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	<title>journal de confinement Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
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	<description>La vraie vie d&#039;une famille recomposée et nombreuse ! Humeurs, désastres, humour, élucubrations et lectures en vrac.</description>
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		<title>Au fil du coronavirus #6</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Mar 2020 16:55:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’heure est grave. La France est en guerre. La France est confinée. Et visiblement, toute blogueuse qui se respecte tient un journal de confinement. Si, si : la preuve là, là, et là (cf en bas). La jalousie me tenaille, car je n’avais rien prévu d’écrire sur le sujet. Bon, je confine, tu confines, il confine, nous confinons, vous confinez, ils confinent, what else ? Vais-je réussir à te faire rêver en te contant ma coronépopée ? Rien n’est moins sûr, tant mes aventures sont d’une affligeante banalité. Mais vu que tu t&#8217;embêtes comme un rat, tu vas sans doute me lire quand même. Alors, voilà. Quand nous apprîmes que les nains étaient désormais en unschooling, terme chic pour dire que c’est le dawa à la maison, nous nous dîmes : pourquoi ne pas en profiter pour être ensemble un peu plus que 46h par semaine ? Eh ! oui, (tu as vu Maman, cette fois-ci je l’ai bien écrit, pas « Et oui ») (Ma mère est la fille cachée de Monsieur Bescherelle et Madame Grévisse, une vraie sniper de l&#8217;orthographe) c’est que nous sommes un couple moderne ayant choisi de ne vivre que très peu ensemble pour maintenir vive notre passion et ardent notre amour. Donc, je fis un bagage léger et nous partîmes en convoi dans l’appartement paternel. Adepte de Marie Kondo sans le savoir, comme le Bourgeois Gentilhomme, mon mari vit dans un cadre épuré à l’extrême, digne d’un moine la Grande Chartreuse. C’est pourtant là que nous nous confinâmes quand la guerre contre l’ennemi fut déclarée. Avec des bagages tout aussi épurés, puisque nous venions pour quelques jours, initialement. Je viens d’ailleurs de me rendre compte que je n’ai qu’un soutien-gorge. Le moment, sans doute, de tester le no-bra. Et peut-être même, le naturisme. Donc, voilà, nous sommes confinés. A une nuance de taille près, que j&#8217;ai honte de mentionner car je sais que parmi vous il en est qui se confinent dans une chambre de bonne avec velux, mais bon : on peut descendre un peu dans le jardin. Donc, comme je sortais mes chiens mes enfants, j&#8217;ai trouvé des branches de saule. Et comme je lis Grâce et Dénuement d&#8217;Alice Ferney, qui parle de gitans, qui avant tressaient des paniers pour les vendre, je me suis dit que moi aussi, je pouvais tresser un petit panier en saule, qui ne servirait bien sûr à rien, mais que sans doute, je pourrais vendre en ligne sur Instagram pour reverser tous les bénéfices à l&#8217;Assistance Publique des Hôpitaux de Paris. Vous voyez, ce confinement décuple déjà mon esprit d&#8217;entreprise et mon imagination fertile. Dans le pire des cas, si on est toujours bloqués ici cet été, je pourrai nous tresser à tous de petits chapeaux, si tant est qu&#8217;il y ait beaucoup de soleil, car quand même, nous sommes dans le Nord de la France, pas à Marrakech. J&#8217;ai même un super plan alternatif pour ce panier, c&#8217;est de faire amie-amis avec des mésanges ou des moineaux, et de le leur offrir comme nid. Plus bird-friendly que moi, tu meurs. Le point sur la continuité pédagogique Les enfants ont fabriqué des dinosaures en pinces à linge. Nous avons fait une page de lignes brisées avec Lapin. Écrit ta, te, tu et pa, pe po avec Chaton, en minuscules attachées. Trouvé un microscopique scarabée non soumis à confinement sur le petit balcon à qui ils ont offert quelques pâtes en guise de repas. Fait des étoiles en perles à repasser. Entassé les emballages dans l&#8217;idée d&#8217;une future création encore à l&#8217;état nébuleux, donc si vous avez des idées d&#8217;activités avec des rouleaux de PQ, des briques de lait et des boîtes de pâtes Barilla, n&#8217;hésitez pas. Par ailleurs, toutes les saintes femmes qui constituent le corps enseignant de nos enfants ont ouvert un blog et y mettent des programmes hebdomadaires à faire à notre rythme. L&#8217;une d&#8217;elles a même appelé pour savoir comment cela se passait. Pouce en l&#8217;air. Le point shopping Je suis allée faire les courses deux fois. La première fois, avant l’annonce du confinement, les gens étaient encore assez détendus, et que je te papote en postillonnant comme si de rien n&#8217;était, mais que quand même, je remplis mon caddie comme en août 1939. C&#8217;était l&#8217;abomination de la désolation au rayon pâtes, oeufs, farine, et PQ. J&#8217;ai bien vu un paquet restant tout là-haut, au fond du rayonnage, mais après quelques gesticulations contraires à ma dignité, j&#8217;ai renoncé. Quatre jours plus tard, changement d&#8217;ambiance : distances de sécurité respectées, écrans devant les caissiers. Et surtout, surtout&#8230; Alléluia, Hosanna, gloire à Dieu mes