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	<title>santé Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
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	<description>La vraie vie d&#039;une famille recomposée et nombreuse ! Humeurs, désastres, humour, élucubrations et lectures en vrac.</description>
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		<title>« Qui aime bien vaccine peu » : qu&#8217;en penser ? (2)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Petitsruisseauxgrandesrivières]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Sep 2021 04:15:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[éducation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Qui aime bien vaccine peu » est un livre rédigé par un collectif de médecins homéopathes vaccino-sceptiques, préfacé par Michel Georget, qui suggère la modération vaccinale.  Dans l&#8217;épisode n°1, j&#8217;ai abordé l&#8217;introduction de l&#8217;ouvrage, et les vaccins contre la diphtérie et le tétanos. Je poursuis ma lecture commentée avec les vaccins obligatoires : toujours autant de raccourcis, d&#8217;informations tronquées et même, carrément mensongères. Vous avez aimé l’épisode 1 de « Qui aime bien vaccine peu », vous allez adorer l’épisode 2 ! On commence avec&#8230; LA COQUELUCHE. C&#8217;est une maladie respiratoire causée par une bactérie, Bordetella pertussis, contagieuse par voie aérienne, principalement via des micro-gouttelettes. La maladie contractée naturellement ne confère pas d&#8217;immunité à vie, la vaccination est donc nécessaire pour s&#8217;en prémunir. Vous savez, c&#8217;est un truc qu&#8217;on entend beaucoup en ce moment : « Ouais, l&#8217;immunité naturelle, c&#8217;est mieux ! moi je veux pas d&#8217;une immunité artificielle, mon corps sait se défendre, bla bla bla » mais bien sûr. Si c&#8217;était vrai, on ne mourrait pas de maladies infectieuses. Donc, la toxine produite par la bactérie Bordetella pertussis détruit les cellules de l&#8217;épithélium bronchique, ce qui explique les quintes de toux carabinées qu&#8217;elle cause. On appelle d&#8217;ailleurs la coqueluche « la toux des cent jours ». Mais les auteurs de « Qui aime bien vaccine peu », cependant, ne pensent pas que ce soit bien grave, je cite : « la 1e phase se manifeste par un rhume banal avec de la toux. Après 10 à 15 jours, la toux devient caractéristique avec des quintes violents et suffocantes. […] Cette phase peut durer 3 à 4 semaines, suivie par une toux tenace beaucoup moins dramatique. » Ça fait envie, non ? Si je compte bien, ça fait 4 à 6 semaines de toux dont 3 à 4 semaines de quintes violentes et suffocantes. Ce qui n’empêche pas Michel et sa clique de conclure : « Cette maladie est bénigne dans l’immense majorité des cas et ne justifie pas, à notre avis, un vaccin à l’efficacité incertaine (sic) et aux effets secondaires bien établis (re-sic) ». Alors je pense que je n’ai pas du tout la même définition que lui de « maladie bénigne ». Dans mon échelle de valeurs, on ne peut qualifier de bénin 4 semaines de quinte de toux suffocantes. Les parents d&#8217;enfants sujets aux bronchiolites et à l&#8217;asthme me comprendront immédiatement. Car bébé qui tousse = bébé qui ne dort pas et qui ne peut pas s&#8217;alimenter correctement = bébé qui se déshydrate et perd du poids = bébé hospitalisé. Tout d’abord, voici à quoi ressemble une quinte de toux de coqueluche chez un bébé : (Je ne peux que vous conseiller l&#8217;excellente chaîne Youtube « Primum non nocere » qui décrit de manière factuelle les différentes maladies infantiles ; mais regardez la après mon article sinon vous ne reviendrez pas ici). Sympa, non ? Ca donne très envie de laisser la maladie se dérouler naturellement, et de laisser son enfant se débrouiller avec des quintes de toux qui durent toute la journée (et toute la nuit), durant 4 à 6 semaines, tout cela pour lui épargner la maltraitance d&#8217;un vaccin. Michel Georget affirme qu&#8217; « elle est rarement grave après l&#8217;âge de trois ou quatre mois. » Si par rarement grave, il entend « pas toujours mort », il a sans doute raison mais ça ne suffit pas à me convaincre.  