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	<title>féminisme Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
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	<description>La vraie vie d&#039;une famille recomposée et nombreuse ! Humeurs, désastres, humour, élucubrations et lectures en vrac.</description>
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		<title>Les livres du mois de Janvier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Petitsruisseauxgrandesrivières]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Jan 2019 10:59:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Attention les amis, mon blog est en train de devenir un blog multi-thématique généraliste, y compris un blog culture, je deviens une annexe de France 5 et d&#8217;Arte… Oh, mais qu&#8217;est-ce-que ce gros melon que je vois soudain à la place de ma figure dans le miroir ? Je disais donc, je vais vous parler des bouquins qui, dernièrement, ont suffisamment tenu en éveil mon intérêt pour que je parvienne à ne pas roupiller dessus. Et oui : c&#8217;est que je relis. Ouais ouais ouais. On a passé un cap, ici. Finie, l&#8217;époque des couchers à rallonge : je suis désormais intraitable sur les horaires chatounou-lapinesque, une main de fer dans un gant d&#8217;acier, jointe à un cœur de glace : 20h15, dernier carat, ils ont débarrassé le plancher et nul verre d&#8217;eau, nul pipi, nulle terreur nocturne ne me fera revenir sur mon implacable décision (aheummm). Avant cela, une information de grrrrande importance : j&#8217;ai ouvert ma page facebook, yeah. Vous pouvez donc m&#8217;y retrouver si le cœur vous en dit. Paraît-il que Facebook, maintenant, c&#8217;est pour les vieux. À vous de voir ! L&#8217;avantage, ce sera que parfois je partagerai sur ma page des articles écrits par d&#8217;autres blogueuses. Ça leur fera de la pub (mais surtout, cela me fera un peu moins de boulot). &#160; Bien, entrons dans le vif du sujet. Bienvenue dans mon émission littéraire, au programme aujourd&#8217;hui : Toutes les histoires d’amour du monde, Baptiste Beaulieu, éditions Mazarine On ne présente plus Baptiste Beaulieu. Si ? on le présente ? Bon d’accord. Baptiste Beaulieu est médecin, et durant son internat alimente un blog (Alors Voilà) de ses chroniques médicales toujours humaines et touchantes, parfois tristes, parfois comiques. Le succès de ces chroniques est tel qu’un jour, Baptiste est publié. Et ouais. De quoi donner de l’espoir à tous les blogueurs. Bref, Baptiste n’entend pas en rester là et signe un premier roman (Alors vous ne serez plus jamais triste) puis un deuxième (La balade de l&#8217;enfant gris). Gros gros succès, le Baptiste. Il devient même chroniqueur à France Inter. Rentrez vos langues qui tombent sur vos genoux. Dans ce nouveau roman, Denis, le père de Jean, retrouve dans une vieille malle poussiéreuse, dont la clé est dans un coffre caché au fond d’un puits, des carnets écrits de la main de son père, Moïse, décédé quelques mois plus tôt. Ces carnets contiennent des lettres, jamais envoyées et adressées à une certaine Anne-Lise Schmidt, inconnue de toute la famille. Denis tombe dans une profonde mélancolie suite à cette découverte, blessé par l&#8217;amour manifesté par son père à cette femme, père qui s&#8217;est toujours montré lointain et comme détaché de lui. Il va demander à Jean de l&#8217;aide pour tirer au clair ce mystère familial. Et c’est là que l’histoire commence… N&#8217;insistez pas et ne comptez pas sur moi pour spoiler l’histoire. Vous vous en doutez, la quête de Jean sera de comprendre qui est Anne-Lise et pourquoi Moïse leur a toujours caché l’existence de cette femme. Moïse, le grand-père mutique et distant, s’avère être un homme dont le cœur à vif n’aura jamais cessé d’aimer ni de souffrir. La quête autour de cet homme énigmatique donnera un nouveau souffle à la relation de Jean et Denis. Ce roman raconte, vue de l’intérieur, la vie de Moïse, qui a vécu la première guerre mondiale comme enfant, la deuxième comme prisonnier de guerre, et qui, entre les deux, a connu la pauvreté et une vie familiale aride, à une époque où le bonheur et l’épanouissement étaient bien loin dans la liste des préoccupations. Moïse fait partie de cette génération