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	<title>petitsruisseauxgrandesrivieres, auteur sur Les petits ruisseaux font les grandes rivières</title>
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	<description>La vraie vie d&#039;une famille recomposée et nombreuse ! Humeurs, désastres, humour, élucubrations et lectures en vrac.</description>
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		<title>4 ans, déjà</title>
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		<pubDate>Tue, 01 May 2018 03:50:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a 4 ans et quelques jours, j&#8217;étais à la maternité, après avoir perdu les eaux dans mon lit, croyant donc accoucher très vite de ce petit bébé si désiré et qui semblait vouloir arriver un peu en avance. Je trépignais d&#8217;impatience, espérant avoir des contractions plus rapprochées. Mais non : ce petit bébé prit tout son temps pour descendre, se tournant et se retournant dans les virages, pour arriver comme une fleur au petit matin, 30 heures après mon arrivée à la maternité. Un tout petit garçon, tout minuscule et gracieux. Je revois encore ses longs doigts si fins, sa bouche toute petite, ses billes sombres qui me regardaient sérieusement, et les petits plis sur son front de nouveau-né, un peu inquiet et étonné de ce nouveau monde qui s&#8217;offrait à lui. Notre bébé trait d&#8217;union, celui qui venait sceller l&#8217;unité de notre couple, de notre famille, et relier nos deux aînés. Désormais entre eux, il y avait un petit frère. Un petit frère à eux deux, autant à l&#8217;un qu&#8217;à l&#8217;autre. Ce petit frère qu&#8217;ils attendaient avec impatience, et pour lequel ils avaient pleuré de joie, à l&#8217;annonce de la grossesse; Ce petit frère qui leur avait donné le statut de grand, quand ils sont venus le voir à la maternité, émerveillés et stupéfaits de le voir si petit, et si parfait. Désormais dans leur vie, il y aurait pour toujours quelqu&#8217;un d&#8217;autre à aimer que leurs parents, quelqu&#8217;un à protéger, à guider, à encourager et à taquiner. Depuis sa naissance, la Terre a déjà fait 4 fois le tour du Soleil. Un jour après l&#8217;autre, soleil levant après soleil levant, mon tout petit bébé est devenu un adorable petit garçon, affectueux et gracile, charmant et fripon, bavard et imaginatif. Tout comme il a pris son temps pour naître, il n&#8217;est jamais pressé et vit pleinement l&#8217;instant présent. Il s&#8217;émerveille du pigeon qui s&#8217;envole sur le trottoir mouillé, des gâteaux brillants et colorés dans la vitrine de la boulangerie, du petit bout de biscuit qu&#8217;il retrouve dans la poche de son blouson, des livres qu&#8217;il a lus et relus, mais qu&#8217;il veut relire encore avec une ferveur intacte, des ouvriers sur le chantier à côté, du ciel rosé le matin par dessus les toits. Mon petit garçon de 4 ans, qui me jette d&#8217;un ton péremptoire « Maintenant, tu me laisses et tu t&#8217;en vas !  » quand je l&#8217;accompagne aux toilettes; Puis qui gémit « Mais y a personne qui veut jouer avec moi !  » quand il a besoin que nous remontions son bateau de pirates mis à sac par Lapin; Mon petit garçon qui offre à sa maîtresse rougissante, en même temps que son beau sourire, un porte-clé en forme de cœur qu&#8217;il a décoré lui-même; Qui me dit sérieusement, « Pour avoir le droit d&#8217;aller au parc le soir, il faut avoir des ailes !  » car il a vu un oiseau passer par-dessus la grille après la fermeture. A chaque fois que je le regarde, je me rappelle la chance immense que j&#8217;ai d&#8217;avoir un petit garçon juste normal, juste intelligent, et juste pas sage comme il faut; un petit garçon heureux, et en bonne santé. Même si j&#8217;étais déjà émerveillée par toi et tes 2935 grammes, je le suis toujours, et encore plus, par tout ce que tu imagines, par ta vie intérieure et par la joie qui t&#8217;anime. Bon anniversaire mon petit Chaton. ♥♥♥♥</p>
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		<title>Sunshine Blogger Awards</title>
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		<dc:creator><![CDATA[petitsruisseauxgrandesrivieres]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Apr 2018 03:50:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog et Tag]]></category>
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		<category><![CDATA[sunshine blogger award]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Taratati, taratata ! La folichonne, froufroutante et sémillante Frau Pruno m&#8217;a nominée pour participer aux Sunshine Blogger Awards. Chers lecteurs non blogueurs, cet article va probablement moins vous passionner ; les Blogger Awards sont des systèmes de tags permettant de faire découvrir la vie et l&#8217;oeuvre complexes, riches et touffues, de blogueurs, ou plutôt de blogueuses. Et Frau Pruno, qui est complexe, riche et touffue, mais également cruelle à ses heures, nous a concocté un petit questionnaire sur lequel je sue sang et eau et m&#8217;arrache les cheveux, sourcils et poils de nez depuis une semaine. Dans sa grande mansuétude, elle ne m&#8217;en voudra sûrement pas si je réponds carrément à côté de la plaque pour certaines questions. 1.  Présente-toi en trois chiffres 23, la somme des chiffres qui composent mon année de naissance. Un indice : celle-ci est comprise entre 1900 et 2000. 31, l&#8217;âge cumulé de mes enfants. Un indice : le nombre de mes enfants est indiqué quelque part dans ce blog (Oui parce que si j&#8217;ai un seul enfant de 31 ans, ou 3 de 10,33 ans, cela ne me fait pas le même âge). 9, le nombre de paires de chaussures dans mon dressing (chaussures de mariée incluses), score tout à fait minable. Il y a urgence à faire un peu de shopping. D&#8217;ailleurs, j&#8217;ai repéré quelques paires chez Sézane et Chéri, si tu me lis&#8230; 2. Est-ce que tu te vois encore bloguer dans deux ans ? Pas forcément, dans 2 ans, j&#8217;aurai été repérée par Les Plus Hautes Instances de L&#8217;Etat, et je serai sans doute Ministre des Familles, à la place de Marlène Schiappa. Non ? À défaut d&#8217;être Ministre des Familles, ce qui ne sera, à la réflexion, pas très pratique pour être à 18h30 à la garderie, je veux bien continuer à bloguer et être à la tête d&#8217;un réseau planétaire dont le but serait d’encourager les mums de tous les pays à mettre une tranche de rigolade dans leur vie quotidienne. 