<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>enfants Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
	<atom:link href="https://prgr.fr/tag/enfants/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://prgr.fr/tag/enfants/</link>
	<description>La vraie vie d&#039;une famille recomposée et nombreuse ! Humeurs, désastres, humour, élucubrations et lectures en vrac.</description>
	<lastBuildDate>Wed, 01 Jan 2020 13:27:28 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://prgr.fr/wp-content/uploads/2019/04/cropped-PRGR-avatar-32x32.png</url>
	<title>enfants Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
	<link>https://prgr.fr/tag/enfants/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">149443070</site>	<item>
		<title>Au fil de l’eau #1</title>
		<link>https://prgr.fr/au-fil-de-leau-1/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=au-fil-de-leau-1</link>
					<comments>https://prgr.fr/au-fil-de-leau-1/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Petitsruisseauxgrandesrivières]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Dec 2018 05:30:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au fil de l'eau]]></category>
		<category><![CDATA[enfants]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[vie personnelle]]></category>
		<category><![CDATA[vie quotidienne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://prgr.fr/?p=1717</guid>

					<description><![CDATA[<p>Vous commencez à me connaître, je suis une vile opportuniste doublée d’une copieuse. J’ai donc décidé, que j’allais pompeusement inaugurer une nouvelle rubrique dans le droit fil des Chroniques, Delirium, Etincelles, Flashback, Ni queue ni tête &#38;Co de mes consœurs,  ce qui me permettra de publier à peu de frais avec des rogatons inutilisables, un peu comme on colle tous les restes de plats dans le gratin du dimanche soir. J&#8217;appellerai cela « Au fil de l&#8217;eau ». Je ne vous fais pas un dessin : eau&#8230; ruisseaux&#8230; rivières&#8230; Vous avez compris. MAIS, mais mais mais… Attention. Évidemment, ce ne sera pas mensuel. Ni le premier du mois. Ni régulier. Ça me prendra, paf ! Comme une mauvaise gastro. Et ce sera aussi l’occasion de vous annoncer toutes sortes de scoops bouleversants ET passionnants. Scoop bouleversant numéro 1 : Je pensais à ouvrir une page supplémentaire sur mon site, dans laquelle je mettrai des recettes, des livres que j’aime, des films qui me font pleurer, des articles qui m&#8217;enthousiasment, des pensées époustouflantes, des trucs et astuces. Quelque chose qui remplacerait un abonnement combiné à Elle, Avantages, Marie-Claire Idées et Télérama. Par exemple, je crois bien que je vais y mettre ma recette de crème au chocolat trop bonne et trop fastoche. Qu’en pensez-vous ? C’est moisi ou c’est inouï ? Scoop bouleversant Numéro 2 : Je me demande s’il serait opportun ou non, d’ouvrir une page Facebook dédiée à ce blog. Je vais donc lister les arguments pour et contre afin d’y voir plus clair (bienvenue dans mon cerveau) : Contre : Tout le monde a déjà des myriades de pages à suivre, Page parmi les pages, je me retrouverai aussi perdue qu’une goutte d’eau en Atlantique. Et puis avec leur algorithme à la noix, qui me verra vraiment apparaître dans son fil d&#8217;actu ? A quoi cela sert d’être, de manière redondante, sur Facebook, Instagram, Pinterest, WordPress, Hellocoton ? Pour : … Ben… Je ne sais pas en fait. Faire comme tout le monde ? En profiter pour harceler vos contacts ? Ramasser des pseudo-followers qui me masqueront dans leur fil d’actualité ? Comme je suis démocrate, je vous laisse la parole :  Scoop bouleversant Numéro 3 : Je vais passer à une fréquence de publication bimensuelle. Pourquoi ? Parce que quand je publie, je passe les trois jours suivants à guetter fébrilement vos réactions; Puis les deux jours d&#8217;après à m&#8217;en remettre. Et les deux derniers jours à me demander en claquant des dents, « Mais que vais-je bien pouvoir leur raconter ! » Afin d&#8217;éviter le burn-out bloguesque, je vais donc ralentir le rythme de mes articles. Oui, je sais. Les boîtes de mouchoirs sont juste là. Je préfère que vous me désiriez, plutôt que vous vous lassiez. Hé oui, je suis comme ça. Scoop bouleversant Numéro 4 :  Ça y est, nous y sommes : si chacun de mes visiteurs mensuels uniques me donnait un euro par mois, je pourrais m&#8217;arrêter de travailler. Ne vous emballez pas : je serais quand même moins payée que Carlos Ghosn, du temps où ce fripon n&#8217;était pas derrière les barreaux. Mais je ferais là, grâce à vous, un acte citoyen et solidaire en libérant un emploi. Alors, ne soyez pas radins.  Métaphysique familiale : Vous avez sans doute remarqué que je parle moins de nos aînés. Non pas parce que je les aime moins que Tic et Tac ; mais ils arrivent à un âge où leurs personnalités s’expriment, leurs questionnements se font plus intimes et je ne peux pas répandre sur la place publique le contenu de leurs âmes. Néanmoins, sachez que l’ère de la métaphysique est ouverte chez nous, avec en vrac, pour les quatre : La réflexion sur l’origine du mal chez Poupette La complexité de la psychologie féminine chez Loulou La prise de conscience de sa finitude chez Chaton ; non, il n’est pas immortel. Le caca boudin pour Lapin. Oedipe, sors de ce corps ! Mon petit Chaton est en ce moment extrêmement câlin, complimenteur, doux, attentionné, charmant, et adorable. Et dire que cela va durer encore un peu, et qu&#8217;ensuite ce sera le tour de Lapin&#8230; Je me pâme. Y’a pas de doute, l’hiver, c’est fatigant. Je m’en suis rendu compte le soir où, cherchant un peu de lecture avant d’aller dormir, j’ai hésité entre « L&#8217;Art de Perdre » d’Alice Zeniter et « Le Lambeau » de Philippe Lançon, pour finalement attraper et lire avidement « Tralalire » (que j&#8217;ai fini dans la soirée). C’est ce qui correspond le mieux à mon état cérébral actuel, proche de la liquéfaction.  Les contre e-Fluents 2018. Vous savez (ou pas) que se tenait, les 27 et 28 novembre à Paris, le salon des Influenceurs : en gros, toutes les blogueuses (car ce sont surtout des femmes) de France et de Navarre dotées d’un public conséquent, sont invitées à se faire draguer par des marques afin de vanter ensuite auprès de leurs abonnés, les produits (inutiles) des exposants. C’est également une bonne occasion de faire une razzia de cochonneries en plastique d’objets promotionnels divers que l’on refourguera avec élégance comme cadeaux de Noël à sa belle-mère. Je n’y étais pas invitée, mais peut me chaut (du verbe chaloir). Nous avons fait mieux ! Après un échange d’environ cinquante-huit mails, des tractations à n’en plus finir, une organisation digne du G20 pour caser nos dix-huit enfants cumulés, nous avons réussi à nous retrouver à sept -nombre parfait et biblique s’il en faut- durant deux heures et demie pour une rencontre IRL : Picou, Maman Lempicka, Cécilia, Maman BCBG, Améliejeanne, moi-même et Agnès du Blog Quatre Enfants. Oui, elle a quatre enfants -je précise, car après tout les Trois Mousquetaires étaient quatre. Et donc, le bouquin d&#8217;Agnès sort en janvier prochain. Nous l’écoutions, la langue sur les genoux, et je pense qu’au moins six d’entre nous rêveraient de l’imiter. Bref, cette rencontre fut l’occasion, d&#8217;expérimenter que les réseaux sociaux peuvent déboucher sur des rencontres et des amitiés réelles, et d’apprendre plein de nouvelles renversantes sur chacune. À ce sujet, je resterai muette telle la carpe aphone, même si vous tentez de me corrompre -à moins que vous n&#8217;y mettiez vraiment le prix. A refaire sans modération ! Petit blagueur. Lapin continue à faire des siennes avec humour et finesse. L’autre jour, alors que nous révisions pour l’école le lendemain « Au feu les pompiers » et que je chantais avec entrain, il m’a regardée avec affection, les yeux rieurs, puis à une vitesse fulgurante, m’a enfourné de son index grassouillet une crotte de nez dans la bouche. Cet enfant m’étonnera toujours. Merci ! Pour l’accueil que vous fîtes à mon article sur l&#8217;épanouissement au travail, j’ai longuement hésité à le publier de peur de vous ennuyer au point que vous vous désabonnassiez. Jésus Marie Joseph, je ne m&#8217;attendais pas à un tel déferlement -que je qualifierais d&#8217;historique- de visiteurs (principalement grâce à ceci et à cela). Merci Agnès 🙂 L&#8217;énigme du Selfie&#8230; Au restaurant avec mon chéri la semaine dernière, nous immortalisions ce mini-événement. Regardant le résultat, je lui dis : « Pfff, vraiment je ne suis pas photogénique », espérant en retour un « Mais non ma chérie, tu es absolument ravissante comme toujours ». Et que me répondit-il ? « Ah oui, c&#8217;est dingue, d&#8217;ailleurs pour avoir une photo potable de toi, il faut que j&#8217;en prenne une bonne dizaine, et encore ». Dois-je le quitter ou attendre mon anniversaire, pour voir s&#8217;il se rattrape de sa muflerie ? Ceci m&#8217;amène à cela : 1/ À l&#8217;heure des réseaux sociaux, est-il plus important d&#8217;être photogénique (réponse A) ou réellement beau (réponse B) ? Ça se discute. 2/J&#8217;ai la consolation de me dire qu&#8217;on ne peut qu&#8217;avoir une bonne surprise en me rencontrant dans la vraie vie; Ce n&#8217;est pas le cas de tout le monde; 3/ Si quelqu&#8217;un a une méthode pour grossir sélectivement des joues, je suis preneuse (tout cela est la faute de mes joues creuses). Jour de deuil et jour de joie. Ce week-end, c’était mon anniversaire. J’ai donc… euh, j’ai donc… un an de plus. Pour l’occasion, Lapin le terrible m’a gratifiée d’un câlin extra-long de trois minutes et demie, ses prunelles sombres et son petit nez doux comme un museau de faon tout contre ma joue. Chaton m’a offert toutes sortes de minuscules découpages de papier dans des enveloppes, et même une baudruche rose Leader Price donnée par l’hôtesse de caisse. Il m&#8217;a également acheté un gros paquet de bonbons, mais arrivé à la maison il a commencé à les manger car, m’a-t-il dit, « ceux-là tu ne les aimes pas, tant pis ». Poupette et Loulou m’ont offert leur affection et leurs bons souhaits, le reste sera retenu sur leur argent de poche. L’homme de ma vie m’a emmenée passer une luxueuse après-midi détente et une soirée gastronomique rien qu’avec lui. J’ai donc réfléchi : je ne le quitte pas et lui pardonne l’histoire du selfie. Les enfants étaient gardés par Papi, celui du frigo pourri. Tout le monde était vivant  et indemne à notre retour : j’appelle cela une preuve de l’existence de Dieu.  Le marathon de Noël : Pinterest, vends-moi du rêve. Motivée à bloc afin de préparer Noël dans la joie et la créativité avec mes enfants, je me suis inspirée des trouvailles de mon compte Pinterest.  Résultat : J&#8217;imaginais une déco fantaisiste et poétique, d&#8217;étoiles et de sapins blancs délicatement ornés de quelques touches d&#8217;or. Je me retrouve avec des formes mal foutues et vaguement peinturlurées, que je me sentirai obligée d&#8217;accrocher quand même au sapin par égard pour le temps passé dessus, et parce qu’il faut bien faire plaisir aux nains, mais bon… Je crois bien que je vais plutôt aller faire un tour (seule) chez Truffaut. Les gens sont aux taquets, dans la blogosphère. J&#8217;ai vu défiler une bonne vingtaine de sapins de Noël, prêts le premier décembre à quatorze heures pétantes. La compétition est féroce pour gagner la palme du plus beau calendrier de l&#8217;Avent. Alors si vous vous posez la question : non, je n&#8217;ai pas encore fait le sapin. Ni acheté le calendrier de l’Avent. Ni acheté aucun cadeau de Noël. Ni même réfléchi à en acheter. Ni même envisagé de me pencher sur la question. C&#8217;est beaucoup trop tôt, j&#8217;attends le 23 au soir, comme tous les ans. On est large. Murmurations. Vous savez, j&#8217;avais parlé de ces nuages d&#8217;étourneaux qui oscillent dans le ciel. Il se trouve que cette question n&#8217;est pas si débile que cela, car j&#8217;ai appris que les nuages d&#8217;étourneaux (et les bancs de poissons) étaient étudiés en intelligence artificielle afin de modéliser les interactions sociales aléatoires. Et deux jours après : je tombe sur cette belle vidéo de murmurations d&#8217;étourneaux (car oui, cela s&#8217;appelle des murmurations). C&#8217;était le paragraphe culture et placement de produit. À propos de placement de produits, j&#8217;opère une subtile transition : Ma fille grandit. L&#8217;autre jour, alors que je lui annonçais d&#8217;un air dégagé avoir été contactée pour faire des articles sponsorisés, elle me répond « Ah oui, du placement de produits ? » Placement de produits&#8230; Mais comment connais-tu ce terme, petite dévergondée ? « Ben, je le connais depuis la sixième, maman, m&#8217;enfin » me répond-elle avec aplomb, ni honteuse ni déconfite. Mais comment est-ce possible ? Moi-même je ne connais ce mot que depuis quarante-huit heures, insolente. Bref : je dois me rendre à l’évidence, c’est une adolescente. Sur ses photos, on la confond avec moi. Nous avons fait un test d&#8217;âge mental ensemble : elle a 42 ans, et moi 35. Fini les robes à smocks, le rose et le violet. Elle s’habille au rayon femme. Aussi, je m&#8217;étonnais de voir disparaître de ma trousse certains produits de maquillage, et j&#8217;avais accusé Chaton et Lapin de les avoir subtilisés pour leurs expérimentations en arts plastiques (ils ont pour cela passé une semaine enfermés dans le garage, mais chut #stopVEO). En fait, non : c&#8217;est ELLE la coupable. La concurrence est là. Il va falloir défendre mon bifteck.  Par contre, elle a toujours des poux ! MOU-A-A-A-AH ! &#160; Et voilà, c&#8217;est terminé pour ce premier numéro au fil de l&#8217;eau. Si vous avez des questions, des récriminations, des demandes, des idées d&#8217;articles pour me faciliter la tâche, je suis toute ouïe. Je vous claque des...</p>
<p>L’article <a href="https://prgr.fr/au-fil-de-leau-1/">Au fil de l’eau #1</a> est apparu en premier sur <a href="https://prgr.fr">Les petits ruisseaux font les grandes rivières</a>.</p>
]]></description>
		