sacrifiée qui a payé un si lourd tribut aux politiques sanguinaires des dirigeants des pays européens. Chacun pourra y retrouver la vie de ses (arrière-)grands-parents. J&#8217;ai été au départ un peu déroutée par la structure du roman, puis très vite je me suis laissée prendre. Par-delà le contexte historique, c’est surtout la beauté et la fidélité de ce cœur que je retiendrai. C&#8217;est aussi une belle réflexion sur la mémoire, le souvenir, et la manière dont ils s&#8217;incarnent (ou non) dans les lieux&#8230; Ensuite Baptiste Beaulieu livre beaucoup de lui-même dans cette histoire (même s’il s’agit d’un roman, le socle en est très largement autobiographique). Il nous montre les bonheurs et malheurs qui agitent une famille, et la toxicité d’un secret sur les générations suivantes. C’est un roman touchant et addictif, que l’on lit en quelques heures, un livre qui fait se coucher tard et regretter que la dernière page arrive, déjà. Alors, prêts à aider Baptiste à retrouver Anne-Lise&#8230; et à écrire, je l&#8217;espère, une belle suite à cette histoire ? #LookingForAnneLise Tu seras un homme féministe, mon fils &#8211; Manuel d’éducation anti-sexiste pour des garçons libres et heureux. Aurélia Blanc, éditions Marabout Changement d&#8217;ambiance ! Je remercie WorkingMutti qui m’a soufflé ce titre de livre suite à mon article sur la charge mentale et l’éducation des petits gars. Aurélia Blanc, journaliste féministe alors enceinte de son premier enfant, se demande comment elle va élever son petit garçon en homme respectueux des femmes, en pleine affaire Weinstein et mouvement #metoo (À ce propos et pour faire une subtile transition, allez lire la chronique de Baptiste Beaulieu sur le comportement des patients masculins avec le personnel soignant féminin : édifiant). Au-delà des constats que nous pouvons tous faire autour de nous – injonction pour les garçons à être courageux, à ne pas exprimer leurs émotions, à renoncer à tout ce qui pourrait être « féminisant », elle met en lumière plusieurs choses qui me semblent importantes. 1/ Autant la société semble prête à accepter qu’une femme acquière des compétences « masculines » (sport, prise de responsabilités, investissement dans le travail), autant elle rechigne à ce qu’un homme acquière des compétences « féminines » (soin aux enfants, intérêt pour le travail domestique, etc…). Le constat est le suivant : la femme s’élève en se mettant au niveau de l’homme. L’homme déchoit en se mettant au niveau de la femme. C’est pour cela qu’on tolère qu’une femme parte  « tôt » du travail pour chercher ses enfants à l’école, mais qu’on ne l’accepte pas d’un homme. C’est pour cela que les hommes prenant un congé parental font face à l’incompréhension ou même au mépris de leur entourage. 2/ Les hommes sont, depuis leur toute petite enfance, conditionnés à devenir des séducteurs. Vous avez tous entendu autour de vous, je suppose, ces réflexions idiotes du style « oh, regarde, il est avec sa petite amoureuse, ils sont trop mignons, ça sera un sacré tombeur plus tard celui-là » accompagné d’un gros clin d’œil et d’un rire entendu, le tout adressé à un enfant de 2 ou 3 ans qui joue avec une petite fille. Or à cet âge, l’enfant n’éprouve pas de sentiment amoureux. Il a des camarades, garçons ou filles, et joue indifféremment avec eux. La conscience de la sexuation vient plus tard. Les petits garçons, depuis leur toute petite enfance, entendent ce style de remarques, et sont, peu à peu, conditionnés à séduire les femmes puisque la société implicitement leur dit que c’est la voie de la masculinité à laquelle ils doivent se conformer. Cette habitude sociale est profondément nuisible puisqu&#8217;elle génère des hommes tourmentés par leur capacité à séduire avec tout ce que cela suppose (attitude compulsive envers le sexe, difficulté &#8211; pour beaucoup &#8211; à entretenir des rapports dénués de séduction avec des femmes, préoccupation excessive pour la performance sexuelle supposément attendue par les femmes, etc&#8230;). Il n&#8217;y a qu&#8217;à voir ce que les urologues peuvent raconter sur le « complexe du vestiaire », qui occupe une place de choix sur le podium des angoisses masculines. Comment s&#8217;en étonner, dans une société où l&#8217;accent est mis, depuis tout petit, sur la capacité et l&#8217;injonction à séduire ? L&#8217;auteur cite une phrase qui me paraît d&#8217;une très grande justesse : « la virginité des garçons est un fardeau dont il faut se défaire, et celle des filles un trésor à protéger ».  