3. Y a t-il quelque chose que tu aimerais améliorer dans ton blog ? Je sens que si tu poses cette question, c&#8217;est que tu vois des choses à améliorer dans mon blog. Vas-y, allonge-toi confortablement sur ce divan et parle-moi sans te censurer. Quels sont les défauts que tu trouves à mon blog, Frau Pruno ? Tu me feras gagner du temps. La fréquentation ? L&#8217;indexation ? le référencement auquel je n&#8217;entrave que pouic ? Pas assez de mode ? Pas assez de produits de beauté ? Trop axé marmots ? Je suis débutante et quémande ton indulgence. Sinon, bien sûr, j&#8217;aimerais améliorer quantitativement mon inspiration, pour pondre des articles avec autant d&#8217;aisance qu&#8217;une poule Label rouge me fait des œufs à la coque. Actuellement, ma facilité à écrire se rapproche davantage d&#8217;une grossesse pachydermique. À la publication de chaque article, l&#8217;angoisse m&#8217;étreint et je pense, rituellement : « Que vais-je pouvoir raconter la prochaine fois ? » Et là, providentiellement, mes gnomes font une nouvelle bourde qui alimente largement mon inspiration. Comme quoi, je me plains de leurs bêtises mais je ne suis qu&#8217;une vile hypocrite puisque j&#8217;exploite à mon profit leur créativité. Tant pis pour eux, ils n&#8217;ont qu&#8217;à savoir écrire. J&#8217;aimerais aussi que cela me rapporte plein de sous, mais sans compromettre ma pureté morale, que je puisse devenir rentière, avoir du temps pour me vernir les ongles, et employer une personne rien que pour s&#8217;occuper de mon tas de linge à repasser qui gît dans une corbeille enfouie au fond d&#8217;un placard depuis fin août 2017 (Comment croyez-vous que j&#8217;ai du temps pour écrire ?). Grâce à cela, je pourrais enfin m&#8217;acheter plein de chemisiers compliqués qui se froissent, ce que je ne fais pas actuellement car &#8211; outre la santé chancelante de mon compte en banque &#8211; la simple pensée de leur repassage me donne envie d&#8217;engloutir un tube de lexomil. Bon, pour de vrai, je ne suis pas si superficielle ni vénale que cela, juste un petit peu. 4. As-tu déjà vécu une déception dans la blogosphère ? Oui, j&#8217;ai un cri à pousser au sujet de la blogosphère. AAAAAAAAAAAAH ! La blogosphère est un peu comme la presse écrite en général : énormément de propositions, et des écrits intéressants aussi faciles à trouver qu&#8217;une aiguille dans une meule de foin. Ce n&#8217;est pas décevant en soi, mais ça oblige à faire beaucoup, beaucoup de tri. Par ailleurs, la tyrannie exercée par Google amène les auteurs à formater leurs textes pour qu&#8217;ils soient mieux référencés (mots clés contenus dans le titre et le premier paragraphe). Cela tue la créativité, et c&#8217;est fort dommage. Par exemple si j&#8217;avais titré « Les conflits dans le couple liés à la répartition des tâches ménagères, en particulier la gestion des lessives et son étendage » au lieu de « Le fil à linge de la discorde conjugale », je serais mieux référencée. Mais ai-je envie d&#8217;être le Faust de Google ? Que nenni. 5. Quel est l&#8217;article de la blogosphère qui t&#8217;a le plus marquée ? Attends, je vais lire toute la blogosphère, et je réponds à ta question dans une dizaine de mois environ. Sinon, j&#8217;aime beaucoup Orgueil et Préjugés de Jane Austen. Comment ça, elle ne l&#8217;a pas publié sur son blog ? 6. Si tu devais caractériser ton blog en un seul mot, lequel serait-il ? Supercalifragilisticexpialidocious, mais rien ne dit que je suis d&#8217;accord pour me limiter à un mot alors qu&#8217;un petit Larousse d&#8217;entrée de gamme en compte 32000. « Subtil » est un poil excessif. « Héroïque », serait inadéquat. « Grandiose » ferait lever le sourcil à certains. C&#8217;est pour cette raison que l&#8217;immensité de la pensée contenue dans mon blog ne saurait être définie dans les limites rigides, étroites et bornées d&#8217;un seul petit mot. 7. Quel serait le conseil que tu donnerais à quelqu&#8217;un qui veut monter son blog et réussir dans ce milieu ? Je suis aussi spécialiste en blogosphère que Loana en politique étrangère, mais hum hum, j&#8217;ai quand même un avis affûté et documenté sur la question. *Se recoiffe et cale ses lunettes d&#8217;intellectuelle sur le nez* En tant que professionnelle de la blogosphère depuis au moins 150 jours, il me semble important de faire profiter de ma grrrrrrande expérience mes lectrices zet mes lecteurs. Si tu veux réussir ton blog, ouvre grand tes petites oreilles : Ouvre ton ordinateur. Écris un article. C’est bon ? il n&#8217;y a pas trop de fautes ? Vas-y appuie sur la bobinette, et l&#8217;article cherra. Et recommence, encore et encore. C&#8217;est que le début d&#8217;accord, d&#8217;accord. Si tu veux que tes articles soient lus, n&#8217;oublie pas de dire à des personnes que tu écris des articles ! Visite, lis et commente, avec un intérêt sincère et véritable, d&#8217;autres blogs. Le blog, c&#8217;est comme la vraie vie : il faut créer un tissu social. Je dirais bien de sortir des sentiers battus, mais ce n&#8217;est pas obligatoirement un facteur de succès, car les gens aiment bien les sentiers battus : la preuve, moi-même, en randonnée, je marche là où le chemin est tracé, pas là où il y a des orties d&#8217;un mètre de haut. 8. Quel est ton plus joli souvenir dans la blogo ? Alors là, je sèche, comme à la question 5. Mais l&#8217;autre jour, le soleil se couchait, le soir était d&#8217;une douceur déchirante, et un merle invisible yodlait joyeusement. C&#8217;était magnifique. 9.  Quel est l&#8217;article de ton blog qui a connu le plus grand succès ? (commentaires/ vues)  Pour les vues et pour les commentaires, Le fil à linge de la discorde conjugale.  Signe que ce sujet est réellement une problématique majeure pour la vie de couple. Je le répète régulièrement à mon mari. En deuxième position, Les enfants sont-ils des parasites ? *Soupir* Il n&#8217;y a pas encore eu de réel progrès sur ce point, mais j&#8217;ai bon espoir qu&#8217;à la sortie de l&#8217;adolescence, quand on les aura mis dehors à coup de pieds dans les fesses, qu&#8217;on aura changé les serrures, déménagé et fait de la chirurgie esthétique pour qu&#8217;ils ne nous reconnaissent pas, ils prendront en charge leur lessive, leur cuisine et leur vie avec bravitude. Puisque l&#8217;on parle de commentaires, je constate que mes lecteurs restent encore assez timides et commentent peu. Ou alors, ils sont muets d&#8217;admiration : on ne peut pas écarter cette hypothèse. Alors je tiens à le leur dire : chères lectrices, chers lecteurs, ne craignez point de vous exprimer, si vous ne faites pas trois fautes par mot et que vous ne m&#8217;insultez pas, ça se passera très bien. Rien de ce que vous direz ne sera retenu contre vous. BREAKING NEWS : Attention, à l&#8217;instant même, « La nageuse de la ligne 8 » vient de se hisser sur la 2e marche du podium, détrônant « Les enfants sont-ils des parasites ? » ! La compétition est rude ! Mais le match s&#8217;annonce très serré, car plusieurs outsiders, dont « Monsieur cuisine »  et « La crise de la quarantaine ne passera pas par moi » les talonnent de près ! Nelso Montfort et Philippe Candeloro s&#8217;en étranglent d&#8217;émotion. 10. Que pensent tes proches de ton blog ? Aveuglé par l&#8217;amour, mon mari est mon premier fan. Ravie de lire des confidences de femme, ma grande fille est ma deuxième fan. Ma sœur, mes meilleures copines, mes cousins-cousines et tous les chéri(e)s de mon cœur n&#8217;ont eu que des mots gentils pour moi et pour les petites âneries écrites que je soumettais à leur approbation ; C&#8217;est grâce à eux tous que j&#8217;ai ouvert ce blog et que je l&#8217;ai rendu public, qu&#8217;ils en soient chaleureusement, affectueusement et officiellement remerciés. 