Alors, reprenons : « maladie bénigne dans l&#8217;immense majorité des cas ». Selon l&#8217;Institut Pasteur, ce sont quand même 160.700 enfants qui décèdent de la coqueluche chaque année dans le monde. Ah mais oui, pardon ! c&#8217;est pas des Français blancs, alors on s&#8217;en fout. Bon alors, en France, dans les années 1950, 50.000 à 80.000 cas survenaient chaque année, dont 800 à 1000 décès. De nos jours, les contaminations se font majoritairement d&#8217;adulte à enfant. C&#8217;est pourquoi les femmes enceintes (afin de transférer des anticorps à leur foetus &#8211; protection transitoire car l&#8217;efficacité des anticorps maternels dure jusqu&#8217;aux 6 mois de l&#8217;enfant s&#8217;il n&#8217;est pas allaité), et les adultes de l&#8217;entourage proche (grands-parents, nounous, personnes amenées à être en contact régulièrement avec l&#8217;enfant) sont priés de se faire vacciner contre la coqueluche afin de ne pas contaminer le bébé, qui comme vous l&#8217;avez vu plus haut, morfle sa race quand il l&#8217;attrape. En effet, la coqueluche est une maladie excessivement contagieuse : une personne en contamine 15 à 17 autres en leur crachotant dessus. De quoi faire passer le virus du covid pour un petit joueur. Les bébés sont contaminés à 63% par leurs parents, et à 27% par leur fratrie. Et comme on l&#8217;a tous compris, on ne se fait pas vacciner que pour sa gueule, mais pour les personnes fragiles qui nous entourent. Donc si vous êtes enceinte, tannez votre entourage pour qu&#8217;il se fasse vacciner, ou sinon refusez toute visite à la maternité ou chez vous avant les 4 mois de votre bébé. « Elle n&#8217;est que rarement grave après l&#8217;âge de 3 ou 4 mois ». Sans doute. Malheureusement, le réseau RenaCoq, réseau pédiatrique qui surveille les cas de coqueluche, indique que plus de la moitié des cas surviennent avant trois mois. C&#8217;est vraiment pas de chance ! Parmi les enfants non vaccinés contractant la coqueluche, 6% font des broncho-pneumonies : c&#8217;est beaucoup. 16% des enfants de moins de 2 mois atteints de la coqueluche décèdent de cette maladie « bénigne ». gloups. « [elle] ne justifie pas, à notre avis, un vaccin à l’efficacité incertaine (sic) et aux effets secondaires bien établis (re-sic) «  Parmi les enfants ayant contracté la coqueluche en 2003, seuls 4% étaient vaccinés. Donc 96% ne l&#8217;étaient pas, ce qui argue plutôt en faveur de l&#8217;efficacité du vaccin, n&#8217;en déplaise à ces brillants médecins. « Officiellement, les vaccins sont sûrs et efficaces. Mais lorsqu&#8217;apparaît sur le marché une nouvelle version d&#8217;un vaccin connu, l&#8217;ancien est accusé de tous les défauts possibles justifiant ainsi la commercialisation d&#8217;un produit généralement plus cher. » Ah ben faudrait savoir. il est efficace ou pas efficace ce premier vaccin ? Le premier vaccin contre la coqueluche était un vaccin à bactéries entières inactivées. Il était très efficace mais présentait des effets secondaires un peu cognés (fièvre, douleur, érythème). Déjà qu&#8217;on voit dans les médias des reportages entiers sur des gens geignant à n&#8217;en plus finir parce qu&#8217;ils ont un peu mal au bras et 38,2°C après le vaccin contre le covid, vous imaginez un peu l&#8217;affaire&#8230; Du coup, l&#8217;acceptabilité ce ce vaccin anti-coqueluche par la population était moyenne. Les médecins sont des gens pragmatiques : ce premier vaccin a été remplacé par un vaccin dit « a-cellulaire », contenant uniquement des protéines de la bactérie, dont les effets secondaires étaient moins prononcés. Ce vaccin est sans doute un peu moins efficace, mais mieux vaut plus de personnes vaccinées avec un vaccin légèrement moins efficace, que peu de personnes vaccinées avec un vaccin super-efficace. Et oui, en effet, fabriquer des protéines bactériennes purifiées coûte plus cher et prend plus de temps que d&#8217;inactiver des bactéries en les chauffant : que voulez-vous, il faut bien payer tous les techniciens qui bossent pour produire ces protéines, font des contrôles qualités (juste parce qu&#8217;ils sont un peu tatillons) sur des chaînes de production en salles blanches (juste parce qu&#8217;ils sont psychorigides) et veillent scrupuleusement à la qualité et la traçabilité des produits utilisés (juste parce qu&#8217;ils sont chiants).  « l&#8217;ancien vaccin a été fortement incriminé dans des affections neurologiques [&#8230;] ainsi que dans la mort subite du nourrisson. » Et voici le retour du grand méchant loup, la mort subite du nouveau-né. N&#8217;oubliez pas la technique de base des antivax : angoisser les parents, toujours, par des allégations non prouvées. Le vaccin anti-coquelucheux cellulaire (à bactéries tuées) a été mis sur le marché en 1966. La position ventrale du sommeil a été recommandée par les pédiatres en 1970. les cas de MIN sont alors montés en flèche parallèlement avec la couverture vaccinale anticoquelucheuse. Mais en 1992, la recommandation de couchage sur le dos fait son entrée ! Les cas de MIN diminuent alors drastiquement, tandis que la couverture anticoquelucheuse continue de progresser. Aucun rapport entre vaccination anti-coquelucheuse et MIN, donc. Ce serait même plutôt l&#8217;inverse, comme nous l&#8217;avons vu dans l&#8217;épisode précédent. LA POLIOMYELITE Les personnes âgées d&#8217;une soixantaine d&#8217;années ont en mémoire ces camarades partiellement paralysés d&#8217;une jambe qui clopinent. On voit encore assez fréquemment des personnes originaires d&#8217;Afrique, qui présentent cette démarche caractéristique de la poliomyélite. Pas très sympa, donc. C&#8217;est une maladie causée par le poliovirus, transmissible par voie oro-fécale ce qui explique son incidence élevée dans les pays dont les réseaux d&#8217;évacuation des eaux usées sont encore approximatifs, et sa contagiosité élevée, et ce même si très peu de cas subsistent dans un pays. Les selles restent contaminantes jusqu&#8217;à 6 semaines. 350000 cas ont été notifiés en 1998, contre 33 en 2016.  Un cas sur 200 entraîne une paralysie irréversible.  « Le vaccin contre la polio est à l&#8217;origine de l&#8217;une des plus grande bavures de l&#8217;histoire des vaccins. La présence d&#8217;un virus de singe, appelé SV40, provenant du milieu de culture des virus de la polio, a contaminé des millions d&#8217;enfants entre les années 1954 et 1963. Or ce SV40, d&#8217;abord considéré comme inoffensif, s&#8217;est révélé responsable de nombreux cancers apparus plusieurs décennies après. Il est aussi possible que le sida soit passé du singe à l&#8217;homme par la même voie. » Remarquez l&#8217;amalgame entre le sida et le vaccin de la polio : bien qu&#8217;il n&#8217;y ait aucun rapport entre les deux, cela jette une suspicion sur le vaccin, et pourquoi pas sur tous les vaccins. Sur la question de SV40 : Entre 1954 et 1962, les souches vaccinales de poliovirus ont été cultivées sur des cellules de rein de singe, dont certaines étaient porteuses, en effet, du virus SV40, spécifique du singe. Ce virus peut, chez le singe, provoquer des tumeurs. Certaines personnes (dont les auteurs de « Qui aime bien vaccine peu ») en ont déduit que ce vaccin avait sûrement causé des cancers chez l&#8217;homme. Cependant, une étude rétrospective réalisée aux Etats-Unis