					<wfw:commentRss>https://prgr.fr/au-fil-de-leau-1/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>64</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">1717</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Comment j&#8217;ai failli devenir célèbre</title>
		<link>https://prgr.fr/devenir-celebre/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=devenir-celebre</link>
					<comments>https://prgr.fr/devenir-celebre/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Petitsruisseauxgrandesrivières]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Nov 2018 22:16:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[marmots]]></category>
		<category><![CDATA[caca culotte]]></category>
		<category><![CDATA[enfants]]></category>
		<category><![CDATA[téléréalité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://prgr.fr/?p=1512</guid>

					<description><![CDATA[<p>La semaine dernière, j&#8217;ai failli devenir célèbre.  Pas un peu célèbre, voyez-vous, mais carrément célèbre. Style, mes voisins m&#8217;auraient demandé des autographes, des nuées de flashs m&#8217;auraient aveuglée à ma sortie de l&#8217;immeuble quand j&#8217;accompagne les enfants à l&#8217;école, je vivrais mes lunettes de soleil Monoprix vissées sur le nez, et la caissière du Leader Price me ferait profiter d&#8217;un bon de réduction de 5€ avec un clin d&#8217;oeil appuyé. On est sur du lourd, donc. De la célébrité qui change la vie.  Vous vous demandez sûrement, « mais comment c&#8217;te meuf qui passe son temps dans les lessives, quand elle ne trie pas ses déchets recyclables avec un yaourt étalé sur la figure et de l&#8217;huile sur la tête, pourrait-elle être célèbre ? »  Hé bien, parce qu&#8217;une personne m&#8217;a écrit un message circonstancié, pour ME faire une proposition: participer à un documentaire sur les familles nombreuses, ou recomposées. Bingo, je coche les deux cases. Non, pas pour Arte. Non, pas France 5. TF1 ? Non, j&#8217;ai quand même un minimum de principes. Bon, peu importe la chaîne d&#8217;ailleurs. Une chaîne de télé de la TNT, voilà. Toute gonflée d&#8217;importance, j&#8217;ai récupéré Lapin et Chaton, un sourire béat accroché à mon visage en dépit de la bise aigrelette, et je suis rentrée en mon doux logis. C&#8217;est en chantonnant que je les ai mis à jouer, et en fredonnant que j&#8217;ai commencé à préparer le dîner, remplie de bienveillance comme à chaque fois qu&#8217;il m&#8217;arrive une chose extraordinaire (Chacun son étalon pour mesurer l&#8217;extraordinaire. Un rien me réjouit). Je me voyais déjà en haut de l&#8217;affiche, en dix fois plus gros que n&#8217;importe qui mon nom s&#8217;étalait. Et puis, j&#8217;ai appelé mon mari et je lui ai conté cette fabuleuse histoire. Bon, voilà, Vous vous doutez de ce qu&#8217;il m&#8217;a dit, en résumé, « No way ma cocotte, non mais est-ce que tu trouves vraiment qu&#8217;on ressemble à Jean-Edouard et Loana ? » Mes rêves de célébrité se sont évaporés comme neige au soleil et ma carrière télévisuelle a été tuée dans l&#8217;oeuf par l&#8217;homme à qui j&#8217;ai uni ma destinée pour la vie. Moi, je trouve quand même qu&#8217;il y a de quoi ébranler un couple moins solide que le nôtre, mais passons. Je lui pardonne volontiers cette petite incartade. Vu que malgré tout il n&#8217;y connaît pas grand chose (car lui, sa spécialité c&#8217;est plutôt de sauver le monde), je décidai de convoquer illico presto deux spécialistes de la question : CéciliaAcidulée et Frau Pruno, blogueuses d&#8217;envergure, de talent et de renom. Ni une ni deux, elles prirent sur le champ leur sac à main et chaussèrent leurs ballerines Repetto, l&#8217;une s&#8217;inventant une formation dans le coin, et l&#8217;autre prétextant un week-end en amoureux à Paris avec son mari (personne ne fut dupe). Nous nous retrouvâmes dans un petit troquet discret sis dans une ruelle des bas-fonds de Paris. Quand je leur exposai mon problème, Cécilia vida cul-sec son mojito et s&#8217;écria : « Mais surtout pas, malheureuse, tu vas finir crucifiée au pilori de la honte ! » et Frau Pruno rajouta : « Ach So, che te le dégonseille vormellement, zinon tu auras eine große problem  ! » Avant de croquer énergiquement dans sa cinquième saucisse. Moi qui pensais faire oeuvre utile, En apportant à tant de jeunes mamans espoir et joie par mon témoignage de mère de famille avisée et épanouie; Moi qui pensais pouvoir, sur le plateau de Laurent Ruquier où je n&#8217;aurais pas manqué d&#8217;être invitée en même temps que le prochain Goncourt (qui au passage m&#8217;aurait filé le 06 de son éditeur), claquer le beignet à cette harpie de Christine Angot, et laver les affronts multiples qu&#8217;elle a infligés à toute une tripotée d&#8217;invités ! MOI, la fille cachée de mère Teresa et de Lancelot du Lac, afin que je leur rende justice ! Mais en fait, la suite de la semaine leur a donné raison à tous les trois. En effet, le soir suivant, Chaton fort affairé à ses multiples activités, laissa passer le moment critique pour se rendre sur la chaise percée. Il fut pris de vitesse par son étron, qui élut domicile de manière précipitée dans son slip. Pendant ce temps, j&#8217;étais tranquillement en train de cuire une dernière crêpe (Pure bonté de ma part, qui m&#8217;avait valu des regards embués et des petits cris de reconnaissance). Alertée par ses hurlements de détresse, je lâchai ma louche et me précipitai pour découvrir la situation : mon fils se trouvait in a very deep shit. Rodée par la désinfection du frigo de Papi cet été, c&#8217;est en un tournemain que je fis ce qu&#8217;il fallait faire, et quelques instants plus tard Chaton clapotait dans une baignoire d&#8217;eau chaude et parfumée. « Quel dommage me dis-je, je viens de gérer ça comme une cheffe, avec un calme olympien, je les aurais tous épatés dans le documentaire », et je maudis (un petit peu) mon mari. Puis je m&#8217;attelai au plus délicat : le nettoyage du slip dans le lavabo, tout en surveillant mes garçons. Bon, comment dire, c&#8217;était chargé. Je ne vais pas vous faire un dessin, pour la plupart vous faites partie de la grande communauté des Initié-e-s au caca mou. Pour plus d&#8217;informations, vous pouvez vous reporter à cet excellent livre, Le charme discret de l&#8217;intestin. Mais quand on a quatre enfants, on en a vu d&#8217;autres. Hop, je vidai le lavabo pour attaquer le premier rinçage. Mais que vois-je ? Il semblerait que le lavabo soit bouché ? Serais-je toujours maudite quand il m&#8217;arrive une aventure puante ? Les enfants, NE TOUCHEZ À RIEN, je reviens. Le temps de remettre la main sur la ventouse-débouche évier, et floutch floutch floutch&#8230; Rien ne se passe. Ah. Et comment je fais, là maintenant, avec ce lavabo rempli de&#8230; mousse au chocolat ? Les enfants, NE TOUCHEZ À RIEN, je reviens. Je cherche, je cherche, évidemment la trousse à outils se trouve dans le coffre de voiture de mon mari, parce que c&#8217;est SA trousse à outils à LUI, et qu&#8217;elle a sûrement des testicules, ceci explique cela, et moi, je n&#8217;ai qu&#8217;un petit bâtonnet en buis pour repousser les cuticules (ça rime !). Je suis sûre que McGyver se débrouillerait très bien avec ça. Allez, c&#8217;est parti ! NOOOOON MALHEUREUX REPOSE ÇA IM-MÉ-DIA-TE-MENT OU JE TE DÉSHÉRITE ! Lapin, cet angelot joufflu et farceur, était en train de jouer à tapoter la tête de Chaton avec la ventouse débouche-évier. « Caca-boudin !  » me dit-il avec un large sourire. Ah ça oui mon enfant ! je te le confirme. (Après la période chat, Lapin est dans sa période caca-boudin : il dit caca-boudin comme les gens du Sud disent putaing-cong, à chaque phrase). Une fois désarmé avec des précautions semblables à celles prises par la tête de colonne du GIGN en intervention anti-terroriste, je retournai à mon siphon : et que je te le démonte, et que vite fait, à l&#8217;aide du bâtonnet à cuticules, hop, j&#8217;extrais le paquet de cheveux de Poupette (Note : penser à lui faire raser la tête prestement). Je fis également un shampoing aux enfants. Par précaution. Après réflexion, et bien qu&#8217;écologiquement ce geste soit contestable, je jetai -à regrets- le bâtonnet à cuticules. Ne restait qu&#8217;à désinfecter le tout, lavabo, slip, poignées de portes à grand renfort de vinaigre blanc, et à lancer la lessive. Mais comme on ne peut pas laver des slips chocolatés et être à la cuisine, malheureusement, la crêpe avait brûlé.  Alors voilà, du coup je suis certaine que si l&#8217;équipe de tournage avait été là ce soir-là, ils m&#8217;auraient fait passer pour une mégère dépassée par les événements, à l&#8217;hygiène suspecte, nulle en cuisine et en dressage pardon, en éducation. Donc en fait, je pense que mon mari avait raison : En même temps, il ne peut pas avoir tout le temps tort, n&#8217;est-ce-pas ? Cette séquence passerait moyen à la télé. On les connaît, ces journalistes : tous des pervers qui ne cherchent qu&#8217;à nuire aux honnêtes Français qui payent leurs impôts. Peut-être qu&#8217;au lieu de me demander des autographes, les voisins me jetteraient des œufs pourris et me hueraient dans la rue. Je serais la risée des réseaux sociaux, ma fille aurait tellement honte qu&#8217;elle me renierait et je finirais ma vie misérablement, imbibée d&#8217;alcool et poussant un caddie rempli de vieux sacs dans la rue. &#160; Alors finalement, j&#8217;ai répondu non.</p>
<p>L’article <a href="https://prgr.fr/devenir-celebre/">Comment j&rsquo;ai failli devenir célèbre</a> est apparu en premier sur <a href="https://prgr.fr">Les petits ruisseaux font les grandes rivières</a>.</p>
]]></description>
		
