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	<title>blabla Archives - Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
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	<description>La vraie vie d&#039;une famille recomposée et nombreuse ! Humeurs, désastres, humour, élucubrations et lectures en vrac.</description>
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		<title>Le fourre-tout de l&#8217;été, avec des considérations philosophiques et de vrais morceaux de livres dedans.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Petitsruisseauxgrandesrivières]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Jul 2018 21:00:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lecture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Juillet, mon mois préféré, est déjà bien entamé. Le soir j’entends les grillons qui chantent, de manière plus chic et discrète que les cigales. Le matin, les étourneaux rassemblés sur la grue surplombant le chantier contigu crient, couinent, caquettent et croassent, avant de s’envoler une fois le soleil levé. Juillet, c’est le parfum des vacances qui arrivent bientôt, avec l’impatience et l’attente joyeuse de ces moments de repos, de lecture, de flemme, de sable qui gratte, de rosé et de barbecue. Juillet c’est le moment juste avant d’ouvrir son cadeau, quand on commence à défaire le ruban et à déchirer le papier… C’est encore plus agréable que le cadeau lui-même. Hier soir, Chaton est rentré de huit jours de vacances chez sa mamie, bronzé, heureux, avec dans ses poches de superbes coquilles d&#8217;escargot peintes au vernis à ongles (une activité ludique pour les enfants, pour finir intelligemment vos flacons de vernis un peu rancis ou dont la couleur ne vous plait plus : astuce zéro déchet que ne renierait pas Maman Délire). Fin de l&#8217;entracte pour Lapin, néanmoins ravi de retrouver son tortionnaire favori. Fin de l&#8217;entracte pour Maman également. Quinze minutes après avoir franchi le seuil de la maison, ils escaladaient les murs de la salle de bains en se tenant au bord de la baignoire, un peu comme dans l&#8217;Exorciste, mais en plus drôle. Cela m&#8217;a rafraîchi la mémoire quant à la véracité de l&#8217;adage suivant : Trêve de balivernes, entrons maintenant dans le vif du sujet. Une lectrice, que nous nommerons Jean-Pierre afin de brouiller les pistes, me demande : « Continueras-tu à bloguer cet été ou pas ? » (Les prénoms, sexe, formulation, ont été volontairement modifiés afin de préserver son anonymat car sa question est quand même compromettante). Ce à quoi je lui ai répondu, peut-être que oui, peut-être que non, cela dépend, chère Jean-Pierre. Les blogueuses de premier ordre interrompent leurs publications l’été, afin d’exhiber leurs orteils aux ongles écarlate et leurs bikinis soigneusement choisis sur les plages les plus réputées d’Instagram. Je pourrais envisager de me hisser au niveau des blogueuses de premier ordre, mais cela nécessiterait que j’investisse a/ dans un bikini présentable, b/ dans un paréo coordonné, c/ dans un borsalino en paille (indispensable), d/ que je retrouve mes flacons de vernis partis peinturlurer je ne sais quel vestige animal, bref, tout cela me fatigue d’avance. En revanche, grâce à la question de Jean-Pierre, j’ai ourdi un plan machiavélique et probablement foireux : et si je profitais de l’absence médiatique de toutes ces étoiles qui m&#8217;éclipsent sans cesse de leur fulgurance, moi la modeste étoile polaire (modeste, mais qui ne perd pas le Nord) pour monter au créneau de la blogosphère, comme les hommes politiques qui se font mousser la dernière quinzaine d’août en l’absence du président et de son gouvernement ? J’occuperais le terrain, je balancerais des articles à tout va, on ne verrait que moi et je deviendrais célèbre. Pif, paf pouf, hop. La deuxième raison pour continuer à publier pendant les vacances, c’est que je ne partirai ni au fond de la jungle birmane, ni dans la savane kenyane, ni en croisière antarctique &#8211; encore que je sois certaine qu’il y a aussi le wifi là-bas. Mes vacances les plus exotiques sont encore dans ma tête, c’est là que je voyage le plus. Car comment pourrais-je voyager davantage qu’en regardant la carte du monde de mes lecteurs ? Sans doute que je m’illusionne, que tous ces pays lointains qui apparaissent sur mon planisphère ne sont dus qu’à l’activité des robots google locaux ; Auquel cas ne soyez pas cruels et ne me détrompez pas, s’il vous plaît. Mais quand même. A l’heure où je me couche, des personnes lisent mes textes, aux Etats-Unis ou