11. Quel est le plus beau compliment que l&#8217;on puisse te faire, en tant que blogueuse ? Recevoir des compliments n&#8217;est pas ma faculté la plus développée&#8230; « Tu me fais rêver ? »  « Je vais éditer tes articles dans la Pléiade ? » « J&#8217;étais dépressive et depuis que je lis tes articles, je danse en chantant dans la rue ? » Non peut-être plus simplement, que mes lecteurs passent un bon moment en me lisant, ou qu&#8217;ils s&#8217;y retrouvent, c&#8217;est mon seul but ! Il me faut maintenant nominer des blogueurs et des blogueuses, quelle responsabilité&#8230; La main aveugle du destin a choisi : byacb4you, ma copine qui cuisine à la perfection ; Sarah boots and peppers, parce qu&#8217;elle a des bottes en moumoute ; Ça me revient, car j&#8217;aime bien les souvenirs qu&#8217;il raconte si joliment ; Elle a 40 ans, parce qu&#8217;avoir 40 ans, c’est dur et je compatis ; la participation de Elle a 40 ans grosoeil parce que son pseudo m&#8217;amuse ; Les petits cailloux car il me semble que cela fait longtemps qu&#8217;elle n&#8217;a pas participé à un Tag, et que j&#8217;aime les petits cailloux ; Et si le cœur lui en dit, jean-paul-69-07 car il a une productivité blogesque qui m&#8217;époustoufle ! &#8230; Et poser à mon tour des questions ! Comme dans les examens : il faut répondre à la question ET justifier. Tu pars sur une île déserte. Quel livre emmènes-tu, et pourquoi ? Quels sont les trois lieux au monde que tu voudrais voir avant de mourir, si tu n&#8217;avais aucune restriction financière ou d’organisation ? Cite un personnage de film qui t&#8217;a ému(e) (un personnage, pas un acteur) Choisis un château de France où tu aimerais vivre. Quel don manuel ou artistique aimerais-tu posséder ? Il y-a-t-il un artiste peu connu que tu aimerais faire découvrir ? Une question blogging quand même : quel est l&#8217;article le plus lu et le plus commenté de ton blog ? Ça me fera de la lecture. T&#8217;est-il déjà arrivé d&#8217;avoir envie de noyer tes enfants ? n&#8217;aie pas honte, raconte. Quel livre lis-tu en ce moment ? Peux-tu recommander un livre qui a changé ta vie ? (Oui j&#8217;aime les livres) Raconte un petit moment de perfection et de bonheur dans ta vie (genre, une photo instagram mais que tu as vraiment vécu). Et bien entendu, si des lecteurs veulent se prêter totalement ou partiellement au jeu dans les commentaires, c&#8217;est avec gourmandise que...</p>
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		<title>La nageuse de la ligne 8</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Apr 2018 07:20:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le grand bassin bleu m&#8217;attend. Une fois par semaine, je me jette à l&#8217;eau. Le déclic eut pour point de départ l&#8217;angoisse de la quarantaine (Oui, bon, ça va hein. Soit vous y êtes déjà passés, soit vous allez y passer donc ne faites pas les marioles). Me réveillant un matin, froissée, le dos en vrac, sous un éclairage peu flatteur, je poussais un hurlement strident et me lançais illico à la recherche d&#8217;un sport : 1/ Facile pour les nulles, 2/ Peu coûteux, 3/ Rapidement efficace et raffermissant. Après avoir enclenché le bandit manchot de Google, DING-DING-DING : ce fut la nage palmée qui sortit. La natation, moi qui aime autant nager que manger des tripes froides au petit déjeuner. Mais, nonobstant les dégâts inéluctables du temps, je me résolus à me laisser couler au fond de la piscine, dans mon p&#8217;tit pull marine, et munie de mes palmes, de mes lunettes de grenouille, de mon bonnet de spermatozoïde et de mon maillot une pièce spécial multipares aux abdos en vrac, c&#8217;est d&#8217;un pas résolu que je me dirigeais vers le bassin le plus proche et me jetais courageusement à l&#8217;eau *AH LA VACHE QU&#8217;ELLE EST FROIDE, BRRRRROU* Je suis une adepte de la ligne 8. Non, pas Balard-Créteil, mais la ligne 8 à droite du bassin : elle ne fait que 25 m. Et quand on est propriétaire de muscles à la consistance d&#8217;un flan, mieux vaut ne pas commencer trop fort. Dans la ligne 1 pataugent les vieilles dames et les petits enfants qui ne savent pas nager, dans les lignes 2, 3, 4, 5, 6, 7, les débutants incertains, les nageurs opiniâtres, les sportifs acharnés, les jeunes filles qui anticipent les ravages de l&#8217;âge, les retraités musclés, et les working-mums  qui en veulent. Et dans la ligne 8, moi et quelques autres, presque toujours les mêmes. La piscine, telle une petite mare, contient des espèces caractéristiques. Je croise souvent des mamies hargneuses qui, en dos crawlé, m&#8217;assomment à grands coups de bras dans la tronche,  et me crachent d&#8217;un air rageur : « Mais vous ne pouvez pas faire attention ! » En bout de ligne, se trouvent les nageurs immobiles. Tels des hérons, il pivotent du col, et parfois, s&#8217;immergent sous l&#8217;eau pour, sans doute, contempler avec gourmandise les cuisses des grenouilles. Des athlètes des bassins à l&#8217;impeccable musculature de statue, moulés dans de tout petits slips multicolores extrêmement seyants, nagent le papillon, tandis que certains, moins doués, nagent plutôt la chenille. Deux copines chinoises, arrivées avant moi, parties toujours après, passent leur temps à papoter en agitant doucement leurs pieds, accrochées à l&#8217;échelle. Un peu plus haut, assis dans les gradins, les maîtres nageurs discutaillent avec animation en regardant partout, sauf dans l&#8217;eau. Après quelques longueurs de brasse coulée, histoire de réveiller la puissance de ma musculature aussi profondément endormie que la belle au bois dormant, j&#8217;attaque les hostilités avec ma cellulite. Au début, au tout début, j&#8217;eu le sentiment de remorquer un 15 tonnes. Accrochée à ma planche, je soufflais comme un phoque asthmatique et tentais d&#8217;atteindre la ligne d&#8217;arrivée, qui comme celle de l&#8217;horizon me semblait reculer sans cesse. Et là, alors que je toussais et soufflais, que mes yeux agonisants se levaient suppliants vers le ciel immense et cruel, que j&#8217;imaginais mon mari veuf éploré, et mes enfants sanglotant et trempant force mouchoirs sur ma tombe fraîchement creusée, Cette phrase soudainement apparut : SOYEZ LE CHANGEMENT QUE VOUS VOULEZ VOIR DANS LE MONDE Vous vous dites : mais cette fille est complètement fracassée, l&#8217;anoxie subie pendant qu&#8217;elle a bu la tasse lui a bouffé le lobe temporal. Mais non, pas du tout ! Cette magnifique devise, dont vous aurez tout de suite reconnu l&#8217;auteur : un petit indien vêtu de blanc, chauve et à lunettes, je suis, je suis, je suis ? Non, pas Nagawika ! Je suis Gandhi, bravo, cette sentence, donc, est peinte sur une grande toile fixée au bout de la ligne 8 (toujours de la piscine, pour ceux qui suivent encore). Contemplant cette phrase de mes yeux rougis de chlore, et cherchant à en percer le sens, je nageotais et sans m&#8217;en rendre compte, atteignis la ligne d&#8217;arrivée. VICTOIRE ! La force hypnotique de cette citation m&#8217;avait redonné du cœur à l&#8217;ouvrage. En pleine méditation sur son contenu et sa signification, je repartis dans l&#8217;autre sens, agitant mes palmes au rythme de mes pensées, lentement donc car je ne peux oxygéner à la fois mon cœur, mes jambes et mon cerveau, il ne faut pas exagérer. Parvenus à ce stade, vous n&#8217;avez sûrement pas envie de vous mettre à la nage palmée. Et pourtant ! Gandhi m&#8217;ayant sauvée d&#8217;une fin tragique à la Leonardo, j&#8217;ai pu trouver LA solution, LA parade pour ne pas décéder d&#8217;une crise cardiaque lors d&#8217;une séance de palmes. Et je vais vous donner GRATUITEMENT cette astuce phénoménale. On s&#8217;accroche au bord de la piscine, et les jambes bien tendues comme si on était une danseuse étoile, on fait des battements des 2 jambes en même temps. 