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	<title>Nice Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
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	<description>La vraie vie d&#039;une famille recomposée et nombreuse ! Humeurs, désastres, humour, élucubrations et lectures en vrac.</description>
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		<title>Ze voyage à Nice entre copines</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Apr 2020 04:30:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Je vous avais promis il y a quelques temps un article sur mon voyage à Nice entre copines. Vous savez, à l’époque où il était encore permis de partir en vacances, où l’on pouvait à loisirs prendre le train, l’avion, se promener dans des villes inconnues, aller au restaurant, claquer la bise à ses amies et se regrouper à cinq personnes n&#8217;appartenant pas à une même famille dans une seule pièce, sans risquer 15 jours de réanimation par bouteille de Chablis partagée. Le temps de revenir, d&#8217;apprendre que l&#8217;épidémie de coronavirus avait commencé dans le coin quand nous y étions (gloups) et de reprendre le travail, paf, nous entrions en confinement. Autant dire que durant quelques semaines, j&#8217;ai été un peu chamboulée et que je n&#8217;ai guère eu la tête à faire le récit de mes vacances, bien que je vous aie laissés sur des charbons extrêmement ardents, pauvres de vous. Mais voilà ! il fait beau, le ciel est bleu, et repenser à ce voyage à Nice, c&#8217;est un peu partir de nouveau, voyager dans un poème de Baudelaire, oui parfaitement, dans l&#8217;invitation au voyage par exemple, ou n&#8217;importe quel poème qui parle d&#8217;oiseau, de ciel et d&#8217;ailleurs, partir loin là-bas, ouvrez vos Lagarde et Michard volume 5, page 332, déconfiner psychiquement tout en confinant physiquement. Et comme je suis d&#8217;humeur partageuse et que je me suis fait botter le train par Marine d&#8217;Une Chambre à Moi (Niçoise de référence) pour rédiger cet article, allons-y : voici le récit de La Fameuse Semaine Tant Attendue des Vacances entre Copines. À Nice. (Je pense qu&#8217;on est OK pour le référencement Google, je le remet un coup : voyage à Nice.) Donc, nous sommes parties à Nice. (Je reprécise, des fois que cela vous ait échappé.) Ah, Nice, paradisiaque souvenir d’une époque lointaine et enfuie ! Nice, c&#8217;est d&#8217;abord la mer à perte de vue, son clapotis tranquille et apaisant, ses galets ronds et sonores, un ciel bleu et un air transparent côté face. Une ville italienne adossée aux montagnes, aux façades ocre, sable, brique, parsemée d&#8217;orangers, côté pile. Nous avions réservé un AirBnB dans la vieille ville : très pratique et sympathique, mais hyper bruyant la nuit, car à Nice, les gens sortent quelque peu avinés des bars, vers 2h du matin, toute l&#8217;année. Ce n&#8217;est plus du tout de mon âge (si tant est que cela l&#8217;ait jamais été.) Personnellement j&#8217;ai dormi comme une souche, mais mes compagnes de voyage beaucoup moins : preuve que leurs enfants sont moins épuisants que les miens, sans doute ? Donc si vous allez à Nice, ne réservez pas votre AirBnB dans la vieille ville, mais plutôt de l&#8217;autre côté de la promenade du Paillon. Nous avions un certain nombre de critères pour ce séjour niçois : &#8211; Exclure le tourisme stakhanoviste &#8211; Boire des verres en terrasses sans surveiller des petites choses remuantes, vous savez, ce truc là, vibrionnant, ah, comment ça s&#8217;appelle&#8230; Ah oui ! Les enfants. Et sans se soucier non plus de ces choses longues et molles toujours allongées, non je ne parle pas d&#8217;étrons canins, mais des&#8230; des&#8230; des adolescents, voilà. &#8211; Faire des trucs de filles, entre filles : massage, soins du visage, critiquage léger des maris et des belles-mères (juste un peu) &#8211; Regarder la mer &#8211; Cocher la case « salade niçoise » et « socca ». Parlons de choses sérieuses : la bouffe. Alors à propos de spécialités niçoises, j&#8217;ai une confession. Autant sur la salade niçoise, je n&#8217;ai que des compliments à faire : thon, radis émincé, tomates, anchois, olive, (je ne m&#8217;avancerai pas plus sur la liste des ingrédients qui reste sujette à de houleux débats de spécialistes depuis l&#8217;antiquité au moins; « vraie salade niçoise » = 72200 résultats dans google), autant je me suis