<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>auvergne Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
	<atom:link href="https://prgr.fr/tag/auvergne/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://prgr.fr/tag/auvergne/</link>
	<description>La vraie vie d&#039;une famille recomposée et nombreuse ! Humeurs, désastres, humour, élucubrations et lectures en vrac.</description>
	<lastBuildDate>Tue, 28 Sep 2021 21:47:56 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9</generator>

<image>
	<url>https://prgr.fr/wp-content/uploads/2019/04/cropped-PRGR-avatar-32x32.png</url>
	<title>auvergne Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
	<link>https://prgr.fr/tag/auvergne/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">149443070</site>	<item>
		<title>Retour au charbon</title>
		<link>https://prgr.fr/retour-au-charbon/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=retour-au-charbon</link>
					<comments>https://prgr.fr/retour-au-charbon/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Petitsruisseauxgrandesrivières]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Aug 2020 04:16:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[couple-famille]]></category>
		<category><![CDATA[touriste]]></category>
		<category><![CDATA[auvergne]]></category>
		<category><![CDATA[charente-maritime]]></category>
		<category><![CDATA[vacances]]></category>
		<category><![CDATA[vacances covid]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://prgr.fr/?p=3950</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce blog est toujours vivant, je répète : ce blog est toujours vivant. C&#8217;est vous qui êtes partis en août, moi j&#8217;étais là à fond, comme toujours. Vous savez bien, je ne pars qu&#8217;en juillet. Je vous attendais ici de pied ferme, depuis le 1er août. Et puis raconter mes vacances dans le vide aux deux plumés et trois tondus qui sont ici (ne vous sentez pas visés, c&#8217;est une expression), hein, c&#8217;est bien du travail pour un maigre retour. Me revoici donc, avec mon calepin dans lequel j&#8217;ai noté nos passionnantes aventures : Les vacances ont commencé à merveille, par une panne de Scénic aux alentours de Vierzon, riante cité du Centre-Ouest de la France. On ne voulait pas voir Vierzon, ben on a vu Vierzon quand même. Ça s&#8217;est fini en taxi (parce qu&#8217;on n&#8217;allait pas passer les vacances à Vierzon, naturellement), l&#8217;essentiel étant que l&#8217;on soit arrivés à l&#8217;heure pour l&#8217;apéro. Pour une fois, nous avions réservé tôt -dès janvier- avec beaucoup de flair, deux semaines en club en pension complète, oui, deux semaines messieurs dames. EN PENSION COMPLÈTE. You see what I mean ? Deux semaines à ne pas cuisiner, à ne pas faire la vaisselle. Le suspense a été long puisque nous avons appris fin juin seulement que les séjours étaient maintenus. Partira, partira pas ? Sera remboursé, ou l&#8217;aura dans l&#8217;os ? Finalement, on s&#8217;en sort plutôt bien. Donc nous sommes d&#8217;abord partis en Charente-Maritime. Comme l&#8217;an dernier. Gagnons du temps : je vous mets le lien de l&#8217;article de l&#8217;année passée, vous pouvez reprendre les photos, c&#8217;était aussi beau cette année. Pour la deuxième semaine, nous étions à Volvic. L&#8217;ambiance y était plus déambulateur-tisane que zumba-spritz, mais c&#8217;était bien quand même. Les points positifs On n&#8217;a pas cuisiné, on n&#8217;a pas fait la vaisselle (je crois que je l&#8217;ai déjà dit). Les enfants ont passé un certain temps au mini-club, midi-club, maxi-club. Nous avions un principe : déposer les enfants au club cinq minutes en avance, et venir les chercher un quart d&#8217;heure en retard.  