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	<title>au fil de l&#039;eau Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
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		<title>Au fil de l&#8217;eau #12</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Aug 2023 18:51:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il est bien audacieux d&#8217;imaginer que quelqu&#8217;un viendra me lire, lors de la quinzaine la plus creuse de l&#8217;année, j&#8217;ai nommé : l&#8217;abime du 1er au 15 août. Certes. Mais voyez-vous, je fus débordée de travail et d&#8217;occupations diverses depuis mon dernier article il y a 15 jours, non pardon, il y a 6 mois. Vous avez entendu parler de Parcoursup ? Pas encore, vos enfants sont trop petits ? Moi je pense qu&#8217;à partir du CE2, c&#8217;est le bon timing pour commencer à compulser le site de l&#8217;ONISEP, letudiant.fr et autres. Après, vous risquez d&#8217;être un peu juste pour faire le bon choix des options entre la seconde et la première. Conseil d&#8217;amie : ne tardez pas trop à faire construire son projet professionnel à votre mouflet. Oui, voilà, Charles-Amédée, c&#8217;est de toi qu&#8217;on cause. Pose ta tétine et ton doudou, et viens brainstormer deux secondes sur ton avenir, au lieu de gaspiller ton temps sottement. As-tu pensé à ton avenir ? Non, je ne parle pas de ce qu&#8217;on va manger au goûter. Non, pas les cadeaux de Noël, non plus.  Je parle de Parcoursup. L&#8217;algorithme qui fera divorcer tes parents si ce n&#8217;est déjà fait, alors un peu de bonne volonté que diable ! Ton avenir, celui de ta famille et la santé mentale de tes parents, par-dessus le marché, sont en jeu. Ouiiii, j&#8217;en rajoute un peu. Mais franchement, je ne connais pas un seul parent qui soit relax face à Parcoursup. Ou alors, c&#8217;est un psychopathe qui kiffe les algorithmes. Ou un parent qui élève une bête à concours depuis la petite section. Ou à l&#8217;autre extrémité du spectre, un parent d&#8217;un cancre fini qui sait que Parcoursup ne fera rien pour lui. Ou un parent blindé de thunes qui payera une université privée à 20 k€ par an, et peut siroter des mojitos tranquillement de janvier à août, au lieu de se ronger les ongles comme tout le monde en entretenant son ulcère. (Je n&#8217;ai rien personnellement contre toi si tu as choisi cette option, sache-le. Je suis juste bassement jalouse.) Moi-même, il y a seulement un an, je ricanais bêtement en voyant une de mes collègues angoisser comme si elle devait se faire amputer d&#8217;une jambe dans l&#8217;heure, parce qu&#8217;elle était en pleins affres de Parcoursup. Croyez-moi, je l&#8217;ai comprise depuis. Je peux désormais poser une main compatissante sur son épaule et lui dire, « moi aussi. Je sais ce que tu as vécu. Pardon pour ma suffisance. » Je ne lui ai pas dit comme ça bien sûr, j&#8217;ai ma fierté, mais quand même. Bref, ma fille a passé et eu le bac. Parcoursup lui a trouvé une affectation honorable (ouf) et publique donc gratuite (re-ouf), car l&#8217;inflation est passée par là et donc, bien que ma carrière sémillante de fonctionnaire suive sa fulgurante progression, l&#8217;inflation est toujours plus fulgurante que mon salaire. Aaaah, ça va mieux, j&#8217;avais ça sur le coeur, il fallait que je le crache à quelqu&#8217;un et vos centaines d&#8217;oreilles ont enfin une utilité ! Bon, quoi de neuf sinon ? 1/ J&#8217;ai beaucoup travaillé, car on a des projets hyper exciting et top secrets au boulot, qui devraient sous peu me rendre millionnaire. Mon mari caresse de grands espoirs et entrevoit enfin, avec beaucoup d&#8217;imagination, la possibilité de l&#8217;éventualité de l&#8217;hypothèse qu&#8217;il n&#8217;aurait pas forcément misé sur la mauvaise jument, dans une prochaine vie. Rien que du solide et du concret, comme vous voyez. 2/ J&#8217;ai beaucoup travaillé, et j&#8217;ai un truc à vous annoncer très bientôt. 3/ J&#8217;ai beaucoup travaillé, ou disons je vais bientôt beaucoup travailler, et j&#8217;aurais un autre truc à vous annoncer un peu moins bientôt, mais quand même dans pas trop trop longtemps. 