					<wfw:commentRss>https://prgr.fr/devenir-celebre/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>67</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">1512</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Le chemin de l’école : a long long way to run</title>
		<link>https://prgr.fr/chemin-ecole-long-long-way-to-run/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=chemin-ecole-long-long-way-to-run</link>
					<comments>https://prgr.fr/chemin-ecole-long-long-way-to-run/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Petitsruisseauxgrandesrivières]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Oct 2018 04:30:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[activités]]></category>
		<category><![CDATA[aller à l'école]]></category>
		<category><![CDATA[école]]></category>
		<category><![CDATA[enfants]]></category>
		<category><![CDATA[hémorroïdes]]></category>
		<category><![CDATA[jouer dans la rue]]></category>
		<category><![CDATA[périscolaire]]></category>
		<category><![CDATA[ramasser marrons]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://prgr.fr/?p=1433</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nous avons un long chemin à parcourir pour aller à l&#8217;école, et en revenir. À vue de nez, je dirais… Oh, au moins 150 mètres. Etant écologiste dans l’âme, j’y vais à pieds bien évidemment, tirant Lapin d’une main, remorquant Chaton de l’autre. Le matin, ça peut aller. La joie d’apprendre, l’amour de leurs institutrices et l’impatience fébrile de retrouver les petits copains et copines dans la cour leur donnent des ailes. Le trajet s’effectue en un temps acceptable, même s’il est sujet à quelques négociations entre les deux frères : qui appelle l’ascenseur, qui appuie sur le bouton du rez-de-chaussée, qui ouvre la porte du hall, puis celle de l&#8217;entrée. Telle Saint Louis sous mon chêne, j’ai intérêt à tenir droite la balance de la justice, sans bandeau sur les yeux, afin que la paix règne dans la fratrie. Lors du retour, par contre, cela se corse. J&#8217;ouvre ici une parenthèse. Vous ne le savez sans doute pas, mais je fais partie des mères indignes qui limitent au maximum les activités périscolaires de leurs enfants. Début septembre, il y a eu le forum des associations de mon patelin. De ma fenêtre, j’ai vu défiler des régiments de parents tenant par la main des régiments d’enfants,  marchant d&#8217;un pas ferme, rapide et déterminé, afin d’arriver les premiers pour inscrire leur enfant, qui à la danse, au judo, à la guitare ou au kung-fu. En les regardant tous, affairés et heureux, je me disais : « Waouh, quelle pêche ils ont, tous ces parents ! Quel dévouement ! Ils se décarcassent pour que leur enfant fasse fructifier ses dons, qu’il s’accomplisse, qu’il s’épanouisse ! Moi aussi j’aimerais bien que mes enfants deviennent plus beaux, plus forts, plus intelligents que les enfants de mes voisins ou de mes amis, ou même que mes neveux et nièces (Ouais, parfaitement). Mais j’ai trop la flemme. » Pourquoi ce hors-sujet qui me vaudrait un 2.5/20 en rédaction ? Hé bien parce qu’en plus de la flemme, j’ai une autre raison encore plus valable : chez moi, c’est activité périscolaire tous les soirs. Ah Ah ! Ça vous en bouche un coin, non ? Tout d’abord entendons-nous bien sur une définition : le périscolaire, comme son nom l’indique, c’est ce qui se trouve autour de l’école, avant et après. Lapin et Chaton ne vont donc pas à la baby-gym, ni au baby-swim, ni au baby-judo, ni au baby-poney. Mais croyez-moi, des activités autour de l’école, surtout après, il y en a des tonnes. Le ramassage de marrons La période est propice au ramassage quotidien des marrons. Une bassine en contenant environ 3.5 kg trône dans la cuisine. Il y a des marrons gros, petits, moyens, brillants, cabossés, réguliers, aplatis, éraflés, écrasés, avec ou sans la bogue, bref : de quoi soigner les hémorroïdes de toute la famille jusqu’aux cousins au 3ème degré, pour le siècle à venir (comment, vous ne savez pas que les marrons sont excellents contre les hémorroïdes ? Pas tel quel, bien entendu -et surtout pas avec la bogue- mais ils mériteraient de rejoindre mes bons plans -pas très glamour- de beauté low cost) n’insistez pas, je ne vous mettrai pas de photo d&#8217;hémorroïdes Les options alternatives au ramassage des marrons sont celui des glands, ou le soufflage de pissenlits, ou la cueillette de pâquerettes, selon le marché du jour. L’observation des gendarmes Je parle de ceux qui sont rouges à taches noires, pas de ceux qui sont bleus à bandes blanches et ne se trouvent, d&#8217;ailleurs, qu&#8217;en zone rurale. En ce moment les gendarmes se rassemblent en nombre. D&#8217;une part pour copuler, au vu du nombre effarant de bébés-gendarmes, mais également je suppose, en vue de leur hibernation. Au printemps, c&#8217;est plutôt la course aux papillons; par temps de pluie, la chasse aux escargots. Et parfois même, l&#8217;observation entre répulsion et fascination des limaces rousses et baveuses. Un petit Parisien pourrait, bien entendu, varier les plaisirs et se livrer à la chasse aux souris, rats et cafards dans le métro; ou même, à la chasse aux punaises de lit, joignant l&#8217;utile à l&#8217;agréable. &#160; Le décompte des crottes de chien Là, je l’avoue, c’est risqué. Néanmoins, il n’y a encore jamais eu d’accident malvenu. Lapin en particulier en est extrêmement féru, et n’hésite pas à aller observer les étrons canins de très près afin d’évaluer leur degré de dessication. (je suis un être sensible et délicat, et je n&#8217;ai pas trouvé d&#8217;images gratuites de crottes de chien sur pixabay. Je ne vais pas non plus payer pour une image de crotte, hein) Les sports de rue Mes deux rejetons pratiquent également la marche en équilibre sur les rebords de trottoir (parce qu’il y a des crocodiles à gauche et à droite), et le cardio-step en montant et descendant 25 fois de suite les escaliers de la petite résidence près de la boulangerie. &#160; L’achat du pain ! La boulangerie justement ! Le moment tant attendu où leurs petites mains savamment encrassées par les précédentes activités se tendent avidement vers la baguette craquante, tiède et parfumée ! Au passage, ils essayent toujours de négocier l’achat d’un bonbon ou d’une tartelette aux framboises, mais à 4€20 la tartelette, autant vous dire que ce n’est pas tous les jours qu’elle atterrit dans leurs estomacs. Et après, on se demande pourquoi la boulangère a-t-elle des écus : à ce prix d&#8217;usurier, c&#8217;est vite vu. Nous avons à présent parcouru 140 mètres très précisément (Seulement). Il nous en reste 150 (Diantre !) pour retourner à la maison et le plus dur reste à venir. &#160; La course sur la place du marché C’est l’étape la plus délicate du retour. Lapin et Chaton partent chacun dans deux directions diamétralement opposées, me laissant les bras encombrés de sacs, manteaux et pulls, marrons, bâtons et cailloux, voire même agrégats de ciments, perchée sur mes talons et inapte à les courser. Je suis donc bonne pour m’égosiller à les appeler. Et glapir en restant digne n’est pas chose aisée, je vous prie de le croire. Pendant ce temps, Chaton a trouvé quelques copains avec lesquelles il tape la discute, quand il ne va pas faire la causette avec les clients du café du coin. Lapin est parti loin, très loin, le plus loin possible, et je sens bien que les passants qui ne me connaissent pas se demandent ce que fait cet individu minuscule, rejeton d’une mère débordée manifestement inapte à le maîtriser et à assurer sa sécurité. Mais je m’en fiche. Il s&#8217;acharne à ouvrir les portes de la grande halle du marché, avec autant de résultat qu’une fourmi qui essaye d’ouvrir un coffre-fort. Finalement, après que j&#8217;aie regardé mes ongles, mis mes cheveux derrière les oreilles, puis dessus, inspecté le contenu de mon sac à main de fond en comble, souri affablement à tous les passants, tourné la tête comme un périscope de sous-marin pour repérer une éventuelle copine, surfé sur les réseaux sociaux, vérifié mes mails et regardé 15 fois les statistiques -maigrelettes- de mon blog, je foule aux pieds ma dignité ou plutôt ce qui en reste, et je beugle comme une poissonnière « CHATOOOOON ! LAPIIIIIIIIN ! JE M’EN VAAAAAAAIS ! » Une fois le mouvement amorcé, le retour se fait sans encombre -enfin presque, avec juste un arrêt tous les 10 mètres pour quémander un morceau de pain. Ouf ! nous rentrons dans l’immeuble, je suis sauvée (300 mètres parcourus, en 20 bonnes minutes; vous comprendrez pourquoi je ne prends pas le risque insensé d&#8217;acheter du pain tous les jours). Non, ce n’est pas toi qui appuies sur le bouton de la porte, non, non, NOOON ! C&#8217;est ton frère ! C&#8217;est malin, il se roule par terre en hurlant maintenant ! Bonsoir Monsieur, non tout va très bien, merci, ils s&#8217;amusent. Vas-y mon chéri, cours à l&#8217;ascenseur, hé, TOI ! Ne le double pas ! Mais c&#8217;est pas vrai, quelle bande de fichues teignes ! Bon, c&#8217;est moi qui appuie sur le bouton de l&#8217;étage, et toc, tant pis pour vous. Ils jettent leurs affaires dans le couloir, rentrent en hurlant et en courant vers leurs jouets, et c&#8217;est reparti pour une bonne heure de  jeu, avant le repas, le cataclysmique repas, le bain, et le brossage de dents, l&#8217;atroce brossage de dents. Dans ces conditions, après tout cet exercice et ces merveilleuses découvertes, est-il réellement nécessaire de les inscrire à une activité périscolaire ? En mon âme et conscience, j&#8217;ai tranché : ce sera non, tant qu&#8217;ils seront infoutus d&#8217;y aller seuls, qu&#8217;ils n&#8217;auront pas appris le théorème de Pythagore et compris que le plus court chemin d&#8217;un point A à un point B est une ligne droite.</p>
<p>L’article <a href="https://prgr.fr/chemin-ecole-long-long-way-to-run/">Le chemin de l’école : a long long way to run</a> est apparu en premier sur <a href="https://prgr.fr">Les petits ruisseaux font les grandes rivières</a>.</p>
]]></description>
		