sur des enfants ayant reçu ce vaccin contaminé par SV40, versus des enfants ayant reçu des lots non contaminés, n&#8217;a pas montré de différence de fréquence de cancers entre les deux groupes. Par ailleurs, deux virus spécifiques de l&#8217;homme et dont nous sommes tous porteurs, le JCv et le BKv, ont 70% d&#8217;homologie avec le virus SV40 : les trois appartiennent à la même famille. Les virus BKv et JCv expriment des molécules « oncogéniques », c&#8217;est-à-dire favorisant la transformation cancéreuse des cellules. Imputer la responsabilité du vaccin contre la polio dans la survenue des cancers chez l&#8217;homme paraît donc très hasardeux : nous n&#8217;avons pas besoin des virus de singe puisque nous avons déjà les nôtres !  L&#8217;HAEMOPHILUS B Haemophilus Influenza B est une bactérie. Portée dans la gorge de manière asymptomatique et transmise par voie aérienne, elle provoque dans certains cas des infections ORL ou respiratoires. Et dans certains cas, ces infections se compliquent, principalement avant 5 ans, par une méningite (et une méningite bactérienne, ça craint grave) ou par une inflammation de l&#8217;épiglotte : l&#8217;épiglotte sert à fermer le larynx et la trachée lorsque nous déglutissons pour ne pas faire de fausse route : l&#8217;affaire est bien foutue. Or, en cas d&#8217;épiglottite, l&#8217;épiglotte enflammé gonfle comme un soufflé au fromage et finit par boucher le passage. Conséquence : on étouffe. Lol. l&#8217;épiglottite survient « dans de rares cas » dit Michel, sans trop s&#8217;avancer sur des chiffres. Voyons cela. En Suisse, avant la vaccination, 1 enfant sur 500 (soit 200 enfants par an) était victime d&#8217;une infection  sévère. Par sévère, on entend plus qu&#8217;une petite otite traitée aux antibiotiques : sévère = nécessitant une hospitalisation. Ramenons cela à la France. Il y a en France environ 4,5 millions d&#8217;enfants âgés de moins de 5 ans (chiffres INSEE 2018). 1 enfant sur 500, cela correspondrait à 9000 infections sévères annuelles. C&#8217;est quand même beaucoup. « Toutes ces affections peuvent être soignées par des antibiotiques » rajoute Michel. Euh&#8230; encore faut-il qu&#8217;ils aient le temps de faire effet. Chez les enfants traités par antibiotiques, 1 sur 10 a le temps de mourir...</p>
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		<title>« Qui aime bien vaccine peu » : qu&#8217;en penser ? (1)</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Apr 2021 04:21:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En commentant mon article sur la vaccination, une personne sur les réseaux sociaux m’a parlé de « Qui aime bien vaccine peu », écrit collectif préfacé par Michel Georget. J’avais déjà entendu parler de cet ouvrage mais sa question m’a donné envie de me pencher plus en détail sur les arguments qui y sont développés. « Qui aime bien vaccine peu » prône la modération vaccinale, y compris au niveau des vaccins obligatoires. Cet ouvrage, apparemment, est beaucoup lu par certains parents et leur sert de caution scientifique pour refuser certains vaccins. Que raconte-t-il exactement ? Que penser de ces arguments ? Qui sont les auteurs de « Qui aime bien vaccine peu ? » Cet ouvrage est rédigé par un collectif de médecins suisses (OK) homéopathes (aïe). J’avoue que ma confiance est déjà émoussée à l’idée que ces médecins soignent donc en partie leurs patients avec des billes de sucre contenant de l’eau pure. Autant je suis parfaitement d’accord pour dire que l’alimentation est la première médecine, Autant je souscris au rôle du microbiote et à l’impact de la flore intestinale, Autant je milite à fond pour les fruits et légumes, Autant je kiffe toutes les vitamines de la création, Autant je pratique moi-même (avec discernement) l’aromathérapie pour mes enfants, Autant, vous