4/ J&#8217;ai beaucoup travaillé, avec d&#8217;autres copines, et j&#8217;ai un vrai truc à vous annoncer tout de suite : NOUS AVONS CRÉÉ UN COLLECTIF ! Lasses de voir circuler tant d&#8217;inepties dans le domaine de la parentalité, d&#8217;y voir proliférer des experts chelous (également experts en psycho, experts en géopolitique, experts en nutrition, experts en neurosciences, experts en Covid et surtout experts pour dire qui est expert et si tel ou tel psy avec 50 ans d&#8217;expérience est légitime à s&#8217;exprimer, Dunning-Kruger bonjour) qui intoxiquent de leurs interprétations débiles les parents en détresse, nous avons, des instapotes et moi-même, créé le Collectif Assez ! (ou A!C, c&#8217;est son petit nom) dont le but est de fournir des informations fiables, sourcées scientifiquement, nuancées, tenant compte du contexte familial de chacun &#8211; chacune. Je vous invite donc à aller très vite visiter notre site en cliquant sur ce lien ! Et surtout, allez bien lire notre Manifeste qui explique nos valeurs et notre positionnement. Vous pouvez nous suivre sur notre page Facebook, et notre compte Instagram. Vous y trouverez déjà plusieurs articles fort intéressants : sur le maternage proximal sur le dernier ouvrage de Didier Pleux, « L&#8217;éducation bienveillante, ça suffit ! » sur les différences entre éducation positive et parentalité bienveillante sur les liens entre éducation bienveillante et burn-out parental. C&#8217;est quoi la différence entre le blog du Collectif A!C et le mien ? eh bien, ce n&#8217;est pas pareil. Là-bas, la parentalité sera exclusivement abordée sous l&#8217;angle de l&#8217;instrumentalisation de la science. Ici, je continuerai à vous raconter de temps en temps mes déboires parentaux et personnels. Chez les Fabuleuses au Foyer, je continuerai mes chroniques avec comme objectif de booster les mamans. Ca fait beaucoup pour un seul cerveau, me direz-vous : vous avez raison. J&#8217;use mes neurones à grande vitesse, et qui sait si la ménopause qui s&#8217;annonce, menaçante au loin telle les cavaliers de l&#8217;Apocalypse, ne m&#8217;en cramera pas une bonne portion de plus. Pour tout vous dire, je trouve compliqué de continuer à bloguer quand les enfants grandissent. Par respect pour leur intimité et leur vie, j&#8217;hésite de plus en plus à parler de ce qui les concerne. Pour les grands, c&#8217;est une affaire réglée : je ne dis presque rien. Pour les petits, ils ont aussi leurs copains, leurs histoires, leurs (petits) soucis de jeunes enfants, et je me vois mal m&#8217;en servir comme d&#8217;une matière pour mon blog. Je me contenterai de vous dire que cette année, Chaton a invité 13 copains pour son anniversaire, qui sont malheureusement tous venus. Nous comptions bien sur quelques défections à la veille des vacances : que dalle. Je vous jure, on aurait cru une sortie scolaire. En rang par deux, avec mon époux à la tête de la colonne d&#8217;assaut, une-deux, une-deux, direction le parc, le petit doigt sur la couture du pantalon. « Mais t&#8217;es folle, t&#8217;as quand même pas invité 13 gamins ! ils seront 15 dans l&#8217;appart s&#8217;il pleut, tu te rends compte ? » J&#8217;ai cru qu&#8217;il allait me faire un infarctus, là, sur le tapis du salon, tellement il avait les yeux exorbités. Ce qu&#8217;il est sensible, cet homme. Moi, je n&#8217;en démordais pas, il ne POUVAIT pas pleuvoir un 2 juillet, sinon je perdais la foi, j&#8217;avais passé un marché avec Dieu. Bien sûr, il a fait beau, (à partir de 12h13, l&#8217;anniversaire débutant à 12h30 &#8211; Dieu est sympa mais aime jouer avec mes nerfs) et tout s&#8217;est passé comme sur des roulettes. J&#8217;ai juste perdu 5 années d&#8217;espérance de vie à surveiller les 15 gamins, surtout les 13 qui ne m&#8217;appartenaient pas, dans ce parc. Mais tout le monde a été rendu vivant et en bonne santé, au bon parent &#8211; ce n&#8217;est pas une mince affaire. Même Gilbert, qui s&#8217;était fait un trauma crânien il y a deux