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	<title>gastro Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
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		<title>Au fil de l&#8217;eau #3</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Feb 2019 05:00:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est le retour de l&#8217;article au fil de l&#8217;eau ! En ce qui concerne le blog je me la suis coulée douce en février, mais j&#8217;ai des excuses : des enfants malades presque sans interruption depuis fin janvier, comme presque tous les parents que je connais. Allez hop, c&#8217;est parti ! Février, le mois qui tue. Les virus se suivent et ne se ressemblent pas. Nous avons eu la bronchiolite de Lapin (vers le 2 février). La fièvre de Poupette (aux alentours du 5). La trachéite de Lapin, bon client pour les virus (le 6). Le saignement de nez digne d’un pourceau égorgé de Lapin, toujours, causé par une toux tenace (le 7). Puis la gastro de Lapin, traduite par un gros vomi dans mon lit où je l’hébergeais charitablement, un gros vomi sur le sol des toilettes, un gros vomi dans la cuisine et un gros vomi dans son lit (les 8, 9, 10). Certes, c’est un peu dégueu, mais je ne vois pas pourquoi je garderais cela pour moi toute seule. Je crois d’ailleurs que j’avais écrit un article sur ce thème il y a un an, presque jour pour jour. Comme quoi nous sommes vraiment abonnés aux rotavirus. C’est toujours moins cher que Le Monde, remarquez, et ça fait maigrir. Par ailleurs, les affichettes se succèdent sur la porte de l’école : « 3 cas de scarlatine », « plusieurs cas de varicelle », « des cas de grippe », et même, tenez-vous bien, « un cas de rougeole ». Diantre, je croyais pourtant qu’il y avait un vaccin contre la rougeole ? Ça ne fait pas assez de maladies et de journée passées à la maison à essayer de faire du télétravail avec un marmot gémissant en mode koala, entre la grippe, la gastro et leurs consœurs ? Donc pour le bien de tous : vaccinez vos enfants quand un vaccin est disponible, s’il vous plaît m’sieurs dames, c’est la Sécu qui régale (faites-le par charité pour tous ceux qui ont un système immunitaire fragile et ne peuvent être vaccinés ; merci pour eux. Je ne reçois aucun émolument de l’industrie pharmaceutique, mais si on m&#8217;en propose, j&#8217;en veux bien, NDLR). La guerre est déclarée Entre Poupette et Lapin. Il faut la comprendre : juste après avoir trucidé mon ombre à paupières avec un bâtonnet à cuticules, il a noyé le tube de mascara de sa sœur dans le bain. Ouvert, évidemment. Il en a profité pour repeindre les carreaux de la salle de bain, et pour décorer la baignoire d&#8217;un liseré de cirage noir. Chaton, présent au moment des faits, est venu dénoncer son frère avec gourmandise, criant : « Il a fait une bêtise ! Voilà, il a encore fait une grooooosse bêtise, comme d&#8217;habitude ! », absolument ravi. Le pauvre Lapin n&#8217;a absolument pas compris pourquoi sa sœur était si en colère et sanglotait : « non, moi pas méssant, pas méssant ! » Depuis, ils se battent froid. Enfin, surtout elle. D&#8217;autant plus que nous avons osé lui faire remarquer, au passage (avec tact et douceur), que si le mascara avait été rangé, Lapin n&#8217;aurait pas fait cette expérience. Mais bon, à presque 14 ans, on ne rigole pas avec un tube de mascara. Le crime de lèse-mascara coûte cher, dans une fratrie. La gastro (encore) a failli nous vaincre Je me relevais à peine, exsangue et épuisée, de nuits de veille à rincer du vomi et à tranquilliser Lapin ; Quand d&#8217;un seul coup, je sentis quelque chose dans mon estomac, des vagues mouvements (le 12)&#8230; « nous sommes mardi soir » me dis-je, « autant être malade aujourd&#8217;hui. Hop ! ça sera fait ! Viens, gastro, je t&#8217;attends, et toi et moi on va se battre à mains nues ! » et j&#8217;avalais cul-sec mon flacon d&#8217;huile essentielle de tea tree (expérience à ne pas reproduire chez vous, bien sûr, les huiles essentielles doivent être utilisées avec circonspection et modération, ne pas administrer à l&#8217;enfant de moins de 3 ans et à la femme enceinte ou allaitante). La