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	<title>quarantaine Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
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	<description>La vraie vie d&#039;une famille recomposée et nombreuse ! Humeurs, désastres, humour, élucubrations et lectures en vrac.</description>
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		<title>Comment rester belle, ferme et cultivée quand on est une mère de famille quarantenaire et fauchée les 25 derniers jours du mois.</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Sep 2018 04:57:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[vie personnelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la lignée de tous mes articles hautement philosophiques et profonds, fin d&#8217;été oblige (on n&#8217;attrape pas les mouches avec du vinaigre), j&#8217;ai pensé à un petit best-off des meilleurs bons plans pour rester bien dans son corps et avec un niveau intellectuel décent MALGRÉ la vie trépidante à laquelle nous obligent notre travail et notre vie de famille, et EN DÉPIT du budget microscopique que l&#8217;on arrive à dégager pour soi, après des comptes d&#8217;apothicaire. Une sorte de méta-analyse de la blogosphère féminine, une compilation de bons plans glanés au gré de mes lectures. Plagiat dites-vous ? Non point ! Tout au plus intertextualité, comme aurait argumenté Joseph Macé-Scaron. Et encore, il y aura plus de ma plume, dans cet article, que de la sienne, dans son roman. C&#8217;est donc parti pour mes trucs et astuces pour rester belle, ferme et cultivée quand on est une mère de famille de 40 ans (et plus). Rester belle à peu de frais : J&#8217;avais il y a quelque temps écrit un article complet, touffu et argumenté sur la routine japonaise pour une belle peau. L&#8217;avantage de la routine japonaise, c’est que l&#8217;on peut la décliner en version low-cost. Tu ne veux pas investir 45 euros dans un démaquillant biphasé pour démaquiller tes yeux et ton visage, importé à grands frais et débauche honteuse de kérosène depuis le Japon ou la Corée du Sud ? Viens donc lire ce que je t&#8217;ai concocté comme recettes de beauté au naturel, pour quelques centimes. le démaquillage low-cost : Saisis-toi de ta bouteille d&#8217;huile d&#8217;olive, oui, celle que tu stockes dans ton petit placard de cuisine rempli de miettes d&#8217;herbes de Provence et de pelures d&#8217;échalotes un peu collantes. Verses-en quelques gouttes sur un coton humide (ou mieux, un disque à démaquiller réutilisable) et nettoies ton visage avec délicatesse. Hop, comme par magie, ta peau est nettoyée, adoucie, et nourrie. Cela fonctionne même sur le mascara waterproof que tu utilises pour rester belle et sexy tout en pleurant quand tu déposes ton tout-petit à l&#8217;école maternelle pour la première fois, oui oui (car je sais bien que même si tu fais genre je-m&#8217;en-fiche-je-suis-décontractée, tu n&#8217;a pu t&#8217;empêcher d&#8217;avoir une larmichette au coin de l&#8217;oeil). Coût : 0.001€ (et encore, je suis gentille). Impact écologique : négligeable. La lotion tonifiante low-cost : Tu as besoin d&#8217;un astringent ? Prends donc un sachet de thé vert nature bien amer, celui que tu ne boiras jamais parce que ce n&#8217;est vraiment pas bon. Fais infuser le thé dans une tasse d&#8217;eau bouillante. Transvase dans une petite bouteille ou un vaporisateur de récupération lavé(e), séché(e), désinfecté(e) avec une chouillette d&#8217;alcool à 70° et stocke dans ton réfrigérateur. Le matin, un pschitt sur le visage, et voilà les pores de ta peau resserrés comme les mailles d&#8217;un pull cachemire lavé par ton mari plein