					<wfw:commentRss>https://prgr.fr/chemin-ecole-long-long-way-to-run/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>22</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">1433</post-id>	</item>
		<item>
		<title>On se tient bien à table !</title>
		<link>https://prgr.fr/on-se-tient-bien-a-table/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=on-se-tient-bien-a-table</link>
					<comments>https://prgr.fr/on-se-tient-bien-a-table/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Petitsruisseauxgrandesrivières]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Oct 2018 06:10:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[marmots]]></category>
		<category><![CDATA[bien se tenir]]></category>
		<category><![CDATA[enfants]]></category>
		<category><![CDATA[manger proprement]]></category>
		<category><![CDATA[repas]]></category>
		<category><![CDATA[se tenir à table]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://prgr.fr/?p=1416</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sans doute avez-vous l’impression que je donne une image quelque peu embellie de ma vie de famille. Et j’avoue ressentir parfois une vague culpabilité face à ce qui est, il faut bien le dire, une escroquerie : sur internet, la vie des autres fait toujours rêver.  Il faut bien sublimer son quotidien, n’est-ce-pas ? Alors voilà, aujourd’hui, c’est décidé : c’est action ou vérité, et j’ai choisi vérité. Je le confesse, je suis une éducatrice totalement défaillante sur le plan de la tenue à table. Oui, ma fierté en prend un coup. Le bain : je gère à peu près. Les cabanes constituées de couvertures, coussins et corbeilles à linge retournées, le tout maintenu par des pinces à linges et rattaché aux fauteuils, chaises, canapés : ça va, je supporte. L’heure du coucher à peu près décente : c’est bon, je coche. La résistance face aux demandes de dessins animés et de bonbons : je suis un roc inébranlable. Mais alors là, la tenue à table, c’est du grand n’importe quoi. J’aurais aimé que mes tablées familiales ressemblent à celles du Capitaine Von Trapp &#8211; bel homme au demeurant -, avec cet alignement fort esthétique de petits enfants bien propres, bien peignés, qui gardent les mains sur la table et la langue dans leur poche; par atavisme familial, sans doute, étant issue d’une lignée où l’on se tient bien à table, depuis des générations, en remontant jusqu’à Charlemagne &#8211; ou presque. Mais non. Il y a eu une rupture de la transmission du concept « bien se tenir à table » entre ma génération et celle de mes enfants. Dès le matin, cela commence, avec Lapin, toujours très en forme. N’a-t-il pas entrepris l’autre jour, de découper ses petits beurres aux ciseaux en tout petits carrés, puis de verser un peu d’eau sur son œuvre pour ensuite trifouiller le tout avec mon peigne qu’il avait habilement subtilisé, profitant traîtreusement de ma douche ? Heureusement, le déjeuner de midi m’est épargné par la cantine. Mais le soir, et le week-end, c’est l’apothéose. Après l’appel du gong « ààààà taaaaable ! », aboutissant au rassemblement familial quinze bonnes minutes plus tard, nous bénéficions d’environ deux minutes de calme relatif. Puis très vite, cela dégénère. Lapin se met debout sur sa chaise, puis tente de grimper sur la table à 4 pattes, car, me dit-il, il est un chat. « Miou, miou ! Si un çat ! » J’ai beau lui expliquer que les animaux ne montent pas sur la table pendant un repas, il n’en démord pas. Il est un chat, il se sent chat, il pense chat et il mange chat : avec les pattes et le museau, directement. Pendant ce temps, Chaton a terminé sa gamelle, et nous dit « bon ben ze vais zouer en attendant le dessert ! », essuie ses mains pleines d’huile ou de sauce tomate sur son T-shirt ou son pantalon (ce qui vaut toujours mieux que le canapé). Nous le rattrapons à grand-peine et le convainquons, après l’avoir ceinturé et ramené énergiquement à sa place, de ne point nous fausser compagnie. Nous sommes donc de nouveau six à table. Fragile victoire ! Loulou se lève soudain sous nos regards ébahis, et quand nous l’apostrophons sur ses intentions, nous répond en haussant les épaules : « Ben ! J’vais faire caca ! » comme s’il s’agissait d’une évidence. Et bien oui, j’ai appris que chez certains, le remplissage du tube digestif par le haut induit automatiquement une vidange par le bas. Prétexte en or pour que Chaton nous dise « moi aussi, ze vais faire caca ! »  et ne lui emboîte le pas pour une fraternelle séance aux toilettes. Chéri, qui remporte des plats à la cuisine, aperçoit soudain une tache sur un mur et s’en va, armé d’une éponge, la nettoyer IMMÉDIATEMENT parce que s’il attend la fin du repas, il risque d’oublier la tache, que la tache risque de ne plus jamais partir, que tout le monde s&#8217;en fiche dans cette maison qu&#8217;il y ait des taches sur les murs, et cette pensée le tourmente à tel point qu’il préfère s’en libérer de suite. Allant ensuite inspecter les garçons aux toilettes, il voit qu’il n’y a plus de papier hygiénique et va donc chercher un rouleau pour les fesses de ses rejetons, puis sort pour jeter le tube en carton aux recyclables. Pendant ce temps, Chaton et Loulou sont revenus une première fois mais ont été renvoyés, en dépit de leurs dénégations, se laver les mains aux toilettes, avec du savon. Ils se rasseyent. C’est le moment que Lapin choisit pour mettre ses pieds sur la chaise de Chaton, qui le repousse. Enchanté, Lapin commence à lui filer des petits coups de talons dans les côtes. Chaton lui colle un coup de poing sur la tête. Lapin hurle, sanglote, vocifère, pendant que sans grande conviction, nous sermonnons Chaton qui à son tour se met à pleurer. De rage, il met sa tête sur ses bras croisés, dans son assiette dans laquelle reste un peu de purée, ou de sauce de salade. Lapin a repoussé violemment son assiette et a fait tomber son verre plein d’eau, une fois de plus, comme à chaque repas ou presque. Si ce n’est pas lui, ce sera de toute façon un autre. Nous l’exfiltrons dans sa chambre afin qu’il médite sur sa conduite inappropriée et en tire les conséquences qui s’imposent. Séchant ses larmes, Chaton profite de la situation pour quémander une petite glace qui lui apporte très rapidement un grand réconfort. Louloute, restée calme et silencieuse, me demande : « Maman, est-ce-que je peux sortir de table moi aussi ? » et là, devant la table désertée, trempée et dégoûtante, je me renfrogne et je lui réponds : NOOOOON TU RESTES A TABLE ET TU SORTIRAS QUAND JE TE LE DIS ! Et oui, la vie est injuste parfois.</p>
<p>L’article <a href="https://prgr.fr/on-se-tient-bien-a-table/">On se tient bien à table !</a> est apparu en premier sur <a href="https://prgr.fr">Les petits ruisseaux font les grandes rivières</a>.</p>
]]></description>
		
					<wfw:commentRss>https://prgr.fr/on-se-tient-bien-a-table/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>40</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">1416</post-id>	</item>
		<item>
		<title>L&#8217;enfant enfin unique</title>
		<link>https://prgr.fr/lenfant-enfin-unique/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=lenfant-enfin-unique</link>
					<comments>https://prgr.fr/lenfant-enfin-unique/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Petitsruisseauxgrandesrivières]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Jul 2018 04:30:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[marmots]]></category>
		<category><![CDATA[enfant unique]]></category>
		<category><![CDATA[enfants]]></category>
		<category><![CDATA[fratrie]]></category>
		<category><![CDATA[petit dernier]]></category>
		<category><![CDATA[vacances]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://petitsruisseauxgrandesrivieres.wordpress.com/?p=974</guid>