ans, et s&#8217;était bousillé les deux tibias l&#8217;an passé, est reparti miraculeusement intact. C&#8217;est louche. On n&#8217;a toujours pas fini de déballer les cadeaux, je me demande même si on ne vas pas en garder quelques uns pour les offrir en douce aux anniversaires auxquels ils seront invités. Suivez-moi pour d&#8217;autres bons plans spécial inflation. Mon grand drame actuel est l&#8217;absorption du crédit du nord par la société générale, qui fait que je suis à l&#8217;insu de mon plein gré devenue cliente de cette banque dont le service client est aussi avenant qu&#8217;un gardien de Guantanamo (j&#8217;exagère, bis). Si vous avez besoin de vous épancher sur la société Générale, faites-le en commentaire que nous puissions éliminer ensemble notre fiel. Bon, voilà, il me semble que j&#8217;ai fait le tour des nouvelles. Et vous ? Je suis la seule à bosser ou non ? Dites-moi que vous êtes là, seule derrière votre petit ordinateur. Sinon, dites-moi que vous avez vu 3 chamois nager dans les eaux turquoise du Pacifique ou 5 poulpes escalader les pentes alpines, et faites-moi un peu rêver. Et surtout, abonnez-vous au Collectif A!C !</p>
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		<title>au fil du déconfinement #7</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jun 2020 04:40:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Hey ! Salut la compagnie ! Comment ça va-t-y bien, depuis tout ce temps ? Excusez-moi pour ce silence radio, mais j&#8217;ai eu comme un gros coup de mou. On pourrait croire qu&#8217;avec tout ce temps dégagé par le confinement (moins de boulot, moins de maquillage, moins de transport, moins de temps perdu à sortir de son pyjama et à chasser ses poils), j&#8217;aurais eu plus de temps pour écrire des pages et des pages d&#8217;articles. Mais en fait, non. Il n&#8217;en est rien : à croire que le confinement m&#8217;a totalement séchée sur pieds. Incompréhensible, n&#8217;est-ce-pas ? Pourtant, inspirée par les doux hurlements de mes charmants monstres (et paf, double oxymore), j&#8217;aurais du avoir des récits passionnants à vous conter. Mais à dire vrai, en dehors de clamer « Ne courrez pas comme des éléphants ! » suivi de « Essayez de courir comme des plumes ! » (formulation positive, paraît-il que c’est plus efficace pour susciter l&#8217;adhésion de l&#8217;enfant) puis de « Souvenez-vous que vous êtes légers comme des papillons qui volètent dans le ciel! » puis de la tentative CNV « J&#8217;ai besoin de calme car je travaille, je ne me sens pas entendue et respectée dans ma demande et cela provoque beaucoup de colère et de frustration en moi, pouvez-vous envisager de chercher une solution avec moi pour considérer ce besoin ? » puis de la seule attitude efficace, à savoir « J&#8217;AI DIT D&#8217;ARRÊTER DE COURIR OU JE VOUS JURE QUE CA VA BARDER FILEZ DANS VOS CHAMBRES IMMÉDIATEMENT OU VOUS VOUS EN SOUVIENDREZ » (moins bienveillant, mais indispensable pour éviter un drame familial), je n&#8217;ai pas été particulièrement stimulée dans ma créativité. Afin de nous trouver réunis, nous avions donc migré dans l’appartement douillet, cosy, accueillant de Monsieur PRGR. Un lit et une chaise dans chaque chambre. Point. Ni tapis, ni rideau, ni bibelots. Ce minimalisme extrême a permis que les enfants ne se questionnent point sur ce qu&#8217;ils allaient bien pouvoir faire : il n&#8217;y avait qu&#8217;une caisse de legos. Ils ont donc joué aux legos. C&#8217;est fou ce que l&#8217;on peut faire avec des legos, en fait: construire, bien entendu; détruire; jeter; mitrailler; les cacher dans son slip; se les frotter entre les fesses et les faire renifler à son frère ensuite; se poursuivre en se bombardant; les emmener dans le bain; le tout, bien entendu, en hurlant à pleins poumons. Je pense que nos voisins habituels, ceux de notre vrai chez-nous, ont béni le ciel lors de notre départ (faudrait que je vérifie s&#8217;ils n&#8217;ont pas fait une fête illégale, je vais sans doute envoyer une lettre de dénonciation à la préfecture comme au bon vieux