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	<title>week-end amoureux Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
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		<title>Yes, I did it : Thalasso à Belle-Île-en-Mer</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Aug 2018 04:30:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Vous avez cru que c&#8217;était fini ? Que j&#8217;avais tiré toute la substantifique moelle de ce désormais légendaire week-end à Belle-Île-en-Mer ? Point du tout. J&#8217;ai gardé sous ma botte un peu de grain à moudre. Vous irez relire les épisodes précédents afin de vous rafraîchir la mémoire, et de faire grimper mes statistiques (rapport au plan machiavélique précédemment échafaudé). Saoulés de vagues, d&#8217;air frais et de Sarah Bernhardt, et bientôt trempés par une pluie drue bien bretonne, nous partîmes pour rentrer dans notre humble chaumière. Nos vélos électriques, comme des coursiers fringants qui sentent l&#8217;écurie et leur picotin d&#8217;avoine, avançaient à vive allure. Autant de sport méritait bien une petite récompense : et ce fut un rendez-vous pour quelques soins de thalasso ! Une matinée, seulement ; Parce que sinon les enfants ne mangeaient plus leurs coquillettes qu&#8217;un jour sur deux.  Je vous entends déjà me dire « Oh, mais ce n’est pas si grave, ils mangent à la cantine à midi« . Oui, mais quand même, j&#8217;y tiens. Nous sommes donc descendus dans le spa de notre hôtel, en coquette tenue de curiste &#8211; peignoir blanc, claquettes bleues, petit sac sur l&#8217;épaule, prenant un air à la fois décontracté et arrogant juste ce qu&#8217;il faut pour faire croire au personnel que nous étions des habitués. Nous fûmes accueillis par d&#8217;aimables jeunes femmes, qui nous servirent une tisane insipide MAIS détox, accompagnée d&#8217;une savoureuse pomme golden : un pur régal, de quoi nous mettre en appétit pour la suite. La suite était inscrite sur notre petite fiche de soins : bain hydromassant d&#8217;eau de mer puis enveloppement d&#8217;algues. Le bain hydromassant Guidée par une hôtesse, je m&#8217;installais dans une baignoire remplie d&#8217;eau de mer. Elle m&#8217;indiqua que je devais mettre mes chevilles sous une barre horizontale, car sinon me dit-elle, « vous allez flotter ». D&#8217;un air très sérieux, elle m&#8217;expliqua que ce bain allait me tonifier et ouvrir mes pores, et me préparer au soin suivant. Après quelques tapotis sur un écran tactile, elle me laissa dans ma marinade. Lumières clignotantes vertes, jaunes, bleues, et décollaaaaaage ! Histoire de me mettre en bouche, quelques glouglous commencèrent à se faire sentir et des bulles montèrent à la surface. Bon, me dis-je, c’est une sorte de jacuzzi, c&#8217;est marrant. OK. Et puis ? Et d&#8217;un seul coup, entrée dans l&#8217;hyper-espace, contraction spatio-temporelle et dzzzzziouu ! des jets commencèrent à me malaxer la cellulite par en dessous, tellement fort que je crus que j&#8217;allais m&#8217;aplatir au plafond comme une crêpe lancée un peu haut un soir de Chandeleur. Heureusement que les barres de cheville me retenaient, car ce n&#8217;était même plus la flottaison qui me guettait, mais carrément la lévitation. Tous mes points acupuncture ont été  stimulés un à un, et mes chakras, même les plus inavouables, totalement ouverts. Après avoir été vigoureusement chatouillée de la sorte par les jets des pieds à la tête et de la tête aux pieds durant quinze bonnes minutes, le vaisseau spatial atterrit et  je sortis dans mon blanc peignoir, telle la princesse Leïa, rejoindre mon Anakin Skywalker dans le couloir. L&#8217;enveloppement d&#8217;algues Nous avons gloussé bêtement quelques