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	<title>charge mentale Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
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	<description>La vraie vie d&#039;une famille recomposée et nombreuse ! Humeurs, désastres, humour, élucubrations et lectures en vrac.</description>
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		<title>Insomnie</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Sep 2020 04:30:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Je dois penser à mettre le paquet de sandales à renvoyer dans la boîte aux lettres, le livreur passe demain. Et le sel fin, ça fait quinze jours qu’on n’a plus de sel fin. A propos de sel fin, est-ce que j’ai encore de la lessive ? Il fait chaud, j’arrive pas à dormir. Il faut que je dorme pourtant. Allez, dors. Respire. Détends-toi. DÉTENDS-TOI J’TE DIS. C&#8217;est pourtant simple, il suffit que je ne pense à rien. Ah, tablettes lave-vaisselle aussi, j’allais oublier. Et si je le notais ? Non, ça veut dire que je dois me lever, allumer, ça va encore plus me réveiller. Quelle heure est-il ? Minuit quarante-quatre. Pfff, je vais être fraîche demain, avec la journée que j’ai, j’ai intérêt à dormir. MAINTENANT. Est-ce que j’ai bien fait le sac de piscine de Chaton ? C’est le mardi la piscine pour lui. Lapin, c’est le lundi. Ou l’inverse ? … Zut, je ne me souviens plus. Lundi ou mardi ? J’aimerais bien l’accompagner à la piscine, parfois. Mais mardi à 14h30, c’est pas vraiment l’horaire idéal. Peut-être que je pourrais prendre une journée en octobre ? Oui pourquoi pas, après mon concours. Ah mais non, j’ai une formation juste après. Ça va pas être possible. Bon de toute façon, ça ne sera pas vraiment un moment partagé avec eux, mon rôle serait surtout de veiller à ce que personne ne boive la tasse. Je ferai plutôt une sortie nature ou culturelle. Si je peux, je l&#8217;ai déjà dit l&#8217;an dernier, et finalement, je ne l&#8217;ai pas fait. Ça craint. Je suis la mère qui n&#8217;accompagne pas les sorties scolaires. Mais bon&#8230; Ça se saurait si j&#8217;avais le don d&#8217;ubiquité. Dire que je dois avoir bouclé ce projet demain en fin de matinée au plus tard, comment je vais faire avec tout ce que j’ai à planifier l’après-midi ? En plus je suis coincée le soir, je dois aller à la réunion d’information des Seconde. Celle-ci, je n’y ai encore jamais assisté, il ne faut pas que je la rate. Je suppose qu&#8217;ils vont nous annoncer que c&#8217;est cuit pour le voyage scolaire. Est-ce qu’il faut que je me refasse vacciner contre l’hépatite B, au cas-où ? A priori c’est pas la peine, mais on sait jamais, si la médecine du travail me la demandait… il faut que je retrouve ma dernière sérologie, j’ai du en faire une avant ou après la grossesse de Chaton. Avec les échographies peut-être ? Mais j&#8217;avais du télécharger les résultats quelque part, je vais chercher demain. Ça m’éviterait de poireauter derrière tous ceux qui font le test Covid au labo, incroyable cette queue ! Je n&#8217;ai jamais vu ça. Une heure onze. J’en ai marre, ce qu’il fait chaud. Et encore, Chéri n’est pas là, c’est un vrai radiateur, je serais cuite s’il était là. J’espère qu’il dort bien, il était crevé tout à l’heure au téléphone. Enfin, qu&#8217;il dort&#8230; S&#8217;il est rentré. J&#8217;aime pas quand il conduit la nuit, j&#8217;ai toujours peur qu&#8217;un con bourré lui rentre dedans. Plus que deux ans, et normalement ça sera fini tout ça, les semaines chacun de son côté, la vie familiale par whatsapp. Dans un sens, on était déjà bien rodés pour le confinement, en fait. Il faut absolument que je pense à ne pas dire « en fait » pendant ma présentation orale. Je le dis trop, en fait. Tiens, un petit coin de frais au bord du lit. Ça fait du bien, c’est agréable. Mais ça se réchauffe trop vite. Et là aussi, sous l&#8217;oreiller. Pendant les délibérations, le jury dira « ah oui, c&#8217;est la personne qui disait tout le temps « en fait » », et ils vont rigoler. Chaud ou pas