temps de l&#8217;occupation), et auraient apprécié, certainement, un peu plus de rigueur de la part de cette bande de laxistes du gouvernement, qui font prendre des risques inconsidérés aux citoyens en leur permettant de sortir dès à présent. Ils auraient sûrement préféré que le confinement dure jusqu&#8217;à la sortie d&#8217;un vaccin, en 2021. Nos voisins de là-bas, en revanche, ont sûrement pesté contre ces décrets liberticides qui maintiennent enfermés dans un appartement de jeunes enfants qui ont pour habitude saugrenue de hurler la Marseillaise en frappant des pieds en cadence. D&#8217;ailleurs, on les a croisés au pied de l&#8217;immeuble. Ils nous ont dit, « C&#8217;est drôle, parfois on a l&#8217;impression que quelqu&#8217;un jette un tas de tous petits objets par terre, comme des legos ». Ah ben oui, c&#8217;est drôle en effet, j&#8217;ai la même impression, à un mètre d&#8217;eux. Bref, ces voisins de là-bas, je mettrais ma main à couper qu&#8217;ils ont organisé une grosse fiesta quand nous avons regagné notre vrai appartement. Enfin. On ne peut pas rendre tous ses voisins heureux en même temps, n&#8217;est-ce-pas ? Alors, qu&#8217;ai-je fait, durant toutes ces journées loin de vous ? J&#8217;ai lavé, trié, rangé du linge. Je me demande bien pourquoi, vu que les enfants ont passé leur temps en pyjama, voire les fesses à l&#8217;air. J&#8217;ai fait des repas, des tonnes de repas, j&#8217;ai rempli et vidé le lave-vaisselle, sans fin. Il faut dire qu&#8217;avec 6 fourchettes et deux casseroles, j&#8217;ai plutôt intérêt à assurer sur le turn-over de vaisselle. Le summum de ma semaine a consisté à faire les courses comme je vous le racontais, flânant avec délices dans les rayons d&#8217;intermarché, emballée dans un préservatif géant (ou presque). Oooh, des spaghettoni ! Aaaaah, du chocolat à la fleur de sel ! Hiiiii, un paquet de levure boulangère, LÂCHE-LE SALOPE OU JE TE CRÈVE LES YEUX, IL EST POUR MOI ! Voilà. Et j&#8217;ai fait cela pendant deux mois. Je me suis également occupée avec talent de la continuité pédagogique des enfants : écriture et activités mathématiques le matin. Atelier pâtisserie l&#8217;après-midi. Arts plastiques  avant la petite sortie réglementaire, avec observation de la nature sauvage : araignée, mouches, gendarmes, escargots. Sport en famille, abdos-fessiers, squats, cardio, le tout avec le sourire. Bain, cheveux peignés, histoires écoutées dans le calme, séance de yoga pour petits. Couvert mis avec soin sur une jolie table décorée de fleurs et de bougies. Dodo vers 21h, après quelques histoires bien choisies pour la richesse de leur vocabulaire. Puis approfondissement de notre relation de couple par des échanges culturels, de la lecture et des documentaires d&#8217;Arte. Naaan, j&#8217;déconne. Je les ai collés devant la télé 2h tous les matins, fidèle à mes convictions relatives aux écrans, pour ne pas virer à la furie et avoir au moins un petit créneau pour, pour&#8230; comment dit-on déjà ? Ah oui, télétravailler. AH AH AH ! le télétravail, tu sais ? Ce moment où tu essayes de répondre à un mail tout en hurlant « Mais va mettre ton slip », « Non je peux pas venir t&#8217;essuyer là maintenant », « Je téléphone, oui vas-y tu peux prendre douze bonbons pourvu que ce soit en silence », « Par pitié taisez-vous et vous regarderez Gulli tout l&#8217;après-midi », « Si tu me laisses travailler bien sagement, on fera un apéro avec plein de chips ». Parfois, j&#8217;introduisais quelques variantes gestuées, à base de grands mouvements du plat de la main devant la gorge, ou de bras tendu énergiquement, doigt pointé vers la porte. Mais visiblement, mes enfants sont sourds, et probablement aussi, malvoyants (noter dans mon agenda de prendre rendez-vous chez l&#8217;ORL et l&#8217;ophtalmo). Après un dîner foutraque et des miettes / petits pois / grains de maïs / bouts de poulets répandus au sol, après avoir couru partout pour les coincer et obtenir qu&#8217;ils brossent leurs p$*#&#38;! de dents, et une fois couchés après les 6 relevés pour n&#8217;importe