instants, et zieuté les autres curistes, discrètement. Mon Dieu que tous ces gens avaient l&#8217;air sérieux ! Cela se voyait qu&#8217;ils n&#8217;étaient pas là pour rigoler. Une dame tenait dans sa main son petit programme de thalasso : une page entière, avec 4 soins par jours, pendant une semaine. J&#8217;étais en train d&#8217;estimer la fréquence à laquelle ses enfants devaient être nourris, et le nombre de coquillettes dans leur assiette à chaque repas, mais je dus interrompre ces intéressantes considérations, pour aller faire mon enveloppement d&#8217;algues. Une jeune femme m&#8217;a tartinée de gadoue, et emballée bien serrée dans un scellofrais comme un gros rouleau de printemps. Puis elle me mit à étuver dans une couverture chauffante. « Ce soin, » me précise-t-elle, « va vous reminéraliser en profondeur« . Dont acte. Je restais donc à méditer, bougeant ma tête et mes orteils, et rapidement confrontée au souci que tout le monde rencontre, une fois les bras entravés : mon nez commença à me gratter. Et un quart d&#8217;heure avec le nez qui gratte, c&#8217;est long. Je consacrais les minutes restantes à un peu de gymnastique nasale, puis le supplice prit fin, un vigoureux jet d&#8217;eau me décrassa, et c&#8217;est reminéralisée à mort &#8211; plus reminéralisée que moi à cet instant, c’est la pétrification &#8211; que je courus bravement me jeter avec mon époux dans l&#8217;eau de mer. Oui, parfaitement, dans l&#8217;eau de mer bretonne. Mais chauffée à 30°C, dans une piscine couverte. Dans le bassin ludique, plus exactement. Quelques dames sérieuses et austères brassotaient doctement. En dépit des regards réprobateurs des curistes professionnels, nous nous sommes bien amusés à appuyer sur tous les boutons, déclencher des jets divers et variés, nous coller la tête sous le col de cygne et nous faire déculotter par les jets sous-marins, spécialement conçus pour masser les fesses à 3 bars de pression. Ensuite nous avons repris une tisane détox et une autre pomme, avant d&#8217;aller au restaurant gastronomique, car la thalasso, ça creuse et nous avions quand même bien les crocs. Quels ont été les bénéfices de cette mini-cure de thalasso ? Ma peau est infiniment plus douce, mon corps totalement tonifié, et c’est incroyable ce que je me sens&#8230; Non. Je ne saurais me prononcer sur les effets de la reminéralisation intense de mon organisme. Par contre, vu la tranche de rigolade que nous nous sommes payés à nous faire chatouiller dans le bain hydromassant suivi de la macération dans la gadoue, je suis sûre que nos abdominaux ont été considérablement tonifiés. C&#8217;est déjà bien, non ? &#160;</p>
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		<title>Voyage au bout du monde : La pointe des Poulains.</title>
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		<pubDate>Tue, 29 May 2018 16:46:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Je vous ai laissés frémissants d&#8217;impatience et scandant mon nom, debout sur vos sièges et tapant des mains en cadence pour me supplier de vous raconter la suite de nos aventures à Belle-Île-en-Mer. Voilà, chut, je ne vais pas vous laisser mariner plus avant. Asseyez-vous et ouvrez grand vos petites esgourdes. Comme vous me le demandez, sachez que j&#8217;ai gagné la partie de scrabble que j&#8217;évoquais à la fin de l&#8217;article précédent (398 à 184, un massacre). La pointe des Poulains En repartant du Palais (lire ici et là les épisodes précédents de nos tribulations armoricaines), une côte bien raide nous attendait. Belle-Île est un haut plateau. C&#8217;est là que nous appréciâmes l&#8217;assistance électrique de nos vélos. Mon fourbe de mari (on peut être généreux, mais fourbe), l&#8217;ayant