					<description><![CDATA[<p>Aujourd&#8217;hui l&#8217;école est silencieuse. Pas de cris d&#8217;enfants, pas d&#8217;agitation sous mes fenêtres à partir de huit heures dix. Traversant la place du marché, je ne vais pas croiser la maman de huit heures trente-deux, celle qui est toujours en retard et tire ses deux petites filles debout sur leurs trottinettes. Les portes du collège sont closes aussi, depuis une grosse semaine. Poupette, Loulou et Chaton sont en congés et vaquent, chacun de leur côté, à leurs occupations estivales. Première colonie de vacances pour Poupette, remplie d&#8217;appréhension et de d&#8217;excitation; Premières vacances sans papa ni maman, avec ses grands-parents, pour Chaton; serein et bravache au départ, mais les coins de sa petite bouche tremblaient quand il a fallu se dire au revoir; Loulou est déjà au soleil depuis plusieurs jours, suivant avec enthousiasme la coupe du monde avec son Papi. Reste dans le fief parental, Lapin, titulaire de l&#8217;exclusivité maternelle. Lapin, son derrière blanc et rebondi à l&#8217;air (acquisition de la propreté oblige),  tototte vissée au bec, déambule d&#8217;un air important dans l’appartement vaste, vide et silencieux. Il n&#8217;en revient pas de tant d&#8217;espace et de calme. Maître incontesté des playmobils et des legos, il devient également pour quelque temps le souverain de sa mère. Pour une fois, pour la première fois, il se retrouve, lui le tout petit quatrième dernier, dans la position d&#8217;un aîné, unique objet de l&#8217;attention. Tranquillité est le maître-mot de ses journées. Personne pour lui arracher un jouet des mains. Personne pour lui verser traîtreusement de l&#8217;eau sur la tête dans le bain. Personne pour contester son choix d&#8217;histoire avant d&#8217;aller au lit ou lui disputer la dégustation du dernier mini-cornet de glace au chocolat. Personne pour le déloger des bras de sa mère. Il en profite à fond. Et moi aussi. -« Mama, coco la mimik ! » -« D&#8217;accord mon Lapin, encore la musique. » -« Mama, veu la patu ! » -« D&#8217;accord mon Lapin, tu vas faire de la peinture » (Au passage admirez ses notables progrès en arts plastiques depuis la dernière fois) -« Assi la Mama, assi la ! » -« D&#8217;accord mon Lapin, je m&#8217;assieds là, à côté de toi ». Et Lapin me tapote gentiment les joues ou me tire un peu les cheveux, tout en chantonnant « joyeux anniversaire » de manière complètement incongrue, car ce n’est l&#8217;anniversaire de personne, mais il aime bien le chanter quand même. Le matin, je n&#8217;ai que lui à préparer. Un petit tour sur le pot, un t-shirt, un slip, un short, et c&#8217;est fini. On met les sandales et c&#8217;est désormais en draisienne et sans couche que Lapin se rend à la crèche, dans l&#8217;air si doux de ces beaux matins de juillet. Ces jours-ci, mon Lapin est mon fils unique, comme s&#8217;il était mon premier enfant. Et cela me rajeunit. Comme si j&#8217;étais une toute jeune maman, comme si mon petit dernier n&#8217;allait pas bientôt rentrer à l&#8217;école et devenir irrémédiablement un grand. Pour encore quelques jours, j&#8217;y crois. Avant que Poupette, bronzée et ravie, Loulou, la mine splendide, et Chaton, poussé comme une tige, ne reviennent remplir l&#8217;appartement de leurs cris et de leurs rires, et ne se précipitent, avec force câlins et baisers, sur leur petit Lapin chéri aux yeux brillants et au sourire de perles, si heureux de retrouver ceux avec qui il doit, pourtant, toujours tout partager. &#160; &#160; &#160; &#160;</p>
<p>L’article <a href="https://prgr.fr/lenfant-enfin-unique/">L&rsquo;enfant enfin unique</a> est apparu en premier sur <a href="https://prgr.fr">Les petits ruisseaux font les grandes rivières</a>.</p>
]]></description>
		
					<wfw:commentRss>https://prgr.fr/lenfant-enfin-unique/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>16</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">974</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Comment je suis devenue du matin</title>
		<link>https://prgr.fr/comment-je-suis-devenue-du-matin/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=comment-je-suis-devenue-du-matin</link>
					<comments>https://prgr.fr/comment-je-suis-devenue-du-matin/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Petitsruisseauxgrandesrivières]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Jul 2018 04:30:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[vie personnelle]]></category>
		<category><![CDATA[avoir du temps]]></category>
		<category><![CDATA[enfants]]></category>
		<category><![CDATA[fatigue]]></category>
		<category><![CDATA[maman]]></category>
		<category><![CDATA[matin]]></category>
		<category><![CDATA[miracle morning]]></category>
		<category><![CDATA[réveil]]></category>
		<category><![CDATA[routine matinale]]></category>
		<category><![CDATA[sommeil]]></category>
		<category><![CDATA[temps libre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://petitsruisseauxgrandesrivieres.wordpress.com/?p=833</guid>

					<description><![CDATA[<p>Jamais je n&#8217;aurais cru pouvoir un jour écrire cela : je suis devenue du matin. D&#8217;aucuns se rouleront de rire par terre en me lisant. Car vous avez devant vous une grosse dormeuse repentie. Durant des années, j&#8217;ai dormi, beaucoup, passionnément, à la folie, avec délices. Je compte sans doute, dans ma généalogie, une marmotte et un ours brun. Poupette a hérité de cette caractéristique. Là où tout a basculé, ce fut à la naissance de Chaton (un peu) et de Lapin (terriblement). Chez moi, c’est mathématique : l&#8217;heure de réveil de chacun de mes enfants est corrélée étroitement à l&#8217;heure de sa naissance. Poupette, née le soir ; adepte de la grasse matinée depuis l&#8217;âge de 2 mois. Chaton, né en début de matinée : se lève à une heure décente. Lapin, né (sans péridurale) avec le soleil levant : me pourrit mes matins avec entrain et bonne humeur, depuis sa naissance. Donc, fatalement, je suis devenue du matin, à mon corps défendant, une baïonnette dans le dos et un revolver sur la tempe, après une longue série de MAMAAAAAAAN, hurlés avec vigueur et enthousiasme dans la fin de la nuit. J&#8217;en avais déjà un peu parlé ici et là (je recycle, je recycle). Mettons-nous d&#8217;accord tout de suite : j&#8217;adorerais vous faire miroiter l&#8217;image d&#8217;une mère parfaite, qui se lèverait fraîche et dispose, la chevelure sauvage et l&#8217;eye-liner impeccable, à 4h30 du matin, après une folle nuit d&#8217;amour avec son époux, pour méditer en lotus face au soleil levant, enchaîner sur des étirements et du gainage pendant une demi-heure, puis qui écrirait son journal intime comme tous les jours pour faire le tri dans ses pensées, avant de préparer des cookies bio, chauds et parfumés les jours pairs et des pancakes moelleux les jours impairs, pour le petit-déjeuner de ses enfants : une Kate Middleton mâtinée de Bree Van de Kamp, version Madame Toutlemonde. Hélas, il n&#8217;en est rien. D&#8217;abord parce que mon mari n&#8217;est pas là la semaine et que je me couche sage et seulette; Ensuite, &#8211; et je modère mes propos -, parce que ça m&#8217;arrache grave la gueule de me réveiller le matin très tôt. Alors pourquoi le faire, me diriez-vous ? Avoir du temps pour soi le matin Si j&#8217;attends pour me lever que Chaton et Lapin se réveillent, je suis bonne pour l&#8217;hôpital psychiatrique dans les plus brefs délais. Ils sont aux taquets dès le saut du lit, batteries rechargées à bloc. Prendre ma douche tranquille ? N&#8217;y pense même pas. Déjeuner en paix ? No way. Me maquiller sans que Lapin ne récure les joints de la salle de bain avec mon crayon à paupières ? Dans mes rêves. M&#8217;habiller sans que Chaton ne me convoque pour dessiner un château, un loup et des cochons, un hélicoptère ? Non mais allô, quoi. Comme toutes les mères, j&#8217;ai essayé la tactique du « Je dors le plus tard possible pour être reposée ». Résultat : stress, course, hurlements de harpie avant que le coq ne chante trois fois. Et je ne suis pas la seule à rechercher la quadrature du cercle de l&#8217;organisation du matin. Après avoir étudié toutes les hypothèses alternatives &#8211; Calvados dans le biberon du soir, voire du matin, coup de massue sur la tête pour prolonger le temps de sommeil, dépôt  discret des enfants sous le porche d&#8217;une église &#8211; J&#8217;ai fini par me ranger à l&#8217;évidence : si ne pas péter un plomb je veux, plus tôt qu&#8217;eux je me lèverai. Ce que je fis, péniblement d&#8217;abord, puis très vite avec plaisir. Je vous zexplique pourquoi. J&#8217;ai besoin le matin, d&#8217;un petit quart d&#8217;heure minimum, seule et au calme. Et depuis que les enfants commencent à dormir un peu plus tard le matin (grâce à 5 kg de cierges brûlés devant Sainte Rita*, et sans doute aussi parce qu&#8217;ils grandissent), j&#8217;arrive à gratter jusqu&#8217;à une heure de tranquillité. UNE HEURE. Que fais-je pendant ce moment de tranquillité ? 1/ Un tête-à-tête délicieux avec mon café. Moment magique, où juste après l&#8217;avoir versé dans ma tasse, je tourne ma cuillère dedans pour le sucrer et regarde s&#8217;élever le panache de vapeur parfumée. 2/ Je regarde le soleil levant qui rosit le ciel par dessus les toits, les martinets qui reprennent leur ballet céleste, les branches des arbres qui ondulent dans le vent, les abeilles qui viennent cogner à ma vitre. 3/ Je lis, j&#8217;écris pour moi ou pour le blog, je prie, j&#8217;écoute le silence, je rêvasse en regardant le plafond. 4/ Je me douche, je m&#8217;habille. Ensuite, Lapin couine pour son biberon, Chaton grogne pour ses legos (au p&#8217;tit-déj, parfaitement, vous comprenez pourquoi je ne me tape pas de faire des cookies ou des pancakes) et la vie reprend son cours normal de câlins et de bisous dans des petits cous chauds qui sentent bon le sommeil. Comme cela fait 8 mois que je pratique cette routine matinale à peu près régulièrement, je peux désormais en dresser un petit bilan. Examinons les bénéfices de cette nouvelle habitude. Me concernant : je suis notablement plus cool, et ce, sans usage de drogue. J&#8217;ai eu mon temps calme le matin, et je suis vraiment disponible pour les petits  à leur réveil. Je me sens moins frustrée et moins débordée. Je m&#8217;appuie sur toute une communauté de mamans pour pratiquer ce réveil matinal, comme ça en cas de coup de mou on se remotive entre nous. Pour les adeptes du Miracle Morning version américaine pur jus selon les préceptes de Hal Elrod, il existe également des groupes Facebook pour pratiquer ensemble. Résultat objectif : Depuis que j&#8217;ai commencé, 1/ J&#8217;ai ouvert ce fantastique blog de haute qualité, 2/ La maîtresse de Chaton lui dit souvent qu&#8217;il a de la chance d&#8217;avoir une maman aussi cool que moi. Ouais ouais ouais. Être piédestalisée de la sorte par la maîtresse, ce n&#8217;est pas rien en terme de reconnaissance (même que parfois on arrive devant l&#8217;école en faisant des bulles). Concernant les enfants : comme je suis disponible pour eux, la phase au réveil se passe mieux. Je ne m&#8217;énerve pas s&#8217;ils sont de sale poil, ou ne veulent pas s&#8217;habiller. J&#8217;ai le temps de jouer avec eux le matin. Nous lisons des livres ou faisons du dessin, voire des perles à repasser les  jours de grande mansuétude maternelle. Ils sont levés largement à temps, et, eux aussi, sont moins frustrés car je ne m&#8217;énerve plus sur leur dos innocent au réveil. (Le soir si, toujours, mais personne n&#8217;a encore inventé le Miracle Evening. Je suis preneuse si vous avez des tuyaux, et je ne serai certainement pas la seule). Chaton qui n&#8217;a jamais faim au saut du lit finit par réussir à ingurgiter un yaourt et une petite croûte. Ils ont même quelques instants pour faire un peu de vélo sur le palier, nus ou en slip selon le moment auquel ils prennent la poudre d&#8217;escampette. Heureusement, nos voisins sont sympathiques et ne s&#8217;offusquent pas de trouver un petit nudiste à roulettes sur leur paillasson. A huit heures, en revanche, débarbouillage rapide et habillage ferme et déterminé. C&#8217;est moi le boss, quand même. Mais, pensez-vous sûrement, comment fais-je pour dormir suffisamment ? Car oui, le sommeil des parents et sa qualité, c&#8217;est là où le bât blesse. La bonne nouvelle, c&#8217;est que ça va en s&#8217;arrangeant : à la puberté, rares sont les enfants qui a) ne font par leur nuit, et b) se lèvent très tôt le matin. Et même, à partir de 4 ans, cela va déjà nettement mieux. Courage à vous, mères de jeunes enfants, chaque jour qui passe vous rapproche de l&#8217;instant où votre enfant aura un sommeil plus régulier. Pour le reste, comme le dit Hal Elrod, tout est dans le mental. Le réaménagement du temps de sommeil Comme j&#8217;ai (parfois) un mental d&#8217;airain et de béton armé, je suis passée de grasse-matiniste convaincue à levée-dès-potron-ministe acharnée, mon référentiel étant l&#8217;heure de l&#8217;école, c&#8217;est à dire huit heures et demie. Dans mon cas, potron-minet signifie donc  six heures. Oui, je sais : La France Qui Se Lève Tôt est souvent debout à six heures pour aller bosser. La France Qui Est à La Retraite aussi, à cause de ses rhumatismes ou de sa prostate. Mais moi, je ne suis pas obligée, je le fais pour le plaisir. Comme Napoléon. Comme Victor Hugo (d&#8217;ailleurs, n&#8217;avez-vous pas noté quelques similitudes au niveau du style ?) Il faut dire qu&#8217;après Lapin, grand spécialiste des réveils nocturnes pour des raisons plus ou moins fallacieuses mais toujours innombrables (tétine, cauchemar, otite, câlin, verre d&#8217;eau, pipi, toux, histoire, jouer, bref la litanie habituelle que tous les parents connaissent), le simple fait d&#8217;enchaîner six heures de sommeil consécutives me paraît déjà être un truc incroyable. J&#8217;ai donc décidé que dormir six à sept heures par nuit (soit 25 à 29 % de mon existence, tout de même) était largement suffisant pour mon corps d&#8217;athlète surentraînée, traduisez, mère de famille. Et ce lever matinal m&#8217;a même incitée, parfois, à me coucher plus tôt. Ze take home message Le Miracle Morning, pour soi et sa famille, est une excellente habitude à mettre en place avec des tout-petits enfants, surtout avec des tout-petits enfants, même si cela décoiffe au début. Laisser dormir le plus tard possible des enfants le matin pour qu&#8217;ils se reposent davantage est à mon sens une fausse bonne idée, qui part d&#8217;une louable intention mais rate complètement son but. Les enfants n&#8217;aiment pas être bousculés le matin, et je les comprends. Mieux vaut un réveil plus tôt mais dans le calme, pour qu&#8217;ils aient le temps de faire ce qu&#8217;ils veulent : jouer, s&#8217;amuser et lire. Cela apporte à tout le monde sérénité et équilibre intérieur, comme les yaourts au bifidus actif, mais en mieux. N&#8217;oublions pas : le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt, et je veux bien vous en laisser un petit morceau. A vos réveils ! *NDLR, Sainte Rita est la sainte que l&#8217;on invoque pour les causes désespérées. &#160; &#160; &#160; &#160; &#160;</p>
<p>L’article <a href="https://prgr.fr/comment-je-suis-devenue-du-matin/">Comment je suis devenue du matin</a> est apparu en premier sur <a href="https://prgr.fr">Les petits ruisseaux font les grandes rivières</a>.</p>
]]></description>
		