quoi (pipi, câlin, bisou, lumière éteinte, trop de lumière, nuit trop sombre, bruits, silence angoissant, je veux boire, il a bu mon eau, menteur t&#8217;es qu&#8217;un menteur, au fait j&#8217;ai oublié de te dire, il m&#8217;a pris mon livre, naaan c&#8217;est lui, c&#8217;est lui qui m&#8217;a tapé, Chaton c&#8217;est un prout, prout toi-même) vers 22h donc -parce que sans école ils sont bien moins fatigués les bougres- nous nous affalions devant un film en nous goinfrant de glaces à la Chantilly. Bilan : on a pris en graisse ce qu&#8217;on a cramé en neurones. Environ 2 kg je pense. Et vous ? Pour me donner bonne conscience, j&#8217;ai essayé de les faire travailler un peu.  Les maîtresses envoyaient un programme hebdomadaire super bien fait, mais que, dépourvue d&#8217;imprimante, j&#8217;ai simplifié (élagué, quoi. raccourci. tranché). 30 minutes de préparation pour 5 minutes de travail (pour eux) et une heure de rangement (pour moi). Mon éventail de propositions pédagogiques s&#8217;est donc rétréci au fur et à mesure que le confinement avançait. On a investi à fond sur l&#8217;alphabet et la numération. Les grands ont avancé sur la noble route de l&#8217;autonomie avec un sérieux tout à fait honorable, quoique mollissant sur le début du mois de mai. J&#8217;ai lu, entre deux mails professionnels et durant la sieste OBLIGATOIRE des enfants : « Dans les forêts de Sibérie » de Sylvain Tesson dont je vous ai déjà parlé, « La Délicatesse » de David Foenkinos que vous connaissez sûrement, un roman subtil et touchant sur le paraître, « L&#8217;autre moitié du soleil » de Chimamanda Ngozi Adichie, qui raconte la guerre méconnue du Biafra par les yeux de deux soeurs et de leurs compagnons, « L&#8217;insouciance » de Karine Tuil, un excellent et âpre roman politique, « Soie » d&#8217;Alessandro Barrico qui est un pur chef-d&#8217;oeuvre, « Grâce et Dénuement » d&#8217;Alice Ferney sur la rencontre des autres par la lecture, « Shim Chong fille vendue » de Sok-Yong Hwang, l&#8217;histoire d&#8217;une jeune captive devenue geisha, « Les sept mariages d&#8217;Edgar et Ludmilla » de Jean-Christophe Rufin que j&#8217;ai trouvé un peu longuet, « La vie parfaite » de Silvia Avallone, entre chronique sociale et désir d&#8217;enfant. J&#8217;ai un peu la flemme de vous les chroniquer tous, si l&#8217;un vous intéresse dites-le moi je ferai un effort :-). Vous voyez, c&#8217;est hyper passionnant. Vous comprenez mieux pourquoi je ne me suis pas fendu d&#8217;un article toutes les semaines. Et bizarrement, cela a passé. Pas franchement vite, mais pas trop lentement non plus. Et puis, et puis&#8230; La fin du confinement est arrivée. Avec la croustillante perspective de la reprise de l&#8217;école (deux jours par semaine, grand luxe) et du boulot. Avant de perdre notre virginité virale durement acquise par ces deux mois de confinement, nous sommes allé faire un petit tour chez l&#8217;aïeule, qui vivait dans une solitude de chartreux, pas comme tous ces jean-foutres qui boivent des mauvaises bières depuis mi-avril le long du canal Saint-Martin. Chaton et Lapin ont retourné toute la baraque, cueilli des cerises, et réalisé un excellent flacoutis avec leur récolte. Ils ont également ravagé avec ardeur et affection le jardin, piochant, bêchant, creusant, tapant, déterrant. On aurait cru à une invasion de rats-taupiers. Avant de retourner chez nous, on a tapoté un peu tout ça et mis quelques fleurs, vu que les trous étaient faits. Bref. Elle nous a vus, elle en a eu pour son argent, et elle était aussi heureuse de nous voir partir, que de nous voir arriver. Alors là, voyez-vous, nous étions mercredi 27 mai, et je commençais à fredonner, à me demander quelle culotte j&#8217;allais mettre pour aller au boulot le lendemain, à regarder si j&#8217;avais bien tous mes stylos dans ma trousse. Et c&#8217;est ce moment que ce fourbe de Chaton, mercredi à 18h, choisit pour me dire d&#8217;un air souffreteux : « J&#8217;ai mal au vennnnntre, je me sens pas bieeeeeen, aaaaaah beeeeeeuh uuuuuh ». 