l’aurez compris, je ne suis pas une adepte de l’homéopathie, cela heurte mon sens rationnel. Pour rappel, une dilution 1CH revient à diluer 100 fois. Prenez une demi-feuille, marquez votre nom en haut à droite, calculatrices interdites bien sûr, vous avez 10 minutes. Une dilution 9CH correspond à … ? Cela correspond à diluer un produit 1.000.000.000.000.000.000 fois, soit un milliard de milliards. Une goutte (50 µL) dans 50 milliards de mètres cubes. Une seule goutte, dans un cube de 3,7 km de côté. Donc, je suis déjà un peu chiffonnée. Michel Georget, qui a coordonné l’ouvrage « Qui aime bien vaccine peu » et écrit de nombreux textes contre ce qu’il considère être une vaccination excessive, est un agrégé de Biologie. Décédé en 2019, il a enseigné en lycée et classes prépas jusqu’en 1994. Livrons-nous à un petit calcul (sur l’autre demi-feuille): Michel Georget est né en 1935. Logiquement, il a eu son agrégation vers 1960. Et l’immunologie est une discipline qui a commencé à émerger réellement dans les années 1980, avant de se complexifier notablement à partir des années 1990/2000. Autant dire que Monsieur Georget, enseignant de SVT, n’a pas baigné dans l’immunologie tout du long de sa carrière, et que le concept de la mémoire immunitaire &#8211; principe sous-jacent à la vaccination – n’en était qu’à ses balbutiements lorsqu’il cessa d’enseigner. Qu’est-ce qui me chiffonne (encore) dans « Qui aime bien vaccine peu » ? (je répète le titre, c&#8217;est pour le référencement dans Google) L’absence totale de sources scientifiques. Aucune référence, des arguments assénés sur la tête des parents avec grande autorité, et aucun moyen de vérifier la véracité de leurs dires. Ennuyeux pour un ouvrage qui circule beaucoup de parents à parents par le biais des réseaux sociaux. Le concept rebattu que ce n’est pas la vaccination qui a fait disparaître les maladies infectieuses, mais les progrès de l’hygiène. Je crois que cet argument est gravement mis à mal par la pandémie actuelle à coronavirus : qu’on se lave ou qu’on ne se lave pas, tout le monde attrape ce virus, ce qui illustre bien le fait que les vaccins servent quand même à quelque chose, et que l’hygiène – primordiale – reste toutefois insuffisante. L’épouvantail agité devant les parents qu’ils vont empoisonner leur enfant s’ils le vaccinent et lui causer plus tard diabètes, allergies, cancers, maladies auto-immunes, bad karma, haleine de babouin, etc. Le mélange entre vraies infos, grosses approximations, et mensonges purs et simples, par omission ou non. J’ai donc repris l’ouvrage afin de soulever les points litigieux. C’est parti mon kiki. L&#8217;affirmation : « En combinant les vaccins dans la même inoculation, on ne respecte pas l&#8217;exemple de la nature qui n&#8217;inflige au malade qu&#8217;une seule maladie infectieuse aiguë à la fois. » Le but des vaccinations combinées est, rappelons-le, de limiter le nombre de piqures pour les petits. Les bébés reçoivent donc désormais, dans une seule injection, la vaccination contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, l’haemophilus, et l’hépatite B : c’est le vaccin hexavalent. Est-il exact de dire que l’on « inflige plusieurs maladies en même temps » ? Non. Ce vaccin contient uniquement des protéines immunisantes de microorganismes (Diphtérie, tétanos, Coqueluche, Haemophilus, hépatite B) et les virus INACTIVES (KO, dead, kapout, donc non pathogènes) de la poliomyélite. Aucune « maladie » n’est donc infligée au bébé. Simplement, son système immunitaire va apprendre à reconnaître les protéines des pathogènes dangereux pour les éliminer fissa s’il les rencontre un jour.  