chaud, je préfèrerais qu&#8217;il soit là, je pourrais l&#8217;empêcher de dormir. On partagerait la charge mentale familiale à deux. Il est au top pour toutes ces histoires de listes de courses à faire. Pas que, mais aussi. En fait, en fait, en fait. Qu&#8217;est-ce que je peux dire à la place de « en fait » ? Chaton m’a dit un truc marrant tout à l’heure, c’était quoi déjà ? « Maman, as-tu rencontré des imposteurs aujourd’hui au travail ? » Je n’ai pas réussi à comprendre le pourquoi de cette question. Des imposteurs… Qu’est-ce qu’ils sont mignons quand même. Les grands aussi sont chouettes, on a franchement de la chance. Je ne sais pas de quels imposteurs il parlait ? Il faut qu&#8217;on réfléchisse pour le stage de 3ème de Loulou. C&#8217;est pas facile, de trouver un stage qui plaise, à 14 ans. C&#8217;est loin encore pour eux, le monde du travail. Imposteurs&#8230; Entre Chaton et Lapin qui rajoute « qui pue de la fesse » à tout bout de champ, on est gâtés. J’en ai marre de ne pas dormir. Ça m&#8217;énerve. Bon ça va, il faut que je me calme, il n’y a rien d’extraordinaire demain. C’est juste une journée un peu chargée. Ah, du café, il faut que je pense à en racheter. Demain, enfin tout à l’heure plutôt, je vais à peine avoir de quoi m’en faire un. Et une journée qui démarre sans café, c’est une journée qui démarre mal. Bon, ça suffit, je me lève. Je vais aller noter tous ces trucs, ça me videra la tête. MINCE MAIS J’AI OUBLIÉ DE PAYER LE CENTRE DE LOISIRS ! Allez, ce qui est fait n’est plus à faire. Je rallume mon PC et je le fais tout de suite. Hein… Mais c’est quoi ces deux jours facturés avec majoration ? Où est-ce qu’on trouve l’historique des inscriptions dans leur truc ? Ah, voilà. Mais n’importe quoi, il n’était même pas inscrit ces jours-là, il était chez papi et mamie. Hop, un petit mail. Ils vont me prendre pour une dingue à la mairie, la nana insomniaque qui envoie des mails de réclamation à une heure vingt-deux. Bon, qu’est-ce que je peux faire d’autre ? La liste des courses. Sel fin, lessive, produit lave-vaisselle, café. PQ aussi. Glace vanille pécan. C’est Poupette qui va garder les petits pendant la réunion d’information des Seconde, ils vont manger quoi ? Je ne comprends pas pourquoi ce frigo est toujours vide. Le problème, c’est que quand je fais de trop grosses réserves, ils n’ont pas faim et ça périme, et quand il n’y a presque rien, ils ont la dalle. Insoluble. Ils me font le coup souvent avec les bananes. C&#8217;est drôle, le soir parfois, on les entend rentrer discrètement dans le salon et il faut reconnaitre qu&#8217;ils maîtrisent l&#8217;ouverture de la porte qui grince. Par contre, on les détecte toujours quand ils ouvrent le frigo. Et après, on entend le « crountch crountch crountch » des céréales, à 23h15. Et à côté de ça, à 20h : « Non merci, je n&#8217;ai plus faim ». Tu parles ! Je dis « Ils » et « les », mais je sais bien que c&#8217;est UNE enfant qui fait ça. Allez hop, coquillettes jambon concombre. Je lui mettrai un petit whatsapp vocal demain, qu’elle ne se pose pas de questions. Dans tous les cas j&#8217;achèterai la glace plus tard, sinon ils vont tout bouffer en mon absence. MERDE&#8230; La lessive. Je ne l&#8217;ai pas étendue. Je ne sais même plus si je l&#8217;ai lancée hier ou aujourd&#8217;hui. Au secours. J&#8217;ai trop la flemme, je relave tout demain matin. Ah, et Chaton veut passer s’acheter un paquet de cartes Pokemon. Ce n’est pas comme s’il en avait déjà quatre boîtes pleines héritées de son frère, mais bon… Si ça lui fait plaisir… Après tout, c’est son argent de poche. Je suis sûre d&#8217;avoir vu traîner son porte-monnaie dans le coin, où est-il ? Ah, voilà, sous la chaise de Lapin. C&#8217;est quoi ce machin collant ? Je ne préfère pas savoir, poubelle. Je laisse le porte-monnaie sur la table, qu’il ne le cherche pas. Lapin va vouloir acheter un truc aussi. Est-ce que j’ai un euro dans mon porte-monnaie ? Mais quel bol, j’ai un euro ! Un euro pour que mon Lapin s’achète un petit paquet de bonbons. Maintenant