délectée de la tourte sucrée aux blettes, véritable révélation papillaire, avec ses pommes et ses petits pignons (le tout, dégusté chez Le Safari, 1 cours Saleya), autant il faut que je vous parle de la socca (galette de pois chiches pour les non-initiés). Niçoises, Niçois, habitantes et habitants des Alpes-Maritimes, je vais sans doute vous vexer, mais franchement : la socca, ce n&#8217;est pas terrible. Je sens le désabonnement sudiste venir en masse, mais il faut que la vérité soit dite, quand bien même elle est cruelle. La socca est assez neutre gustativement, farineuse, alors que je m&#8217;attendais à du croustillant. Vue la situation actuelle, je m&#8217;arrêterai là sur la socca, je m&#8217;en voudrais d&#8217;aggraver par mon influence &#8211; qui est grande à n&#8217;en pas douter &#8211; la saison touristique à Nice, mais voilà. Je tenais à le dire, car sur ce blog, on est honnête, on revendique la sincérité, on n&#8217;est pas sponsorisé par un marchand de socca donc on s&#8217;en fout, on ne perd pas un kopeck à dire la vérité. EN REVANCHE, en revanche&#8230; S&#8217;il y a bien un commerce enchanteur dans Nice, c&#8217;est la confiserie Florian. C&#8217;est un peu la chocolaterie de Charlie, sans tickets d&#8217;or ni gars bizarre et inquiétant. Rentrer dans la confiserie Florian, c&#8217;est prendre un aller-simple pour le paradis du sucre, des fruits confits, des amandes chocolatées, des violettes cristallisées, des confitures au pétales de roses. Ils ne sponsorisent pas mon blog non plus, et croyez bien que je le déplore. Florian fabrique des petites clémentines confites, amoureusement vernissées de sirop de sucre. Elles sont tellement jolies, tellement rondes et douces comme les joues d&#8217;un bébé, qu&#8217;un ne peut qu&#8217;avoir envie de de les croquer. Malheureusement, elles coûtent un rein. Je ne conteste pas le prix de ce met d&#8217;exception, vu le boulot que c&#8217;est de les confire 45 jours d&#8217;affilée, ces petites clémentines. Mais je me contenterai de les contempler en photo. J&#8217;ai opté pour le délicat et féérique confit de pétales de roses. &#160; Voilà pour le rayon bouffe. Passons à la culture, car je sait que c&#8217;est ce que vous désirez, bande d&#8217;estomacs sur pattes. La Cathédrale Sainte-Réparate Nous étions logées juste à côté de la cathédrale Sainte-Réparate, sise sur une petite place carrée et surmontée d&#8217;un joli dôme génois aux tuiles vernissées comme les écailles d&#8217;Arc-en-Ciel le poisson. Pardon mais c&#8217;était la lecture confinée de la semaine dernière, moyenne section. Les églises niçoises sont comme les italiennes : relativement sobres à l&#8217;extérieur, tandis que le baroque, le rococo, l&#8217;or et les colonnes torsadées foisonnent à l&#8217;intérieur. Sainte-Réparate était une innocente jeune fille de 15 ans qui fut suppliciée sous l&#8217;empereur Trajan Dèce en 250. Dans une chapelle, de grands tableaux montrent les différentes étapes de son martyre, jusqu&#8217;à la décapitation, minutieusement représentée avec plein de petits jets de sang, d&#8217;un réalisme saisissant (interdit aux mineurs de moins de 12 ans à mon avis.) Dans la chapelle controlatérale, figure un très beau triptyque contemporain qui pour une fois ressemble à quelque chose, parce que quand même le plus souvent, les tableaux modernes dans les églises sont extrêmement laids, il faut le dire. Ce tryptique donc, installé en 2019, montre la mort et la résurrection du Christ, en trois panneaux : une très belle mise au tombeau vue du ciel, point de vue rarement abordé en peinture, d&#8217;après ma maigre culture artistique mais ma fréquentation assidue des églises; la rencontre de Marie-Madeleine avec le Christ au jardin, le matin de la résurrection, et l&#8217;annonce aux disciples que le Christ a disparu de son tombeau, devant Jérusalem illuminée par le soleil levant. Ce triptyque est l&#8217;oeuvre d&#8217;Hugo Bogo, qui auparavant a signé une bande dessinée sur la sorcellerie au XIIIè siècle. C&#8217;est pas foufou ça ? Le Vieux Nice Évidemment, le plus agréable dans Nice est de déambuler dans les petites rues, de s&#8217;y perdre même, de monter des escaliers, déboucher sur les solennelles places carrées bordées de colonnades, faire le tour du port,  flâner dans le marché du cours Saleya (un marché de fleurs, de primeurs et de spécialités alimentaires), parallèle au front de