3/ Les garçons sont aussi, généralement, invités à rentrer en contact au travers de la confrontation physique (celui qui court le plus vite, saute le plus haut, gagne la bagarre) alors que les filles sont invitées à rentrer en relation par la parole. Ceci implique que les sentiments &#8211; dont l’amour &#8211; sont une histoire de filles, alors que le garçon intégrera que la relation est un rapport de force, y compris au sein de la relation amoureuse – avec toutes les conséquences catastrophiques que l’on connaît : violence sexuelle, violence sociale etc… qui concernent massivement les hommes. D’ailleurs les codes sociaux se mettent en place très tôt : les symboles de l’amour (cœurs, « love », « bisous ») sont présents en masse sur les vêtements… uniquement féminins, bien sûr. 4/ Le marketing s&#8217;est enfoncé à fond dans la brèche des jouets genrés, parce que c&#8217;est beaucoup plus lucratif de faire racheter à des parents munis d&#8217;une fille, des jouets pour leur garçon, que d&#8217;avoir des jouets mixtes. D&#8217;où les écœurants étalages rose bonbon ou bleu ciel qui colonisent les magasins de jouets, les vélos à fleurs et à chaton et ceux avec éclairs et super-héros, etc&#8230; qui renforcent les différences de comportement entre les garçons et les filles. Cette tendance n&#8217;existait pas dans les années 1970-1980 (la préhistoire), puis a connu une véritable explosion dans les années 2000, et il me semble que ça se calme un peu ces dernières années. À ce sujet, voici une série d&#8217;articles parus sur le Huffington Post: Sur l&#8217;évolution du marketing entre 1970 et aujourd&#8217;hui : Jouets garçons / filles : Comment en est-on arrivé à ces stéréotypes? Les bons et mauvais élèves du marketing genré : Cadeaux de Noël : les catalogues de jouets continuent de faire la part belle aux stéréotypes La preuve scientifique que les garçons ne naissent pas en aimant les Porsche : Jouets filles et garçons: tous les bébés préfèrent les poupées! Qu&#8217;est-ce-que je fais avec mon garçon alors ? Je n&#8217;ai pas trouvé de grandes nouveautés éducatives dans ce manuel, mais des conseils de bon sens que j&#8217;applique déjà pour la plupart. Il ne s&#8217;agit pas de « castrer » les garçons, ni les empêcher de jouer au foot et aux petites voitures, mais de les encourager à explorer un terrain habituellement réservé aux filles. Cela passe par : Les jeux traditionnellement perçus comme féminins (poupée, dînette) (et même, c&#8217;est pas grave si ton garçon joue avec les Lego Friends ou les Playmobils princesses de sa soeur, j&#8217;ai testé pour toi) (Réciproquement, c&#8217;est pas grave non plus si ta fille joue aux voitures ou fait du bricolage, car tu as l&#8217;intention de lui faire passer le permis un jour, n&#8217;est-ce-pas ? Et même qu&#8217;elle ira chez Ikea et montera son étagère PAX dans son appart d&#8217;étudiante ? Bon, tu vois bien) La verbalisation, dès tout-petits, des émotions, et l’encouragement à s&#8217;exprimer plutôt qu&#8217;à évacuer physiquement une colère; Mieux vaut apprendre à dire, « Mère, je suis fort désappointé que tu refuses cette expérimentation à base de yaourt sur le canapé », ça lui évitera plus tard de donner des coups de boule à la moindre contrariété. Une éducation à la sexualité, en intégrant la notion de respect de l&#8217;autre et du respect du consentement, la plus précoce possible, et SANS calquer des attitudes adultes sur des comportements d&#8217;enfants (genre, ne pas lui dire « ta meuf elle est bonne » en parlant de sa petite copine de classe) Le respect de la singularité de chaque enfant, y compris dans les vêtements, la coiffure, etc. Alors j&#8217;avoue, de mon côté j&#8217;ai calé sur la demande de bottes de pluie roses pour Chaton. C&#8217;est la faiblesse. J&#8217;ai conscience que ce sont des conventions sociales, relativement récentes qui plus est, mais elles sont tellement prégnantes que c&#8217;est difficile de s&#8217;en affranchir.  Pour m&#8217;amuser, j&#8217;ai regardé l&#8217;évolution du costume masculin depuis la renaissance. Voilà ce que cela donne : Et voilà, à partir de là, fini le rose, le damas, les tissus moirés, les bijoux. Du noir, du noir, du noir. Mais les gars, qu&#8217;est-ce qui s&#8217;est passé ? C&#8217;est l&#8217;industrialisation, c&#8217;était moins salissant pour pelleter le charbon, c&#8217;est ça...</p>