Nous avons essayé de &#8211; et réussi à &#8211; nous y tenir avec fermeté (le temps de prendre l&#8217;apéro tranquillou, avec les cacahuètes pour nous seuls). Pour tout vous dire, nous n&#8217;avons quasiment pas vu les ados pendant deux semaines. Ont-ils seulement dormi, mangé, vécu là ? Je ne sais pas, je ne sais plus, je suppose. Moi, je ne suis pas une mère envahissante. Je lâche la grappe à nos grands. Qu&#8217;est-ce que tu dis ma chérie ? Sauf pour ranger ta chambre, naturellement. Sinon, ça serait le syndrome de Diogène à la maison, je ne tiens pas à retrouver mon mari décédé d&#8217;étouffement sous un écroulement de tas de linge sale. C&#8217;est arrivé à un gars figure-toi, un gardien de zoo qui a été enseveli sous une bouse d&#8217;éléphant : il en est mort, parfaitement. Non, je ne suis pas mytho petite insolente, c&#8217;est comme ça que tu parles à ta mère espèce de mijaurée ?  Cultive-toi, et va donc te renseigner sur le gagnant du Darwin Awards 1998, au lieu de regarder des tutos sur Youtube, tutos de quoi d&#8217;ailleurs, hein ? Cuisine ? Aaaah, je comprends, c&#8217;est pour préparer le dîner à ma place après la rentrée ? Oui, je parlais donc des points positifs. Il faisait beau, il faisait chaud, le ciel était bleu, la mer vert-marron (estuaire de la Gironde oblige) mais très jolie quand même, les pins altiers et parfumés. Les gens semblaient heureux d&#8217;être déconfinés, libérés, délivrés. Nous nous sommes goinfrés de lecture et de soleil. Les points négatifs On a mangé comme des gorets et engraissé comme des canards du Gers. Bonjour Covid, adieu bar à salade en self service : c&#8217;était pas vraiment léger, sans doute pour compenser la frustration liée aux mesures anti-Covid. Eh oui, il a fallu s&#8217;adapter. J&#8217;étais à deux doigts, en rentrant, de devenir végétalienne, de la branche qui ne mange que du pamplemousse et du jus de concombre. Peut-on discuter deux minutes des mesures anti-Covid ? Parce que me demander si je veux du beurre doux ou salé, une petite confiture, un croissant ou un pain, un yaourt ou une faisselle, un sucre ou un canderel, une petite coupe de salade de fruits ou du raisin, pour que je ne touche à rien, c&#8217;est bien, mais cela prend BEAUCOUP de temps. Surtout quand après moi il y a Chéri, Poupette, Loulou, Chaton, Lapin; ces deux derniers ayant certaines difficultés à choisir ce qu&#8217;ils veulent manger, devant cette abondance surnaturelle. Et la foule amassée derrière nous qui ronge son frein pendant que nous choisissons, hésitons, revirons, est-elle réellement protégée, malgré la distanciation sociale ? Je suis dubitative. Autre point (que je n&#8217;ai pas manqué de signaler à la direction d&#8217;un ton acerbe en partant, naturellement), le papier toilette était un peu mince. Mais nous sommes malins ! Nous avons amené notre propre stock de Moltonel épaisseur triple, doux, confortable et absorbant. Sport un jour, sport toujours Cette année nous avons assidument participé aux activités sportives. C&#8217;était l&#8217;année idéale : il y avait fort peu de monde. J&#8217;ai voulu faire bon effet, style femme active qui s&#8217;entretient, ce qui n&#8217;est pas totalement usurpé notez-le bien (j&#8217;ai quand même fait du footing au moins 6 fois depuis janvier) et je suis allée faire emplette avec mon coach sportif (le gars musclé qui m&#8217;a fait deux mouflets au cours d&#8217;une séance d&#8217;entraînement au corps-à-corps dans les draps), d&#8217;un petit short noir avec un motif discret sur la cuisse. Le genre qui fait modeste, dynamique et confortable. Vous voyez ? Alors que je faisais quelques exercices respiratoires en m&#8217;échauffant avant le cours de step, avec un air concerné et des petites rotations de chevilles, la prof m&#8217;a dit : « oh, vous avez laissé une étiquette collée sur votre short !  » avec un grand sourire candide (24 ans, blonde, mince, charmante, en un mot : détestable). Le motif était autocollant, style « taille M, 100% coton respirant », et ce mufle qui partage ma vie est infoutu de le voir. A quoi cela sert d&#8217;être mariée, je vous le demande ? Remarquez, je crois bien qu&#8217;ils le font exprès dans cette famille pour me nuire : j&#8217;ai passé toute une journée avec une chemise à l&#8217;envers, l&#8217;étiquette « la Fiancée du Mékong » bien visible sur ma nuque, les coutures rebiquant sur mes épaules. Et que je me balade à la plage, et que je vais en ville, et que j&#8217;arpente les chemins : personne ne m&#8217;a rien dit. Je suis entourée d&#8217;aveugles.  Depuis je collectionne les étiquettes de prix pour les replanter en douce dans leurs vêtements à la rentrée. Pour mon mari, je réserve un gros « -50% » à lui coller dans le dos. La vengeance est un plat qui se mange froid. Par ailleurs, j&#8217;ai remis la main sur mes lunettes de vue, remisées au fond d&#8217;un tiroir depuis notre emménagement (4 ans). Au cas-où. Quels faits notables puis-je signaler à votre attention ? Nous avons observé une colonie géante de berlarmites, comme dit Lapin. Les berlarmites, ces petits crustacés qui vivent dans des coquilles tantôt trop grandes, tantôt trop petites ! Les rochers à marée basse en étaient recouverts. Le berlarmite a son caractère, avons-nous observé. Il en est des intrépides, des timides, des craintifs, des audacieux, des curieux. Celui ci-dessous était du style baladeur. Nous avons également vécu un cas de conscience : l&#8217;euthanasie d&#8217;une araignée vraiment très très grosse, très noire, très poilue, aux pattes épaisses. Nonobstant que, durant la pandémie, on a laissé mourir des vieux en EPHAD qui avaient davantage de neurones que l&#8217;araignée, et que mon époux m&#8217;a dit très sérieusement qu&#8217;elle pourrait venir me mordre la nuit et pondre dans mes blessures, nous avons opté pour l&#8217;écraser sous le poids des mots (La Vérité sur l&#8217;Affaire Harry Québert, 672 pages, 0,793 kg). Je profite de cette subtile transition pour vous informer que, si j&#8217;ai beaucoup aimé « La Vérité sur l&#8217;Affaire Harry Québert », je me suis assez emmerdée en lisant « le Livre des Baltimore » du même auteur. Dites-moi si « la Disparition de Stéphanie Mailer » et « l&#8217;Enigme de la Chambre 622 » valent le coup ou si je peux passer mon tour ? Mais revenons à nos vacances. J&#8217;ai un charme fou Durant la semaine que nous passâmes dans le Var (relativement très très calme), j&#8217;ai vécu une rencontre d&#8217;exception : figurez-vous que mon charme magnétique a atteint un tel niveau que j&#8217;attire les animaux. Les moustiques, toujours autant bien sûr, mais également une pie. Oui, une pie est venue me tenir compagnie durant mon café, un matin. Elle m&#8217;a fait un petit massage crânien avec ses petites pattes griffues, pattes qu&#8217;elle avait fort chaudes d&#8217;ailleurs. Du coup, et je suis certaine que cela vous intéresse, je vous informe que la température corporelle d&#8217;un oiseau est nettement plus élevée que la nôtre puisqu&#8217;elle se situe aux alentours de 41°C ! Incroyable mais vrai, et totalement perceptible au premier contact. La pie est restée une heure à mes côtés, est venue me palper les fesses pendant que je faisais ma gym histoire de vérifier ma tonicité musculaire, elle a essayé de me braquer mon alliance, et puis elle est partie. Quand nous avons quitté le Sud, j&#8217;ai trouvé une fiente d&#8217;oiseau sur mon pare-brise, et je me suis dit &#8211; indécrottable romantique que je suis- qu&#8217;elle était sans doute venue me dire adieu. A propos de faune locale, j&#8217;ai pu constater que l&#8217;esthéticien dont j&#8217;avais déjà parlé dans cet article, est également réflexologue plantaire &#8211; en plus de son activité de psychothérapeute  et de sophrologue. J&#8217;imagine les séances. « Rouge ou bordeaux le vernis?  