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	<title>petit garçon Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
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		<title>Charge mentale et éducation : comment élever nos garçons ?</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Dec 2018 05:30:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Entre deux bottes en pâte à sel et trois guirlandes, ho ho ho, j’ai pris le temps de lire le compte instagram @taspensea qui rassemble de courts témoignages de femmes sur la charge mentale qu’elles portent dans leur couple (Non, messieurs mes lecteurs, ne fuyez pas : je sais que tous les hommes ne sont pas à mettre dans le même panier). Je suis tombée dessus grâce à un article de Maman4.0. Parmi ce florilège du machisme ordinaire, il y a parfois des perles. Attention, je décerne mon podium ! #3 : « pour moi la charge mentale c’est quand je prépare les habits de mon fils le soir pour ne pas être réveillée le matin par son papa qui ne sait toujours pas comment l’habiller. Au bout de 4 ans. » #2 : « Conversation du soir. Elle : Tu peux penser à sortir la poubelle demain soir ? Lui : tu peux m’envoyer un sms une heure avant que j’y pense ? » Et le blaireau d’or est attribué à celui-ci, que je trouve grandiose : #1 : « Pour moi la charge mentale c’est quand je suis en déplacement professionnel et que je reçois un SMS le matin de mon mec me disant : « Purée, tu ne m’as pas appelé pour me réveiller !!! Je suis en retard pour le boulot ». Et il y a également le compte twitter « charge mentale pédiatrie », dégoté dans un article de Seayouson, qui recensent les perles entendues aux urgences pédiatriques : #4 : « J&#8217;ai pas le carnet de santé, ma femme me l&#8217;avait pas préparé. » #3 : La maman : « Elle est hospitalisée ? Mais je dois aller chercher ses affaires ! » Le médecin : « Vous pouvez rester avec elle et votre mari peut rapporter tout ce qu&#8217;il faut. » La maman : « Mais il ne sait pas où sont les affaires, hein chéri ? » Il acquiesce avec un sourire gêné. #2 : Enfant de 8 ans, hémophile, épileptique sous un lourd traitement. « Il faut attendre ma femme, je connais pas son historique ni ses traitements. » #1 :  Bébé de 27 jours amené par les pompiers et papa qui accompagne : « Qu&#8217;est ce qui lui est arrivé ? &#8211; Je ne sais pas, je regardais le foot. J&#8217;appelle la maman et je vous la passe, elle va vous expliquer. » On pourrait en rire, tellement c’est clownesque. Mais hélas, je crois que c’est surtout d’une triste banalité. Et je me pose quand même plusieurs questions. Pourquoi ces femmes acceptent de continuer à vivre avec des types pareils ? Qui a éduqué ces blaireaux ? Ont-ils déjà vécu seuls, sans une esclave une femme à leurs côtés pour subvenir à leurs désirs et besoins ? Comment éduquer nos garçons pour qu’ils ne deviennent pas des pourceaux comme ces types ?  J’avoue que je vivrais mal le fait de voir mes fils adultes être complètement démunis dans une cuisine ou infoutus de s’occuper de leur propre descendance. Le volet éducation des filles (ne pas se laisser faire, prendre de l&#8217;assurance, etc&#8230;) est déjà largement abordé un peu partout et ce n’est que la moitié du problème. Notre seul levier d&#8217;action, à nous mamans de jeunes enfants, est donc de faire de nos fils des hommes accomplis. Un peu comme on éduquait une petite fille pour en faire une ménagère accomplie, il y a 60 ans, sachant coudre, cuisiner et faire le ménage à la perfection (oui, je caricature un peu, mais c&#8217;est mon blog et je dis ce que je veux). Moi, plus tard, je ne veux pas être maudite par mes belles-filles, qui me haïraient de leur avoir livré des pignoufs avec un petit rire sardonique du style, je te souhaite bien du plaisir ma cocotte. Et oui, je vois loin. Vous remarquerez que je renonce par là-même, et non sans une certaine noblesse d&#8217;âme, à la satisfaction future de pouvoir dire à mes fils « Mais regarde mon chéri la mauvaise épouse acariâtre que tu as, seule ta maman t&#8217;aime et te comprend VRAIMENT, viens me faire le bisou. » Alors mes petits chéris, mon Chaton fripon, mon Lapin coquin, et même toi Loulou mon beau-fils foufou, voici le programme pour les années à venir. NB : Ma réflexion vaut ce qu&#8217;elle vaut : elle est basée sur mon expérience personnelle, non représentative statistiquement, de maman de deux petits garçons d&#8217;âge rapproché et belle-maman d&#8217;un ado. (Je laisse de côté Poupette, que j&#8217;éduque à la perfection, bien entendu). Ne me lynchez pas.  