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	<title>rêver Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
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		<title>De ma fenêtre</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Oct 2018 05:30:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[vie personnelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’automne est arrivé, brutalement et sans prévenir. Par la fenêtre le ciel est voilé de gris, les étourneaux virevoltent en masse tournoyante et imprévisible, et les rares passants pressent le pas, les poings serrés dans leurs poches et le cou rentré dans leurs épaules. Il fait froid et dimanche matin le vent glacé nous a dissuadés d’aller faire un tour au marché (Je le regrette d’ailleurs un peu car de jolis pulls jaunes comme le soleil me faisaient de l’œil; Vous m&#8217;objecterez que j&#8217;en ai déjà toute une collection, mais un pull jaune me ferait autant de bien qu&#8217;une cure de luminothérapie). Si j’étais une blogueuse sérieuse, Je ferais un article sur « Les vingt choses qu’il faut dire à sa bouillotte en automne pour qu&#8217;elle garde le moral » ou « Comment je me muscle au chaud et sans efforts affalée sur mon canapé avec une tasse de chocolat chaud et des biscuits à la cannelle ». Je pourrais aussi aborder avec passion les raisons pour lesquelles je suis pour ou contre Halloween (Spoiler 1 : je suis contre. Spoiler 2 : les enfants sont pour. Je vais donc me farcir des gnomes hideusement déguisés, les molaires matelassées de bonbons chimiques). Ou même, soyons fous, je pondrais un article décrivant en long, en large et en travers les effets du passage à l&#8217;heure d&#8217;hiver sur mes enfants : sujet passionnant s’il en est.  Je me disais aussi, pourquoi ne pas faire un bilan de ce blog, autre sujet consacré de la blogueuse sérieuse ? Mais si cela fait un an que j’ai ouvert mon compte WordPress, cela fait dix mois que j’ai commencé à en partager parcimonieusement quelques extraits, et je me suis inscrite sur la plateforme Hellocoton le 25 février. Bref, cela ne tombe pas rond, j’ai du mal à définir une date d’anniversaire de ce blog, et franchement, on s’en fout car ça n’a pas grand intérêt (Sauf si vous bloguez vous-même et vous demandez si je peux vous faire une concurrence sérieuse. Spoiler 3 : la réponse est non). Si j’aime l’automne, c’est surtout parce qu’il me rapproche de mon anniversaire (Faites-moi penser à vous donner la date, et mon RIB). Dans ma tête j’élabore une liste de cadeaux, dont certains me prouvent que j’ai passé un point de non-retour : je rêve d’un robot Magimix, qui me permette de râper les carottes sans me faire une tendinite, et de faire des gâteaux sans que mon évier ne déborde de vaisselle sale. Pour faire bonne mesure et moins mémère, je rêve également d’un manteau chaud dans lequel je n’aie pas l’air d’un pingouin engoncé dans une peau d’ours : la quadrature du cercle de la mode. Je rêve également de bijoux car je suis vénale et superficielle juste ce qu’il faut, et d&#8217;un nouveau sac à main en cuir. En même temps j’ai conscience de l’absolue vacuité de tout cela. On ne mange presque jamais de carottes râpées, je n’ai pas assez de doigts ni de trous dans mes oreilles pour y rajouter encore des bagues et des boucles, et il est bien moins drôle pour les enfants de faire des gâteaux proprement, sans patouiller jusqu’aux coudes dans la farine et le beurre. Maintenant que je suis presque arrivée à la moitié de ma vie, ce pourrait être une raison valable et suffisante pour détester l’automne. Je pourrais écrire mon spleen de l&#8217;automne, mon mal-être diffus de la quarantaine, du temps qui s&#8217;enfuit, de la pendule qui inéluctablement dévore le temps. Mais suis-je vraiment si malheureuse ? A l&#8217;évidence, non. Et c&#8217;est bien ennuyeux car cela m&#8217;enlève des occasions de me lamenter et de noircir des pages.  Je me creuse la tête pour trouver une vraie idée d’article. Mais les enfants grandissent, et font moins de bêtises. Je m’en réjouis (pour ma tranquillité) et je le déplore (pour mon inspiration). Chaton sort de sa crise des quatre ans, Lapin de celle des deux ans. Bon, ils nous ont refilé la gastro à tous, et alors ? Ce n&#8217;est certes pas drôle d&#8217;être cramponnée aux toilettes alors que les petits ont recouvré toute leur niaque habituelle, mais c&#8217;est surmontable. Du côté des grands, Loulou est fort gentil et a mis plusieurs fois spontanément le couvert cette semaine. Poupette a la maturité et les conversations d’une grande, sans être encore pleinement rentrée dans la période délicate et sensible de l&#8217;adolescence. Il semblerait donc que nous soyons dans l’œil du cyclone. L’envie d’un autre bébé à la peau de soie et au parfum de lait s’estompe, alors que les nuits se font plus calmes, les soirs plus faciles et les matins plus sereins. Le frigo ronronne, les petits font la sieste, le nuage errant des étourneaux passe et repasse au-dessus des toits. De la fumée s’échappe des cheminées par petits moutons blancs et vaporeux. J’essaye d’attraper une idée, une ébauche, comme je tirerais sur une corde pour ramener à moi mes songes qui auraient dérivé trop loin. La barque de mes pensées a filé sur une mer étale, elle n’est plus qu’un petit point noir presque invisible dans le lointain. Mes injonctions personnelles &#8211; écrire quelque chose de drôle, écrire chaque semaine (vous avez vu, j&#8217;ai pris des libertés avec mon « planning éditorial », comme on dit pompeusement)- commencent elles aussi à prendre la poudre d&#8217;escampette, envolées avec les étourneaux. Je jette un œil par la fenêtre, les nuages gris glissent doucement sur le ciel blanchâtre. Cela fait du bien parfois de ne pas penser, de juste regarder le ciel, assise bien au chaud à ma table. Je vagabonde encore un peu, Verlaine et Cabrel s’entremêlent, les sanglots longs des violons de l’automne blessent mon cœur d’une langueur monotone, et sans doute on verra apparaître  quelques dessins sur la buée des fenêtres. C’est cela le bonheur, écouter le silence, regarder le paysage immobile, et voir passer encore, le nuage des étourneaux.</p>
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