Hmmm&#8230; Oui&#8230;. Parlez-moi un peu de votre relation avec votre mère&#8230; je sens un point de tension sous votre gros orteil gauche. Hmmm&#8230; Imaginez que vous êtes sur une île, une île ou vous vous sentez en sécurité. Il fait bon, la brise vous caresse. Ne bougez pas, j&#8217;extrais un comédon de votre narine. » Quelle galère pour faire la liste de ses tarifs. Il doit se mélanger les pinceaux au bout d&#8217;un moment. Forfait épilation + analyse transactionnelle, 1h30, 90€. Relaxation du maillot, 1h, 65€ Séance de réflexologie semi-permanente, 30 minutes, 65€ &#160; De l&#8217;art du storytelling en charcuterie Qui dit Sud de la France, dit marché local, pittoresque et parfumé au thym et à la lavande. Flânant parmi les étals un peu avant l&#8217;heure de l&#8217;apéro, notre œil fut attiré par un stand de charcuterie corse. Il n&#8217;en fallait pas plus pour nous faire marquer l&#8217;arrêt, comme un chien de chasse à la vue d&#8217;un faisan. Le jeune vendeur, à l&#8217;accent coloré du Sud, nous fit goûter ses produits, tout en nous contant son enfance difficile, et sa revanche par les études (#ascenseursocial). Nous étions complètement sous le charme, nous réjouissant pour lui de sa revanche sur les coups du sorts, puisqu&#8217;il allait partir à l&#8217;automne faire un Master 2 de marketing à Pékin. Bref, tout en papotant habilement avec nous, il nous vendait un petit bout de ceci et un morceau de cela, et ce furent 60€ qui s&#8217;envolèrent de notre carte bleue. Mais nous étions contents, quand même, tellement il était hypnotique. Cela dit, arrivés chez nous, nous avons scruté les étiquettes de nos saucissons qui se révélèrent espagnols. Seule la bannière apposée au fond du stand était corse, en fait. Depuis, nous nous sommes remis. Comme je suis sympa, je vous donne le tuyau (que je tiens de mon beau-père qui le tient du frère du cousin d&#8217;un gars caché dans le maquis de Bonifaccio) : si vraiment toute la charcuterie vendue comme corse l&#8217;était, la Corse ne serait qu&#8217;un élevage  de cochons à perte de vue. Une immense partie est, paraît-il, fabriquée à Marseille. Voilà, de rien. Lapin prend des mesures J&#8217;ai également vécu durant ces vacances, des mesures de rétorsion assez sévères de notre dernier-né. En cause, notre souhait de le voir abandonner progressivement, à l&#8217;occasion de cette rentrée en grande section de maternelle, l&#8217;usage quelque peu excessif...</p>
<p>L’article <a href="https://prgr.fr/retour-au-charbon/">Retour au charbon</a> est apparu en premier sur <a href="https://prgr.fr">Les petits ruisseaux font les grandes rivières</a>.</p>
]]></description>
		
					<wfw:commentRss>https://prgr.fr/retour-au-charbon/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>36</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">3950</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Chroniques d&#8217;Aoûtembre (vol.1)</title>
		<link>https://prgr.fr/chroniques-daoutembre-vol-1/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=chroniques-daoutembre-vol-1</link>
					<comments>https://prgr.fr/chroniques-daoutembre-vol-1/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Petitsruisseauxgrandesrivières]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Sep 2018 04:30:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[touriste]]></category>
		<category><![CDATA[vie personnelle]]></category>
		<category><![CDATA[auvergne]]></category>
		<category><![CDATA[côte d'azur]]></category>
		<category><![CDATA[fatigue]]></category>
		<category><![CDATA[saint-tropez]]></category>
		<category><![CDATA[vacances]]></category>
		<category><![CDATA[vacances en famille]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://prgr.fr/?p=1294</guid>

