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	<title>fatigue Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
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		<title>Chroniques d&#8217;Aoûtembre (vol.1)</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Sep 2018 04:30:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>J&#8217;ai décidé de laisser passer le flot de récits de vacances fin août, puis de rentrée début septembre. La pertinence de ce pari audacieux est sans doute contestable. Car qui s&#8217;intéresse aux récits de vacances et de petite section de maternelle, lors des premiers frimas, une fois les tongs remisées au vestiaire, les derniers grains de sable époussetés et la doudoune ressortie du placard ? Tant pis, je prends le risque. Voilà donc un article qui s&#8217;adresse à un public hautement select et dénué de tendances panurgéennes, comme toi, toi, toi, toi, toi, et toi aussi qui fais ta pause-pipi du matin en scrollant sur ton portable, la culotte aux chevilles. Le bilan du complot  Mi-juillet, j&#8217;avais ourdi un plan machiavélique : prendre le contrôle de la blogosphère durant l&#8217;absence du dessus du panier, c&#8217;est-à-dire de celles qui sont suffisamment sûres de leur audience pour se permettre de coller un post-it sur leur blog : « Je suis en congés, laissez-moi un message, bises, biiiip ». Ce n&#8217;est pas notre cas à nous, petits commerçants de la blogosphère qui vivotons chichement d&#8217;expédients et de rapines. Bref, après avoir publié quelques articles afin d&#8217;appâter lectrices et lecteurs qui se faisaient aussi rares en ce mois d&#8217;août que merlu en Atlantique Nord-Est, je me suis résolue, la mort dans l&#8217;âme, à partir en vacances. Oui, parfaitement : la mort dans l&#8217;âme. Mais je n’ai pas perdu totalement espoir ! Colbert planta des chênes pour bâtir des navires de guerre deux siècles plus tard, et sans doute que mes arrière-petits enfants verront, eux, le fruit de mon labeur estival. Le départ en vacances Je remplis donc ma cahotante guimbarde des turbulents Chaton et Lapin dûment pourvus de totottes, doudous, feutres, livres, cahiers, compotes, biscuits, playmobils, lunettes de soleil, petites voitures, bâtons, cailloux, bouteilles d&#8217;eau, legos et autres indispensables. Mon mari éclopé du genou gisait, seul, abandonné, dans notre appartement torride, un sac de petits pois surgelés sur la jambe. Seul, mais au calme ! Attendant d’avoir récupéré de son opération, et d’une semaine avec ses plus jeunes fils. On ne saurait dire laquelle des deux fut la plus éprouvante. Donc nous partîmes, trois. Car chez nous, avec Poupette et Loulou, les plannings de vacances tiennent de la haute voltige, et que je te le pose ici, et que je te la récupère là. Nous partîmes pour une contrée sauvage, où les flancs des volcans sont verdoyants et les autochtones accueillants, chaussés de curieux souliers en bois au bout pointu. Bali pensez-vous ? L&#8217;Islande ? Pas du tout, l&#8217;Auvergne. Après la cure thermale à Belle-Île, ce fut la cure de Saint-Nectaire. Saint-Nectaire à midi, à l&#8217;apéro, au dîner, car le Saint-Nectaire, c&#8217;est bien connu, est fait avec du lait de vaches qui broutent les bonnes petites fleurs des prairies auvergnates, donc manger du Saint-Nectaire revient à se soigner par aromathérapie.  