gastro tournait autour de moi, telle la hyène qui attend la mort de l&#8217;antilope. Je la fais brève : j&#8217;ai sorti mes armes ultimes. Comme je suis sympa, je vous partage mon plan anti-gastro : Jeûne total. A boire : sevrage de café, préférer le gingembre frais coupé en petits morceaux dans de l’eau bouillante, à siroter dans la journée. Se coller une bouillotte sur le bidon. Roupiller discrètement sur son bureau au travail, si l’on n’a pas pu rester chez soi. La botte secrète : matin, midi et soir, avaler cette potion : une cuillère à café de miel + une goutte d’HE de tea tree + une goutte d’HE de citron + une goutte d’HE de ravintsara. Continuer quelques jours après la disparition des symptômes. Vingt-quatre heures plus tard, la hyène filait en hurlant pendant que je lui courais après pour lui talocher la gueule. La gastro (oui je me répète) a failli me priver du Fabuleux Team Day. Nous étions donc jeudi. Jeudi matin (le 14). Ouais, la Saint Valentin, mais on s&#8217;en fout. Veille du jour où je devais participer aux Team Day des Fabuleuses (le 15). Journée inscrite dans mon agenda depuis fin novembre 2018. Congé posé auprès de mon employeur depuis des mois. Et ce jeudi matin, Chaton, qui n&#8217;est absolument jamais malade, me regarda d&#8217;un air dolent et pâlot et me dit : « Maman, j&#8217;ai mal au ventre ». Je le contemplai d&#8217;un air dubitatif et incrédule (après tout, il me dit souvent qu&#8217;il a mal au ventre avant d&#8217;aller à l&#8217;école, c&#8217;est sûrement encore une feinte pour ne pas y aller) et je lui répondis : « tu veux du doliprane ? » à défaut d&#8217;être utile, ça ne fait pas de mal, et puis l&#8217;effet placebo de la fraise pourrait suffire. « Du dolipwane à la fwaise ! ma aussi ze veux du dolipwane à la fwaise » réclama Lapin, tout frétillant, mais néanmoins éconduit à son grand désespoir. Puis, ni vu ni connu, je déposai traîtreusement les mouflets à l&#8217;école et me carapatais en douce au travail. 11h45 : coup de fil de l&#8217;école « Oui, Chaton n&#8217;est pas bien, il m&#8217;a dit qu&#8217;il avait pris du doliprane ce matin, j&#8217;ai pris sa température, si ça monte je vous rappelle ». Alors non seulement le môme me soutire du doliprane, mais en plus il fait croire à son institutrice que je l&#8217;ai vicieusement collé à l&#8217;école avec de la fièvre ? Alors qu’en fait, pas du tout, je l’ai simplement vicieusement collé à l’école avec une suspicion de gastro ? Et en plus, il menace de me foutre en l&#8217;air MA journée de demain prévue depuis des mois ? Mais quelle ingratitude. Bref, à 17h30, on m’a rappelée pour me dire que Chaton avait vomi partout à la garderie, par terre, sur les talkies-walkies des animateurs, sur leurs baskets aussi, et j’ai récupéré mon Chaton habillé avec des fringues de clown trop grandes pour lui, mais habillé quand même ce qui n’est pas si mal, et avec un paquetage puant digne d’un scout après un camp de trois semaines au fond des bois, en pire. Peut-on décemment mettre à l’école un enfant avec non plus une suspicion de gastro, mais une gastro déclarée ? D&#8217;autant plus qu&#8217;après tout, c&#8217;est là-bas qu&#8217;il l&#8217;a attrapée, pourquoi ne pas leur rendre la monnaie de leur pièce ? Tel fut le cas de conscience qui m’occupa brièvement dans la soirée, car vous l’aurez compris, en mère indigne et fière de l’être, il était évidemment hors de question que je renonçasse à participer à cette Fabuleuse journée pour une vulgaire histoire de vomi (d’autant plus que bon, la gastro, il n’y a pas vraiment de traitement, alors hein, à quoi ça aurait servi que je reste là, franchement ? à lui tenir la main ? à lui raconter des histoires ? à le réconforter ? à lui caresser les cheveux ? pfff, des niaiseries, en fait ?) d’autant plus que ce vomi était le dernier d’une longue série, et que par conséquent, le seau la coupe était pleine. Et là, j’ai sorti mon joker de ma manche : paf, la super amie-baby-sitter-de-confiance-que-je-lui-confie-mes-enfants-les-yeux-fermés-libre-par-miracle. C’est pourquoi, le vendredi 15 février, je foulais le pavé parisien d’un pas décidé