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		<title>Charge mentale et éducation : comment élever nos garçons ?</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Dec 2018 05:30:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Entre deux bottes en pâte à sel et trois guirlandes, ho ho ho, j’ai pris le temps de lire le compte instagram @taspensea qui rassemble de courts témoignages de femmes sur la charge mentale qu’elles portent dans leur couple (Non, messieurs mes lecteurs, ne fuyez pas : je sais que tous les hommes ne sont pas à mettre dans le même panier). Je suis tombée dessus grâce à un article de Maman4.0. Parmi ce florilège du machisme ordinaire, il y a parfois des perles. Attention, je décerne mon podium ! #3 : « pour moi la charge mentale c’est quand je prépare les habits de mon fils le soir pour ne pas être réveillée le matin par son papa qui ne sait toujours pas comment l’habiller. Au bout de 4 ans. » #2 : « Conversation du soir. Elle : Tu peux penser à sortir la poubelle demain soir ? Lui : tu peux m’envoyer un sms une heure avant que j’y pense ? » Et le blaireau d’or est attribué à celui-ci, que je trouve grandiose : #1 : « Pour moi la charge mentale c’est quand je suis en déplacement professionnel et que je reçois un SMS le matin de mon mec me disant : « Purée, tu ne m’as pas appelé pour me réveiller !!! Je suis en retard pour le boulot ». Et il y a également le compte twitter « charge mentale pédiatrie », dégoté dans un article de Seayouson, qui recensent les perles entendues aux urgences pédiatriques : #4 : « J&#8217;ai pas le carnet de santé, ma femme me l&#8217;avait pas préparé. » #3 : La maman : « Elle est hospitalisée ? Mais je dois aller chercher ses affaires ! » Le médecin : « Vous pouvez rester avec elle et votre mari peut rapporter tout ce qu&#8217;il faut. » La maman : « Mais il ne sait pas où sont les affaires, hein chéri ? » Il acquiesce avec un sourire gêné. #2 : Enfant de 8 ans, hémophile, épileptique sous un lourd traitement. « Il faut attendre ma femme, je connais pas son historique ni ses traitements. » #1 :  Bébé de 27 jours amené par les pompiers et papa qui accompagne : « Qu&#8217;est ce qui lui est arrivé ? &#8211; Je ne sais pas, je regardais le foot. J&#8217;appelle la maman et je vous la passe, elle va vous expliquer. » On pourrait en rire, tellement c’est clownesque. Mais hélas, je crois que c’est surtout d’une triste banalité. Et je me pose quand même plusieurs questions. Pourquoi ces femmes acceptent de continuer à vivre avec des types pareils ? Qui a éduqué ces blaireaux ? Ont-ils déjà vécu seuls, sans une esclave une femme à leurs côtés pour subvenir à leurs désirs et besoins ? Comment éduquer nos garçons pour qu’ils ne deviennent pas des pourceaux comme ces types ?  J’avoue que je vivrais mal le fait de voir mes fils adultes être complètement démunis dans une cuisine ou infoutus de s’occuper de leur propre descendance. Le volet éducation des filles (ne pas se laisser faire, prendre de l&#8217;assurance, etc&#8230;) est déjà largement abordé un peu partout et ce n’est que la moitié du problème. Notre seul levier d&#8217;action, à nous mamans de jeunes enfants, est donc de faire de nos fils des hommes accomplis. Un peu comme on éduquait une petite fille pour en faire une ménagère accomplie, il y a 60 ans, sachant coudre, cuisiner et faire le ménage à la perfection (oui, je caricature un peu, mais c&#8217;est mon blog et je dis ce que je veux). Moi, plus tard, je ne veux pas être maudite par mes belles-filles, qui me haïraient de leur avoir livré des pignoufs avec un petit rire sardonique du style, je te souhaite bien du plaisir ma cocotte. Et oui, je vois loin. Vous remarquerez que je renonce par là-même, et non sans une certaine noblesse d&#8217;âme, à la satisfaction future de pouvoir dire à mes fils « Mais regarde mon chéri la mauvaise épouse acariâtre que tu as, seule ta maman t&#8217;aime et te comprend VRAIMENT, viens me faire le bisou. » Alors mes petits chéris, mon Chaton fripon, mon Lapin coquin, et même toi Loulou mon beau-fils foufou, voici le programme pour les années à venir. NB : Ma réflexion vaut ce qu&#8217;elle vaut : elle est basée sur mon expérience personnelle, non représentative statistiquement, de maman de deux petits garçons d&#8217;âge rapproché et belle-maman d&#8217;un ado. (Je laisse de côté Poupette, que j&#8217;éduque à la perfection, bien entendu). Ne me lynchez pas.  