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	<title>Agnès Labbé Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
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		<title>Mon avis sur « L&#8217;Education Approximative » d&#8217;Agnès Labbé.</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Feb 2019 05:30:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lecture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vous allez vous dire : Oh, non, encore une chronique de livre ! On en a marre ! Remboursez ! Ce blog est une escroquerie ! Bon, alors d&#8217;abord, calmez-vous, ici c&#8217;est chez moi et je fais ce que je veux parce que c&#8217;est gratuit, alors, hein, faut pas pousser mémé dans les orties. Ensuite parce qu&#8217;il m&#8217;est arrivé mille mésaventures au sujet de ce livre, et que j&#8217;ai failli en avoir un ulcère. (Pour ceux qui ne sont intéressés que par la chronique du livre et non par mes malheurs, bande d&#8217;ingrats, scrollez vers le bas). Bon alors celui-là, il m’a donné du fil à retordre. Comprenons-nous : pas par sa lecture, non. Par la difficulté à l’obtenir. Figurez-vous que la Fnac, à qui je l’avais commandé, m’a facétieusement envoyé : « Sous le drapeau noir. Enquête sur Daesh » d’un certain Joby Warrick, certainement très aimable, mais dont je n’avais pas l’intention de découvrir la littérature. Je n&#8217;ai déjà pas beaucoup de temps, alors ce n’est pas pour passer des soirées lugubres à me documenter sur des organisations sinistres. J&#8217;ai donc fait une recherche fouillée sur internet pour trouver le numéro secret de la Fnac, et j&#8217;ai signalé à Jean-Claude de la plateforme téléphonique, l&#8217;objet de mon désappointement. Jean-Claude a eu l&#8217;air également un peu interloqué de cet envoi surprenant, et m&#8217;a indiqué la marche à suivre pour renvoyer Daesh aux oubliettes, et recevoir le Graal d&#8217;Agnès Labbé. Dix jours passent&#8230; ma boîte aux lettres demeurait vide et triste comme un vendredi de Carême. Je rappelle la Fnac, et tombe sur Marie-Christine, qui me signale que le processus prend 15 jours à compter de la date de retour de Daesh au bercail, que oui Madame, c’est la démarche qualité qui veut ça, bla bla bla&#8230;, service logistique, bla bla bla&#8230;, procédure normale, bla bla bla&#8230; etc. Une semaine passe, et là je commence à paniquer sérieusement, à quoi cela sert-il si je reçois le livre d&#8217;Agnès quand Lapin est majeur ? C’est maintenant que j&#8217;en ai besoin, que diantre ! Au téléphone, Huguette me dit que non, tout est normal, que c&#8217;est la plateforme de Wissous qui&#8230; qu&#8217;elle ne peut rien de plus que&#8230; que je vais l&#8217;avoir au plus tard le&#8230; Une autre semaine passe&#8230; Toujours rien. Alors là, le dragon qui sommeille en moi s&#8217;est subitement réveillé, et j&#8217;ai rappelé, furibarde : manque de bol, c&#8217;est le pauvre Anthony qui s&#8217;est pris le feu de mes naseaux dans la figure, Anthony l&#8217;innocent (bien que je sois restée polie, évidemment, et que j&#8217;aie pris soin de lui dire que je ne lui en voulais pas personnellement). Je lui ai dit que leurs processus de m&#8230; à la noix me cassaient les bonbons, que c&#8217;était un scandale de mettre 3 semaines à enregistrer un retour pour un livre coûtant la modique somme de 15€90, que plus jamais je n&#8217;achèterais à la Fnac même si cela me brisait le cœur, que je haïssais les dirigeants de cette société qui mettent des salariés sous-payés en première ligne de front pour essuyer les ires des clients alors qu&#8217;ils n&#8217;y étaient pour rien, que c&#8217;était du niveau de Pétain envoyant les soldats de la première guerre mondiale au casse-pipe, que la France était foutue, que je votais Mélenchon aux prochaines élections et que je descendais sur le rond-point le plus proche avec mon gilet jaune, et je vous souhaite une bonne soirée quand même, croyez-bien que je suis désolée mon cher Anthony, avec mes sentiments les meilleurs, bonsoir. Et bien croyez-le ou non : le lendemain même, mon livre était envoyé comme par magie. C’est pas triste, de devoir à en arriver à de pareilles extrémités pour lire le livre d&#8217;Agnès Labbé ? En même temps, c&#8217;est quand même le livre d&#8217;Agnès Labbé, hein, on