Là, entre deux lichettes de ce délicieux fromage, Lapin et Chaton purent s’initier à la chasse aux escargots, au tir à l’arc (fabriqué à l&#8217;ancienne par mes soins), et au jardinage approximatif -traduire : au massacre de plates-bandes sous l’œil stoïque de leur bienveillante aïeule. Avec sa créativité sans limite, Lapin développa une technique destinée, certainement, je le subodore, à faire rougir les roses et les géraniums, en les fouettant vivement avec un bâton afin de leur faire monter le sang aux joues. Enfin je crois. Il n’a pas été très clair sur son cheminement intellectuel. Bref, mi-août, par un prompt renfort, nous étions six : Poupette récupérée au vol, Loulou arrivé avec son père et les petits pois surgelés. Le re-départ en vacances Après un long voyage, dans une voiture sans climatisation, sous un soleil radieux, nous arrivâmes à bon port dans un charmant petit village du sud de la France, fleuri de bougainvillées, d’agapanthes, de laurier-roses et de cactus. Baignés de soleil, et envoûtés par le chant des cigales cachées dans les micocouliers, nous ouvrîmes la lourde grille verte de la maison de Papi. Le sourire aux lèvres, poussant un soupir de soulagement, nous nous apprêtions à prendre nos quartiers d&#8217;été, accueillis par un parfum, des effluves, … un relent… Mais qu’est-ce donc ? Une puanteur immonde, digne d’un cadavre de coyote nourri de vautours charognards s’exhalait du réfrigérateur, rempli de bouffe pourrie, de jus de fruits fermentés et de pâtés avariés. Une nuée de grosses mouches vertes s’empressa de venir nous aider à réparer les dégâts, consécutifs à un orage qui avait tout fait disjoncter. S’ensuivirent de longues heures d’autopsie d’extraction du contenu avarié, de nettoyage, désinfection, javellisation avec les pastilles low-cost de Papi qui ne se dissolvent jamais (ou si lentement que j’aurais eu le temps d’emmener le frigo à la déchetterie et d’en racheter un autre), désodorisation, rinçage, deuxième tournée avant de pouvoir enfin, fourbus et hébétés, nous poser sur notre lit, non sans nous être nous-mêmes consciencieusement nettoyés, désinfectés, désodorisés, rincés, etc, etc. Après cette arrivée idyllique, nous avons flemmardé, et fait… pas grand-chose, ma plus grande balade étant le tour du village pour vous poster des images alléchantes. La particularité la plus saillante de ce village, à mon sens, est la présence d&#8217;UN esthéticien, qui exerce également la profession de sophrologue et de psychothérapeute. Je ne vous cache pas qu&#8217;imaginer me faire poser du vernis semi-permanent sur les orteils tout en lui confiant les tourments de mon âme, me fait frétiller d&#8217;aise. Bien que les enfants aient manifesté leur souhait d&#8217;étancher leur soif intellectuelle intense en consacrant de longues heures à l&#8217;étude poussée de Gulli et des Zouzous, nous les avons quand même sortis un peu, histoire de justifier tout le gasoil par nos soins vaporisé dans l&#8217;atmosphère. Nous les avons menés à Saint-Tropez pour leur montrer que s&#8217;ils travaillaient bien à l&#8217;école (il fallait bien les motiver pour la rentrée), ils pourraient s&#8217;offrir un yacht quand ils seraient grands : pas comme leurs ratés de parents qui n&#8217;avaient qu&#8217;une pauvre liasse de billets de 5€ en poche. Nous avons également cavalé pour satisfaire les grands, trotté pour contenter les petits, affronté des plages bondées de touristes cuits comme des homards (chose inhabituelle pour nous qui partons d’habitude en juillet), cherché des places de parking aussi rares que celles du boulevard Haussmann une veille de Noël, passé le balai, mis le couvert, fait des lessives, et lutté contre des moustiques à la voracité de piranhas. Le pauvre Lapin nous servit fort efficacement de paratonnerre et termina les vacances aussi marqué que s’il avait contracté la variole. C’est donc sur les rotules (je parle pour moi, mon époux n’étant pas encore en capacité de poser son genou à terre) que nous