qu’il a capté qu’il devait se brosser les dents, je peux lâcher un peu de lest. Penser à dire à Poupette de passer poser les cartables, prendre les sous, et filer au bureau de tabac qu’ils fassent leurs petites emplettes. Bon, j’essaye de me rendormir. Oh là là, Une heure trente-neuf… je vais être fraîche demain. Si je lisais juste un peu ? Mince, je n’ai plus de roman. Je n’accroche pas avec celui-là, je vais le rendre à la bibliothèque. C’est terminé, maintenant je ne me force plus à finir un roman qui ne me plaît que moyennement. Il faut que je passe à la librairie à côté du lycée, si j’ai deux minutes avant la réunion des Seconde, j’essaierai. Elle a l&#8217;air top, cette librairie. Et en plus ils vendent de la PAPETERIE ! J&#8217;adooore la papeterie. J’avais enregistré des posts lecture sur Instagram, tiens je vais regarder… Ah non, si je vais sur Instagram, c’est fichu, je vais y rester trop longtemps. Je passe mon temps à casser les pieds des enfants pour qu&#8217;ils limitent leur conso d&#8217;écran, faudrait voir à leur montrer l&#8217;exemple, quand même. Combien de jours avant mon concours déjà ? Dix jours. Bon ça va, c’est pas l’agrégation non plus, on se calme. Il faut que je répète encore quand même. Ma conclusion n’est pas très au point. Il faut que je trouve le truc qui les accrochera. Je vais m’en occuper ce week-end. Je le note, sinon je vais zapper. Où est-ce que j&#8217;ai mis mon bic ? Ah, là, sur mon agenda. Alors ce week-end, ce week-end… Quoi, « photo individuelle vendredi » ? Il faut absolument que je pense à les peigner le matin avant d’aller à l’école, et que je leur mette une chemisette propre. Qu&#8217;ils n&#8217;aient pas l&#8217;air trop pouilleux. Est-ce que ça existe, dans cette maison, une chemisette propre ? L’avantage d’une chemisette, c’est que les manches ne sont jamais trop courtes, ah ah ! Par contre il faut leur racheter des pantalons, tous leurs jeans sont percés aux genoux et leur arrivent aux chevilles. Ils grandissent trop. Mais ils ne grossissent pas. Je les nourris, pourtant. À ce propos il faut que je voie quand est la prochaine visite chez le pédiatre pour Lapin. Peut-être que je devrais prévoir un plan B pour les enfants le jour de mon concours. Chéri gèrera les petits le matin. Mais s’il ne peut pas venir finalement ? Tant pis, je les mettrai à la garderie du matin. Pas grave. Mais imaginons qu’il ait le Covid ? Ou moi ? Ce serait la merde. We are in a very deep shit, darling. Oui, je dis LE Covid si je veux, franchement, pourquoi féminiser une maladie ? UNE maladie, d’ailleurs, UNE hépatite, UNE peste, UNE vérole, UNE blennorragie, c&#8217;est bon, on a notre dose, nous les femmes. Bon OK, LE choléra, LE Sida, LE cancer, LE traumatisme crânien. Match nul. UNE catastrophe. UN cataclysme. LE bonheur. LA joie. Dans le fond, on s’en fout, la joie n’a pas de sexe. LE sexe, d’ailleurs, et LA frigidité. UN orgasme. Franchement, il y a quand même un biais je trouve. Il faudrait que je regarde si des linguistes n&#8217;ont pas travaillé sur le genre des noms communs et des émotions, rapporté à leur connotation positive ou négative. Ça doit bien exister ? Je disais quoi ? Oui le Covid, et si les gamins l’attrapent à l’école ? C’est râpé pour mon concours, isolement pour toute la famille. Est-ce que j’ai encore de l’huile essentielle de Ravintsara ? Je rajoute sur la liste. HE Ravintsara. On va tous se dopper au Ravintsara pour niquer ce connard de virus, au moins jusqu’après mon oral. Après, OSEF. Faut quand même que je vérifie si on peut vraiment en prendre régulièrement. Allez, dors. Deux heures cinq, il est plus que temps. Quelle importance dans le fond, les trois quarts de ces trucs qui t&#8217;encombrent le cerveau ? Dors, je te dis....</p>
