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	<title>chasseur cueilleur parent doucleff Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
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	<description>La vraie vie d&#039;une famille recomposée et nombreuse ! Humeurs, désastres, humour, élucubrations et lectures en vrac.</description>
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		<title>Chasseur Cueilleur Parent, de Michaeleen Doucleff</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Apr 2022 04:30:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>CHASSEUR CUEILLEUR PARENT, LE LIVRE PHENOMENE clame le bandeau vert au bas de l&#8217;ouvrage. LES CULTURES ANCESTRALES EXCELLENT DANS L&#8217;ART D&#8217;ELEVER DES HUMAINS HEUREUX. QU&#8217;ONT-ELLES A NOUS APPRENDRE  ? Telle est la question. Je ne pouvais pas ne pas lire cet ouvrage, qui plus est préfacé par l&#8217;incontournable Isabelle Filliozat. Ce qui, une fois que j&#8217;ai lu l&#8217;ouvrage, me fait doucement marrer mais bref, je ne vais pas spoiler trop vite. Donc, Michaeleen Doucleff est une jeune maman dotée d&#8217;une enfant atroce qu&#8217;elle ne peut plus supporter, au point de faire des crises d&#8217;angoisse à l&#8217;aube, à l&#8217;idée d&#8217;affronter Rosy, 3 ans, colérique, violente. Michaeleen est une mère concernée, présente, anxieuse et désireuse de bien faire. Mais visiblement, il y a un os dans le potage. Rien de ce qu&#8217;elle ne tente ne fonctionne avec cette petite fille irascible. Michaeleen est journaliste scientifique pour une radio américaine et amenée à se déplacer fréquemment sur tous les continents. Un jour, elle prend sa fille son le bras et part pour un long périple qui la mènera en Amérique Centrale chez les Mayas (Petite musique d&#8217;ambiance sur l&#8217;air de el condor pasa), puis chez les Inuits à Kugaaruk (Humez-moi cette bonne odeur de hareng fumé) et enfin, chez les Hadza en Tanzanie (Sur fond de girafe broutant des acacias.) Elle y découvrira les secrets séculaires de l&#8217;éducation telle qu&#8217;elle est pratiquée Depuis La Nuit Des Temps Par Les Tribus Les Plus Authentiques Et Proches De La Nature, les Chasseurs Cueilleurs (paraît-il, parce que pour certains, ce n&#8217;est pas vraiment flagrant). Bon. Alors en préambule, il y a des choses que j&#8217;ai appréciées dans « Chasseur Cueilleur Parent » : Michaeleen est touchante, elle avoue qu&#8217;elle se trouve dans une merde complète. On perçoit, au fur et à mesure du livre, qu&#8217;elle est une mère dite « hélicoptère », c&#8217;est à dire en permanence sur le dos de son enfant : fais ci, fais pas ça, attention, ne va pas là, bravo c&#8217;est génial ma chérie, waouh, amazing, great ! Attends-moi, reviens, mais que se passe-t-il, raconte-moi ce que tu ressens, tu es en colère car tu veux décider toi-même, que préfères-tu ma chérie, un cookie au chocolat ou un muffin aux myrtilles ? Aller à la piscine ou faire du vélo ? Et on imagine son grand sourire carré hyperpositif plein de dents, bref, une mère chiante, étouffante, insupportable à force d&#8217;être présente. La pauvre. Et c&#8217;est émouvant de voir qu&#8217;elle en est pleinement (devenue) consciente, et qu&#8217;elle reconnaît avoir été, au fond, involontairement toxique pour son enfant. Elle a également l&#8217;honnêteté intellectuelle de prévenir, en préambule, que les recettes qu&#8217;elles donnent ne sont pas miraculeuses, et que les parents chasseurs cueilleurs font des boulettes aussi et ratent des trucs avec leur gamins. On apprécie ce sain rappel que la perfection parentale n&#8217;existe nulle part sur ce globe et qu&#8217;aucune méthode n&#8217;est infaillible. Là-bas aussi, il existe aussi sûrement des sales gosses. MAIS il faut bien prendre cet ouvrage pour ce qu&#8217;il est : le livre d&#8217;une Américaine, très Américaine. C&#8217;est-à-dire, focalisée de manière étouffante sur son enfant, ce qui ne peut pas manquer de produire des résultats catastrophiques. À ce titre, je trouve que la majorité des Secrets Ancestraux qu&#8217;elle découvre avec émerveillement sont du bon sens élémentaire, un peu comme mamie Georgette qui te dirait « mais fiche-z-y donc la paix à ce gamin et laisse-le courir, même s&#8217;il tombe et se fait mal ça s&#8217;ra pas ben grave. » Etait-il nécessaire de se farcir des milliers de kilomètres pour entendre des trucs que sa grand-mère aurait pu lui dire ? Ensuite, le livre est TRÈS long, il y a beaucoup de redites et il pourrait faire 200 pages de moins. Mais au moins, le message