100 accrochée sur le ventre, 100 accrochée sur le dos, 100 accrochée de chaque côté. Le tout est torché en 5 minutes. Histoire de ne pas vous ennuyer, vous pouvez faire une série « petits battements rapides », une série « grands battements amples et lents », le tout étant de toujours garder les jambes bien tendues et les pieds pointés. Oui, mais bon, les résultats me diriez-vous ? Quels en sont les résultats ? Et bien les résultats, chères lectrices, chers lecteurs, sont tangibles et palpables, dixit mon mari et son protocole scientifique d&#8217;évaluation fessométrique (que l&#8217;on appelle, plus prosaïquement, la main au cul) : oui, la nage palmée, même à dose modérée, même accrochée au bord du bassin comme la moule sur son rocher, affermit rapidement le fessier et transforme, à peu de choses près, n&#8217;importe quelle banlieusarde quarantenaire en sculpturale brésilienne de 18 ans. Et cerise sur le gâteau, cela vous ressangle le bidon, même si vos abdos ressemblaient à l&#8217;élastique de votre plus vieille culotte. Comme quoi, ça valait le coup de se farcir cet article jusqu&#8217;au bout. PLOUF ! &#160; &#160; &#160;</p>
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		<title>Le plus délicieux des petits lapins</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Apr 2018 04:51:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Non, il ne s&#8217;agit pas d&#8217;une énième recette du lapin à la moutarde. Il s&#8217;agit de mon fils dernier-né, le terrible Lapin. Lapin a des joues dodues, des petites dents de perle, des grands yeux sombres malicieux, des mimiques adorables et porte encore fièrement sa petite bedaine de bébé. Bref, il est craquant. Mais Lapin est également un sacré filou, doté d&#8217;un caractère très affirmé. Il me regardait déjà avec autorité à la maternité, et manifestait clairement que sa volonté, fût-elle vieille de 48 heures seulement, ne souffrait pas d&#8217;être contestée. Lapin est haut comme trois pommes d&#8217;api, mais il peut hurler comme un grizzli s&#8217;il n&#8217;est pas content, et il fait presque aussi peur. A la crèche, Lapin est le plus jeune et le plus minuscule de son groupe, mais personne ne vient lui chercher des noises, car Lapin est le roi de la castagne. Pendant la célébration de Pâques, Lapin, hypnotisé par la flamme, souffle son cierge environ 79 fois. il faut le rallumer 79 fois également. Mais le lendemain, l&#8217;effet lénifiant de la contemplation du feu s&#8217;est dissipé. Lapin est pris d&#8217;une crise de folie après la chasse aux œufs. Comme possédé, il se met à poursuivre ses frères et sœur, faisant tournoyer son sachet d’œufs en chocolat tel une masse d&#8217;armes, leur matraquant la tête avec acharnement, pendant que nous crions « Amok, amok! » en courant dans le salon.* Lapin chantonne de sa petite voix aigüe, toujours très juste, toutes les chansons qu&#8217;il connaît. Il nous régale de medleys personnalisés ce qui donne, en accéléré : « La boulangère a du bon tabac et le père Lustucru lui a répondu les lauriers sont coupés, amen ». Parfois, je me demande si Lapin n&#8217;est pas le fils caché d&#8217;Alvin le Chipmunk et d&#8217;une balle rebondissante. Lapin est le roi des farfouilleurs. Il lui arrive d&#8217;enluminer le couvercle des toilettes avec les crayons à paupière qu&#8217;il a trouvés dans ma trousse à maquillage. Bloquée sous la douche, du shampoing plein la tête, je hurle « non, non ! » tandis qu&#8217;il me regarde en souriant et poursuit avec impertinence et sérénité ses expériences illicites. Lapin est un tragédien-né qui hurle, sanglote et se contorsionne à chaque fois qu&#8217;il faut lui couper les ongles, lui laver le nez ou les dents; Et qui ne mange sa purée qu&#8217;avec des haut-le-cœur factices, histoire de bien me montrer que ma cuisine est dégueu. Lapin est un scientifique en herbe, qui teste l&#8217;effet de l&#8217;accumulation du papier hygiénique sur les capacités de vidange d&#8217;un siphon, ou débobine le rouleau de sacs poubelle afin de métrer la distance qui sépare le salon de sa chambre. Lapin est un petit casse-pieds, qui détruit le puzzle patiemment construit par Chaton, marche dans les scènes playmobils élaborées avec soin, vide les rayonnages de la bibliothèque, sort toutes les casseroles des tiroirs de la cuisine, et fait valdinguer les piles de linge que je m&#8217;apprête à ranger. Arsène Lupin en couches-culottes, il cambriole les tiroirs secrets de Poupette et Loulou, explore avec délices le contenu de leurs tables de chevet et dissimule ses menus larcins dans des cachettes improbables. Lapin est un acrobate, qui pousse sa chaise tout seul pour monter sur le plan de travail de la cuisine et aller dénicher les chocolats dans le placard à provisions. Au passage il s&#8217;initie à l&#8217;art délicat du maniement des couteaux. Lapin a l&#8217;âme d&#8217;un mécanicien et ne jure que par les avions, les motos, les voitures, les bus, les tracteurs, les grues, les scooters, les camions-poubelle, les tractopelles et les hélicoptères. Lapin invente toujours de nouvelles bêtises, qui m&#8217;énervent beaucoup dans l&#8217;instant, mais me feront plus tard de merveilleux souvenirs, quand nous nous raconterons en pouffant : « Tu te souviens quand&#8230; » Lapin rit aux éclats quand je fais PFFFFRR dans sou cou, et il crie : « Encore ! » Quand je le tiens dans mes bras, il chantonne en me regardant, et, la tête posée sur mon épaule, me tapote gentiment les joues ou me fourre ses petits doigts sales dans les yeux. Lapin est mon petit dernier, mon gros bébé câlin, et c&#8217;est le plus délicieux et le plus charmant de tous les petits lapins. &#160; *En profiter pour relire « Amok », de Stefan Zweig, ça fait toujours du bien par où ça passe. Non, ça n&#8217;a rien à voir, et alors ? &#160; &#160;</p>
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		<title>Monsieur cuisine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[petitsruisseauxgrandesrivieres]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Apr 2018 04:50:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[couple-famille]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[cuisine]]></category>