mer. Les immeubles sont lumineux, les balcons en dentelle de fer forgé, et les persiennes de bois me font penser à un tableau de Matisse. Nice a appartenu à la Savoie, comme en témoignent les blasons arborés par certains édifices. La promenade des Anglais qui longe la plage est évidemment un incontournable. Vous pourrez même, si vous êtes prêts à débourser 26€ pour une coupe de champagne, aller la siroter au bar du Negresco. Nous, non. Nous nous sommes contentées d&#8217;admirer le portier, cintré dans un seyant costume constitué d&#8217;un knickers bleu et d&#8217;une petite cape. &#160; &#160; Le cimetière du Château de Nice Les courageux qui n&#8217;ont pas peur de grimper (et courageuses, nous le sommes) sur la colline du château, seront récompensés par une vue panoramique sur la baie des Anges et les toits du Vieux Nice. Derrière la colline du château se trouvent deux magnifiques cimetières romantiques à souhaits. Le cimetière juif et le cimetière chrétien sont adossés l&#8217;un à l&#8217;autre. Devant le cimetière juif se trouve le mur récemment érigé en mémoire des 3602 juifs de Nice déportés durant la seconde guerre mondiale. On trouve dans le cimetière chrétien des monuments funéraires de toute beauté, dont celui, très touchant, de la famille Grosso qui perdit deux jeunes enfants. Je ne peux pas tout développer car cet article ferait 10000 mots, mais il  y a aussi à Nice le Palais Lascaris, joyau baroque qui contient une collection d&#8217;instruments de musique des XVIe et XVIIe siècles tout à fait exceptionnelle à faire pâlir d&#8217;envie Lapin qui me réclame une flûte et un tambour, combinaison ô combien explosive entre ses mains. Nous avons fait l&#8217;impasse sur les musées Matisse et Chagall, parce que dans la vie il faut faire des choix. Au rayon beauté Le massage Kobido Évidemment, notre séjour comportait une séance de hammam avec massage. J&#8217;avais choisi le massage Kobido, qui est une sorte de modelage japonais du visage, avec malaxage et palpé-roulé des bajoues : très agréable et relaxant. Vous ne connaissez pas ? Moi non plus, mais j&#8217;ai des copines qui lisent Elle, et visiblement d&#8217;après Elle, il FAUT connaître le Kobido, c&#8217;est LE truc anti-âge qui évite la chirurgie esthétique, te redensifie le collagène et te remaille l&#8217;épiderme, pratiqué par seulement 50 personnes dans le monde authentiquement formées dans la plus pure tradition nipponne, et heureusement pour les péquenots que nous sommes, par tout un tas de pécores non certifiées. Je vous vois frétiller, derrière votre écran. Vous piaffez d&#8217;impatience et vous dites : est-ce que ça marche, est-ce que ça marche ? Faut-il prendre un rendez-vous Kobido post-confinement ? Eh bien oui, ça marche. Je suis ressortie de là totalement lissée, comme si on m&#8217;avait repassé mes rides. Je n&#8217;aime pas dire que j&#8217;ai des rides, parce que ce ne sont pas vraiment des rides, voyez-vous, ce sont des marques laissées sur mon visage par mes expressions, parce que contrairement à Victoria Beckam, je ne fais pas toujours la gueule. Donc : la bonne nouvelle, c&#8217;est que le massage Kobido détend vraiment les traits. La mauvaise, c&#8217;est qu&#8217;il faut faire une cure intensive pour commencer, puis une séance d&#8217;entretien une fois par mois. À 50€ la séance (tarif non certifié), je me suis dit que finalement, mes rides étaient plutôt jolies, et mettaient mon visage en valeur. Je n&#8217;exclus pas de changer d&#8217;avis si je venais à recevoir un petit héritage pour cause de coronavirus (c&#8217;est affreux et je n&#8217;en pense pas un mot bien entendu). l&#8217;Atelier parfum Deuxième point beauté de notre séjour, nous avons participé à un atelier-parfum à Grasse, la ville des parfumeurs. Fragonard, Molinard, Galimard avec un seul L, nous avions l&#8217;embarras du choix. Animées de basses préoccupations financières, nous allâmes chez Galimard, qui offrait le meilleur rapport temps/prix. C&#8217;était très bien, et nous nous sommes amusées comme des petites folles. Nous avons créé notre parfum, assise chacune à notre orgue à parfums, en choisissant les notes de fond, de coeur et de tête. Ce fût l&#8217;occasion de découvrir, au cours d&#8217;un marathon intensif de sniffage, des fragrances inconnues. Opoponax, je suis sûre que vous n&#8217;aviez jamais...</p>
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