et fringant, sous un soleil printanier, pour aller retrouver mes Fabuleuses collègues (parmi lesquelles Maman Lempicka) et mettre au point des plans ultra-secrets afin de prendre le contrôle du monde et de la blogosphère, comme d’habitude. Et j&#8217;aurais eu bien tort de m&#8217;en priver ! A mon retour Chaton pétait la forme, il avait fait (et mangé) des crêpes, des guirlandes, des constructions et tutti quanti avec sa super nounou, la petite voisine avait ramené Lapin de l&#8217;école, tout le monde était au bain et l&#8217;harmonie parfaite régnait sur la maison. Moralité : ne jamais avoir de scrupules, tel est mon nouveau credo. Vous l’aurez remarqué, la gastro a donc occupé une place prépondérante dans ma vie en février. D&#8217;autres préfèrent préparer la Saint Valentin : chacun son truc.  Le coup de la panne. J&#8217;ai été moins inspirée ces temps-ci. Je vis les affres de la blogueuse en pleine crise de maturité, ce qui joint à ma crise de la quarantaine, n&#8217;est pas peu dire. J’ai plein de brouillons d’articles, mais aucun ne parvient à éclosion alors je préfère m’abstenir. Ou parfois, j’ai peur que ce soit trop sérieux et que cela ne vous intéresse pas (si tant est que ce que j’écrive déjà vous intéresse, bien sûr, restons raisonnable). Je mets cela sur le compte du froid, du manque de soleil et de vitamine C, du fait que cela fait longtemps qu’ON ne m’a pas offert de bijoux et de sac à mains, du démarrage de mes allergies saisonnières, et de l’année du cochon. Et de la gastro, bien entendu. Je ne peux pas être au four et au moulin, en train de lessiver des draps et d’écrire des articles. Mais quand même, pour finir sur une note mignonne et bucolique garantie 100% sans vomi : Nous avons eu le rendez-vous à mi-parcours avec les maîtresses. Après avoir posé nos fesses sur les moyennes chaises de moyenne section, nous écoutâmes la maîtresse nous livrer son ressenti sur Chaton, et nous en avons eu pour notre argent : Il est un élève investi, consciencieux, intéressé, participant, agréable, sociable (sauf la fois où il a bastonné des copains), avec un bon vocabulaire&#8230; Il est dans l’arc-en-ciel ou le soleil (pour la météo du comportement) et ramène régulièrement des gommettes le vendredi soir. N&#8217;en jetez plus, nous gonflions à vue d’œil, et c&#8217;est bouffis d’orgueil parental que nous sommes descendus rencontrer la maîtresse de Lapin et avons posé nos séants sur les petites chaises de petite section, et avec un grand sourire. Nous en avons eu pour notre argent, aussi. « Alors Lapin, nous dit-elle, ne fait que ce qu&#8217;il veut quand il veut. Il participe aux ateliers quand ça lui chante, sinon il déambule dans la classe et fait ses propres activités. Parfois il s&#8217;échappe en courant de la classe pour se cacher ». Nous nous sommes regardés avec son père, oscillant entre l’hilarité et la consternation. « Mais il est adorable et il fait craquer toutes les maîtresses. C&#8217;est sa personnalité, il est comme ça, il est très indépendant. C&#8217;est une bonne chose pour lui ! » Je suis bien d’accord, c’est une bonne chose pour lui … quand il sera adulte. Pour le moment, parlons vrai : pour la maîtresse, comme pour nous, c’est un peu fatigant. Mais quand même : voilà une super maîtresse qui a bien compris notre fiston ! Et puis, honnêtement, ça nous soulage de constater qu&#8217;il est pareil à l&#8217;extérieur qu&#8217;à la maison et que nous ne sommes pas les seuls à nous farcir ses lubies. Voilà, Lapin est un rebelle, c&#8217;est l&#8217;éducation nationale qui le dit. Nous essayons pourtant quotidiennement de lui rappeler que la rébellion ne doit s’exercer qu’à bon escient, mais pour le moment, ça ne rentre pas trop. En même temps, avec sa bouille toute ronde, ses grandes billes et son sourire ravageur, il est très, très, trrrrès difficile de lui en vouloir. Enfin, j’aime ces matins où l’hiver commence...</p>