					<wfw:commentRss>https://prgr.fr/comment-je-suis-devenue-du-matin/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>34</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">833</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Comment j&#8217;éduque mon bébé à la propreté pour la rentrée en maternelle</title>
		<link>https://prgr.fr/comment-jeduque-mon-bebe-a-la-proprete-pour-la-rentree-en-maternelle/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=comment-jeduque-mon-bebe-a-la-proprete-pour-la-rentree-en-maternelle</link>
					<comments>https://prgr.fr/comment-jeduque-mon-bebe-a-la-proprete-pour-la-rentree-en-maternelle/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Petitsruisseauxgrandesrivières]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Jun 2018 05:00:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[marmots]]></category>
		<category><![CDATA[couches]]></category>
		<category><![CDATA[enfants]]></category>
		<category><![CDATA[maternelle]]></category>
		<category><![CDATA[pot]]></category>
		<category><![CDATA[propreté]]></category>
		<category><![CDATA[rentrée]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://petitsruisseauxgrandesrivieres.wordpress.com/?p=893</guid>

					<description><![CDATA[<p>L&#8217;été s&#8217;approche, et l&#8217;échéance de la rentrée en petite section de maternelle aussi. J&#8217;imagine d&#8217;ici des hordes de parents, les ongles rongés jusqu&#8217;aux coudes, sanglotant éperdument dans leur lit, car leur rejeton a toujours les fesses garnies de ouate imbibée. Comme j&#8217;ai traversé ces affres par trois fois, je vais vous donner le truc qui a marché dans mon cas. Pour Poupette et Chaton, s&#8217;agissant de bébés d&#8217;avril et de juillet, ce fut tranquille pépère : à trois ans, sans stress et sans pression, ils étaient propres, jour, sieste, nuit. Pas de quoi fanfaronner : trois ans, ce n&#8217;est pas très précoce. Mais ils étaient irréprochablement et intégralement propres à la rentrée, et ce sans aucun accident (sauf quand un copain  farceur de Chaton lui a fait pipi dessus pour rigoler, cette semaine). Là où la question se corse, c&#8217;est pour Lapin. Lapin est de décembre. Depuis le mois de mars, je me pose la question de comment le rendre propre. J&#8217;espérais que la saine émulation de la crèche, où toutes les filles portent déjà des culottes, le stimulerait quelque peu. Il n&#8217;en est rien. Lapin est passionné par les tracteurs, les camions, les canards et les bâtons, mais aucunement par la jolie porcelaine blanche des mini-toilettes, pourtant si mignonnes. J&#8217;avais donc commencé en février à lui proposer le pot, en le traînant par les bras et en le bâillonnant (car il hurle fort, ce petit goret), et en l&#8217;asseyant de force dessus. Peine perdue. Je me suis froissé les muscles du dos mais n&#8217;ai point obtenu la moindre goutte de précieux pipi. De guerre lasse (car face à Lapin le Coriace, il faut parfois savoir reconnaître sa défaite) j&#8217;avais abandonné et m&#8217;étais faite à l&#8217;idée qu&#8217;il serait sans doute propre le 3 septembre au soir. L&#8217;article de Bébé est arrivé m&#8217;avait confortée dans l&#8217;idée de ne pas m’arque-bouter. Mais bon. Quand même. J&#8217;étais un peu chiffonnée, face à tous ces parents frimeurs et décontractés (dont ma super copine, la carne) qui me sortaient « Oh, moi, il est propre depuis l&#8217;été dernier ! » Alors finalement, j&#8217;ai trouvé ma méthode pour rendre propre mon Lapin (ne crions pas victoire trop tôt, mais c&#8217;est en très bonne voie), que je vous livre, chers parents angoissés par la propreté de vos bébés de fin d&#8217;année qui rentrent à l&#8217;école, afin que vous puissiez la tester dans le calme et la sérénité. Cette méthode comporte plusieurs étapes. 1/ Le conditionnement psychologique à la propreté Il est important, à cette étape, de ne jamais tenter de le mettre sur le pot. Depuis le mois de mai, je lui répète : Lapin, maintenant tu es grand ! Et tu vas aller où ? A l&#8217;école ! Et à l&#8217;école, il n&#8217;y a pas de&#8230; ? De couches ! Et tu feras pipi où ? Aux toilettes ! Répétez cette petite séquence tous les jours, jusqu&#8217;à intégration par votre enfant. Cela donne : &#8211; Lapin, maintenant tu es &#8230; ? &#8211; G&#8217;and ! &#8211; et tu iras à &#8230; ? &#8211; &#8216;col ! &#8211; Et ça sera fini les&#8230; ? &#8211; cou&#8217; ! &#8211; et tu feras pipi aux &#8230; ? &#8211; lélettes ! Oui, c&#8217;est du lavage de cerveau, et alors ? 2+2=4, ce n&#8217;est pas du lavage de cerveau ? Bon. Votre enfant est mûr pour passer à la phase suivante. 2/ La décision parentale et l&#8217;annonce Parallèlement, je me suis questionnée sur mon désir caché de garder Lapin bébé le plus longtemps possible. OK, il y a plus gratifiant que de changer des couches, mais plus de couche = plus de bébé, = autonomie grandissante, = je vieillis mon Dieu quelle horreur, la ménopause approche. Les enfants, c&#8217;est un peu comme les lapins nains : on aimerait les garder tout-petits-trop-mignons-pour-toujours, mais ils finissent fatalement par grossir et ressembler à des veaux. J&#8217;ai donc fait un travail sur moi pour renoncer à la mignonneté de Lapin bébé en couches, pour me concentrer sur la mignonneté à venir de Lapin petit écolier. Une fois cette maturation psychologique par moi et sur moi opérée, je me suis payé 70 € à moi-même, j&#8217;ai avalé un double scotch et pris une grande inspiration, et je suis allée parler à Lapin, calmement et fermement, en ces termes : &#8211; « Lapin, mon chéri, j&#8217;ai décidé qu&#8217;à partir de maintenant, tu n&#8217;aurais plus de couches à la maison, le matin et le soir. Tu es grand, tu sens très bien quand tu vas faire pipi ou caca, donc tu iras, désormais, sur le pot quand tu auras besoin. Tu as compris ? » Il m&#8217;a répondu : &#8211; « T&#8217;es vraiment trop relou avec tes histoires de pot, je m&#8217;en tamponne la coquillette au cas-où t&#8217;aurais pas capté. » Enfin c&#8217;est ce que j&#8217;ai traduit de son air j&#8217;m&#8217;en foutiste. Mais j&#8217;ai tenu bon. 3/ La mise devant le fait accompli Et le lendemain matin, j&#8217;ai enlevé la couche dès qu&#8217;il a été levé. Je l&#8217;ai laissé fesses nues en permanence : ambiance Cap d&#8217;Agde à la maison. Je lui ai proposé le pot environ tous les quarts d&#8217;heure. il a fait un tout petit pipi, l&#8217;a vidé dans les toilettes, et, récompense suprême, a tiré la chasse. Nous avons remis la couche et sommes partis à la crèche pour la journée. Le soir, rebelote : couche retirée dès le retour à la maison. Deux pipis ont été faits sur le pot. Et ainsi de suite, pendant plusieurs jours. Lapin faisait ses pipis sur le pot, d&#8217;abord sur mon invitation. Puis il me disait « Maman, veux pipi ». Puis il y est allé tout seul. Et maintenant, tous les pipis sont faits au pot. Il n&#8217;y a pas eu un seul accident. Et les cacas, me direz-vous ? Au début, il a attendu que la couche soit remise pour faire caca dedans. Il avait un peu peur de faire dans le pot. Je le changeais sans faire de réflexion. Et ce soir, alors qu&#8217;il vagabondait, ses fesses roses et dodues à l&#8217;air, j&#8217;ai entendu une petite galopade, et ensuite : « Maman, ai fait caca !  » Un splendide caca trônait bien à sa place. Quelle est la durée du processus depuis que j&#8217;ai ôté les couches  ? 8 jours. Moralité Si certains enfants prennent tous seuls la décision de devenir propres et s&#8217;il ne faut pas les brusquer, d&#8217;autres prennent un peu leurs parents pour des truffes et ont quand même besoin d&#8217;un petit coup de pied aux fesses. C&#8217;est vrai, pourquoi s&#8217;interrompre dans la construction d&#8217;une tour de duplos, une course de petites voitures, ou la scalpation d&#8217;un playmobil pour aller sur pot, quand on peut avoir une couche avec un parent au bout de la couche, qui s&#8217;occupe de tout à votre place ? Alors certes, Lapin a encore des couches en  journée. Mais je m&#8217;en fiche, car je sais qu&#8217;il est capable de se retenir et d&#8217;aller seul aux toilettes. Quand il n&#8217;aura plus le choix, il agira en conséquence. Car Lapin, il est trop fort, c&#8217;est vraiment mon Super-Lapin ♥ Mise à jour du 23 juillet : Lapin est officiellement propre, sieste incluse. Je laisse encore les couches la nuit mais elles sont sèches le matin ! &#160;</p>
<p>L’article <a href="https://prgr.fr/comment-jeduque-mon-bebe-a-la-proprete-pour-la-rentree-en-maternelle/">Comment j&rsquo;éduque mon bébé à la propreté pour la rentrée en maternelle</a> est apparu en premier sur <a href="https://prgr.fr">Les petits ruisseaux font les grandes rivières</a>.</p>
]]></description>
		
