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	<title>frères soeurs Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
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	<description>La vraie vie d&#039;une famille recomposée et nombreuse ! Humeurs, désastres, humour, élucubrations et lectures en vrac.</description>
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		<title>Ces deux-là</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Oct 2019 04:00:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ces deux-là sont comme les deux doigts de la main. Tantôt comme chien et chat, tantôt comme cul et chemise. Toujours à se chercher des poux dans la tête ou à se chercher tout court, comme s’ils ne pouvaient vivre l’un sans l’autre, même si c’est cinq minutes après s’être empoignés, tiré les cheveux, battus comme des chiffonniers. Ces deux-là, ils se jalousent. Lassés de les voir toujours se bagarrer et se filer en douce des coups de pied ou de fourchette au lieu de vider leur assiette, nous avons eu l’idée ô combien lumineuse, au bout de 2 ans – depuis que Lapin sait se tenir assis sur une chaise normale &#8211;  de les mettre chacun à un bout de la table familiale. Tous fiers de nous, nous sommes désormais ainsi placés : Papa et Loulou d’un côté, Maman et Poupette de l’autre, Lapin et Chaton trônant à chaque extrémité. « Alors mes chéris, vous êtes contents d’avoir de la place ? » (c’est vrai, c’était brillant d’avoir attendu aussi longtemps pour les séparer, mais bref ; quand on est parent, on a parfois le cerveau qui tourne très au ralenti) Sourire de Lapin qui opine du chef, ses petites dents toutes bien visibles : oui, il est content, il est très content même, d’avoir une place de grand. Nous nous tournons vers Chaton afin de recueillir, attendris, sa manifestation de gratitude et de soulagement. Et là… Commissures des lèvres qui s’abaissent, yeux qui se crispent, voix qui vire dans les aigus : «Je voulais être à la place de Lapin !» Ah, évidemment, la place de Lapin est tellement mieux, tellement plus feng-shui, avec son orientation Nord-Ouest, et sa vision panoramique sur la cuisine. Ces deux-là, ils luttent pour tout. Pour le croûton de pain craquant et encore tiède, à la sortie de la boulangerie. « Ah, mais Lapin il a eu le croûton hier, c’est mon tour d’avoir le croûton ! » Pour appuyer en premier sur le bouton d&#8217;appel de l’ascenseur. « Mais Chaton il a appuyé hier soir, c’était mon tour d’appuyer ! » Pour être celui qui me grimpera dessus, au moment où, ayant fini tout ce qui devait être fait, je m’allonge enfin dans le canapé avec mon dernier bouquin, entamé depuis plusieurs semaines, dont je lis à grand-peine plus de trois pages d&#8217;affilée. « Non, tout à l’heure tu faisais un câlin à Maman, c’est mon tour, pousse-toi ! » Et que je te tire par le col, et que je t&#8217;attrape la jambe pour mieux te déloger, et que je te file un coup dans le tibia et te décoche un coup de fesse pour te faire tomber. Le soir, c&#8217;est Chaton, cette grosse balance, qui me raconte, tout réjoui en rentrant de l&#8217;école : « Lapin a encore été puni ! Aujourd&#8217;hui il a (rayez la mention inutile), étalé du yaourt sur la tête d&#8217;Amir / envoyé des petits pois dans les oreilles d&#8217;Hortense / jeté des poignées de papier toilette dans la cour/ tiré la langue à sa maîtresse. Il est vraiment pas sage ! » commente-t-il avec un air gourmand et ravi. « Moi, j&#8217;ai bien travaillé », ajoute-t-il, à toutes fins utiles. Cette semaine, nous avons eu un petit drame. « Allez les garçons, au bain : on va mettre une pastille qui fait des bulles qui sentent bon ! ». La pastille effervescente parfumée, est en effet en passe d&#8217;être une institution du week-end. « C’est moi qui mets la pastille dans l’eau ! La dernière fois c’est Lapin qui l’a mise, hein Maman ? » Lapin se met à pleurer. «C’est pas vrai ! C’est à moi de mettre la pastille ! » Et des larmes de crocodile jaillissent à l’horizontale de ses grands yeux noirs. Moi, je n’ai absolument aucune idée de qui a mis la pastille dans l’eau du bain la semaine dernière, et je suis bien embêtée. Je fais une première tentative de médiation : « Bon, alors on va dire que c’est toi, Lapin, qui ouvres le sachet, et toi Chaton, tu mets la pastille dans l’eau. » Si Chaton est d’accord, Lapin pleure de plus belle, et sa bouche s’ouvre comme un four. « Et si Chaton prenait la pastille, allait dans le bain, puis la donnait à ce moment à Lapin qui la mettrait dans l’eau ? » Non non et non, ils ne sont pas d’accord, les cris montent en intensité. « Bon, alors, j’ouvre le sachet, vous l’attrapez TOUS LES DEUX et vous la plongez TOUS LES DEUX en même temps dans le bain. » Raté, ils se mettent à pleurer TOUS LES DEUX. « Alors, il n’y a plus qu’une solution ». Ils redressent la tête et me regardent, plein d’espoir, comme si j’étais Dieu la Mère. « Je vais couper la pastille en deux, et vous mettrez chacun votre moitié dans le bain. » Un sourire revient éclairer leurs petits visages d’angelots, et ils trottinent derrière moi vers la cuisine, pour vérifier que le partage est bien équitable. Je sors un couteau bien affûté, celui qui sert pour le poulet rôti du dimanche, et je tranche, en deux moitiés égales (ouf !) la pastille effervescente au parfum de