					<description><![CDATA[<p>J&#8217;ai décidé de laisser passer le flot de récits de vacances fin août, puis de rentrée début septembre. La pertinence de ce pari audacieux est sans doute contestable. Car qui s&#8217;intéresse aux récits de vacances et de petite section de maternelle, lors des premiers frimas, une fois les tongs remisées au vestiaire, les derniers grains de sable époussetés et la doudoune ressortie du placard ? Tant pis, je prends le risque. Voilà donc un article qui s&#8217;adresse à un public hautement select et dénué de tendances panurgéennes, comme toi, toi, toi, toi, toi, et toi aussi qui fais ta pause-pipi du matin en scrollant sur ton portable, la culotte aux chevilles. Le bilan du complot  Mi-juillet, j&#8217;avais ourdi un plan machiavélique : prendre le contrôle de la blogosphère durant l&#8217;absence du dessus du panier, c&#8217;est-à-dire de celles qui sont suffisamment sûres de leur audience pour se permettre de coller un post-it sur leur blog : « Je suis en congés, laissez-moi un message, bises, biiiip ». Ce n&#8217;est pas notre cas à nous, petits commerçants de la blogosphère qui vivotons chichement d&#8217;expédients et de rapines. Bref, après avoir publié quelques articles afin d&#8217;appâter lectrices et lecteurs qui se faisaient aussi rares en ce mois d&#8217;août que merlu en Atlantique Nord-Est, je me suis résolue, la mort dans l&#8217;âme, à partir en vacances. Oui, parfaitement : la mort dans l&#8217;âme. Mais je n’ai pas perdu totalement espoir ! Colbert planta des chênes pour bâtir des navires de guerre deux siècles plus tard, et sans doute que mes arrière-petits enfants verront, eux, le fruit de mon labeur estival. Le départ en vacances Je remplis donc ma cahotante guimbarde des turbulents Chaton et Lapin dûment pourvus de totottes, doudous, feutres, livres, cahiers, compotes, biscuits, playmobils, lunettes de soleil, petites voitures, bâtons, cailloux, bouteilles d&#8217;eau, legos et autres indispensables. Mon mari éclopé du genou gisait, seul, abandonné, dans notre appartement torride, un sac de petits pois surgelés sur la jambe. Seul, mais au calme ! Attendant d’avoir récupéré de son opération, et d’une semaine avec ses plus jeunes fils. On ne saurait dire laquelle des deux fut la plus éprouvante. Donc nous partîmes, trois. Car chez nous, avec Poupette et Loulou, les plannings de vacances tiennent de la haute voltige, et que je te le pose ici, et que je te la récupère là. Nous partîmes pour une contrée sauvage, où les flancs des volcans sont verdoyants et les autochtones accueillants, chaussés de curieux souliers en bois au bout pointu. Bali pensez-vous ? L&#8217;Islande ? Pas du tout, l&#8217;Auvergne. Après la cure thermale à Belle-Île, ce fut la cure de Saint-Nectaire. Saint-Nectaire à midi, à l&#8217;apéro, au dîner, car le Saint-Nectaire, c&#8217;est bien connu, est fait avec du lait de vaches qui broutent les bonnes petites fleurs des prairies auvergnates, donc manger du Saint-Nectaire revient à se soigner par aromathérapie.  Là, entre deux lichettes de ce délicieux fromage, Lapin et Chaton purent s’initier à la chasse aux escargots, au tir à l’arc (fabriqué à l&#8217;ancienne par mes soins), et au jardinage approximatif -traduire : au massacre de plates-bandes sous l’œil stoïque de leur bienveillante aïeule. Avec sa créativité sans limite, Lapin développa une technique destinée, certainement, je le subodore, à faire rougir les roses et les géraniums, en les fouettant vivement avec un bâton afin de leur faire monter le sang aux joues. Enfin je crois. Il n’a pas été très clair sur son cheminement intellectuel. Bref, mi-août, par un prompt renfort, nous étions six : Poupette récupérée au vol, Loulou arrivé avec son père et les petits pois surgelés. Le re-départ en vacances Après un long voyage, dans une voiture sans climatisation, sous un soleil radieux, nous arrivâmes à bon port dans un charmant petit village du sud de la France, fleuri de bougainvillées, d’agapanthes, de laurier-roses et de cactus. Baignés de soleil, et envoûtés par le chant des cigales cachées dans les micocouliers, nous ouvrîmes la lourde grille verte de la maison de Papi. Le sourire aux lèvres, poussant un soupir de soulagement, nous nous apprêtions à