Ne pas laisser ses enfants se comporter comme des parasites. J’en avais déjà parlé un peu avant. J’entendais l&#8217;autre jour Jacqueline du Finistère, dire à la radio : « Maintenant les enfants ne portent même plus leur cartable quand ils vont à l’école. Les parents les portent pour eux. Qu’ils commencent déjà par porter leurs affaires, et ce sera un premier pas vers l’autonomie. » J’ai trouvé ta réflexion pertinente, Jacqueline, et valable pour les enfants des deux sexes. Alors maintenant j&#8217;annonce la couleur franco à la bande de morpions à mes enfants (pardon, c&#8217;est la bière de Noël qui me monte à la tête) : Tu veux que tes vêtements soient lavés ? Déplace ton corps, à l&#8217;aide de tes membres inférieurs, jusqu&#8217;au panier à linge. Et puis sachez-le, mes fils : ce n’est même pas la peine de songer à vous radiner, adultes, avec votre sac de linge sale. Vous irez à la laverie, comme tout le monde. Après avoir passé des soirées et des week-ends, des années durant, à laver vos slips, c&#8217;est sans l&#8217;ombre d&#8217;une pointe de culpabilité que je consacrerai mon temps à des activités plus ludiques et plus gratifiantes. Ne pas demander systématiquement à l’enfant le plus calme (souvent la fille) de venir aider (pour ranger, mettre le couvert). Du calme, du calme, je vous vois déjà me menacer de mettre ma tête au bout d&#8217;une pique et ce serait dommage, j&#8217;étrenne tout juste une coupe de cheveux fort à mon goût, j&#8217;aimerais en profiter quelques jours : ce n&#8217;est pas une vérité absolue, il y a des filles agitées et des garçons calmes. Mais globalement, les garçons sont, assez souvent, plus dans la motricité (courir, sauter, se bagarrer), que dans la contemplation. Enfin je dis cela, me basant sur l&#8217;expérience de Lapin et Chaton, dont le passe-temps favori est de se poursuivre en hurlant et en se jetant des jouets à la tête. Quand on est parent, c&#8217;est une tentation de facilité de demander à son enfant calme de venir aider à mettre la table, et de laisser l&#8217;excité à ses transes destructrices, en se disant qu&#8217;il va tout casser et qu&#8217;il faudra répéter la demande x fois pour être obéi. C&#8217;est vrai, quand je veux que le couvert soit mis, le plus simple pour moi est de demander à Poupette de le faire. J&#8217;entends « Oui maman », et cinq minutes après, l&#8217;affaire est réglée (une fois qu&#8217;elle a sorti ses écouteurs de ses oreilles). Mais en répétant cela je lui apprendrais surtout, que ses loisirs sont moins importants que ceux de ses frères, et j&#8217;apprendrais aux petits qu&#8217;une femme peut (et doit) tout faire à leur place. Alors oui : il faut répéter la demande. Oui : c&#8217;est fatigant et pas facile. Non : il ne faut pas lâcher.  Valoriser la sensibilité et l’expression chez les garçons. Il n&#8217;y a pas que l&#8217;exploit physique dans la vie. Courir vite, c&#8217;est bien, (un chien le fait aussi, d&#8217;ailleurs) mais lire un livre calmement, c&#8217;est très bien aussi (et le chien, hein ? Non). Parler de ses états d&#8217;âme, raconter ce que l&#8217;on a fait à l&#8217;école et faire l&#8217;effort de s&#8217;exprimer, c&#8217;est très bien (Ce qui nécessite un parent attentif et occupé à autre chose qu&#8217;à pianoter sur son portable ou à regarder les excellents programmes télévisés de la tranche 18h-21h). Jouer à la poupée ou à la dînette quand on est un petit garçon ne signifie pas qu&#8217;on va immédiatement perdre ses testicules par un inexplicable phénomène de dessiccation subite. Cela signifie juste que l&#8217;on s&#8217;entraîne à manifester de l&#8217;affection, ou à vivre en toute autonomie quand on sera