amis, béni soit Dieu le créateur du ciel et de la Terre et des coquillettes et du PQ ! Tout était revenu dans les rayons, en quantités moindres que d’habitude, mais quand même. J’arrive au rayon « œufs ». Miracle ! Il en reste, en vrac, avec des boîtes à remplir. Un monsieur (la soixantaine, l’air d’un petit vieux retors qui te retire la nourriture de la bouche) s’approche aussi. Je m’éloigne à 1m20 environ. Il prend un œuf. Je prends un œuf. Il prend un œuf je prends un œuf il prend un œuf je prends un œuf il prend un œuf j&#8217;accélère le rythme je prends un œuf il prend un œuf je prends un œuf il prend un œuf et il n’en reste plus qu’un, suspense intenable, qui prendra le dernier œuf ? Je lui jette un regard incendiaire, c&#8217;est que j&#8217;ai des bouches à nourrir moi, pas que la mienne, tous des hargneux ces petits vieux, mais il me dit : «Je vous le laisse». Il m’a redonné foi en l’humanité. Sinon j’ai acheté un mixeur à soupe, une balance de cuisine, de la ficelle (pour me pendre moi et les enfants quand j’en aurai marre), des Flamby pour Lapin, des Bountys glacés pour Chaton, du Nutella pour Poupette, du Bordeaux pour nous. On va tous finir obèses. J’ai bien évidemment oublié le papier sulfurisé dont j’avais absolument besoin pour parfaire ma recette de baguettes home-made (qui n&#8217;est pas de moi mais que tu trouveras ici; note bien que tu peux remplacer la levure de boulangerie fraîche par un sachet de levure déshydratée) afin de ne pas risquer la mort en allant à la boulangerie quotidiennement, et aussi parce que me retaper une auto-autorisation à recopier chaque jour, ça va bien hein, tu vois, bref, j’ai oublié ce foutu papier sulfurisé et je suis bien embêtée. D’ailleurs, je me suis rendu compte une fois mon coffre chargé, que j’avais également oublié la susdite auto-autorisation signée par moi-même. Je n’ai tellement pas l’habitude d’être dans un pays en guerre vois-tu, que les laissez-passer et autres ausweis, c’est pas mon truc. Heureusement, je suis rentrée vers 14h03, je pense que les forces de l’ordre devaient prendre le pousse-café, et j’ai regagné ma tanière incognito. Bon, les courses faites, c’est pas fini tout cela, mais il faut les désinfecter : Au cas-où un pervers aurait toussé exprès dessus avant mon passage. Je sors donc le vaporisateur de vinaigre blanc. Depuis le coronavirus, je pense vinaigre blanc, je dors vinaigre blanc, je suis vinaigre blanc, le vinaigre blanc a pris possession de mon être. Là où je passe le coronavirus trépasse, sa petite capsule lipidique attaquée par l’acide acétique, et il meurt, et il se débat, mais paf, je lui en recolle un coup dans le nez, et il s’en prend plus sur la tête que l’Irak de bombes américaines en 1991, et il agonise dans d’atroces souffrances, et je pousse un cri primal qui fait fuir les autres coronavirus cachés dans les interstices des paquets, car il survit ce chien, il survit plusieurs jours sur le papier, le carton, l’acier inoxydable, c’est écrit là, mais c’est moi qui ai eu sa peau, et je peux aller me doucher (au vinaigre blanc), d’ailleurs je ressemble davantage à un cadavre demi-rongé par les vers qu’à une femme, mais on s’en fout, j’ai toute la quarantaine pour reprendre forme humaine. D’autant plus qu’en écoutant le podcast de France culture, je viens d’apprendre que c’est globalement inutile. Ouf. Avec tout ça, c’est bientôt l’heure du goûter. « Chaton, tu veux un yaourt à la confiture ? » Il fronce son mignon petit nez, et me répond « quelle confiture ? » « Fraise », dis-je, toute fière de moi. « Je préférerais de la confiture aux pétales de roses », me répond-il, « il y en a ? » Ben voyons.  De la confiture aux pétales de roses. Tout ça parce que j’en avais ramené de mon voyage à Nice, comme je ne vous l’ai pas raconté, parce que je n’ai toujours pas écrit cet article. Et ce n’est pas de sitôt que je pourrai en racheter, car comme vous le savez tous, on reste à la… MAISON ! Ceux qui n’y restent pas sont des… GROS CONS ! Et ils méritent qu’on leur mette un doigt dans… LE FION ! Sur cette élégante conclusion, je m&#8217;en vais poster cet article à n&#8217;importe quelle heure, ayant à cœur de vous distraire un peu en ces jours difficiles. Je sais que c&#8217;est dur pour beaucoup, j&#8217;envoie donc une floppée de bisous et de câlins à celles et ceux d&#8217;entre vous qui sont confinés dans des petits appartements avec de jeunes enfants. Je vous souhaite de pouvoir danser avec vos enfants, vous dégourdir les jambes autour du pâté de maison (ce qui ne fait pas de vous des gros cons naturellement, si besoin, empruntez le chien de votre voisin), faire des apéros-visios avec vos amis. Vous êtes des héros, des vrais. À bientôt (ça ne veut pas dire qu&#8217;il y aura un autre épisode spécial confinement, hein) &#160; Les journaux de blogueuses confinées (liste non exhaustive) Quatre Enfants (from la banlieue) Quatre Poussins pleins d&#8217;avenir (from la campagne) Sea you son (from Palm Springs) Lexie Swing (from Québec) Miss Zen (from Belgique) La Marmotteuse (from Paris) Natha (from Partir en cacahuète)</p>
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