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		<title>Charge mentale et éducation : comment élever nos garçons ?</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Dec 2018 05:30:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Entre deux bottes en pâte à sel et trois guirlandes, ho ho ho, j’ai pris le temps de lire le compte instagram @taspensea qui rassemble de courts témoignages de femmes sur la charge mentale qu’elles portent dans leur couple (Non, messieurs mes lecteurs, ne fuyez pas : je sais que tous les hommes ne sont pas à mettre dans le même panier). Je suis tombée dessus grâce à un article de Maman4.0. Parmi ce florilège du machisme ordinaire, il y a parfois des perles. Attention, je décerne mon podium ! #3 : « pour moi la charge mentale c’est quand je prépare les habits de mon fils le soir pour ne pas être réveillée le matin par son papa qui ne sait toujours pas comment l’habiller. Au bout de 4 ans. » #2 : « Conversation du soir. Elle : Tu peux penser à sortir la poubelle demain soir ? Lui : tu peux m’envoyer un sms une heure avant que j’y pense ? » Et le blaireau d’or est attribué à celui-ci, que je trouve grandiose : #1 : « Pour moi la charge mentale c’est quand je suis en déplacement professionnel et que je reçois un SMS le matin de mon mec me disant : « Purée, tu ne m’as pas appelé pour me réveiller !!! Je suis en retard pour le boulot ». Et il y a également le compte twitter « charge mentale pédiatrie », dégoté dans un article de Seayouson, qui recensent les perles entendues aux urgences pédiatriques : #4 : « J&#8217;ai pas le carnet de santé, ma femme me l&#8217;avait pas préparé. » #3 : La maman : « Elle est hospitalisée ? Mais je dois aller chercher ses affaires ! » Le médecin : « Vous pouvez rester avec elle et votre mari peut rapporter tout ce qu&#8217;il faut. » La maman : « Mais il ne sait pas où sont les affaires, hein chéri ? » Il acquiesce avec un sourire gêné. #2 : Enfant de 8 ans, hémophile, épileptique sous un lourd traitement. « Il faut attendre ma femme, je connais pas son historique ni ses traitements. » #1 :  Bébé de 27 jours amené par les pompiers et papa qui accompagne : « Qu&#8217;est ce qui lui est arrivé ? &#8211; Je ne sais pas, je regardais le foot. J&#8217;appelle la maman et je vous la passe, elle va vous expliquer. » On pourrait en rire, tellement c’est clownesque. Mais hélas, je crois que c’est surtout d’une triste banalité. Et je me pose quand même plusieurs questions. Pourquoi ces femmes acceptent de continuer à vivre avec des types pareils ? Qui a éduqué ces blaireaux ? Ont-ils déjà vécu seuls, sans une esclave une femme à leurs côtés pour subvenir à leurs désirs et besoins ? Comment éduquer nos garçons pour qu’ils ne deviennent pas des pourceaux comme ces types ?  J’avoue que je vivrais mal le fait de voir mes fils adultes être complètement démunis dans une cuisine ou infoutus de s’occuper de leur propre descendance. Le volet éducation des filles (ne pas se laisser faire, prendre de l&#8217;assurance, etc&#8230;) est déjà largement abordé un peu partout et ce n’est que la moitié du problème. Notre seul levier d&#8217;action, à nous mamans de jeunes enfants, est donc de faire de nos fils des hommes accomplis. Un peu comme on éduquait une petite fille pour en faire une ménagère accomplie, il y a 60 ans, sachant coudre, cuisiner et faire le ménage à la perfection (oui, je caricature un peu, mais c&#8217;est mon blog et je dis ce que je veux). Moi, plus tard, je ne veux pas être maudite par mes belles-filles, qui me haïraient de leur avoir livré des pignoufs avec un petit rire sardonique du style, je te souhaite bien du plaisir ma cocotte. Et oui, je vois loin. Vous remarquerez que je renonce par là-même, et non sans une certaine noblesse d&#8217;âme, à la satisfaction future de pouvoir dire à mes fils « Mais regarde mon chéri la mauvaise épouse acariâtre que tu as, seule ta maman t&#8217;aime et te comprend VRAIMENT, viens me faire le bisou. » Alors mes petits chéris, mon Chaton fripon, mon Lapin coquin, et même toi Loulou mon beau-fils foufou, voici le programme pour les années à venir. NB : Ma réflexion vaut ce qu&#8217;elle vaut : elle est basée sur mon expérience personnelle, non représentative statistiquement, de maman de deux petits garçons d&#8217;âge rapproché et belle-maman d&#8217;un ado. (Je laisse de côté Poupette, que j&#8217;éduque à la perfection, bien entendu). Ne me lynchez pas.  