Par ailleurs, dire que « la nature n’inflige qu’une seule maladie à la fois », c’est supposer la nature bien plus gentille qu’elle n’est : les co-infections ou les sur-infections, cela existe bien souvent. &#160; L&#8217;affirmation : « Vertiges, maladresse, […] voire certains cas de délinquance et même d&#8217;autisme correspondant à des lésions invisibles pour la médecine pourraient être dûs à des traumatismes, des intoxications ou des vaccinations mal supportées. Dans notre pratique, l&#8217;amélioration fréquente de ces cas grâce au drainage homéopathique est une preuve de l&#8217;origine vaccinale de ces affections. » Po po po… fichtre ! Ce paragraphe me fait peur. « Drainage homéopathique », what the hell is that ?  Où est la preuve de l’origine vaccinale de ces divers pathologies et troubles ? La question du lien éventuel entre autisme et vaccin ROR a été moultes fois analysée, et tout autant moultes fois retoquée : non, il n&#8217;y a pas de lien. Je répète : NON, IL N&#8217;Y A PAS DE LIEN, ni aux Etats-Unis, ni au Danemark, ni ailleurs. Cette fake new médicale vient d&#8217;un médecin anglais qui avait vu en consultation 12 enfants présentant un spectre du trouble de l&#8217;autisme, vers l&#8217;âge de 2 ans, soit quelque temps après la seconde dose de ROR. On a toujours tendance, quand un enfant est malade, à chercher un coupable et c&#8217;est bien naturel. Mais pour compréhensible que soit cette réaction sur le plan émotionnel, elle n&#8217;est pas rationnelle scientifiquement. Sinon, quelqu’un a-t-il déjà fait une étude de causalité entre vaccination et délinquance ? Mais pourquoi Sarkozy n’y a pas pensé, lui qui voulait détecter les délinquants dès la maternelle ? C’aurait quand même été vachement plus simple : t’es vacciné ? hop, sous surveillance, mauvaise graine. Sérieusement, mais qu’ont-ils fumé avant d’écrire ces lignes ? On dirait un discours de mauvais gourou, comme dans le sketch des inconnus. L&#8217;affirmation : « Plus les maladies infectieuses diminuent, plus le nombre de cancers et d’allergies augmente. » …Alors, comment explique-t-on que l’espérance de vie augmente de manière régulière depuis 1945 ? C’est le retour de l’hypothèse hygiéniste : avant, on vivait les pieds dans le fumier et on buvait de l’eau croupie, et on était en bien meilleure santé. Paraît-il. L’augmentation des cancers et des allergies ne serait-elle pas plutôt liée à la pollution de l’air, des aliments, aux mutations induites dans notre ADN par des produits génotoxiques contenus dans nos meubles, parquets, emballages plastiques etc… ? Juste une idée. Et puis, le cancer est une maladie dont l’incidence augmente avec l’âge. Par exemple, le graphique ci-dessous montre l’incidence du cancer du sein en fonction de l’âge (en rose). Plus on vieillit, plus le risque de développer un cancer augmente. Par conséquent, plus on meurt tôt, plus on a de chance de ne pas mourir d’un cancer (mais on est mort quand même). Avec une espérance de vie féminine de 85 ans en 2017, contre 66 ans en 1947, le risque de développer un cancer est plus grand. Mais le lien avec les vaccins est, comment dire… inexistant. &#160; L&#8217;affirmation :  « Les grandes épidémies comme la peste, le choléra, le typhus, la malaria, la lèpre, ont disparu sous nos latitudes sans vaccination. » Il y a du vrai dans cette affirmation, et de la mauvaise foi. Du vrai : La disparition du choléra est avant tout liée à une problématique d’accès à l’eau potable, en effet. Cela dit, des vaccins anti-cholériques efficaces sont actuellement administrés dans les pays à risque (Bangladesh, Inde, Ethiopie). Mais pour un Européen, cette vaccination est sans intérêt. Elle n&#8217;est d&#8217;ailleurs conseillée à personne ici. De la mauvaise foi : mon cher Michel, la peste n’a pas disparu partout. Il y a des flambées épidémiques au Congo (2005), en Chine (2009 et 2020), au Pérou (2010), à Madagascar (2014 et 2017), en Mongolie (2020). Certes, ce n’est pas « sous nos latitudes ». Mais