		<category><![CDATA[mari]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tous aux abris ! La semaine dernière, mon bien-aimé a pris quelques jours de repos et nous avons donc eu la joie de goûter à sa délicieuse compagnie. Il est allé montrer sa fraise à la maîtresse de Chaton, aux copains de crèche de Lapin, le matin ET le soir : top luxe ! Et, conséquence logique, c&#8217;est lui qui a commencé la préparation du dîner. Aïe. Aïe aïe aïe. Sa compagnie est délicieuse, sa bouffe en revanche, moins. Mais bon. Soixante dix-sept fois sept fois, c&#8217;est le nombre d&#8217;essais que je lui accorde. Plein d&#8217;énergie et de confiance en lui, il m&#8217;appelle donc, à 18h37, et m&#8217;annonce, un brin fiérot, qu&#8217;il va cuisiner le petit rôti de porc qui était au frigo. &#8211; « Comment je fais ma chérie ? » &#8211; « Tu vas sur Marmiton mon amour ? Je conduis », pensais-je. « Sinon je vais encore croiser une voiture de flics, je vais avoir une prune, qui va s&#8217;ajouter aux précédentes, mon découvert va encore augmenter, je vais être en interdit bancaire, la banque va saisir notre appartement et j&#8217;en serai réduite à aller mendier dans les rues avec les enfants, parce qu&#8217;en plus tu m&#8217;auras quittée, et j&#8217;agoniserai de froid sur l&#8217;asphalte glacial, une sinistre nuit de novembre, tout ça à cause d&#8217;un rôti, alors débrouille-toi ! » Bon, en fait, je réponds pédagogiquement, dans le souci de faire progresser celui qui partage ma vie, autant qu&#8217;il me fait progresser : &#8211; « Tu prends la cocotte-minute, tu mets un peu d&#8217;huile dedans, tu&#8230; » &#8211; « Un peu comment ? » &#8211; « Un petit fond, quoi. Tu mets des oignons, que tu fais rissoler (le dictionnaire est sur la 4e étagère de la bibliothèque, pour chercher la définition de « rissoler »), tu fais dorer le rôti de tous les côtés, tu rajoutes un verre d&#8217;eau&#8230; » &#8211; « HEIN ? QUOI ? UN VERRE D&#8217;EAU ? MAIS C&#8217;EST SUPER DANGEREUX ! T&#8217;ES FOLLE ? JAMAIS D&#8217;EAU DANS DE L&#8217;HUILE BOUILLANTE ! EXPLOSION BLABLABLA INCONSCIENTE BLABLABLA BRÛLURE 10ème DEGRÉ BLABLABLA TOUS MOURIR BLABLABLA » Houla ! Mais qui a parlé de frire le rôti mon chéri ? Pas moi en tout cas, je pense qu&#8217;il y a méprise. As-tu regardé la définition de « rissoler » dans le dictionnaire avant de t&#8217;emballer ? (Il faut dire que le rapport que cet homme &#8211; assez exceptionnel par ailleurs sur bien des plans &#8211; entretient avec les outils de cuisson, est assez conflictuel. Quand je lui demande de sortir un plat du four, il s&#8217;équipe comme pour rentrer dans le réacteur n°4 de Tchernobyl juste après l&#8217;explosion, ou presque.) Bon bref, une fois les instructions données et assimilées, la situation en passe d&#8217;être maîtrisée, la cocotte-minute fermée, je raccroche et rentre paisiblement dans mon foyer, émoustillée à l&#8217;idée de mon homme en cuisine. Il  est en effet assez rare qu&#8217;il se mette aux fourneaux. Le soir, quand nous nous appelons, je lui demande : « Tu manges quoi ? » Le plus souvent, il me répond : « des chéréales, et toi ? » et je lui réponds, assez souvent : « des chéréales, auchi ». Autant dire qu&#8217;un rôti, un soir de semaine, prend figure d&#8217;événement exceptionnel. Réjouie à l&#8217;idée de ce rôti (il m&#8217;en faut peu), j&#8217;arrive, pose mon attaché-case dans le couloir, attends qu&#8217;il m&#8217;enlève mon manteau, mes chaussures et me serve un bon scotch, puis je m&#8217;installe confortablement dans le canapé, allume un cigare et ouvre mon journal. Non, pour de vrai, j&#8217;arrive, pose mon sac à main et mon manteau, le vois venir à ma rencontre, une couche dans une main, un torchon dans l&#8217;autre, et je sens&#8230; un agréable fumet de rôti en voie de carbonisation. Je le regarde, il me regarde telle une biche affolée, et me dit en clignant des yeux d&#8217;un air à la fois consterné et angoissé (il est tellement mignon quand il fait ça, on dirait le Chat Potté) « Je comprends pas, pourtant j&#8217;ai tout fait comme tu m&#8217;as dit, j&#8217;ai même mis deux verres d&#8217;eau, je crois bien que ça a cramé, pfff, j&#8217;en ai marre, la cuisine c&#8217;est vraiment pas mon truc, pffff » et tout dépité, il jette le torchon sur le plan de travail (désespoir XXL, vous dis-je). Je reprends donc le contrôle de la situation : sécurisation de la zone de crime, approche prudente des protagonistes, désamorçage de la cocotte-minute, autopsie du rôti : Ben oui mon amour, si tu fermes mal la cocotte-minute, l&#8217;eau s&#8217;évapore par les côtés du couvercle, vois-tu ? A quoi cela sert-il d&#8217;entretenir ton corps d&#8217;athlète par des séries quotidiennes d&#8217;haltères, si tu n&#8217;as pas la force de fermer la cocotte-minute, fragile petite chose ? Ne sois pas déçu mon cœur : c&#8217;est l&#8217;intention qui compte. Un rôti brûlé avec amour, vaut mieux qu&#8217;un rôti cuit à point dans l&#8217;indifférence. Allez, un p&#8217;tit bol de céréales ? &#160; Cet article a également été publié sur le site Les Fabuleuses au Foyer &#160; &#160; &#160; &#160; &#160;</p>
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		<title>Le fil à linge de la discorde conjugale</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Mar 2018 05:00:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[couple-famille]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[désordre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mon mari proteste. Il trouve qu&#8217;il n&#8217;est pas assez présent dans ces articles. Il aimerait revenir au milieu du centre du cœur de ma vie. J&#8217;ai donc décidé de lui consacrer ce petit billet, qui, je n&#8217;en doute pas parlera à moults couples. Mon mari n&#8217;est pas loin de la perfection (sans toutefois m&#8217;égaler). Attentionné, jeune (dans sa tête), svelte, musclé, beau, sensible, communicatif, j&#8217;en passe et des meilleures. Oui je sais, vous êtes tous jaloux et toutes jalouses, je le conçois aisément. Prenez une camomille, ça va passer. Cependant cet homme exceptionnel, cette perle rare au pays des maris, a un gros défaut, qui se voit comme un vilain bouton sur le bout d&#8217;un pif : il étend le linge comme un pied(-bot). Il en a aussi un deuxième, qui est d&#8217;être allergique aux chats, ce qui m&#8217;a coûté un divorce d&#8217;avec ma ronronnante peluche, que j&#8217;ai du abandonner sur une aire d&#8217;autoroute pour pouvoir convoler en justes noces (LOL, je rigole, ne me frappez pas : je l&#8217;ai fait piquer). Et sans doute aussi quelques autres, mais ce n’est pas le sujet. Donc, son plus gros défaut est d&#8217;être incapable d&#8217;étendre le linge correctement. Moi, quand j&#8217;étends le linge, cela ressemble à ça : Lui, quand il étend le linge, cela ressemble à ça : Un bon gros bordel de soirée avec DSK, l&#8217;abomination de la désolation. Ce n&#8217;est pourtant pas faute de lui avoir appris avec patience, amour et pédagogie, comment défroisser un polo et retourner une chaussette dans le bon sens. Après avoir travailler plusieurs années sur son éducation lingère, j&#8217;ai du me rendre à l&#8217;évidence : Rien n&#8217;y fait. Ni l&#8217;amour, ni les réprimandes, ni les disputes, ni les tirages de gueule, ni le chantage, ni les promesses coquines. Il étend toujours le linge comme un pied. Quand j&#8217;ouvre la porte et vois l&#8217;étendoir à linge défiguré par ces manches fripées et ces serviettes tordues, j&#8217;ai la même sensation que si Jacquouille la Fripouille me souriait en me montrant sa dentition gâtée : un mouvement de répulsion et de recul. En désespoir de cause, j&#8217;ai épanché mon cœur meurtri et aussi froissé que le linge étendu par ses soins, auprès de mes collègues et amies. Et il est apparu à mon vif soulagement que je n&#8217;étais pas la seule à vivre ce conflit conjugal larvé qui émerge à chaque lessive !  