Ne pas laisser ses enfants se comporter comme des parasites. J’en avais déjà parlé un peu avant. J’entendais l&#8217;autre jour Jacqueline du Finistère, dire à la radio : « Maintenant les enfants ne portent même plus leur cartable quand ils vont à l’école. Les parents les portent pour eux. Qu’ils commencent déjà par porter leurs affaires, et ce sera un premier pas vers l’autonomie. » J’ai trouvé ta réflexion pertinente, Jacqueline, et valable pour les enfants des deux sexes. Alors maintenant j&#8217;annonce la couleur franco à la bande de morpions à mes enfants (pardon, c&#8217;est la bière de Noël qui me monte à la tête) : Tu veux que tes vêtements soient lavés ? Déplace ton corps, à l&#8217;aide de tes membres inférieurs, jusqu&#8217;au panier à linge. Et puis sachez-le, mes fils : ce n’est même pas la peine de songer à vous radiner, adultes, avec votre sac de linge sale. Vous irez à la laverie, comme tout le monde. Après avoir passé des soirées et des week-ends, des années durant, à laver vos slips, c&#8217;est sans l&#8217;ombre d&#8217;une pointe de culpabilité que je consacrerai mon temps à des activités plus ludiques et plus gratifiantes. Ne pas demander systématiquement à l’enfant le plus calme (souvent la fille) de venir aider (pour ranger, mettre le couvert). Du calme, du calme, je vous vois déjà me menacer de mettre ma tête au bout d&#8217;une pique et ce serait dommage, j&#8217;étrenne tout juste une coupe de cheveux fort à mon goût, j&#8217;aimerais en profiter quelques jours : ce n&#8217;est pas une vérité absolue, il y a des filles agitées et des garçons calmes. Mais globalement, les garçons sont, assez souvent, plus dans la motricité (courir, sauter, se bagarrer), que dans la contemplation. Enfin je dis cela, me basant sur l&#8217;expérience de Lapin et Chaton, dont le passe-temps favori est de se poursuivre en hurlant et en se jetant des jouets à la tête. Quand on est parent, c&#8217;est une tentation de facilité de demander à son enfant calme de venir aider à mettre la table, et de laisser l&#8217;excité à ses transes destructrices, en se disant qu&#8217;il va tout casser et qu&#8217;il faudra répéter la demande x fois pour être obéi. C&#8217;est vrai, quand je veux que le couvert soit mis, le plus simple pour moi est de demander à Poupette de le faire. J&#8217;entends « Oui maman », et cinq minutes après, l&#8217;affaire est réglée (une fois qu&#8217;elle a sorti ses écouteurs de ses oreilles). Mais en répétant cela je lui apprendrais surtout, que ses loisirs sont moins importants que ceux de ses frères, et j&#8217;apprendrais aux petits qu&#8217;une femme peut (et doit) tout faire à leur place. Alors oui : il faut répéter la demande. Oui : c&#8217;est fatigant et pas facile. Non : il ne faut pas lâcher.  Valoriser la sensibilité et l’expression chez les garçons. Il n&#8217;y a pas que l&#8217;exploit physique dans la vie. Courir vite, c&#8217;est bien, (un chien le fait aussi, d&#8217;ailleurs) mais lire un livre calmement, c&#8217;est très bien aussi (et le chien, hein ? Non). Parler de ses états d&#8217;âme, raconter ce que l&#8217;on a fait à l&#8217;école et faire l&#8217;effort de s&#8217;exprimer, c&#8217;est très bien (Ce qui nécessite un parent attentif et occupé à autre chose qu&#8217;à pianoter sur son portable ou à regarder les excellents programmes télévisés de la tranche 18h-21h). Jouer à la poupée ou à la dînette quand on est un petit garçon ne signifie pas qu&#8217;on va immédiatement perdre ses testicules par un inexplicable phénomène de dessiccation subite. Cela signifie juste que l&#8217;on s&#8217;entraîne à manifester de l&#8217;affection, ou à vivre en toute autonomie quand on sera un grand garçon. Exit aussi les réflexions du style « un garçon ça ne pleure pas » qui aboutit à un homme mutique et incapable de communiquer, « les poupées c&#8217;est pour les filles » pour un futur père mal à l&#8217;aise