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	<title>soirée pyjama Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
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		<title>La soirée pyjama</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Jan 2023 16:04:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis longtemps, Chaton voulait inviter un copain à une soirée pyjama. Son choix s’est porté sur Roberto. Roberto, je n’étais pas certaine de le vouloir chez moi toute une soirée, plus une nuit, plus une matinée. Car de ce que j’en savais,  Roberto se rapprochait davantage de la pile électrique que de l’être humain, il faut bien le dire. Mais Chaton m’a dit : “Maman, je te promets, Roberto il est devenu super sage.” J’ai eu une moue dubitative. Les récits de récré me paraissaient toujours mouvementés quand Roberto en était un des personnages principaux, et je l’avais vu à l&#8217;œuvre lors des célébrations d’anniversaire de Chaton. “Super sage” n’était pas le qualificatif qui me paraissait le plus approprié, le concernant. Mais Chaton a asséné l’argument final, d’un ton professoral : “En plus, il a été élu délégué de classe.” Voilà qui m’a cloué le bec, et j’ai donc envoyé illico un message à la maman de Roberto pour l’inviter. Roberto est arrivé un vendredi soir, avec son petit sac en plus de son gros cartable, sa mèche brune sur le front, et ses jambes maigrichonnes de garçon de huit ans. J’ai ramené la petite troupe à la maison, Chaton lui donnait du “mon pote” en lui collant des grandes claques dans le dos et Lapin, surexcité, piaillait en leur tournicotant autour comme un petit moucheron. La première étape, âprement négociée par Chaton, fut d’aller engraisser cet usurier de buraliste, en achetant des boosters Pokémon. Un par enfant, plus un en bonus pour Chaton, pour une obscure histoire de promesse très ancienne que je lui avais faite, paraît-il, il y a longtemps et que j’aurais, paraît-il, oublié de tenir. “Mais si maman, je te promets que c’est vrai !” me dit-il avec des hochements de tête convaincus et convaincants. De retour à la maison, je vaquais à mes distractions du soir &#8211; préparation du dîner, lancement de lessive, pliage de linge, vidage du lave-vaisselle et autres amusements. Dans un silence solennel, les garçons ouvraient leurs pochettes. J’entendis alors une sorte de râle, comme si l’un d’eux s’était coincé les doigts dans une porte et glapissait de douleur sans pouvoir crier vraiment, le souffle coupé par la souffrance. Mais non, pas du tout. Comme à son habitude, Chaton avait découvert une carte super rare dans son paquet et manifestait par ses grognements une extrême satisfaction. Roberto semblait, lui aussi, parvenu à l’acmé de la félicité et se laissait tomber sur le tapis comme un joueur de foot qui a marqué un but. Et comme à son habitude, Lapin n’eut que des cartes pourries, mais il s’en moquait un peu car ce qu’il aime, c’est ouvrir le paquet. C’est l’instant où, l’enveloppe déchirée, il retire les cartes toutes en même temps, coincées entre son pouce et son index, les sourcils froncés, puis amorce un éventail pour en voir chaque coin. Après, il s’en fiche et les donne à son frère, qui lui, les utilise fructueusement pour des échanges pas très réglos avec des CP innocents ignorant la véritable valeur des cartes. Business is business, même à l&#8217;école primaire. C’était pas tout ça, mais c’est qu’on était vendredi soir et qu’ils avaient tous faim. Une fois, il y a longtemps, je m’étais fait épingler pour mon menu de soirée pyjama. Poupette avait invité une copine à dormir. J’avais voulu jouer à la mère modèle, et servi un repas équilibré et sain, plus proche du poisson vapeur-brocolis que du burger-frites. La copine avait regardé son assiette, puis Poupette, et lui avait dit : “Moi, ma mère, quand j’ai une copine qui vient à la maison, elle fait des bonnes choses à dîner.”  J’ai donc bien retenu la leçon, et j’avais mis le paquet sur les bonnes choses : cordon-bleu artisanal, pommes dauphines et glaces. Après tout, qui m’a désignée comme gardienne de l’équilibre diététique des gosses des autres, hein ? Je m’en tape de leurs artères. Tout en mangeant, ils conversaient entre eux. « Pourquoi ta soeur elle est pas là ? Je l&#8217;ai jamais vue » demanda Roberto. Chaton lui expliqua que Poupette n&#8217;avait pas le même papa que lui, et que ce soir, elle était dans son autre maison. Roberto en fut bouche bée et je vis bien que Chaton était un rien fiérot de cette spécificité qui rehaussait son prestige. Une fois la glace engloutie, vint le moment du film. Chez nous, le vendredi soir, c’est dessin animé. J’impose une ascèse télévisuelle stricte à mes enfants la semaine, mais le vendredi, c’est relâche. Mes propositions de dessins animés enfantins estampillés TTT par Télérama eurent peu de succès et je dus me rabattre sur les aventures de Paddington l&#8217;ourson, le choix de Roberto &#8211; qui visiblement malgré ses exploits dans la cour de récréation, n&#8217;a pas des goûts de brutasse, bon point pour lui. C&#8217;était un peu chiant comme film, il faut bien l&#8217;avouer, et devant la mine morne et résignée de Chaton et Lapin, nous avons fini par écourter le visionnage.  A l&#8217;heure de la douche, pendant que je préparais les affaires de Roberto, j&#8217;ouvris son sac et trouvais dedans une petite trousse de toilette adorablement mignonne, avec le dentifrice, la brosse à dents, un paquet de mouchoirs neufs et une dosette de doliprane. Et il y avait dans cette minutie et cette anticipation d&#8217;un petit rhume ou d&#8217;un 38°2 quelque chose qui m&#8217;a émue et qui était tout l&#8217;amour d&#8217;une maman. Le clou de la soirée pyjama, c&#8217;est évidemment de papoter et de rire entre copains, et d&#8217;éteindre la lumière assez tard. Chaton et Roberto étaient bien installés au chaud dans leurs petits lits et causaient joueurs de foot ou évolutions Pokemon, je ne sais plus, Lapin avait sombré depuis longtemps dans le sommeil du juste, avec ses joues veloutées et sa respiration calme sur son oreiller fleuri. Je me retirais donc au salon. Une demi-heure plus tard, Chaton arriva sur la pointe des pieds et chuchota à mon oreille : « Maman, viens, Roberto il va pas très bien. » Roberto était assis sur son lit, il hoquetait et de grosses larmes roulaient sur ses joues. « Sa maman lui manque » me dit Chaton d&#8217;un air compatissant. « Eh bien Roberto, c&#8217;est la première fois que tu dors ailleurs que chez toi ? » « Non-on-on, c&#8217;est la deu-eu-xième » me dit-il en reniflant. Pauvre Roberto, malgré ses airs d&#8217;intrépidité, il reste un petit garçon au coeur tendre qui a encore besoin de sa maman le soir pour s&#8217;endormir. « Tu vas la revoir ta maman, ça va vite passer, tu vas voir » a ajouté Chaton, plein d&#8217;empathie, en lui tapotant gentiment le dos. Nous avons fait des câlins, discuté un moment et amené quelques doudous pour lui tenir compagnie durant cette longue nuit qui le séparait des retrouvailles avec sa mère. Le lendemain matin, Roberto a retrouvé sa maman, l&#8217;air de rien, après avoir survécu à cette épreuve initiatique de la soirée pyjama. Depuis, je vois Roberto d&#8217;un autre oeil et j&#8217;ai davantage d&#8217;affection pour lui. Et puis en vrai, il a été super sage. &#160;</p>
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