rentre car il est martelé de face, de dos et de profil. Pourquoi pas. Enfin, je n&#8217;ai pas vu en quoi ces Secrets Ancestraux étaient réellement spécifiques des ethnies de chasseurs-cueilleurs, et cela sent quand même le coup de marketing exotique et proche de la natûûûre qui va bien pour faire prendre la mayonnaise : une sorte de green-washing de la parentalité. L&#8217;appel à la nature et au retour aux traditions de ces peuplades sauvages, grrrr, est très tendance en ce moment, particulièrement dans le milieu de la parentalité. Beaucoup se basent là-dessus pour prôner le retour à l&#8217;accouchement à l&#8217;ancienne, dans les bois, sans péridurale, et en bouffant son placenta tout cru pour se requinquer après, faute de steack, car l&#8217;homo modernicus ne sait plus chasser. Oui, c&#8217;est hors sujet mais j&#8217;avais envie de le dire quand même. Cela étant dit, je vais vous faire un petit retour sur les différentes parties du bouquin, que je dois rendre incessamment sous peu à la bibliothèque (il y a une semaine ou deux, quoi), donc je me magne de le finir. Michaeleen Doucleff commence par une introduction assez intéressante. l&#8217;essentiel de la littérature en psychologie (96% d&#8217;après elle) concerne des études réalisées sur des populations d&#8217;ascendance européenne, qui ne représentent pourtant que 12% de la population mondiale. Cela pose forcément question sur l&#8217;universalité desdits mécanismes psychologiques démontrés. Elle cite l&#8217;exemple de cette fameuse illusion d&#8217;optique (ci-dessous). A la question « Quelle flèche est la plus longue ? », vous comme moi répondons d&#8217;un seul coeur, avec l&#8217;immense majorité de nos semblables : « celle du haut bien sûr ! » Alors qu&#8217;en fait, elles sont de longueur identique. Sauf que si on montre ce dessin à un membre de l&#8217;ethnie Hadza, il ne va pas dire que celle du haut est la plus longue. Il va dire qu&#8217;elles sont pareilles, et il a raison. Cela illustre les biais psychologiques qui sont à l&#8217;oeuvre chez les Occidentaux, mais pas chez des personnes ayant un mode de vie bien différent du nôtre : nos modes de pensées sont radicalement différents. Par conséquent, nos manières d&#8217;appréhender les relations en général, et la parentalité en particulier, n&#8217;ont pas grand chose à voir. Sur certains aspects, Michaeleen Doucleff établit des constats que je partage (d&#8217;ailleurs à certains endroits nous avons cité les mêmes anthropologues dans nos livres respectifs) sur la manière de concevoir la cellule familiale en Occident : nucléaire, réduite aux parents et aux enfants, en excluant progressivement les autres membres de la famille, grands-parents, tantes, oncles, cousins et cousines plus ou moins éloignés. La charge familiale est devenue écrasante, puisque reposant uniquement sur les épaules des parents biologiques, au lieu d&#8217;être répartie entre les parents et co-parents (alloparents comme elle les nomme, autres adultes proches ou grands enfants pouvant assumer quelques responsabilités). Conséquence : les parents pètent un câble. Autre constat juste qu&#8217;elle pose : l&#8217;obligation faite aux parents de nourrir l&#8217;ego de leur enfant en le complimentant. C&#8217;est très vrai aux Etats-Unis et au Royaume-Uni où certes, les enfants sont encouragés et valorisés, mais à un point qui frise l&#8217;excès. « La culture occidentale est sans doute la seule à exiger des parents qu&#8217;ils l&#8217;entretiennent et la cultivent (l&#8217;estime de soi, sous-entendu) chez leurs enfants. » L&#8217;effet positif des avalanches de compliments, à tout bout de champ et pour n&#8217;importe quoi, sur l&#8217;estime de soi, n&#8217;est absolument pas prouvé. La nuance entre encourager intelligemment et s&#8217;extasier bêtement n&#8217;est pas forcément facile à trouver. Elle aborde également la question des études scientifiques qui démontrent que&#8230;. ici, remplir avec l&#8217;item de votre choix : laisser choisir votre enfant le rend plus sûr de lui / pratiquer la motricité libre donne des enfants plus dégourdis / lui donner beaucoup d&#8217;affection le rendra plus coopératif. Sa question étant : la science peut-elle m&#8217;aider à être une meilleure mère ? Pour les scientifiques qu&#8217;elle a interrogés, « les questions éducatives comptent parmi les problèmes les plus complexes de la science. Il est plus facile d&#8217;envoyer une fusée sur Mars que de répondre à ces questions. [&#8230;] Les parents en attendent trop de la science. » Ah ah ! le fameux « les neurosciences l&#8217;ont prouvé » en prend un petit coup dans le pif, puisqu&#8217;en fait non, la science ne le peut pas. D&#8217;autant plus que la plupart des études sont de faible puissance, réalisées sur des petits effectifs. Et même s&#8217;ils sont réalisés sur des effectifs considérables, cela ne signifie pas que cela marchera dans tous les cas.  