enclenchée au maximum, me dépassa, mains dans les poches, et sifflotant tranquillement. Pour ma part, ma musculature récemment acquise en piscine m&#8217;a permis de me contenter de l&#8217;assistance minimum. Voilà, je me suis vantée et j&#8217;ai critiqué un peu mon cher et tendre, je peux continuer à vous instruire. Nous repartîmes donc au milieu de la lande dorée par les ajoncs, pour gagner les falaises de schiste qui surplombent l&#8217;océan. Notre destination était la pointe des Poulains. Non pas que l&#8217;on y élève de mignons bébés chevaux, non, pas du tout. Les Poulains, en Breton Beg-er-Bolenn, (oui, j&#8217;ai fait breton deuxième langue) signifie « la pointe des roches isolées » et désigne les rochers aigus contre lesquels les flots se brisent. Il existait au Moyen-Âge un îlot supplémentaire qui tel l&#8217;Atlantide a été englouti par les flots, signe de l&#8217;érosion très active subie par ce paysage. Les Poulains ne sont d&#8217;ailleurs reliés à l&#8217;île, à marée basse, que par une petite bande de sable qui porte le joli nom de tombolo (je vous fais profiter de ma culture tant qu&#8217;elle est encore fraîche). Comment ne pas succomber à la beauté des Poulains ? La brise fait frissonner les milliers de petites têtes mauves d&#8217;arméries qui recouvrent la lande sur laquelle est érigé le phare. Les Poulains sont encore plus spectaculaires par temps de vent, mais bien que nous y soyons allés par marée de faible coefficient, c&#8217;était déjà très impressionnant. Nous sommes restés longtemps assis à contempler le spectacle hypnotisant du roulis et des ressacs des vagues venant s&#8217;écraser sur les falaises. Aux Poulains, j&#8217;ai pris conscience de manière aiguë de mon insignifiance face à la nature sauvage. En même temps, méditer face aux flots déchaînés me fait toujours me sentir plus intelligente, je ne sais pourquoi. Sans doute par une sorte d&#8217;imprégnation romantique, j&#8217;ai le sentiment que les bourrasques de vent ramènent en moi les esprits de Shakespeare et Chateaubriand. Bref. &#160; Les Poulains de Sarah Bernhardt Il se trouve que d&#8217;autres sont avant nous tombés amoureux des Poulains, parmi lesquels Sarah Bernhardt. Elle y racheta un petit fort abandonné, et y bâtit 2 habitations supplémentaires pour sa famille et ses proches amis (sympa la copine). Elle n&#8217;avait pas mauvais goût la bougresse, et sa salle à manger donnait directement sur le phare que vous voyez sur la photo ci-dessous. C&#8217;est mieux que la vue depuis la Courneuve. Sarah (nous sommes désormais intimes, elle et moi) y passa tous ses étés durant 30 ans, pêchant la palourde et taquinant le maquereau en compagnie de ses deux petites-filles, et faisant profiter de ses largesses les Bellilois, entre deux tournées internationales et trois coups d&#8217;éclat dans la presse. Car elle s&#8217;y entendait comme personne, Sarah, pour faire le buzz et revenir sous la lumière des projecteurs, en se faisant photographier endormie dans un cercueil douillet, ou en entretenant le suspense sur l&#8217;identité de son amant du moment. Comme c&#8217;était un diva un brin mégalo, elle avait émis le souhait de se faire enterrer dans un sarcophage au sommet d&#8217;un des rochers des Poulains (celui sur la photo en dessous) mais voilà : elle avait claqué tout son fric, il ne lui restait pas un radis, et elle a du vendre sa propriété. Les propriétaires suivants n&#8217;ont pas souhaité avoir sa tombe sous les yeux pendant le petit-déjeuner dès qu&#8217;ils ouvraient leur volets le matin. Les sales chiens galeux. Bref, Sarah est au Père-Lachaise comme tout le monde, et c&#8217;est bien mieux comme cela, sinon la pointe des Poulains