Ne pas laisser ses enfants se comporter comme des parasites. J’en avais déjà parlé un peu avant. J’entendais l&#8217;autre jour Jacqueline du Finistère, dire à la radio : « Maintenant les enfants ne portent même plus leur cartable quand ils vont à l’école. Les parents les portent pour eux. Qu’ils commencent déjà par porter leurs affaires, et ce sera un premier pas vers l’autonomie. » J’ai trouvé ta réflexion pertinente, Jacqueline, et valable pour les enfants des deux sexes. Alors maintenant j&#8217;annonce la couleur franco à la bande de morpions à mes enfants (pardon, c&#8217;est la bière de Noël qui me monte à la tête) : Tu veux que tes vêtements soient lavés ? Déplace ton corps, à l&#8217;aide de tes membres inférieurs, jusqu&#8217;au panier à linge. Et puis sachez-le, mes fils : ce n’est même pas la peine de songer à vous radiner, adultes, avec votre sac de linge sale. Vous irez à la laverie, comme tout le monde. Après avoir passé des soirées et des week-ends, des années durant, à laver vos slips, c&#8217;est sans l&#8217;ombre d&#8217;une pointe de culpabilité que je consacrerai mon temps à des activités plus ludiques et plus gratifiantes. Ne pas demander systématiquement à l’enfant le plus calme (souvent la fille) de venir aider (pour ranger, mettre le couvert). Du calme, du calme, je vous vois déjà me menacer de mettre ma tête au bout d&#8217;une pique et ce serait dommage, j&#8217;étrenne tout juste une coupe de cheveux fort à mon goût, j&#8217;aimerais en profiter quelques jours : ce n&#8217;est pas une vérité absolue, il y a des filles agitées et des garçons calmes. Mais globalement, les garçons sont, assez souvent, plus dans la motricité (courir, sauter, se bagarrer), que dans la contemplation. Enfin je dis cela, me basant sur l&#8217;expérience de Lapin et Chaton, dont le passe-temps favori est de se poursuivre en hurlant et en se jetant des jouets à la tête. Quand on est parent, c&#8217;est une tentation de facilité de demander à son enfant calme de venir aider à mettre la table, et de laisser l&#8217;excité à ses transes destructrices, en se disant qu&#8217;il va tout casser et qu&#8217;il faudra répéter la demande x fois pour être obéi. C&#8217;est vrai, quand je veux que le couvert soit mis, le plus simple pour moi est de demander à Poupette de le faire. J&#8217;entends « Oui maman », et cinq minutes après, l&#8217;affaire est réglée (une fois qu&#8217;elle a sorti ses écouteurs de ses oreilles). Mais en répétant cela je lui apprendrais surtout, que ses loisirs sont moins importants que ceux de ses frères, et j&#8217;apprendrais aux petits qu&#8217;une femme peut (et doit) tout faire à leur place. Alors oui : il faut répéter la demande. Oui : c&#8217;est fatigant et pas facile. Non : il ne faut pas lâcher.  Valoriser la sensibilité et l’expression chez les garçons. Il n&#8217;y a pas que l&#8217;exploit physique dans la vie. Courir vite, c&#8217;est bien, (un chien le fait aussi, d&#8217;ailleurs) mais lire un livre calmement, c&#8217;est très bien aussi (et le chien, hein ? Non). Parler de ses états d&#8217;âme, raconter ce que l&#8217;on a fait à l&#8217;école et faire l&#8217;effort de s&#8217;exprimer, c&#8217;est très bien (Ce qui nécessite un parent attentif et occupé à autre chose qu&#8217;à pianoter sur son portable ou à regarder les excellents programmes télévisés de la tranche 18h-21h). Jouer à la poupée ou à la dînette quand on est un petit garçon ne signifie