					<wfw:commentRss>https://prgr.fr/comment-jeduque-mon-bebe-a-la-proprete-pour-la-rentree-en-maternelle/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>29</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">893</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Youpi-vomi !</title>
		<link>https://prgr.fr/youpi-vomi/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=youpi-vomi</link>
					<comments>https://prgr.fr/youpi-vomi/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Petitsruisseauxgrandesrivières]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Jun 2018 07:13:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[marmots]]></category>
		<category><![CDATA[embouteillages]]></category>
		<category><![CDATA[enfants]]></category>
		<category><![CDATA[mal des transports]]></category>
		<category><![CDATA[malade]]></category>
		<category><![CDATA[positive attitude]]></category>
		<category><![CDATA[voiture]]></category>
		<category><![CDATA[vomir]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://petitsruisseauxgrandesrivieres.wordpress.com/?p=856</guid>

					<description><![CDATA[<p>Chaton, Lapin et moi-même avons passé un petit week-end tranquille.  Youpi ! Poupette et Loulou vaquaient à leurs occupations préadolescentes chez leurs parents B, l&#8217;homme de ma vie était parti sauver le monde, et nous trois, nous sommes allés en Normandie, en famille. Mon filleul, ce bébé joufflu il y a encore peu de temps, a maintenant de la moustache; Chaton a conduit tout seul un tracteur, et Lapin a trouvé cinq énormes escargots. Bref, ce fut un week-end chargé en moments  solennels, en apéritifs et  en émotions. Mais ce n&#8217;était pas tout ça, à un moment, programme de petite section de maternelle oblige, il a fallu reprendre le chemin de la maison. J&#8217;ai donc fourré dans ma voiture mes bagages, mes garçons, une petite boîte contenant une coquille d’œuf de merle et des crottes de lièvre pour montrer à la maîtresse qu&#8217;on n&#8217;est pas que des parisiens de trottoir, zut à la fin, et nous partîmes en agitant nos bras et en criant « au revoir, au revoir ! » dans le rétroviseur, pleins d&#8217;optimisme quant à notre heure d&#8217;arrivée chez nous. Youpi, quel bon week-end ! Il se trouve qu&#8217;une foule de gens sans personnalité avaient eu, comme nous, l&#8217;idée de partir (les mufles) au même endroit que nous (les boulets) et rentraient en même temps que nous (les branquignoles). Bref, conduire fut assez vite fatigant, et plutôt que de nous enrouler en famille autour d&#8217;un platane, je m&#8217;arrêtais sur une aire, espérant piquer un petit flash-roupillon, histoire de récupérer. Je fermais tout juste les yeux avec délice et soulagement et m&#8217;apprêtais à m’assoupir, quand des petits pieds se mirent à me marteler le dos et que des petits gémissements, puis des moyens cris, puis des énormes hurlements s&#8217;élevèrent dans la voiture. Il fallut lâcher les fauves quelques instants, les ravitailler en compotes, petits beurres, eau, boissons fraîches, chouchous, beignets, afin de faire descendre la pression. Bon, me dis-je, ils ont bien crié, je suis donc bien réveillée maintenant ! Youpi ! Je suis en pleine forme, merci mes petits chéris ! Allons-y ! Et nous repartîmes. Les parisiens moutonniers continuaient à rejoindre leur bercail banlieusard, et le bouchon devant nous s&#8217;aggravait. Le concert de cris sur la banquette arrière recommença. Flûte, me dis-je, comment donc les occuper ? Ah tiens, qu&#8217;est-ce donc ? Des vieilles partitions de musique de la messe d&#8217;il y a trois mois ? Youpi ! Merci mon amour, de n&#8217;avoir pas fait le ménage de ma voiture à l&#8217;insu de mon plein gré (Parce que oui, cela lui arrive parfois, hein; et même qu&#8217;il vaporise dedans des parfums artificiels insupportables pour mon nez délicat, et je boude, et il boude, et nous boudons, mais c&#8217;est un autre sujet) ! Je vais leur faire, me dis-je, des pliages en papier. Et me voilà, faisant un petit bateau tout en conduisant (oui, je sais c&#8217;est mal, mais je n&#8217;allais pas bien vite, vous pouvez m&#8217;absoudre) que je tendis par-derrière ma tête à Chaton. « Ma si veu bato mama ! ma si veu bato ! » couina Lapin. Hop, deuxième bateau. « Moi aussi j&#8217;en veux encore Maman, j&#8217;en veux encore, plein de gros bateaux plus gros que Lapin ! » glapit Chaton. Et l&#8217;invincible Armada continua de grossir, jusqu&#8217;à épuisement des stocks. Pendant ce temps, nous avions quand même vogué vers la maison, ohé ohé, et l&#8217;on touchait presque au but ! Un peu de musique pour faire passer le temps, dernière sortie sur l&#8217;autoroute, dernier rond-point fleuri, joie de reconnaître notre rue, on entre dans le garage, marche arrière, frein à main, je coupe le contact, me retourne avec un grand sourire et leur dis : « Bravo mes chéris, vous avez été très courageux ! Youpi, on est arriv&#8230; » BLUUUUUUUURRRRRRPPPP&#8230; Lapin vomissait à grands jets le biberon, les compotes, les biscuits, tout, absolument tout, encore ficelé dans son siège auto, vomissait sur Nounours, sa tétine, son frère, la banquette. Youpi. Bon, mon chéri, heureusement, nous sommes arrivés, Youpi ! Quelle chance que tu n&#8217;aies pas vomi plus tôt mon Lapin chéri, merci la vie ! Allez hop, je t&#8217;extrais rapidement. Par quelle extrémité t&#8217;attraper ? Donne-moi la main, heu non, plutôt la pointe du bout de ton petit doigt. Oui moi aussi je t&#8217;aime très fort mais, on se fera un câlin plus tard. Ah, Youpi ! La maison ! Vite, mon Lapin, dans la douche ! Aïe aïe aïe, comment enlever ton T-shirt sans te tartiner toute la figure et les cheveux avec ton vomi ? Bon tant pis, on va rincer, aller hop, j&#8217;allume l&#8217;eau. &#8230; J&#8217;ai allumé l&#8217;eau pourtant ? &#8230; Pas d&#8217;eau ? Pas possible. Bon heureusement, Youpi ! On a des voisins, merci la vie ! Et ils sont là, double Youpi, quelle chance ! Vous avez de l&#8217;eau chez vous, chers voisins ? Non plus ? Ah. Il n&#8217;y a pas un vieux fond de Badoit dans le frigo ? Même de l&#8217;Hépar ou du jus de pomme, je prends. Bon, qu&#8217;à cela ne tienne : un coup d&#8217;essuie-tout, et hop ! Roule ma poule. &#8230; Tiens, une petite gouttelette d&#8217;eau ! L&#8217;eau revient, Youpi, merci la vie ! On va attendre que la baignoire se remplisse un peu et pendant ce temps aller quêter de l&#8217;eau sur le palier pour aller plus vite (l&#8217;union fait la force). A vot&#8217; bon coeur M&#8217;ssieurs-Dames, une bouteille, un fond de tasse, on prend tout, c&#8217;est pour mon pauvre petit enfant, regardez comme il a l&#8217;air misérable. Une demi-heure plus tard, Lapin était dévomité et savonné dans un petit fond d&#8217;eau tiédasse, rerempli de lait et de compotes, pyjamaté, tétiné, avec à ses côtés le premier dauphin de Nounours, une splendide peluche hyper bien foutue, et au lit. Youpi ! Mes enfants ont eu la gentillesse de s&#8217;endormir rapidement et j&#8217;ai maintenant une belle et longue soirée pour nettoyer ma voiture pleine de vomi ! Youpi ! Je peux déhousser mon siège auto-vomito, et grâce à l&#8217;eau revenue, je vais pouvoir enchaîner les machines ! Youpi ! J&#8217;ai écrit au syndic pour gueuler et passer mes nerfs ! Youpi ! Qui est-ce qui a un petit garçon qui n&#8217;a rien de plus grave qu&#8217;un petit coup de vomi ? c&#8217;est moi ! Et qui c&#8217;est qui va rentrer demain dans une belle voiture toute propre fleurant bon l&#8217;air frais et la lavande ? C&#8217;est re-moi ! Qui a reçu un beau sujet d’article sur un plateau ? c’est re-re-moi ! Alors, franchement, tout est bien qui finit bien : elle est pas belle la vie ? &#160; &#160; &#160;</p>
<p>L’article <a href="https://prgr.fr/youpi-vomi/">Youpi-vomi !</a> est apparu en premier sur <a href="https://prgr.fr">Les petits ruisseaux font les grandes rivières</a>.</p>
]]></description>
		