J&#8217;en arrive à formuler l&#8217;hypothèse que le gène de l&#8217;étendage est récessif et codé sur l&#8217;X, la capacité à étendre le linge étant visiblement inversement corrélée au taux de testostérone (Bien que corrélation ne soit pas lien de cause à effet, tout le monde le sait). Si j&#8217;osais, je dirais bien qu&#8217;il étend le linge comme une burne. Mais ce serait un peu grossier. Pourtant, je suis loin d&#8217;être maniaque. J&#8217;ai vécu une jeunesse désordonnée (sur le plan du rangement, j&#8217;entends). Parfois, comme les anciens alcooliques qui rechutent en période de stress, je me relâche un peu quand je suis fatiguée, avant d’escamoter prestement mes bouteilles mes petites affaires éparpillées avant le retour du guerrier dans son doux foyer. Foyer qu&#8217;il scanne d&#8217;un regard aiguisé, dès le pas de la porte franchi. Car le plus grand mystère que recèle cet homme, c&#8217;est qu&#8217;il est trop incroyablement ordonné. Mais ordonné à un point que vous ne pouvez pas imaginer. Du genre, si je pose ma tasse à café à la cuisine car un enfant m&#8217;appelle, 2 minutes plus tard, pfuiiiit : elle a disparu dans le lave-vaisselle. Vous voyez le sketch de Muriel Robin ? Et bien lui, c&#8217;est pareil : il range très bien, mais il range trop. Comment réconcilier ces deux aspects de sa personnalité, le Docteur Jekyll du rangement, et le Mister Hyde des lessives, je ne le sais. Quand on dit que dans le mariage, l&#8217;autre demeure toujours un mystère, je crois que je le touche désormais du doigt. Je n&#8217;ai plus qu&#8217;à mettre mon mouchoir (bien repassé) par dessus. &#160; Edit du 31/03/2018 : Amis des animaux, je précise : Pour le chat, C&#8217;EST UNE BLAGUE, je ne l&#8217;ai pas fait piquer. Il coule des jours heureux auprès de sa mère adoptive 😀.  &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160;</p>
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		<title>Le fossé des générations</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Mar 2018 06:01:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a quelque temps, bribes de conversations avec un jeune stagiaire : Il est un peu timide, et pour alimenter la discussion, j&#8217;évoque une émission entendue traitant de l&#8217;emprise sectaire. Pourquoi l&#8217;emprise sectaire, me diriez-vous ?  Parce que c&#8217;est un sujet cool et sympa, parce que c’est tout à fait original et approprié pour détendre l&#8217;atmosphère avec un jeune adulte, et parce que ce n’est pas moi qui fais la grille des programmes de la radio. « John Travolta, » dis-je, « est resté dans l&#8217;église de scientologie car il a reçu des menaces pour le dissuader de quitter le mouvement. Sinon, il serait parti. » Silence, suivi  d&#8217;un vague « hmm hmm. » « John Travolta, tu sais bien, l&#8217;acteur de Pulp Fiction ? » Silence et toussotement gêné. « Mais si, John Travolta, tu vois, le danseur, chanteur, acteur, celui qui a joué dans Grease ? » Suppliai-je presque.   « Je sais pas qui c&#8217;est » finit-il par avouer, en se tortillant tout gêné. &#8230; Je le regarde comme s&#8217;il m&#8217;avait annoncé avoir mordu sa mère le matin. Jésus Marie Joseph, mais que me raconte-t-il ? Ce n&#8217;est pas possible&#8230; Vite, je demande à Google de me sortir un portrait de Travolta et le lui colle sous le nez. « Non, je ne connais pas » me répond-il, rougissant. Quoi ? Tu n&#8217;as jamais vu Pulp Fiction ? Jamais écouté Grease ? Ça veut dire que tu ne connais pas non plus les Bee Gees, ces hipsters au look ultra-pointu ? &#160; Mais non, ils ne sont pas ringards, jeune inculte. Tu es jaloux de leur virilité, c&#8217;est tout. Tu es encore trop jeune, tu n&#8217;es jamais allé en boîte te déhancher sur AH ! AH ! AH ! AH ! STAYIN&#8217; ALIVE ! STAYIN&#8217; ALIIIIIIIIIIVE ! Mais tu es né quand au juste ? 1999 ? Ah. Attends, donne-moi le bras, je vais aller m&#8217;asseoir sur ce petit banc là-bas. Dooooucement, j&#8217;ai mal au dos. Oui, ce sont mes rhumatismes, avec ce temps, il n&#8217;y a plus de saison. Amène-moi ma canne, petit. C&#8217;est possible, ça, d&#8217;être né en 1999 et de ne pas connaître les Bee Gees ? Et d’être né en 1999, tout court, d&#8217;ailleurs ? OMG WTF ! Mais dis-moi, petit, tu écoutes quoi, comme musique ? comme zikmu, peut-être que tu comprends mieux comme ça ? de l&#8217;E-LEC-TRO ? électro ? C&#8217;est quoi ça donc ? Je suis déjà limite restée coincée à l&#8217;âge baroque (oui, « baroque » et non « pas rock », je ne suis pas enrhumée), alors l&#8217;électro, tu imagines&#8230; Tu ne sais pas non plus ce qu&#8217;est le baroque ? *Soupir* Mais si, les mecs à perruque poudrée, vêtus de pantacourts bouffants à rubans, qui gesticulent du violon ? Mais enfin mon garçon, qu&#8217;est-ce-qu&#8217;ils vous apprennent à l&#8217;école ? Oui, je sais, les Bee Gees ce n’est pas une matière du baccalauréat, mais quand même ! Louis XIV, Lully et la période allant de l&#8217;Antiquité à ta naissance, c&#8217;est au programme, rassure-moi ? Allez, fin de la pause musicale. Va me chercher mon déambulateur et fais-moi un café au lait. Avec une petite biscotte. Tu es stagiaire, après tout.</p>
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		<title>La crise de la quarantaine ne passera pas par moi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[petitsruisseauxgrandesrivieres]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Mar 2018 12:59:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[vie personnelle]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[quarantaine]]></category>
		<category><![CDATA[vieillir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Crise de la quarantaine ? Vous rigolez ou quoi ? Est-ce que j&#8217;ai une tête à faire des crises, moi ? La crise de la quarantaine, c’est bien connu : c&#8217;est pour les connasses qui lisent Elle en se limant les ongles. Donc ce n&#8217;est pas pour moi. Moi, je ne fais pas de crise : je m&#8217;interroge sur l&#8217;adéquation de ma vie avec mes aspirations intérieures, nuance. Car oui, le temps passe. Il passe vite, trop vite, je viens de m&#8217;en rendre compte. ***** -« Lélouménénettes ? Mama, lélouménénettes ? » me demande Lapin, ses gros yeux levés vers moi. -« Tes lunettes ? Ici mon chéri, regarde » lui réponds-je, en mode semi-automatique. Je sursaute sur ma chaise : mais mon bébé de tout juste 2 ans vient de prononcer une phrase  structurée et compréhensible par un être humain ! J&#8217;en glousse de fierté. Quel génie ! Il tient sûrement cela de sa mère. Bien sûr, je le savais : cet enfant a toujours eu un regard percutant, dès qu&#8217;il est né. Et d&#8217;un seul coup, comme si les cieux s&#8217;étaient entrouverts, et que j&#8217;avais aperçu la totalité de l&#8217;univers et de ses trous noirs par derrière, une grande angoisse m&#8217;étreint : mon bébé commence à parler, ce n&#8217;est presque plus un bébé, et il va rentrer à l&#8217;école