au Canada. Il y a même un Chilien et un Brésilien qui se sont perdus sur mes pages, un jour. Quand je m&#8217;endors, le Japon, l&#8217;Australie, la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud viennent silencieusement feuilleter mon blog. Lorsque je rêve, le Vietnam, la Thaïlande, Singapour, l&#8217;Inde et Ceylan se promènent sur mes pages. Un peu plus avant dans la nuit, Madagascar et la Réunion, Israël et la Turquie, Oman et l&#8217;Arabie Saoudite, pianotent sur leurs écrans pour suivre les aventures de Lapin et Chaton. Au petit-déjeuner, l’Afrique est présente en force, de la Tanzanie au Maroc en passant par le Nigéria, le Zimbabwe, le Congo; L&#8217;Europe aussi bien sûr, en bus ou en métro, la Suisse, la Belgique (s&#8217;ils reviennent me lire malgré la demi-finale), la Grèce et la Norvège, L&#8217;Italie et l&#8217;Angleterre; Même Albert II de Monaco est venu me rendre visite, sans doute pour chercher un tuyau pour rendre propres ses petits jumeaux (Ne boudez pas si je n&#8217;ai pas cité votre pays; promis, la prochaine fois ce sera votre tour). Et devinez quoi : ce jour même, l&#8217;éternelle Russie vient de tomber dans mes filets. Parfois, je subodore l&#8217;identité de ces visiteurs planétaires (avant d&#8217;en avoir, peut-être, d&#8217;exo-planétaires ?), parfois, je n&#8217;ai aucune idée de qui il sont, ni de comment ils ont atterri ici. Pas même pour celui qui a tapé, un jour « famille recomposée vie de merde » dans sa barre de recherche. Petit coquinou, va. Avec un verre de trop dans le nez, je me vanterais presque que le soleil ne se couche jamais sur mon empire. Je suis le Charles Quint de la blogosphère. Toute la blogosphère ? Non ! Le Groënland, la Chine et l&#8217;Asie Centrale résistent, encore et toujours, à l&#8217;irrésistible percée de mon blog. Mais je garde espoir, les petits ruisseaux parviennent toujours à s&#8217;insinuer partout. ♥♥♥ Tout ce baratin pour vous dire un très grand MERCI à tous ! Qui que vous soyez, cela me fait un immense plaisir de constatez que je n&#8217;écris pas dans le vide mais que j&#8217;ai mon petit public, fidèle, varié et globe-trotter. J&#8217;aime bien vous imaginer devant votre écran, dans d&#8217;autres villes, sous d&#8217;autres cieux, dans le désert ou sous la mousson, en haut d&#8217;un gratte-ciel ou sur la terrasse d&#8217;un petit bungalow, à dos d&#8217;âne ou dans le RER B ♥♥♥ Question subsidiaire dont j&#8217;ignore la réponse: Savez-vous pourquoi certains pays portent des noms féminins, et d&#8217;autres des noms masculins ? LA France, LE Chili, LE Nigéria, LA Nouvelle-Zélande. Cela me turlupine. Dites-moi en commentaire, si vous savez. ♦♦♦♦♦♦♦♦♦ Vous êtes toujours là ? Sans transition et avec un train de retard, Je vous conseille une pile de livres à lire pour cet été, dans la moite torpeur du mois d&#8217;août. Aussi loin que je me souvienne d’août, je l&#8217;ai toujours trouvé d&#8217;un ennui mortel et écrasant.  Août, ce sont les volets fermés sous une chaleur de plomb, une mouche qui vole et m&#8217;exaspère, les rideaux qui ondulent sous les oscillations du ventilateur, le bruit des pots d&#8217;échappement des mobylettes qui pétaradent dans le silence de l&#8217;après-midi. Je n&#8217;aime pas trop le concept du mois d&#8217;août. C’est pourquoi je vous conseille de l&#8217;occuper par la lecture des livres suivants, auxquels j&#8217;ai pensé en raison de votre diversité géographique : Les vrais livres avec rien que des mots dedans : « Les chroniques de l&#8217;oiseau à ressort », de Haruki Murakami J&#8217;ai un petit faible pour la littérature nippone. Pour faire bref et efficace, je vous conseille ce livre de Haruki Murakami. C&#8217;est un ovni, difficilement descriptible, à la fois ancré dans le réel &#8211; car Murakami est un écrivain de la description minutieuse du quotidien- et un peu foutraque &#8211; car Murakami mélange sans cesse le rêve, la réalité, le passé et le présent. Toru est au chômage, et subitement il lui arrive des choses bizarres. Son chat disparaît. Il part à sa recherche, fait des rencontres, descend au fond d&#8217;un puits pour y méditer&#8230; Ce livre fut un enchantement et je le relirais avec plaisir. « Le portail », de François Bizot raconte la captivité du narrateur, puis le départ des Français de Phnom-Penh lors de la prise de la ville par les Khmers rouges. Je l&#8217;ai lu il y a longtemps et ce roman autobiographique m&#8217;avait captivée. Il retrace en particulier la relation complexe entre Bizot et son geôlier Khmer rouge, un idéologue cultivé, qui sera plus