remontâmes vers le Nord le 29 août, croisant des vols de cigognes qui partaient au Sud (Cela faisait belle lurette que je n&#8217;avais pas vu de vols de cigognes, d&#8217;ailleurs. Comme quoi on voit des choses merveilleuses une fois franchi le périphérique. J&#8217;adore l&#8217;idée que des oiseaux migrateurs partent au soleil en hiver, comme les retraités ou les tuberculeux au XIXe siècle, ou Sissi. So chic !). Mais en ce qui me concerne, ce n’était que pour mieux repartir… En effet, je&#8230; Ah zut, le petit vient d&#8217;arriver et réclame son biberon. Bon, ben salut, je vous dis à la semaine prochaine pour la suite de mes aventures estivales ! &#160;</p>
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		<title>Comment je suis devenue du matin</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Jul 2018 04:30:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Jamais je n&#8217;aurais cru pouvoir un jour écrire cela : je suis devenue du matin. D&#8217;aucuns se rouleront de rire par terre en me lisant. Car vous avez devant vous une grosse dormeuse repentie. Durant des années, j&#8217;ai dormi, beaucoup, passionnément, à la folie, avec délices. Je compte sans doute, dans ma généalogie, une marmotte et un ours brun. Poupette a hérité de cette caractéristique. Là où tout a basculé, ce fut à la naissance de Chaton (un peu) et de Lapin (terriblement). Chez moi, c’est mathématique : l&#8217;heure de réveil de chacun de mes enfants est corrélée étroitement à l&#8217;heure de sa naissance. Poupette, née le soir ; adepte de la grasse matinée depuis l&#8217;âge de 2 mois. Chaton, né en début de matinée : se lève à une heure décente. Lapin, né (sans péridurale) avec le soleil levant : me pourrit mes matins avec entrain et bonne humeur, depuis sa naissance. Donc, fatalement, je suis devenue du matin, à mon corps défendant, une baïonnette dans le dos et un revolver sur la tempe, après une longue série de MAMAAAAAAAN, hurlés avec vigueur et enthousiasme dans la fin de la nuit. J&#8217;en avais déjà un peu parlé ici et là (je recycle, je recycle). Mettons-nous d&#8217;accord tout de suite : j&#8217;adorerais vous faire miroiter l&#8217;image d&#8217;une mère parfaite, qui se lèverait fraîche et dispose, la chevelure sauvage et l&#8217;eye-liner impeccable, à 4h30 du matin, après une folle nuit d&#8217;amour avec son époux, pour méditer en lotus face au soleil levant, enchaîner sur des étirements et du gainage pendant une demi-heure, puis qui écrirait son journal intime comme tous les jours pour faire le tri dans ses pensées, avant de préparer des cookies bio, chauds et parfumés les jours pairs et des pancakes moelleux les jours impairs, pour le petit-déjeuner de ses enfants : une Kate Middleton mâtinée de Bree Van de Kamp, version Madame Toutlemonde. Hélas, il n&#8217;en est rien. D&#8217;abord parce que mon mari n&#8217;est pas là la semaine et que je me couche sage et seulette; Ensuite, &#8211; et je modère mes propos -, parce que ça m&#8217;arrache grave la gueule de me réveiller le matin très tôt. Alors pourquoi le faire, me diriez-vous ? Avoir du temps pour soi le matin Si j&#8217;attends pour me lever que Chaton et Lapin se réveillent, je suis bonne pour l&#8217;hôpital psychiatrique dans les plus brefs délais. Ils sont aux taquets dès le saut du lit, batteries rechargées à bloc. Prendre ma douche tranquille ? N&#8217;y pense même pas. Déjeuner en paix ? No way. Me maquiller sans que Lapin ne récure les joints de la salle de bain avec mon crayon à paupières ? Dans mes rêves. M&#8217;habiller sans que Chaton ne me convoque pour dessiner un château, un loup et des cochons, un hélicoptère ? Non mais