elles en disent quoi ? Merlin Pimpant : La tétine, si j&#8217;avais su&#8230; &#160;</p>
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		<title>Comment je suis devenue du matin</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Jul 2018 04:30:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[vie personnelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jamais je n&#8217;aurais cru pouvoir un jour écrire cela : je suis devenue du matin. D&#8217;aucuns se rouleront de rire par terre en me lisant. Car vous avez devant vous une grosse dormeuse repentie. Durant des années, j&#8217;ai dormi, beaucoup, passionnément, à la folie, avec délices. Je compte sans doute, dans ma généalogie, une marmotte et un ours brun. Poupette a hérité de cette caractéristique. Là où tout a basculé, ce fut à la naissance de Chaton (un peu) et de Lapin (terriblement). Chez moi, c’est mathématique : l&#8217;heure de réveil de chacun de mes enfants est corrélée étroitement à l&#8217;heure de sa naissance. Poupette, née le soir ; adepte de la grasse matinée depuis l&#8217;âge de 2 mois. Chaton, né en début de matinée : se lève à une heure décente. Lapin, né (sans péridurale) avec le soleil levant : me pourrit mes matins avec entrain et bonne humeur, depuis sa naissance. Donc, fatalement, je suis devenue du matin, à mon corps défendant, une baïonnette dans le dos et un revolver sur la tempe, après une longue série de MAMAAAAAAAN, hurlés avec vigueur et enthousiasme dans la fin de la nuit. J&#8217;en avais déjà un peu parlé ici et là (je recycle, je recycle). Mettons-nous d&#8217;accord tout de suite : j&#8217;adorerais vous faire miroiter l&#8217;image d&#8217;une mère parfaite, qui se lèverait fraîche et dispose, la chevelure sauvage et l&#8217;eye-liner impeccable, à 4h30 du matin, après une folle nuit d&#8217;amour avec son époux, pour méditer en lotus face au soleil levant, enchaîner sur des étirements et du gainage pendant une demi-heure, puis qui écrirait son journal intime comme tous les jours pour faire le tri dans ses pensées, avant de préparer des cookies bio, chauds et parfumés les jours pairs et des pancakes moelleux les jours impairs, pour le petit-déjeuner de ses enfants : une Kate Middleton mâtinée de Bree Van de Kamp, version Madame Toutlemonde. Hélas, il n&#8217;en est rien. D&#8217;abord parce que mon mari n&#8217;est pas là la semaine et que je me couche sage et seulette; Ensuite, &#8211; et je modère mes propos -, parce que ça m&#8217;arrache grave la gueule de me réveiller le matin très tôt. Alors pourquoi le faire, me diriez-vous ? Avoir du temps pour soi le matin Si j&#8217;attends pour me lever que Chaton et Lapin se réveillent, je suis bonne pour l&#8217;hôpital psychiatrique dans les plus brefs délais. Ils sont aux taquets dès le saut du lit, batteries rechargées à bloc. Prendre ma douche tranquille ? N&#8217;y pense même pas. Déjeuner en paix ? No way. Me maquiller sans que Lapin ne récure les joints de la salle de bain avec mon crayon à paupières ? Dans mes rêves. M&#8217;habiller sans que Chaton ne me convoque pour dessiner un château, un loup et des cochons, un hélicoptère ? Non mais allô, quoi. Comme toutes les mères, j&#8217;ai essayé la tactique du « Je dors le plus tard possible pour être reposée ». Résultat : stress, course, hurlements de harpie avant que le coq ne chante trois fois. Et je ne suis pas la seule à rechercher la quadrature du cercle de l&#8217;organisation du matin. Après avoir étudié toutes les hypothèses alternatives &#8211; Calvados dans le biberon du soir, voire du matin, coup de massue sur la tête pour prolonger le temps de sommeil, dépôt  discret des enfants sous le porche d&#8217;une église &#8211; J&#8217;ai fini par me ranger à l&#8217;évidence : si ne pas péter un plomb je veux, plus tôt qu&#8217;eux je me lèverai. Ce que je fis, péniblement d&#8217;abord, puis très vite avec plaisir. Je vous zexplique pourquoi. J&#8217;ai besoin le matin, d&#8217;un petit quart d&#8217;heure minimum, seule et au calme. Et depuis que les enfants commencent à dormir un peu plus tard le matin (grâce à 5 kg de cierges brûlés devant Sainte Rita*, et sans doute aussi parce qu&#8217;ils grandissent), j&#8217;arrive à gratter jusqu&#8217;à une heure de tranquillité. UNE HEURE. Que fais-je pendant ce moment de tranquillité ? 1/ Un tête-à-tête délicieux avec mon café. Moment magique, où juste après l&#8217;avoir versé dans ma tasse, je tourne ma cuillère dedans pour le sucrer et regarde s&#8217;élever le panache de vapeur parfumée. 