de bonne volonté. Tu as besoin d&#8217;éclaircir ton teint ? Dilue le jus d&#8217;un citron dans de l&#8217;eau bouillie et refroidie (sinon tu dézingues directos toute la vitamine C), stocke au frais. Vaporise ton visage le matin. Te voilà toute purifiée et éclaircie. Bonus : tu peux piquer la peau du citron dans ton lave-vaisselle afin qu&#8217;il ait l&#8217;haleine fraîche et douce d&#8217;un matin de juin. Coût : entre 0.10 et 1€ (selon la qualité du citron et du thé vert). Inutile de te fournir chez Mariage Frères ou Dammann pour nettoyer ton sébum. Impact écologique : négligeable. Le gommage low-cost : Récupère le marc de café de ta cafetière filtre. De manière alternative, confie à tes enfants le soin de vider tes capsules de Nespresso, Tassimo : activité ludique garantie. Pour gommer ton corps : ajoute un peu de gel douche, et c&#8217;est parti mon kiki. Pour gommer ton visage : un peu d&#8217;huile d&#8217;olive ou de miel (ou les deux) fera l&#8217;affaire, et vas-y avec délicatesse. Ce gommage fait rentrer un peu de caféine dans ta cellulite (c&#8217;est toujours ça de pris), et entretient tes canalisations. S&#8217;il te reste du marc de café de ton gommage, mets le dans tes plantes vertes : elles te remercieront. Coût de l&#8217;opération : le prix de l&#8217;huile ou du miel (0.001€) Impact écologique : Excellent car non seulement tu pourras mettre tes capsules vidées au recyclage et alléger ta conscience bourrelée de remords, même si je comprends que l&#8217;on succombe au double attrait du regard de Georges et des effluves du café, mais en plus tu utiliseras moins de Destop et d&#8217;engrais chimique. Rester ferme à peu de frais : Là, cela demande un peu plus d&#8217;efforts, bien sûr. Cependant, c&#8217;est possible. La douche à l&#8217;eau froide : Pas toute la douche bien entendu, mais seulement la fin : des chevilles aux fesses pour la circulation, des fesses aux seins en passant par le bidon pour la fermeté, les cheveux pour la brillance. Argument scientifique imparable : une douche froide, étant vécue comme une agression par le corps, stimule le système immunitaire et rend donc l&#8217;organisme plus fort. Pour un avis circonstancié, argumenté et détaillé, je conseille la lecture de l&#8217;article que l&#8217;intrépide Maman Lempicka a consacré à ce sujet : moi qui la prenais au départ pour une adepte du BDSM, j&#8217;avoue qu&#8217;elle m&#8217;a convaincue. Elle me confiait récemment que depuis qu&#8217;elle pratique les douches froides, elle a commencé à être abordée dans la rue par des étudiants, puis des lycéens, et maintenant des collégiens. Cette femme, c&#8217;est Benjamin Button. Coût : néant, facture de chauffage allégée, et douche considérablement raccourcie. Impact écologique : énorme, toutes les fondations pour l&#8217;écologie te tresseront des couronnes. La natation palmée : Mon budget pour la natation reste raisonnable. J&#8217;ai un abonnement pour la piscine, passages illimités pour 3 mois, que je paye 17€ en raison de ma nombreuse progéniture (en même temps, ce n&#8217;est que justice car j&#8217;en ai plus besoin que des primipares). Ensuite il a fallu acheter les palmes, ce qui a été le budget le plus conséquent : 25€ euros environ pour des palmes courtes et rigides. Pour le pourquoi, le comment, les effets, je te laisse retourner lire cet article aquatique. Les petites applications de fitness sur smartphone : J&#8217;en teste une (gratuite) depuis un mois. J&#8217;ai choisi les zones que je voulais travailler (abdos et cuisses), mon niveau (débutant) et j&#8217;ai commencé. Les exercices sont variés, pas compliqués à faire, par petites séries séparées par des temps de récupération. Le bilan ? Les trois premiers jours, de belles courbatures, signe que cela fait vraiment travailler, le tout dans un temps record (5 à 10 minutes max par jour). Quelques semaines plus tard, je constate objectivement que mes cuisses sont effectivement plus fermes. Diantre, assisterai-je à l&#8217;émergence d&#8217;un muscle, aussi inattendu qu&#8217;un volcan sous-marin ? Encouragée par ces premiers résultats, j&#8217;envisage sérieusement d&#8217;intégrer cela dans ma routine matinale.  