C&#8217;est une réalité biologique : par exemple dans mon domaine, on observe parfois que certains traitements sont très efficaces chez 25% des patients. Ce qui signifie qu&#8217;ils ne marchent pas chez 75% des patients. Est-ce que cela veut dire qu&#8217;on peut tout jeter à la poubelle ? Non, pas du tout. Tant mieux pour les 25% pour qui ça marche. Mais pour les 75% chez qui ça ne fonctionne pas, cela ne sert à rien de s&#8217;acharner : il faut tester autre chose. C&#8217;est pareil dans le domaine éducatif. Si la super recette d&#8217;éducation positive marche avec votre enfant, c&#8217;est tant mieux. Mais si ça ne marche pas avec l&#8217;enfant de votre voisine, inutile de la pourrir et de lui dire qu&#8217;elle utilise mal la méthode. Ce n&#8217;est sans doute pas la bonne méthode pour elle, voilà tout ! Michaeleen conclut son prologue par cette phrase : « Dans le domaine scientifique, l&#8217;humilité est essentielle » et je crois que certains adeptes de l&#8217;éducation positive à la sauce neurosciences feraient bien de s&#8217;en inspirer. Entrons maintenant dans le vif du sujet : les recettes secrètes des peuplades exotiques. On commence avec les Mayas. Chasseur cueilleur parent au Mexique Michaeleen file avec sa Rosy chez les Mayas, dans un petit village proche de Cancún. Là, elle découvre, éberluée, que les enfants sont serviables. Unbelivable. Par quel miracle ? Elle cite une étude démontrant que chez les Mayas, les enfants, dès l&#8217;âge de 7-8 ans, rendent service spontanément à leurs parents. Tu as bien lu : spon-ta-né-ment. Genre vraiment, quoi : ils font la vaisselle, plient le linge, passent le balai, préparent à manger, sans qu&#8217;on le leur demande. Sans récompense ni promesse de privilège. La drogue, je ne vois pas d&#8217;autre solution. Dites-moi vite laquelle, que je m&#8217;en fournisse. Alors, là j&#8217;émets une réserve sur les observations de Michaeleen : tout au long du chapitre des Mayas, les enfants rendant service sont très majoritairement&#8230; des filles. Je me demande s&#8217;il n&#8217;y a pas un léger biais d&#8217;éducation genrée dans ces observations&#8230; Néanmoins, les observations de Michaeleen (et d&#8217;autres psychologues) pointent bien un effet lié à la communauté, et pas à la génétique, puisque des mères séparées de la communauté indigène, installées dans un contexte occidentalisé, voient leurs enfants devenir de sales gosses infoutus de se servir de leurs 10 doigts. Quelque part, ça me rassure. La véritable question est : comment font ces mères et ces pères indigènes pour développer un tel sens du service chez leurs enfants ?  Tout simplement, en les laissant participer, dès qu&#8217;ils le souhaitent, aux activités familiales. Plutôt que de se taper une session de dînette avec son enfant, la mère maya va le laisser faire la vaisselle avec elle. Certes, les assiettes seront approximativement briquées, ça sera davantage une activité piscine que cuisine, mais l&#8217;enfant apprend ainsi, par imprégnation. Logique, me diras-tu, et très montessorien comme approche. Quand il en a assez, il cesse de participer. Autre secret maya : pour des tâches complexes, le parent va d&#8217;abord rejeter la demande de participation de l&#8217;enfant, et l&#8217;inviter à se contenter d&#8217;observer attentivement. Il va même exclure son enfant s&#8217;il travaille comme un gougnafier. Ce faisant, le désir de participer augmente, mécaniquement, puisque comme l&#8217;a écrit le grand auteur maya Pierre Corneille, « le désir s&#8217;accroit quand l&#8217;effet se recule ». Mais&#8230; attends&#8230; Ne serait-ce pas ce qui est décrit par certains anti-veo comme de la manipulation odieusement perfide ? Et Isabelle Fifi cautionnerait ça ? Je rêve, je suis outrée, choquée, scandalisée. Bref, le truc maya, c&#8217;est que l&#8217;enfant se sente membre de la communauté en participant, et que sa participation soit vraiment utile à la communauté. Donc, plutôt que de le laisser faire de la patouille dans son coin, filons-lui un concombre à éplucher ou des patates à laver. Je trouve que c&#8217;est une approche intelligente. Se...</p>
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