allô, quoi. Comme toutes les mères, j&#8217;ai essayé la tactique du « Je dors le plus tard possible pour être reposée ». Résultat : stress, course, hurlements de harpie avant que le coq ne chante trois fois. Et je ne suis pas la seule à rechercher la quadrature du cercle de l&#8217;organisation du matin. Après avoir étudié toutes les hypothèses alternatives &#8211; Calvados dans le biberon du soir, voire du matin, coup de massue sur la tête pour prolonger le temps de sommeil, dépôt  discret des enfants sous le porche d&#8217;une église &#8211; J&#8217;ai fini par me ranger à l&#8217;évidence : si ne pas péter un plomb je veux, plus tôt qu&#8217;eux je me lèverai. Ce que je fis, péniblement d&#8217;abord, puis très vite avec plaisir. Je vous zexplique pourquoi. J&#8217;ai besoin le matin, d&#8217;un petit quart d&#8217;heure minimum, seule et au calme. Et depuis que les enfants commencent à dormir un peu plus tard le matin (grâce à 5 kg de cierges brûlés devant Sainte Rita*, et sans doute aussi parce qu&#8217;ils grandissent), j&#8217;arrive à gratter jusqu&#8217;à une heure de tranquillité. UNE HEURE. Que fais-je pendant ce moment de tranquillité ? 1/ Un tête-à-tête délicieux avec mon café. Moment magique, où juste après l&#8217;avoir versé dans ma tasse, je tourne ma cuillère dedans pour le sucrer et regarde s&#8217;élever le panache de vapeur parfumée. 2/ Je regarde le soleil levant qui rosit le ciel par dessus les toits, les martinets qui reprennent leur ballet céleste, les branches des arbres qui ondulent dans le vent, les abeilles qui viennent cogner à ma vitre. 3/ Je lis, j&#8217;écris pour moi ou pour le blog, je prie, j&#8217;écoute le silence, je rêvasse en regardant le plafond. 4/ Je me douche, je m&#8217;habille. Ensuite, Lapin couine pour son biberon, Chaton grogne pour ses legos (au p&#8217;tit-déj, parfaitement, vous comprenez pourquoi je ne me tape pas de faire des cookies ou des pancakes) et la vie reprend son cours normal de câlins et de bisous dans des petits cous chauds qui sentent bon le sommeil. Comme cela fait 8 mois que je pratique cette routine matinale à peu près régulièrement, je peux désormais en dresser un petit bilan. Examinons les bénéfices de cette nouvelle habitude. Me concernant : je suis notablement plus cool, et ce, sans usage de drogue. J&#8217;ai eu mon temps calme le matin, et je suis vraiment disponible pour les petits  à leur réveil. Je me sens moins frustrée et moins débordée. Je m&#8217;appuie sur toute une communauté de mamans pour pratiquer ce réveil matinal, comme ça en cas de coup de mou on se remotive entre nous. Pour les adeptes du Miracle Morning version américaine pur jus selon les préceptes de Hal Elrod, il existe également des groupes Facebook pour pratiquer ensemble. Résultat objectif : Depuis que j&#8217;ai commencé, 1/ J&#8217;ai ouvert ce fantastique blog de haute qualité, 2/ La maîtresse de Chaton lui dit souvent qu&#8217;il a de la chance d&#8217;avoir une maman aussi cool que moi. Ouais ouais ouais. Être piédestalisée de la sorte par la maîtresse, ce n&#8217;est pas rien en terme de reconnaissance (même que parfois on arrive devant l&#8217;école en faisant des bulles). Concernant les enfants : comme je suis disponible pour eux, la phase au réveil se passe mieux. Je ne m&#8217;énerve pas s&#8217;ils sont de sale poil, ou ne veulent pas s&#8217;habiller. J&#8217;ai le temps de jouer avec eux le matin. Nous lisons des livres ou faisons du dessin, voire des perles à repasser les  jours de grande mansuétude maternelle. Ils sont levés largement à temps, et, eux aussi, sont moins frustrés car je ne m&#8217;énerve plus sur leur dos innocent au réveil. (Le soir