Rester cultivée à peu de frais : Nous sommes ici sur un blog sérieux, pas un truc de midinette. Que seraient un visage radieux et un corps tonique sans un esprit bien rempli ? Avec ma descendance adorable, remuante, infernale et rigolarde, rares sont les occasions d&#8217;aller flâner des heures dans les rayons des librairies pour se faire conseiller longuement par des étudiants en littérature à lunettes rectangulaires et pull bleu marine. Les rares piécettes que j&#8217;arrive à épargner (autant dire qu&#8217;elles sont plus rares que les gouttes de pluie au Sahel) sont consacrées à l&#8217;achat de Lego, robes Zara et chaussures qui sautent de pointure tous les 6 mois (et de boucles d’oreilles, quand même). Pour autant je n&#8217;envisage pas de laisser aller mon cerveau sur la pente savonnée de la liquéfaction, déjà bien amorcée par la récurrence des discussions sans fin du style « Où as-tu encore mis ta tétine ? » ou bien « Je t&#8217;ai déjà dit de tenir ton zizi quand tu fais pipi debout » et autres « Je ne sais pas si ton T-shirt est propre, mais si tu l&#8217;avais mis au sale tu le saurais, toi ». Heureusement, nous avons la chance d&#8217;habiter sur le trottoir en face de la médiathèque ! La médiathèque, c&#8217;est le bonheur pour ceux qui veulent devenir ou rester intelligents, mais n&#8217;en ont pas les moyens. A la médiathèque, une fois Lapin neutralisé dans sa tentative de faire un empilement de tous les sièges, une fois Chaton persuadé d&#8217;emprunter un autre livre que celui qu&#8217;il a rendu la veille, une fois le reste de la famille perdu dans les rayonnages, je peux m&#8217;adonner à mon péché mignon, durant de précieuses heures minutes : emprunter au pas de charge quelques ouvrages repérés par un fin travail de limier dans la presse ou sur les blogs que je lis régulièrement. Coût : la cotisation annuelle de la médiathèque. Impact écologique : Pour chaque livre emprunté, un arbre te remercie. Sans prix, donc. Et le cinéma dans tout cela ? Pour les mêmes raisons que celles évoquées plus haut, nous n&#8217;allons guère au cinéma. L’ensemble des frais (baby-sitter, parking, pop-corn géant, verre post-séance) avoisine le PIB du Bangladesh. Alors que faire ? Exploiter sa descendance : Depuis 1 an environ, nous confions à nos aînés la garde de leurs jeunes frères, quand il y a juste à les mettre au lit et que nous pouvons être de retour en 10 minutes en cas de pépin (ce qui ne s’est jamais produit). Oh, ça va, si vous aviez des enfants assez âgés sous la main vous feriez pareil. Ils reçoivent pour ce service une modeste obole qui les ravit. C&#8217;est l&#8217;avantage d&#8217;avoir plusieurs enfants : plus ça va, plus on est détendus, plus on fait d&#8217;économies. Comme il y a également un cinéma à la médiathèque (hé oui, nous avons bien étudié tous les aspects de la question avant de nous installer !) et en combinant l&#8217;option « exploitation de la descendance » avec l&#8217;option « va acheter un sachet de pop-corn au micro-ondes à la supérette à côté » (on a tout étudié, vous dis-je), nous parvenons à faire parfois des soirées « cinéma en amoureux » low-cost. Et les mois de grande misère ou de grande flemme, on emprunte des DVD. &#160; Et vous, quels sont vos trucs pour rester belle, ferme et cultivée sans claquer un radis ? &#160; Et les copines, elles en disent quoi ? Virginie de Neleditesapersonne : trucs écolos pour mères débordées &#160;</p>