en septembre. Les boules. Cela veut dire que je deviens vieille, d&#8217;un seul coup. Je ne serai plus mère d&#8217;un bébé, mais mère d&#8217;enfants scolarisés. Pré-ménopausée, quoi. Presque le club senior. Pas loin de l&#8217;EHPAD. Un pied dans la tombe. D&#8217;ailleurs l&#8217;autre jour, Chaton me l&#8217;a dit : « Maman, toi, bientôt, tu seras mamie ! » en hochant la tête avec un petit sourire espiègle, agitant un index polisson sous mon nez. Quoi ? QUOI ? Poupette ! Poupette ! POUPETTE ! Viens làààààààààà ! Ton frère vient de me dire que&#8230; ? Ouf, non, plate comme une anguille. Oui, cela m&#8217;étonnait quelque peu, quand même. Non, rien. Allez, file. Retourne travailler. Oui, je ferme la porte de ta chambre à clé depuis l&#8217;extérieur. Parce que, tais-toi. Bon mon chéri, je vais bientôt être mamie, que veux-tu dire par là ? Oui, toi, un jour, tu seras un homme, avec de la barbe qui pique comme Papa, tu tomberas amoureux d&#8217;une femme presque aussi merveilleuse que Maman, tu fonderas une famille, et tu auras à ton tour des enfants, c&#8217;est cela que tu veux dire ? Mais il n&#8217;y a pas le feu au lac, OK ? Je crois surtout que tu ne maîtrises pas très bien la temporalité, mon petit bonhomme, parce que ça, ce n&#8217;est pas « bientôt ». Tu finiras ton adolescence à 35 ans, comme tous les mecs, autant dire que j&#8217;ai le temps de faire le tour du monde à pieds, et plusieurs fois encore, avant d&#8217;être grand-mère. Tiens, va réviser les adverbes de temps, sale gosse. Ça te fera les pieds. Bientôt, demain, dans longtemps, peut-être, beaucoup plus tard, un jour, le siècle prochain, jamais. Et toi Lapin, renfourne ta tototte dans la bouche. Là, voilà. Parle pour voir ? Parfait, je ne comprends rien. En attendant que tu saches parler, viens me faire un câlin, mon tout petit. ***** Où en étais-je ? Oui, la crise  de la quarantaine. Franchement, il ne faut avoir que cela à foutre. Je ne crois pas que le fait de m&#8217;être fébrilement mise à m&#8217;occuper de ma peau, et ma tendance à reluquer les sérums antirides coûtant le prix d&#8217;un demi-postérieur, fassent de moi une adepte de la crise de la quarantaine, non ? Ni le fait que j&#8217;ai les 2 mêmes jeans slim que ma fille de 13 ans, non ? Ni le fait que j&#8217;essaye d&#8217;aller nager avec des palmes à peu près régulièrement, pour entretenir le postérieur sus-nommé, non ? Ni le fait que je compte le nombre de fois où l&#8217;on s&#8217;adresse à moi en me disant Mademoiselle, non ? Ni non plus le fait que je scrute le visage de mes copines / collègues pour voir si elles n&#8217;auraient pas un peu plus de rides que moi, non ? Ni que je me pose plein de questions sur la vie, la mort, mon avenir, incluant : Dois-je changer de coupe de cheveux ? Est-ce raisonnable de porter des minijupes passé 2 x 20 ans ? Si je me vernis les ongles d&#8217;une autre couleur que le rouge, ne serait-ce pas interprété comme une crise d&#8217;ado tardive et regrettable ? Puis-je envisager de faire un balayage, voire même carrément une coloration afin de dissimuler les quelques fils d’argent qui se frayent un chemin au grand jour dans ma chevelure ? Hé oui, je ne suis pas blonde. Les affronts capillaires du temps ne sont point escamotables, chez moi. Pourquoi ne pas faire un doctorat de théologie ? C&#8217;est sympa, la théologie. Par exemple, une thèse sur Saint Grégoire de Nazianze, sur l&#8217;apport des anachorètes  dans la spiritualité bénédictine, sur Jutta von Sponheim qui était la meilleure copine de Hildegarde de Bingen (sacrée meuf, d&#8217;ailleurs) ? S&#8217;inscrire à la fac pour refaire un doctorat a-t-il un effet vivifiant, non seulement par la stimulation intellectuelle, mais aussi par la fréquentation de jeunes étudiants ? Le botox est-il vraiment réservé aux écervelées qui misent tout sur leur physique, ou est-il envisageable pour les mères de familles ? Après tout, ce n&#8217;est jamais qu&#8217;une toxine bactérienne, donc un produit bio. Ou alors, dois-je quitter mon boulot pour ouvrir un salon de thé littéraire et pâtissier ? Je me vois bien, lovée dans un confortable canapé en velours gris, réchauffée par un plaid en alpaga blanc, une tasse de porcelaine translucide pleine de Lapsang Sou-Chong fumant à mes côtés (l&#8217;Earl Grey, c&#8217;est bien trop commun), accompagnée d&#8217;un gâteau délicatement parfumé et d&#8217;une solide louchée de chantilly, quand même, accueillant mes clients -enfin le terme de clients est un peu vulgaire; préférons celui d&#8217;invités- pour leur conseiller de petits romans confidentiels, loin des Musso, Lévy et autres Gavalda. Le tout au milieu d&#8217;agneaux et de poulettes enrubannées, façon Hameau de la Reine, ce qui comblerait mes appétits de néoruralité. Non, rien de bien grave là-dedans. C&#8217;est juste le signe que mon cerveau tourne et réagit. Bon certes, il tourne beaucoup. Le poème un peu niaiseux et bien connu de Ronsard, « Mignonne, allons voir si la rose Qui ce matin avait déclose Sa robe de pourpre au soleil, A point perdu cette vesprée, Les plis de sa robe pourprée, Et son teint au vôtre pareil. Las ! voyez comme en peu d’espace, Mignonne, elle a dessus la place Las ! las ! ses beautés laissé choir ! Ô vraiment marâtre Nature, Puis qu’une telle fleur ne dure Que du matin jusques au soir ! Donc, si vous me croyez, mignonne, Tandis que votre âge fleuronne En sa plus verte nouveauté, Cueillez, cueillez votre jeunesse : Comme à cette fleur la vieillesse Fera ternir votre beauté. » qui, l&#8217;année du bac français, me faisait l&#8217;effet d&#8217;une ritournelle un peu rasoir sortie de la tête d&#8217;un vieux barbon libidineux, me semble maintenant aussi flippant que la lecture d&#8217;un roman de Stephen King, dans une vieille baraque lugubre au fond de bois noirs peuplés de loups, une nuit sans lune. Ô insolente jeunesse ! Tempus fugit, velut umbra. Puisque telle l&#8217;eau d&#8217;une rivière entre mes doigts, ma jeunesse inexorablement s&#8217;enfuit, je m&#8217;en vais cueillir celle de mes enfants, et respirer dans leur petit cou le parfum de l&#8217;enfance. Si l&#8217;on a des enfants, c&#8217;est bien aussi pour survivre, non ? Ils seront ma jeunesse éternelle.  Et puis je vais aussi prendre rendez-vous chez le coiffeur.</p>
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		<title>Droit de réponse de Chaton et Lapin</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Mar 2018 06:00:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[marmots]]></category>
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		<category><![CDATA[dessins]]></category>
		<category><![CDATA[enfants]]></category>
		<category><![CDATA[mentir]]></category>