barbapapa. Ils s’en saisissent avec enthousiasme, et filent vers le bain, tout en s’admonestant de s’attendre mutuellement : surtout, que les deux moitiés de pastille soient plongées dans le bain à la même seconde. Mais ces deux-là, ils s’aiment si fort. Ils ne peuvent vivre l’un sans l’autre. Cela commence le matin, quand Lapin a fini son biberon dans notre lit. « Il est où Chaton ? » « Il dort, mon chéri. Reste ici encore un peu. » Mais Lapin se languit de son complice. Il martèle le sol de ses petits pieds nus, se hisse sur la pointe des orteils pour allumer la lumière, et va tapoter son frère. Puis il m&#8217;annonce, tout réjoui : « Il est réveillé ! » Il ne peut pas attendre, pour vite, vite, construire une cabane avec tous les doudous, jouer au papa et au bébé, inventer une histoire de chevaliers et de loup, terminer la maison en legos, faire un cache-cache en poussant des petits cris pour être trouvé, parce que bien sûr, il faut être trouvé assez vite pour pouvoir rire très fort, et recommencer. Parfois dans la rue, Chaton pose un bras protecteur sur l’épaule de Lapin. Je les regarde de derrière en souriant, mes deux petits lutins, l’un en manteau rouge, l’autre en manteau marron qu’il affectionne tant qu’on ne peut pas lui en faire changer, même s’il est trop petit. Ce week-end, nous avions fait des cannelés. Seize cannelés*. Six personnes autour de la table. Deux parents, quatre enfants. Non sans grandeur d’âme, nous avions décidé que chaque parent aurait deux cannelés (seulement), et chaque enfant, trois, quel que soit son âge et son poids. Dimanche soir, il restait UN cannelé. Un seul. Le troisième cannelé de Lapin. Je le lui apporte sur une grande assiette blanche, comme au restaurant, et le pose devant lui. « Tiens mon Lapin, c’est ton gâteau. » Arrive Chaton, déconfit et envieux, car il a avalé les siens rapidement la veille, et il s’en mord les doigts. De voir ce cannelé insolemment tentateur lui fait regretter sa gourmandise empressée, et il ne peut s’empêcher de chouiner un peu, même s&#8217;il reconnaît l&#8217;implacable justice qui opère sous ses yeux. Il tourne et vire, puis s&#8217;en va, déçu. Alors Lapin s’est levé. Il est allé chercher son petit couteau, le bleu avec la lame à bout rond, a partagé le cannelé exactement au milieu. Puis il a appelé : « Chaton ! Z’ai partazé le cannelé ! » Et il a donné la moitié de son gâteau à son frère, avec un gentil sourire. J’ai failli pleurer. *cannelé ou canelé, donc. Les deux s&#8217;écrivent.</p>
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		<title>Aimer plusieurs enfants</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Nov 2017 13:57:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au cours de ma vie, je suis passée de une à deux, quand j’ai construit une vie de couple. Puis de deux à trois, lors de la naissance de mon premier enfant. Puis de trois à deux, lorsque j’ai divorcé ; et enfin de deux à quatre, lorsque j’ai rencontré mon mari, papa d’un enfant. Devenir mère, est sans nul doute à mes yeux le plus grand bouleversement qui puisse surgir dans une vie. Bouleversement incroyable, inconfortable parfois, épuisant souvent, mais heureux, toujours : Devenir en un instant responsable pour toujours d’un petit être qui comptera toujours sur moi, et ce de manière particulièrement intense les premières années de sa vie. Il s’agit d’une véritable révélation, au sens où un pan entier de ma vie, soudainement éclairé, a surgi pour changer totalement mon regard sur mes désirs et mes priorités. J’ai vécu les premières années de la vie de ma fille aînée de manière très fusionnelle, dans la joie permanente de la voir s’éveiller, grandir, communiquer et réfléchir. Tout m’émerveillait dans les échanges que j’avais avec elle. Puis la vie m’a fait le cadeau d’une rencontre, et nous avons voulu que de cet amour naisse un nouvel enfant. Cet enfant était déjà dans mon cœur depuis de nombreuses années, tant il me paraissait évident que ma famille était destinée à grandir. Et malgré cela, les mois précédant cette naissance attendue avec tant de joie, ont été occupés par cette question : Ce nouvel enfant, allais-je l’aimer autant que mon aînée ? Avais-je assez de place dans mon cœur, pour en céder une petite partie à ce bébé inconnu ? Cet amour pour lui pourrait-il grandir ou allait-il rester atrophié, comme une petite plante qui ne parvient pas à croître car elle est à côté d’un grand arbre vigoureux ? Rétrospectivement je souris de ce questionnement. Pourtant cela a réellement été une préoccupation constante, et inconfortable de vivre cet oxymore affectif : je  désire profondément ta venue, mais je ne sais pas si je t’aimerai assez. Et puis mon fils est né, et ce questionnement s’est évanoui. Ce jour-là, j’ai compris. J’ai compris que ce n’était pas moi qui accordais de l’amour à un nouvel enfant, comme si je partageais un gâteau en plusieurs parts à chaque fois plus minces ; mais que l’amour naissait en même temps que mon fils arrivait à la vie. Ce que je lui ai donné, ou ce que nous avons tissé ensemble, n’a rien enlevé à son aînée. Ma peur de mal aimer, de ne pas assez aimer, de ne pas être capable d’aimer un enfant de plus, s’est définitivement envolée. Et nous avons eu un autre enfant !</p>
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