39°C. Quel enfoiré ce gosse, quelle ingratitude, ME NIQUER MA RENTRÉE APRÈS DEUX MOIS ET DEMI ! Bon évidemment, inutile de songer à mettre à l&#8217;école un mouflet avec de la fièvre en période post-coronavirus. Après avoir passé une bonne partie de la soirée à refaire la bibliographie sur « paediatric covid-19 », « sars-cov-2 infections symptoms in children », « covid-19 in children : what do we know ? », après avoir relu les articles chinois, américains, anglais et tutti quanti, je suis parvenue à la conclusion que probablement, s&#8217;être empiffré de cerises, percer la molaire de 6 ans et avoir voyagé dans une polo sans clim durant les 4h du voyage retour par grand beau temps, pouvait justifier un petit mal de bide et une petite fièvre. Ce qui, néanmoins, ne me fût d&#8217;aucune utilité le lendemain matin quand il avait encore 37.8°C. Que disent-ils au fait, dans le protocole de 693 pages de l’Éducation Nationale ? « L&#8217;enfant ne sera pas accueilli s&#8217;il a une température supérieure ou égale à 37.8°C. » Merde alors. Bref. J&#8217;ai laissé Chaton sous la garde de sa soeur, à essayer des filtres instagram toute la journée (continuité pédagogique, option « arts visuels »), et j&#8217;ai amené presto Lapin à l&#8217;école, en solitaire, en lui faisant 1/ miroiter la perspective des chips à midi (technique éprouvée par Quatre Enfants également), et 2/ de grands coucous enthousiastes pour lui montrer que c&#8217;était super trop chouette d&#8217;aller à l&#8217;école en post-covid. Et je me suis cassée pour aller travailler, partant du postulat que mère rassurée = mère rassurante. Quelle expérience totalement enivrante, de travailler de nouveau avec des vraies gens ! J&#8217;ai passé deux journées totalement féériques, devant un ordinateur, avec mon petit meuble à clé sous le bureau, ma tasse monoprix,...</p>
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		<title>Au fil de l&#8217;eau #5</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Dec 2019 05:00:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cela fait un bail que je n’ai pas écrit un petit article au fil de l’eau. Or j’ai quelques petites bribes de trucs et de machins qui traînent dans les coins, et qui pourraient faire un article à peu près aussi joli et cohérent qu’une couverture en patchwork de tricot seventies. Oui, il y a de quoi frémir. (Après, les goûts et les couleurs, hein) #1 Chaton, ce sale mouflet, se permet de me remettre à ma place d’une manière insolemment pertinente &#8211; Chaton, va te brosser les dents s’il te plaît ! &#8211; &#8230; &#8211; Chaton, c’est l’heure de se laver les dents ! &#8211; … &#8211; Chaton, qu’est-ce que j’ai dit ? &#8211; Ouais ouais, j’y vais, répond-il, en agitant nonchalamment les pieds, allongé à plat ventre sur son lit devant le dernier Astérix. 5 minutes passent. &#8211; Bon, ça suffit maintenant ! Tu vas te brosser les dents ! Si ça continue, je vais faire le tableau de comportement dont j’avais parlé, j’en ai assez de devoir répéter ! &#8211; Ben vas-y, fais-le. T’arrête pas de dire que tu vas le faire et tu le fais jamais. Alors fais-le, à la fin ! Voilà. En même temps, je dois reconnaître qu’il a raison. J’en parle beaucoup, mais je ne passe pas à l’action. Tous les pédopsys le disent : le plus important, dans l’éducation, c’est la cohérence parentale. Si vous voulez bien m’aider, à vot’bon cœur. Je recherche un tableau, pas vraiment de comportement dans le sens où il n’y aura pas de récompense à la clé, mais qui leur permettrait de visualiser les choses à faire durant leur journée : entre autres, me préparer mon apéro, me faire mon café le matin, ne pas oublier le beurre sur mes tartines – pas trop chaudes. Comme je suis flemmarde, je suis preneuse de toute bonne idée déjà prête. #2 Lapin aime chanter. Il aime BEAUCOUP chanter. Il aime TROP chanter Après « Il s’est cassé le bout du nez, pirouette, cacahuète », après « Maréchal nous voilà », après « Marchons, marchons, qu’un sang impur », après « Agneau de Dieu prends pitié de nous », il entonne désormais « Petit Papa Noël