pas qu&#8217;on va immédiatement perdre ses testicules par un inexplicable phénomène de dessiccation subite. Cela signifie juste que l&#8217;on s&#8217;entraîne à manifester de l&#8217;affection, ou à vivre en toute autonomie quand on sera un grand garçon. Exit aussi les réflexions du style « un garçon ça ne pleure pas » qui aboutit à un homme mutique et incapable de communiquer, « les poupées c&#8217;est pour les filles » pour un futur père mal à l&#8217;aise avec les bébés, etc&#8230; Je me pose aussi la question du pourquoi certaines femmes semblent avoir assimilé que la virilité est supérieure à la féminité. J&#8217;ai régulièrement entendu des femmes dire qu&#8217;elles préféreraient avoir un garçon plutôt qu’une fille. Cela m’interroge toujours, tellement je trouve cela complètement archaïque. En dehors de raisons psychologiques liées à l’histoire personnelle de chacune, garçon ou fille, quelle importance ? Qu&#8217;on ait un avis tranché sur un sac à main ou des boucles d&#8217;oreille, je le conçois aisément, il s&#8217;agit là de quelque chose de sérieux, mais sur le sexe de son futur enfant&#8230; Est-ce qu’elles ont besoin d’avoir un homme rien qu’à elles, ont-elles une revanche à prendre sur le masculin ? Peut-être qu’un petit garçon leur permet de retrouver une certaine domination sur un homme. Sinon pourquoi un garçon serait-il mieux ? Parce que c’est chouette, d’avoir un pénis ? Parce qu’il peut jouer à celui qui fait pipi le plus loin ? Parce que ce pénis est un insigne de pouvoir ? Admettons que des siècles et des siècles de patriarcat aient formaté le cerveau féminin et qu&#8217;elles aient intégré la croyance qu&#8217;elles valent moins qu&#8217;un homme. Une sorte de syndrome de Stockholm du machisme. Mais quand même, by the way, on est en 2018, non ? Réveillez-vous les filles ! L&#8217;infantilisation des hommes. Un autre aspect du problème -non, aïe, les pavés ça fait vraiment mal- est que certaines femmes semblent -parfois- infantiliser leur conjoint. « Mais il faut vite que je rentre, il ne saura pas se faire à manger ». On pense qu&#8217;elles parlent de leur petit-enfant, ou de leur chien, mais non : elles parlent de leur mari. Imaginez un peu : « Décès tragique à Trifouillis-les-Orgues. Robert, un fringant retraité de 67 ans, a été retrouvé mort dans sa cuisine, devant le frigo et le placard pleins, incapable d&#8217;ouvrir un paquet de jambon et de cuire ses coquillettes. Sa femme l&#8217;avait abandonné à l&#8217;heure du dîner. L&#8217;émotion est à son comble dans ce petit village de 517 habitants. « On ne comprend pas pourquoi elle lui a fait ça », confie Gérard, un ami d&#8217;enfance de la victime, visiblement très ému. « Elle avait pourtant l&#8217;air de tenir à lui », ajoute-t-il en étouffant un sanglot. Le parquet a ouvert une enquête pour tentative d&#8217;homicide, l&#8217;épouse est actuellement en garde à vue. » Non, vraiment, aucun être humain sain d&#8217;esprit et libre de ses mouvements ne se laissera mourir de faim, c&#8217;est comme une fourmi de dix-huit mètres avec un chapeau sur la tête, ça n&#8217;existe pas. Alors que faire ? Arrêter de penser qu&#8217;une fille, c&#8217;est bien du souci, alors qu&#8217;un garçon, c&#8217;est trop fastoche. Une réflexion qui revient souvent au détour des conversations est « Oh, un garçon, c’est mieux, parce qu’à l’adolescence comme ça, je serai plus tranquille ». Sous-entendu : ce n’est pas une fille qui se fera engrosser par le premier venu, pas de souci, on n’a pas à gérer les conséquences, qu’il fasse ce qu’il veut. A la limite, pas besoin de l’éduquer. Une fille, par contre… il faudra lui apprendre à bien se tenir, à être responsable, à ne pas provoquer, à ne pas sortir tard, à ne pas aller n&#8217;importe où, à rester vigilante, à faire attention à la manière dont elle se tient, dont elle s’habille, dont elle regarde. C’est beaucoup de tracas pour des parents. Élever un garçon serait donc le laisser pousser comme une plante folle et irresponsable, sans qu&#8217;il n&#8217;ait jamais à évaluer les conséquences de ses actes. Il y aurait, sur le chapitre de l&#8217;éducation affective et sexuelle des adolescents, des pages et des pages à écrire. Et la charge mentale ? Bref, avec tout ça, je me suis éloignée de mon histoire de charge mentale. Mais elle découle en droite ligne de tous ces comportements inculqués depuis la plus tendre enfance aux petits garçons. Et bien la...</p>