avec les bébés, etc&#8230; Je me pose aussi la question du pourquoi certaines femmes semblent avoir assimilé que la virilité est supérieure à la féminité. J&#8217;ai régulièrement entendu des femmes dire qu&#8217;elles préféreraient avoir un garçon plutôt qu’une fille. Cela m’interroge toujours, tellement je trouve cela complètement archaïque. En dehors de raisons psychologiques liées à l’histoire personnelle de chacune, garçon ou fille, quelle importance ? Qu&#8217;on ait un avis tranché sur un sac à main ou des boucles d&#8217;oreille, je le conçois aisément, il s&#8217;agit là de quelque chose de sérieux, mais sur le sexe de son futur enfant&#8230; Est-ce qu’elles ont besoin d’avoir un homme rien qu’à elles, ont-elles une revanche à prendre sur le masculin ? Peut-être qu’un petit garçon leur permet de retrouver une certaine domination sur un homme. Sinon pourquoi un garçon serait-il mieux ? Parce que c’est chouette, d’avoir un pénis ? Parce qu’il peut jouer à celui qui fait pipi le plus loin ? Parce que ce pénis est un insigne de pouvoir ? Admettons que des siècles et des siècles de patriarcat aient formaté le cerveau féminin et qu&#8217;elles aient intégré la croyance qu&#8217;elles valent moins qu&#8217;un homme. Une sorte de syndrome de Stockholm du machisme. Mais quand même, by the way, on est en 2018, non ? Réveillez-vous les filles ! L&#8217;infantilisation des hommes. Un autre aspect du problème -non, aïe, les pavés ça fait vraiment mal- est que certaines femmes semblent -parfois- infantiliser leur conjoint. « Mais il faut vite que je rentre, il ne saura pas se faire à manger ». On pense qu&#8217;elles parlent de leur petit-enfant, ou de leur chien, mais non : elles parlent de leur mari. Imaginez un peu : « Décès tragique à Trifouillis-les-Orgues. Robert, un fringant retraité de 67 ans, a été retrouvé mort dans sa cuisine, devant le frigo et le placard pleins, incapable d&#8217;ouvrir un paquet de jambon et de cuire ses coquillettes. Sa femme l&#8217;avait abandonné à l&#8217;heure du dîner. L&#8217;émotion est à son comble dans ce petit village de 517 habitants. « On ne comprend pas pourquoi elle lui a fait ça », confie Gérard, un ami d&#8217;enfance de la victime, visiblement très ému. « Elle avait pourtant l&#8217;air de tenir à lui », ajoute-t-il en étouffant un sanglot. Le parquet a ouvert une enquête pour tentative d&#8217;homicide, l&#8217;épouse est actuellement en garde à vue. » Non, vraiment, aucun être humain sain d&#8217;esprit et libre de ses mouvements ne se laissera mourir de faim, c&#8217;est comme une fourmi de dix-huit mètres avec un chapeau sur la tête, ça n&#8217;existe pas. Alors que faire ? Arrêter de penser qu&#8217;une fille, c&#8217;est bien du souci, alors qu&#8217;un garçon, c&#8217;est trop fastoche. Une réflexion qui revient souvent au détour des conversations est « Oh, un garçon, c’est mieux, parce qu’à l’adolescence comme ça, je serai plus tranquille ». Sous-entendu : ce n’est pas une fille qui se fera engrosser par le premier venu, pas de souci, on n’a pas à gérer les conséquences, qu’il fasse ce qu’il veut. A la limite, pas besoin de l’éduquer. Une fille, par contre… il faudra lui apprendre à bien se tenir, à être responsable, à ne pas provoquer, à ne pas sortir tard, à ne pas aller n&#8217;importe où, à rester vigilante, à faire attention à la manière dont elle se tient, dont elle s’habille, dont elle regarde. C’est beaucoup de tracas pour des parents. Élever un garçon serait donc le laisser pousser comme une plante folle et irresponsable, sans qu&#8217;il n&#8217;ait jamais à évaluer les conséquences de ses actes. Il y aurait, sur le chapitre de l&#8217;éducation affective et sexuelle des adolescents, des pages et des pages à écrire. Et la charge mentale ? Bref, avec tout ça, je me suis éloignée de mon histoire de charge mentale. Mais elle découle en droite ligne de tous ces comportements inculqués depuis la plus tendre enfance aux petits garçons. Et bien la...</p>
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