n’oublie pas mes petits souliers », avec une conviction intacte. Son loisir favori reste de faire du bruit : percussions sur le couvercle de la poubelle, style tambours du Bronx ; parade militaire en frappant du talon au sol, voix de clairon, et depuis peu, siffler ou claquer de la langue pendant la messe ; sans doute pour signifier au prêtre que son homélie est trop longue – ce à quoi je souscris entièrement. #3 Avec eux, on ne s’ennuie jamais Lapin travaille sa motricité fine en découpant en minuscules morceaux un rouleau de papier-toilette. Celui qu’il n’a pas jeté dans la cuvette des WC (avant de faire caca. Et  qui a du faire le triste nécessaire pour éviter de tout boucher ? je vous laisse deviner). Donc, il fait un gros travail de découpage. Il ouvre et ferme les mâchoires en cadence avec les lames des ciseaux. C’est trop mignon. Il coupe et recoupe des fragments minuscules, microscopiques, infinitésimaux, va-t-il aller jusqu’à l’atome ? il en est capable. Puis il dit « Voilà, j&#8217;ai fini ! » et il part, me laissant ramasser ses confettis. Quand il n’est pas occupé à ses travaux manuels, il réclame quelque chose – aller jouer chez les voisins, un dessin animé, un biberon de lait à 18h45. Désappointé de mon opposition incompréhensible, il dit : « Méchante maman ! » et Chaton répond, en roulant des yeux et dodelinant de la tête comme les petits chiens sur les plages arrière des voitures : « Ah ouiiiiii ? Et les bonbons et les chips, hein ? Elle est méchante quand elle donne des bonbons et des chips, sans doute ? » rétablissant ainsi la justice et la vérité, tel Saint Louis sous son chêne. #4 lecture horrifique Il y a quelque temps (comprendre : quelques mois, j’ai du retard à l’allumage), j’ai lu aux enfants l’histoire du Loup et des 7 chevreaux. Si vous aviez vu leur bouille tremblante et effrayée. Mouahahaha ! Lapin faisait sa moue terrorisée. Chaton en avait le caquet rabattu, de cette terrible histoire de chevreaux truandés par un loup et bouffés tout crus tout ronds, bien qu’ils se soient tous carapatés pour se mettre à l’abri. Je voyais bien qu’il se disait : merde alors, si le loup les trouve même sous le lit, même dans l’armoire, il faut que je me trouve une cachette encore plus mieux au cas-où ça m&#8217;arrive ! Grand fut leur soulagement quand les petits chevreaux sortirent tous vivants du ventre du loup (ce qu’on peut leur raconter comme mensonges invraisemblables, à ces pauvres enfants). #5 En Novembre, il fait froid, moche, gris, triste, humide, et sombre La seule chose que j’aime en novembre, c’est de dormir avec de grosses chaussettes. C&#8217;est d&#8217;ailleurs un point majeur de discorde conjugale. Je ne vous en dis pas plus. Bon, comme IL n&#8217;est là que 2 nuits par semaine (moins que dans la chanson), je LUI passe cette petite marotte. C&#8217;est ça, l&#8217;amour et le sacrifice. #6 J’ai plein d’idées d’articles Je manque juste de temps. J’aimerais pouvoir dicter mentalement tout ce qui passe par ma tête pour pouvoir faire des articles très rapidement. Cela me ferait gagner un temps considérable. En attendant cette avancée de la science, j’en suis réduite à devoir m’adapter à la rapidité de mes doigts. En particulier j’ai le TAG de Cécilia sur « Ces brouillons d’articles qui ne verront jamais le jour » à l’état de brouillon. Verra-t-il le jour ? Dieu seul le sait. (Vous avez vu ? C&#8217;est une mise en abyme. Je suis fière d&#8217;avoir pu la caser). #7 l’Esprit de Noël est là Depuis le 15 novembre, je lutte contre les attaques répétées de la progéniture : &#8211; « Maman, on fait le sapin ? Hein, dis, Maman, on fait le sapin ? Dis Maman, et si on faisait le sapin ? Maman, j’ai une super idée : on fait le sapin ? » En alternance avec : &#8211; « Maman, on fait la crèche ? s’il te plaît Maman, on peut faire la crèche ? Maman, où t’as mis les santons ? C’est quand qu’on fait la crèche, Maman ? » Hé dis-donc, toi, c’est d’où que t’as appris à causer la France comme ça ? Bref, un jour, lassé de mon inertie, Chaton a de sa propre initiative déménagé un rayon