un grand garçon. Exit aussi les réflexions du style « un garçon ça ne pleure pas » qui aboutit à un homme mutique et incapable de communiquer, « les poupées c&#8217;est pour les filles » pour un futur père mal à l&#8217;aise avec les bébés, etc&#8230; Je me pose aussi la question du pourquoi certaines femmes semblent avoir assimilé que la virilité est supérieure à la féminité. J&#8217;ai régulièrement entendu des femmes dire qu&#8217;elles préféreraient avoir un garçon plutôt qu’une fille. Cela m’interroge toujours, tellement je trouve cela complètement archaïque. En dehors de raisons psychologiques liées à l’histoire personnelle de chacune, garçon ou fille, quelle importance ? Qu&#8217;on ait un avis tranché sur un sac à main ou des boucles d&#8217;oreille, je le conçois aisément, il s&#8217;agit là de quelque chose de sérieux, mais sur le sexe de son futur enfant&#8230; Est-ce qu’elles ont besoin d’avoir un homme rien qu’à elles, ont-elles une revanche à prendre sur le masculin ? Peut-être qu’un petit garçon leur permet de retrouver une certaine domination sur un homme. Sinon pourquoi un garçon serait-il mieux ? Parce que c’est chouette, d’avoir un pénis ? Parce qu’il peut jouer à celui qui fait pipi le plus loin ? Parce que ce pénis est un insigne de pouvoir ? Admettons que des siècles et des siècles de patriarcat aient formaté le cerveau féminin et qu&#8217;elles aient intégré la croyance qu&#8217;elles valent moins qu&#8217;un homme. Une sorte de syndrome de Stockholm du machisme. Mais quand même, by the way, on est en 2018, non ? Réveillez-vous les filles ! L&#8217;infantilisation des hommes. Un autre aspect du problème -non, aïe, les pavés ça fait vraiment mal- est que certaines femmes semblent -parfois- infantiliser leur conjoint. « Mais il faut vite que je rentre, il ne saura pas se faire à manger ». On pense qu&#8217;elles parlent de leur petit-enfant, ou de leur chien, mais non : elles parlent de leur mari. Imaginez un peu : « Décès tragique à Trifouillis-les-Orgues. Robert, un fringant retraité de 67 ans, a été retrouvé mort dans sa cuisine, devant le frigo et le placard pleins, incapable d&#8217;ouvrir un paquet de jambon et de cuire ses coquillettes. Sa femme l&#8217;avait abandonné à l&#8217;heure du dîner. L&#8217;émotion est à son comble dans ce petit village de 517 habitants. « On ne comprend pas pourquoi elle lui a fait ça », confie Gérard, un ami d&#8217;enfance de la victime, visiblement très ému. « Elle avait pourtant l&#8217;air de tenir à lui », ajoute-t-il en étouffant un sanglot. Le parquet a ouvert une enquête pour tentative d&#8217;homicide, l&#8217;épouse est actuellement en garde à vue. » Non, vraiment, aucun être humain sain d&#8217;esprit et libre de ses mouvements ne se laissera mourir de faim, c&#8217;est comme une fourmi de dix-huit mètres avec un chapeau sur la tête, ça n&#8217;existe pas. Alors que faire ? Arrêter de penser qu&#8217;une fille, c&#8217;est bien du souci, alors qu&#8217;un garçon, c&#8217;est trop fastoche. Une réflexion qui revient souvent au détour des conversations est « Oh, un garçon, c’est mieux, parce qu’à l’adolescence comme ça, je serai plus tranquille ». Sous-entendu : ce n’est pas une fille qui se fera engrosser par le premier venu, pas de souci, on n’a pas à gérer les conséquences, qu’il fasse ce qu’il veut. A la limite, pas besoin de l’éduquer. Une fille, par contre… il faudra lui apprendre à bien se tenir, à être responsable, à ne pas provoquer, à ne pas sortir tard, à ne pas aller n&#8217;importe où, à rester vigilante, à faire attention à la manière dont elle se tient, dont elle s’habille, dont elle regarde. C’est beaucoup de tracas pour des parents. Élever un garçon serait donc le laisser pousser comme une plante folle et irresponsable, sans qu&#8217;il n&#8217;ait jamais à évaluer les conséquences de ses actes. Il y aurait, sur le chapitre de l&#8217;éducation affective et sexuelle des adolescents, des pages et des pages à écrire. Et la charge mentale ? Bref, avec tout ça, je me suis éloignée de mon histoire de charge mentale. Mais elle découle en droite ligne de tous ces comportements inculqués depuis la plus tendre enfance aux petits garçons. Et bien la...</p>
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