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		<title>La nageuse de la ligne 8</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Apr 2018 07:20:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le grand bassin bleu m&#8217;attend. Une fois par semaine, je me jette à l&#8217;eau. Le déclic eut pour point de départ l&#8217;angoisse de la quarantaine (Oui, bon, ça va hein. Soit vous y êtes déjà passés, soit vous allez y passer donc ne faites pas les marioles). Me réveillant un matin, froissée, le dos en vrac, sous un éclairage peu flatteur, je poussais un hurlement strident et me lançais illico à la recherche d&#8217;un sport : 1/ Facile pour les nulles, 2/ Peu coûteux, 3/ Rapidement efficace et raffermissant. Après avoir enclenché le bandit manchot de Google, DING-DING-DING : ce fut la nage palmée qui sortit. La natation, moi qui aime autant nager que manger des tripes froides au petit déjeuner. Mais, nonobstant les dégâts inéluctables du temps, je me résolus à me laisser couler au fond de la piscine, dans mon p&#8217;tit pull marine, et munie de mes palmes, de mes lunettes de grenouille, de mon bonnet de spermatozoïde et de mon maillot une pièce spécial multipares aux abdos en vrac, c&#8217;est d&#8217;un pas résolu que je me dirigeais vers le bassin le plus proche et me jetais courageusement à l&#8217;eau *AH LA VACHE QU&#8217;ELLE EST FROIDE, BRRRRROU* Je suis une adepte de la ligne 8. Non, pas Balard-Créteil, mais la ligne 8 à droite du bassin : elle ne fait que 25 m. Et quand on est propriétaire de muscles à la consistance d&#8217;un flan, mieux vaut ne pas commencer trop fort. Dans la ligne 1 pataugent les vieilles dames et les petits enfants qui ne savent pas nager, dans les lignes 2, 3, 4, 5, 6, 7, les débutants incertains, les nageurs opiniâtres, les sportifs acharnés, les jeunes filles qui anticipent les ravages de l&#8217;âge, les retraités musclés, et les working-mums  qui en veulent. Et dans la ligne 8, moi et quelques autres, presque toujours les mêmes. La piscine, telle une petite mare, contient des espèces caractéristiques. Je croise souvent des mamies hargneuses qui, en dos crawlé, m&#8217;assomment à grands coups de bras dans la tronche,  et me crachent d&#8217;un air rageur : « Mais vous ne pouvez pas faire attention ! » En bout de ligne, se trouvent les nageurs immobiles. Tels des hérons, il pivotent du col, et parfois, s&#8217;immergent sous l&#8217;eau pour, sans doute, contempler avec gourmandise les cuisses des grenouilles. Des athlètes des bassins à l&#8217;impeccable musculature de statue, moulés dans de tout petits slips multicolores extrêmement seyants, nagent le papillon, tandis que certains, moins doués, nagent plutôt la chenille. Deux copines chinoises, arrivées avant moi, parties toujours après, passent leur temps à papoter en agitant doucement leurs pieds, accrochées à l&#8217;échelle. Un peu plus haut, assis dans les gradins, les maîtres nageurs discutaillent avec animation en regardant partout, sauf dans l&#8217;eau. Après quelques longueurs de brasse coulée, histoire de réveiller la puissance de ma musculature aussi profondément endormie que la belle au bois dormant, j&#8217;attaque les hostilités avec ma cellulite. Au début, au tout début, j&#8217;eu le sentiment de remorquer un 15 tonnes. Accrochée à ma planche, je soufflais comme un phoque asthmatique et tentais d&#8217;atteindre