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	<title>crise Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
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	<description>La vraie vie d&#039;une famille recomposée et nombreuse ! Humeurs, désastres, humour, élucubrations et lectures en vrac.</description>
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		<title>La crise de la quarantaine ne passera pas par moi</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Mar 2018 12:59:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Crise de la quarantaine ? Vous rigolez ou quoi ? Est-ce que j&#8217;ai une tête à faire des crises, moi ? La crise de la quarantaine, c’est bien connu : c&#8217;est pour les connasses qui lisent Elle en se limant les ongles. Donc ce n&#8217;est pas pour moi. Moi, je ne fais pas de crise : je m&#8217;interroge sur l&#8217;adéquation de ma vie avec mes aspirations intérieures, nuance. Car oui, le temps passe. Il passe vite, trop vite, je viens de m&#8217;en rendre compte. ***** -« Lélouménénettes ? Mama, lélouménénettes ? » me demande Lapin, ses gros yeux levés vers moi. -« Tes lunettes ? Ici mon chéri, regarde » lui réponds-je, en mode semi-automatique. Je sursaute sur ma chaise : mais mon bébé de tout juste 2 ans vient de prononcer une phrase  structurée et compréhensible par un être humain ! J&#8217;en glousse de fierté. Quel génie ! Il tient sûrement cela de sa mère. Bien sûr, je le savais : cet enfant a toujours eu un regard percutant, dès qu&#8217;il est né. Et d&#8217;un seul coup, comme si les cieux s&#8217;étaient entrouverts, et que j&#8217;avais aperçu la totalité de l&#8217;univers et de ses trous noirs par derrière, une grande angoisse m&#8217;étreint : mon bébé commence à parler, ce n&#8217;est presque plus un bébé, et il va rentrer à l&#8217;école en septembre. Les boules. Cela veut dire que je deviens vieille, d&#8217;un seul coup. Je ne serai plus mère d&#8217;un bébé, mais mère d&#8217;enfants scolarisés. Pré-ménopausée, quoi. Presque le club senior. Pas loin de l&#8217;EHPAD. Un pied dans la tombe. D&#8217;ailleurs l&#8217;autre jour, Chaton me l&#8217;a dit : « Maman, toi, bientôt, tu seras mamie ! » en hochant la tête avec un petit sourire espiègle, agitant un index polisson sous mon nez. Quoi ? QUOI ? Poupette ! Poupette ! POUPETTE ! Viens làààààààààà ! Ton frère vient de me dire que&#8230; ? Ouf, non, plate comme une anguille. Oui, cela m&#8217;étonnait quelque peu, quand même. Non, rien. Allez, file. Retourne travailler. Oui, je ferme la porte de ta chambre à clé depuis l&#8217;extérieur. Parce que, tais-toi. Bon mon chéri, je vais bientôt être mamie, que veux-tu dire par là ? Oui, toi, un jour, tu seras un homme, avec de la barbe qui pique comme Papa, tu tomberas amoureux d&#8217;une femme presque aussi merveilleuse que Maman, tu fonderas une famille, et tu auras à ton tour des enfants, c&#8217;est cela que tu veux dire ? Mais il n&#8217;y a pas le feu au lac, OK ? Je crois surtout que tu ne maîtrises pas très bien la temporalité, mon petit bonhomme, parce que ça, ce n&#8217;est pas « bientôt ». Tu finiras ton adolescence à 35 ans, comme tous les mecs, autant dire que j&#8217;ai le temps de faire le tour du monde à pieds, et plusieurs fois encore, avant d&#8217;être grand-mère. Tiens, va réviser les adverbes de temps, sale gosse. Ça te fera les pieds. Bientôt, demain, dans longtemps, peut-être, beaucoup plus tard, un jour, le siècle prochain, jamais. Et toi Lapin, renfourne ta tototte dans la bouche. Là, voilà. Parle pour voir ? Parfait, je ne comprends rien. En attendant que tu saches parler, viens me faire un câlin, mon tout petit. ***** Où en étais-je ? Oui, la crise  de la quarantaine. Franchement, il ne faut avoir que cela à foutre. Je ne crois pas que le fait de m&#8217;être fébrilement mise à m&#8217;occuper de ma peau, et ma tendance à reluquer les sérums antirides coûtant le prix d&#8217;un demi-postérieur, fassent de moi une adepte de la crise de la quarantaine, non ? Ni le fait que j&#8217;ai les 2 mêmes jeans slim que ma fille de 13 