dans un monde où les déplacements d’un continent à l’autre sont de plus en plus fréquents, qu’ils soient commerciaux, touristiques ou migratoires, il est illusoire de tabler sur le fait que la peste reste bien sagement dans ces contrées. L’OMS considère la peste comme une maladie ré-émergente. L&#8217;affirmation : « On n’a jamais comparé des populations recevant ou non le quadruple vaccin diphtérie-tétanos-polio-coqueluche pour savoir si le vaccin ne favoriserait pas la mort subite du nouveau-né » Va être détendue, après ça. Comme si les mères ne se sentaient pas assez coupables, on leur rajoute une pointe de doute pour qu&#8217;elles s&#8217;en veuillent d&#8217;avoir fait vacciner leur bébé, si jamais il lui arrive quelque chose après. Je pense qu&#8217;on a le droit de dire qu&#8217;une telle insinuation est quand même bien dégueulasse. Mais en fait, si, cela a été étudié. Sur le principe général du lien entre vaccination et mort subite du nourrisson : Aux Etats-Unis, le vaccin contre l’hépatite B avait été accusé également de causer la mort subite du nouveau-né. Sauf que… comme l’explique le CHU de Philadelphie, « Au moment de l&#8217;introduction du vaccin contre l&#8217;hépatite B pour une utilisation systématique chez tous les nourrissons, environ 5 000 enfants décédaient chaque année du SMSN (Syndrôme de mort subite du nourrisson). Dans les 10 ans suivant l&#8217;introduction du vaccin contre l&#8217;hépatite B, l&#8217;utilisation du vaccin est passée à environ 90% de tous les nourrissons et l&#8217;incidence du SMSN dans ce groupe a considérablement diminué à environ 1 600 cas chaque année.» Si j’étais malhonnête, je vous dirais : Ah, vous voyez, le vaccin contre l’hépatite B protège de la mort-subite du nouveau-né ! Mais je ne le suis pas. « La cause de la diminution des cas de SMSN a été l&#8217;introduction de la recommandation « on dort sur le dos » par l’Académie Américaine de Pédiatrie (AAP) ». Donc, ce vaccin n’a rien à voir avec les morts inexpliquées des nourrissons. « Cependant, étant donné que les vaccinations sont administrées à environ 90% des enfants de moins d&#8217;un an et que près de 1600 cas de SMSN surviennent chaque année, on peut s&#8217;attendre, statistiquement, à ce qu&#8217;environ 50 cas de SMSN surviennent chaque année dans les 24 heures suivant une injection de vaccin. Néanmoins, comme l&#8217;incidence du SMSN est la même chez les enfants qui reçoivent ou non des vaccins, nous savons que le SMSN n&#8217;est pas causé par les vaccins. » Voilà pour le vaccin contre l’hépatite B : il s&#8217;agit de la probabilité que deux événements indépendants arrivent de manière successive, ni plus ni moins. (et voilà ce qui, probablement, pourrait constituer un début d&#8217;explication aux cas de thromboses post-vaccinales chez les personnes ayant reçu l&#8217;injection anti-COVID AstraZeneca. RAPPEL : incidence de la thrombose, 120 cas pour 100.000 personnes, chaque année) Qu’en est-il pour le vaccin combiné Diphtérie Tétanos Polio Coqueluche ? De la même manière, des études italiennes, anglaises, américaines, françaises, ont démontré qu’il n’y avait pas plus de morts subites du nourrisson chez les enfants vaccinés que chez les enfants non vaccinés, dans des études incluant jusqu’à 130.000 enfants. Et de manière intéressante, une étude néozélandaise et une étude anglaise ont même montré que les enfants ayant reçu le vaccin combiné incluant la coqueluche étaient moins à risque de mort subite du nouveau-né. Ils l’expliquent par des coqueluches peu symptomatiques, survenant chez des nourrissons non vaccinés, fragiles, qui pourraient provoquer leur décès. Par conséquent, Michel raconte des bêtises : non, la vaccination ne provoque pas de morts subites du nouveau-né,...</p>
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