la ligne d&#8217;arrivée, qui comme celle de l&#8217;horizon me semblait reculer sans cesse. Et là, alors que je toussais et soufflais, que mes yeux agonisants se levaient suppliants vers le ciel immense et cruel, que j&#8217;imaginais mon mari veuf éploré, et mes enfants sanglotant et trempant force mouchoirs sur ma tombe fraîchement creusée, Cette phrase soudainement apparut : SOYEZ LE CHANGEMENT QUE VOUS VOULEZ VOIR DANS LE MONDE Vous vous dites : mais cette fille est complètement fracassée, l&#8217;anoxie subie pendant qu&#8217;elle a bu la tasse lui a bouffé le lobe temporal. Mais non, pas du tout ! Cette magnifique devise, dont vous aurez tout de suite reconnu l&#8217;auteur : un petit indien vêtu de blanc, chauve et à lunettes, je suis, je suis, je suis ? Non, pas Nagawika ! Je suis Gandhi, bravo, cette sentence, donc, est peinte sur une grande toile fixée au bout de la ligne 8 (toujours de la piscine, pour ceux qui suivent encore). Contemplant cette phrase de mes yeux rougis de chlore, et cherchant à en percer le sens, je nageotais et sans m&#8217;en rendre compte, atteignis la ligne d&#8217;arrivée. VICTOIRE ! La force hypnotique de cette citation m&#8217;avait redonné du cœur à l&#8217;ouvrage. En pleine méditation sur son contenu et sa signification, je repartis dans l&#8217;autre sens, agitant mes palmes au rythme de mes pensées, lentement donc car je ne peux oxygéner à la fois mon cœur, mes jambes et mon cerveau, il ne faut pas exagérer. Parvenus à ce stade, vous n&#8217;avez sûrement pas envie de vous mettre à la nage palmée. Et pourtant ! Gandhi m&#8217;ayant sauvée d&#8217;une fin tragique à la Leonardo, j&#8217;ai pu trouver LA solution, LA parade pour ne pas décéder d&#8217;une crise cardiaque lors d&#8217;une séance de palmes. Et je vais vous donner GRATUITEMENT cette astuce phénoménale. On s&#8217;accroche au bord de la piscine, et les jambes bien tendues comme si on était une danseuse étoile, on fait des battements des 2 jambes en même temps. 100 accrochée sur le ventre, 100 accrochée sur le dos, 100 accrochée de chaque côté. Le tout est torché en 5 minutes. Histoire de ne pas vous ennuyer, vous pouvez faire une série « petits battements rapides », une série « grands battements amples et lents », le tout étant de toujours garder les jambes bien tendues et les pieds pointés. Oui, mais bon, les résultats me diriez-vous ? Quels en sont les résultats ? Et bien les résultats, chères lectrices, chers lecteurs, sont tangibles et palpables, dixit mon mari et son protocole scientifique d&#8217;évaluation fessométrique (que l&#8217;on appelle, plus prosaïquement, la main au cul) : oui, la nage palmée, même à dose modérée, même accrochée au bord du bassin comme la moule sur son rocher, affermit rapidement le fessier et transforme, à peu de choses près, n&#8217;importe quelle banlieusarde quarantenaire en sculpturale brésilienne de 18 ans. Et cerise sur le gâteau, cela vous ressangle le bidon, même si vos abdos ressemblaient à l&#8217;élastique de votre plus vieille culotte. Comme quoi, ça valait le coup de se farcir cet article jusqu&#8217;au bout. PLOUF ! &#160; &#160; &#160;</p>