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		<pubDate>Tue, 01 May 2018 03:50:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a 4 ans et quelques jours, j&#8217;étais à la maternité, après avoir perdu les eaux dans mon lit, croyant donc accoucher très vite de ce petit bébé si désiré et qui semblait vouloir arriver un peu en avance. Je trépignais d&#8217;impatience, espérant avoir des contractions plus rapprochées. Mais non : ce petit bébé prit tout son temps pour descendre, se tournant et se retournant dans les virages, pour arriver comme une fleur au petit matin, 30 heures après mon arrivée à la maternité. Un tout petit garçon, tout minuscule et gracieux. Je revois encore ses longs doigts si fins, sa bouche toute petite, ses billes sombres qui me regardaient sérieusement, et les petits plis sur son front de nouveau-né, un peu inquiet et étonné de ce nouveau monde qui s&#8217;offrait à lui. Notre bébé trait d&#8217;union, celui qui venait sceller l&#8217;unité de notre couple, de notre famille, et relier nos deux aînés. Désormais entre eux, il y avait un petit frère. Un petit frère à eux deux, autant à l&#8217;un qu&#8217;à l&#8217;autre. Ce petit frère qu&#8217;ils attendaient avec impatience, et pour lequel ils avaient pleuré de joie, à l&#8217;annonce de la grossesse; Ce petit frère qui leur avait donné le statut de grand, quand ils sont venus le voir à la maternité, émerveillés et stupéfaits de le voir si petit, et si parfait. Désormais dans leur vie, il y aurait pour toujours quelqu&#8217;un d&#8217;autre à aimer que leurs parents, quelqu&#8217;un à protéger, à guider, à encourager et à taquiner. Depuis sa naissance, la Terre a déjà fait 4 fois le tour du Soleil. Un jour après l&#8217;autre, soleil levant après soleil levant, mon tout petit bébé est devenu un adorable petit garçon, affectueux et gracile, charmant et fripon, bavard et imaginatif. Tout comme il a pris son temps pour naître, il n&#8217;est jamais pressé et vit pleinement l&#8217;instant présent. Il s&#8217;émerveille du pigeon qui s&#8217;envole sur le trottoir mouillé, des gâteaux brillants et colorés dans la vitrine de la boulangerie, du petit bout de biscuit qu&#8217;il retrouve dans la poche de son blouson, des livres qu&#8217;il a lus et relus, mais qu&#8217;il veut relire encore avec une ferveur intacte, des ouvriers sur le chantier à côté, du ciel rosé le matin par dessus les toits. Mon petit garçon de 4 ans, qui me jette d&#8217;un ton péremptoire « Maintenant, tu me laisses et tu t&#8217;en vas !  » quand je l&#8217;accompagne aux toilettes; Puis qui gémit « Mais y a personne qui veut jouer avec moi !  » quand il a besoin que nous remontions son bateau de pirates mis à sac par Lapin; Mon petit garçon qui offre à sa maîtresse rougissante, en même temps que son beau sourire, un porte-clé en forme de cœur qu&#8217;il a décoré lui-même; Qui me dit sérieusement, « Pour avoir le droit d&#8217;aller au parc le soir, il faut avoir des ailes !  » car il a vu un oiseau passer par-dessus la grille après la fermeture. A chaque fois que je le regarde, je me rappelle la chance immense que j&#8217;ai d&#8217;avoir un petit garçon juste normal, juste intelligent, et juste pas sage comme il faut; un petit garçon heureux, et en bonne santé. Même si j&#8217;étais déjà émerveillée par toi et tes 2935 grammes, je le suis toujours, et encore plus, par tout ce que tu imagines, par ta vie intérieure et par la joie qui t&#8217;anime. Bon anniversaire mon petit Chaton. ♥♥♥♥</p>
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