		<category><![CDATA[prends ça dans ta gueule]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous avons eu vent de l&#8217;article particulièrement injurieux de notre mère sur notre production artistique, paru sur ce site le 5 mars 2018. Faisant fi de notre liberté de création, cette personne prétend ériger des normes définissant la beauté ou la laideur d&#8217;une oeuvre d&#8217;art, alors qu&#8217;elle est aussi douée pour la peinture qu&#8217;un chimpanzé manchot atteint de Parkinson. Sans aucune pudeur ni respect, elle a foulé aux pieds nos droits  de propriété intellectuelle en diffusant sans notre consentement des œuvres originales non publiées qui nous appartenaient en propre. Nous demandons donc justice pour le préjudice subi. Notre mère devra publier ce communiqué sur son blog, et à titre de réparation s&#8217;engager à : Veiller à ce que le placard soit rempli de chocolat et de petits-beurres Assurer un stock suffisant de petits-suisses aux fruits et de mini-cornets de glace à la vanille, et au chocolat Éliminer des menus navets, haricots verts, épinards, courgettes et autres aliments pour les tortues S&#8217;engager à faire des pizzas, des coquillettes, de la purée, des pommes de terre sautées, des frites, des spaghettis et des pommes noisettes, les lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. De plus, nous demandons au titre du préjudice moral et de ses conséquences délétères qui ont considérablement fragilisé notre psychisme délicat, une compensation qui prendra la forme de 6 histoires, 4 chansons et 10 minutes de caresses CHACUN, tous les soirs, LE TOUT POUR UNE DURÉE de UN (1) MOIS. Non mais ! Signé Super-Chaton et Super-Lapin, les Justiciers de l&#8217;Impossible &#160; &#160; &#160;</p>
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		<title>Faut-il absolument s&#8217;extasier sur les affreux dessins de ses enfants ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[petitsruisseauxgrandesrivieres]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Mar 2018 06:00:40 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[aimer]]></category>
		<category><![CDATA[dessins]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a quelque temps, Chaton a voulu faire de la peinture. je lui amène son petit matériel, sécurise la zone, l&#8217;installe à table, et le laisse vaquer à son inspiration créatrice. Quelques minutes plus tard, il me lance triomphalement : « Voilà, c&#8217;est fini ! Viens voir Maman, c&#8217;est beau, hein ? » Je m&#8217;approche, émoustillée et impatiente, et découvre&#8230; ce qui est ci-dessus. Mais c&#8217;est quoi cette merde ? on n&#8217;en a pas assez pilé avec la gastro de 3 semaines de ton frère ? il faut que tu en rajoutes encore alors que le maelström diarrhéique commençait tout juste à s&#8217;éloigner ? Non mon chéri, navrée de te le dire, mais c&#8217;est NUL A CHIER, justement ! Bon évidemment, je n&#8217;ai pas tout à fait dit cela, mais je l&#8217;ai pensé très fort. Je lui ai répondu : &#8211; « Oh, c&#8217;est dommage mon chéri ! Tu as mélangé toutes les couleurs et maintenant ta peinture est entièrement vert-marron. Ce n&#8217;est pas très chatoyant. » (Que ceux qui aiment le vert-marron lèvent la main, s&#8217;ils n&#8217;ont pas honte) &#8211; « Siiiiii, c’est beau », dit-il. &#8211; « Non mon chéri, cela t&#8217;a amusé, mais on ne peut pas dire que cela soit BEAU. Ce qui est joli c&#8217;est de voir des couleurs différentes, lumineuses, qui contrastent entre elles, qui attirent l’œil. Ou alors, cela veut dire que l&#8217;on est un artiste contemporain qui expose à la Tate Modern Gallery, mais ceci est un autre problème (Oui j&#8217;avoue, je ne suis pas réceptive à l&#8217;art TRÈS contemporain). » &#8211; « Siiiiii, c’est beau », me réplique-t-il d&#8217;un ton mi-geignard, mi-peiné. « Ze veux l&#8217;accrocher dans ma chambre ! » Bigre. Il semblerait que son ego ait été atteint par ma réflexion pourtant justifiée. J&#8217;ai donc évité de rentrer avec lui dans un débat touffu sur l&#8217;Art et le Beau. J&#8217;attendrai pour cela qu&#8217;il ait acquis un peu de maturité artistique. Je m&#8217;en sors quand même bien : il n&#8217;a pas l&#8217;intention d&#8217;exposer son oeuvre dans le salon, ouf. Mais mon chéri, si l&#8217;on compare ça : &#160; &#160; avec ça : Et bien, comment dire&#8230; Tu vois, quoi ? Du coup, je me suis posé plein de questions : Suis-je une mère castratrice et culpabilisante qui empêche la libre expression de la créativité enfantine ? Aurais-je du m&#8217;extasier sur cette daube et le féliciter ? Faut-il mentir à ses enfants ? Mon fils est-il dans une phase régressive (Ce qui, vu le nombre de fois où il prononce « caca-pipi » dans la journée, est plus que probable) qui se traduit artistiquement par ces productions picturales coprologiques ? Est-ce que mon fils sera un looser névrosé parce que je lui aurais dit, le 24 février 2018 à 10h30, qu&#8217;il avait fait une peinture moche qui méritait de finir à la poubelle (Ce que je n&#8217;ai pas fait, je suis quand même respectueuse ?) Ou alors, Faut-il au contraire essayer de le faire progresser et de l&#8217;éduquer au sens du beau ? Faut-il lui faire prendre conscience que réaliser un beau dessin demande du temps et de l&#8217;attention, et même de l&#8217;effort (Oh, un gros mot !) ? A quoi cela sert-il de maintenir mon fils bien-aimé dans cette niaise autosatisfaction, alors que parfois, il fait la même chose que nous, du foutage de gueule ? Quand je vois ce qu&#8217;il est capable de réaliser avec sa maîtresse et son ATSEM (de saintes femmes à canoniser prestement), je me dis que cette dernière option n&#8217;est pas à exclure. Dans la même veine, l&#8217;autre jour à la crèche, l&#8217;auxiliaire me fait les transmissions pour la journée de Lapin, et me tend une feuille de papier en me disant : « Lapin a fait activité dessin aujourd&#8217;hui, le voici ! » Lapin émet un petit gargouillis satisfait pendant que j&#8217;examine « l&#8217;oeuvre ». Mais diantre, pourquoi ne l&#8217;a t&#8217;elle pas directement mis à la poubelle ?  Quelques traits de crayon, quelques tapotis du bout de la mine, et il faudrait que je garde cela au rang des souvenirs &#8211; éternels &#8211; tellement &#8211; émouvants &#8211; de &#8211; ta &#8211; tendre &#8211; enfance &#8211; mon &#8211; chéri &#8211; tu &#8211; étais &#8211; déjà &#8211; si &#8211; doué ? Désolée mes petits, mais je suis encore toute remplie de mes souvenirs de mon voyage imaginaire en Italie, et Michelangelo et Botticelli sont définitivement plus talentueux que vous. Je vais vous donner un tuyau : Plutôt que de faire des dessins, offrez-moi un beau tableau. Ou une belle affiche très bien encadrée. Vous réduirez votre impact écologique car visiblement, bande de cervelles à la noix, cela ne vous effleure jamais que vous bousillez des arbres et qu&#8217;avec vous c&#8217;est massacre à la tronçonneuse tous les jours ? Ou alors offrez-moi une cheminée, que chacun de vos dessins patiemment réalisés alimente le grand feu de joie de l&#8217;amour chatounoulapinesque. Vous me remercierez plus tard, quand après ma mort vous n&#8217;aurez pas à trier des caisses entières de gribouillis et peinturlures ratés, pieusement gardés avec amour 💕💕💕 &#160;</p>
<p>L’article <a href="https://prgr.fr/faut-il-absolument-sextasier-sur-les-affreux-dessins-de-ses-enfants/">Faut-il absolument s&rsquo;extasier sur les affreux dessins de ses enfants ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://prgr.fr">Les petits ruisseaux font les grandes rivières</a>.</p>
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