si, toujours, mais personne n&#8217;a encore inventé le Miracle Evening. Je suis preneuse si vous avez des tuyaux, et je ne serai certainement pas la seule). Chaton qui n&#8217;a jamais faim au saut du lit finit par réussir à ingurgiter un yaourt et une petite croûte. Ils ont même quelques instants pour faire un peu de vélo sur le palier, nus ou en slip selon le moment auquel ils prennent la poudre d&#8217;escampette. Heureusement, nos voisins sont sympathiques et ne s&#8217;offusquent pas de trouver un petit nudiste à roulettes sur leur paillasson. A huit heures, en revanche, débarbouillage rapide et habillage ferme et déterminé. C&#8217;est moi le boss, quand même. Mais, pensez-vous sûrement, comment fais-je pour dormir suffisamment ? Car oui, le sommeil des parents et sa qualité, c&#8217;est là où le bât blesse. La bonne nouvelle, c&#8217;est que ça va en s&#8217;arrangeant : à la puberté, rares sont les enfants qui a) ne font par leur nuit, et b) se lèvent très tôt le matin. Et même, à partir de 4 ans, cela va déjà nettement mieux. Courage à vous, mères de jeunes enfants, chaque jour qui passe vous rapproche de l&#8217;instant où votre enfant aura un sommeil plus régulier. Pour le reste, comme le dit Hal Elrod, tout est dans le mental. Le réaménagement du temps de sommeil Comme j&#8217;ai (parfois) un mental d&#8217;airain et de béton armé, je suis passée de grasse-matiniste convaincue à levée-dès-potron-ministe acharnée, mon référentiel étant l&#8217;heure de l&#8217;école, c&#8217;est à dire huit heures et demie. Dans mon cas, potron-minet signifie donc  six heures. Oui, je sais : La France Qui Se Lève Tôt est souvent debout à six heures pour aller bosser. La France Qui Est à La Retraite aussi, à cause de ses rhumatismes ou de sa prostate. Mais moi, je ne suis pas obligée, je le fais pour le plaisir. Comme Napoléon. Comme Victor Hugo (d&#8217;ailleurs, n&#8217;avez-vous pas noté quelques similitudes au niveau du style ?) Il faut dire qu&#8217;après Lapin, grand spécialiste des réveils nocturnes pour des raisons plus ou moins fallacieuses mais toujours innombrables (tétine, cauchemar, otite, câlin, verre d&#8217;eau, pipi, toux, histoire, jouer, bref la litanie habituelle que tous les parents connaissent), le simple fait d&#8217;enchaîner six heures de sommeil consécutives me paraît déjà être un truc incroyable. J&#8217;ai donc décidé que dormir six à sept heures par nuit (soit 25 à 29 % de mon existence, tout de même) était largement suffisant pour mon corps d&#8217;athlète surentraînée, traduisez, mère de famille. Et ce lever matinal m&#8217;a même incitée, parfois, à me coucher plus tôt. Ze take home message Le Miracle Morning, pour soi et sa famille, est une excellente habitude à mettre en place avec des tout-petits enfants, surtout avec des tout-petits enfants, même si cela décoiffe au début. Laisser dormir le plus tard possible des enfants le matin pour qu&#8217;ils se reposent davantage est à mon sens une fausse bonne idée, qui part d&#8217;une louable intention mais rate complètement son but. Les enfants n&#8217;aiment pas être bousculés le matin, et je les comprends. Mieux vaut un réveil plus tôt mais dans le calme, pour qu&#8217;ils aient le temps de faire ce qu&#8217;ils veulent : jouer, s&#8217;amuser et lire. Cela apporte à tout le monde sérénité et équilibre intérieur, comme les yaourts au bifidus actif, mais en mieux. N&#8217;oublions pas : le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt, et je veux bien vous en laisser un petit morceau. A vos réveils ! *NDLR, Sainte Rita est la sainte que l&#8217;on invoque pour les causes désespérées. &#160; &#160; &#160; &#160; &#160;</p>