					<wfw:commentRss>https://prgr.fr/youpi-vomi/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>25</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">856</post-id>	</item>
		<item>
		<title>4 ans, déjà</title>
		<link>https://prgr.fr/4-ans-deja/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=4-ans-deja</link>
					<comments>https://prgr.fr/4-ans-deja/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[petitsruisseauxgrandesrivieres]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 May 2018 03:50:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[marmots]]></category>
		<category><![CDATA[4 ans]]></category>
		<category><![CDATA[anniversaire]]></category>
		<category><![CDATA[bébé]]></category>
		<category><![CDATA[enfants]]></category>
		<category><![CDATA[petit garçon]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://petitsruisseauxgrandesrivieres.wordpress.com/?p=766</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il y a 4 ans et quelques jours, j&#8217;étais à la maternité, après avoir perdu les eaux dans mon lit, croyant donc accoucher très vite de ce petit bébé si désiré et qui semblait vouloir arriver un peu en avance. Je trépignais d&#8217;impatience, espérant avoir des contractions plus rapprochées. Mais non : ce petit bébé prit tout son temps pour descendre, se tournant et se retournant dans les virages, pour arriver comme une fleur au petit matin, 30 heures après mon arrivée à la maternité. Un tout petit garçon, tout minuscule et gracieux. Je revois encore ses longs doigts si fins, sa bouche toute petite, ses billes sombres qui me regardaient sérieusement, et les petits plis sur son front de nouveau-né, un peu inquiet et étonné de ce nouveau monde qui s&#8217;offrait à lui. Notre bébé trait d&#8217;union, celui qui venait sceller l&#8217;unité de notre couple, de notre famille, et relier nos deux aînés. Désormais entre eux, il y avait un petit frère. Un petit frère à eux deux, autant à l&#8217;un qu&#8217;à l&#8217;autre. Ce petit frère qu&#8217;ils attendaient avec impatience, et pour lequel ils avaient pleuré de joie, à l&#8217;annonce de la grossesse; Ce petit frère qui leur avait donné le statut de grand, quand ils sont venus le voir à la maternité, émerveillés et stupéfaits de le voir si petit, et si parfait. Désormais dans leur vie, il y aurait pour toujours quelqu&#8217;un d&#8217;autre à aimer que leurs parents, quelqu&#8217;un à protéger, à guider, à encourager et à taquiner. Depuis sa naissance, la Terre a déjà fait 4 fois le tour du Soleil. Un jour après l&#8217;autre, soleil levant après soleil levant, mon tout petit bébé est devenu un adorable petit garçon, affectueux et gracile, charmant et fripon, bavard et imaginatif. Tout comme il a pris son temps pour naître, il n&#8217;est jamais pressé et vit pleinement l&#8217;instant présent. Il s&#8217;émerveille du pigeon qui s&#8217;envole sur le trottoir mouillé, des gâteaux brillants et colorés dans la vitrine de la boulangerie, du petit bout de biscuit qu&#8217;il retrouve dans la poche de son blouson, des livres qu&#8217;il a lus et relus, mais qu&#8217;il veut relire encore avec une ferveur intacte, des ouvriers sur le chantier à côté, du ciel rosé le matin par dessus les toits. Mon petit garçon de 4 ans, qui me jette d&#8217;un ton péremptoire « Maintenant, tu me laisses et tu t&#8217;en vas !  » quand je l&#8217;accompagne aux toilettes; Puis qui gémit « Mais y a personne qui veut jouer avec moi !  » quand il a besoin que nous remontions son bateau de pirates mis à sac par Lapin; Mon petit garçon qui offre à sa maîtresse rougissante, en même temps que son beau sourire, un porte-clé en forme de cœur qu&#8217;il a décoré lui-même; Qui me dit sérieusement, « Pour avoir le droit d&#8217;aller au parc le soir, il faut avoir des ailes !  » car il a vu un oiseau passer par-dessus la grille après la fermeture. A chaque fois que je le regarde, je me rappelle la chance immense que j&#8217;ai d&#8217;avoir un petit garçon juste normal, juste intelligent, et juste pas sage comme il faut; un petit garçon heureux, et en bonne santé. Même si j&#8217;étais déjà émerveillée par toi et tes 2935 grammes, je le suis toujours, et encore plus, par tout ce que tu imagines, par ta vie intérieure et par la joie qui t&#8217;anime. Bon anniversaire mon petit Chaton. ♥♥♥♥</p>
<p>L’article <a href="https://prgr.fr/4-ans-deja/">4 ans, déjà</a> est apparu en premier sur <a href="https://prgr.fr">Les petits ruisseaux font les grandes rivières</a>.</p>
]]></description>
		
					<wfw:commentRss>https://prgr.fr/4-ans-deja/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>22</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">766</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Le plus délicieux des petits lapins</title>
		<link>https://prgr.fr/le-plus-delicieux-des-petits-lapins/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=le-plus-delicieux-des-petits-lapins</link>
					<comments>https://prgr.fr/le-plus-delicieux-des-petits-lapins/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[petitsruisseauxgrandesrivieres]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Apr 2018 04:51:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[marmots]]></category>
		<category><![CDATA[adorable]]></category>
		<category><![CDATA[bébé]]></category>
		<category><![CDATA[bêtises]]></category>
		<category><![CDATA[enfants]]></category>
		<category><![CDATA[fierté]]></category>
		<category><![CDATA[gratitude]]></category>
		<category><![CDATA[nostalgie]]></category>
		<category><![CDATA[parents]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://petitsruisseauxgrandesrivieres.wordpress.com/?p=692</guid>

					<description><![CDATA[<p>Non, il ne s&#8217;agit pas d&#8217;une énième recette du lapin à la moutarde. Il s&#8217;agit de mon fils dernier-né, le terrible Lapin. Lapin a des joues dodues, des petites dents de perle, des grands yeux sombres malicieux, des mimiques adorables et porte encore fièrement sa petite bedaine de bébé. Bref, il est craquant. Mais Lapin est également un sacré filou, doté d&#8217;un caractère très affirmé. Il me regardait déjà avec autorité à la maternité, et manifestait clairement que sa volonté, fût-elle vieille de 48 heures seulement, ne souffrait pas d&#8217;être contestée. Lapin est haut comme trois pommes d&#8217;api, mais il peut hurler comme un grizzli s&#8217;il n&#8217;est pas content, et il fait presque aussi peur. A la crèche, Lapin est le plus jeune et le plus minuscule de son groupe, mais personne ne vient lui chercher des noises, car Lapin est le roi de la castagne. Pendant la célébration de Pâques, Lapin, hypnotisé par la flamme, souffle son cierge environ 79 fois. il faut le rallumer 79 fois également. Mais le lendemain, l&#8217;effet lénifiant de la contemplation du feu s&#8217;est dissipé. Lapin est pris d&#8217;une crise de folie après la chasse aux œufs. Comme possédé, il se met à poursuivre ses frères et sœur, faisant tournoyer son sachet d’œufs en chocolat tel une masse d&#8217;armes, leur matraquant la tête avec acharnement, pendant que nous crions « Amok, amok! » en courant dans le salon.* Lapin chantonne de sa petite voix aigüe, toujours très juste, toutes les chansons qu&#8217;il connaît. Il nous régale de medleys personnalisés ce qui donne, en accéléré : « La boulangère a du bon tabac et le père Lustucru lui a répondu les lauriers sont coupés, amen ». Parfois, je me demande si Lapin n&#8217;est pas le fils caché d&#8217;Alvin le Chipmunk et d&#8217;une balle rebondissante. Lapin est le roi des farfouilleurs. Il lui arrive d&#8217;enluminer le couvercle des toilettes avec les crayons à paupière qu&#8217;il a trouvés dans ma trousse à maquillage. Bloquée sous la douche, du shampoing plein la tête, je hurle « non, non ! » tandis qu&#8217;il me regarde en souriant et poursuit avec impertinence et sérénité ses expériences illicites. Lapin est un tragédien-né qui hurle, sanglote et se contorsionne à chaque fois qu&#8217;il faut lui couper les ongles, lui laver le nez ou les dents; Et qui ne mange sa purée qu&#8217;avec des haut-le-cœur factices, histoire de bien me montrer que ma cuisine est dégueu. Lapin est un scientifique en herbe, qui teste l&#8217;effet de l&#8217;accumulation du papier hygiénique sur les capacités de vidange d&#8217;un siphon, ou débobine le rouleau de sacs poubelle afin de métrer la distance qui sépare le salon de sa chambre. Lapin est un petit casse-pieds, qui détruit le puzzle patiemment construit par Chaton, marche dans les scènes playmobils élaborées avec soin, vide les rayonnages de la bibliothèque, sort toutes les casseroles des tiroirs de la cuisine, et fait valdinguer les piles de linge que je m&#8217;apprête à ranger. Arsène Lupin en couches-culottes, il cambriole les tiroirs secrets de Poupette et Loulou, explore avec délices le contenu de leurs tables de chevet et dissimule ses menus larcins dans des cachettes improbables. Lapin est un acrobate, qui pousse sa chaise tout seul pour monter sur le plan de travail de la cuisine et aller dénicher les chocolats dans le placard à provisions. Au passage il s&#8217;initie à l&#8217;art délicat du maniement des couteaux. Lapin a l&#8217;âme d&#8217;un mécanicien et ne jure que par les avions, les motos, les voitures, les bus, les tracteurs, les grues, les scooters, les camions-poubelle, les tractopelles et les hélicoptères. Lapin invente toujours de nouvelles bêtises, qui m&#8217;énervent beaucoup dans l&#8217;instant, mais me feront plus tard de merveilleux souvenirs, quand nous nous raconterons en pouffant : « Tu te souviens quand&#8230; » Lapin rit aux éclats quand je fais PFFFFRR dans sou cou, et il crie : « Encore ! » Quand je le tiens dans mes bras, il chantonne en me regardant, et, la tête posée sur mon épaule, me tapote gentiment les joues ou me fourre ses petits doigts sales dans les yeux. Lapin est mon petit dernier, mon gros bébé câlin, et c&#8217;est le plus délicieux et le plus charmant de tous les petits lapins. &#160; *En profiter pour relire « Amok », de Stefan Zweig, ça fait toujours du bien par où ça passe. Non, ça n&#8217;a rien à voir, et alors ? &#160; &#160;</p>
<p>L’article <a href="https://prgr.fr/le-plus-delicieux-des-petits-lapins/">Le plus délicieux des petits lapins</a> est apparu en premier sur <a href="https://prgr.fr">Les petits ruisseaux font les grandes rivières</a>.</p>
]]></description>
		
					<wfw:commentRss>https://prgr.fr/le-plus-delicieux-des-petits-lapins/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>10</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">692</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
