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Un grand week-end en amoureux

Mercredi dernier, l’être exceptionnel qui partage avec moi sa vie et son compte en banque, m’a emmenée, sur une île, passer 4 jours en amoureux.

Certes, il cuisine comme un pied, et étendre le linge n’est pas son charisme le plus vibrant. Mais assurément, pour organiser des week-end sexy haut la main, je lui décerne la Palme, avec un grand P (Et ce n’est qu’une de ses nombreuses qualités, je ne vous dis que cela).

Ce week-end était mon cadeau d’anniversaire, de Noël, et de fête des mères réunis. Presque six mois que je l’attendais, que dis-je, que je trépignais. La pensée de ce week-end fut le soleil de mon hiver, le phare dans mes tempêtes, la chaumière doucement éclairée que l’on aperçoit la nuit, loin sur la lande glaciale battue par la pluie. Bref : je n’en pouvais plus, d’attendre ce week-end, notre premier moment rien qu’à deux depuis presque dix-huit mois.

Auparavant il fallut organiser la garde des quatre nains, surtout des deux petits, les plus coriaces. Ce fut chose faite avec la bienveillante complicité des mères-grands, qui prirent en charge l’une Chaton, l’autre Lapin (oui, deux pour une seule, ce n’était humainement pas possible, nous avions trop peur de retrouver les deux gnomes hurlant de faim, faisant la danse des sioux autour de leur aïeule exsangue et inanimée).

Et nous partîmes donc, le cœur léger et en paix, pour non pas un, non pas deux, non pas trois, mais quatre, oui, messieurs-dames ! Quatre jours de looooong week-end en amoureux. Nous partîmes à l’aventure, chaussures de marche aux pieds et carte bleue en poche (surtout la sienne) découvrir une île sauvage, grandiose, au bout du monde : nous partîmes à Belle-Île-en-Mer. Du tourisme local, made in France, estampillé NF et Armor Lux, s’il vous plaît.

Pourquoi Belle-Île-en-Mer ? Parce que c’était sur la liste de mes envies depuis longtemps, et parce que la Côte d’Azur est faite pour les blondes d’un mètre quatre-vingts et quarante-cinq kilos, nullipares et vêtues de tout petits petits bikinis. Donc, ce fut Belle-Île-en-Mer.

A Belle-Île en-Mer, mes pensées les plus complexes ont été de choisir la crêpe, le pancake, ou la brioche au petit-déjeuner; Décider si j’allais généreusement étaler dessus du sirop d’érable, du caramel au beurre salé ou de la confiture de fraises; Savoir si j’allais présenter au soleil plutôt ma joue gauche, ou ma joue droite. Parfois, l’image fugace d’une grand-mère courant éperdue après Lapin ou Chaton vociférant, m’a traversé l’esprit. Mais j’ai repoussé avec résolution et sérénité ces hallucinations maternelles pour profiter de ces délicieux instants en couple.

Comme mon bien-aimé est douillet, nous n’avons pas passé ces quatre jours au camping (même élu tong d’or de l’année), non. Il avait choisi un  hôtel chic et confortable, comme lui, flanqué de surcroît d’un restaurant qui nous a permis de découvrir des saveurs plus subtiles que celles du jambon-coquillettes. Il a aussi fallu s’accoutumer à la vue divine que nous avions dès que nous levions négligemment le menton de notre lit, et ce ne fut pas chose aisée, je vous prie de le croire.

vue hotel

Et bien mes bons amis, pour vous livrer un résumé bref, concis et succinct au cas-où vous seriez fâchés avec la lecture : Belle-Île-en-Mer, c’est hyper-cool, c’est trop de la balle, on a kiffé grave.

Pour ceux qui ne sont pas contre un peu de délayage, je vais développer. Mais une prochaine fois, car 1/ je me dois de rentabiliser ce séjour avec plusieurs articles, 2/ j’étends ma troisième lessive, et j’en ai encore deux autres à mettre en route, et 3/ j’ai  envie de dormir.

Si vous n’entendez pas parler de moi d’ici quelques semaines, c’est sans doute que je suis partie m’installer définitivement là-bas pour y devenir créatrice de bijoux en coquillages et plumes de goélands.

A bientôt, alors… ou pas !

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La baie de Quiberon, à l’embarcadère pour Belle-Île

28 commentaires

Je suis sûre que tu as plein de choses à me dire :

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