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		<title>La crise de la quarantaine ne passera pas par moi</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Mar 2018 12:59:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Crise de la quarantaine ? Vous rigolez ou quoi ? Est-ce que j&#8217;ai une tête à faire des crises, moi ? La crise de la quarantaine, c’est bien connu : c&#8217;est pour les connasses qui lisent Elle en se limant les ongles. Donc ce n&#8217;est pas pour moi. Moi, je ne fais pas de crise : je m&#8217;interroge sur l&#8217;adéquation de ma vie avec mes aspirations intérieures, nuance. Car oui, le temps passe. Il passe vite, trop vite, je viens de m&#8217;en rendre compte. ***** -« Lélouménénettes ? Mama, lélouménénettes ? » me demande Lapin, ses gros yeux levés vers moi. -« Tes lunettes ? Ici mon chéri, regarde » lui réponds-je, en mode semi-automatique. Je sursaute sur ma chaise : mais mon bébé de tout juste 2 ans vient de prononcer une phrase  structurée et compréhensible par un être humain ! J&#8217;en glousse de fierté. Quel génie ! Il tient sûrement cela de sa mère. Bien sûr, je le savais : cet enfant a toujours eu un regard percutant, dès qu&#8217;il est né. Et d&#8217;un seul coup, comme si les cieux s&#8217;étaient entrouverts, et que j&#8217;avais aperçu la totalité de l&#8217;univers et de ses trous noirs par derrière, une grande angoisse m&#8217;étreint : mon bébé commence à parler, ce n&#8217;est presque plus un bébé, et il va rentrer à l&#8217;école en septembre. Les boules. Cela veut dire que je deviens vieille, d&#8217;un seul coup. Je ne serai plus mère d&#8217;un bébé, mais mère d&#8217;enfants scolarisés. Pré-ménopausée, quoi. Presque le club senior. Pas loin de l&#8217;EHPAD. Un pied dans la tombe. D&#8217;ailleurs l&#8217;autre jour, Chaton me l&#8217;a dit : « Maman, toi, bientôt, tu seras mamie ! » en hochant la tête avec un petit sourire espiègle, agitant un index polisson sous mon nez. Quoi ? QUOI ? Poupette ! Poupette ! POUPETTE ! Viens làààààààààà ! Ton frère vient de me dire que&#8230; ? Ouf, non, plate comme une anguille. Oui, cela m&#8217;étonnait quelque peu, quand même. Non, rien. Allez, file. Retourne travailler. Oui, je ferme la porte de ta chambre à clé depuis l&#8217;extérieur. Parce que, tais-toi. Bon mon chéri, je vais bientôt être mamie, que veux-tu dire par là ? Oui, toi, un jour, tu seras un homme, avec de la barbe qui pique comme Papa, tu tomberas amoureux d&#8217;une femme presque aussi merveilleuse que Maman, tu fonderas une famille, et tu auras à ton tour des enfants, c&#8217;est cela que tu veux dire ? Mais il n&#8217;y a pas le feu au lac, OK ? Je crois surtout que tu ne maîtrises pas très bien la temporalité, mon petit bonhomme, parce que ça, ce n&#8217;est pas « bientôt ». Tu finiras ton adolescence à 35 ans, comme tous les mecs, autant dire que j&#8217;ai le temps de faire le tour du monde à pieds, et plusieurs fois encore, avant d&#8217;être grand-mère. Tiens, va réviser les adverbes de temps, sale gosse. Ça te fera les pieds. Bientôt, demain, dans longtemps, peut-être, beaucoup plus tard, un jour, le siècle prochain, jamais. Et toi Lapin, renfourne ta tototte dans la bouche. Là, voilà. Parle pour voir ? Parfait, je ne comprends rien. En attendant que tu saches parler, viens me faire un câlin, mon tout petit. ***** Où en étais-je ? Oui, la crise  de la quarantaine. Franchement, il ne faut avoir que cela à foutre. Je ne crois pas que le fait de m&#8217;être fébrilement mise à m&#8217;occuper de ma peau, et ma tendance à reluquer les sérums antirides coûtant le prix d&#8217;un demi-postérieur, fassent de moi une adepte de la crise de la quarantaine, non ? Ni le fait que j&#8217;ai les 2 mêmes jeans slim que ma fille de 13 ans, non ? Ni le fait que j&#8217;essaye d&#8217;aller nager avec des palmes à peu près régulièrement, pour entretenir le postérieur sus-nommé, non ? Ni le fait que je compte le nombre de fois où l&#8217;on s&#8217;adresse à moi en me disant Mademoiselle, non ? Ni non plus le fait que je scrute le visage de mes copines / collègues pour voir si elles n&#8217;auraient pas un peu plus de rides que moi, non ? Ni que je me