deviendrait un lieu de pèlerinage comme Saint-Barth avec la tombe de Johnny, et au lieu des vagues et des goélands, nous verrions des bougies, des coeurs et des fleurs artificielles par monceaux. De quoi en recracher son chouchen. Un jour, je reviendrai aux Poulains durant une grande marée d&#8217;hiver, pour apercevoir les vagues furieuses qui jaillissent plus haut que les falaises. Belle-Île-en-Mer la sauvage, Rome la douce et Bruges la fière, sont les Trois Grâces des destinations romantiques, qui toutes trois méritent la pomme d&#8217;or de la beauté. Photo d&#8217;en-tête : Le remplissage de l&#8217;en-tête est « Tempête sur le phare des Poulains », par Philip Plisson www.plisson.com</p>
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		<title>Belle-Île-en-Mer la Bien-Nommée</title>
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		<pubDate>Wed, 23 May 2018 03:32:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors, que vous dire de Belle-Île-en-Mer, à vous tous qui cherchez une destination exotique pour une escapade amoureuse ? In love with Belle-Île-en-Mer A Belle-Île-en-Mer, vous trouverez des palmiers et des plages de sable fin. Mais aussi des rochers aiguisés et déchiquetés et des vagues furieuses. Des petits ports paisibles, des chemins fleuris et parfumés, des biscuits bretons et des conserveries de poisson. Des prés remplis de Prim&#8217;Holstein et de Normandes placides, des pis desquelles coulent à flots le beurre salé et le caramel. Des goélands qui planent sur les flots mais ne dédaignent pas picorer dans les prés (contrairement aux vaches, qui ne pêchent pas sur les vagues). Nous sommes arrivés sous un soleil resplendissant, la preuve en image ; et repartis de même, non sans avoir été vivifiés entre temps par une pluie tonifiante (je n&#8217;ai pas fait de photo de la pluie tonifiante, tout le monde voit ce que je veux dire). Arrivés à l&#8217;hôtel, nous avons loué des vélos afin de parcourir l&#8217;île dans tous les sens ; Peu adeptes du masochisme en couple, nous avons avec prudence choisi des vélos électriques. Ce fut une bonne idée. Car à Belle-Île, que l&#8217;on aille au Nord, au Sud, à l&#8217;Est ou à l&#8217;Ouest, on a toujours le vent de face. Et nous partîmes à l&#8217;aventure. Se promener à Belle-Île, c&#8217;est suivre des fossés remplis des grandes ombrelles blanches des carottes sauvages, de marguerites oscillantes, de boutons d&#8217;or ; l&#8217;air était parfumé d&#8217;effluves de pins et d&#8217;aubépines. Les fougères aigles déroulaient leurs crosses rousses et les asphodèles mêlaient leurs épis d&#8217;étoiles blanches aux fleurs jaune vif des ajoncs. Belle-Île ressemble à une page de Marcel Proust délicatement mise en image par Hiroshige. On y retrouve la tendresse des paysages normands, alliée à de grands pins courbés par le vent, et des fleurs à la fragile douceur d&#8217;estampe japonaise. Nous avons également croisé un nombre tout à fait époustouflant de faisans. Pour les parisiens, le faisan est à l&#8217;état sauvage un oiseau à tête noire et rouge, qui ressemble à une poule mais en plus classe, et à l&#8217;état domestique, cuisiné en cocotte avec des champignons et du vin blanc. Sans être marseillaise, j&#8217;ai en quatre jours croisé plus de faisans que durant les quarante années de ma vie écoulées, et celle de tous mes lecteurs réunis. Le faisan est à Belle-Île ce que la souris est au métro ou le pigeon au trottoir. Je n&#8217;ai malheureusement pas de photo pour vous apporter une preuve de mes dires, car le faisan est pudique: dès que je m&#8217;arrêtais pour immortaliser une de ces charmantes bestioles, elle se cachait en s&#8217;aplatissant au sol. Sauzon Nous avons découvert Sauzon, un