2/ Je regarde le soleil levant qui rosit le ciel par dessus les toits, les martinets qui reprennent leur ballet céleste, les branches des arbres qui ondulent dans le vent, les abeilles qui viennent cogner à ma vitre. 3/ Je lis, j&#8217;écris pour moi ou pour le blog, je prie, j&#8217;écoute le silence, je rêvasse en regardant le plafond. 4/ Je me douche, je m&#8217;habille. Ensuite, Lapin couine pour son biberon, Chaton grogne pour ses legos (au p&#8217;tit-déj, parfaitement, vous comprenez pourquoi je ne me tape pas de faire des cookies ou des pancakes) et la vie reprend son cours normal de câlins et de bisous dans des petits cous chauds qui sentent bon le sommeil. Comme cela fait 8 mois que je pratique cette routine matinale à peu près régulièrement, je peux désormais en dresser un petit bilan. Examinons les bénéfices de cette nouvelle habitude. Me concernant : je suis notablement plus cool, et ce, sans usage de drogue. J&#8217;ai eu mon temps calme le matin, et je suis vraiment disponible pour les petits  à leur réveil. Je me sens moins frustrée et moins débordée. Je m&#8217;appuie sur toute une communauté de mamans pour pratiquer ce réveil matinal, comme ça en cas de coup de mou on se remotive entre nous. Pour les adeptes du Miracle Morning version américaine pur jus selon les préceptes de Hal Elrod, il existe également des groupes Facebook pour pratiquer ensemble. Résultat objectif : Depuis que j&#8217;ai commencé, 1/ J&#8217;ai ouvert ce fantastique blog de haute qualité, 2/ La maîtresse de Chaton lui dit souvent qu&#8217;il a de la chance d&#8217;avoir une maman aussi cool que moi. Ouais ouais ouais. Être piédestalisée de la sorte par la maîtresse, ce n&#8217;est pas rien en terme de reconnaissance (même que parfois on arrive devant l&#8217;école en faisant des bulles). Concernant les enfants : comme je suis disponible pour eux, la phase au réveil se passe mieux. Je ne m&#8217;énerve pas s&#8217;ils sont de sale poil, ou ne veulent pas s&#8217;habiller. J&#8217;ai le temps de jouer avec eux le matin. Nous lisons des livres ou faisons du dessin, voire des perles à repasser les  jours de grande mansuétude maternelle. Ils sont levés largement à temps, et, eux aussi, sont moins frustrés car je ne m&#8217;énerve plus sur leur dos innocent au réveil. (Le soir si, toujours, mais personne n&#8217;a encore inventé le Miracle Evening. Je suis preneuse si vous avez des tuyaux, et je ne serai certainement pas la seule). Chaton qui n&#8217;a jamais faim au saut du lit finit par réussir à ingurgiter un yaourt et une petite croûte. Ils ont même quelques instants pour faire un peu de vélo sur le palier, nus ou en slip selon le moment auquel ils prennent la poudre d&#8217;escampette. Heureusement, nos voisins sont sympathiques et ne s&#8217;offusquent pas de trouver un petit nudiste à roulettes sur leur paillasson. A huit heures, en revanche, débarbouillage rapide et habillage ferme et déterminé. C&#8217;est moi le boss, quand même. Mais, pensez-vous sûrement, comment fais-je pour dormir suffisamment ? Car oui, le sommeil des parents et sa qualité, c&#8217;est là où le bât blesse. La bonne nouvelle, c&#8217;est que ça va en s&#8217;arrangeant : à la puberté, rares sont les enfants qui a) ne font par leur nuit, et b) se lèvent très tôt le matin. Et même, à partir de 4 ans, cela va déjà nettement mieux. Courage à vous, mères de jeunes enfants, chaque jour qui passe vous rapproche de l&#8217;instant où votre enfant aura un sommeil plus régulier. Pour le reste, comme le dit Hal Elrod, tout est dans le mental. Le réaménagement du temps de sommeil Comme j&#8217;ai (parfois) un mental d&#8217;airain et de béton armé, je suis passée de grasse-matiniste convaincue à levée-dès-potron-ministe acharnée, mon référentiel étant l&#8217;heure de l&#8217;école, c&#8217;est à dire huit heures et demie. Dans mon cas, potron-minet signifie donc  six heures. Oui, je sais : La France Qui Se Lève Tôt est souvent debout à six heures pour aller bosser. La France Qui Est à La Retraite aussi, à cause de ses rhumatismes ou de sa prostate. Mais moi, je ne suis pas obligée, je le fais pour le plaisir. Comme Napoléon. Comme Victor Hugo (d&#8217;ailleurs, n&#8217;avez-vous pas noté quelques similitudes au niveau du style ?) Il faut dire qu&#8217;après Lapin, grand spécialiste des réveils nocturnes pour des raisons plus ou moins fallacieuses mais toujours innombrables (tétine, cauchemar, otite, câlin, verre d&#8217;eau, pipi, toux, histoire, jouer, bref la litanie habituelle que tous les parents connaissent), le simple fait d&#8217;enchaîner six heures de sommeil consécutives me paraît déjà être un truc incroyable. J&#8217;ai donc décidé que dormir six à sept heures par nuit (soit 25 à 29 % de mon existence, tout de même) était largement suffisant pour mon corps d&#8217;athlète surentraînée, traduisez, mère de famille. Et ce lever matinal m&#8217;a même incitée, parfois, à me coucher plus tôt. Ze take home message Le Miracle Morning, pour soi et sa famille, est une excellente habitude à mettre en place avec des tout-petits enfants, surtout avec des tout-petits enfants, même si cela décoiffe au début. Laisser dormir le plus tard possible des enfants le matin pour qu&#8217;ils se reposent davantage est à mon sens une fausse bonne idée, qui part d&#8217;une louable intention mais rate complètement son but. Les enfants n&#8217;aiment pas être bousculés le matin, et je les comprends. Mieux vaut un réveil plus tôt mais dans le calme, pour qu&#8217;ils aient le temps de faire ce qu&#8217;ils veulent : jouer, s&#8217;amuser et lire. Cela apporte à tout le monde sérénité et équilibre intérieur, comme les yaourts au bifidus actif, mais en mieux. N&#8217;oublions pas : le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt, et je veux bien vous en laisser un petit morceau. A vos réveils ! *NDLR, Sainte Rita est la sainte que l&#8217;on invoque pour les causes désespérées. &#160; &#160; &#160; &#160; &#160;</p>
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		<title>Dans le lit d&#8217;Einstein &#8211; Théorie de la relativité du temps (de sommeil)</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Feb 2018 06:00:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ces derniers temps, le manque de sommeil m&#8217;a amenée à médire considérablement sur le dos de mes chers petits, et à me venger, certainement, &#8211; quand bien même cela fut à mon insu &#8211; sur celui de mon bien-aimé (qui l&#8217;a large, le dos). Avant j&#8217;aimais beaucoup dormir &#60;3 &#60;3 &#60;3 Je suis Sagittaire ascendant Marmotte, premier décan en Loir. C’est sans doute pour cela. Je collectionnais les grasses matinées, à tel point que mon bien-aimé doutait de mes capacités à m’occuper d’un bébé. Le goujat ! Je ne ferai pas de commentaire sur QUI se lève le (LA) premie(è)r(E) la nuit au moindre coin-coin. Bref, tout cela pour dire que ce qui était auparavant une nuit riquiqui, est devenue, théorie de la relativité aidant, une belle et voluptueuse nuit reposante et toute joufflue de sommeil. Six heures d’affilée ? Waouh, le luxe ! Personne n’a couiné, demandé à faire pipi, un verre d’eau, un câlin, une chanson, un biberon, lire une histoire, du Doliprane, jouer aux Duplos, à 3h du matin ? Le luxe vous dis-je. Dans ce cas, je commence ma journée aussi alerte que si je sniffais un gros rail de coke au petit déjeuner, sans les effets secondaires. Enfin j’imagine, car je n’ai jamais essayé. Je me suis arrêtée à l’huile essentielle d’orange douce et de lavande. D’autres fois, alors que ma couette me fait un blanc manteau et que je suis en train de dormiiiiiiiiiiiir, rêvant que je survole les neiges du Kilimandjaro*, un bruit lointain me réveille soudain en plein milieu de la nuit : théorie de la relativité encore, car je ne suis couchée que depuis une demi-heure. Je vais à tâtons dans la jungle, terrible jungle* de leur chambre, infestée de jouets qui piquent et de playmobils qui écorchent les orteils, pour calmer le dormeur récalcitrant. Et le samedi, me réveillant en sursaut à midi me semble-t-il, avec la peur atroce qu’ils soient tous décédés d’un arrêt cardiaque dans la nuit, théorie de la relativité toujours : il n&#8217;est que 8h30, grasse mat royale ! Je me lève, aussi victorieuse qu’un soleil de juin (ce qui n&#8217;est pas peu dire, vous me l&#8217;accorderez). Et pourtant, pourtant, si j&#8217;avais attendu d&#8217;être psychologiquement prête à affronter les conditions extrêmes de la vie de parents, je crois que je serais actuellement célibataire, mangeant des chips sous une couverture, avachie sur un canapé devant C8, hypnotisée par Hanouna et flanquée d&#8217;un chat hirsute et caractériel (un chat, quoi). En résumé, mes enfants m&#8217;ont sauvée de la décadence; et la théorie de la relativité d&#8217;Einstein m&#8217;a sauvée de la folie par privation de sommeil. Alors, tous en choeur : Albert est rabougri, mais c&#8217;est mon ami, mais c&#8217;est mon ami ! Albert est un peu vieux, mais très ingénieux, mais très ingénieux ! C&#8217;est un original, mais qu&#8217;il est génial ! Mais qu&#8217;il est génial !* &#160; *C&#8217;est parce qu&#8217;on regarde Kirikou en boucle depuis une semaine. Mais pour la jungle c&#8217;est pourri car Kirikou habite dans la savane. </p>
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