ne parle pas d&#8217;un obscur Zola de quatrième zone. Bref, merci Anthony, si tu passes par là, la Fnac a de la chance de te compter dans ses rangs. Sauf qu’entre-temps, Tout le monde a sorti sa chronique sur ce fameux livre, et vas-y que Picou-Bulle écrit sa critique (Picou-Bulle, celle que l&#8217;on surnomme dans le milieu, « la femme qui blogue plus vite que son ombre »), et qu’une Chambre à Moi se fend d’une tartine excellente sur le sujet, etc… Elles ne m&#8217;ont pas laissé un miette. Que me reste-t-il à dire sur ce fameux livre, hein ? Faire une critique des critiques, comme me le suggérait 3kleinegrenouilles ? En dire du mal ? J’y ai pensé, je ne vous le cache pas. Je me suis demandé si pour me démarquer, je n&#8217;allais pas sortir un article féroce sur « l&#8217;Éducation Approximative ». Comme quand un film est encensé par le public, et que paf, Libération, ou Le Monde, ou Télérama, te le descend à grands coups de scuds perfides et condescendants. Mais pour de vrai, non, je ne peux pas faire une chose pareille. Je n’ai rien trouvé à critiquer. Je suis bassement jalouse, même. J’aimerais rayer « Agnès Labbé » sur la couverture et écrire mon nom à sa place. Ou alors usurper son identité, avec une perruque blonde (et un verre de Chardonnay à la main), tout le monde n’y verrait que du feu. Parce que le bouquin d&#8217;Agnès Labbé, c&#8217;est juste ma vie au quotidien. Agnès est en couple, elle a quatre enfants dont des jumeaux, un chat, un boulot, un blog, et elle arrive avec tout ça à sortir ses enfants un peu plus loin que le square surpeuplé et rempli de crottes du bout de sa rue (Je le sais, parce que je l&#8217;espionne sur Instagram). J&#8217;aurais pu l&#8217;écrire, ce bouquin, en fait. Si j&#8217;en avais eu l&#8217;idée. Avant elle. Et si j&#8217;avais commencé à bloguer plus tôt. Si j&#8217;avais eu des jumeaux. Et si&#8230; Bon non, d&#8217;accord, en fait je n&#8217;aurais pas pu écrire le bouquin d&#8217;Agnès, même si je me reconnais à chaque ligne, dans les gueulantes poussées qui font du bien même si on en a un peu honte après, dans les petits lâchages pour avoir la paix (un sachet de fraises tagada à 18h30 n&#8217;a jamais tué personne, mais ça épargne mes tympans, parfois), dans le relativisme (mesuré) qui s&#8217;installe au fur et à mesure des années et des enfants supplémentaires, et dans les apéros salvateurs. J&#8217;ai beaucoup ri quand Agnès parle de ses échanges avec la crèche. Pas plus tard que la semaine dernière, l&#8217;éducatrice du collège m&#8217;a appelée, d&#8217;une voie sépulcrale, à propos de ma fille : « Elle a mal au ventre, elle a des nausées, elle a mal à la tête et de la fièvre, Madame. Il faut venir la chercher, elle ne se sent pas bien du tout ». Après avoir scanné les pathologies les plus probables (péritonite / méningite / tumeur du cerveau ou de l&#8217;intestin grêle / combo des 4, ne soyons pas rat), j&#8217;ai quand même demandé à parler à la mourante. « Ma chérie, il neige, ma voiture est chez le garagiste. Pour de vrai, t&#8217;es super malade, ou tu peux rentrer seule ? » Petit soupir à l&#8217;autre bout du fil, puis « bon, ok, je rentre en bus ». Et voilà ! guérie ! Je me suis souvenue aussi qu&#8217;il y a deux semaines, l&#8217;école m&#8217;a appelée pour récupérer Lapin, fiévreux et à l&#8217;agonie, lequel à peine le pied posé dans l&#8217;appartement, roulait des mécaniques d&#8217;un air conquérant et cherchait du regard ce qu&#8217;il pouvait faire comme co&#8230; comme expérience inattendue. Donc oui en effet, quand on a plusieurs enfants, on ne s&#8217;affole plus pour un petit 38.5°C. On réserve son énergie et les négociations de départ anticipé avec le boss, pour les crises d&#8217;asthme sévère et un vrai bon 39°C qui tient la route. J&#8217;ai beaucoup ri aussi (et j&#8217;ai été soulagée) de constater que je n&#8217;étais pas la seule à nourrir mes enfants, certains soirs, de biscuits apéros, et à compter sur l&#8217;école pour qu&#8217;ils aient leur ration de légumes verts. Et je pousse la confession intime jusqu&#8217;à avouer que je leur donne des cacahuètes entières et des olives non dénoyautées, depuis l&#8217;âge de 2 ans. Ne me flagellez pas : ils adorent cela, et je ne vois pas comment leur reprocher : franchement, c&#8217;est plus sympa que du brocolis vapeur. Ce qui me plaît dans ce livre, c&#8217;est la conceptualisation du foutoir éducatif qui est le lot de beaucoup de parents. En gros l&#8217;éducation approximative selon Agnès Labbé (et moi, et moi, et moi), c&#8217;est le fluctuat nec mergitur (pour les parisiens), la gradualité de la loi (pour les théologiens), le « si ton gosse est vivant et heureux, peu importe que tu aies braillé ce matin, et qu&#8217;il parte à l&#8217;école avec une moustache de chocolat et un épi sur la tête » (pour tout le monde). Le parent approximatif est doté de bon sens, de réalisme, et il exerce la bienveillance envers lui-même comme envers ses enfants, car il sait qu&#8217;il n&#8217;est pas un super-héros et que s&#8217;il craque, tout le monde sera in a very deep shit : Qui veut aller loin ménage sa monture, donc. L&#8217;éducation bienveillante et positive nous montre le droit chemin pour élever nos enfants de manière responsable et respectueuse. Mais avec plusieurs enfants, force est de constater que ce n&#8217;est pas d&#8217;une pratique évidente, surtout quand il faut amener chaque enfant à accepter en conscience de mettre ses chaussures pour aller à l&#8217;école le matin (et qu&#8217;il a deux pieds). L&#8217;éducation approximative nous montre que l&#8217;on peut tourner, virer, revenir en arrière, partir plus à droite ou plus à gauche, en gardant en tête l&#8217;azimut qui nous guide, mais elle ne nous culpabilisera jamais de ne pas être parfaits à tous les coups. Le parent a sa sensibilité, son passé, ses mauvaises journées, sa fatigue et ses limites nerveuses. Car oui ! Le parent n&#8217;est pas un robot au sourire figé et à la voix d&#8217;une douceur exaspérante. Constater que son parent n&#8217;est pas parfait, est une bonne école de vie pour nos enfants. Parent trop parfait = enfant parfaitement névrosé à l&#8217;âge adulte, rentrez-vous bien cela dans le crâne. Ce qui compte, c&#8217;est de dire et de montrer à son enfant qu&#8217;on l&#8217;aime plus que tout, et il pardonnera volontiers les petits cafouillis parentaux. Car, il est écrit : « il lui sera beaucoup pardonné, car elle a beaucoup aimé » (Luc, 7:47). Et toc. Ce matin-même, avec ma moitié, nous regardions Lapin qui poussait des hurlements et se tordait au sol, la bave aux lèvres et les yeux révulsés, des pustules violettes poussant sur son dos et des cornes pointant de manière inquiétante sur son crâne. Il était exaspéré que nous n&#8217;accédions point à son souhait de reconstruire le grand château playmobil dans les dix minutes qui nous restaient avant de partir pour l&#8217;école. « Bon, selon l&#8217;Éducation Approximative, on fait quoi ? » Me dit mon époux d&#8217;un air désabusé. « On le laisse brailler, et on attend qu&#8217;il se calme tout seul », répondis-je après avoir consulté rapidement ce qui est devenu notre ouvrage de référence en matière éducative, moi qui n&#8217;ai jamais ouvert ceux de Laurence Pernoud. Et bien devinez quoi ? en deux minutes, il était calmé, sans argumentations positives et bienveillantes (qu&#8217;il n&#8217;avait aucune intention d&#8217;écouter), et sans VEO (bien évidemment !). On lui a fait un gros câlin, et l&#8217;harmonie est revenue parmi nous tandis que des paillettes scintillantes tombaient du plafond.  Alors, si : Tu ne réussis pas à cuisiner le soir pour tes angelots un curry de légumes bio maison, décoré de violettes fraîches et présenté sur une assiette de faïence japonaise ? Tes enfants ne fleurent pas le savon à l&#8217;églantine sauvage et ne sont pas en pyjama repassé à 19h ? Ils n&#8217;écoutent pas sagement leur histoire à la douce lueur de bougies parfumées, mais courent tout nus en hurlant ? Tu te demandes si cet échec massif est bien normal ? Tu as déjà eu envie de te suicider en t&#8217;immolant par le feu avec tes côtes de porc dans le four ? Plus grave encore, ta vie familiale n&#8217;est pas très instagrammable ? &#160; Ce livre...</p>
<p>L’article <a href="https://prgr.fr/education-approximative-agnes-labbe/">Mon avis sur « L&rsquo;Education Approximative » d&rsquo;Agnès Labbé.</a> est apparu en premier sur <a href="https://prgr.fr">Les petits ruisseaux font les grandes rivières</a>.</p>
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