charmant port de pêche (autrefois), de plaisance (aujourd&#8217;hui), dominé par un petit phare vert aux dimensions de poupées et aux adorables maisons couleur bonbon. Nous nous sommes imprégnés de cette vue idyllique en nous attablant pour déguster une petite galette de blé noir à l&#8217;andouille, suivie d&#8217;une petite crêpe beurre-sucre pour finir sur une note légère, le tout accompagné d&#8217;une bolinette de cidre rosé. A Belle-Île-en-Mer, une foultitude de génies illustres, de Sarah Bernhardt à Claude Monet nous ont précédés. Nous avons solennellement mis nos pas dans leur pas, et senti quelques parcelles de leur génie infuser dans nos plantes de pieds. Monet posa ses chevalets et ses palettes à Port-Coton, et réalisa plusieurs toiles de différents points de vue. Pour ma part, rechignant à trimbaler sur mon dos mes pots de térébenthine et mes tubes de couleurs, j&#8217;ai préféré me contenter de mon Huawei, nettement moins encombrant. Pour un résultat, somme toute, satisfaisant. N&#8217;est-il pas ? Le Palais Au Palais, le port principal de Belle-Île, nous avons visité la citadelle Vauban, une bâtisse impressionnante qui a été des siècles durant un enjeu considérable entre nous et nos ennemis voisins anglais. La position de l&#8217;île en a d&#8217;ailleurs fait une base stratégique pour les Allemands durant la deuxième guerre mondiale, comme en témoignent les nombreux bunkers (presque aussi nombreux que les faisans). Si les bunkers restent d&#8217;un confort spartiate, la Citadelle Vauban a quant à elle été aménagée en hôtellerie. Suite au traité de 1763 entre Français et Anglais (attention, ça commence à être du haut niveau), la France échangea ses possessions canadiennes et Minorque contre la restitution de Belle-Île-en-Mer, occupée depuis deux ans par les Anglais. Les Acadiens (Ne faites pas semblant de savoir, je sais très bien que comme moi avant la visite de l&#8217;expo, vous ne savez pas ce qu&#8217;est un Acadien : un habitant d&#8217;une province du Canada), catholiques et fidèles au Roi de France, furent expulsés et, après moultes péripéties, débarquèrent en nombre à Belle-Île, dans le port du Palais, où ils ne furent pas très bien accueillis, preuve que l&#8217;histoire est un perpétuel recommencement. Néanmoins ils firent souche, contribuèrent à la reconstruction de Belle-Île dévastée par les Brittons, et on estime qu&#8217;aujourd&#8217;hui un tiers des habitants de Belle-Île a des origines acadiennes. L&#8217;histoire des Acadiens de Belle-Île est racontée de manière très intéressante ici. Lisez la, vous vous sentirez plus intelligents. Cela peut faire son petit effet lors d&#8217;un dîner. &#160; Je papote, je papote, mais l’heure tourne. Je n&#8217;en ai pas fini avec nos aventures belliloises. Mais il est l&#8217;heure de vaquer à mon devoir conjugal : le scrabble. Edit du 30/05/2018 : Merci à l&#8217;office de Tourisme de Belle-Île-en-Mer qui a gentiment relayé cet article sur sa page Facebook.</p>
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		<title>Un grand week-end en amoureux</title>
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		<pubDate>Fri, 18 May 2018 03:17:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Mercredi dernier, l&#8217;être exceptionnel qui partage avec moi sa vie et son compte en banque, m&#8217;a emmenée, sur une île, passer un grand week-end en amoureux. Certes, il cuisine comme un pied, et étendre le linge n&#8217;est pas son charisme le plus vibrant. Mais assurément, pour organiser des week-end sexy haut la main, je lui décerne la Palme, avec un grand P (Et ce n&#8217;est qu&#8217;une de ses nombreuses qualités, je ne vous dis que cela). Ce week-end était mon cadeau