entier de notre bibliothèque, en rangeant proprement les livres en pile dans notre placard, pour libérer la place. Donc on a fait la crèche. Il a également réussi à m’extorquer la promesse de racheter des santons cette année. Et il a fait la liste. C’est un enfant qui a beaucoup de suite dans les idées. Un calendrier de l’Avent a été offert par Mamie un peu en avance (le 4 novembre. Ou le 5. Enfin tôt, quoi. Très tôt). Je l’ai caché. Ils l’ont trouvé. Lapin a ouvert toutes les fenêtres et a dégusté 19 chocolats sur les 25, un matin avant d’aller à l’école. C’est un enfant qui sait grimper haut et fouiller dans les meubles suspendus. Le bon côté de cet exploit, c’est que désormais le calendrier de l’Avent est à la poubelle et qu’on n’en parle plus. À vous toutes qui préparez des calendriers de l’Avent matériels ou immatériels, je vous admire (et vous jalouse) secrètement. D’ailleurs, si quelqu’un est volontaire pour préparer le calendrier de l’Avent pour mes enfants, et si possible venir à domicile leur faire faire les activités à ma place, ou même chez vous, je vous les prête. Ils sont beaux, propres, adorables, affectueux et –grosso modo- bien élevés. #8 Les grands sont toujours vivants, Je vous rassure, mais c’est plus délicat de parler de leur vie désormais. Je peux néanmoins vous dire que c’est bel et bien de l&#8217;histoire ancienne, le petit menu enfant avec 2 nuggets, une petite frite et 2 boules de glace. Non, désormais, c’est entrecôte XXL à la sauce béarnaise avec ses patates sautées à la graisse de canard, demi-camembert et tarte normande à la crème. Ils bouffent, mais qu&#8217;est-ce qu&#8217;ils bouffent ! Ils engloutissent le PIB du Bangladesh à chaque repas. Dans ces moments-là, j’aimerais qu’ils deviennent respiriens (mouvement découvert grâce à un article posté par un ami), ceux qui se nourrissent d’air pur et de soleil, et d’un peu de bouillon les jours de grosse débauche orgiaque. Loulou a mué, et maintenant j’ai l’impression qu’un inconnu s’est introduit chez nous quand je l’entends parler depuis le couloir. Heureusement il garde toute sa jeunesse d’esprit et continue à se rouler par terre avec ses jeunes frères. On dirait une portée de chiots tous foufous. Je fais quand même attention à ce que je dis, car ma fille me surveille. Elle s’est abonnée à mon blog en douce, alors, vous comprenez, je me tiens à carreau. Mais quand même : jugez un peu le culot de cette enfant. Elle m’offre pour mon anniversaire des boucles d’oreilles (un bon point). Le lendemain même, que se passe-t-il ? Elle se pointe dans ma chambre et me dit d’un air dégagé : &#8211; « Maman, je peux t’emprunter tes boucles d’oreilles ? Tu ne vas pas les mettre aujourd’hui ? » Ben si, juste pour t’embêter, je vais les mettre. Je vais même me faire percer des trous tout le long de l’oreille pour TOUTES les porter et être sûre que tu ne me les piques pas, petite sournoise. (Ce n&#8217;est pas ma fille, mais ce sont CES boucles d&#8217;oreilles qui sont objet du litige) #9 j’ai lu plein de bouquins Parmi lesquels « La Vraie Vie » et « Summer » dont je vous ai déjà parlé. Actuellement, je lis « la civilisation du poisson rouge » de Bruno Patino, qui raconte la manière dont l’industrie du web manipule notre cerveau pour nous rendre dépendants des réseaux sociaux et incapables de fixer notre concentration plus de 9 secondes, et… oups, j’ai oublié ce que je voulais dire. Du coup, je vous en reparlerai une prochaine fois. Sans doute après avoir lu « la fabrique du crétin digital » de Michel Desmurget pour faire d&#8217;une pierre deux coups. Si vous avez récemment lu des livres qui vous ont captivé, n&#8217;hésitez pas à me le dire en commentaire, je suis toujours preneuse de bons titres ! Je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures&#8230; &#160;</p>
<p>L’article <a href="https://prgr.fr/article-au-fil-de-leau-5/">Au fil de l&rsquo;eau #5</a> est apparu en premier sur <a href="https://prgr.fr">Les petits ruisseaux font les grandes rivières</a>.</p>
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