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		<title>La lessive transcendentale &#8211; Voyage à Gastroland</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Feb 2018 06:00:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Moi j’ai les mains sales. Jusqu’aux coudes. Je les ai plongées dans la merde et dans le sang. » C’est par cette citation de Sartre, célèbre spécialiste de la petite enfance et auteur de cet ouvrage remarquable de puériculture (Les mains sales), que je débuterai. Janvier et Février, les mois de la galette des rois, des crêpes de la Chandeleur, du vomi et de la diarrhée. Toutes choses dont le résultat est, en général, un rond de couleur jaune aux bords irréguliers. Oui, je sais, c’est dégueu. Mais la vie n’est-elle pas dégueu ? Non, non et non, être parent n’est pas que sourire tendrement à un poupon joufflu et rosé, fleurant bon le lait de toilette, dans un rayon de soleil joliment flouté à la David Hamilton. C’est aussi moucher des nez morveux, essuyer des fesses sales, et marcher dans la diarrhée de votre petit chéri, la nuit, quand il n’a pas eu le temps d’atteindre les toilettes à temps. C’est désinfecter la baignoire quatre fois de suite car une explosion fessière impromptue a tout repeint (et GRDF – urgence gaz n’intervient pas dans ce type de situation). C’est enchaîner les lessives spécial-vomi, car le magret de canard n’a visiblement pas réussi à l’estomac chichiteux du petit (le sale ingrat). Quand cela m’arrive, je tente de me consoler en me disant que ces cadeaux colorés laissés par mes enfants ne sont, après tout, que des aliments transformés. Comme tous ceux qui sont vendus en barquettes dans les supermarchés.  Donc ce n’est pas vraiment sale. Sans doute même vaut-il mieux nettoyer le mignon caca de son petit chéri, que manger des plats cuisinés à la Tricatel. Et puis, comme toute les relations, celle avec son enfant comporte ses voyages au septième ciel parental plein de guilis et de bisous, et ses retours brutaux sur terre. C&#8217;est  comme la vie de couple : de l&#8217;amour, de l&#8217;amour, certes, mais aussi des cheveux dans la douche, et des chaussettes sur le parquet. C&#8217;est aussi comme l&#8217;accouchement, qui (sauf dans les vidéos de grosses menteuses qui accouchent en nuisette tout en chantonnant sans péridurale) n&#8217;est pas que romantique et esthétique. Car un bisou, c&#8217;est adorable, mais un bisou tartiné de compote baveuse, moins. Des caresses de petites mains dans vos cheveux, c&#8217;est charmant, mais quand elles viennent de s&#8217;extraire un lombric des narines, moins. Et oui ! c&#8217;est le lot de l&#8217;humanité, la bonne humanité tranquille, bien droite dans ses bottes glaiseuses. (Je fais une parenthèse pseudo-théologique, histoire de me la péter un peu : en hébreu, Adam signifie « fait de terre rouge », il est parfois traduit par « le glébeux » chez Chouraqui, des termes qui évoquent une substance collante, grasse, compacte : tous ce que nos enfants nous tartinent sur la figure à longueur d&#8217;année. D&#8217;ici à ce que les crottes de nez aient un fondement théologique&#8230; fin de la parenthèse) Bref, où en étais-je ? Parfois, j&#8217;aimerais un peu plus de glamour dans ma vie familiale. Une brochette de petits Le Quesnoy bien proprets et bien peignés, en robe de chambre écossaise croisée avec soin sur leur poitrine. Mais non ! Hier soir encore, ils ont postillonné des grains de riz partout autour d&#8217;eux. Ils se sont assis dedans et sont ensuite repartis dans leur chambre avec, sur leur postérieur, des constellations entières incrustées dans le pyjama. Ne reste qu&#8217;à accepter que ce soit cela, la vie : ce mélange de crado et de merveilleux, de pégueux et d&#8217;affectueux. Mes enfants sont de petits êtres humains bien ancrés dans le sol, pas des séraphins éthérés, grâce à Dieu ! C’est ainsi que je les aime : même dans leur caca et leur vomi, pas jusqu’aux coudes mais presque. Quand je râle de les voir bien sales et bien morveux, je me souviens de l&#8217;immense chance que j&#8217;ai de les avoir tous, grands et petits,  en bonne santé, terriblement vivants, et cela me donne du coeur à la lessive. Je vous laisse, mon lave-linge vient de bipper et m&#8217;invite à transcender mon amour maternel. &#60;3 &#160; &#160;</p>
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