prendre nos quartiers d&#8217;été, accueillis par un parfum, des effluves, … un relent… Mais qu’est-ce donc ? Une puanteur immonde, digne d’un cadavre de coyote nourri de vautours charognards s’exhalait du réfrigérateur, rempli de bouffe pourrie, de jus de fruits fermentés et de pâtés avariés. Une nuée de grosses mouches vertes s’empressa de venir nous aider à réparer les dégâts, consécutifs à un orage qui avait tout fait disjoncter. S’ensuivirent de longues heures d’autopsie d’extraction du contenu avarié, de nettoyage, désinfection, javellisation avec les pastilles low-cost de Papi qui ne se dissolvent jamais (ou si lentement que j’aurais eu le temps d’emmener le frigo à la déchetterie et d’en racheter un autre), désodorisation, rinçage, deuxième tournée avant de pouvoir enfin, fourbus et hébétés, nous poser sur notre lit, non sans nous être nous-mêmes consciencieusement nettoyés, désinfectés, désodorisés, rincés, etc, etc. Après cette arrivée idyllique, nous avons flemmardé, et fait… pas grand-chose, ma plus grande balade étant le tour du village pour vous poster des images alléchantes. La particularité la plus saillante de ce village, à mon sens, est la présence d&#8217;UN esthéticien, qui exerce également la profession de sophrologue et de psychothérapeute. Je ne vous cache pas qu&#8217;imaginer me faire poser du vernis semi-permanent sur les orteils tout en lui confiant les tourments de mon âme, me fait frétiller d&#8217;aise. Bien que les enfants aient manifesté leur souhait d&#8217;étancher leur soif intellectuelle intense en consacrant de longues heures à l&#8217;étude poussée de Gulli et des Zouzous, nous les avons quand même sortis un peu, histoire de justifier tout le gasoil par nos soins vaporisé dans l&#8217;atmosphère. Nous les avons menés à Saint-Tropez pour leur montrer que s&#8217;ils travaillaient bien à l&#8217;école (il fallait bien les motiver pour la rentrée), ils pourraient s&#8217;offrir un yacht quand ils seraient grands : pas comme leurs ratés de parents qui n&#8217;avaient qu&#8217;une pauvre liasse de billets de 5€ en poche. Nous avons également cavalé pour satisfaire les grands, trotté pour contenter les petits, affronté des plages bondées de touristes cuits comme des homards (chose inhabituelle pour nous qui partons d’habitude en juillet), cherché des places de parking aussi rares que celles du boulevard Haussmann une veille de Noël, passé le balai, mis le couvert, fait des lessives, et lutté contre des moustiques à la voracité de piranhas. Le pauvre Lapin nous servit fort efficacement de paratonnerre et termina les vacances aussi marqué que s’il avait contracté la variole. C’est donc sur les rotules (je parle pour moi, mon époux n’étant pas encore en capacité de poser son genou à terre) que nous remontâmes vers le Nord le 29 août, croisant des vols de cigognes qui partaient au Sud (Cela faisait belle lurette que je n&#8217;avais pas vu de vols de cigognes, d&#8217;ailleurs. Comme quoi on voit des choses merveilleuses une fois franchi le périphérique. J&#8217;adore l&#8217;idée que des oiseaux migrateurs partent au soleil en hiver, comme les retraités ou les tuberculeux au XIXe siècle, ou Sissi. So chic !). Mais en ce qui me concerne, ce n’était que pour mieux repartir… En effet, je&#8230; Ah zut, le petit vient d&#8217;arriver et réclame son biberon. Bon, ben salut, je vous dis à la semaine prochaine pour la suite de mes aventures estivales ! &#160;</p>
<p>L’article <a href="https://prgr.fr/chroniques-daoutembre-vol-1/">Chroniques d&rsquo;Aoûtembre (vol.1)</a> est apparu en premier sur <a href="https://prgr.fr">Les petits ruisseaux font les grandes rivières</a>.</p>
]]></description>
		
					<wfw:commentRss>https://prgr.fr/chroniques-daoutembre-vol-1/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>39</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">1294</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