d&#8217;anniversaire, de Noël, et de fête des mères réunis. Presque six mois que je l&#8217;attendais, que dis-je, que je trépignais. La pensée de ce week-end fut le soleil de mon hiver, le phare dans mes tempêtes, la chaumière doucement éclairée que l&#8217;on aperçoit la nuit, loin sur la lande glaciale battue par la pluie. Bref : je n&#8217;en pouvais plus, d&#8217;attendre ce week-end, notre premier moment rien qu&#8217;à deux depuis presque dix-huit mois. Auparavant il fallut organiser la garde des quatre nains, surtout des deux petits, les plus coriaces. Ce fut chose faite avec la bienveillante complicité des mères-grands, qui prirent en charge l&#8217;une Chaton, l&#8217;autre Lapin (oui, deux pour une seule, ce n’était humainement pas possible, nous avions trop peur de retrouver les deux gnomes hurlant de faim, faisant la danse des sioux autour de leur aïeule exsangue et inanimée). Et nous partîmes donc, le cœur léger et en paix, pour non pas un, non pas deux, non pas trois, mais quatre, oui, messieurs-dames ! Quatre jours de looooong week-end en amoureux. Nous partîmes à l&#8217;aventure, chaussures de marche aux pieds et carte bleue en poche (surtout la sienne) découvrir une île sauvage, grandiose, au bout du monde : nous partîmes à Belle-Île-en-Mer. Du tourisme local, made in France, estampillé NF et Armor Lux, s&#8217;il vous plaît. Pourquoi Belle-Île-en-Mer ? Parce que c&#8217;était sur la liste de mes envies depuis longtemps, et parce que la Côte d&#8217;Azur est faite pour les blondes d&#8217;un mètre quatre-vingts et quarante-cinq kilos, nullipares et vêtues de tout petits petits bikinis. Donc, ce fut Belle-Île-en-Mer. A Belle-Île en-Mer, mes pensées les plus complexes ont été de choisir la crêpe, le pancake, ou la brioche au petit-déjeuner; Décider si j&#8217;allais généreusement étaler dessus du sirop d&#8217;érable, du caramel au beurre salé ou de la confiture de fraises; Savoir si j&#8217;allais présenter au soleil plutôt ma joue gauche, ou ma joue droite. Parfois, l&#8217;image fugace d&#8217;une grand-mère courant éperdue après Lapin ou Chaton vociférant, m&#8217;a traversé l&#8217;esprit. Mais j&#8217;ai repoussé avec résolution et sérénité ces hallucinations maternelles pour profiter de ces délicieux instants en couple. Comme mon bien-aimé est douillet, nous n&#8217;avons pas passé ces quatre jours au camping (même élu tong d&#8217;or de l&#8217;année), non. Il avait choisi un  hôtel chic et confortable, comme lui, flanqué de surcroît d&#8217;un restaurant qui nous a permis de découvrir des saveurs plus subtiles que celles du jambon-coquillettes. Il a aussi fallu s&#8217;accoutumer à la vue divine que nous avions dès que nous levions négligemment le menton de notre lit, et ce ne fut pas chose aisée, je vous prie de le croire. Et bien mes bons amis, pour vous livrer un résumé bref, concis et succinct au cas-où vous seriez fâchés avec la lecture : Belle-Île-en-Mer, c&#8217;est hyper-cool, c&#8217;est trop de la balle, on a kiffé grave. Pour ceux qui ne sont pas contre un peu de délayage, je vais développer. Mais une prochaine fois, car 1/ je me dois de rentabiliser ce séjour avec plusieurs articles, 2/ j&#8217;étends ma troisième lessive, et j&#8217;en ai encore deux autres à mettre en route, et 3/ j&#8217;ai  envie de dormir. Si vous n&#8217;entendez pas parler de moi d&#8217;ici quelques semaines, c&#8217;est sans doute que je suis partie m&#8217;installer définitivement là-bas pour y devenir créatrice de bijoux en coquillages et plumes de goélands. A bientôt, alors&#8230; ou pas ! &#160; La suite, ici, ici, et là ! Envie de partir à Belle-Île-en-Mer ? C&#8217;est par là !</p>
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