pose plein de questions sur la vie, la mort, mon avenir, incluant : Dois-je changer de coupe de cheveux ? Est-ce raisonnable de porter des minijupes passé 2 x 20 ans ? Si je me vernis les ongles d&#8217;une autre couleur que le rouge, ne serait-ce pas interprété comme une crise d&#8217;ado tardive et regrettable ? Puis-je envisager de faire un balayage, voire même carrément une coloration afin de dissimuler les quelques fils d’argent qui se frayent un chemin au grand jour dans ma chevelure ? Hé oui, je ne suis pas blonde. Les affronts capillaires du temps ne sont point escamotables, chez moi. Pourquoi ne pas faire un doctorat de théologie ? C&#8217;est sympa, la théologie. Par exemple, une thèse sur Saint Grégoire de Nazianze, sur l&#8217;apport des anachorètes  dans la spiritualité bénédictine, sur Jutta von Sponheim qui était la meilleure copine de Hildegarde de Bingen (sacrée meuf, d&#8217;ailleurs) ? S&#8217;inscrire à la fac pour refaire un doctorat a-t-il un effet vivifiant, non seulement par la stimulation intellectuelle, mais aussi par la fréquentation de jeunes étudiants ? Le botox est-il vraiment réservé aux écervelées qui misent tout sur leur physique, ou est-il envisageable pour les mères de familles ? Après tout, ce n&#8217;est jamais qu&#8217;une toxine bactérienne, donc un produit bio. Ou alors, dois-je quitter mon boulot pour ouvrir un salon de thé littéraire et pâtissier ? Je me vois bien, lovée dans un confortable canapé en velours gris, réchauffée par un plaid en alpaga blanc, une tasse de porcelaine translucide pleine de Lapsang Sou-Chong fumant à mes côtés (l&#8217;Earl Grey, c&#8217;est bien trop commun), accompagnée d&#8217;un gâteau délicatement parfumé et d&#8217;une solide louchée de chantilly, quand même, accueillant mes clients -enfin le terme de clients est un peu vulgaire; préférons celui d&#8217;invités- pour leur conseiller de petits romans confidentiels, loin des Musso, Lévy et autres Gavalda. Le tout au milieu d&#8217;agneaux et de poulettes enrubannées, façon Hameau de la Reine, ce qui comblerait mes appétits de néoruralité. Non, rien de bien grave là-dedans. C&#8217;est juste le signe que mon cerveau tourne et réagit. Bon certes, il tourne beaucoup. Le poème un peu niaiseux et bien connu de Ronsard, « Mignonne, allons voir si la rose Qui ce matin avait déclose Sa robe de pourpre au soleil, A point perdu cette vesprée, Les plis de sa robe pourprée, Et son teint au vôtre pareil. Las ! voyez comme en peu d’espace, Mignonne, elle a dessus la place Las ! las ! ses beautés laissé choir ! Ô vraiment marâtre Nature, Puis qu’une telle fleur ne dure Que du matin jusques au soir ! Donc, si vous me croyez, mignonne, Tandis que votre âge fleuronne En sa plus verte nouveauté, Cueillez, cueillez votre jeunesse : Comme à cette fleur la vieillesse Fera ternir votre beauté. » qui, l&#8217;année du bac français, me faisait l&#8217;effet d&#8217;une ritournelle un peu rasoir sortie de la tête d&#8217;un vieux barbon libidineux, me semble maintenant aussi flippant que la lecture d&#8217;un roman de Stephen King, dans une vieille baraque lugubre au fond de bois noirs peuplés de loups, une nuit sans lune. Ô insolente jeunesse ! Tempus fugit, velut umbra. Puisque telle l&#8217;eau d&#8217;une rivière entre mes doigts, ma jeunesse inexorablement s&#8217;enfuit, je m&#8217;en vais cueillir celle de mes enfants, et respirer dans leur petit cou le parfum de l&#8217;enfance. Si l&#8217;on a des enfants, c&#8217;est bien aussi pour survivre, non ? Ils seront ma jeunesse éternelle.  Et puis je vais aussi prendre rendez-vous chez le coiffeur.</p>
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