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		<title>Dans le lit d&#8217;Einstein &#8211; Théorie de la relativité du temps (de sommeil)</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Feb 2018 06:00:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ces derniers temps, le manque de sommeil m&#8217;a amenée à médire considérablement sur le dos de mes chers petits, et à me venger, certainement, &#8211; quand bien même cela fut à mon insu &#8211; sur celui de mon bien-aimé (qui l&#8217;a large, le dos). Avant j&#8217;aimais beaucoup dormir &#60;3 &#60;3 &#60;3 Je suis Sagittaire ascendant Marmotte, premier décan en Loir. C’est sans doute pour cela. Je collectionnais les grasses matinées, à tel point que mon bien-aimé doutait de mes capacités à m’occuper d’un bébé. Le goujat ! Je ne ferai pas de commentaire sur QUI se lève le (LA) premie(è)r(E) la nuit au moindre coin-coin. Bref, tout cela pour dire que ce qui était auparavant une nuit riquiqui, est devenue, théorie de la relativité aidant, une belle et voluptueuse nuit reposante et toute joufflue de sommeil. Six heures d’affilée ? Waouh, le luxe ! Personne n’a couiné, demandé à faire pipi, un verre d’eau, un câlin, une chanson, un biberon, lire une histoire, du Doliprane, jouer aux Duplos, à 3h du matin ? Le luxe vous dis-je. Dans ce cas, je commence ma journée aussi alerte que si je sniffais un gros rail de coke au petit déjeuner, sans les effets secondaires. Enfin j’imagine, car je n’ai jamais essayé. Je me suis arrêtée à l’huile essentielle d’orange douce et de lavande. D’autres fois, alors que ma couette me fait un blanc manteau et que je suis en train de dormiiiiiiiiiiiir, rêvant que je survole les neiges du Kilimandjaro*, un bruit lointain me réveille soudain en plein milieu de la nuit : théorie de la relativité encore, car je ne suis couchée que depuis une demi-heure. Je vais à tâtons dans la jungle, terrible jungle* de leur chambre, infestée de jouets qui piquent et de playmobils qui écorchent les orteils, pour calmer le dormeur récalcitrant. Et le samedi, me réveillant en sursaut à midi me semble-t-il, avec la peur atroce qu’ils soient tous décédés d’un arrêt cardiaque dans la nuit, théorie de la relativité toujours : il n&#8217;est que 8h30, grasse mat royale ! Je me lève, aussi victorieuse qu’un soleil de juin (ce qui n&#8217;est pas peu dire, vous me l&#8217;accorderez). Et pourtant, pourtant, si j&#8217;avais attendu d&#8217;être psychologiquement prête à affronter les conditions extrêmes de la vie de parents, je crois que je serais actuellement célibataire, mangeant des chips sous une couverture, avachie sur un canapé devant C8, hypnotisée par Hanouna et flanquée d&#8217;un chat hirsute et caractériel (un chat, quoi). En résumé, mes enfants m&#8217;ont sauvée de la décadence; et la théorie de la relativité d&#8217;Einstein m&#8217;a sauvée de la folie par privation de sommeil. Alors, tous en choeur : Albert est rabougri, mais c&#8217;est mon ami, mais c&#8217;est mon ami ! Albert est un peu vieux, mais très ingénieux, mais très ingénieux ! C&#8217;est un original, mais qu&#8217;il est génial ! Mais qu&#8217;il est génial !* &#160; *C&#8217;est parce qu&#8217;on regarde Kirikou en boucle depuis une semaine. Mais pour la jungle c&#8217;est pourri car Kirikou habite dans la savane. </p>
<p>L’article <a href="https://prgr.fr/dans-le-lit-deinstein-theorie-de-la-relativite-du-temps-de-sommeil/">Dans le lit d&rsquo;Einstein &#8211; Théorie de la relativité du temps (de sommeil)</a> est apparu en premier sur <a href="https://prgr.fr">Les petits ruisseaux font les grandes rivières</a>.</p>
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