ans, non ? Ni le fait que j&#8217;essaye d&#8217;aller nager avec des palmes à peu près régulièrement, pour entretenir le postérieur sus-nommé, non ? Ni le fait que je compte le nombre de fois où l&#8217;on s&#8217;adresse à moi en me disant Mademoiselle, non ? Ni non plus le fait que je scrute le visage de mes copines / collègues pour voir si elles n&#8217;auraient pas un peu plus de rides que moi, non ? Ni que je me pose plein de questions sur la vie, la mort, mon avenir, incluant : Dois-je changer de coupe de cheveux ? Est-ce raisonnable de porter des minijupes passé 2 x 20 ans ? Si je me vernis les ongles d&#8217;une autre couleur que le rouge, ne serait-ce pas interprété comme une crise d&#8217;ado tardive et regrettable ? Puis-je envisager de faire un balayage, voire même carrément une coloration afin de dissimuler les quelques fils d’argent qui se frayent un chemin au grand jour dans ma chevelure ? Hé oui, je ne suis pas blonde. Les affronts capillaires du temps ne sont point escamotables, chez moi. Pourquoi ne pas faire un doctorat de théologie ? C&#8217;est sympa, la théologie. Par exemple, une thèse sur Saint Grégoire de Nazianze, sur l&#8217;apport des anachorètes  dans la spiritualité bénédictine, sur Jutta von Sponheim qui était la meilleure copine de Hildegarde de Bingen (sacrée meuf, d&#8217;ailleurs) ? S&#8217;inscrire à la fac pour refaire un doctorat a-t-il un effet vivifiant, non seulement par la stimulation intellectuelle, mais aussi par la fréquentation de jeunes étudiants ? Le botox est-il vraiment réservé aux écervelées qui misent tout sur leur physique, ou est-il envisageable pour les mères de familles ? Après tout, ce n&#8217;est jamais qu&#8217;une toxine bactérienne, donc un produit bio. Ou alors, dois-je quitter mon boulot pour ouvrir un salon de thé littéraire et pâtissier ? Je me vois bien, lovée dans un confortable canapé en velours gris, réchauffée par un plaid en alpaga blanc, une tasse de porcelaine translucide pleine de Lapsang Sou-Chong fumant à mes côtés (l&#8217;Earl Grey, c&#8217;est bien trop commun), accompagnée d&#8217;un gâteau délicatement parfumé et d&#8217;une solide louchée de chantilly, quand même, accueillant mes clients -enfin le terme de clients est un peu vulgaire; préférons celui d&#8217;invités- pour leur conseiller de petits romans confidentiels, loin des Musso, Lévy et autres Gavalda. Le tout au milieu d&#8217;agneaux et de poulettes enrubannées, façon Hameau de la Reine, ce qui comblerait mes appétits de néoruralité. Non, rien de bien grave là-dedans. C&#8217;est juste le signe que mon cerveau tourne et réagit. Bon certes, il tourne beaucoup. Le poème un peu niaiseux et bien connu de Ronsard, « Mignonne, allons voir si la rose Qui ce matin avait déclose Sa robe de pourpre au soleil, A point perdu cette vesprée, Les plis de sa robe pourprée, Et son teint au vôtre pareil. Las ! voyez comme en peu d’espace, Mignonne, elle a dessus la place Las ! las ! ses beautés laissé choir ! Ô vraiment marâtre Nature, Puis qu’une telle fleur ne dure Que du matin jusques au soir ! Donc, si vous me croyez, mignonne, Tandis que votre âge fleuronne En sa plus verte nouveauté, Cueillez, cueillez votre jeunesse : Comme à cette fleur la vieillesse Fera ternir votre beauté. » qui, l&#8217;année du bac français, me faisait l&#8217;effet d&#8217;une ritournelle un peu rasoir sortie de la tête d&#8217;un vieux barbon libidineux, me semble maintenant aussi flippant que la lecture d&#8217;un roman de Stephen King, dans une vieille baraque lugubre au fond de bois noirs peuplés de loups, une nuit sans lune. Ô insolente jeunesse ! Tempus fugit, velut umbra. Puisque telle l&#8217;eau d&#8217;une rivière entre mes doigts, ma jeunesse inexorablement s&#8217;enfuit, je m&#8217;en vais cueillir celle de mes enfants, et respirer dans leur petit cou le parfum de l&#8217;enfance. Si l&#8217;on a des enfants, c&#8217;est bien aussi pour survivre, non ? Ils seront ma jeunesse éternelle.  Et puis je vais aussi prendre rendez-vous chez le coiffeur.</p>
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