tard jugé pour crime contre l&#8217;humanité. Si vous êtes un peu flemmard(e), vous pouvez regarder le film « Le temps des aveux« , qui en est une  adaptation fidèle, sensible et émouvante, avec Raphaël Personaz (plutôt beau gosse : autant joindre le plaisir des yeux à la culture). Pour le même prix, je vous rajoute le lien pour un podcast remarquable de France Inter sur la chute de Phnom-Penh : c&#8217;est ici « Bakhita », de Véronique Olmi Ce roman basé sur une histoire vraie raconte l&#8217;histoire d&#8217;une enfant soudanaise vendue en esclavage, et du parcours exceptionnel de la femme qu&#8217;elle est devenue. Exceptionnel non par sa réussite, mais par sa capacité toujours intacte à aimer et à s&#8217;émerveiller. Un roman, et une écriture, splendides. « Beloved », de Toni Morrison conseillé par Maman Lempicka, que je viens de refermer (le livre, hein). C&#8217;est un roman complexe, poétique et touchant, sur le terrible secret d&#8217;une ancienne esclave et de sa famille, et sur l&#8217;amour maternel. J&#8217;ai du m&#8217;accrocher un peu au début, le style est parfois déroutant mais je me suis laissée prendre par cette histoire tragique, qui montre jusqu&#8217;où peut mener le processus de déshumanisation de l&#8217;esclavage. &#160; &#160; &#160; « Marx et la poupée », de Maryam Madjidi Conseillé par ma copine qui se vante que son bébé soit propre tout seul et très tôt, une fille énervante donc, mais adorable et qui a de bonnes lectures donc je lui pardonne tout. Maryam Madjidi a fui l&#8217;Iran, petite fille, avec ses parents pour la France. Elle raconte la difficulté à s&#8217;intégrer sans renoncer à sa culture et son héritage familial, et la difficulté à être perçue comme quelqu&#8217;un d&#8217;autre qu&#8217;une étrangère exotique venue du pays des mille et une nuits. Elle y raconte son souhait d&#8217;être elle, tout simplement. En plus de son style poétique, charmant et décousu, cet ouvrage permet de comprendre à quel point la société renvoie sans cesse à la personne immigrée, même sans méchanceté, le fait qu&#8217;elle n&#8217;est pas « d&#8217;ici ». Instructif et indispensable. &#160; Comme nous restons de grands enfants, des livres avec des images cette fois : « Les 1001 vies des urgences », de Baptiste Beaulieu Le célèbre médecin blogueur romancier que je lis depuis plusieurs années vient d&#8217;être adapté en BD, et le rendu est très réussi. Des histoires émouvantes, cocasses, tristes, de ses rencontres avec des patients en tant qu&#8217;urgentiste. En plus, il est la preuve qu&#8217;être blogueur peut ouvrir de grandes perspectives (même s&#8217;il était déjà médecin avant, ça aide). « Les deux vies de Baudoin » de Fabien Toulmé Baudoin mène une vie terne et monotone. Son grand frère, baroudeur expatrié qui travaille pour une ONG, va tout faire pour le sortir de cette routine abrutissante, au prix d&#8217;un gros mensonge&#8230; Une jolie BD sensible sur ce qu&#8217;est réussir sa vie, et sur le fait d&#8217;oser le changement, par l&#8217;auteur du très beau « Ce n&#8217;est pas toi que j&#8217;attendais« . « La Lionne, un portrait de Karen Blixen » de Pandolfo et Risbjerg Une très belle oeuvre sur la vie de la baronne Blixen, depuis sa naissance au Danemark, jusqu&#8217;à ses années africaines puis sa mort en 1962, mise en aquarelles délicates et lumineuses. En plus de ses images superbes et dépaysantes,  j&#8217;ai beaucoup appris en le lisant. Si je ne vous ai pas déjà tous perdus, question finale, et cruciale : Puisque je les ai déjà lus, qu&#8217;emmenai-je dans ma valise ? Sur les recommandations de blogueuses, ou suite à mes propres errements dans les revues et sur les blogs de lecture, j&#8217;ai dressé la petite liste suivante : « My Absolute Darling », de Gabriel Tallent, dont a parlé Sarah de Boots and Pepper. « La petite fille sur la banquise », d&#8217;Adélaïde Bon, un récit de résilience et de guérison. « L&#8217;enfant », de Maria Montessori, pour revenir aux sources de cette pédagogie. « Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu&#8217;ils entreprennent » de Stephen Covey (Il est noté sur la couverture que ce livre va changer...</p>
<p>L’article <a href="https://prgr.fr/le-fourre-tout-de-lete-avec-des-considerations-philosophiques-et-de-vrais-morceaux-de-livres-dedans/">Le fourre-tout de l&rsquo;été, avec des considérations philosophiques et de vrais morceaux de livres dedans.</a> est apparu en premier sur <a href="https://prgr.fr">Les petits ruisseaux font les grandes rivières</a>.</p>
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